Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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Warashibe no protocol

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Warashibe no protocol - Mer 9 Avr 2014 - 16:36

Réclamer son dû

__Il était trois heures du matin, du moins sur terre. Lord Vlad revenait, pour rappel, d'une très prolifique mission qu' il avait plus qu'accomplis. Un marchand lui avait demandé d'aller voir comment se portait sa famille contre des cartouches pour mon arme de poche et il avait, non seulement retrouvé un membre de mon organisation, le Réseau, mais également utilisé cette opportunité pour piller le créancier de la femme du marchand de la somme qu'elle allait lui repayer plus tard, d'une part pour son amie et d'une autre pour lui, qui finirait sans doute par servir un jour. Tant qu'il était sur terre sans surveillance, clandestinement, comme il comptait bien l'être lors de toutes ses sorties, il avait fait une petite randonnée dans la campagne, entouré d'arbre et petits oiseaux qui avaient sans le savoir, par leur chant offert généreusement à la brise et à ses oreilles, remonté son moral qui venait de pâtir de la vision de la triste réalité du monde, où tout le monde domine tout le monde par la dette et l'argent. Il avait repris le bateau en sens inverse, tout aussi clandestinement, ce qui avait usé jusqu'à la dernière seconde de son invisibilité et il s'était encore fait repéré à la sortie, mais personne n'avait eu, cette fois, envie de lui courir après. Vlad avait juste à espérer que personne ne rapporterai sa petite descente clandestine à la direction.

__Il était alors à l'académie dans les environs de quatre heures de l'après midi, le marché en plein air était donc vraisemblablement à son heure de pointe, celle où les élèves sortent et vont chercher au marché ce à quoi ils ont pensé en cours, pour peu qu'ils aient décidé en avoir besoin. Cela ne représentait en fait que peu de monde, mais le marché n'était jamais bondé et encore moins à d'autres moments de la journée. Lord Vlad avait troqué dans sa chambre la tenue de discrétion que lui avait prêté le quinquagénaire pour avoir une chance de réussir sa mission contre une de ses tenues habituelles, voyantes et pas des plus confortables, mais indéniablement plus adaptées à son style. Il avait, selon ses propre critère, beaucoup plus de classe avec ses costumes noirs et blancs qu'avec la tenue noire qu'il avait sous le bras.

__Le marchand lui fit une fête à son arrivée. Il n'avait pas reçu le moindre mot sur ce qui s'était passé, mais il réagissait en homme sûr d'avoir de bonnes nouvelles. Une fois que Vlad lui eut tout expliqué, il lui proposa même un verre de vin, discrètement, mais il essuya un refus poli.

- Bah, tant pis pour le vin, je finirais la bouteille tout seul pour célébrer ça... Je le savais que t'était un bon gars, derrière tes grands airs. Mais, dit, je sais que c'est abuser, mais tu pourrais garder ma boutique un peu, le temps que j'aie te chercher ce que je t'ai promis. Je ne voulais pas qu'on me les prenne alors je les ai mises dans la poche de mon autre veste, que j'ai laissé à l'internat.

__Il ne semblait pas lui laisser le choix, il y avait en effet, beaucoup de chances qu'il ne bouge pas si personne de confiance ne vérifiait que l'on ne le pille pas pendant son absence. Hochant la tête, il prit sa place alors que le marchand de passait de l'autre côté, en lui précisant :

- Fais comme si tu étais un marchand et que c'était ta boutique, si on veut te prendre quoi que ce soit, assure-toi d'avoir quelque chose en échange.

__Puis il s'en fut. Laissant Vlad s'ennuyer derrière l'étal. Les élèves qui passaient devant lui se demandaient pour la majorité ce qu'il fichait là. Beaucoup d'entre eux l'avaient vu en cours ou dans les couloirs et étaient maintenant en train de remettre en doute le fait qu'il soit élève et non un repenti prenant ses aises dans les classes. Ce n'était rien, il avait une feuille divine prouvant son statut.

__Personne ne venait lui demander quoi que ce soit, il avait le loisir d'observer la foule. Certain déambulaient avec une certaine nonchalance, sans faire trop attention à ce qui se trouvait à côté, se baladant seulement, en passant par le marché, certains ne voyaient pas de meilleur moyen de tromper leur ennui. D'autres regardaient très attentivement les marchandises étalées des deux côtés, sans sembler satisfaits de ce qu'ils voyaient, s'arrêtant à l'occasion, pour marchander un peu, repartant parfois avec l'objet de leur désir. Il y avait aussi ceux qui parlaient, entre eux, entre marchands, entre élèves, qui partageaient leur pensées, ou leurs commérages, sur tel ou tel sujet, telle ou telle personne, ou telle ou telle nouvelle. Ils bloquaient parfois la voie ou se rendaient inattractifs aux clients potentiels, n'osant pas ou n'arrivant pas à interrompre leur discussion.

__Dans tous ces braves gens, un seul ne semblait être d'aucune de ces catégories, déambulant lui aussi, sans parler à personne, mais réussissant bien mal à cacher son étonnement d'être dans cet endroit qu'il ne connaissait manifestement pas. Il était petit et n'avait pas l'air des plus matures, mais les apparences, en ce lieu, ne signifiaient que peu de choses. D'ailleurs, ses cheveux blancs, pouvaient l'être en n'ayant pas reprit leur couleur originelle pendant son rajeunissement, ou, comme beaucoup de ceux qu'il avait rencontrés jusqu'à présent, c'était inexplicablement sa couleur naturelle.

__Voyant là une excellente occasion de se faire connaître en bien par une personne de plus, c'était toujours ça de gagné, il le hèlla :

- Hey, toi ! Jeune homme, oui, toi, avec les cheveux blancs ! Viens donc ici, je sais ce que tu cherches, approche !

__Gardant le ton élevé qu'il venait d'employer, il lui prouva en lui narrant le scénario classique de ce que vivaient tous les nouveaux :

- Tu viens de mourir, du moins c'est ce que tu pensais, car tu t'es réveillé dans un drôle d'endroit, il y a des statues partout, de grandes colonnes, peut-être quelques personnes. Un homme ou une femme à la toison écarlate t'as donné une feuille, que tu n'as peut-être même pas lue. Tu as erré jusqu'ici incrédule, ne sachant ni pourquoi de l'air emplit encore tes poumons, ni où tu te trouves. Tu es trop timide ou trop fier pour interroger ceux qui se trouvent autour de toi, tu te contentes de regarder sans y croire l'être étrange, tout en noir et en blanc qui décrit avec plus ou moins d'exactitude ce que tu a vécu dernièrement.

__Pour l'inciter à se décider à s'approcher, il lui fit un signe de la main en plaisantant :

- Maintenant, si tu veux bien faire quelques pas, je ne vais pas te manger,... J'aurais du mal avec ce masque. Et je n'aime pas parler si fort.



