Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Tic, Toc, On the Clock....

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Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 15:17
Hum, ça c'est la belle vie. Simplement allongée au soleil, à l'abri de tous les enquiquineurs du monde et des abrutis d'apprentis pas foutus d'aligner deux pas sans se casser un ongle. Non mais vous y croyez sérieusement? J'en ai eu une comme ça. Mindy ou un truc du genre. Enfin, une blondasse certes bien gaulée mais avec autant de matière grise dans le ciboulot qu'une huitre flambée à l'armagnac. Le zéro absolu doit ressembler de près au néant qui sépare ses deux oreilles. Enfin, maintenant, elle ne viendra plus me faire chier pour une connerie de ce genre, je pense qu'elle a retenu la leçon. C'est jouissif finalement ce poste. Oui, je me suis permis de la tuer, sans autre forme de procès, histoire qu'elle réalise un peu la réalité de la vie et comme ça en plus, elle ne sera pas venue pour rien. Je remplis mes quotas mine de rien, même si le force un peu.

Enfin, après mon coup d'éclat, j'ai délaissé mon poste en donnant le relai, et donc toutes les emmerdes à gérer, à ma chère assistante avant d'aller profiter de cette superbe journée ensoleillée. Mais d'abord, trouvé le lieu idéal pour faire bronzette en toute tranquillité tout en gardant un œil sur ce qu'il se passe aux alentours. Oui, j'aime tout savoir, une vraie commère. Et j'assume pleinement mes travers, sachant que de toute façon je les ai tous, autant les tourner à mon avantage. Et j'ai trouvé le perchoir parfait, le lieu de villégiature juste à ma mesure: les toits de l'horloge de la Deus. Personne n'ira m'y chercher et puis, en tant que chat, personne ne m'y verra.

Un passage par mon coffre dimensionnel, ma quatrième maison en fait avec ma chambre, mon lit perso à l'infirmerie et ma place dans la chambre d'Haridelle, et me voilà ressorti sous forme de ravissant félin inoffensif. Je m'étire, baille, me promène un peu avant de commencer mon ascension. Un peu d'équilibre et me voilà qui me faufile tout à mon aise jusqu'à mon objectif. Bon, un détour pour chopper un malheureux piaf de passage, eh oui j'avais un petit creux et puis, sentir le cœur cesser de battre sous mon assaut fatal, c'est un pur délice. Je termine mon encas, n'en laissant que quelques plumes et os épars et hop, me voilà allongée de tout mon long sur les tuiles chauffées par les rayons de l'astre diurne.

Mawrr, ça c'est le pied. La belle vie, il n’y a rien à dire. Manquerait un bon bol de lait et ce serait parfait. Enfin, ça me donnera une raison de redescendre un jour. D'abord une bonne grosse sieste de feignasse, comme je sais si bien les faire. Y a que ça de vrai après un casse-croute volant. Et puis, un petit étirement et passage en positon sphinx pour observation attentive des lieux. J'ai une vue ultra dégagée, c'est optimal. Faites gaffe à vos culs mes chéris, je sais tout et je vois tout, hihihi. Tiens, c'est quoi ça là-bas? Un détail attire mon attention. En soi, ça n'a rien d'exceptionnel, une silhouette humaine mais celle-là, il y a un truc quand même qui me chiffonne. Alors, je la garde à l'œil.

Nan mais sérieusement, il sort d'où celui-là? En provenance direct du monde de Gulliver, je vous présente le Géant paumé. En tout cas, à errer comme ça, on dirait vraiment que c'est le cas. Par contre, il a plutôt la classe en costard comme ça. Toute mon attention est à présent tournée vers lui. Les petits fugueurs et autres criminels de bas étages qui tentent de taguer un mur, je pourrais en faire mon petit déjeuner un autre jour. Lui, je le veux. Tout de suite et maintenant. Prochaine proie repérée. Fini la farniente, il est temps de reprendre du service. Dernière vérification de sa trajectoire, calcul en cours... Parfaitement faisable. Alors c'est parti. TAÏAUT!!!

Je m'élance et déjà, je sens le vent fouetter mon pelage et mes moustaches tandis que j'entame ma chute toute calculée sur ce cher géant. Attention, regroupement des membres, miaulement calme mais franc de prévention, histoire de voir son temps de réflexe. Fin du compte à rebours. Impact dans 3, 2, 1...


