Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Liaison ancestrale

 
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Liaison ancestrale - Sam 19 Avr 2014 - 19:06


Liaison ancestrale

"A la recherche du lien perdu "


Je suis puissant. Enfin, je le suis plus qu’avant en tout cas, il paraît que je dois descendre chez les humains afin de trouver mon ou ma liée. Unique sortie (autorisée) durant laquelle je ne serais pas suivi de ma scolarité. Je me souviens encore de la sensation que j’ai ressentie l’autre jour, en partant de la grande rue, à Paris.

Je décide donc de m’y rendre, alors me dirige vers le port des dimensions, et demande d’aller à Paris. Après un regard sur ma hache, que je ne remarque même pas, les ‘’passeurs’’ acceptent et emmènent le groupe de jeune qui doivent y aller pour trouver leurs liés.

Nous arrivons donc sous la forme d’un bateau mouche qui remonte la Seine pour nous déposer à quai. En montant, nous pouvons nous apercevoir que nombre de personnes que nous croisons sont déguisées et avancent dans la même direction. Je dirais même ‘cosplayés’.

Je comprends alors le sens du regard sur ma hache. En effet, si nous nous étions fait déposer à une autre époque que la Japan expo, nous aurions été immédiatement repérés par la police locale avec nos armes.

Ensuite, suivant mon instinct, en fait le lien mais faut pas le dire, je retrouve la rue de l’autre fois, préférant regarder autour de moi pour vérifier de ne pas m’être fait repérer par les renégats de ce voyage malheureux. Il n’y a aucun signe d’eux, alors je continue d’avancer pour finir devant un magasin, une galerie d’art si je ne me trompe pas.

J’entre alors en faisant semblant de me concentrer sur les œuvres de l’exposition, avançant lentement vers la personne qui m’est liée, me disant que cette personne sera attirée par moi aussi. Le problème, c’est que j’en oublie de regarder où je mets les pieds et shoote dans une marche, et on peut dire que je n’y vais pas avec le dos de la cuillère.

« - Aïe !... Désolé. »


Le dernier mot s’adressant aux personnes que j’aurais dérangées par mon exclamation.

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Re: Liaison ancestrale - Sam 26 Avr 2014 - 16:04
Ce matin, je me levis tôt. Nous étions en semaine, la galerie devait s'ouvrir malgré tout. Tout était calme, il faisait encore nuit, ou du moins, le soleil se levait à peine. Il fallait se dépêcher, les clients arriveraient tôt. Cette semaine, il y a la Japan Expo qui se déroule dans les rues de paris. Évidemment, je me suis arrangée pour avoir le maximum d’œuvres japonaises et d'autres cultures de ce type. Mais, il fallait tout mettre en place de bonne heure, et donc, se lever à l'aube. Je ne m'en plaindrais pas, je fais ce que j'aime le plus au monde, je ne suis pas la plus à plaindre, n'est-ce pas ? Je me levais donc à l'aurore pour me préparer et pouvoir tout installer à temps. Les cheveux en bataille, je me glissais sous le filet d'eau chaude, effectuant une rapide toilette, avant de m'habiller comme à mon habitude. Tailleur noir montant jusqu'au dessus de la taille, et chemise blanche rentré dedans. Tout est mis en valeur joliment, sans de vulgarité. Et c'est beaucoup plus plaisant comme ça que lorsque des affreux vous dévisagent à longueur de journée. Je brossai ensuite ma chevelure immaculée, démêlant grossièrement les gros nœuds à la brosse avant d'y passer le peigne. Une fois prête, totalement prête, je sortis de ma chambre, et descendis à l'étage commercial de mon appartement. Oui, comme beaucoup de commerces parisiens, mon lieu de vie est situé juste à l'étage de mon lieu de travail. Moi, je trouve ça plus pratique, mais certains râlent toujours de ce qu'ils ont. Au moins quand je râle moi, c'est pour quelque chose de vrai, ou d'injuste, pas pour quelque chose qu'on a choisit nous même, enfin bref. Passons. Je saisis une caisse pleine d'objet et d'oeuvres de style asiatique. Il fallait tout poser sur les chevalets, les "tables" blanches en forme de cube. La galerie est assez sobre au niveau des couleurs, pour faire ressortir toutes les œuvres que j'y expose. Je soupirais en posant la caisse, lourde soit-dit en passant, sur le comptoir. Je sortis les petites sculptures et statuettes typiquement japonaises, avant d'aller chercher dans la "remise" les toiles. Certaines valent une petite fortune, mais la plupart sont abordables par la plupart. Une fois tout en place, je pris le temps de manger. Si je voulais tenir jusqu'à la fermeture, il fallait bien commencer par là. Une fois une tartine et un café, je fis le tour de ma grande salle composée de plusieurs pièces rondes, blanches et lisses qui montraient différents styles. Enfin, une fois l'heure arrivée, j'enlevai la pancarte "Fermé", déverrouillai la porte, puis posait le thème de l'exposition dans la rue, espérant attirer un maximum de personnes. Après tout, aujourd'hui, il y aurait du monde de toute la France, et peut être de Belgique ou d'Italie, suivant les mœurs de leurs habitants. Une fois tout cela fait, je m'installai sur ma chaise, jusqu'à l'arrivée des clients.