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Re: Warashibe no protocol - Lun 14 Avr 2014 - 2:15

Premier pas
à la Deus


Le calme de la prison était troublé. Le silence auquel venaient parfois s'ajouter des plaintes et autres sanglots avait laissé place à des cris d'horreur et des bruits d'affrontements. Intrigué mais surtout inquiété, je me levais d'un bond de mon lit pour essayer d’apercevoir ce qu'il se passait par les barreaux de ma cellule. Coupable d'avoir assassiné une personne importante, on m'avait enfermé dans le dernier sous-sol. Si j'avais eu une fenêtre donnant sur l'extérieur, j'aurai aperçu une ville à feu et à sang. Au cours de ma vie de samouraï on m'avait enseigné à ne pas avoir peur et pourtant à ce moment donné, j'étais effrayé. Sans arme, captif et ignorant tout de ce qu'il pouvait bien se passer, je sentais que la situation échappait à mon contrôle et cela ne me convenait guère. Je fermais les yeux en essayant de me rappeler mes moments de bravoure pour me donner du courage mais rien n'y faisait, je tremblais. Soudain, j'entendis la porte du couloir s'ouvrir et fut soulagé de voir Masakado accompagné de Warui se poster devant ma cellule. Ayant été frères d'armes jamais je n'aurais pensé qu'ils puissent me trahir, c'est pourquoi je me réjouissais de leur présence ici. Quelle ne fut pas ma surprise quand, alors qu'ils pénétrèrent dans ma cellule, Warui logea mon propre wakizashi au fond de ma poitrine, en plein cœur. C'était curieux d'en savoir plus sur les raisons qui les avaient motivés que je m’effondrais sur le sol froid, sans vie.


Dans un sursaut, je me redressais en sueur et haletant. Instinctivement, je portais les mains vers ma poitrine à la recherche de la blessure que m'avait infligé Warui. Rien, évidemment. Tout ça n'avait été qu'un long et éprouvant cauchemar. Je soufflais un bon coup en m'essuyant le front du revers de la main. Ma peau était glacée et pourtant je me sentais en bonne santé bien qu'un peu faible. Trouvant ça étrange, je me mis à chercher une raison dans mon environnement immédiat. En prêtant attention à l'endroit où je me trouvais, je prenais conscience que j'ignorais tout de ma situation actuelle. Je ne savais ni pourquoi j'étais là ni même ce qu'était ce "là". Je me levais alors difficilement pour enquêter. L'endroit était d'une taille impressionnante. Il faisait légèrement sombre. Les faibles flammes des bougies venaient lécher le sol en pierres lisses et les murs en pierres taillées. Des piliers s'élevaient du sol vers le plafond comme pour le soutenir. Ce style d'architecture m'était totalement inconnu. Ainsi donc, je n'étais plus au Japon. Cela ne me plaisait que très peu. Alors que j'essayais d'éclaircir la situation, un son attirait mon attention. En me retournant, je vis une grande silhouette se matérialiser devant moi. Surpris, je fis un bond en arrière et cherchais à dégainer une arme pour me protéger. En portant le regard à ma ceinture, je vis que je ne portais ni mon wakizashi ni mes katanas. Une nouvelle fois, j'étais désarmé et à la merci du moindre danger. Je me braquais quand la silhouette prit forme humaine. L'homme qui venait d’apparaître me fit un signe de la main. Il me semblait voir ses lèvres bouger mais je n'écoutais rien. J'étais bien trop médusé pour faire attention à ce qu'il me disait. Il me tendit une feuille que j'attrapais sans question et partit comme il était arrivé, en s'évaporant. Quand je réalisais enfin ce qu'il s'était passé, je me mis à courir à sa suite espérant le rattraper.


En poussant les grandes portes, je fus ébloui par un immense soleil. Je me couvrais les yeux de mon bras droit. En réduisant ainsi mon aveuglement, je commençais à distinguer ce qui m'entourait. J'étais sur une sorte de place marchande ou quelque chose qui y ressemblait fort. En effet, quelques personnes évoluaient entre diverses étales et semblaient faire leurs emplettes. Que je n'étais pas au Japon était un fait acquis et c'est pourquoi ce n'était plus ma localisation qui m'intéressait dorénavant. J'avais un nombre important de question à poser et personne pour y répondre. En étais-je vraiment si sûr ? À cause de la surprise, je n'avais pas les idées claires mais au fond de moi je savais qu'une personne serait en mesure de me fournir des réponses. En effet, je savais que je devais retrouver l'homme rencontré l'instant d'avant. La tâche ne semblait pas des plus simple car j'avais déjà perdu la trace de l'homme et n'avait aucun indice d'où il pouvait se trouver. Je me mis alors à chercher du regard une personne susceptible de pouvoir me renseigner. Je m'avançais alors sur la place pour découvrir des personnes au style... Particulier ? Venant du japon féodal et ignorant que j'étais mort, je ne pouvais décemment pas savoir de quoi il en retournait et du coup, je fus surpris par leur apparence autant physique que vestimentaire. Décidant de ne pas en tenir compte pour le moment, je cherchais du regard un représentant de l'autorité. Je ne savais pas exactement comment faire pour l'identifier mais je pensais qu'il devait quand même porter un signe distinctif permettant de le différencier de la populace. 


Je progressais sur la place quand une personne se mit à me héler. Comment savais-je qu'il s'adressait à moi ? C'est simple. La personne interpellait un jeune homme aux cheveux blancs. Sans même regarder autour de moi, je savais que j'étais ce jeune homme. Après tout, on m'avait tout au long de ma vie rappelé que j'avais cette différence. Je cherchais donc du regard la personne qui m'appelait. C'était derrière une étale que je le vis. Encore un fois, je fus surpris. La personne que j'identifiais comme un jeune homme avait un style particulier. Tout de noir et blanc, cet individu portait un chapeau, un masque et des vêtements que j'étais incapable d'identifier. Je restais assez méfiant attendant d'en savoir un peu plus quand il me dit qu'il savait ce que je cherchais. Un marchand, évidemment. Les marchands sont au courant de tout car ils sont au contact des gens. Les informations qu'ils détiennent sont aussi fiables, peut être même plus, que celles des personnes représentant l'ordre. Alors que j'allais me diriger à sa rencontre, il se mit à crier des inepties. Sentant tous les regards se braquer sur nous, je me dépêchais d'aller à son stand. Je cognais le poing sur le présentoir en fusillant le marchand bicolore du regard.


- Ecoutez... Si vous n'aimez pas parler fort, ne le faites pas. Vous attirez inutilement l'attention sur nous ! 


Je soupirais assez fort tout en me frottant les yeux. J'essayais de me calmer avant de chercher son regard du mien.


