Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Quête] Sortir à tout prix.

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[Quête] Sortir à tout prix. - Dim 13 Avr 2014 - 2:00
Encore une journée tout à fait convenable ruinée par l'intervention d'autrui. Voilà qui commençait à devenir une sale habitude.

Quelques heures plus tôt, alors qu'il était occupé à, comme chaque jour, essayer de ne pas faire son travail, et ce de la manière la plus créative possible, un élève vint le trouver pour lui remettre une lettre. Et pas n'importe quelle lettre. Une belle enveloppe officielle, avec un joli sceau bleu et une signature à la fois magnifique et terrifiante: Colombe Siria, directrice de ces lieux et par conséquent, son employeuse.
En temps normal, il aurait simplement accepté la missive, fait mine de l'avoir lue, et balancé celle-ci dans la corbeille la plus proche à l'instant même où son porteur avait quitté la pièce. Mais la...quelque chose lui susurra que ce n'était pas une excellente idée. Une sorte...d'impression, d'être regardé, observé. Inconsciemment, il dirigea la tête vers l'un des bâtiments, regardant les fenêtres une par une. Personne, évidemment. A part les habituelles ombres d'élèves et de professeurs. Une impression, rien de plus. Mais le genre d'impression qu'il comptait bien considérer comme un fait.

L'élève parti, il dépiauta la missive. Et grimaça.
Une fois ôté tout le blabla formel et les pseudo-formules de politesse, le contenu pouvait se résumer de la façon suivante: « Allez me chercher ce bouquin illico à la bibliothèque, sinon... ». Rageant. A quoi cela lui servait-il d'être professeur si cela ne lui permettait même pas d'esquiver ce genre de tâches ingrates ? N'importe quel élève aurait fait l'affaire ! Pas comme si ils étaient occupés de toute façon. Certes, lui non plus, mais il était largement plus occupé à ne pas l'être qu'eux. Et surtout, il en avait le droit. Enfin théoriquement. Peut-être. Peu importe, toujours était-il qu'on l'avait confondu avec un simple garçon de course et que cela lui déplaisait fortement.
Oh bien sûr il avait l'intention d'aller à la bibliothèque, et ce pratiquement depuis son arrivée. Mais ça ? Meilleur moyen de l'en dissuader, voilà tout.

Ce qui ne l'empêcha aucunement de s'y rendre tout de même, par craintes des représailles. Et puis...après tout, il avait en main une parfaite excuse pour se rendre dans cet « étage secret », censé contenir les livres les plus interdits. Même s'il ne voyait pas vraiment ce que Tolstoï avait fait pour mériter tel traitement. Usage de ses œuvres comme armes contondantes ?...Bah. Trop facile.
Lui avait sa propre idée des bouquins qu'il allait pouvoir chercher, et ce en toute impunité. Des classiques prévisibles, par exemple le Nécronomicon, les manuscrits pnakotiques, la liste des comptes bancaires suisses et leur contenu...Et des moins classiques. Comme la liste des morts à Hambourg en 1349. Après tout, c'était LA bibliothèque non ? Elle devait contenir absolument tous les livres ayant ou allant exister. Que demander de plus ?...

...Un moyen de trouver son chemin dans ce foutu labyrinthe.

Des heures entières passées à errer comme un idiot entre les rayonnages, et pas un bureau, pas un tableau d'informations en vue. Des piles et des piles de bouquins, des couvertures non annotées, des rayons complètement disparates, des élèves faisant semblant de lire, des...Une bibliothèque universitaire quoi. A quoi s'attendait-il ? De l'ordre ? Un classement logique ?...
Il se pinça le haut du nez. Il n'avait aucune chance de trouver quoi que ce soit dans cette montagne de papiers et de poussière. Et pourtant, il allait bien falloir qu'il le fasse. Ou au moins qu'il donne l'impression d'avoir essayé. Du calme. Procédons de manière méthodique. Ce qui voulait dire prendre le temps de s'allumer une cigarette, damnées soient les conventions, et essayer de comprendre comment étaient répartis les bouquins dans cette foire au cuir. Ou trouver quelqu'un sachant comment faire. Pas une mauvaise idée ça.
Il regarda autour de lui. Pas grand monde. Et aucune personne avec l'air ne serait-ce que vaguement officiel. Des élèves certes, mais depuis quand est-ce qu'ils étaient au courant de quoi que ce soit ceux la ? A part des meilleurs combines pour sécher sans se faire prendre. Il allait devoir chercher par lui-même de toute évidence.