Dernière édition par Nelsha Tadjük le Jeu 10 Avr 2014 - 19:17, édité 1 fois
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 15:59
Assis dans ma chambre, les pieds dans mes pantoufles bien chaude et douces, j’étais en train de ne rien faire sur mon énorme lit. Il avait été fait sur mesure pour moi. Je me dis que pasfois, j’avais eu quelques privilèges. Même si j’étais désormais professeur de nécromancie et scellé, j’avais eu le droit aux honneurs dans ma déchéance. Je me dis que, quand même, j’avais eu de la chance… un peu, non ?

Finissant enfin d’enfiler ma tenue en terminant par mes chaussures de pointure 55, je soupirai. Il fallait que je continue ce que j’avais commencé ces derniers jours, mais il fallait aussi que je me ménage : Je n’avais presque pas dormi cette semaine et cela commençait à se sentir. Les yeux cernés, je devais sans doute faire peine à voir.

Je me décidai enfin à me relever avec peine et me dirigeai vers ma porte de chambre. Cette porte était trop petite pour me laisser passer, mais j’imagine qu’une porte plus grande aurait juré avec les autres. Je la passai sans plus de fioritures et la verrouillai juste après ma sortie. Je n’avais pas envie qu’on vienne fouiller dans mes affaires en mon absence. Oui, j’avais des choses à cacher, et pas qu’un peu.

Je me dirigeais vers mon lieu de repos favori, la place de l’horloge. Cet endroit était vraiment reposant, unique en son genre. Je passai avant à la cafétéria pour prendre une brique de lait au cuistot et lui demandai même un verre. Je ne suis pas un porc qui boit à la bouteille et qui en plus risque de s’en mettre partout. Une fois ravitaillé, je marchai en direction de mon lieu de repos. Les bancs situés au pied de l’horloge ne sont peut-être pas très grands, mais ils sont suffisants pour faire ce que je voulais faire.

Une fois dehors, je titubai un peu. J’avais vraiment, vraiment besoin de repos. Si je ne me posais pas immédiatement, j’allais tomber de toute ma hauteur. Je m’avançai donc lentement vers le banc le plus proche. Plus je me rapprochais et plus je fatiguais. Le soleil qui tapait sur ma tête n’était visiblement pas là pour m’aider. Cinq mètres… quatre mètres, j’y étais presque. Je pourrais bientôt boire mon lait froid et gagner cette parcelle de repos qui m’attendait.

Un miaulement. Comment ? Il y avait un chat pas loin… directement dans mes bras, que j’eus beaucoup de mal à rattraper comme j’avais les mains occupées et les réflexes diminués. Je m’installai sur le blanc et déposai le chat sur le banc à côté de moi.

« Salut à toi, petit minou. Ou minouche, je ne sais pas, en fin de compte. Tu veux du lait ? »

Je posai mon verre juste à côté de moi et j’entrepris de vider une partie de la bouteille pour remplir le verre. C’était un vraiment grand verre, parce que je l’avais pris exprès pour ne pas être embêté. Cet animal avait l’air vraiment petit comparé à mon grand corps. J’ignorai ces futiles pensées pour me concentrer sur le service du chat que j’avais en face de moi, sur le banc. À y réfléchir, j’étais peut-être pas près de me reposer, finalement. Mais j’étais assis, c’était le principal.
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 18:56
Et admirez-moi un peu ce travail. Même avec les bras pris et visiblement la tête dans le cul pour coller au plus proche de la réalité, parce que sérieusement dans le mode zombie là il se pose bien, me voilà atterris exactement là où je l'avais prévue. Et sans une égratignure. À peine une mini poussée d'adrénaline. La prochaine, je devrais refaire la même mais en sautant de plus haut, ce sera bien plus drôle. Mais avant de passer à une autre fois, déjà s'occuper de maintenant. Pour le moment, je me laisse porter tandis que mon perchoir du moment me dépose gentiment sur un banc avant de s'asseoir à côté. Enfin, avant de se laisser tomber dessus serait plus exact. Je n’aimerais pas être à la place du banc, il doit faire son poids l'animal, rien que proportionnellement à sa taille. Et oui, ça titille ma curiosité.