- Je, heu ... Je suis désolé. Je me suis légèrement emporté. Je n'aime juste pas attirer l'attention sur moi. En plus de ça, je suis comme qui dirait légèrement égaré autant dans l'espace que dans le temps. Je ne suis plus sûr de rien et je suis à la recherche d'un homme. Peut être pouvez-vous m'aider jeune homme ?



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Re: Warashibe no protocol - Lun 14 Avr 2014 - 21:58

Vivons informés en attendant la mort

__La pilule allait être dure à faire passer à celui-là. Il avait l'air d'avoir un certain tempérament, et s'il n'avait pas de masque pour protéger son visage, Vlad craindrait presque de l'énerver. Il était venu avec un regard noir pour l'homme au masque, avait tapé du poing sur l'étal, manquant de peu d'écraser un tube reversé d'une pommade contre les brûlures.

- Écoutez... Si vous n'aimez pas parler fort, ne le faites pas. Vous attirez inutilement l'attention sur nous !

__Il ne semblait pas plus choqué que ça que Vlad aie pu quelques secondes auparavant lui narrer les dernières minutes de sa vie comme s'il en avait été le témoin, mais il était gêné que les regards de la foule se posent distraitement sur lui. Toutefois, il reprit rapidement son sang froid et repris la parole. La résurrection rend rarement les gens sereins.

- Je, heu ... Je suis désolé. Je me suis légèrement emporté. Je n'aime juste pas attirer l'attention sur moi. En plus de ça, je suis comme qui dirait légèrement égaré autant dans l'espace que dans le temps. Je ne suis plus sûr de rien et je suis à la recherche d'un homme. Peut être pouvez-vous m'aider jeune homme ?

__Lord Vlad acquiesça, content d'avoir bien deviné que cet homme était nouveau, remettant déjà ses idées en ordre pour la longue explication qui allait suivre, d'autant plus longue que ce type avait tout l'air de venir du Japon féodal, seul lieu et temps où il aurait possiblement pu se procurer cette tenue, à moins de faire du cosplay. De plus près d'ailleurs, il semblait plus mature, il avait une certaine façon de parler, avec cette autorité que n'ont pas les adolescents, qui lui fit penser qu'il avait, lui, plus de légitimité à l'appeler "jeune homme". Vlad n'avait que 19 ans après tout, même s'il était plus grand que ce type aux cheveux blancs. Commençant ce qui s'annonçait comme un long monologue, il lui précisa :

- J'avais compris que tu étais perdu avant même que tu ne me remarques et c'est pour t'expliquer tout ce que tu me demandes et davantage que je t'ai appelé. Mais attention, je vais te dire énormément de choses que tu vas avoir du mal à croire et nous gagnerions beaucoup de temps si tu ne me remets pas en doute tout le temps... Je vais tenter de te donner toutes les preuves que je peux, mais laisse moi parler, les questions viendront après... Sinon j'en suis sûr je vais oublier quelque chose d'important...

__Vlad fit une pause pour qu'il ait le temps d'assimiler les demandes qu'il venait de formuler. Puis il reprit sur un ton posé :

- Bien je te l'ai déjà dit, tu es mort. C'est dur à avaler, mais c'est incontestable, tous les gens que tu veras ici sont décédés. Tu es comme on pourrait dire, dans la vie après la mort, mais pas la vie après la mort de n'importe qui, tu es l'un des élus, destiné à devenir un dieu. Tu as donc ressuscité dans cette académie servant à former les futurs dieux, comme toi ou moi. Tout ce que tu as connu a disparu. Le monde dans lequel tu as vécu existe encore, et c'est sur ce monde là qu'il nous faudra veiller, en temps que dieux, mais depuis ta mort, le temps a passé.

__Il laissa passer un petit temps, que son interlocuteur puisse avaler ce qu'il lui servait sur une planche à clou. Puis il continua, illustrant son discours de mouvement de mains simples, grâce auxquels il espérait structurer son propos :

- Il y a globalement quatre type de gens ici : les repentis, qui sont le personnel de l'académie, ça peut être des marchands, comme ici, des concierges, des cuisiniers, ou pleins d'autres choses. Ce ne sont que des gens qui ont fait de mauvaises choses de leur vivant et qui, en accomplissant leur tâche, obtiendront le pardon de Deus ; les élèves, qui ne sont ici que pour suivre les cours et devenir de plus en plus puissants ; les professeurs, qui donnent les cours aux élèves, pour qu'ils aient des connaissances suffisantes pour remplir leurs tâches, même s'ils sont généralement tout aussi paumés qu'eux au départ ; et enfin les directeurs, qui sont les seuls dieux accomplis, à ma connaissance, ils gèrent tout et ils ne sont soumis qu'à une seule autorité : Deus. Deus est le dieu des dieux, il a créé le monde des humains ainsi que celui-ci. Mais maintenant, il est endormi, il s'est scellé sous forme d'un livre, qui contient des pouvoirs inimaginables. Chacun d'entre nous, les futurs dieux, possède un pouvoir qui vient de Deus et qui lui permettra d'exercer sa fonction après qu'il soit devenu assez puissant.

__Pour illustrer son propos, et donner une des preuves qu'il avait promis, il fit apparaître une boule d'arcanes dans sa main droite et l'écrasa, ensuite, la faisant ainsi disparaître.

- Et ça ce n'est pas grand chose... Mais je ne montre pas tous mes pouvoirs à n'importe qui, car nous pourrions finir ennemis... J'en reparlerai. En arrivant, ton pouvoir est faible, je ne sais même pas si tu pourras le faire se manifester avant une ou deux semaines, mais il s'améliorera si tu vas prier Deus au temple dans lequel tu t'es réveillé. Et tu auras sans doute besoin d'un pouvoir fort. Très peu de gens en parlent, mais malgré le fait que nous soyons censés être des dieux éternels, personne n'est là depuis longtemps, à part les directeurs. Énormément d'apprentis-dieux disparaissent. Certains vont en dehors de l'académie, où des monstres rôdent et où personne ne viendra les chercher, certains disparaissent sans raison, d'un endroit pourtant sûr. C'est pour cela que je te conseille d'apprendre à te défendre toujours mieux, et le plus rapidement possible. Cela dit, si tu meurs et qu'un autre académicien trouve ne serais-ce qu'une partie minuscule de ton corps, il y a moyen de te ressusciter de nouveau à l'infirmerie... Mais ce n'est pas des plus agréables, alors évite... Comme je l'ai dit, on sera peut-être un jour ennemis, car un des directeurs a trahis l'académie et est parti avec un groupe d'apprentis, malheureusement, souvent les plus puissants et violents. Pour des raisons personnelles ils ont l'intention de tuer tous les humains, ainsi que ceux qui se mettrons sur leurs route, c'est-à-dire nous. N'importe qui, à priori, peut les rejoindre un de ces jours, alors mieux vaut ne pas laisser trop d'informations sur toi circuler.