Par dépit, il changea d'étage. Pas exactement sûr d'où il se trouvait cela dit. Mais vu qu'il n'avait absolument aucune idée d'où pouvait bien se trouver ce qu'il recherchait, cela ne devait pas faire grande différence.
D'un pas las, il se promena entre les rayons. Ici, au moins, les livres avaient des titres. Il en reconnaissait certains, d'autres non. Tous étaient dans la langue de l'Académie cela dit, ce qui était bon signe. Même s'il avait envie de feuilleter le Nécronomicon, cette envie aurait rapidement disparu s'il avait du en profiter pour apprendre l'arabe ancien. Et ne parlons même pas des autres bouquins du genre ayant été écrits dans des langues alien et inconnues.
Une jeune femme à l'air sérieux était attablée dans un coin de la pièce. Il hésita un instant à lui demander « où se trouvaient les pavés à Tolstoï ? » mais il se ravisa au dernier moment. Une étagère un peu différente des autres avait capté son attention. Pas aussi mal rangée, pas aussi poussiéreuse...difficile à expliquer. Elle était juste...pas pareille. Il esquissa un sourire. Si c'était vraiment la le moyen de pénétrer dans cet « étage secret », alors quelqu'un avait lu et retenu sa liste de clichés, sans comprendre qu'il ne s'agissait pas d'exemples à suivre.
Et comme tout bon idiot curieux, il s'en approcha. Après tout, si la missive n'avait pas jugé utile de préciser où était le passage secret, c'est qu'il devait être évident. Et donc pas très secret. Aussi antithétique que cela puisse sembler.

Il tendit la main vers un des bouquins de l'étagère. Rien. Il le tira à lui. Toujours rien.

« Peuvent pas faire comme tout le monde ?... »

Marmonnant pour lui-même, il remis le bouquin en place. Un déclic se fit entendre. Il n'eut même pas le temps de sourire d'un air satisfait alors que le sol s'ouvrait sous ses pieds, emportant avec lui le prof, le bouquin qu'il tenait encore et la moitié de la pièce.

Plusieurs dizaines de mètres plus bas, après une chute qui aurait du lui coûter la moitié de ses os, un grand fracas se fit entendre. Livres, étagère, chaise, occupante de la chaise, table, bouquins...Une vraie brocante. Odeurs de poussière et de moisi incluses.
Il se releva péniblement et chercha sa clope du regard. Un point rougeoyant lui indiqua qu'elle avait survécu à la chute. Deus soit loué. Ou Lucky Strike dans le cas présent. Maintenant, est-ce que la jeune femme de tout à l'heure en avait fait autant ?...
Il alluma son briquet. Pas idéal, mais au moins il voyait quelque chose d'autre que son nez. Et puis d'abord c'était quoi cet accès à la con ? Non, sérieusement, une chute de plusieurs étages pour accéder à un bouquin de Tolstoï ? Pouvaient pas juste mettre un ascenseur ? Ou mieux encore, ranger ça à « T » comme tout le monde ?

Serrant les dents pour ne pas tomber dans une rage incohérente, il marmonna un espèce de « Y'a encore quelqu'un de vivant la dedans ? ».

