Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir

 
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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Mer 24 Sep 2014 - 17:25
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Voilà, vous devez déjà partir. Ben oui, pourquoi perdre du temps? Pas comme si vous en aviez plein. Non non non! Ok, je ne me moque pas, c'est vrai. Mais bon, voilà quoi. Il t'ordonne presque de prendre tes affaires, même si pour toi ça parait tout à fait normal. Naturellement!

Je ne vais pas faire attention. Pourquoi je devrais le faire? Tu vas récupérer le maillot de bain deux pièces en te pressant un rien, faudrait pas le faire attendre, hého! Tu me fais rire parfois. Bref, tu prends aussi tes rasoirs, ça peut servir, parfois. Mais oui, dans l'eau, tu sais, ça va surement servir. Herm. Je ne vais pas chercher plus loin. Bon, tu veux te changer maintenant aussi? T'en as pas assez de retarder tout le monde? Ben non. Bien sur que non! Ben dépêche, je sais pas. Tu vas enfiler un kimono rouge sang brodé de lys noir, mais qui arrive à tes mollets et les manches aux poignets. Plus confortable certes. Surtout que c'est une simple ceinture, fine, et pas les grosses qui prennent trente ans à mettre. Remarque, trente ans dans l'éternité, c'est pas grand chose. Mais nous n'avons plus de temps à perdre! Tu enfiles des chaussures simples, des ballerines noires et vous voilà partis. Non, il ne te regarde pas et ne compte pas faire attention à ça. Tu l'espérais? Non, pas du tout je sais! C'est Aleana qui espérait le total contraire. D'ailleurs, casse toi Ana là, tu me bouches la vue, tu sortiras quand je l'aurais décidé. Pousse toi quoi.

Bien! Voilà, vous marchez, voilà, personne est là, on s'emmerde, rien à dire la dessus. Tu ne penses même pas à un truc intéressant, conclusion; on passe.

Dis bonjour au port, dis bonjour au froid trop froid. Allez, tu peux culpabiliser d'avoir pris un kimono si court maintenant. Ahahaha! Bon, vous cherchez le prof, du coup, il devrait être là. Mais non, vous êtes en avance, donc il n'est pas là du tout. Faudra attendre. Tu vas près du portail, tu ne l'as jamais vu, en fait, jamais approché. Ça ne t'est jamais venu à l'esprit de retourner dans le monde qui t'a vu naître. Et surtout le monde qui t'a enfermé, donné tous tes problèmes, habités par des gens qui ne t'ont jamais comprise et qui maintenant ben... Ne risquent plus du tout de te comprendre. Mais c'est pas grave, tu es trop naïve pour leur en vouloir, tu ne peux même pas ressentir ne serait-ce qu'une once de colère, alors on s'en fout. Et Ana, elle a rien à dire, sans le monde est ne serait pas là, donc ferme la, merci.

Un petit droite gauche et le sol te parait un siège acceptable pour ton postérieur de gamine. Tu croises les jambes de manière à ce qu'on ne voit rien en dessous du - vêtement, manquerait plus que ça! - et t'intéresses plutôt au livre. Tu n'as même pas regardé les armes que ton partenaire a acheté. Tu t'en fiches royalement, c'est pas super super sympa tu sais! Lui il fait attention à toi, un peu beaucoup même. Tu ne le vois pas, comme d'hab', pas grave tu sais, il a pas l'air triste que tu ne le considères que comme un ami. Tu feuillettes les pages. Voici celle sur les sirènes, waw! Tu en apprends des trucs! Et tu comprends pourquoi tu as bien fait de prendre le maillot deux pièces. Hah, tu peux y penser? C'est beau. En tout cas, ça t'aide. Je ne lirai pas, je ne vais pas faire écho, non, pas question. J'ai la flemme et je vais te donner mal à la tête tu sais. T'as compris non? Tu montres même au Lord pour passer le temps, avec un grand air innocent, comme un enfant qui montre son oeuvre d'art, c'est à dire, un gribouillis incompréhensible très très moche. Mais je digresse, là.

Regarde, après ce moment bon enfant où tu n'as pas sorti un mot et probablement pas capté le moindre venu de l'extérieur, le prof a l'air d'arriver! C'est pas trop tôt. Il est venu avec une grosse sacoche, bien remplie, des lunettes en plus, comme si il allait beaucoup travailler et un air réjouit. Un air réjouit putain! Il se sert de vous comme de vulgaires cobayes et en plus ça a l'air de l'amuser vachement!

Comment ça parano? Non, pas du tout. Pas tellement, en tout cas.

Tant pis pour toi. Il arrive avec un sourire néanmoins rassurant qui t'est adressé. Ton histoire de poisson a du vraiment le marquer. Il s'exclame, encore un peu loin, parce qu'il est trop impatient pour attendre d'être à votre hauteur. Bouffon? Ho mais non, t'y vas trop fort, Ana. Regarde, il est gentil.

- Vous êtes en avance! Moi qui croyais que j'allais devoir attendre. Désolée d'être là si tard, du coup. Mais bon, on s'en fiche tant qu'on est tous la non? Vous avez tout ce qu'il vous faut pour partir?

Tu opines vigoureusement, avec une lueur de détermination dans le re... Hah non! Il n'y a que moi qui peut voir ça, donc je n'ai rien dit, t'as toujours ta tête de poupée de cire et rien d'autre. Tu pointes le livre ouvert par terre, sur le chemin. Pauvre chose, elle va souffrir avec toi. Tu ne sais pas t'occuper des objets, ou des animaux, pas pour rien qu'Heleth soit... Ok ok! Je me tais, ne pleure pas, je n'ai rien dit, chut, tout va bien. Tu le regardes vous jauger. Tu vas laisser le Lord parler, naturellement, avec ses mots et ses phrases compliqués que tu aimes bien écouter et tenter de comprendre -parfois c'est pas facile, normal avec le QI d'une gamine de douze ans - toi de toute manière t'es incapable de faire une phrase complète. Tu observes plutôt le professeur déployer tout son attirail de généticien pour vous changer en poisson tout brillant et plein d'écailles mignonnes.

M'beurk.

C'est beau, la vie vécue par toi, quand même. Ça va faire mal tu t'en rends compte? Ou pas, en fait. J'en sais rien, rien. Tu t'enfermes dans ta bulle, t'écoutes pas t'entends rien. Je crois qu'il explique des trucs là. Tu t'en fiches?

Ouais, bon, ok. J'insiste pas.


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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Mar 14 Oct 2014 - 21:40

Conspiracy EVERYWHERE !


__Le port était évidement désert, le bateau le plus proche même semblait vide. Il était prêt à partir, certes, les repentis chargés de ça avaient sans doute aussi été dépêchés en urgence, mais le bateau devait déjà être préparé, ce qui expliquait certainement le calme plat. Ealia s'était changée, elle avait mis un kimono rouge, un vêtement de voyage, plus court, plus léger, plus confortable... et aux yeux de Vlad, la rendant bien plus attirante. Ses jambes plus découvertes frémissant au vent, sans peut-être qu'elle remarque sa propre réaction.

__Elle regarde par terre et au grand étonnement de Vlad, s'assied sans autre forme de procès. Elle croise néanmoins décemment les jambes pour cacher tout ce qu'il aurait été tenté de regarder si elle ne l'avait pas fait et elle ouvre le livre. Elle le parcourt alors que Vlad pose les armes contre une barrique et la couve du regard. Lui-même s'appuie contre la barrique, manque la barrique et perd presque l'équilibre de manière plutôt ridicule. S'occuper des autres ne le réussit pas toujours. Elle n'a pas l'air dérangée qu'il la regarde autant, elle n'a même pas l'air de le remarquer, en fait, elle ne voit rien elle lit, passionnément, tout comme il l'aime quand elle l'ignore.

__C'est un peu du masochisme, mais il la trouve plus intéressante quand elle s'occupe de ses affaires, plutôt que de lui. Parce qu'elle ne fait rien en fait, quand elle est avec lui, elle ne sait probablement pas quoi faire, elle ne veut rien faire, peut-être. Il préfère la voir dans l'action, ça la rend moins impersonnelle. S'il n'avait pas son bracelet pour lui confirmer qu'elle a des émotions, il aurait sans doute fini par croire qu'elle n'était de toutes manières qu'une sorte de poupée, de marionnette...

__Black se met à parler, ce qui n'est jamais bon signe, il fait admettre à Vlad qu'elle ne l'aime sûrement pas comme il l'aime. Doucement il glisse alors que White ne trouve rien à répondre, il change de sujet, il fait remarquer qu'Aleana, elle, le haït plutôt teigneusement. Il se sert même de White, qui fait l'erreur de dire que la haine cache souvent un autre amour, pour pousser le sujet vers l'amour d'Aleana, rappelant les allusions salaces qu'elle lui avait fait lors de leur toute première rencontre... Doucement, il tentait de faire envisager à Vlad de se servir du côté pervers de l'autre conscience pour atteindre Ealia, dénigrant toutes les autres possibilités avancées par White avec des mots forts et des raisonnements logiques.

__Une seule chose l'arrête : Ealia. Elle tend le livre en direction de Vlad qui s'approche et s'accroupit pour voir. Elle a trouvé la page sur les sirènes. L'encyclopédie est triée par domaine, il n'est donc pas étonnant de trouver les mots sirène et ploufis dans le même tome. ses yeux d'ailleurs s'arrêtent sur le mot "ploufis", car il semble que les sirènes aussi estiment beaucoup cette plante. Black espérait devoir leur passer sur le corps, White espérait qu'il n'y en aie pas à cet endroit, Vlad espérait que les deux autres la ferment.

__Ealia regarde ailleurs, Vlad curieux, suit son regard et voit le professeur de bio marcher tranquillement vers eux avec une lourde sacoche qui le fait pencher d'un côté par son poids. Il a l'air heureux d'arriver. agite une main pour vous saluer de nouveau en avançant :

- Vous êtes en avance! Moi qui croyais que j'allais devoir attendre. Désolée d'être là si tard, du coup. Mais bon, on s'en fiche tant qu'on est tous la non? Vous avez tout ce qu'il vous faut pour partir?