Cela n'arriva qu'après neuf heures, il y eut enfin affluence. La plupart des gens étaient français, et c'était beaucoup mieux, je ne chercherais pas mes mots en anglais ou autres. Un client tournait beaucoup autour d'un tableau, alors je me levis.

"Puis-je vous aider monsieur ?"

Mais un bruit sourd, un choc, me fit tourner la tête. Le piédestal tremblait, et mon œuvre la plus chère avec. Je ne me préoccupais même pas de la sensation qui s'était accaparée de moi depuis que l'homme qui venait de déranger le calme était entré. Je me concentrai sur le sprint à effectuer pour éviter la chute de cette statut japonaise qui valait, vraiment, plus qu'un bras. Je l'attrapai dans mes bras pour éviter le choc avec le carrelage. Une fois stable, je la repoussai sur le piédestal avant de froncer les sourcils et tourner mes yeux rubis vers l'homme qui venait d'entrer.

"Ce ne sont pas des jouets monsieur ! Ces oeuvres on de la valeur, veuillez les respecter. Si ce n'est pas le cas vous êtes invité à sortir !"

Sur le coup, mes joues s'étaient empourprées, mais rapidement, elles avaient retrouvée leur couleur blafarde. Je soupirai avant de croiser les bras, mon coeur faisait visiblement bondir ma poitrine. C'était gênant, mais je sentais que ce n'était pas un hasard si tout ce passait comme ça. Je n'étais pas amoureuse, cela ne fait pas ça. J'étais juste... Comme liée à un étranger qui faisait bien une voir deux têtes de plus que moi et qui se baladait avec une hache sur le dos... Je repris peu à peu mon calme en attendant qu'il réagisse, ou mieux, qu'il s'excuse pour autre chose que le bruit qu'il avait causé.
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Re: Liaison ancestrale - Lun 12 Mai 2014 - 20:51


Liaison ancestrale

"Je suis désolé, ma liée"


Apparemment ce n’étais pas dans une marche, mais dans un piédestal que mon pied à atterri. J’assiste hypnotisé au balancement gracieux de l’œuvre vacillante, comme éloigné de la réalité par l’ondulation. Dès lors, au moment où l’objet d’art penche trop et s’apprête à tomber, je reprends lentement, trop lentement, mes esprits, et ne peux qu’être spectateur inactif devant le sauvetage in extremis d’ouvre d’art, effectué par une femme semblant ne pas manquer d’entraînement à ce genre de sport.

J’essuie alors son regard courroucé sans broncher, me donnant l’air d’assumer mon erreur, mais je suis en réalité bien loin de ces considérations matérielles. Je le sens. Cette femme, qui me crie dessus, c’est elle. La force du lien au moment présent ne m’en laisse aucun doute, j’ai trouvé ma liée.