Ouais...valait mieux. Parce que seul, il n'était pas sorti de ce trou.
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Re: [Quête] Sortir à tout prix. - Lun 25 Aoû 2014 - 17:43
Sortir. Sortir de là. A tout prix. C'était ce qui avait traversé l'esprit de Rain, à peine sa conscience retrouvée. A nouveau, elle s'était réveillée dans ce lit, entre ces murs blancs. C'était devenu un peu trop fréquent à son goût. Cet endroit lui inspirait tellement de mauvais souvenirs, qu'elle ne pouvait supporter d'y demeurer plus de cinq minutes. Alors le temps de récupérer ses affaires, et elle s'attelait à lever les voiles, sans même remarquer que le docteur Doyle était occupée à la sermonner. Personne ne chercha à lui barrer la route. Après tout, ce dont elle souffrait n'était pas de l'ordre des maladies curables. La garder ici ne l'aiderait pas à aller mieux, alors à quoi bon ? Il échappait même à ces prétendus dieux de la médecine de déterminer la vraie nature de ce mal qui la rongeait. Sur qui pouvait-on seulement compter ? Personne de toute évidence.

Était-elle condamnée ? A souffrir, à mourir à petits feux ? Et Enora dans tout ça ? Allait-elle devoir subir cet enfer jusqu'à la fin de sa pauvre petite vie de mortelle ? Deus avait vraiment un drôle sens de l'humour. Qu'importe l'intérêt que pouvait avoir ce genre de... Lien, il aurait pu s'abstenir d'en créer un pour Rain.

— Vieux con.

Portant une main à sa tempe, la jeune femme la massa avec une certaine lassitude, tandis que ses jambes la portaient tant bien que mal vers l'un des rares lieux qui lui plaisaient dans cette académie. Si on ne pouvait compter sur personne, alors autant miser sur les livres, non ? Pour y avoir passé des matinées et des après-midis entiers, ce serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais ce n'était pas comme si elle avait le choix. Pour une fois, ce n'était pas de la culture générale et variée qu'elle venait chercher entre les rayons, mais des informations vitales. Et pour le coup, il y avait deux vies en jeu.

Elle était tranquillement attablée, cette main toujours sur sa tempe qui ne voulait décidément pas retrouver une température normale. Une montagne de livres trônaient à sa gauche. Faute de savoir comment mener des recherches correctement, Rain avait entrepris de vider une à une les rangées du rayon qui l'intéressait. Ça en faisait beaucoup, de lecture. Il fallait rester réaliste, il y avait de fortes chances qu'elle envoie le bordel bouler bien avant d'avoir fini la moitié.

Le parquet grinça sous les pas de quelqu'un en approche. C'était le moment où Deus devait glisser subtilement une aide à la membre du Conseil. Et quelle aide... Un homme d'une trentaine d'années, au visage émacié et au costume froissé, se pointa à la sortie des escaliers. Une odeur de tabac l'accompagnait. Un simple coup d’œil suffit à Rain pour identifier le nouveau venu. L'information enregistrée, elle revint à sa lecture sans prêter la moindre attention supplémentaire à Franz Breitner. Pour autant, ses déplacements ne lui échappaient pas, son instinct étant actif par défaut.

Si elle avait su ce qu'il allait se passer, peut-être qu'elle aurait accordé plus d'attention au professeur de psychologie, peut-être même qu'elle lui aurait proposé de l'aide. Mais Rain n'était pas Madame Soleil et rien ne put empêcher Mr Breitner de toucher aux bouquins de cette étagère spéciale. Un son étouffé, une sorte de déclic, et l'instant d'après le sol s'écroulait. Tous les éléments de la pièce, livres, meubles et humains compris, atterrirent plusieurs mètres plus bas, dans un immense bruit fracassant qui réveillerait bien un sourd.