« Salut à toi, petit minou. Ou minouche, je ne sais pas, en fin de compte. Tu veux du lait ? »

Minouche? Il sort d'où celui-là, non mais sérieusement. En plus d'être archi démodé, franchement, il n’aurait pas pu trouver plus moche? Bon, je veux bien reconnaitre qu’il n’a vraiment pas les neurones assez secoués pour aligner deux idées cohérentes mais quand même. Mais bon, il se rattrape bien sur ce coup-là. Depuis quand les géants se promènent avec des briques de lait dans les bras? Ça par contre, c'est une nouvelle intéressante et qui mérite plus de recherche. Pour le coup, je commence par l'observer de mon ravissant petit minois d'adorable boule de poil tandis que je le vois versé une partie de la boisson lactée dans le verre à mon intention. Oh, c’est mignon, un vrai copain des chats. Une Hari au masculin? Ça reste à voir.

Enfin, je le laisse faire avant de laisser mon instinct purement animal reprendre le dessus. Je renifle un coup, y trempe à peine le bout de la langue, pour m'assurer que tout est en ordre. Nan, je ne suis pas parano, loin de là, mais l'expérience m'a prouvée que prudence est mère de sureté. Et même si j'adore me créer des ennuis, je ne le fais jamais sans m'être ménagé avant une bonne dizaine de portes de sortie. Bon, tout est en ordre alors, banzaï! Non, je me tiens bien mais je ne me gêne pas pour descendre mon verre du coup. J'ai piqué la part du géant? Rien à foutre. Il me l'a offert après tout, il assume. Et comme je suis d'humeur généreuse suite à ce présent et au bon matelas d’atterrissage qu'il a été, je me permets même de ronronner doucement. Et oui, je suis une sale bête mais je sais me faire apprécier. Manipulation quand tu nous tiens.

Une fois mon encas terminé - ça va bien avec le piaf de tout à l'heure en plus, une parfaite aubaine -, je viens me rapprocher du géant. La vache, je plains la bonne femme qui l'a fait naitre si déjà à l'époque il avait ces proportions-là. En même temps, c'est marrant. je suis en gros aussi grande que sa main comme ça. J'avance lentement, je miaule, je penche la tête sur le côté. Les mimiques parfaites du pauvre petit chat curieux et qui s'ennuie tout seul. Vu le nombre de neurones en état de marche qu'il doit posséder pour l'instant, je vais lui éviter le coup du chat qui parle. Le temps qu'il émerge. Et puis, plus la blague durera, plus la fin de la supercherie sera drôle. Maintenant, voyons voir comment il va réagir.

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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 19:42
Affalé sur le banc –ou presque, un peu de tenue, que diantre, même si c’était très difficile- je regardai l’animal d’un air amusé. Ayant déposé mon verre pour qu’il puisse boire, je le regardai prendre la décision de boire le lait avec une certaine et indicible impatience. J’aimais bien les animaux, surtout les petits comme les chats. Je me surpris à sourire faiblement, chose qui ne m’était pas arrivé depuis des temps et des temps. Mais avec le visage que je devais avoir, ce n’était pas la meilleure réaction à avoir. J’aurai pu jouer dans un film post-apocalyptique miteux, ça n’aurait pas été étrange.

Le chat, ou la chatte, je ne savais pas encore, s’approcha du verre avant de le renifler. J’en profitais pour me calquer le visage, avec ma si grande main droite afin de tenir un peu plus longtemps. On aurait pu croire, à cet instant, que moins de 1% de mon cerveau était actif désormais. Le félin se mit alors à boire à grandes lampées tout le contenu du verre. C’est qu’il avait soif ! Me dis-je, trop fatigué pour pouvoir le dire à voix haute réellement. À le voir finir complètement le verre, je me dis que peut-être un deuxième verre n’aurait pas été de trop. Ce n’était pas important, je m’endormais sur place, luttant pour laisser mes yeux ouverts et prendre conscience que le chat commençait légèrement à ronronner.

Avec ce doux bruit, j’avais encore plus de mal à lutter et je me rattrapai lorsque ma tête commença à descendre toute seule. Je fus presque réveillé à cause de cela et aussi, je m’étais aussi un peu fait mal au cou. À cause de la secousse. Alors je me massai la nuque tandis que j’entendis mon compagnon du moment miauler. C’était trop mignon. C’était un chat, c’est tout ce qu’il fallait dire pour comprendre mon état. Ça et la fatigue omniprésente.