__Se montrant d'un mouvement démonstratif des mains, il crut utile de faire une autre parenthèse sur les gens qu'il rencontrerait ici.

- Comme tu peux le voir, tu rencontreras ici des gens étranges, parfois très étranges. C'est dû au fait que les élus de Deus arrivent de n'importe quelle époque de manière totalement aléatoire, semble-t-il. Certains n'ont jamais été humains et n'ont pas de raison de le devenir après leur mort, tu trouveras donc des démons, des elfes, des vampires, des lézards, des robots, des chats, et d'autres choses, dans cette académie, qui sont pourtant des apprentis-dieux, comme toi. D'autres n'ont pas eu la chance de ressusciter dans le même corps que celui qu'ils avaient avant et les résultats sont parfois étranges. Certains viennent même de futurs possibles du monde des humains, qui ne deviendra en fait jamais comme ça... À en juger par ta tenue, le monde actuel, qui est mon présent, est ton futur, de quelques siècles. Il va sans doute te falloir un certain temps pour t'adapter à tous les changements qui se sont faits durant ce temps, mais cela se ferra tout seul, c'est souvent à ça que servent les cours.

__Même en fouillant son esprit Vlad n'avait plus grand chose à dire alors il conclut :

- Bienvenue à la Deus Académia, le seul établissement où tu es logé, nourris, blanchis et qui t'offre des pouvoirs divins ainsi qu'un poste assuré dans l'administration du monde si tu finis tes études en un morceau.

- J'espère que ces informations te feront gagner un temps précieux, que tu aurais perdu à les chercher toi-même. Malheureusement je ne peux t'aider qu'en cela, je ne sais pas qui tu cherches, mais je doute que tu le trouves. Avant que tu me poses les questions qui tourmenteraient encore ton esprit, laisse moi juste me présenter : mon nom est Vlad, Lord Vlad, je ne suis malgré les apparences, ni un fou, ni un repenti, mais juste un élève qui rend un petit service à un marchand en s'occupant de son étal pendant son absence.




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Re: Warashibe no protocol - Mer 16 Avr 2014 - 1:11

Une vérité
qui dérange


C'était un bel après-midi. L'académie était baigné par les rayons chaleureux du soleil ce qui motivait les gens à sortir des couloirs de l'établissement pour profiter du plein air. J'aurais sans doute participé à ce "rituel" collectif si je n'étais pas en pleine tourmente. En effet, je m'extirpais en sursaut de ce que je pensais être un mauvais rêve pour au final me retrouver dans un endroit qui ne me disait rien. Je ne savais ni quand, ni comment je m'étais retrouvé là et cela ne me plaisait guère. Alors que je pensais avoir trouvé quelqu'un à qui poser les questions qui m'assaillaient l'esprit en la personne de l'homme qui venait mystérieusement d’apparaître, celui-ci se contenta de me donner une feuille avant de disparaître tout aussi mystérieusement. Désarmé et désinformé, je me précipitais en dehors du bâtiment dans lequel je me trouvais pour retrouver l'homme. J'étais persuadé qu'il devait détenir les réponses que je cherchais. Je poussais alors les grandes portes pour me retrouver irradié et aveuglé par la lumière du jour. Une fois acclimaté, j'avançais vers l'extérieur pour découvrir un endroit plutôt sympathique. Malheureusement, je n'avais pas le temps de m'émerveiller. Alors que je progressais, je finis par tomber sur un marché en plein air. Je m'y aventurais en dévisageant toutes les personnes qui passaient à ma hauteur. À défaut de tomber sur l'homme que je cherchais, je me disais que je pouvais trouver un représentant de l'autorité capable de m'indiquer où j'aurai le plus de chance de croiser à nouveau cette personne. Je continuais mon investigation, commençant à désespéré, quand il m'appela.


Je relevais la tête pour chercher du regard la personne hélant un jeune homme aux cheveux blancs dans lequel je me reconnaissais. Soudain, je le vis. Derrière l'étalage d'une boutique se dressait ce que j'identifiais comme un jeune homme. De là où j'étais, c'était difficile à dire. Je n'en étais pas non plus à pouvoir le confondre avec une demoiselle mais la tenue qu'il portait me poussait à l'interrogation. Pour ma défense, je venais du japon féodal. À mon époque, de telles accoutrements n'existaient pas. Il était vrai que les personnes que j'avais croisé jusque ici portaient elles aussi des vêtements que je n'arrivais pas à identifier, lui avait ce petit truc en plus qui me gênait vraiment. Tout vêtu de blanc et de noir, il dissimulait son visage derrière un masque. D'instinct, j'aurais pensé à un acteur de théâtre mais il tenait une boutique. Pour attirer mon attention, si vraiment il en avait besoin avant que ce soit sa tenue qui ne m'interpelle, il criait à mon égard qu'il détenait des informations dont j'avais besoin. Je m'approchais curieux mais surtout désireux de le faire taire car il attirait les regards inutilement. Arrivé à sa hauteur, je lui fis comprendre que j'étais perdu, que l'homme que j'avais rencontré quelques instants plus tôt devait sans doute pouvoir répondre à mes questions et c'était pourquoi je devais le retrouver. Il fit un pas en arrière, sans doute intimidé, avant que je m'excuse pour mon comportement et qu'il retrouve de la contenance. Il reprit alors la parole.


Je fis la grimace quand je l'entendis me tutoyer mais qu'importe. Le jeune homme me mit en garde. Il m'expliquait qu'il détenait des éléments de réponses mais que ceux-ci risquaient de ne pas forcément me plaire. En plus de ça, il me demandait de rester silencieux le temps de son explication et de ne pas l'interrompre sans cesse. Par soucis de respect et parce que j'avais l'habitude de ce genre de situation lors des briefings de missions, je me contentais d’acquiescer. Après tout si cela pouvait me faire gagner du temps, j'étais preneur. C'était sur un ton posé qu'il m'annonçait que j'étais mort. Tout de suite, j'eus voulu le couper mais j'avais promis de ne pas le déranger. Je trouvais ça troublant qu'il évoque ma mort alors que je venais d'en rêver mais je me gardais de montrer la moindre émotion sur mon visage même si je pensais au fond de moi que cet imbécile allait me faire perdre du temps avec ses inepties. Une promesse est une promesse et je m'étais fait pour honneur de ne jamais en trahir une. J'étais donc condamné à écouter les propos démesurés du jeune homme. Il continua en m'apprenant que nous étions destinés à devenir des dieux. Encore une fois, J'eus voulu le ramener à la raison. En tant que samouraï, on m'avait apprit à croire en l'esprit de mes ancêtres et en Boudha hors ce "paradis" ne ressemblait en rien à ce qu'on m'avait enseigné. Malgré la promesse que je lui avais faite, les propos que tenait le jeune homme me donnaient envie de déguerpir.