La pénombre des lieux accueillit Rain lorsqu'elle rouvrit les yeux. La chute avait été douloureuse mais pas mortelle, d'ailleurs, c'était bien pourquoi elle n'avait pas eu le temps de sortir ses Ailes. Assez pour les secouer, mais pas assez pour les briser. Chassant le nuage de poussières qui envahissait tout ce bordel, elle se releva avec précaution, tous sens aux aguets. Il y avait, quelque part dans le coin de la pièce, une personne. Elle captait sa respiration, pas très régulière au vu de la situation et pouvait apercevoir sa silhouette. Visiblement, Franz l'avait accompagnée dans sa chute, et qui sait, il aurait même inauguré l'ouverture du parquet...

Bientôt la voix du professeur s'éleva pour poser une question somme toute normale dans ce genre de circonstances. Quelqu'un. Dans cette pièce. Vivant de préférence car une fois mort, il ne pourrait plus vraiment compter là-dessus.

— Oui, et ce n'est pas grâce à vous.

Méfiance. Franz n'était peut-être a priori pas suspect, mais rien ne le mettait hors cause pour autant. De toute façon, si quelqu'un lui voulait du mal, elle le saurait bien assez tôt. Peut-être aussi que tout cela n'était qu'un accident. En tout cas le plafond venait de se refermer, ce qui ôtait la possibilité de retourner dans la précédente pièce par la voie des airs... à moins de fracasser le plafond en question. Ce qui n'était pas forcément une meilleure idée.

La salle dans laquelle ils venaient de tomber n'était pas ordinaire. Il n'y avait pas besoin d'avoir 180 de QI pour le comprendre. Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait aucune entrée qui permettrait d'y accéder par un autre moyen que par celui auquel ils avaient été de se plier. Aucune porte, aucun accès, rien, ils se trouvaient dans un véritable huit-clos. L'inspection terminée, Rain baissa sa lampe de poche de fortune, à savoir une merveilleuse invention que l'on nomme téléphone portable, et lâcha un soupir qui témoignait de la grande patience qui lui restait.

— Ben tiens.

Ce n'était décidément pas sa journée. Etait-ce ainsi que l'on traite une malade ? Encore un coup de Deus, ça. Eh oui, c'était tellement facile d'accuser un vieux papy endormi incapable de se défendre de ces diffamations. C'était toujours plus réconfortant que de se dire qu'on avait juste une chance de chiottes.




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Re: [Quête] Sortir à tout prix. - Jeu 28 Aoû 2014 - 1:47
Bien, de toute évidence, elle était en vie. Et de mauvaise humeur. Compréhensible. En temps normal, il aurait laissé couler, mais pour le coup, lui non plus n'était pas exactement dans son meilleur jour. Quelque chose à voir avec une chute de plusieurs mètres et une mission stupide pour une directrice trop flemmarde pour bouger ses petits pieds jusqu'à la bibliothèque. Aussi ne se priva t-il pas de cracher, à son tour, son venin.

« Allez dire ça à l'abruti fini qui a eu l'idée d'installer un tel mécanisme, pas à celui qui l'a déclenché. »

...Ah. Ça, il n'avait pas totalement prévu de le dire. Tant pis. De toute façon, de quoi allait-on pouvoir l'accuser ? D'avoir accidentellement activé le pire passage secret de l'histoire des clichés de maison hantée ? D'avoir saccagé toute une salle de la bibliothèque ? D'avoir failli les tuer tous les deux ?...Non, il n'y était définitivement pour rien.
Visiblement, ils étaient tous les deux coincés ici, alors se taper dessus allait bien pouvoir attendre un peu. Ne serait-ce que parce que si elle venait à le tuer, elle allait devoir cohabiter avec son cadavre en putréfaction. Et comme chacun sait, si les macchabées ont cette faculté indéniable à rester silencieux en toute circonstance, ils ont également le défaut, tout aussi indéniable, de ne se conserver très longtemps une fois sortis du réfrigérateur. Tout est une question de choix, au final. Sauver ses oreilles ou ses narines ? Dilemme.