Je tournai la tête vers le petit animal gris à côté de moi et lui sourit avec le plus de force possible, c’est-à-dire faiblement. Peut-être même qu’il ne le verrait pas. Peut-être même qu’il s’en fout, c’est un chat, après tout, tout ce qui était humain lui passait largement au-dessus. Parfois, je me disais qu’être un chat, ça pouvait être bien.

Comme j’aime les chats, je ne peux pas m’empêcher de vouloir les caresser. Mais pas contre gré ! Je suis un homme respectable, moi. J’invitai le fier félin à se placer sur mes cuisses afin de lui donner des caresses. Il n’était pas obligé de le faire. Mais jamais ça ne m’aurait traversé l’esprit à ce moment-là qu’il pourrait simplement être attiré par le fait que je frappais doucement ma cuisse pour l’inviter à monter et qu’il n’aurait sûrement pas envie que je le caresse. Tant pis, la réflexion, ça sera pour une autre fois. C’est donc en continuant de tapoter ma jambe que je regardais d’un air presque imbécile le chat bouger. Peut-être comprendrait-il ? Sûrement, les chats sont intelligents.

« Tu viens ? »

Lui dis-je tout de même, juste pour appuyer ma pensée et me comporter comme un humain lambda face à un chat. Comprendre par-là que je m’adressais à un chat comme à un humain alors que celui-ci m’ayant jamais vu, il ne pourrait ni avoir enregistré ma voix, ni comprendre ce que je voulais mieux qu’avec les mouvements.

Soudain, la fatigue me tirailla à nouveau, et je lutai pour ne pas bailler. Les bâillements ne sont pas très dignes. Mais je mis tout de même la main qui ne tapotais pas devant ma bouche, simple savoir vivre.
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 20:43
Le pauvre. Pour un peu, il me ferait presque de la peine. Entre sa stature ultra imposante et l'espèce de manque de sommeil qui le rend plus amorphe qu'un groupe d'étudiant au sortir d'un amphi de 3 heures sur les différents modes de reproduction des crevettes d’Amérique dans les eaux océanienne, je finis par croire qu'il va réellement s'endormir sur place. D'ailleurs, l'inclinaison de sa tête penchait sérieusement dans le sens de mon idée avant qu'il ne la relève brutalement. Ça doit faire mal ça, surtout au vue de sa grimace qui n'arrange déjà pas son air de cadavre tout juste sorti de sa fosse, les odeurs en moins. Remarque, c'est un point non négligeable ce genre de détails, mine de rien.

Le voilà qui se met à tapoter sa cuisse. Bien, les signaux arrivent encore à monter au cerveau, c'est bon signe. Et la coordination fonctionne également. Avec un peu de chance, il ne s'endormira pas tout de suite. Du moins, pas avant que j'ai eu mon quota de repos en évitant que cette grande perche me tombe dessus. Je ne voudrais pas avoir à soulever cette montagne, j'ai d'autres chats à fouetter, si vous me passez l'expression. Remarque, que vous me la passiez ou pas, je vous emmerde donc au final c'est pareil. Rho, quel vilain langage dans une si jolie bouche, je devrais me donner une tape sur la patte pour me punir tiens.

« Tu viens ? »

Mais oui, je viens, je viens. Mais laisse-moi le plaisir de me faire désirer. Le plaisir n'en sera meilleur pour toi comme pour moi mon chéri. A ces hommes, il faut toujours tout leur apprendre. Et même sous forme féline, je suis capable de les éduquer, si ce n’est pas du professionnalisme ça madame, je vous demande ce que c'est. Je saute avec grâce et agilité sur les jambes imposantes du géant. Première découverte sympa, c'est rien que du muscle. Et j'ai toute la place pour moi toute seule, mieux qu'un lit deux places dit donc. Mawrr, ça c'est le pied, je sens que je vais me plaire ici. Je ne me fais pas prier, je fais le tour une fois, puis deux, histoire de repérer les points les plus moelleux, pas question que je boude mon plaisir, et je me roule en boule dans un miaulement satisfait.