__Ealia fait signe que oui et elle n'a pas tort. Vlad ne voit rien à dire de plus, il saisit les armes, les place sous son bras et se dirige simplement vers le bateau, direction le triangle des Bermudes. Il laisse Ealia reprendre le livre dont elle a en quelque sorte la garde. Il monte sur le bateau par la petite passerelle inclinée, dépose les armes à terre et retourne à terre aider le prof qui traîne à porter son sac sur le pont. Les repentis en charge du passage se mirent au travail sans un mot. La directrice avait dû sacrément les menacer pour qu'ils fassent aussi vite leur travail et sans se plaindre.

__Black lui demanda d'où venait le froid qui l'avait pris. Il n'eut pas besoin de répondre pour qu'il comprenne qu'il était mal à l'aise avec Ealia, qu'il avait peur de ses propres sentiments, par moments. Ainsi, il ne lui dit pas d'aller la violer comme il l'aurait fait s'il n'avait pas été sérieux, mais, de manière plus subtile, il lui dit qu'il fallait bien qu'il retourne près d'elle, car elle avait le livre qui contenait les information dont ils avaient besoin sur le ploufis. Le cœur battant il revint près d'Ealia et lui demanda d'une voix incertaine :

- Heu... Ealia ? Avant d'être sur place, il vaudrait mieux voir ce que ce livre contient sur le ploufis, c'est pour ça qu'on l'a pris, après tout.



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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Lun 3 Nov 2014 - 18:31


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Cette fois-ci, il s'agit de bouger, ça, tu sais faire, n'est-ce pas? Je suis sure que oui. Tu vois, tu prends le livre, parce qu'il faut embarquer. Je t'aide un peu, en te mettant des coups de boule... Hé! Mais c'est pas moi, c'est Aleana. Oui je l'ai laissé venir un peu à côté de moi. Je m'ennuie quoi. Enfin bref; vous embarquez enfin, les repentis marins s'affèrent sans prêter attention à vous. A cause de vous, ils doivent travailler, tu te rends compte? Tu peux te sentir coupable, oui. Tu aurais pu manœuvrer, oui, bien sûr. Ah ha. Allez, cesse de dire des bêtises pareilles et monte dans le bateau. Parfait, vous y êtes. Tu regardes autour de toi, en plaquant le livre contre ta poitrine pour le moins... Virile.
Quoi?!

C'est vrai quoi, c'est presque tout plat. Je dis presque pour ne pas te vexer. Arrête, ne fais pas ton supercondriaque, ça n'a rien d'une maladie. Ou, hypercondriaque? Hum... Autocondriaque? J'en sais trop rien. C'est toi qui a ce mot en tête, est-ce de ma faute? Bien sur que non.Enfin, je disais quoi? Ah, oui. T'as arrêté de grandir, c'est tout. Allez courage. Tu verras, un jour t'assumeras ! C'est beau. Mais maintenant, écoute un peu le Lord, il te parle. Mode écoute, on. Tu vois, il a raison lui, il sait faire avancer les choses. Pas toi, malheureusement. Mais si je crois en toi. Aleana aussi d'ailleurs. D'ailleurs, elle va reculer de suite. Derrière moi, oui, c'est bon. Couchée. Chut je te dis. Quelle est vilaine, cette Aleana. Couchée j'ai dit !

Hum, je disais? Ah oui. Tu as acquiescé et tu t'es posée par terre, encore. Tu as fait en sorte de cacher ce qu'il fallait cacher. Et puis voilà, tu es tombée sur le ploufis. On y est. Alors. Le ploufis. Non ? Pas envie de lire? Ça ne m'étonne pas. En tout cas, ploufis, profondeur, mer des Sargasses. Voilà.... C'est ce qu'a dit la directrice! C'est ça, pousse le livre vers le Lord, ça ne t'intéresse plus. Je sais, je sais. Non, pourquoi je serai en colère? Moi aussi, ça m'ennuie. Le trajet est long. Tu regardes ce qu'il se passe dehors. Et oui, vous naviguez. C'est beau la mer, je sais. Ça ne se verra pas, la transition, tu sais, c'est fait pour. Oui, regarde si tu veux. Ca a l'air plus cool qu'un livre remplit d'image, certes. Après je comprends. Bien sûr, t'as jamais pu sortir de chez toi. La mer, en fait, c'est la première fois que tu la vois. Oui, j'avoue, c'est joli, et calme. Tu as raison. Tiens, Aleana est venue voir aussi. Elle la ferme, maintenant. T'as laissé Vlad seul, c'est pas grave? Non? Soit. Le professeur est venu te rejoindre, il s'est accoudé au bord. Il a laissé son regard se perdre dans l'horizon. Tu l'observes, oui, un peu trop d'ailleurs. Hého, Ealia, détache ton regard!

Ha, voilà. Bon, c'est bien beau tout ça. Mais ça ne t'intéresse pas trop. D'ailleurs, ça t'endort, en fait. Soit, très bien. Tu te laisses tomber assise sur le pont, pour t'endormir la. Pourquoi pas, c'est une manière comme une autre de passer le temps. Et là, tu rêves de ta chouette. Mais bon, ahahah! Si tu penses pouvoir dormir sans cauchemar. Allez, hop, revis ta mort tiens. Moi j'aime bien ce moment. Pas toi? Mais voyons. Un rêve maintenant, ce serait comme un chardon dans un champ de coquelicot. Non hein! On va pas changer une équipe qui gagne.

Et pouf, tu te réveilles, la respiration rapide. Tu ne sais plus où tu es, pourquoi tu y es, et ce que tu dois faire. Tu regardes autour. Le bateau semble encore être en route. Bien sûr, allez, secoue toi. Tu as une mission, ma jolie. Tu t'en souviens? Vous êtes bientôt arrivés. Comment je le sais? Parce que moi je sais toujours entendre par tes oreilles quand tu dors. Quelle question. Debout maintenant. Le Lord ne doit pas être loin. Il n'est jamais loin. Oui, tu aurais peut-être préféré Heleth mais... Mais comment t'es méchante. Bon oui, tu le vois souvent, Vlad, je peux comprendre. Frotte toi un œil oui, petite perdue. Tu te redresses. Tu vois le professeur qui farfouille et prépare des trucs. Tu sais, pour vous changer en poisson. Tu te frottes les manches. Il fait froid, c'est sur. Tu n'as pas vraiment dormi longtemps. Mais assez pour avoir la sensation de ne pas appartenir à ce monde. Et c'est vrai. Tu n'es plus de ce monde. Trouve le Lord, allez, cherche! Gentille Ealia. Tu l'as trouvé. Tu t'approches, avec ton air de poupée. Il te manquait? Un peu, vraiment? Mais c'est mignon tout ça, dis moi. Je pensais que tu ne pouvais ressentir ça... Comme quoi, ça doit être une suite logique, quand t'as des amis. Je ne vais pas chercher plus loin. En tout cas, toute inoffensive que tu es, tu lui tires la manche, du bout des doigts, doucement. Juste pour lui faire remarque ta présence. Oui, Aleana a raison, il t'a surement déjà remarqué. Oui, continue de te voiler la face!

Voyons, je te taquine. Je sais que tu ne peux pas comprendre, pas du tout, impossible. Je ne t'en veux pas. Non. Ho, Ealia, un peu d'optimisme.

«  Arri...rivé? »


Arrivé. Il a rivé ses yeux sur ta poitrine oui. Quoi? Des fois ça lui arrive. C'est vrai. Arrête d'être gênée voyons! Bon ok, détourne toi, c'est pas si grave. Va voir l'autre en fait, le professeur. C'est quoi son nom déjà? Tu t'en souviens plus? Moi non plus, en fait, tant pis. Tu t'approches et tu recommences l'opération, tu tires la manche pour attirer son attention. Aussitôt, il se tourne et il te sourit. Tu recommences ta performance vocale et lui te répond très vite. Et ok, je n'ai aucun commentaire désobligeant à faire.

«  Arrivé oui, on est dans le fameux endroit nommé le Triangle des Bermudes! C'est excitant tu ne trouves pas ? »


Il est bizarre, ce mec. Il se recule un peu pour te montrer ce qu'il trafiquait sur la table pendant une bonne partie du trajet. Il y a des fioles et des conneries. Et surtout, beaucoup, beaucoup de conneries. Mais soit, entre deux conneries, il doit avoir un truc d'utile.

« Personnellement je suis prêt pour vous transformer en gros poisson. Alors, je pense que tu devrais aller te changer, mademoiselle. »


Il n'a pas tord... Et il te fait un clin d'oeil, mais ça c'est un détail. Tu as pris ton maillot non? Oui, heureusement. Tu hoches la tête. Ça te rend toute chose, n'est-ce pas! Quelque chose de tout nouveau! Qui sort un peu de ton quotidien! Alalala, c'est mignon tout ça. Tu vérifies que les deux morceaux de tissu sont bien dans ton vêtement et tu pars à la recherche d'un membre d'équipage pour te montrer le chemin. Zap, j'aime pas ces parties. Débrouille toi toute seule.

Te voici dans la cabine, toute petite, qui te donne envie de vomir, mais la cabine quand même! Ils ont été gentils, ça va. Quoiqu'un peu blasé, pour certains. Ça se comprend. Moi je comprends en tout cas. Tu te déshabilles, en posant tes affaires sur un meuble. Tu plies soigneusement ton habit et le met sur une chaise. Puis tu retires les sous-vêtements que tu caches entre deux plis de ton kimono et enfiles aussi vite que possible le maillot. T'aimes pas être nue, hein. Bien sur, t'es gênée. C'est dur de pas avoir pu grandir, hein. D'être une planche à pain avec une peau de bébé et une taille d'un enfant de treize ans, heeeein.

Bon ça va, j'arrête de t'ennuyer! Tu peux sortir, je crois. Dehors, il fait un peu froid en maillot. Tu es mince, tu le sais ça? Le ventre tout plat, ta poitrine aussi. Roh ok, on peut voir si on plisse les yeux deux bosses. Mais franchement, autant dire qu'il n'y a rien. Bon, au moins, tu as les hanches dessinées, tu as pas trop trop le corps d'un enfant. Ca, c'est le signe que tu en as dix sept, bravo!

Tu te rapproches du professeur qui n'a pas vraiment bouger. Tu le fixes juste lui, pas besoin du Lord, non. C'est à cause de ce que j'ai dit? Non? Je me disais aussi. Juste qu'il ne fait pas partie de ton objectif premier, là, maintenant. Objectif qui est; devenir un poisson.

«  Prête... »


Tu murmures. Tu parles bien beaucoup, Ealia. Dingue.