Sans doute avait-il comprit que je commençais à me désintéresser de lui et c'est pourquoi il fit apparaître dans sa main une boule blanche. Surpris, je fis un pas en arrière en me couvrant le visage de mon bras droit. Malgré que je n'arrivais pas à m'expliquer comment il avait pu faire ça, je trouvais ça encore trop léger pour croire à son histoire de vie après la mort et d'apprentis-dieux choisis parmi les défunts pour défendre les vivants. Intrigué par le jeune homme, je n'avais pas fait attention à ce frisson qui m'avait parcouru quand mon bras avait touché mon front devenu plus que glacial. Sans m'en rendre compte, je commençais à me frigorifier. L'attention que j'accordais au jeune homme était plus important que jamais. Je buvais ses paroles sans vraiment vouloir y croire. Il me parlait de dangers autant "humains" que naturels. Il me fournissait des explications totalement abracadabrantesques et pourtant j'en prenais grandes notes. Malgré que j'eus du mal à concevoir que cela puisse être possible, je gardais ce qu'il me disait dans un coin de mon esprit grand ouvert. Quand il eut enfin fini, il prit la peine de se présenter à moi. J'essayais de ne pas laisser mon visage exprimer la moindre émotion même si il avait du lire l'incompréhension dans mon regard. Je tendais la main vers lui. Il serait sans doute frigorifié s'il la serrait à cause de l'aura de froid qui commençait à m'entourer sans que je ne m'en rende compte. 


- Enchanté Vlad, je suis Kazunobu. Je regrette que vous ne puissiez m'apprendre où est l'homme que je cherche mais vous remercie de m'en avoir apprit autant même si vous comprendrez que j'ai du mal à le concevoir.


J'avais dit ça sur un ton se voulant plaisantin mais on sentait dans ma voix que je n'étais pas serein.


- Si j'en crois ce que vous m'en avez dit, comment savoir quel est mon rôle en ce lieu ? Et puis, comment savoir quelle est mon habilité et comment m'en servir au mieux pour assurer ma protection ? Désolé si je vous pose beaucoup de questions, c'est juste que je suis encore plus perdu maintenant qu'avant vous explications...



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Re: Warashibe no protocol - Jeu 17 Avr 2014 - 19:12

Dernières premières questions

__Ce pauvre nouveau en avait prit un coup. Il cachait très bien ses sentiments, mais on ne trompe pas quelqu'un qui possède des charm's émotifs, pas si on se trouve à moins d'un mètre de lui. Il était aussi surpris et désorienté que n'importe qui d'autre, même s'il gardait l'air assez calme. Il le regardait pendant ses explications et il eu un mouvement de recul qu'aurait eu un humain en voyant pour la première fois la manifestation des arcanes. Peu après, l'air se rafraichit, notablement, mais Vlad, absorbé par ses explications n'y fit pas attention. Ce froid n'était pas normal en cette saison, donc c'était sûrement un apprenti-dieu qui jouant avec son pouvoir, avait rendu le lieu un peu plus froid, ou amené de l'air depuis la stratosphère. Vlad conclut par sa présentation, un peu surprit qu'il se soit vraiment tû tout du long.

- Enchanté Vlad, je suis Kazunobu. Je regrette que vous ne puissiez m'apprendre où est l'homme que je cherche mais vous remercie de m'en avoir apprit autant même si vous comprendrez que j'ai du mal à le concevoir.

__Il venait de le tutoyer, alors il ne pouvait pas décemment lui demander de ne surtout pas oublier son titre en le nommant, mais ça le fit ronchonner un peu. Après tout, son titre était pour lui comme un nom de famille, Vlad ce n'était qu'un surnom pour Vladimir, n'importe qui d'autre aurait pu se reconnaître à ce nom, mais lui, lui était le seul, l'unique à supporter un nom aussi étrange que Lord Vlad, comme quelqu'un s'appellerait Guillaume Dupont. Il tendit la main, au dessus du comptoir, pour serrer celle de Vlad en guise de preuve qu'ils n'avaient pas d'arme en main, car c'est bien de là que viens le geste. Il tendit à son tour une main, la même, mais dans l'autre sens et ils se serrèrent les paluches. Ce qui sauva Vlad d'avoir vraiment très froid à la main, c'est qu'il avait encore ses gants de tissus sur chacune d'elles, qu'il enlevait rarement, même quand la politesse exigerait qu'il le fasse. Après tout, certains pouvoir pourraient lui voler son âme en cas de contact direct, et c'était une des choses dont il avait apprit à se méfier. Il retira toutefois assez vite sa main quand la prise se desserra. Il avait compris d'où venait la fraîcheur inhabituelle, en cette saison qu'il sentait depuis tout à l'heure.

- Si j'en crois ce que vous m'en avez dit, comment savoir quel est mon rôle en ce lieu ? Et puis, comment savoir quelle est mon habilité et comment m'en servir au mieux pour assurer ma protection ? Désolé si je vous pose beaucoup de questions, c'est juste que je suis encore plus perdu maintenant qu'avant vous explications...

__Ce qui n'avait rien d'étonnant. Mais Vlad n'avait pas vraiment la réponse à la première question, il avait sû avec certitude qu'il était élève car il avait été ajouté aux listes de présences, mais ça ne fonctionnait que pour les élèves. Son âge était déterminant, mais il était difficile à déterminer. La meilleure chose à faire restait de lui dire encore une fois, tout ce qu'il savait à ce sujet. Il joua un peu avec lui, commençant à lui parler avec des airs de commerçant commentant la météo, colportant des commérages minables :

- Il fait froid, tu ne trouves pas ? Pourtant, c'est le printemps, et il n'y a même pas dix minutes j'aurais juré qu'il faisait chaud...

__Il ne fit pas de pause, pour ne pas perdre son attention, mais il changea radicalement de ton, prenant un ton grave, que l'on attribuerait volontiers à l'Oncle Sam disant son célèbre "I want you for US army" :

- C'est exactement à ce genre de petits signes que l'on découvre quel pouvoir on possède ! Et il me semble que tu es plutôt chanceux, parce que le tien se manifeste dès ton arrivée. Ce froid, je l'ai senti bien plus fort en te serrant la main, c'est toi qui en est la cause. C'est ce froid que tu vas devoir apprendre à maîtriser. C'est surnaturel, certes, mais qu'importe, tu es mort et réssucité et tu commences une vie qui te mènera au statut de dieu...

__Il continua sur le même ton posé qu'il avait employé pour lui expliquer tout le reste :

- Je n'ai pas de certitude à t'offrir sur ta place dans cette société, mais j'ai quelques petits indices auxquels tu peux te référer. Selon ton âge physique, il est possible d'exclure d'être un professeur ou un élève. Les élèves n'ont pas plus de dix-huit ans, tandis que les professeurs n'ont jamais moins de cet âge. Et si tu as fait beaucoup de mal dans ta vie, tu as pas mal de chances d'être un repenti. Mais ce ne sont pas des postes précis, donc ça ne te servira qu'à orienter ta recherche... Je pense que le moyen le plus simple serait de demander au conseil des élèves, ou aux directeurs. Attends...