Ma tête qui se tourne vers lui, nouvel appel vocal trop adorable pour qu'on y résiste et je tends légèrement le cou. Oui, je le sais, tu en meurs d'envie de venir promener tes doigts dans ma fourrure douce et soyeuse (ceux qui y voit des connotations... vous avez bien raison, faites-vous des films, c'est encore meilleur comme ça) tandis que moi, je profite outrageusement de tes caresses et de tes attentions à mon égards. Mesdemoiselles, vous voulez vous garder un homme? Devenez chatte et ils seront tous à vos pieds, c'est moi qui vous le dit. Allez, un léger ronronnement pour coller à l'ambiance et maintenant, il est entièrement sous mon contrôle. Ah, ce que je peux m'aimer. Et merci, mes chevilles vont très bien.

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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 10 Avr 2014 - 21:26
Après quelques secondes de pseudo-hésitation, le félin me grimpa sur les cuisses avec toute la grâce que l’on accorde habituellement à ces animaux. C’était vraiment rigolo de voir que les chats étaient capables de comprendre certains mouvements humains. Comme s’ils avaient l’instinct pour être apprécié de ceux-ci. Cela devrait être l’objet d’un cours particulier, il y avait là une piste à creuser, il me semblait. Une fois l’animal bien installé, il me signifia qu’il attendait des « crouche-crouches » comme on aurait l’habitude de dire en langage enfantin.

Sans vraiment attendre, je m’exécutai. Soulevant la main la plus proche et la moins fatiguée, je plaçai mes doigts dans le pelage tout doux du chat et les agitai doucement pour lui procurer ce qu’il désirait. Je… Je n’ai aucune résistance sur les chats, c’était fou. Avec leur petite bouille, leurs miaulements attendrissants et leurs ronronnements agréables à l’oreille, ils n’avaient rien pour être détestables. Sauf chez les allergiques, évidemment.

Continuant de gratter, je penchai ma tête en arrière pour me reposer un peu et pour ne pas effrayer le félin en lui tombant dessus en cas d’endormissement. Je pourrais rester là longtemps, occupé par le chat hypnotique. Les chats sont magiques, c’était une évidence.

« Bon sang. Je suis exténué. Hein, le chat, c’est vrai ? »

Parvins-je à articuler, comme s’il comprenait ce que je disais, qu’il allait comprendre ce que je voulais dire par-là et qu’il allait me répondre, non mais franchement. C’était une phrase complètement débile, inutile et qui me ferait passer pour un idiot auprès d’une quelconque tierce personne qui m’aurait entendu. Je repris mes mouvements de doigts dans le pelage et soupira avant d’avouer :

« Non, mais sérieusement, tu m’as entendu ? Ne fais pas attention, va. Je suis trop fatigué. »

Puis, je jetai un œil sur la bouteille de lait à moitié vide que j’avais laissé sur le côté. Puis, sans que je m’y attende réellement, j’arrêtais progressivement mes papouilles, je m’endormais sur le banc avec l’animal. Exactement, comme un vieux. Je n’avais carrément plus la force de résister. Parti comme c’était parti, j’allais juste dormir en plein milieu de la place de l’horloge. Qu’allaient penser les élèves d’un professeur affalé sur un banc ? Rien, ils ne me connaissaient pas, de toute manière.

Après quelques secondes de végétation, j’eus un sursaut. La première chose que je fis après fut de m’assurer que je n’avais pas catapulté le chat dans les airs, même si c’était impossible.
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Ven 11 Avr 2014 - 9:43
Je l'aime bien celui-là. Docile et intelligent, il comprend très bien ce que j'attends de lui. Et ce malgré son cerveau visiblement plus embrumé que le soleil de l’Himalaya par un jour très nuageux. Enfin, après, ce qu'il fait de ces jours et de ces nuits n'est nullement mon souci, du moment que moi j'ai mon quota de caresses. Avec le verre de lait en prime, je n’ai pas à me plaindre. Et dire que je trouvais que l'Enfer c'était le pied à l'époque, finalement, la Deus c'est pas mal non plus dans son genre. Bon, c'est une simple question d’adaptation mais je suis du genre à très bien me débrouiller à ce jeu-là. Je ne bronche pas tandis que le géant s'affale légèrement en arrière. Bonne idée ça, comme ça s'il lui prend l'idée de s'endormir, il ne me tombera pas sur le coin du nez. Je suis bien installée moi, je n’ai pas envie de me déplacer pour le moment.