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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Sam 29 Nov 2014 - 22:56

Ô infinie platitude


__La façon qu'avait Ealia de tenir le livre contre sa poitrine avait quelque chose de touchant et d'enfantin qui plaît beaucoup à Vlad. Il aime ça en fait, quand la poitrine est discrète... même très discrète dans ce cas. Peut-être était-ce en rapport avec son pouvoir, puisqu'il imaginerait mal être qu'on puisse passer inaperçu avec une poitrine voyante. Puis peut-être qu'il voyait mal une fille à la poitrine plus plantureuse serrer tant le livre, ça lui ferait sans doute mal et le fait de le tenir avec tant de fermeté, avait quelque chose de touchant. Ou alors, simplement, Lord Vlad était un lolicon. C'était probablement plus prêt de ça. En fait, une dernière possibilité qui se rapproche plus de la réalité : Vlad aimait Ealia et plutôt que de l'aimer parce qu'il aimait son physique, il en était venu à aimer son physique parce qu'il l'aimait.

__Ealia a simplement acquiescé et s'est de nouveau assise à terre. Il s'est accroupit à ses côtés alors qu'elle cherchait le mot juste dans le livre. Elle trouva et lui passa le livre. Il le prit, en prenant bien garde de ne pas malencontreusement le refermer et lit avec attention ce qui se trouvait sur la page. Son champ de vision restreint ne lui permettait pas de voir trop au dessus et il ignora jusqu'à bien après qu'Ealia partit alors qu'il se plongeait dans la lecture de la définition très complète qu'il avait sous les yeux. Le ploufis serait une plante toxique, mais pourtant très appréciée de nombreux animaux marins, dont les sirènes, parmi les plus dangereux. Elle aurait ça de toxique qu'elle paralyserait au toucher, du moins les êtres humains. Ce qui le rassura beaucoup, c'est que le livre spécifiait particulièrement que l'observation des sirènes avait permit d'établir qu'elles étaient immunisées à ce poison. Si leurs gênes étaient entièrement modifiés, empiriquement, ils seraient des sirènes aussi et pourraient toucher la plante sans problème. La question était de savoir s'ils seraient effectivement changés jusqu'au derniers gênes.

__Après de longues minutes à parcourir l'article de long en large, article prenant presque toute une page et rempli de multiples précisions, le tout en tous petit caractères très durs à lire, il leva enfin les yeux pour s’apercevoir de la disparition de sa future petite amie, car elle le deviendrai, pensait-il. Il la chercha du regard, rien, bien sûr. Un bateau, c'est plutôt vaste quand on y pense, surtout quand il est assez encombré pour être plein de recoins. Il la cherche un certain temps, mais c'est elle qui finit par le trouver. Elle se présente devant lui et lui tire un peu la manche, comme si elle avait besoin de le toucher pour une quelconque raison, puis articule un seul mot, avec une grande difficulté. Il ne sait pas qu'elle se réveille d'une sieste de cauchemars, elle ne sait pas qu'il vivait un cauchemar éveillé, la croyant tombée à l'eau. C'est tout le tragique de l'inexpressivité.

- Arri...rivé?

__Il sent soudain, en se posant la question, que le bateau n'a pas l'air de bouger plus que le roulis normal des vagues. Il lève la tête et voit des voiles baissées. Il baisse les yeux vers Ealia, baisse un peu trop les yeux, laissant son regard pénétrer dans l'habit légèrement trop ouvert d'Ealia, négligente, mais pas assez pour qu'il voie quoi que ce soit, au final. Il rectifie rapidement son regard, et confirme par une voix un peu hésitante qu'ils sont à bon port.

__Trop tard, elle part, elle va le dire au professeur de biologie aussi, qui lui parle avec un sourire :

-Arrivé oui, on est dans le fameux endroit nommé le Triangle des Bermudes! C'est excitant tu ne trouves pas ?

__Il dévoile enfin le contenu de ses affaires, posées sur une table derrière lui : du matériel de chimie, avec diverses solutions, de couleurs diverses.

- Personnellement je suis prêt pour vous transformer en gros poisson. Alors, je pense que tu devrais aller te changer, mademoiselle.

__Il accompagne ces paroles d'un clin d’œil, ce qui exaspère un peu Vlad. Que cherche-t-il, au final ce prof ? Et si Ealia l'intéressait, si c'était ce qui le motivait à les aider ? Il lui lança l'air de rien un regard assassin, sachant que c'était tout à fait inutile. La jeune fille est allée se changer et comme Vlad s'approche de lui, il s'exclame :

- Bon, comme ton amie doit se changer, on va commencer par toi. Il faut que tu boives ça.

__Disant cela il tend un erlenmeyer, portant un signe peu rassurant indiquant un contenu radioactif, mais que Vlad ne voit pas, et qu'il avale (à l'aide d'une paille fournie à cet effet, par le professeur qui a remarqué qu'il ne retire jamais son masque). C'est infect, et c'est très dur de boire à la paille quelque chose d'infect, mais Vlad sent que c'est plus que nécessaire pour ne pas mourir au fond de l'océan. Il laisse tout de même s'échapper un son de dégoût quand il finit enfin. Il explique :

- Oh, désolé pour le goût, mais j'ai remarqué que ces substances allongent et facilitent les transformations de mon pouvoir. C'est mauvais, mais moins que la mort.

__Passons la scène de la transformation, Vlad étant obligé de se dévêtir un peu trop pour que ça reste tout public. La transformation ne lui fait pas mal et en quelques secondes, le voilà muni de branchies et d'une queue de poisson. Son masque, malgré le changement de ses gênes, n'a pas bougé du tout. Il est nu, à cette exception près, mais le corps de sirène n'a pas d'élément particulièrement indécent à son avis. Il attends, simplement, sur le rebord du bateau, sa queue blanche de poisson, appuyée sur le bastingage. Il n'a pas les capacités de transformation des sirènes qui peuvent changer leur queue en jambes et inversement pour se trouver des mâles sur la terre ferme, Ealia les aura peut-être, mais lui est une aberration génétique, il est normalement imparfait, mais tout à fait fonctionnel.

__Le professeur lui a confié une boule, une petite sphère d'acier solide mais légère, qui peut contenir le ploufis pendant la remontée, mais qu'il faudra faire attention à ne pas perdre, car sans elle, la mission serait ratée. Elle a comme une boule a thé, une chaîne relativement solide qui la relie à son poignet. À côté de lui, il a déposé les armes, dont une, un harpon, qu'il tient en main, et le couteau d'os qu'il a attaché d'une dragonne improvisée à son autre poignet. On a pas idée de ce que l'absence de poches peut être dérangeante.

__La mer est vraiment calme, elle est plate, infiniment plate. Il a pour cette étendue infinie d'eau une affection particulière, sans doute causée par le changement. Il aime aussi cette Ealia qu'il vait apparaître au détour d'une cabine, en maillot de bain, presque nue et plate comme la mer, ou presque. Il en rougit, sous son masque et des pensées indécentes lui traversent l'esprit. Soudain, il perd l'équilibre et bascule dans la mer. Il ne verra pas ce qu'il se passera d'autre sur le bateau et même si Ealia est forcée d'être indécente, il ne sera pas là pour en profiter. Il ne peut qu'attendre en nageant et en essayant de ne pas trop s'imaginer de choses pour ne pas saigner du nez, le sang attire les requins, ce ne serait pas une bonne idée.



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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Sam 20 Déc 2014 - 15:56


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J'avoue aussi, voir le lord avec juste son masque, mais torse nu, c'est étrange. C'est même très étrange. Non mais, Ealia, n'y a-t-il que cela qui te choque ? Je ne sais pas moi, peut-être l'énorme queue de poisson qu'il a à la place des jambes, non ? Tu sursautes, surprise en prenant conscience de ce que je viens de te dire. Ne commence pas à avoir peur, dis, c'est pas le moment. Regarde comme tu vas t'amuser, c'est certain que tu vas t'éclater au milieu des poissons et des gros poissons plus carnivores, mais pas mangeurs d'homme, je te rassure. Après je sais pas s'il mange des hommes-poissons, c'était pas dit dans ce que tu as lu rapidement avant d'arriver aux sirènes. Tu t'approches du professeur qui te sourit et te tend un bocal à forme étrange que moi-même je ne saurais nommer. Tu dois en boire son contenu, apparemment. Pourquoi pas, je vais dire.

« Tu devrais enlever le bas, sinon il va se déchirer. »


T'aurais du voir le bond qu'Aleana a fait ici, heureusement que je l'ai retenue. Oui, c'est ça, ton mal de crâne soudain. Couché, Aleana. Fais pas chier maintenant, je pense que ni toi ni moi n'avons envie qu'elle se fasse manger par un monstre marin quelconque. Bon, qu'est-ce que je disais ? A oui, tu aurais pu rougir, mais ça n'arrive évidement pas. Tu prends une serviette qui traine et l'enroule autour de ta taille. Au moins tu as vite réfléchi, bravo. Tu retires le bas, cachée par l'autre morceau de tissu sous le regard que j'imagine bienveillant du professeur qui attend. Tu redresses la tête, gênée - mais ça, ils ne peuvent pas le savoir - et saisis enfin la mixture qui glisse dans son estomac pour que la transformation puisse démarrer. Tu t'attendais à quelque chose d'assez douloureux, à vrai dire, moi aussi. Mais en fait, non. Tu sens juste des roulements, comme un massage dans tes jambes et là où les branchies se mettent à pousser. C'est presque agréable. La serviette tombe, et toi aussi. Une queue à écaille noire comme la nuit a remplacé ta jambe. Non, tu ne souriras toujours pas, désolé, néanmoins tu aurais pu. Tu caresses les écailles du bout des doigts. C'est assez amusant oui. Tu as un peu de mal à bouger et l'impression est plus que bizarre, mais ça va, tu n'as pas l'air effrayée comme je l'avais prédit, tu m'étonnes. Par contre, tu es toujours sur le pont et tu ne peux plus te déplacer qu'en roulant,  ce qui ne sera pas facile pour passer par dessus le rebord. Tu jettes un oeil à votre professeur-sauveur pour lui envoyer un signal d'aide. Il s'accroupit, comprenant je crois directement le message et te soulève, légère comme tu es, comme si tu n'étais qu'une poupée sirène.