__Il chercha dans l'étal du papier et un crayon. Une fois qu'il les eut trouvés, il dessina rapidement, et il faut le dire, assez grossièrement, un plan de l'académie, vu du ciel, sans dessiner l'intérieur des bâtiments, mais en indiquant ce qu'ils contenaient principalement. Il le montra, ignorant le froid, qui n'était pas non plus mordant, à Kazunobu.

- Tu es ici, là c'est le grand temple, juste là, tu viens d'en sortir et là, c'est le bâtiment administratif. C'est là que tu dois aller pour avoir toutes les réponses à ta questions et à toutes les autres que tu pourrais te poser. Je crois que je t'ai aidé autant que je le pouvais, je n'ai plus qu'à te souhaiter bonne chance.

__Il laissa la carte sur le comptoir en ajoutant :

- Oh, tu peux garder ça, je l'ai faite de tête et le papier ça ne vaut pas grand chose, mais ça t'évitera d'être aussi paumé que certains le premier soir, qui dorment dehors et se font remonter les bretelles par les surveillants...

__Le jeune homme le remercia pour tous ses précieux conseils et la carte et il insista, mettant son honneur en cause, de le payer pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour lui. Il lui tendit trois pièces d'or. Vlad bien sûr, le prévint que même s'il acceptait cela, il n'allait pas non-plus mettre son honneur aux clous, son argent ne valait rien à l'académie des dieux, même s'il était devenu bien plus valuable dans le monde des humains. Il s'en fit et Lord Vlad se rassit sur le bouclier qui servait de siège au marchand qu'il remplaçait. Il joua à pile ou face avec une des pièces, obtenant 12 piles et 25 faces avant que quoi que soit n'arrive.



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Re: Warashibe no protocol - Dim 31 Aoû 2014 - 15:34



Bien que les besoins des apprentis Dieux ne soient pas les mêmes que ceux des vivants, la faim pouvait parfois venir tirailler le ventre des esprits les plus fragiles. Mais quand ce n'était pas la faim qui tiraillait, c'était tout simplement une gourmandise naturelle, une propension à savourer les mets qui se trouvaient devant vous, l'envie, subtilement distillée par des parfums délicats qui remontaient le long de vos narines.

Étant probablement le candidat le plus pressenti pour recevoir la Médaille d'Or de l'errance hasardeuse dans l'Académie et ses environs, Priam arrivait sur le marché en plein air, attiré par le fumé des différentes grillades, fondues et bouillons qui pouvaient se trouver sur les étals du marché en plein air. Véritable plaisir pour les narines, c'était également un plaisir pour les yeux.
Des victuailles riches en couleurs fleurissaient sur les étals, des poivrons dont les couleurs si vives rappelaient davantage des rubis, émeraudes ou encore ambre, des melons aux queues se décollant sous la pression du sucre au coeur du fruit, des noisettes et amandes se chevauchant par centaines, des fleurs de courgettes dont les feuilles orangées s'ouvraient sous votre regard et... tant d'autres victuailles qui vous mettaient l'eau à la bouche.

Se délestant de quelques divis, Priam acheta quelques brochettes de poulets marinés, spécialités japonaises, ainsi qu'une spécialité plus occidentale, des panisses, tranches de farine de pois chiche frit dans l'huile et doré sur les bords, que l'on consomme chaud.
Reprenant sa marche, tenant d'une main son sac en plastique où se trouvent ses panisses et quelques brochettes de poulet, il tient de l'autre deux brochettes dans lesquelles il mord distraitement. Ce n'était peut-être pas les mets les plus raffinés pour un apprenti Dieu, mais on avait tendance à vite se lasser du nectar et de l'ambroisie, que l'on prêtait comme mets principaux des Dieux, selon les cultures Greco-Romaines.
Peu à peu, son sac perdait de son poids, à mesure qu'il engloutissait davantage de nourritures, et les étals commençaient à changer d'allure. On trouvait davantage de vêtements ou de babioles diverses. Mais l'étal qui capta le plus son attention était incontestablement celui d'un homme dont l'allure atypique tranchait avec les badauds de l'Académie.

Vêtu d'un costume noir et blanc, d'un chapeau et d'un masque, l'individu semblait en mesure d'attirer les regards, comme les métaux sont attirés par un aimant. De loin, même aux prises d'une douce rêverie, vous n'auriez pu le manquer. Et bien que la première image que l'on soit en mesure d'avoir à l'égard de cet homme soit celle d'un personnage loufoque, l'oeil embrassait très rapidement l'allure générale du personnage, et succombait à l'évidence: il est sûr de lui. L'assurance se dégageait de lui. Ce masque qui vous fixait vous transmettait davantage d'émotions que certains regards livides.
Quelques pas dans sa direction, il se déleste de son sac dans une poubelle, et viendra se tenir devant l'étal du marchand. Il tente de résister, mais son regard est implacablement attiré par le personnage, et l'étal même du marchand ne parvient pas à le retenir très longtemps. Priam redresse la tête vers l'homme, et plonge son regard dans ce masque énigmatique.
Vraiment, au plus il regardait l'homme et au moins il aurait juré que cet homme était un marchand accompli. Ou même un marchand tout court.

Bien le bonjour, Monsieur.

Le bruit lui chatouillant les oreilles, il trouve dans le mouvement des pièces d'or, une possibilité d'échapper au masque de l'homme qui dégageait tant de mystères. De l'or ? Même dans le monde des Dieux, l'or semblait être un métal convoité apparemment.



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Re: Warashibe no protocol - Lun 15 Sep 2014 - 22:55

Prima Soka


__Le marché était si pas calme, du moins pas plus agité que d'habitude. Ainsi, l'homme au masque qui de ce temps-là y était plutôt régulier, ne voyait aucun inconvénient à jouer à pile ou face qu'on le regarda ou pas. Il aurait eu bien du mal d'ailleurs à dire si quelqu'un le regardais, son masque l'empêchant tout bonnement de voir où que ce soit d'autre que devant lui.

__Le fumet de quelque nourriture ou la puanteur d'une vieille soupière dans laquelle on ne devrait plus jamais faire de soupe arrivait à ses narines sans l'émouvoir ou le perturber. Il n'avait, lui, plus faim. Il était un dieu qui ne peut pas manger et qui ne mange donc pas, sans même en être incommodé. Cela lui faisait d'ailleurs du temps libre en plus durant le temps que les autres remplissaient vainement leurs estomacs. Toute sa discipline de vie, aurait dû faire de lui, à force, un être supérieur, plus fort et plus habile que les autres dieux, si seulement il n'y avait pas ce masque.