« Bon sang. Je suis exténué. Hein, le chat, c’est vrai ? »

Je tourne mon regard vairon vers lui, avec un léger sourire. Je ne pense pas qu'il va le voir mais clairement, tout mon être lui hurle que là, il est même vraiment plus qu'à la ramasse. Mais bon, ce n’est pas mon rôle d'aller le border en lui chantant une berceuse pour qu'il fasse de beaux rêves. Par contre, s'il ne sait plus joindre caresses et paroles, là je vais finir par le bouder. Ah, c'est bien, il a compris tout seul visiblement. Grand garçon, va!

« Non, mais sérieusement, tu m’as entendu ? Ne fais pas attention, va. Je suis trop fatigué. »

Je plussoie, mon chéri, tu es sérieusement à côté de tes pompes. Et vu ta pointure, ça doit pas être de tout repos. Mais bon, c'est sans doute aussi un peu de ta faute. En même temps, ce n’est pas mon problème. Je sens cependant les papouilles sur mon dos qui se font moins régulières, moins franches. Mais c'est qu'il va vraiment finir par s'endormir ici. Eh bah, au moins j'aurais un matelas sympa pour finir ma sieste digestive. Après tout, installée ici, personne ne viendra me faire chier, il va faire office de bouclier contre les emmerdeurs même en dormant. J'ai bien choisi ma proie du moment décidément.

Un léger sursaut de sa part. Ah, il dort plus. Enfin si mais bon, pas besoin de vous faire un dessin. Bon, est-ce que je joue vraiment ma minette sage et mon chaton docile ou est-ce que je finis par lâcher les quelques mots qui me brulent les lèvres? Parce que là sérieux, ça pourrait être marrant. Il est trop à moitié dans les vapes pour vraiment réaliser et je suis certaine que je pourrais lui faire croire que tout ça n'est que le fruit de son imagination et de son cerveau fatigué. Oh oui, c'est vraiment trop tentant. C'est définitif, je ne sais pas rester sage.

"- Vu ton état, tu serais mieux à roupiller tranquillement dans ton pieu qu'à tenter vainement de chasser Morphée qui semble bien déterminé à te coller aux basques. Tu ne crois pas?"

Je n'ai pas bronché, toujours aussi neutre et dans mon apparence féline simple et toute mignonne. Alors, comment vas-tu réagir, monsieur le géant?

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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Ven 11 Avr 2014 - 12:39
Apparemment non, le chat n’avait pas été propulsé par mon sursaut. Sûrement que celui-ci avait été moins violent que ce que je n’avais ressenti. C’était comme si… oui, comme si j’étais tombé sur le banc de toute ma hauteur, le mal de dos en moins. Je constatais que l’animal qui se reposais sur mes genoux était encore là, donc, et me dit qu’il avait dû se demander ce qu’il se passait. Complètement lessivé, je posai mon regard dans celui du chat. Un œil vert et un œil bleu, ce n’était pas banal.

Soudain, j’entendis une voix. Une voix qui me suggérait d’aller dormir dans mon lit au lieu de végéter sur ce banc. Elle parlait de Morphée et de basques. Je n’ai pas tout compris, étant trop fatigué, mais je sais une chose : J’ai des hallucinations auditives. Ça ne devait être que ça, étant donné mon état de fatigue avancée. Je regardais distraitement aux alentours avec mon visage de déterré pour voir si la source n’était pas quelque part dans les environs, on ne savait jamais. Je décidais d’en parler au chat :

« Eh bien, le chat, voilà que j’entends une voix. À en juger par ta tête, je dirai que je suis le seul à avoir entendu. Ce n’est pas grave, alors »

Sur ces mots, je repris mes gratouilles sur l’ensemble du corps du félin. Ce sursaut et cette voix m’ayant coupé une partie de l’envie de dormir.

Par contre, je me demandais des choses. Comme pourquoi la voix avait opté pour un langage aussi familier, ainsi que ceci : Pourquoi une voix de femme ? Je veux dire, je suis un homme, je devrais entendre ma propre voix en hallucination auditive, non ? À moins, bien sûr, que cela ne fonctionnait pas du tout comme cela. Je me devais d’avouer que je n’y connaissais rien du tout en multiples personnalités et en voix intérieures.

