Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro]

Invité
avatar
Invité
Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Lun 30 Juil 2012 - 20:14
L’attente. Sentir les secondes s’égrainer, nous glisser entre les doigts, s’écouler à une lenteur à se damner. Enveloppée dans un cocon de silence, le corps de la jeune femme ne semblait plus être en contact avec son esprit. Aucun de ses sens ne parvenait à lui fournir la moindre information. Faisait-il chaud? Ou bien froid? Y avait-il beaucoup de bruit là où elle se trouvait? Breena ne saurait le dire, mais elle savait qu’elle n’apprendrait rien tant et aussi longtemps qu’elle n’aurait pas ouvert les yeux. Ce geste était simple et à sa portée, pour créer le lien moteur entre son cerveau et ses paupières il lui suffisait de tendre la main. Son esprit retrouverait sa place… Mais Bree n’avait pas envie de les ouvrir, une peur sournoise était tapis dans le plus profond de ses entrailles et attendait patiemment le moment où la jeune femme serait contrainte à renouer avec la réalité.

Bree n’avait pas peur de voir toutes les perfusions qui devaient être plantée ici et là dans ses avant-bras, ni de s’étouffer à cause de l’appareil respiration sur lequel elle devait être branchée. Elle n’avait pas non plus peur d’être violemment agressée par les bruits héritant qu’émettraient les machines relevant ses signes vitaux et la demoiselle n’était pas plus inquiète à l’idée de ressentir l’inconfort et les élancements que la morphine n’arriverait pas à couvrir. Ce qui effrayait la jeune femme c’était le moment où elle se réveillerait du coma dans lequel elle devait être plongée depuis un moment et où un parfait inconnu viendrait s’asseoir à son chevet pour lui demander comment elle allait et si elle se souvenait de ce qui était arrivé.

Comment elle se sentait? Comment? Elle se sentait? Comme n’importe qui s’étant fait battre jusqu’à ce que son cerveau cesse d’exercer ses fonctions principales… Comme une jeune femme que l’on avait réveillée au beau milieu de la nuit pour partir en voleur. Comme une jeune femme ayant subi un accident de voiture. Comme une jeune femme qui se réveille couverte du sang de son oncle. Comme une jeune femme qui assiste au meurtre de son père porté disparu depuis un an… Évidemment qu’elle se souvenait de ce qui s’était produit pour qu’elle en arrive là. Comme toujours… Elle se rappelait de tout. Bree savait qu’elle ne serait jamais réellement prête à vivre son réveil, mais si elle voulait passer à autre chose, elle devait le faire dès que possible.

Après quelques tressautements, les paupières de la jeune femme finirent par lui obéir, laissant son grand regard de ciel reprendre contact avec le monde. D’abord aveuglée, Bree eut besoin de plusieurs secondes pour arriver à distinguer quoi que ce soit. Mais… Où était-elle?

Où étaient ces horribles murs blancs, ternes et sans vie? Où étaient toutes ces machines auxquelles elle devrait être branchée? Pourquoi n’avait-elle rien de coincé dans le nez ou la gorge? Pourquoi n’entendait-elle pas ces «bips» incessants suivant le tempo de son cœur? Pourquoi ne sentait-elle pas de matelas sous son corps ni de couverture manquant de douceur sur sa peau? Mais surtout… Pourquoi n’avait-elle pas mal? Rien, le néant. Ni brûlure, ni élancement, ni picotement. Pas le moindre engourdissement… Elle n’était pas à l’hôpital et encore moins là où elle avait perdu connaissance.