__Il avait gagné par chance, d'un nouveau qui l'avait cru quand il avait dit que ses pièces ne valaient plus rien, trois jolies unités rondes en or. Il sentait à leur poids important pour leur taille que ce devait être de vraie pièces. Elles étaient d'ailleurs assez anciennes, datant sûrement de cette époque où l'on ne savait pas toutes les faire parfaitement identiques, car on les frappait artisanalement. Et s'il était vrai qu'une telle monnaie ne valait rien à l'académie, elle valait une fortune dans le monde des humains, surtout vu son état. Mais qui se soucie de revendre de vulgaires pièces d'or quand il peut avec jouissance dépouiller les riches vilains et tel Robin des Bois dilapider sa fortune à ceux-là même qui lui doivent de l'argent. Pour lui, ces pièces n'étaient que des pièces comme d'autres ne pouvant servir à rien, sinon tromper l'ennui en tournoyant en l'air.

__En propulsant une des pièces de sa main droite, d'un pouce si finement ganté que le gant devient pour lui une seconde peau, il vit s'approcher des pieds s'enchaînant l'un devant l'autre dans sa direction. Il leva la tête, pour pouvoir dresser le portrait de son prochain client potentiel. Quand il vit la pièce tomber devant lui, il se rappela de la rattraper d'un geste horizontal assuré qui ne manquait jamais. Cela l'entraînait à estimer sans les voir les trajectoires des objets passant dans son champ de vision. L'homme qui se tenait devant lui avait un visage dur, mais semblait assez mal assuré, à ne pas oser le regarder en face (si ce terme est approprié quand elle est derrière un masque, cette face...). Il avait un air de paladin, de noble aventurier qui se bat pour reconquérir un royaume perdu. Enfin, s'il était là, c'est qu'il avait plus ou moins raté quoi qu'il aie fait de sa vie.

__Mais il redressa la tête et Vlad put contempler ses yeux, un peu étranges... comme vides. Les yeux étant le miroir de l'âme, Vlad se demanda si cet homme en avait une. Sa prise de parole coupa net à ses réflexions :

- Bien le bonjour, Monsieur.

__Un client est un client se dit Lord Vlad en mettant la pièce d'or de sa main droite avec les autres de sa main gauche. Et comme le client susdit daigna soudain cesser de le dévisager (façon de parler) pour regarder la monnaie ancienne dans sa main, il vit cela comme une occasion d'engager la conversation.

- Oui, bonjour. Je vois que ces pièces vous intéressent... enfin, je crois. Si vous les voulez, elles sont à vous. L'or ne vaut rien à l'académie. Il faudrait aller dans le monde des humains pour faire le change, mais pour obtenir tout ce qu'elles valent, ce serait trop de soucis.

__Il posa la main gauche sur le comptoir pour y déposer les pièces avant d'ajouter :

- Quoique, si vous avez une babiole dont vous ne voulez pas, je la veux bien.

__Vlad en jouant au marchand, s'amusait comme un petit fou. Et celui dont il avait pris la place n'était pas près de revenir, semblait-il.



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Re: Warashibe no protocol - Mar 16 Sep 2014 - 22:07


C'était réellement un personnage intéressant qu'il avait en face de lui. Ce masque, qui n'était surement pas là que pour des raisons d'esthétique, prodiguait au personnage un côté mystérieux qui lui permettait de se fondre dans n'importe quel rôle.
Sincèrement, qui aurait pu le prendre pour un marchand, ainsi vêtu avec classe, et dénotant tellement auprès des autres marchands ? Pourtant, dans sa gestuelle, dans sa manière de vous fixer et de se tenir, il semblait soudainement un grand expert commercial, un de ces requins prêts à vous faire vendre votre âme contre une bouchée de pain, sur simple prétexte que vous en aviez besoin, et comme ils disent « Parole de vendeur, je-me-tranche-la-gorge sur cette transaction avec un prix aussi bas pour toi l'ami ». Tout cela avait de quoi attiser Priam, qui se demandait réellement si l'homme en face de lui était un marchand, sorte de repentis, ou un divin cherchant à passer le temps.

Le discours de l'homme en face de lui confortait Priam dans son idée. Des pièces qui ne valent rien ? Mais alors, pourquoi les proposer à la vente ? Pourquoi chercher ainsi à attirer l'attention du badaud qui passe ? Pourquoi les avoir dans ses mains et passer le temps avec si c'était pour simplement les refourguer au premier ahuri comme Priam ?
Surtout qu'... il les dépose. Là. Comme ceci, sans rien de plus. Vraiment ?
Mais quel est donc ce marchand qui dispense ses marchandises gratuitement au premier intéressé ? Pour le coup, il pique directement la curiosité de Priam, et son intérêt pécuniaire latent. Il n'est pas facile d'être un rat tous les jours.
Car si on considère la chose, ce n'était pas le marché qu'il proposait, d'éventuellement lui laisser une babiole en retour qui semblait réellement compenser la perte sèche à laquelle allait se livrer le marchand, en proposant gratuitement des pièces d'or.

Vraiment ? Vous seriez prêt à laisser ces pièces comme ceci ? Vous en appelez simplement à mon bon coeur pour vous laisser un petit quelque chose ? Une sorte de souvenir à pouvoir échanger histoire de vous laisser une bonne conscience commerciale. Difficile de ne pas se sentir obligé de vous laisser quelque chose en retour.

Pourquoi pas ? L'échange était atypique et pas forcément onéreux. Dans l'histoire, si le marchand était honnête, il allait gagner 3 belles pièces d'or, avec une valeur sentimentale à ses yeux suffisante. Car Priam était un grand nostalgique du passé. Il avait aimé connaître cette époque, vivre au milieu des mécréants et des gueuses, en étant riche et puissant au-delà de leur imagination. D'autant qu'il ne se refusait jamais des plaisirs humains. Les gueuses, s'il fallait leur reconnaitre une hygiène assez déplorable, avaient la cuisse charnue et haute.
Aussi, Priam porte la main à ses poches, cherchant s'il n'a pas quelque chose à offrir à l'homme en retour de cette occasion de se remémorer le passé.

Je suppose que vous n'êtes pas homme à accepter les reconnaissances de dettes, et que les divis ne vous intéressent guère...

C'est presque une plainte qu'il adresse à Vlad, ses mains ne rencontrant que le vide dans ses poches de devant. Pourtant, il devait bien avoir quelque chose sur lui. Et puis... Il se rappelle d'un seul coup un évènement pas si lointain lors de l'un de ses derniers voyages dans le monde des Humains. Priam aimait jouer du savoir qu'il avait sur les hommes, des habitudes qu'il avait apprises sur eux. Il passait régulièrement près des cimetières. Déjà, le calme qui y régnait était agréable, et puis.. Les fossoyeurs étaient toujours des loustics pas totalement honnêtes, qui ouvraient parfois une tombe oubliée et en sortaient quelques vestiges de valeurs.
Eux aussi faisaient des marchands redoutables. Enfonçant sa main dans sa poche de derrière, il en ressort un briquet métallique Zippo. Il est vieux, abîmé, mais on peut encore lire dessus une inscription gravée : « Iwo Jima - 02/19/1945 - 02/26/1945 G.I. ».

