Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Les vacances de l'homme au masque

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Les vacances de l'homme au masque - Mar 1 Avr 2014 - 18:31

Les vacances de l'homme au masque

__Mon narrateur ayant pris ses congés annuels, je suis forcé de tout raconter moi-même, ça a ses avantages, comme ne pas avoir à vous infliger toutes les idioties que disent Black et White par soucis d'ojectivité. Je vais parler de ce qui s'est passé aujourd'hui et ce qui reste à venir pour les six jours suivants. Ou, non, je vais commencer par hier.

__Hier, donc, en me réveillant, un peu céphalorectal, comme tous les matins, je découvre sur le pas de la porte quelques lettres, dont une m'est adressée. N'ayant pas d'adresse, les courriers destinés aux élèves sont généralement plutôt simple de l'extérieur, il ne portent généralement que le nom du destinataire et celui de l'envoyeur, rarement des noms de chambres. Il doit y avoir un repenti qui s'ennuie, certains matins, à distribuer tout ce beau courrier, à lire tous les noms de tous les élèves sur les portes, ce qui en plus changeait constamment vu les nombreuses disparitions que l'on peut difficilement éviter, et qui doit ensuite vérifier dans toutes les lettres s'il n'y en a pas une adressée à un des résidents et la faire glisser sous la porte. En espérant pour lui qu'il y aie un triage magique, j'ouvrais la lettre d'un coup de couteau trop curieux pour avoir lu le nom de l'envoyeur ou vérifié qu'elle n'était pas piégée. Je fus surpris d'y lire une convocation aux bureaux du conseil des élèves, non pas pour recevoir une mission, mais un billet m'offrant une semaine de vacances. C'était suspect, très suspect. Retournant l'enveloppe, je constatai qu'elle ne portait que mon nom, pas d'envoyeur. La direction ou le conseil ont généralement la délicate attention de le préciser, alors, ce ne pouvait pas être d'eux. Au fond de mon crâne, Black me criait que c'était un piège et je n'eus aucun mal à le croire, car de son côté White se contenta de supposer qu'ils avaient oublié d'indiquer leur nom. C'est donc armé de mon épée et mon couteau d'os, accrochés à ma ceinture, de mes deux opinels dans les poches et de mon pistolet dans son holster de tissus.

__J'arrivais en quelques minutes au bureau du conseil, passant de couloir vide en couloir vide, je frappais à la porte et elle s'ouvrit avant que j'ai frappé un second coup après les quelques dixièmes de secondes qu'il fallut à ma main pour faire le trajet. Pourtant ce n'était pas parce que j'étais impatiemment attendu, mais juste parce que quelqu'un sortait justement à ce moment là et tira la porte au moment même où je m'annonçais. Je fus cependant quelque peu surpris que la personne en question, je la connaisse déjà et justement à cause de mon passage dans ces locaux : Gabriel, le jeune que j'ai ramené avec quelques menus efforts, sain et sauf du monde humain. Il avait un petit sourire aux lèvres et une enveloppe dans les mains. Passant à côté de lui en l'ayant à peine salué, j'entrai et me retrouvai face au même membre du conseil que d'habitude, assis derrière son bureau, lisant des papiers d'une grande importance vu l'intérêt qu'il y portait. La porte se referma, il n'y avait plus que nous deux dans le bureau, mais il continua à lire, sans se soucier de moi. Ou plutôt, sans me remarquer, car en levant la tête il eut cette mine de chat surpris entrain d'uriner dans la maison, de jeune femme qui découvre qu'on l'observe quand elle prend son bain, d'enfant de choeur vu en train de... je vais m'arrêter là, je m'emporte. Sans un mot, il saisit une enveloppe bleue qui traînassait sur le coin de son bureau et me la lança d'un geste souple et ample, la faisant tourbillonner comme un boomerang jusqu'à moi. De peu, je l'attrapais au vol et je partais sans attendre, puisque je dérangeais manifestement l'acharné travailleur. Dehors, Gabriel, aussi fidèle qu'un petit chien, m'attendait patiemment pour me bondir dessus et me faire une fête. Non, sérieusement, c'est l'impression qu'il m'a donné. En me montrant sa lettre, il m'annonça donc, que nous serions colocataires pour la petite semaine qui allais nous servir de vacances. Moi qui comptait rester tranquille dans la chambre, c'est raté. Je ne pouvais pas non-plus casser ses espoir en y renonçant subitement, j'étais trop gentil pour ça, ou comme me l'a suggéré Black, je suis trop manipulateur pour compromettre une si bonne occasion de gagner un pion sur mon échiquier. Je me suis donc laissé entraîner sur le bateau et emmener dans le monde des humains, malgré mon évident handicap d'adaptation. Enfin, Gabriel ne passait pas non-plus inaperçu, à la fois grand, noir parmi les blancs et habillé bizarrement, nous étions sans doute le duo le plus immanquable parmi tous les élèves qui partaient cette la station balnéaire.