Sans trop d’effort, la jeune femme passa sa main droite sur son visage puis contracta ses muscles avant de redresser le haut de son corps. Aussi tôt, un poids atterrit sur ses cuisses. En baissant la tête, Bree découvrit son journal intime, mais s’en désintéressa bien vite en constatant que ses vêtements étaient immaculés. Son pyjama était aussi propre que lorsqu’elle l’avait enfilé… Plus la moindre trace du sang de son oncle. Comment cela se pouvait-il?
Soudain, une odeur désagréable vint lui chatouiller les narines, ce qui lui fit relever la tête. Devant elle se tenait un homme, fort élégant et assez agréable à regarder, qui malheureusement semblait très au courant de l’image qu’il avait. Ce n’est que lorsqu’il s’avance vers elle que la demoiselle réagit. D’un geste simple, aussi gracieux que son passé de gymnaste le lui permettait, Bree retrouva sa position verticale légèrement branlante sur ses jambes, son journal intime précieusement maintenu contre son buste à l’aide de son bras gauche. L’inconnu lui tendit alors une feuille, avec un peu trop de conviction. Comment pouvait-il savoir que c’était la sienne? Comment pouvait-il être certain que c’était bien à elle qu’il fallait la remettre?

Comme si le ciel l’avait entendu, au moment où elle se saisit de la feuille, l’inconnu l’incita à le suivre.

***

Trop de mots, trop d’explications… Tant d’impossibilités. L’homme venait de disparaître dans un écran de fumé et encore une fois une odeur déplaisante vint torturer les narines de la demoiselle. Alors… Elle était bien morte. Les meurtriers de son père avaient également eu raison de son être. Un sentiment étrange prit alors possession de son âme. Un sentiment si complexe que jamais Bree n’aurait cru qu’il pouvait exister, elle était incapable de mettre un nom sur cette sensation. Un mélange incongru de déception, de soulagement, d’appréhension et d’une exaltation tout à fait déplacée…

Le regard bas, fixé sur la pointe de ses ballerines noires, Bree se massa la nuque. Un sourit amusé se peint alors sur ses lèvres, mais de quoi elle avait l’air? Quelle étrange tenue dans laquelle mourir… La jeune femme choisit de voir le bon côté des choses en se disant qu’elle aurait pu mourir complètement nue, ou du moins avec des vêtements bien plus ridicules qu’un simple pyjama… Prenant une grande inspiration, la nouvelle arrivée secoua la tête et se mit en marche. De son vivant, elle adorait l’école… Pourquoi serait-ce différent maintenant?

*Parce que ça ne semble pas être le genre d’école où l’on se moque des habitudes alimentaires étranges du prof de chimie, où l’on passe la seconde partie du cours de maths à parler entre nous parce que l’on a fini tous les exercices.. Et encore moins le genre d’école que l’on peut quitter tous les soirs pour retrouver sa famille…*

Son esprit vagabonda un bon moment dans ses souvenirs les plus agréables, heureusement, concernant sa vie d’étudiante-athlète, jusqu’à ce que la jeune femme se retrouve nez à nez avec l’endroit le plus prévisible lorsqu’il est question d’école. Les casiers. Un couloir aux murs tapissés d’étroites portes métalliques. Devant ce tableau d’une banalité effarante, Breena ne put qu’être soulagée. Au moins une chose lui permettra de gouter à son passé. Peut-être cette petite parcelle de cet univers inconnu serait suffisante pour l’empêcher de perdre contact avec ce qu’elle était avant d’arriver ici?

Le silence absolu qui l’avait suivi jusqu’ici prit fin lorsque la jeune femme appuya son épaule sur la surface froide de l’un des casiers dans un bruit faible et sourd d’impact. Un engourdissement prit naissance dans son bassin puis remonta lentement le long de sa colonne et soudain des bruits de pas se firent entendre. À l’autre bout du couloir s’amenaient deux garçons. Ils semblaient être au beau milieu d’une conversation des plus importantes, car non seulement aucun d’eux n’avait remarqué sa présence, mais ils parlaient si faiblement pour ne pas être entendus que Bree voyait s’agiter leurs lèvres sans capter le moindre son. L’un d’eux tenait ce qui semblait être un freezbee. Un freezbee? Sérieusement? Ici? Quoi qu’il en soit, Bree n’allait pas laisser passer l’occasion de faire connaissance avec un autre habitant de cet endroit étrange.