« Jolies écailles demoiselle. »


Il te dépose à côté du Lord qui attend patiemment dans l'eau, tu regardes l'eau profond et sombre. Ça te fait un peu peur, mais tu ne dois pas. Courage, tu as bien Vlad pour te protéger non? Allez, tout va bien se passer. Tu attaches un petit sac à ton poignet avec un couteau fabriqué par tes soins. Tu comptes sur tes pouvoirs non matériel pour te sauver la mise, s'il le faut. Tu n'as plus envie d'attendre. Tu regardes ton partenaire, puis votre sauveur qui vous sourit à tous les deux et fait un signe pseudo-militaire.

«  Bonne chance les enfants, faites gaffe à vous, on vous attend ici.  »


Tu hoches la tête doucement, presque imperceptiblement et tu ne restes pas immobile plus longtemps. C'est une nouvelle expérience qui te donne envie de vivre, bien sur tu ne vas pas rester plantée là à regarder les vagues. Tu glisses du rebord et plonges presque gracieusement. La température de l'eau ne te dérange même pas, comme si la froideur était tout à fait normale. Tu ne comprends au début pas comment utiliser tes branchies, malheureusement. Tu te débats dans l'eau en tenant ta gorge. Calme toi, Ealia, c'est instinctif ce genre de chose, tu as juste à fermer les yeux et te détendre. Tu m'obéis, simplement. Et enfin tu respires. Une nouvelle sensation étrange s'empare de toi, mais elle t'amuse. Tu te coupes du monde extérieur, pour t'habituer à la sensation. Tu agites ta queue aquatique pour te déplacer, faire des cercles. Au départ, c'était fort approximatif, mais tu as rapidement compris le principe, c'est déjà ça de pris. Tu ne vois pas le fond de l'eau, mais cela ne t'inquiète pas trop. Ce que tu vois par contre, ce sont des poissons, par ci par là, que tu tentes de rattraper, en vain. Tu regardes la silhouette du bateau, seul dans cette étendue. Heureusement qu'il n'y a pas d'orage, il aura pu servir de paratonnerre, même si, techniquement il ne protégerait rien. Mais bref, je divague et c'est de circonstance. Il ne faut surtout pas qu'un orage se déclare, ils pourraient partir et vous abandonner ici. Ne pense pas à ça. Maintenant que tu es bien habituée, tu regardes vers le fond, il serait peut-être temps de démarrer l'exploration. Tu pointes l'abysse en regardant le Lord qui devrait s'être habitué aussi désormais. Tu veux partir en premier? Pourquoi pas. Tu fonces telle une torpille vers le fond, esquivant poissons et choses étranges. Deux milles mètres, c'est beaucoup, si bien que tu finis par ralentir le rythme pour observer le paysage marin si particulier, que tu n'avais jamais vu avant. Tu t'émerveilles et tu en viens à perdre de vue ton objectif.

Et puis c'est pas si grave, le Lord sera la pour te ramener dans le droit chemin. Enfin, même si pour l'instant, le chemin est d'aller droit vers le fond, ce que tu fais. Pour l'instant, c'est relativement calme. Mais vous n'êtes pas trop profond. Fais attention, Ealia, les choses ne sont jamais faciles.

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Dernière édition par Ealia Vaylond le Dim 25 Jan 2015 - 10:37, édité 1 fois
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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Sam 27 Déc 2014 - 21:48



Comme un poisson dans l'eau


__Les armes en mains, la boule d'acier le lestant, Vlad dû réapprendre dès le début à nager. Il avait rarement nagé d'ailleurs, il en avait peu eu l'occasion dans sa vie de Dieu et aucun souvenir dans sa vie de mortel. Il savait comment faire, il suffisait, sous l'eau, de remuer la queue en gardant les bras le long du corps. Le couteau d'os remuait dangereusement le long de sa dragonne. Il dû le prendre en main pour éviter de le perdre ou de se couper avec. Encore une fois, perdre du sang dans l'eau était une mauvaise idée, ça pourrait attirer des requins, qui les attaqueraient peut-être si pas tout de suite, quand ils remonteraient, fatigués de leur expédition.

__La respiration, au départ, lui sembla un peu compliquée. Il fallait avaler à moitié l'eau, activer les branchies au lieu de la faire passer par les poumons, vides d'air comme d'eau, pour éviter les problèmes de pression. Le passage de quelques minutes suffit à le faire s'habituer à respirer ainsi, quand Ealia plongea, il maîtrisait déjà bien ses mouvements et le reste. Bien sûr, il était probablement moins à son avantage que dans l'air, question d'habitude, mais sa science lui permettait de ne pas faire des choses que l'eau ne permet pas. En outre, la tridimensionalité, le fait de pouvoir avoir des ennemis aussi bien sur les côtés que sous ou au dessus de soi, ne le gênait pas vraiment. Il était aussi difficile pour lui de voir des ennemis arriver d'où que ce soit d'autre que devant lui, être méfiant de deux côtés de plus, ce n'était pas un grand effort de réflexion.

__Sa queue de poisson lui semble étrange, elle est d'un blanc immaculée, une seule des deux couleurs qu'il a l'habitude d'arborer. White, bien sûr s'en gonfle d’orgueil et le déblatère une liste kilométrique de ses bonnes actions. Oui, Vlad est plus gentil que mauvais, peut être, mais Black ricane dans son coin, il sait, lui aussi que le résultat est blanc, mais que les moyens sont noirs. Lord Vlad tue, Lord Vlad vole, Lord Vlad fait chanter, Lord Vlad ment, Lord Vlad paye cher le prix de ses bonnes actions. Cette queue blanche n'est qu'une apparence, parce que ce que les gens voient, c'est le résultat plutôt que les moyens et si l'on ne voit que ça, oui, c'est un gentil. L'autre face de chaque écaille doit être noire, d'un noir si profond que l'on ne le voit pas, qu'on ne le voit que parce qu'il ne renvoie aucune lumière.

__Ealia tomba à son tour dans l'eau, il entendit la surface de l'eau se fendre, un bruit qu'il n'aurait pas pu percevoir normalement, mais une amélioration de son ouïe, sans doute, accompagnait la méthamorphose. Il se retourna et bien qu'elle soit assez loin, il fut subjugué par cette autre apparence d'elle : ses cheveux noirs, flottant légèrement dans l'eau, l'entouraient en une auréole noire, où seule sa peau blanche ressortais, mise encore en évidence par les écailles noires de sa queue de poisson. Elle commença à se tenir la gorge, elle sembla étouffer, puis, avant qu'il l'atteigne, il avait été assez lent à la détente sur ce coup-là, elle arrêta et il vit d'assez près ses branchies s'ouvrir et se fermer quelques fois. Elle se mit à nager tranquillement, sans grande maîtrise, plaçant mal ses bras, par exemple en voulant les bouger en plein mouvement, puis elle aussi s'habitua à l'élément aquatique, à ce qu'il semblait.

__Elle lui fit un signe pointant vers le bas. Les signes allaient sans doute être leur seul moyen de communication dans l'eau, produire des sons compréhensibles étant très probablement impossible pour eux. Ealia fonce vers les abysses, mais Vlad n'a aucun mal à la poursuivre, vraiment. Elle est ralentie en passant par un banc de poisson que Vlad évite et qui ne semble même pas apeuré par l'apparition de deux sirènes. Ce qui l'étonne beaucoup c'est qu'il y voie encore clair. En effet, au delà d'une certaine profondeur, la lumière est amoindrie, et dans les abysses, il n'y a même plus de lumières. Le plus probable est qu'un autre sens, plus propre aux sirènes aie pris le relais sur la vue. Vlad ferme les yeux pour vérifier ses allégations et en effet, il perçoit son environnement, les poissons qui bougent près de lui et Ealia qui descend encore, sans la moindre difficulté. Le masque n'est pas une gêne à cela, il a même une meilleure perception des alentours que d'habitude, même s'il n'est pas habitué à ce sens.

__Quelques minutes passent, la descente est rapide, mais 2000 mètres reste une grande distance. Dans les abysses qu'ils parcourent règne un calme mortel. Malgré son ouïe adaptée, pas un poisson, pas une crevette, pas un poulpe ne fait le moindre bruit. Vers 1800 mètres, il rouvrit les yeux car il lui semblait repérer une présence étrange et un spectacle sans précédents s'offre alors à ses yeux : de magnifiques petites lumières brillant dans la nuit totale, sans doute des poissons lanterne, ces petits poissons boulimiques qui chassent avec un appât lumineux, ou quelque chose du genre, recréaient comme un ciel étoilé sous l'eau. Il s'arrêta quelques secondes puis continua la descente, en gardant cette fois les yeux ouverts. Ils finirent par atteindre le fond, fond qui n'était qu'un tapis de roches et de sable s'étendant de manière très irrégulière de tous côtés. Quelques plantes aquatiques ornaient ce décor moins joyeux, mais plus calme. Au premier abord, il ne remarqua pas de ploufis et commença à faire des cercles autour de l'endroit où ils avaient touché le fond pour sonder les environs. Il remarqua alors une épave, non loin de leur position. Le ploufis n'y était peut être pas, mais ça ferait un bon point de repère. Il fit signe de le suivre à Ealia puis s'en approcha rapidement. Juste avant d'y arriver, il remarqua soudain qu'au "pied" de l'épave, un champ de plantes, ressemblant en tous points à l'illustration du ploufis de l'encyclopédie s'étendait sur quelques mètres carrés.

__Sachant quels dangers représentait la plante, il détacha la boule de métal de son poignet en faisant signe à Ealia de rester à distance, un signe pour lui dire s'arrêter, en gros, puis il approcha seul du petit champ de fleurs. Posant la sphère métallique sur le fond et y déposant son harpon, il libéra ses mains. Après avoir coupé une vingtaine de tiges, à ras, en bordure du parterre, il ouvrit la sphère en deux et s'en servit comme d'une pince pour y attraper un à un les fleurs à l'intérieur sans les toucher. Il n'était mentionné nulle part dans le livre que les sirènes n'étaient pas vulnérables au poison paralysant de la plante et il n'était de toutes façons, pas tout à fait une sirène.

__En parlant de sirène, ce qu'il ne remarqua pas, concentré sur ce qu'il faisait, c'était que 5 d'entre elles sortaient de l'épave, après l'avoir vu s'en prendre à leur plante favorite, furieuses contre lui, qui venait tout juste de leur voler une bonne quantité de cette plante précieuse. Il venait de fermer la sphère de métal quand...