Toujours était-il que, comme un parfait idiot, je continuais de chercher la source de la voix, comme si j’allais la trouver. Je l’avais entendue sur ma gauche… enfin, je crois, je ne savais déjà plus. Mais bon, je me disais que je finirai bien par la trouver, foi de moi !
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Ven 11 Avr 2014 - 13:12
Bon, premier bon signe, il m'a entendu. Il lui reste donc assez de matière grise pour faire le lien entre des mots et leur compréhension. Enfin, savoir s'il a compris sera un autre problème. Au moins, il réagit comme un humain lambda. Il cherche quoi. Partout sauf là où je me trouve, bien évidemment. Vous voulez jouer à chat, laissez-moi vous donner la meilleure des cachettes. Restez toujours au plus près de votre proie, dans son dos et jamais il ne vous trouvera. On ne se méfie jamais assez de ce qui est proche. Enfin bon, vu son regard encore à moitié hagard, il ne devait pas voir grand-chose. Franchement, il y aurait vraiment eu quelqu'un, je doute qu'il est été en capacité de le réaliser réellement. Puis, au final, il revient à moi.

« Eh bien, le chat, voilà que j’entends une voix. À en juger par ta tête, je dirai que je suis le seul à avoir entendu. Ce n’est pas grave, alors »

J'ai envie de rire. Non, je me retiens. Plutôt que de juger par ma tête, tu ferais mieux de t'occuper de la tienne tiens. En même temps, je ne vois pas pourquoi je devrais me montrer surprise de mes propres paroles. Mais l'idée reste intéressante et sera à creuser dans d'autres circonstances. Avec des gens un peu plus éveillés et réactifs. Jouer les innocentes en plus de les faire tourner en bourrique, oh oui, ça c'est le genre d'idée qui me botte grave. Mais bon, pas pour tout de suite. Pour l'instant, seul avantage de ce petit intermède, le voilà qui reprend ses grattouilles et autres papouilles. Hum oui, continue comme ça, tu te débrouilles très bien.

Mais je sens bien dans sa façon de rester un minimum en éveil que toute cette histoire le turlupine malgré tout. Un simple clignement de paupière plus appuyé, un froncement de sourcil avant qu'un autre se hausse, une respiration un peu plus marquée qu'une autre, un mouvement à peine perceptible de la tête. Tous ses signaux on ne peut plus discrets mais que je décrypte plus facilement que vous respirez et qui me permettent de lire en vous comme dans des livres ouverts. Et clairement, toute cette histoire l'intrigue, malgré son état plus proche du végétal que du véritable être humain. Je viens de moi-même coller ma tête au creux de son immense paluche, c'est super marrant comme truc et j'adore ça et finalement, je reprends la parole. Oui, c'est vraiment trop tentant, je ne peux pas résister.

"- C'est la voix de ta conscience qui te parle. Alors cesse de chercher en vain, tu vas te fatiguer pour rien et vu ton état, tu n'as pas de besoin de ça, si?"

Oui, je ne vais pas lui dire tout de suite que c'est moi, la Petite Voix. Ce serait trop facile et puis, je n'ai ni Fred ni Jamy avec moi. Bien cachée sous la main me faisant office aussi bien de parasol que de poche à câlin, je prends mon pied dans cette situation que je créé de A à Z. Et dont je compte bien garder tout la maitrise jusqu'à m'en être lassée.

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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Jeu 15 Mai 2014 - 19:27
Note:
 

Eh bien non, je le la trouvai pas. J'avais beau faire attention à ce qu'il se passait autour de moi avec le maximum d'attention que je pus rassembler, rien ne trahissait la position de la voix. Alors j'entendais bien une voix, c'était bizarre. Tellement que je me servis de la main qui ne grattait pas le chat pour me tenir le crâne. Crâne déjà tiraillé par une douleur due à la fatigue.