« Bonjour!» Lança-t-elle en faisant un geste de la main en leur direction pour attirer leur attention. Resserrant son emprise sur son journal qu’elle tenait encore contre son buste, la jeune femme fit quelques pas vers les inconnus.
«Est-ce que vous pouv-» S’interrompit-elle en voyant les deux jeunes hommes royalement l’ignorer, pour ensuite se sourire entre eux. Incrédule, Breena vit celui tenant le freezbee faire signe à son ami de s’éloigner. Elle avait bien vu les lèvres de l’inconnu s’agiter, alors pourquoi n’avait-elle rien entendu? Se moquait-il d’elle?

Furieuse, Breena regarda le second jeune homme courir jusqu’à l’autre bout du couloir et tendre les bras pour faire signe à son ami de lui envoyer l’objet. Il était passé tout près, mais ne l’avait même pas regardé. Qu’est-ce qu’elle leur avaient fait? Elle les voyait pour la première fois… Lorsque le freezbee fut lancé, Breena grogna et s’empressa de gagner le centre du couloir et bondit lorsque le jouet passa au-dessus d’elle afin de l’attraper. Les deux autres seraient forcés de porter leur attention sur elle... Seulement, lorsque sa main libre vint pour se refermer sur l’objet de plastique, celui-ci disparut. Tout comme les deux inconnus.

Que venait-il de se passer? Complètement perdue, la demoiselle se gratta l’arrière de la tête et tourna lentement sur elle-même. Venait-elle vraiment d’imaginer ces deux individus? Eh oui… Bree plaqua alors sa main libre et son visage. Elle venait de parler à des hallucinations, qu’est-ce que ça commençait bien…

«Super Bree, ça ne te suffisait pas de parler toute seule, il fallait que tu imagines des gens avec qui discuter. Et le pire! Tu imagines des gens qui t’ignorent... Géniale…Simplement Gé-Ni-Ale.» Exaspérée, la demoiselle regarda son journal avant de soupirer et de lancer un regard désespéré au plafond.
«Alors…Sois je suis morte… Sois je suis devenue skyzo et on m’a internée…»


Dernière édition par Breena McClennan le Lun 20 Aoû 2012 - 2:16, édité 2 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Lun 30 Juil 2012 - 21:39
Ox marchait à travers les couloirs la tête haute, en effet, il venait d'apprendre sa nomination au Conseil des Elèves. Il était donc au-dessus des élèves lambdas. Il parcourait ainsi les couloirs pour voir s'il pouvait venir en aide aux élèves qui en avaient besoin. Malheureusement pour lui, Ox ne croisa personne qui avait besoin de son aide dans les couloirs. Il décida donc de se rendre à son casier pour aller y chercher quelques papiers qu'il devait lire pour le Conseil. Ox arriva donc dans le couloir et y vit une jeune fille qui avait probablement son âge. Ce qui interpella Ox c'est le fait qu'elle parlait toute seule et semblait complètement déboussolée :

-Alors...Sois je suis morte... Sois je suis devenue skyzo et on m'a internée...

Ox s'approcha tranquillement d'elle en marchant assez bruyamment pour signaler son arrivée. Arrivé au niveau de la jeune femme, il lui dit :

-Bonjour, j'ai entendu ce que tu disais. Malheureusement, tu es bel et bien morte et te trouve dans une Académie de formation pour les Apprentis-Dieux. Tu es donc une future Déesse, tout comme moi et tout le monde ici. Au fait, je présente, Ox Mist. Je suis membre du Conseil des Elèves, ce qui signifie que si tu as un problème ou te demande quelque chose, tu peux m'en parler.