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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Dim 25 Jan 2015 - 11:10


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Voir dans les abysses représente une chose que tu n'aurais jamais imaginé pouvoir faire. Nager comme un poisson et respirer non plus. Voir la mer, non plus, d'ailleurs. Tu n'as pas vu grand chose, dans ta vie. Il est normal que tu t'émerveilles de tout. D'autant plus que le Lord a encore - et toujours - décidé de prendre le commandement des opérations. Tu ne fais que le suivre, joyeusement pour moi, dans la neutralité la plus totale pour les autres. Tu fais des ronds, des tourbillons, des vaguelettes, tu tentes de jouer avec les poissons, tu caresses les algues - heureusement qu'elles ne sont pas vénéneuses, encore une fois tu as de la chance. - qui passent. Il s'agit là vraiment d'un monde merveilleux. Pas de méchant, pas de gentil, seulement des êtres vivants en harmonie, sans que des humains ne viennent déranger cet écosystème marin. Tu continues ta descente, en avance, puis en retrait. Tu ne fatigues pas, se déplacer sous l'eau est bien plus facile qu'à l'extérieur avec un kimono lourd qui traîne au sol. Oui, tu te sens revivre, légère, rapide. C'est une bonne chose, que tu te sentes bien, Ealia. J'aime bien te voir comme ça, Aleana aussi, même si elle n'a pas vraiment le choix. Elle sait ce qui peut arriver si elle ne le fait pas. N'est-ce pas, tête de mule ? Haha, oui. Allez, du calme, tout va bien.

Des minutes passent, repassent, trépassent lorsque vous arrivez enfin à l'endroit désiré. Un endroit très beau et majestueux qui plus est. Tu regardes l'épave, t'approchant de celui-ci pour le découvrir, si seulement le Lord ne t'arrêtait pas d'un signe de main autoritaire pour faire le travail seul. Tu trouves ça normal ? Mais bon sang !
Ah oui, j'oubliais, tu ne peux pas être en colère, c'est normal pour toi, de recevoir des ordres. Je m'excuse.
Tu t'immobilises donc, sagement, docile comme un animal apprivoisé. Ce que tu es au final, pour ce garçon. Ce n'est rien d'autre. N'est-ce pas Aleana ? Oui, elle pense pareil que moi, tu sais, Ealia.
Un animal.
Mais passons. Tu le regardes faire le travail sans que tu ne puisses l'aider. Tu reportes ton attention vite perdue sur la queue qui remplace désormais tes jambes. La lumière presque inexistante se reflète dessus. Tu es repérable, comme ça, c'est bien. Tu souris, à l'intérieur bien sûr et passes ta main sur les écailles. Elles sont rugueuses. Comme des écailles. Bien vu, jeune fille. Un poisson passe, un drôle de poisson qui t'effraie. Tu sursautes et fais un mouvement en arrière. Voyons, ce n'est qu'un poisson ! D'ailleurs, il ne faisait que fuir. Tu détales - si je puis dire - loin de vous, loin de l'épave. Tu te demandes bien pourquoi. Ton regard devenu noir à cause du manque de lumière se porte sur la dite épave, là où se trouve ton maître.
Quoi ?
Ok ça va.
La où se trouve ton ami Vlad. Quelque chose attire ton regard. Celui-ci se remplit d'effroi. Des sirènes. Comme dans les livres. Comme ce que vous étiez devenus. Elles n'ont pas l'air commodes du tout. Elles se dirigent vers le Lord. Tu dois faire quelque chose ! Mais quoi ? Tu ne peux lancer des couteaux dans l'eau, ce serait inutile. Tu tentes de crier pour l'avertir, mais des ultrasons remplacent les mots. Tu espères quand même que cela l'atteindra. Tu te propulses, talonnant les dites ultrasons. Tu dois faire quelque chose, presque héroïque apprentie ! Les monstres se dirigent toutes dents dehors, malgré leur beauté, elles en deviennent terrifiantes. Tu fonces vers Vlad, certaine que tu ne pourras rien faire contre ces choses. Te voyant arriver, elles ralentissent mais ne s'arrêtent pas pour autant, leur proie doit être un homme, pour l'influencer. Tu cries pour l'avertir, sans être convaincue que ça aide. Tu décides de changer de cap.
Allez Ealia, on t'encourage tous les deux, dans les coulisses.
Soudainement, tu les percutes. Enfin, tu en percutes une, espérant attirer l'attention sur toi. Tu enserres sa taille, vous êtes emportées par l'élan et vous sortez du groupe de cinq. Tu veux vraiment mourir, jeune fille ? Regarde toi à tenter la mort ! Elles vont toutes s'en prendre à toi ! Tu es désespérantes. Tu t'en rends compte bien sur. Des ultrasons te parviennent, rageurs. Tu dois fuir, maintenant. Sors une arme au moins, je sais pas ! Fais l'appât, vas-y, mais sache te défendre ! Tu as trop peur pour m'écouter. Tu relâches la beauté et se débattait et prend la fuite vers l'épave, tentant de les perdre à l'intérieur. Seulement deux te poursuivent. Ton objectif est raté. Tant pis ! Tu dois réfléchir, arrêter de paniquer. Tu t'engouffres dans le bateau submergé. Tu es presque aussi rapide qu'elles, étant presque comme elles. C'est dangereux, mais tu traverses les couloirs rouillés, espérant trouver une cachette. Elles te talonnent, mais tu as une petite longueur d'avance. Ton cœur bat la chamade, si tu pouvais pleurer, tu le ferais, comme d'habitude. Une porte ouverte, là. Tu la repères, tu t'y glisses non sans mal. Heureusement que tu es fine. Tu dois bloquer cette porte, maintenant. Tu tentes de la refermer, mais c'est impossible. Un regard circulaire dans la pièce te dévoile des caisses moisies. C'est mieux que rien. Tu les entasses devant la portes, elles sont déjà là. Regarde, tu as peur hein ? Tu recules au fond de la pièce. Tu ne sais pas quoi faire. Je te comprends. Tu as besoin d'aide ? Parce que j'ai une Aleana déchaînée à côté de moi, dans les coulisses, si tu veux elle peut ... Non ? Bien, bien, fais toi dévorer, tant pis.
N'oublie pas tes armes hein, tu peux t'en servir même si elles ne pourront pas grand chose. Que fait le Lord ? Tu t'imagines qu'il se bat ou que les chants démoniaques des sirènes l'ont atteint. C'est triste hein. Trois contre un, quoiqu'il est mieux armé. Il a peut-être eu le temps de réagir lorsque tu les as distraites. Oui, ne perd pas espoir tout de suite. Ton maitre viendra te chercher. Si tu ne parviens pas à reprendre ton calme. Personne n'abandonne son animal de compagnie, c'est bien connu.
Patiente ou agis, Ealia. Patiente et observe ces monstres déchiqueter les boîtes pour te dévorer ou agis et tente de leurs en empêcher. Meurs en lâche ou bat toi avec honneur !  


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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Ven 30 Jan 2015 - 22:25

Combat inégal


__La sphère est refermée, le danger de paralysie, au moins est écarté. Les fleurs à l'intérieur étaient intactes, et il y avait même un peu de ce sable boueux, rempli de matière organique, que l'on trouvait dans les fonds marins, là où les animaux morts coulaient le plus profond, ce qui devenait après des milliers d'années, des fossiles. En ricanant intérieurement à la pensée que les archives fossiles contiendraient peut-être une trace de son passage, il se tourna vers Ealia pour lui faire signe qu'ils pouvaient remonter.

__Disparue, Ealia, plus là où il l'avait fait attendre qu'il finisse ce travail idiot. Prudemment, il laisse tomber la sphère au bord du champ de Ploufis en y récupérant son harpon, son couteau en os fermement agrippé dans l'autre main. Enfin, il entend de ses oreilles adaptées aux bruits aquatiques, un bruit au dessus de lui, un peu au nord, un endroit où un esprit bidimensionnel n'a pas l'habitude de regarder. Des sirènes fonçaient sur lui, sans se faire remarquer, toutes leur dents de monstres marins dehors, jusqu'à ce qu'Ealia fonce sur l'une d'elle avant de s'enfuir dans l'épave. Sur cinq, deux la poursuivent dans l'épave, où Vlad espère qu'il n'y a pas d'autre sirène, tandis que trois décident de s'occuper de leur "voleur", donc de lui. Il est fortement désavantagé, à son avis, il n'a pas l'habitude des combats aquatiques, tandis qu'elles ne doivent pas connaître grand-chose d'autre, sans parler d'être seul contre trois et armé comme un amateur. Les sirènes quant à elles, montrent des crocs blancs, d'un tranchant fatal et l'une d'elle tient un trident fait, à ce qu'il semble, du nacre des coquillages, travaillé avec un art secret, sans doute propre à leur race.

__Pas de temps à perdre, il ne peut déjà plus poursuivre les poursuivantes d'Ealia, les autres interrompraient sa trajectoire, il fonce dont droit sur elles, pour une raison bien simple. Il utilise son domaine divin pour se rendre invisible, comptant sur le fait que les sirènes se fiaient, au départ, trop à leur vue pour le repérer, bien qu'il existe plus de moyens de le détecter dans l'eau. En nageant dans une direction légèrement différente, qui devrait lui permettre de passer en sous le flanc des sirènes, si elles continuent comme elles sont lancées, il lance son harpon, qui redevient, trop tard, visible, sur le petit groupe, dont un des membres, pas celle visée, est transpercée de part en part. C'est suffisant pour que les autres s'arrêtent, l'une regardant sa congénère blessée, l'autre pointant le trident au hasard, sans sembler repérer le danger tout proche. aucune n'a l'idée de chanter, ou peut-être simplement, cela ne fonctionne-t-il pas sous l'eau, où les sons sont beaucoup plus rapide que dans l'air. Ou alors, elles n'ont pas bien identifié que leur ennemi était un mâle à cause de son masque, troublant détail qui, avec la distance, aurait pu insinuer le doute malgré son torse nu.