Assis sur une étagère renversée, utilisant un épais volume comme coussin, Franz tira longuement sur sa cigarette, laissant apparaître une lueur rougeoyante là où se trouvait à peu près sa bouche. Comment sortir d'ici ? Pas question d'escalader, ne serait-ce que parce qu'il aurait craché ses poumons avant d'avoir pu grimper 50 centimètres. De toute façon, les murs étaient trop lisses pour n'importe qui ne s'appelant pas Spiderman.
Nah, il devait y avoir un moyen. Ne serait-ce que parce que la lettre indiquait que le passage menait quelque part où se trouvaient divers bouquins soi-disant dangereux ou importants. Ici...il n'y avait rien à part ceux qu'il avait involontairement importés. Ou peut-être qu'il se plantait totalement et que ce passage n'avait strictement rien à voir avec celui mentionné plus haut. Comment savoir, avec une architecture aussi consciemment malveillante ?
Ne restait qu'une solution. Engager la conversation. Deux cerveaux valaient mieux qu'un, et de toute façon, la situation était telle qu'on ne pourrait lui reprocher de ne pas passer par la case « pluie, gosses, femme et boulot ».

Prenant son courage à deux mains, Franz inspira longuement et tendit son paquet de cigarettes à Rain. Pas une si mauvaise manière de briser la glace, le coup de la clope. Et puis, ça allait peut-être la détendre un peu. Ou du moins l'empêcher de s'énerver, et par conséquent, lui éviter de servir de cible, car comme chacun sait, lorsqu'on est sur les nerfs, la simple présence d'un autre être vivant suffit à nous faire passer en mode attaque.

« Vous en voulez une ? »

Ton traînant, las, endormi...c'était pas si mal. Il avait au moins réussi à totalement effacer le sarcasme d'il y a quelque minutes. De toute façon, ce n'était pas vraiment le moment de se montrer optimiste ou particulièrement enjoué. A moins que la jeune femme ne sache comment sortir de la, ce qui n'était de toute évidence pas le cas. Il n'avait, d'ailleurs, même pas songé à le lui demander. Pourquoi se serait-elle amusée à inspecter la pièce si c'était le cas ? Vérifier que la chute n'avait pas abîmé les fresques non-existantes ?...Non, cela n'aurait servi qu'à l'irriter davantage. D'ailleurs, il se serait probablement irrité lui-même s'il en était venu à parler de telles évidences.
Lui demander son nom ?...A moins que cela ne soit un mot de passe pour ouvrir une porte dérobée, cela n'avait, la encore, aucun intérêt.
Finalement...même au niveau de la discussion, ils étaient piégés. Que dire ? Que faire ?...Même question, après tout. Et la pire réponse, c'était celle qui consistait à se regarder en chiens de faïence, paralysés par la peur de se planter. L'un des deux allait devoir se lancer, et tant qu'à faire, autant que cela soit lui, cela lui donnerait au moins l'impression de ne pas être complètement inepte.

« J'ai un crayon de papier, un briquet, 9 cigarettes et aucun pouvoir susceptible de nous aider à sortir. Quelque chose de votre côté ? »

Autant jouer cartes sur table. Pas la peine d'essayer d'impressionner qui que ce soit en jouant au deus ex machina. Cela ne marchait que dans les mauvais films, de toute façon.
Il marqua une petite pause. Quelque chose n'était pas logique avec sa démarche.

« ...Oubliez ce que je viens de dire. Mauvaise méthode. On devrait plutôt tabler sur une sortie ne dépendant pas de nos ressources personnelles. Certes, ceux qui ont créé ce repaire de tarés sont probablement fous à lier, mais pas au point de construire un piège mortel accessible à n'importe qui, n'est-ce pas ?... »

C'était, en tout cas, la réponse rationnelle à une situation qui ne semblait pas l'être. Jusqu'ici, tout lui avait prouvé que la raison était morte en même temps que lui, mais...non, il devait s'être trompé. Il devait y avoir des règles, fixes, qu'il allait pouvoir apprendre et exploiter. Tout ne pouvait pas simplement reposer sur le bon vouloir de quelques lunatiques pseudo-divins ou sur le pur hasard. Et si cela devait être le cas, alors peut-être qu'il valait mieux qu'il reste ici, dans ce trou, à contempler le plafond en rêvant d'une solution qui n'allait jamais arriver. Au moins, il y avait une certaine poésie la dedans, pas comme dehors.