Ox était vraiment fier d'enfin pouvoir se revendiquer comme membre du Conseil, mais n'avait-il pas mis fin aux disparitions des jeunes filles de l'Académie. Il méritait son poste. Il regardait la jeune fille en se demandant si elle allait réagir à sa proposition d'aide.
Invité
avatar
Invité
Re: Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Lun 30 Juil 2012 - 22:37
De nouveaux bruits de pas attirèrent l'attention de la demoiselle. Quelqu'un approchait! Aux bruits que l'étranger faisait, elle pouvait dire qu'il était seul et que s'il ne faisait pas exprès de faire du bruit...Sa carrière d'espion était bonne à jeter. La jeune femme serra donc son journal contre sa poitrine pour se donner du courage, puis se tourna vers l'inconnu. Elle commença par le dévisager. Était-il réel? Ou bien était-ce une autre hallucination? D’abord incertaine, la surprise s’empara de Bree lorsque l’inconnu s’adressa à elle. Elle l’entendait… Il lui parlait? Les mots quittaient la bouche du jeune homme légèrement trop rapidement pour que la jeune femme ait le temps d’avoir une réaction cohérente. La voix du jeune homme lui chatouillait les oreilles et submergeait son cerveau d’informations, mais le regard de la demoiselle n’avait pas quitté une seule seconde les yeux du second individu à lui adresser la parole. Ses iris d’océans reflétaient l’instabilité de ce qui défilait dans son esprit, les plus attentifs auraient pu y lire un compte à rebours. De précieuses secondes qui s’égrainait dans l’attente de la conclusion du discourt… «tu peux m’en parler»

Ce fut le signal. Bree explosa.

«Tu me vois? Tu ne m’ignores pas!?» S’exclama subitement l’adolescente avant de tendre le bras gauche afin de toucher l’épaule du jeune homme. Lorsque ses doigts l’effleurèrent, Breena ramena sa main contre elle, aussi rapidement que si elle s’était brûlée à son contact. Ce jeune homme n’était pas le fruit de son esprit défaillant, il était bel et bien réel… Dieu soit loué…

*Morte?...Il a dit «morte»*

«Morte?!» Répéta la jeune femme avec un brin de panique avant d’agiter la tête.« Je suis… Je ne suis pas… Ah, oui, c’est vrai… Je suis morte…Je… Cette nuit-là, j’ai... L’homme de tout à l’heure… Il a-» La jeune femme repris l’intense fixation du regard de son interlocuteur, comme si elle avait oublié qu’il était là et qu’elle venait de se rappeler de sa présence.. «Attend… Déesse tu dis?»

Sans quitter le jeune homme du regard, Bree sembla réfléchir. Ses lèvres s’entrouvrirent légèrement et ses doigts commencèrent à pianoter distraitement sur la couverture de son objet le plus précieux. Le cuire de son journal résonnait sous ses doigts et semblait donner le rythme à ses pensées. Puis, d’un coup, la jeune femme se figea.

«Désolée.» S’excusa-t-elle alors avant de sourire d’une sincérité inquiétante. «Ox, c’est ça? Enchantée» Dit-elle ensuite en faisant un pas vers lui tout en lui tendant une main. «Moi je m’appelle Breena» Dévoila finalement la demoiselle, affichant toujours un sourire.

En regardant leurs mains, Bree fut soulagée de ne pas voir sa nouvelle connaissance disparaître. Pas de halo de fumé à l’odeur et à la couleur douteuse…Bien. Avec un peu de chance, cet Ox Mist n’allait pas tout bonnement l’abandonner comme le premier homme qu’elle avait vu. Le visage de l’adolescente se détendit d’un coup, effaçant du même coup le sourire qui ornait son visage. Elle venait de rencontrer une personne d’environ son âge… Une autre âme arrachée à la vie dans la fleur de l’âge. L’idée qu’elle côtoierait des gens qui, comme elle, avait dû connaître la mort et plusieurs auraient sans doutes vécus de biens horribles choses. Et cette idée… Lui lacérait le cœur. Tant d’être, bien plus jeune qu’elle encore, pouvaient arpenter les couloirs de cet endroit.