__La manœuvre est risquée, il faut être très proche, mais il ne lui reste plus beaucoup de temps avant de redevenir visible et quand bien même, elles finiraient par le sentir au déplacement de l'eau. Il est un peu en dessous du groupe, à gauche de la direction que pointe le trident. Il est à deux coup de nageoires, mais s'il est repéré au premier, le trident le blessera, tout au moins. Pas le temps de réfléchir, tant pis, même blessé, il devait sauver Ealia, elle venait de le sauver, il ne pouvait pas la perdre en faisant traîner la mort de ses assaillantes. Il se jeta sur elles, en créant dans son deuxième mouvement de nage, une lance d'arcane, qui par sa longueur, lui permet d'embrocher au poitrail la sirène en retrait, tandis qu'esquivant le trident d'un cheveux, la sirène n'ayant pas réussi à le bouger assez rapidement pour en diriger la pointe sur lui, il tranche la gorge de l'autre d'un coup de son couteau d'os et entaille en passant son épaule, dont un bout de chair de détache. L'eau rougit autour d'eux, alors qu'il reparaît à leurs yeux, retirant d'un geste brusque sa lance d'arcanes de la sirène gravement blessée, tandis qu'il arrache des mains de sa consœur agonisante, le trident dont elle était armée, de la main dont il a lâché son couteau d'os, qui reste heureusement accroché à lui par sa dragonne.

__Plus armé qu'il ne l'était en arrivant, il se replie en nageant à reculons, laissant ses assaillantes toutes blessées, peut-être fatalement. Au final, la plus préservée est celle qui n'a reçu que le harpon. Tout ça n'a duré qu'une demi-minute, à peine, le reste ayant servi au déplacement initial. Il en faut si peu pour décider de la vie et de la mort de chacun. L'avantage est qu'il n'a pas perdu beaucoup de temps sur les autres et sur Ealia. Il sens qu'il est blessé, le trident, au relief irrégulier, lui a fait plusieurs coupures au torse, dont il ne peut pas prendre le temps de juger de la profondeur. Il sait juste qu'il en souffre un peu, mais que l'adrénaline le fait tenir sans problème. Il arrive seul à l'épave. Elle est plutôt bien conservée, les pourrissures du bois n'arrivant pas à se développer à une telle profondeur, les animaux marins sont quasiment sa seule source d'usure. Bien sûr, le bois est tellement gorgé d'eau et la visserie tellement rouillée qu'il n'a une résistance qu'au temps, pas, par exemple, à la pointe d'une lance d'arcanes, mais la tout a une apparence plutôt agréable d'épave qui pourrait reprendre la mer à peine sortie de l'eau.

__Ealia était avec deux sirènes à l'intérieur, mais difficile de dire, même par où elle était entrée. Il y avait, menant à l'intérieur, pas moins de cinq entrées, dont une seule était fermée par une grande grille, empêchant toute entrée. Il choisit au hasard une grande ouverture béante dans la coque. Cela menait à l'intérieur d'une cabine, dans ce qui semblait être le repère des sirènes, aménagé par elles, pleine de décorations faites d'objets marins, ou simplement de pierres. Il en partait deux entrées obstruées de couloir et un poulpe brun, dérangé par l'arrivée de Vlad. Ealia ou les deux sirènes n'étaient pas là. Alors il entendit le roulement proche gros objets sur le bois, c'était un peu en dessous de lui, et un peu au nord, mais il n'espérait pas y arriver directement sans percer au moins deux parois. Il ressortit de l'épave et constata avec un sourire que des trois sirènes qui l'avaient combattu, aucune ne semblait vouloir le poursuivre avant d'avoir minimisé les blessure des autres et fait tout ce qu'il était possible de faire pour les sauver. Les stratèges militaires utilisent souvent cette attitude qu'ont les espèces évoluées de ne pas abandonner les blessés, dans les stratégies les plus infâmes qui soient. Pour l’instant, ça lui faisait gagner un temps précieux.

__Un bruit de bois brisé succéda au roulement, et Vlad retourna dans le ventre de l'épave, sans savoir s'il empruntait la bonne entrée.



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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Ven 10 Avr 2015 - 16:08


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___Des petits morceaux de bois flottent, devant ton nez, dans l’eau, tout autour de toi. Ils te narguent, ces petits morceaux de bois. « Regarde, tu vois, elles vont arriver ! On est beaucoup, autour de toi, tu ne trouves pas ? Elles vont vraiment arriver, et elles vont te manger, toute crue, puis faire des rideaux avec tes cheveux. » Entre temps, quand tu arrêtes de faire parler les objets, même si ceux-ci ont raison, les sirènes commencent vraiment à arriver. Malgré les allers-retours que tu as multipliés avec tout ce que tu as trouvé, elles détruisent les obstacles plus rapidement que tu ne les mets. Tu devrais réfléchir. Plus encore que tu ne le fais pour l’instant, bien sûr, et en arrêtant de paniquer. Tu es comme un lion en cage, mais avec un fusil de chasse braqué sur la tête. Comment ça, je te fais paniquer. Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu as toutes les armes qu’il te faut pour t’en sortir, tu ne le sais simplement pas. Tu regardes autour de toi. Il ne reste plus que de vieilles choses abimées et recouvertes de résidus marins. Le temps semble comme ralentir, les dernières minutes, les dernières secondes peut-être. Je sais que tu espères que Vlad arrive tôt ou tard, mais tu ne dois pas toujours te reposer sur lui. Tu as des pouvoirs, toi aussi, je te rappelle. Peu puissant, peut-être mais ils sont utiles si tu les combines correctement avec de que tu as autour de toi. Des morceaux de bois pointus, petits, mais pointus. Et un pouvoir guerrier. Et un pouvoir divin. Et, et … ?

___Oui, une idée.

___Tu rassembles des morceaux de bois, un peu plus gros, et tu t’approches. Peut-être trop près, peut-être pas assez. Les monstres se démènent avec une armoire pourrie qui se démantèle devant elles, c’est ta chance. Tu concentres ton énergie, malgré la peur qui comprime tes entrailles. Un simple geste, et tout peut changer. Tu restes tout près, l’eau est saturée de bois pourri. L’adrénaline parvient à se faire frayer un chemin et se propager dans tout ton corps. Un geste brusque anime la queue de poisson qui a remplacé tes jambes et une sorte d’onde de choc s’en dégage. La déflagration, tel un coup de bâton très plat, propulse les morceaux droit vers tes adversaires. Certains parviennent à les toucher. Mais ce ne sont que des égratignures. Rien ne va, le pouvoir n’est pas assez puissant, le bois se décompose simplement à leur contact. Tu dois attendre avant le prochain coup. Que faire ? Le rythme de ton cœur joue du hard rock. Elles sont furieuses, contre toi. Elles se jettent dans ta direction. Encore quelques secondes. Elles sont proches, ça peut marcher. Tu saisis un morceau de fer, une barre effilée, ça peut marcher. Encore une fois. Elles ne sont que deux. Ça peut marcher ! Continue, tu peux y croire, ce n’est pas si stupide que ça. Cependant, elles restent rapides, ces bêtes-là. Une d’entre elles parvient à te mordre le bras avant que tu ne te recules. Un autre pouvoir, petite, un autre. Les ailes oui, tu peux, les repousser. Elles peuvent être utiles, c’est vrai. Tu leur tournes le dos, la sortie te tend les bras, mais tu l'ignores pour l'instant, une autre concentration et la magie se matérialise, avec une lumière qui, par chance, semble aussi les surprendre. Avec les dites grandes ailes magiques, tu les plaques au mur, la douleur se fait sentir, mais, prise par l’instinct puissant de survie, tu la mets de côté. Dix secondes ? Encore une ou deux, et puis ça ira. Tu serres toujours la barre de fer dans ta petite main de jeune fille. Les vibrations sonores des sirènes t’indiquent que cela n’a pas arrangé les choses, mais la lumière continue de les aveugler, les empêchant pour l'instant de penser ou encore réagir correctement et efficacement. Le choc les a quelque peu sonnée, c'est un bon point. Tu agites tant bien que mal cette invocation magique pour te retourner face à elle, puis tu te précipites. Sans peur ni reproche, pour tenter une nouvelle fois le coup, fatal, tu espères. Tu tentes de lancer le pieu de métal improvisé, ta force de cafard ne l’envoie pas loin, mais ta nageoire, aidée par la déflagration, permet son envol. Un envol qui se précipite vers le ventre d’une des sirènes et s’y enfonce, un peu, puis un peu plus dans un cri de douleur qui ne te dit rien qui vaille. La fuite, maintenant; il est temps, tes pouvoirs ne sont plus une surprise. Ton domaine divin ne servirait à rien. Tu as fait assez de mal autour de toi comme ça. Tu tentes de faire demi-tour mais la magie dans ton dos te ralentit. Tu ne sais pas si l’autre veut ta mort ou la vie de son congénère. La panique te gagne peu à peu, ta concentration lâche et les ailes s’évaporent aussitôt. Cette disparition soudaine te permet de filer avec une plus grande vitesse vers le couloir, trop grande vitesse, même. Tu heurtes le mur qui gémit et ploie sous le choc. Vite. Plus vite. Peu importe si elles te suivent ou pas. Fuir, l’adrénaline, elle, l’a déjà fait, alors continue, fuis.

___Tu t’y perds, dans ce cargo gigantesque. Tu t’es enfoncée, peu à peu, sans retrouver une quelconque sortie. La claustrophobie ne t’atteint pas, et tant mieux, car les couloirs sont étroits, tout est sombre, oppressant et silencieux. Les portes sont scellées, fermées à jamais pour certaines, ouvertes à n’importe quel visiteur pour d’autre. La panique est retombée quand tu les as semée, ou quand tu as enfin compris qu’elles ne t’avaient en fait, pas suivie, peut-être trop occupée à retirer le morceau de rouille dans les entrailles de la blessée. Tu te sens coupable.

___Coupable. Vraiment.

___Comment as-tu bien pu juger de la vie ou de la mort de cette sirène, alors qu’elle ne cherchait probablement qu’à protéger son territoire, et peut-être sa famille ? Toi, tu l’as transpercée, sans la moindre hésitation, pour sauver ta peau. Mais au final, c’est toi le parasite, c’est ce que tu te dis. C’est chez elles, ici, pas chez toi. Pourtant, tu as comme été prise dans le feu de l'action. Tu voulais les mettre hors d'état de nuire, alors que tu aurais pu fuir. Tu aurais pu fuir, Ealia, mais tu ne l'as pas fait et tu ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que tu avais la possibilité de les blesser, que tu avais le dessus et que cela t'a plu. D'enfin pouvoir être celle qui était supérieure. Mais, Ealia, c'est vraiment étrange de ta part. Normalement, tu n'es pas celle qui peut ressentir cela, c'est Aleana. Comment est-ce que cela se fait ? Ou elle est, d'ailleurs, celle-là.
Elle n'est pas là.
C'est encore plus étrange. Mais bon, elle doit bouder dans son coin, je ne m'inquiète pas. Tu as surement du, grâce à l'adrénaline, surplomber ce gouffre entre elle et toi, pour un instant, un instant seulement. Oui, car, il serait bien impossible que vos âmes se rejoignent un jour, maintenant. La faute à l'autre docteur. Mais enfin, oui, je sais, ça te fait du mal d'y penser.