« - Excusez-moi, cela n’arrivera plus. Vous pouvez retourner voir les autres clients mademoiselle. »


Cette phrase, bien que ne contenant aucune formule de présentation d’aucune sorte, fait passer ma volonté de faire amende honorable. De plus, l’absence de présentation laisse sous-entendre que j’ai l’intention de lui reparler, enfin, c’est dans ce but que j’ai tourné la phrase dans ce sens précis.

Je me sens tout de même honteux, ayant placé ma hache dans le dos justement pour éviter ce genre d’incident, malgré le sentiment d’inconfort que j’en tire. Si j’avais su, je l’aurais laissée battre contre ma jambe droite, accrochée à la ceinture comme à mon habitude. Ne sachant pas vraiment si elle a fini de me parler, je reste immobile jusqu’à en être certain, car lorsqu’elle repartira vers d’autre clients, je me contenterais de rester dans la galerie, regardant et apprenant des choses sur le monde de mes ancêtres.

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Re: Liaison ancestrale - Mer 23 Juil 2014 - 14:51
Un géant. Il était géant. J'eus du mal à me retenir de regarder de bas en haut, tellement sa silhouette montait, encore et encore. C'est sûr qu'avec une taille pareille, la vigueur n'était pas le mot qui le décrivait... Voilà pourquoi il n'avait pas réagi, ou à peine, au fait que ce vase allait littéralement exploser contre le sol. Évidemment, mais l'ignorer à ce point... Je secouai la tête, pour me remettre les idées en place. Il avait l'air d'assumer parfaitement le fait qu'il soit totalement emmanché, et pas très dégourdi. Bon. Çà passera pour cette fois, mais au moindre accident de plus, et il devra sortir. Je ne prendrais pas le risque de casser des œuvres plus chères qu'une maison. Manquerait plus que ça ! Vous imaginez, devoir payer pour une casse ? Alors que l'on devait vendre cette chose ! Non, je ne suis pas d'accord. Le travail des autres doit être respecté, alors même par inadvertance, la moindre casse doit être remboursée. Mais comme dit plus haut, je laisse passer pour cette fois.

« - Excusez-moi, cela n’arrivera plus. Vous pouvez retourner voir les autres clients mademoiselle. »

Calme toi Kath, oui il vient de te dire quoi faire, oui c'est inacceptable mais si, tu vas accepter sans le rembarrer et retourner voir le monsieur qui allait t'acheter un tableau. Tranquillement, sans risquer de perdre une œuvre à cause d'une envie de meurtre. Allez, respire à fonds, on y va.

Je soupirai donc, me détournant, lançant un dernier regard à l'inconnu. Pourquoi je n'avais réussi à l'envoyer paitre ? C'était la première fois que j'avais une panne sèche à ce niveau... Tant pis, je devais retourner m'occuper des clients qui ne casseraient rien. Je n'avais ni l'envie, ni le temps à perdre pour m'attarder sur ce cas. J'avançais, sans courir cette fois, entre les tableaux, les statues, les vases, tout ça quoi. Je retrouvai le client de tout à l'heure, il n'avait pas bougé, et à la vue de son air, je compris rapidement qu'il avait tout regardé, du début à la fin...

"Bon... Revenons à vous... Vous avez une idée de ce que vous cherchez ?"

Et je m'occupai des clients, encore et encore, jusqu'à la fin de l'après-midi. Le moment de la fermeture. Je vendais la dernière oeuvre de la journée. Je m'apprêtais à fermer la porte, puis une chose fit tilt. Il était encore ici. Il n'avait rien acheté, rien regardé. Rien du tout. Pourquoi rester ici ? Une légère appréhension me donna la chaire de poule. Non, je n'avais pas froid...

La seule envie à ce moment, fut qu'il passe la porte comme les autres. Mais, un pré-sentiment me fit comprendre que non, il ne la passerait pas. D'un côté, j'avais légèrement peur de ce qu'il se passerait ensuite, mais de l'autre côté... Je ne sais pas pourquoi, mais qu'il reste me faisait plaisir, ou presque du moins... C'était étrange, vraiment. Je soupirai, comme pour me redonner courage. Pourquoi ? Aucune idée. Tant pis, je verrais bien ce qui adviendrait.
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