«Je sais que c’est évident…Mais je viens juste d’arrivée et...» Commença la nouvelle pensionnaire de cette école pour apprentis-dieux, pour essayer de fuir ses idées macabres qui risquaient de la faire pleurer. «C’est idiot, mais tu crois que tu pourrais m’aider à trouver d’autres vêtements. Là, je suis en pyjama et je ne crois pas que ce soit la tenue idéale pour essayer de fondre dans ma vie de… Quoi déjà? Apprentie Déesse?»

En disant cela, Bree désigna son tout petit short de coton bleu. S’il avait gardé la même tête qu’avant sa mort, elle aurait au moins eu l’excuse du sang pour justifier son besoin de se changer…
Invité
avatar
Invité
Re: Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Mar 31 Juil 2012 - 16:11
Ox venait à peine de proposer son aide à cette nouvelle élève de l'Académie qu'elle s'écria qu'il la voyait, pour être certaine qu'il existait vraiment, elle tendit sa main pour frôler Ox. Elle retira sa main aussi rapidement qu'elle l'avait approché. C'est alors qu'elle réagit à ce que venait de lui dire le futur Dieu des Océans. Elle réagissait au fait que Ox lui avait certifié qu'elle était bien morte. D'après ces paroles, elle se souvenait d'ailleurs de cette dernière. Ox comprenait cette réaction, elle avait été la même pour presque tous les élèves et probablement professeurs de cette Académie. Lui-même avait été surpris d'arriver dans cette Académie alors que pour lui, l'instant d'avant, il était encore sur le sol une flèche plantée dans le dos. Il avait succombé à sa blessure et était réapparu des siècles plus tard dans cette Académie. C'était donc tout à fait normal qu'elle passe par une phase de désespoir.

Elle réagit ensuite à la suite de ses paroles et compris qu'elle était ici en formation pour devenir une Déesse, même si elle n'était actuellement qu'une simple apprentie. Une fois remise de ses émotions suite à ses terribles révélations, elle reprit son calme et serra la main de Ox en se présentant. Elle s'appelait donc Bree. Elle semblait s'être calmée et prendre conscience qu'une nouvelle vie, enfin une immortalité s'offrait à elle comme Apprentie-Déesse, puis comme Déesse en tant que telle. Ox était rassuré, elle était enfin calme, mais ce dont il était le plus fier, c'est d'avoir aidé quelqu'un, il se sentait ainsi vraiment membre du Conseil, puisque même s'il est au-dessus des autres élèves, il est aussi là pour les aider.

Elle demanda alors à Ox de l'aider à trouver de nouveaux vêtements, c'est vrai qu'elle portait un pyjama, mais l'apprenti maître des Océans ne s'en était même pas rendu compte. Il s'était surtout préoccupé de sa détresse.

*Mais, où peut-on trouver des vêtements dans cette Académie ? C'est vrai que lorsque je suis arrivé, je portais ma toge et que j'en ai ensuite acheté d'autres, mais pour quelqu'un dans son cas, ce n'est pas facile de devoir se déplacer vêtue ainsi.*

Ox réfléchissait au meilleur endroit pour trouver des vêtements, mais il n'avait vraiment aucune idée. Il détailla alors la nouvelle apprentie et vît qu'elle était plus petite que lui, mais qu'il pourrait lui prêter une de ses toges qui pouvaient s'adapter à toutes les morphologies en fonction de la façon dont on la porte. Il se rendit donc à son casier en faisant signe à Bree de le suivre. Arrivé devant son casier, il ouvrit ce dernier et en sortit la toge qu'il conservait à l'intérieur.

-Tiens, essayes cette toge, elle devrait aller si tu la portes de la bonne façon, ce qui m'étonnerai vu que tu n'es certainement pas de la même époque que moi et que tu n'en as jamais porté une auparavant. Mais, tu peux toujours essayer.