___Tu secoues la tête en observant ce qui devait être une chambre, avant. Tu cherches quelque chose que tu pourrais peut-être récupérer. Mais il n’y a rien d’intéressant. Seule cette culpabilité te ronge, autant que les animaux ont rongé cet endroit. Un poisson passe à côté de toi, délogé de son nid quand tu as soulevé une couverture moisie. C’est un peu triste, te dis-tu, de voir tout ça. Il est peut-être temps de retrouver la sortie. Il suffit après tout de suivre les panneaux, au-dessus de ta tête. Ce que tu fais, en te pressant un peu dans cette atmosphère fantomatique. Tu aurais bien voulu ramener un cadeau, mais rien n’y fait, il n’y a rien à récupérer, là-dedans. Au moins, la mission est surement terminée. Il suffit de retrouver ton maî… Ton ami, oui.

___Oui, j’allais dire maître. Et alors. C’est vrai.


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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Lun 13 Avr 2015 - 9:54



Mission Complete


__Dans les couloirs de l'épave, il se mit en tête de ne pas tenir ses armes trop pointées vers devant lui, car s'il croisait les sirènes, il ne serait pas encore trop tard pour un jet bien calculé, mais s'il croisait Ealia, mieux valait ne pas l'embrocher involontairement. Il voulait bien la dévorer, mais pas à la broche, figurativement, seulement. Il fit glisser ses armes de manière à ce qu'elles soient presque dans son dos. Il s'arrêta au milieu d'un couloir pour gêter les bruits en surveillant le bout du couloir dans lequel il s'était engagé. Les fracassements de bois avaient cessé. Il vit passer Ealia dans la zone qu'il regardait, parfait. Il s'élança à sa poursuite, constatant avec plaisir qu'elle avait semé ses assaillantes. Ou peut-être même les avait-elle tuées, impossible de le savoir. Il resta vigilant, au moins.

__Ealia sortit donc de l'épave avant lui, et alors qu'elle regardait les environs, sûrement, cherchant soit à mieux se repérer, soit à trouver les ennemis et les alliés potentiels, il continua de nager à un assez bon rythme pour passer près d'elle, révélant sa présence, mais trop vite pour qu'elle y réagisse. Il avait réussi à attirer son regard à lui. En pensant qu'elle le regardait, il se rappela ses blessures. Cela devait encore pas mal saigner de ce côté-là, même s'il ne le sentait pas vraiment. Un peu plus loin, deux sirènes, les plus blessées, venaient dans la direction de l'épave, mais sans intention de se battre, se dirigeant droit vers le nid que Lord Vlad avait trouvé quelques minutes plus tôt. L'une d'elle était aux portes de la mort et l'autre perdait une bonne quantité de sang par le trou qu'avait laissé la lance d'arcane, elle était hors combat, tout au moins. La troisième se démenait à enlever de sa chair le harpon qui l'avait touchée, mais qui n'avait rien de bien important, sinon un trou qui saignait peu dans sa queue de poisson, un peu en dessous de ses cuisses féminines. Elle devait être handicapée pour nager, mais elle y survivrait sans doute. D'autre part, les pointes renversées du harpon lui donneraient beaucoup de mal à l'enlever, du moins, pas sans rendre sa blessure significativement plus importante.

__Vlad se rapprochant d'Ealia, qui depuis le temps, devait avoir au moins remarqué sa présence, lui tendit le trident piqué à l'une des sirènes, avec la même gène que s'il avait dû lui offrir un bouquet de fleurs. Étrange bouquet de fleur, certes, mais dans la situation, il valait mieux. Elle pourrait se défendre, au moins, si les sirènes qui la poursuivaient ressortaient de nulle part. Globalement, ça ne servait à rien de les attaquer, sinon comme une excellente défense. C'était risqué et dans un sens, si ce n'était pas uniquement de la défense, ça faisait d'eux... des connards. Il y a peu de mots pour définir deux personnes qui attaquent les gens qui vivent paisiblement dans une épave au fond de l'océan sans une bonne raison, comme un danger de mort ou un ordre d'une directrice folle. L'ordre de la directrice folle, c'était d'être des voleurs, de voler, à la nature ou aux sirènes, selon le point de vue, une certaine quantité d'une certaine plante, ni plus ni moins.

__Il se dirigea vers la sphère, en nageant vite, certain d'avoir fait signe à Ealia de ne pas l'attendre et de remonter, cela valait mieux, puisqu'il n'y avait plus rien à faire d'autre. Il fallait récupérer la sphère et s'enfuir. Il arriva à portée de la sphère qu'il attacha à son poignet. Il sursauta en sentant un rapide déplacement d'eau, comme une flèche qui passait à une très faible distance de son bras pour terminer sa course près du champ de ploufis. C'était son harpon, la sirène s'en était défaite et avait essayé de lui lancer, mais l'avait ratée, rien d'étonnant, vu la distance. Elle n'avait pas encore bougé d'où elle se tenait, et l'eau autour d'elle était d'un rouge très marqué. Vlad lança, puisqu'elle finirait de toutes manières par disparaître, sa lance d'arcanes qui s'évapora après avoir manqué sa cible d'au moins deux fois la distance entre lui et le harpon. Elle visait mieux que lui, en tous cas, mais peu importait puisqu'elle était à court de projectile. La chaîne à son poignet, d'autre part, ne facilitait pas le lancer.

__Il doutait que la sirène revienne l'attaquer, elle était seule et déjà blessée et il avait enfin remarqué qu'Ealia était en fait toujours avec lui, car tout simplement, il avait oublié de lui faire signe de quoi que ce soit. Il récupéra le harpon, planté dans le sol, qui serait une dissuasion plus grande encore de les attaquer pour la sirène blessée. Elle était seule et sans arme et ils avaient un harpon, un couteau et un trident, ils pourraient l'achever sans même se mettre en danger et elle devait le savoir. Sa vie ne valant pas les quelques ploufis qu'ils volaient, dont il restait de toutes manières, la majorité, elle retourna à l'épave sans réussir à nager droit. C'en était fini de l'attaque des sirènes, a priori.

__Lord Vlad fit signe à Ealia de le suivre dans sa remontée attendant d'être sûr cette fois, d'avoir été bien comprit. La remontée fut calme, à vrai dire, il n'y a rien à en dire, sinon que les blessures de Vlad firent une légère trace rouge sur son sillage, mais qu'il se portait assez bien pour remonter toute la distance. Les requins qu'ils craignait de voir n'arrivèrent pas, peut-être ne sentaient-ils pas, trop loin, ou peut-être se dirigeaient-ils vers eux, mais trop lentement pour les atteindre avant qu'ils ne soient remontés.

__Ils arrivèrent bientôt près du bateau et on leur lança des échelles de cordes tenues chacune par deux solides matelots pour qu'ils puissent remonter à bord. Lord Vlad dut lancer ses affaires à bord avec des cris d'avertissement avant de pouvoir s'accrocher à l'échelle avec seulement les ploufis en main. Enfin, à bord, il demanda qu'on aie lui chercher son pantalon et tira de sa poche un petit rouleau de bandages qui absorbèrent son sang pour grandir et couvrir totalement ses blessures et tout son torse. Puis, à bout de forces, il s'effondra, à moitié conscient, sa queue de poisson dépassant du bastingage et le reste du corps à terre. Ils l'avaient fait ! Ils avaient ramené une plante rare ne poussant que dans les profondeurs du triangle des Bermudes, protégée par des sirènes, au péril de leur vie. Ils l'avaient fait. Ealia pourrait bien faire le reste.



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Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Mer 15 Avr 2015 - 1:54


LOOK EVERYONE THIS IS WHAT HATRED LOOKS LIKE WHAT IT DOES WHEN IT CATCHES A HOLD ON YOU IT'S EATING ME ALIVE & FEAR AND ANGER ONLY MAKE IT GROW FASTER
___Je continuerai de l’appeler maître, tu n’enlèveras pas ça à la petite voix dans ta tête. Je suis plus puissant que toi, peu importe ce que tu peux en dire, peu importe si tu fronces tes petits sourcils en m’intimant d’arrê… Froncer les sourcils ? Mais non, j’ai rêvé, c’est l’eau ça. Tu m’as fait douter. Non, je ne te crois pas.
___Fais genre, je sais que tu ne l’as pas fait, tu ne peux pas le faire. C’est moi qui décide.
___Fais plutôt attention à où tu vas, au lieu de dire des bêtises, franchement. Regarde, c’est un cul de sac, encore. Tu n’as aucun sens de l’orientation, dis moi. Tu jettes un regard circulaire à la pièce fantôme et sous marine. Rien n’attire ton attention, si ce n’est un petit éclat argenté, à travers le résidu. Tu te diriges vers celui-ci, curieuse de savoir ce que cela pourrait être. Tu tends ta petite main, et découvres qu’il s’agit d’une pièce en argent. Elle doit dater. Ou pas.Tu n’en sais rien, tu n’en as pratiquement jamais vu. Elle est usée et les deux faces sont illisibles. Ce n’est pas grave, tu te dis, tu l’aimes bien, cette pièce. Ce sera ton souvenir, c’est décidé. Tu fais demi tour. Peut-être devrais-tu trouver la sortie maintenant, à la place de vieille babiole inutile. De nouveau dans le couloir, tu fais un droite gauche rapide. Impossible de te souvenir par quel endroit tu es arrivée.
___Moi ? J’ai pas fait attention non plus, hein, je suis pas une carte qui parle. Continue, poupée mécanique, prend n’importe quel chemin, ce n’est pas grave. Il semble que tu ne t’es pas trompée, au moins. C’est déjà ça, je vais dire.
___Tu te promènes, encore, tu remontes, et enfin, tu trouves la sortie, après de longues, longues minutes qui n’ont rien arrangé à ton état mental. Je crois même que tu as laisser agir ton pouvoir sans t’en rendre compte. Tu ne paniques pas, non, c’est autre chose. Une peur, sourde et sombre, au fond de toi. Quand tu traversais ces petits couloirs et ces pièces figées par l’eau, le petit grésillement a même refait surface, mais plus dans le coin de ton crâne. Dans l'entièreté de celui-ci. Partout, il résonnait, comme si des cafards se promenaient dans ta cervelle. Non, pas seulement des cafards. Des milliers d’insectes, volant, rampant, grattant. Je les vois, ils sont là, partout autour de moi, envahissants, dérangeants. Heureusement que je n’ai pas peur des insectes, hein.