Quelle piètre consolation.
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Re: [Quête] Sortir à tout prix. - Lun 29 Sep 2014 - 6:44
Avec la pénombre qui les entourait, la moindre source de lumière n'aurait pas échappé à leurs yeux. Dans ce huit-clos isolé du monde extérieur, le moindre bruit, le moindre mouvement était perceptible par leurs sens. Après avoir constaté qu'il n'y avait ni faille, ni entrée dans les murs de la pièce où ils venaient d'atterrir, Rain se tourna vers la provenance des bruissements derrière elle. L'homme qui allait lui tenir compagnie, sans doute pour les heures à venir (le moins possible, ça l'arrangerait) tira de sa veste un objet caché par l'obscurité ambiante. Par réflexe, la jeune femme avait braqué son téléphone sur ledit objet, histoire d'à la fois pouvoir l'examiner et à la fois aveugler son potentiel adversaire. Paranoïaque ? Simplement rationnelle. Tant qu'elle n'aurait pas de certitude, la méfiance était et serait toujours de mise.

Sa main vint saisir le paquet de cigarettes tendu par monsieur Breitner, qui lui en avait gentiment proposée une. Le pauvre avait de quoi se dire que le dicton « tends ta main et on te prendra le bras en entier » était en train de prendre forme, mais il n'en était en réalité rien, car Rain n'avait aucunement l'intention de s'enfiler tout un paquet de clopes. Après l'avoir examinée sous tous les angles, elle porta l'emballage au niveau de son nez et renifla un petit coup. L'odeur était irritante, c'était acide, amer... pire que la volute de fumée que ces tubes dégageaient une fois allumées.

— Je n'ai jamais saisi l'intérêt de cet accessoire.

Ce fut l'unique commentaire qu'elle lâcha avant de lancer le paquet dans la direction de Franz, qui avait intérêt à avoir de bons yeux pour le rattraper en plein vol. Elle alla ensuite se poser sur une armoire allongée, observant fixement son compagnon d'infortune tout en réfléchissant. Qu'est-ce que cette pièce ? À quoi pouvait-elle servir ? Pourquoi était-elle là ? Pourquoi étaient-ils là ? Comment sortir d'ici ? De toute évidence, le professeur qu'elle avait en face d'elle se posait les mêmes questions. Il avait au moins la décence de le faire en silence, il ne manquerait plus qu'il fusse un véritable moulin à paroles pour que Rain se sente obligée d'achever cet unique potentiel allié.

C'était d'ailleurs une scène assez curieuse à observer de l'extérieur. Deux personnages pris au piège dans une pièce cachée, tous deux étaient soucieux de leur sort mais aucun ne se laissait gagner par la panique. Le silence pesant ne semblait pas les déranger d'outre mesure, chacun réfléchissant dans son coin, utilisant avec sagesse l'oxygène et leur salive. C'était assez rarissime chez un humain. Ceux de cette race, guidés par leurs émotions, avaient bien trop tendance à s'imposer au gré des autres. Cette fois, c'était différent.

La bouche scellée, Rain écouta le professeur Breitner lui faire un rapide topo concernant la situation de son côté. Rien de salvateur évidemment, sinon ce serait trop facile. Que pouvait-elle bien faire avec ce que cet homme lui proposait ? Bonne question. Allaient-ils devoir se résoudre à se la jouer MacGyver ? Ou plutôt se résigner et déprimer roulés en boule dans un coin ?

Quelle plaie.

— Ne pas dépendre de nos ressources personnelles... Désolée, mais j'agis uniquement sur des bases concrètes. Et la seule chose dont je suis sûre actuellement, ce sont mes propres capacités.