Ox s'attendait vraiment à ce qu'elle se trompe et qu'elle est l'air ridicule, ce n'est certe pas très gentil, mais ce serait tellement amusant.
Invité
avatar
Invité
Re: Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Lun 20 Aoû 2012 - 2:15
[Comme mon partenaire de rp à quitté le forum, j'ai pris la liberté de modifier la fin de mon texte afin de déboucher sur une autre rencontre. Merci de votre indulgeance~]

Sentir le regard d'un Elle dit : « il ne viendra pas »."« inconnu » glisser sur elle n'intimidait pas réellement l'adolescente. En fait, elle avait finie par en avoir l'habitude. Bien que d'habitude, elle porte un uniforme que ce soit celui de ses compétitions de gymnastique ou l'uniforme de son équipe de baseball. Mais se faire examiner alors qu'elle est en pyjama, ça c'est une première. Heureusement que les mots « bien dans ma peau» sont gravées dans son code génétique... Bree accepta donc sagement l'observation jusqu'à ce que sa nouvelle connaissance lui fasse signe. Le suivre? Pourquoi pas? Ce n'était pas comme si elle risquait quelque chose de pire que... Elle était morte après tout. Levant les yeux au ciel, elle resserra son trésor contre elle et emboîta le pas à l'autre apprenti dieu.

*Mais qu'est-ce qu...*

Ox venait de sortir une immense....Interminable et effrayante pièce de tissus de son casier. Pour une adolescente de son époque, voir autant de tissus en une seule fois, mis à part dans un mariage princier, peut signifier deux choses. Soit un long et pénible court de couture se profil à l'horizon. Soit un décorateur d'intérieur s'apprête à commettre un meutre. Quoi qu'il en soit, cette chose informe que tenait le jeune homme ne présageait rien de bon...

Alors, cette informité était une toge. Breena dû faire un effort surhumain pour chasser l'image de diplômer lançant leur stupide chapeau pour se concentrer sur le reste des informations que lui fournissait sa première rencontre. Elle ne put d'ailleurs pas retenir un léger rictus lorsque son interlocuteur fit allusion à leurs époques respectives. C'était évident qu'ils n'étaient pas mort la même année...Si ce n'est milénaire. Mais ce sourire disparue bien vite lorsque la toge se retrouva sous son nez.

«Je veux bien...» Laissa-t-elle tomber en attrapant l'interminable pièce de tissu avant de poser gracieusement son journal au sol en une arabesque que l'on associe trop souvent au patinage artistique.

La nouvelle élève fit ensuite quelques pas de recule avant de déployer le vêtement qu'on lui prêtait. Ça en faisait du tissus... Une grande inspiration plus tard, Bree prenait une décision.

*Dans le doute, on fait comme on le sent!*

Sans savoir comment elle y était parvenue, Bree se retrouvait dos à sa nouvelle connaissance, les bretelles de son haut sous les bras, et une partie de la toge de chaque côté de la nuque. Grâce à un enchaînement de mouvements tous plus hasardeux les uns que les autres, la jeune noiraude fini par se saucissonner dans la pièce de tissus disproportionnée. Du buste aux genoux, son corps était couvert d'un tissu blanc -légèrement froissé qui au bout du compte donnait l'impression d'avoir été conçu avec cette texture- qui demeurait en place à l'aide d'une boucle bien serré trônant sur l'épaule gauche.

«Et bien...» Commença-t-elle en se penchant pour faire glisser son pyjama jusqu'à ses chevilles et ramasser les deux pièces de tissus. «Je me doute bien que ça ne se porte absolument pas comme ça....» Sous-entendit Bree en attrapant son journal -en s'accroupissant cette fois- avant de faire face à son sauveur. «Mais bon, si on rajoute deux trois coutures, qu'on enlève une certaine quantité de tissus.... Et qu'on peaufine la silhouette, je connais plusieurs filles qui seraient fans!»