___Le fond marin s’ouvre de nouveau à toi, donc et repousse quelque peu les petites bêtes dans ton crâne. Tu es heureuse d’avoir réussi. Un poisson passe, tu tentes de le toucher sans y parvenir. Enfin, plus de prison de fer rouillé, plus de sirènes poussant d’ultrasons. Juste l’étendue bleue, partout autour de toi, du corail, des rochers, des ploufis. Il ne manque plus qu’une personne, Vlad. Tu le cherches du regard, mais il ne semble pas là. Serait-il parti, loin, finir la mission tout seul, pour avoir toute la gloire et t’abandonner à une mort certaine, ici ?
___T’aimerais être en colère hein, mais tu peux pas.
___Tu peux pas, j’ai dit, impossible. Cesse de … Tiens, le voilà, derrière toi.
___Tu sursautes, un mouvement de recul te permet de comprendre qui se trouve dans ton dos. Tu ne l’avais pas remarqué ? Non, sûrement pas, trop occupée à débattre sur le pourquoi il t’avait « abandonnée ». Tu es si pessimiste. Reviens donc à la réalité. Il te tend l’arme d’une des sirènes, qu’il a du tuer, sans vergogne, comme un animal sauvage.
Ou juste pour se défendre, comme toi.

___Il va récupérer simplement le ploufis, toi, tu regardes un banc de poisson passer, silencieusement. Telles des ombres dans des ténèbres un peu moins obscurs qu’eux, ils espèrent qu’ils passeront inaperçus pour leurs prédateurs. Tu te concentres bêtement sur eux et sur le chemin qu’ils suivent, ne laissant plus aucune part de ton attention au Lord qui s’occupe des parties plus administratives de la mission terminée. Toi, tu préfères te concentrer sur toutes ces merveilles que tu as raté lors de ta vie terrestre et que tu ne comptes pas louper cette fois-ci. C’est tellement mignon de ta part, Ealia, tellement poétique et naïf. Tellement tout ça que tu ne remarques même pas le combat qui se déroule à côté de toi, ou plutôt en contrebas, là où tu n’as évidement pas l’habitude de regarder, combat silencieux qui plus est, ce qui ne facilite pas le repérage.

___Amuse toi, tant que tu le peux, petite Apprentie. Profite de cet instant de calme, de ce sentiment de réussite, de ces découvertes enchanteresses et de toutes ces choses qui t’offrent un peu de répit avant que la vie normale ne reprenne son cours. Une seconde passe, puis une minute, puis peut-être un dizaine d’autre, qui sait. Pas toi, en tout cas, ni moi, qui n’ai pas vraiment la notion du temps, dans cette caverne insectoïde qu’est ton crâne. Bon, oui, pas tout le temps, mais laisse moi cette expression, elle est cool. Vlad réapparaît soudainement dans ton champ de vision. Il saigne, tu viens de le remarquer. Tu voudrais le soigner, tout à coup. Toi, tu n’es pas blessée, tu as eu de la chance. Lui n’a pas du être aussi inventif que toi, ou il a moins de pouvoir. Des choses dans ce goût là. Il te fait un signe que tu déchiffres comme voulant dire de remonter, enfin. Tu ne t’en plains pas, évidement. Il est temps de quitter l’obscur océan pour rejoindre le clair ciel, cela vaut mieux pour ton esprit tout aussi noir que l’endroit qui t’entoure. Tu le laisses donc prendre un peu d’avance et le suis comme un gentil petit animal de compagnie. Ne le nie pas, ma brave fille. Cela te met en colère ? Mais non, tu crois qu’il s’agit de colère, mais ce n’est pas le cas. Impossible. Vous remontez donc presque aussi vite que vous êtes descendus. Le Lord laisse comme une ligne plus rouge sur son passage, à cause de ses blessures. Toi, tu t’en écartes, comme dégoûtée, ou prise d’une étrange sensation qui te fait peur. Enfin, la lumière revient, au fur et à mesure, et le bateau apparaît comme un gardien de la vie en plein air. Le Lord Maître décide de remonter en premier. Les blessés en premier, cela prend une place logique dans ton crâne, et tu le laisses faire. Tu te retournes vers le fond, en attendant, vers le puit sombre qui s’offre à toi, tu refuses simplement de retomber à l’intérieur, et te contente de lui dire au revoir, dans ton crâne. Et au revoir aux poissons, et au revoir à l’eau, à tout ce qui t’entoure. Avec tes grands yeux de poupée, tu fais un signe de main, jusqu’à ce que tu juges que ton tour soit venu de quitter cet endroit, non sans un ridicule pincement au cœur.
___Tu me fais peur, parfois, demoiselle. Je ne parviens même plus à comprendre pourquoi tu fais telle ou telle chose. Mais je ne dois pas m’inquiéter, hein. Ce n’est qu’une pointe de folie passagère, c’est normal. N’est-ce pas, Aleana ?
___… Aleana ?
Bon, peu importe. Tu t’approches du bateau et leur tends le trident que tu ne veux pas abandonner, après tout, c’est un cadeau du Lord. Il est normal que tu le gardes précieusement. Heureusement que l’Autre ne t’entend pas. Ils te remontent toi, ensuite. Tu te sens bizarre quand tu respires de l’air avec ta bouche, quand tu ne sens plus tes branchies fonctionner, quand soudainement, il n’y a plus cette agréable fraîcheur qui t’enlace constamment. Tu cherches ton « ami » du regard. Il se trouve là, dans une position étrange, il ne semble pas conscient. Lui manque-t-il trop de sang ? C’est vrai, tu devais le soigner ! Mais tu aperçois un bandage déjà présent sur ses bras, et abandonnes aussitôt l’idée. A la place, tu pointes tes vêtements, plus loin. Les matelots, silencieux comme à leur habitude, te les apportent, ainsi qu’une serviette qui a pris le soleil avant pour te sécher.

« Hé bien ! Tu t’en es mieux sortie que ton ami, là-bas. Vous avez du rencontrer des sirènes. Il parait qu’il y en a. »


___Tu relèves les yeux. Le professeur est là, souriant, de bonne humeur, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Tu ne sais pas trop quoi penser, alors, tu ne dis rien. Oui, tu n’as pas de blessures physiques. Mais crois moi, monsieur je-me-la-pête, je sais que d’autres blessures ce sont rouvertes, et ce n’est même pas un plaisir de l’annoncer. Je suis envahis par les insectes. C’est pas cool. Ils sont là, peu nombreux, mais ils sont là, ils passent, repassent, trépassent même, dans ton crâne. Tu les sens, n’est-ce pas, ces petits insectes ? Oui, tu les sens, ils t’empêchent de réfléchir, de penser correctement. C’est la fatigue, tu te dis. Oui, peut-être, c’est vrai, cela pas jouer. Tu suis la main du professeur retirer la boule de celle de l’homme poisson.

« Je vais cloner ça. Parce que je doute que là, ce soit assez. On va revenir, j’irais faire ça, vous irez vous remettre de vos émotions et rendre ce que vous avez à rendre, et puis ce sera bon pour venir le chercher, cool, non ? »

___Tu acquiesces simplement, bien décidée à faire exactement ce qu’a dit ce cher homme. Et même décidée à le faire sans l’aide de l’autre qui en a, pour toi, bien assez fait.

___Ainsi, quand enfin il t’a rendu tes jambes et tes vêtements, tu as demandé à l’aide d’un carton si on pouvait t’aider à transporter Vladychou et ses affaires dans votre chambre, ce qu’ils ont accepté, incapables de résister à ta petite bouille adorable de dérangée. Tu as repris le trident et le livre pour les accompagner. Une fois là-bas et le Lord dans son lit, tu as rendu le bouquin, comme une grande, seule. Suite à cela, prise dans ton élan, tu as rendu une visite au Professeur pour qu’il te remette le beau carton plein de l’objet de votre quête. Il y a eu tellement de joie dans ton cœur, à ce moment-là. Tellement que tu t’es dite que tu ne pouvais pas la garder pour toi. Alors, tu as réveillé Vlad pour qu’il puisse aller rendre tout cela à la directrice effrayante.

___Sur le chemin du retour, finalement, tu t’apaises. La bonté remplit de nouveau ton âme, comme elle doit être. Tiens, Aleana, t’étais où, bon sang, t’as raté plein de trucs. Enfin, ce n’est pas trop grave. Regarde moi cette Ealia fière et courageuse, aussi expressive qu’un poisson rouge, se diriger vers la fin de cette aventure plutôt traumatisante qui est finalement une réussite. C’est si… Beau, tout ça. J’en pleurerai bien, si il n’y avait pas ces foutus insectes qui me rappellent que tout, au final, ne s’est pas déroulé comme prévu. C’est une période incertaine, qui se profile, Ealia, et cela, tu vas devoir l’accepter, car cette période, elle, ne va pas te rater, quand le moment sera venu.
___Courage, jeune fille, tu pourras surmonter tout cela. Je sais que tu peux y arriver.
___Moi, je ne veux que ton bien, tu sais.
___Non, ce n’est pas un sarcasme, pas la peine de te fâcher…
___Fâcher ?
___… Où est Aleana ?


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Re: [Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir - Dim 21 Juin 2015 - 21:24
J'ai eu du mal à comprendre à certains moment mais j'ai surtout pas l'habitude de lire quelqu'un qui écrit souvent à la 2éme personne en fait. Sinon c'était bien marrant le passage de transformation humain > sirène. Je m'étonne pas qu'Ealia ne veuille pas parler, avec une personne comme Vlad qui aimerait bien la dévorer :c... huhu, quel petit coquin ce Vlad...




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[Examen] Ensemble il faudra vaincre ou bien subir
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