Je ne sais pas si cela attisera ton intérêt ou pas, mais c'est probablement la seule chose que j'ai sur moi. Je l'ai obtenu... et bien en négociant avec quelques personnes peu scrupuleuses qui travaille près des morts. Ça a surement une grosse valeur sentimentale pour certains, et surtout pour celui qui en a était débarrassé. Je ne pense pas qu'il aura la possibilité de venir le réclamer, bien qu'ici il faille s'attendre à tout.
J'ai même négocié l'essence, il est en parfait état de marche.

Il posera le briquet sur l'étal du marchand, et passera sa main au-dessus des pièces d'or, attendant un mot de l'Homme masqué pour ramasser les pièces et sceller une transaction atypique, mais qui fut fort amusante.



HRP : J'espère que cela te plaira. J'ai eu un peu de mal à réfléchir à un objet basique qui puisse avoir une quelconque valeur. J'ai un peu triché sur le fait de le récupérer mais bon ! Hésite pas à me dire si tu veux que je modifie un truc !



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Re: Warashibe no protocol - Sam 11 Oct 2014 - 11:25

On a pas idée de sa chance.


__Pas que Lord Vlad aie exactement envie de faire plaisir à ce beau prince, mais pour lui ces pièces ne valaient en effet pas plus que des cailloux. Il se sentait un peu comme un humain à qui un martien aurait payé en argent extraterrestre une commission simple. Le geste était noble, c'était même très généreux pour cet alien, mais ça ne lui servait pas vraiment. Il n'était pas sûr non plus d'obtenir quoi que ce soit de valable en échange, mais cette incertitude l'amusait. Lord Vlad aurait dû essayer le casino, sans doute, ça lui aurait réussi.

- Vraiment ? Vous seriez prêt à laisser ces pièces comme ceci ? Vous en appelez simplement à mon bon coeur pour vous laisser un petit quelque chose ? Une sorte de souvenir à pouvoir échanger histoire de vous laisser une bonne conscience commerciale. Difficile de ne pas se sentir obligé de vous laisser quelque chose en retour.

__Le faux marchand n'en espérait pas moins et se contenta de lui donner entièrement raison d'un haussement d'épaules faussement désintérressé.

- Je suppose que vous n'êtes pas homme à accepter les reconnaissances de dettes, et que les divis ne vous intéressent guère...

__D'un autre haussement d'épaules, accompagné d'une lègère désaprobation de la tête, il donna encore raison au jeune homme. Les divis auraient pu l'intérresser, mais il n'aurait pas eu l'audace de demander une somme intéressante, ou à peu près équivalente à ce que ces pièces vaudraient en argent humain. Puis avec sa tendance à économiser énormément, il avait en fait bien assez de divis pour des mois d'achats. Et les reconnaissances de dettes, mieux valait ne pas y penser, dans ce monde instable, il n'y aurait pas assez de garanties pour qu'elle soit plus qu'elle-même, un bout de papier.

__Il regarda les mains du jeune homme fouiller ses poches, par réflexe de sécurité, de vérifier que l'autre ne sort pas une arme, mais pour ne pas paraître avide, il releva la tête immédiatement. Il avait l'air d'être embarrassé de ne rien trouver dans ses poches. Quand enfin, il trouva quelque chose, Vlad redescendit son regard pour voir ce qu'il lui proposait. C'était un briquet de métal, un bon vieux briquet à essence que l'on devinait d'un coup d'oeil assez vieux. Cela faisait l'affaire, cela dit, parce que dans la conception de Vlad, rien pour allumer un feu n'avait plus d'élégance que ces vieux modèles de briquets.

- Je ne sais pas si cela attisera ton intérêt ou pas, mais c'est probablement la seule chose que j'ai sur moi. Je l'ai obtenu... et bien en négociant avec quelques personnes peu scrupuleuses qui travaille près des morts. Ça a surement une grosse valeur sentimentale pour certains, et surtout pour celui qui en a été débarrassé. Je ne pense pas qu'il aura la possibilité de venir le réclamer, bien qu'ici il faille s'attendre à tout.
J'ai même négocié l'essence, il est en parfait état de marche.


__Vlad se demanda s'il pouvait se mettre à fumer avec son masque... avant de se dire rapidement que ce serait parfaitement idiot et de reporter son attention sur son interlocuteur. Il conclut l'échange en tendant une main toujours gantée de noir, pour saisir le briquet en s'exclamant :

- C'est parfait, soit assuré que ça me servira. Ou à quelqu'un d'autre, je l'admets, au hasard des échanges.

__Il laissa bien sûr le jeune homme prendre les pièces et s'assit pour examiner le briquet à la lumière du soleil. Il lui fallut quelques secondes d'analyse pour remarquer une inscription étrange. Cela n'avait rien de surprenant, puisqu'il avait, s'il avait bien compris, été volé sur un cadavre. Enfin, pour lui, ça ne changeait pas de ses pièces, qui venaient elles d'un cadavre vivant. En rangeant le briquet dans sa poche, il se retourna vers le jeune homme.

- Bien, puis-je encore faire quoi que ce soit pour vous servir ?

- Excusez-moi !

__Le marchand, le vrai, interrompant soudain le dialogue arriva de nulle part, passant derrière l'étal avec un petit coffret de munitions qu'il remit en mains propres à Vlad. Vlad, avant de s'en emparer avec un remerciement, tira son chapeau au prince d'un petit geste précis. Après quelques secondes de remerciements par le marchand, et un au revoir, il s'en fut sans demander son reste. Il a avait, à cette heure, une entrevue de prévue avec un des ses colocataires, sur les tâches de sang qu'il laissait régulièrement sur la table.



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Re: Warashibe no protocol - Sam 14 Mar 2015 - 17:08

Ce dévouement envers autrui, cette forte implication dans ce rôle si important d’instructeur, de guide pour les nouveaux arrivants… c’est vraiment tout à son honneur ! Monsieur le Lord a également un talent certain pour la négociation et le troc, feintant l’inintérêt… pour finalement obtenir un objet précieux, puis un autre, plus précieux encore…
Retrouvez bientôt Lord Vlad dans l’émission Un trésor dans votre académie, présenté en direct sur Academia TV & en simultané sur Radio Academia !

Désolée pour toi que ça n’ait pas été plus loin comme tu l’espérais. Mais allez, on va de l’avant, on enchaîne sur autre chose… d’autant plus que jouer avec quelqu’un qui écrit bien et si joliment, ça ne peut être qu’un plaisir !

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