Tout à fait honnête, la jeune femme haussa les épaules et pivota lentement sur elle-même. «J'espère quand même que je ne te fais pas trop honte...» S'excusa-t-elle vaguement en se grattant l'arrière de la tête, ses vêtements et son journal bien en sécurité sous son autre bras.

Sur ce, l'autre apprenti-dieu offrit de bonne grâce quelques informations utiles ainsi que bon nombre de conseils. ils discutèrent un bon moment avant que les obligations du jeune homme ne le rappellent à eux. Breena se retrouva donc à nouveau seule dans cet endroit inconnu... Son seul trésor toujours en sécurité dans els bras, la jeune femme reprit sa route. Comment un endroit aussi étrange et fabuleux parvenait à lui rappeler la plus horribles et platonnique situation du monde : être la nouvelle élève de l'école qui ne connait personne...

Alors qu'elle se promenait en fixant le sol, les images de sa mort lui revinrent en tête sans trop de délicatesse. D'abords la joie de retrouver son père, puis l'angoisse de la fuite et finalement la terreur. Elle se revoyait encore pleine de sang, lutant contre ses assaillants... À cet instant précis, une colère sans nom mélangé à un sentiment d'injustice ainsqu'à une douleur profonde l'habitait. Elle haissait ceux qui avait causé la mort de son père, de son oncle Ted ainsi que la sienne, elle haissait tous ceux qui volaient des vies. Sans s'en rendre compte, Bree avait serré les poings si fortement que ses jointûres blanchissaient à vue d'oeil tandis que sa peau rougissait. Elle était dans un autre monde, coupée de la réalité.
Invité
avatar
Invité
Re: Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro] - Lun 20 Aoû 2012 - 14:44
Ainsi Gengis Khan cacha toute sa vie son homosexualité à ses hommes en s'entourant constamment de femme. L'homme qui fut certainement le plus grand général du monde se sentait donc si mal dans sa peau...et ça personne, que ce soit de son vivants ou dans les siècles suivants ne l'a jamais sut. Sauf moi, mon don de connaissance et de maitrise du temps était une véritable bénédiction. Quand j'y repensais, cela faisait vraiment de moi une sorte de Dieu, mais bien entendu je gardais pour moi les secrets de l'histoire, certaines choses étaient bien mieux ainsi. Je me promenais dans les couloirs, l'attitude décontracté, la chemise noire avec deux boutons défaits, la cigarette au bec comme d'habitude. J'avançais lentement dans la préparation de mes cours, c'est que ce n'était pas une mince affaire...surtout quand comme moi on connaissait absolument tout. Je devais faire le vide à l'intérieur de moi, choisir les éléments que je voulais enseigner, mettre de coté ce que je gardais pour moi où pour les élèves les plus curieux. Mais je devais tout de même faire vite, l'un des directeurs m'avait sermonné il y a peu car je n'avais toujours pas commencé à donner mes cours ! Je passais pour plus fainéant que la plupart des élèves, et entre nous l'opinion publique n'avait pas tort. Mais j'avais toujours travaillé comme ça...de mon vivant j'avais les vacances pour préparer mes cours, alors qu'ici on m'avait demandé d'enseigner dès mon arrivée. Quoiqu'il en soit, je m'étais quelque peu bougé les fesses, j'avais presque terminé de préparer les bases de mon enseignements...les cours d'histoire du professeur Alighieri commenceraient bientôt ! A cet instant donc je me promenais dans les couloirs, cherchant à établir dans mon esprit les quelques derniers points qu'il me manquait encore. Mes pas me conduisirent naturellement vers la zone des casiers...je constatais avec joie que pour une fois une foule monstrueuse n'était pas rassemblée ici pour prendre des livres ou des cahiers. A dire vrai, il n'y avait qu'une seule fille...