Le félin bouge un peu sous ma main, alors je reporte mon attention dessus et reprend plus fermement mes papouilles. C'est alors que j'entendis à nouveau cette voix. « La voix de ma conscience » ? D'accord, cela commencer à faire monter le stress. À quoi aurai-je le droit ? À un sermon ? Une leçon de morale ? Quelque chose de désagréable, c'en était sûr. Après un très long et audible soupir, je décidai de répondre à la voix :

« Euh... Si c'est pour me dire que ce que je fais n'est pas la meilleure chose à faire, ce n'est pas la peine de te donner la peine de vouloir me sermonner. »

Je n'avais ni l'envie, ni l'énergie pour que cette voix critique ce que j'ai fait dans ma vie, ce que j'ai fait pour l'académie, ce que j'ai fait pour être destitué ou encore récemment. Je rajoutai :

« Nom de Deus, je n'ai pas assez d'énergie pour supporter ça. Vraiment... »

En fait, j'en avais puisé encore un peu à cause de cette voix qui m'ennuyait déjà alors qu'elle n'avait, techniquement, rien dit de vraiment dérangeant. Rien que la perspective qu'elle puisse le faire m’horripilait.
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Mer 21 Mai 2014 - 10:21
« Euh... Si c'est pour me dire que ce que je fais n'est pas la meilleure chose à faire, ce n'est pas la peine de te donner la peine de vouloir me sermonner. »

Mes ronronnements se font plus marqués alors que je me retiens. Non, garder le mystère encore un peu, juste le temps qu'il soit parfaitement sous mon emprise. Je connaissais l'expression qui disait que 'plus c'est grand, plus c'est con' mais là, c'est encore mieux. Car je suis certaine d'avoir trouvé un type réel très intelligent mais parfaitement incapable d'aligner plus de idées correctes ensemble. Et cela rendait mon petit manège d'autant plus jouissif. Un coup d'œil furtif à mon jouet du moment, mon géant à câlin, alors qu'il reprend dans son délire, complètement perdu et esseulé dans son esprit visiblement quasiment vide.

« Nom de Deus, je n'ai pas assez d'énergie pour supporter ça. Vraiment... »

Pauvre petit, pour un peu je pourrais presque te plaindre. Mais non, il en faudra bien plus pour laisser croire aux gens que je possède encore un coeur. Parce que si j'en ai un, même moi je ne sais pas où il se trouve. De toute façon, ce n'est qu'un truc encombrant qui sert de réservoir à sentiments et je m'en passe très bien. En attendant, je reste à me faire cajoler et poupougner par Gulliver ici présent. Bon, et si je le rassurais un peu? Parce que sérieusement, moi, faire la leçon à quelqu'un? Et puis quoi encore, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Remarque, ce sera un coup à faire ça. Mais pas à lui, pas aujourd'hui, ça n'aurait aucun intérêt. Et moi, je veux continuer à profiter de ses caresses faute de m'amuser autant que je le voudrais.

"- Allons, je n'ai rien dit encore. Et je n'ai rien l'intention de dire. Tu es bien assez grand pour savoir ce que tu dois faire etc... Contente-toi de te reposer et de prendre un peu de temps pour toi, tu en as grand besoin."

Mon regard vairon vient tenter de capter le sien. Mes lèvres remuent à peine mais peut-être que dans son état, il ne s'en rendra même pas compte. Je quitte ses genoux et grimpe sans autorisation de sa part jusqu'à son épaule. Un bond agile et félin, d'une grâce et d'une finesse sans égale. Et hop, réception en beauté, parfaitement maitrisée, avant de venir m'installer un peu mieux, tel un sphinx surveillant les alentours de son regard aiguisé. Mine de rien, j'ai une super vue d'ici. Et il est aussi confortable, ce qui ne gâche rien.

"- Hum, on dirait que les chats t'aiment bien, toi. C'est bien ça."

Quoi, j'en fais trop? Certainement. Mais je m'en tamponne l'oreille avec une babouche. C'est pour vous dire à quel point cela ne m'atteins pas.
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Re: Tic, Toc, On the Clock.... - Sam 13 Sep 2014 - 20:38
Miaw ? Miaw miaaaw miaaw miaw. Miaw miaaaw.

Euh... Hum hum. Pardon. Je disais... aucune idée. C'était comme dans un rêve, comme si ma conscience me parlait en langage Chat. Je dois avoir besoin de sommeil. En tout cas, c'était sympathique, dommage qu'il n'y ait pas de suite ni de fin ! En tout cas, espérons que madame a eu assez de caresses pour cette fois... sinon, elle pourrait faire d'autres victimes !

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Tic, Toc, On the Clock....
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