Rain n'était peut-être pas dépourvue d'intelligence, mais il ne fallait pas négliger qu'à la base, elle avait été créée pour obéir et non pour diriger. Si depuis quelque temps elle avait appris à prendre les initiatives, à réfléchir par elle-même, dès qu'il s'agissait de s'éloigner de ce qu'elle savait faire depuis toujours, c'était la catastrophe. Alors à moins que Franz eusse une idée géniale à lui proposer et surtout qu'il trouvât les bons arguments pour la convaincre, la membre du Conseil serait plus apte à utiliser la manière forte que de réfléchir pendant des heures sur le sens de la vie et ce qui les avait conduits ici.

— Aucune entrée, aucune faille. À en déduire par l'état des lieux, la pièce n'était pas vide avant notre arrivée, mais n'était pas éclairée pour autant. Elle était donc à la fois protégée et laissée à l'abandon. Un dépôt peut-être ?

Protégée, uniquement par sa cachette ou également par magie ? Il n'y avait pas vraiment moyen de le savoir autrement qu'en testant la chose car vraisemblablement, aucun d'entre eux ne possédait un quelconque pouvoir de détection. Se relevant de son perchoir, Rain se planta devant l'un des murs et passa ses doigts sur la surface couverte de tapisserie dont elle ne pourrait admirer les motifs même s'ils avaient été éclairés, faute de posséder une quelconque capacité à considérer quelque chose comme étant beau.

Refermant sa main en un poing, elle frappa à plusieurs reprises le mur, l'oreille attentive. Un bruit sourd laissa entendre qu'il était plus épais que ce qu'ils pourraient espérer. Ils n'étaient de toute évidence pas enfermés dans une boîte en carton, mais ces murs, aussi épais fussent-ils, pourraient-ils résister à un coup de poing amplifié par le Contrôle des Limites ? Et... question que se poseraient tous les rationnels, son poing résisterait-il au choc ? Car c'était bien beau de posséder une force titanesque et des muscles en béton, ses phalanges éclateraient comme des brindilles si elle faisait n'importe quoi avec.

— Si cette salle est protégée par la magie, nous le saurons bien assez tôt.

Déjà, des picotements se faisaient sentir sous sa peau. Son pouvoir divin commençait à faire surface, sans pour autant qu'il ne fusse déjà activé. Si elle réussissait à créer un poing de sang suffisamment grand et solide, si son état le lui permettait, alors il y aurait sans doute une chance de sortir d'ici. Peut-être qu'elle était en tain de faire une grosse bêtise, peut-être que la salle était truffée de pièges... mais Rain avait été programmée pour ne jamais reculer, pas même devant un danger mortel, tout cela pour pouvoir accomplir son rôle jusqu'au bout, alors devant des hypothèses... Il y avait actuellement trop de suppositions dans leurs discours. Quelque confirmation ne ferait pas de mal.

Et actuellement, leur seul moyen d'avoir le cœur net concernant le supposé danger, c'était d'aller à son encontre.




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Re: [Quête] Sortir à tout prix. - Sam 16 Mai 2015 - 18:38

Tandis que Franz fumait ses 9 cigarettes en même temps et finissait étouffé (la radioactivité du tabac ayant probablement fait pousser des tentacules dans son corps), Rain frappa si fort dans le mur qu’elle s’explosa le poignet. Les deux protagonistes restèrent enfermés dans cette pièce et furent petit à petit oubliés…

Pardon, c’est toujours difficile d’imaginer la suite de RP non terminés ! La base était posée, même si l’intrigue n’était pas encore totalement lancée. Des souterrains, des donjons, des rats géants… pour deux professeurs, ça aurait été une partie de plaisir. L’intervention d’un certain Ali Baba les aurait peut-être sauvés, qui sait.

Pas assez long pour d'autres commentaires, l'orthographe/conjugaison étaient bons... juste, finissez-mieux la prochaine fois, c'est tout ce que l'on peut demander !

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