Mon esprit ne fit qu'un tour et je sus bientôt tout de la vie de cette fille dans les moindres détails. Que ce soit sa mère morte quand elle était jeune, élevée par son père et son oncle. L'année qu'elle passa avec son oncle Ted tandis que son père était parti depuis longtemps pour son travail...un travail dangereux. Et ce soir là où elle perdit sa vie dans des circonstances tragiques aux cotés des deux seuls hommes qui furent sa seule et unique famille. Et si ce n'était que l'histoire, je connaissais parfaitement son caractère comme si nous avions été des amis de très longue date alors que je la rencontrais en personne. Une personnalité exubérante et impulsive, qui n'a pas sa langue dans sa poche. Mais d'un autre coté d'une grande intelligence et à la mémoire d'une certitude inébranlable. Cette dernière qualité, en tant que professeur d'histoire me plaisait tout particulièrement. C'est ainsi que je m'avançais vers elle...elle portait un drôle d'accoutrement...elle se croyait où, dans un carnaval ? Je levais ma main vers elle et fit un petit « Hey » pour attirer son attention tandis que je me rapprochais d'elle la cigarette toujours au coin de la bouche.

- Bonjour Breena, tu peux me dire ce que tu fais seule ici?

J'avais encore frappé, et très bêtement d'ailleurs ! Un inconnu débarquant dans le couloir, l'appelant par son prénom et lui parlant comme si il la connaissait depuis toujours. Bravo Pietro, dans le genre avoir du tact on avait déjà fait mieux. Mais c'était une sale manie de mon pouvoir, je connaissais si bien toutes choses que je ne pouvais m'empêcher d'être constamment à l'aise. A l'avenir j'allais travailler pour peaufiner mon approche des gens, certains pouvaient être particulièrement effrayés par un tel comportement. En tout cas, parti comme j'étais, je n'avais plus besoin de prendre des pincettes pour continuer la conversation.

- D'où sort cette toge on dirait un rideau...ou un drap de lit j'hésite encore...on s'habille normalement ici.

Même si j'étais entrain de critiquer sa tenue, en aucun cas je n'avais un ton agressif, au contraire, j'étais plutôt simplement moqueur. Breena n'avait certainement pas encore eu le temps de passer à sa chambre ou sa penderie serait magiquement remplie de vêtement à sa taille et du genre de ceux qu'elle avait l'habitude de porter de son vivant. Puisque oui, et elle ne devait pas l'ignorer, elle était morte...tabassée par des individus peu agréables au milieu d'une rue. Je réfléchissais d'ailleurs quelques secondes...si elle venait d'arriver sur la Deus Academia, elle aurait dut-être en pyjama comme à sa mort, pourtant elle arborait ce tissu ridicule. Elle avait déjà croisé quelqu'un...quel genre de malade pouvait offrir à une fille aussi charmante un accoutrement aussi laid pour se vêtir ?

- Tu ferais mieux de trouver ta chambre à l'internat, tu y trouveras des vêtements bien plus convenables que ce...cet...cette horreur.

D'une pichenette j'envoyais mon mégot de cigarette au sol et l'écrasais. C'était très sale de faire ça au beau milieu d'un couloir certes...mais il n'y avait pas le moindre cendrier. En y repensant, pour le professeur que j'étais, cette conduite était inadmissible mais après tout je n'avais jamais été très à cheval sur les règles de respects. Mais bon, d'une part il n'y avait personne autour de nous, et Breena ne savait pas que j'étais professeur...peut-être allait-elle bientôt avoir un éclair de curiosité et me demander comment je savais son prénom, qui j'étais etc. J'attendais donc face à elle sa réponse.
Un commencement qui...«commence bien». [Pv Pietro]
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Pietro Maximoff (Vif Argent - Quicksilver)
» MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix. 
» D07♦ Qui aime bien, châtie bien♦ Taylor&Cyb
» Utopia
» Pietro Maximoff et ses liens

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Bâtiment des cours :: Couloirs-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page