__L'arrivée se fit de nuit, malgré que tout le monde soit à peine levé. Je n'eus aucun mal à perdre Gabriel dans les rues de la ville environnante pour être enfin un peu seul et réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir faire de la semaine. À bien y réfléchir c'était l'occasion rêvée de reprendre le "réseau" en main, de rapatrier tous les membres pour recommencer progressivement à agir et continuer ensuite depuis l'académie, c'est-à-dire en étant purement et simplement intouchable. Qui plus est, j'avais dès lors accès à beaucoup plus d'information : la banque de données informatiques de la Deus contenait entre autres beaucoup d'archives de la CIA, ce qui éviterai de dangereux piratages de ce nid à salopard. Je n'en avais malheureusement pas pris avec moi. Je n'avais d'ailleurs aucun bagages, mais plus ou moins tout le monde était dans le cas. Peu d'élèves avaient assez de tenues pour se changer durant une semaine, certains même, n'avaient pas du tout de vêtements de rechange, et tentaient malgré cela de garder un minimum d'hygiène pour assister aux cours. J'étais plutôt chanceux d'en avoir autant, et de savoir les entretenir et les préserver. Bien aéré et rafraîchi, après avoir beaucoup réfléchi à la marche à suivre pour me faire reconnaître par mes anciens acolytes, je rentrais à la station balnéaire pour dormir un peu. La femme qui tenait l'accueil ne sembla même pas surprise de voir quelqu'un portant un masque entrer, demander la clef de sa chambre et monter, elle avait dû en voir de plus étranges avant, ou elle était au courant de tout et prête à tout voir... Qui sait... Je ne nourris pas le projet d'aller lui demander.

__Dans ma chambre, je fus à peine surpris de découvrir Gabriel effondré, endormi, ronflant dans le lit près de la fenêtre, mais beaucoup plus de découvrir une autre de mes connaissance, Noémie, une inoffensive jeune fille dont j'avais sauvé le chat. Elle se retourna et eut l'air aussi étonnée que moi, sous mon masque. Elle écrivait quelque chose, je ne sais toujours pas quoi, mais elle le cacha bien vite dans son dos en se levant. Maintenant que j'y pense, j'écris aussi, mais je ne m'en cache pas, puisque vous le lisez. Dès lors, j'eus le projet de la recruter elle aussi dans le réseau. J'ai un nouveau but, pour cette organisation : protéger l'humanité. Je sais que c'est prétentieux, mais elle se mettait déjà en péril elle-même à cause de ceux que nous combattions, alors avec les renégats venant s'ajouter à ce joyeux tableau, elle a vraiment besoin que quelqu'un la remue. Ce quelqu'un, ce sera moi. Je suis sûr qu'avec leurs moyens actuels, ils peuvent se défendre d'eux-même et vu l'inefficacité de l'académie, ça vaudrait mieux. Je ne débarrasserai pas l'échiquier de ses pièces noires, je n'en ai ni la force, ni l'énergie, mais sans m'opposer à aucun des deux camps, je prétends leur apprendre à tous à régler le conflit par eux-même, et sans se battre. Pour ne pas décevoir, je laisserai évidement à mes subordonnés de quoi se ranger sur le front qui leur plaît. Je ne suis pas strictement opposé à ce que l'on tue des humains, je ne me soucie que du sort des innocents... Bref, si je veux recruter quelques apprentis-dieux, c'est parce que j'ai à peine assez d'effectifs pour mener des guerres informatiques alors que je peux faire tellement plus : des assassinats. Bien sûr, je ne peux pas me permettre de tuer moi-même un humain, ni une de mes recrues, mais ce genre d'opération demande des complices. Et le simple fait d'avoir des partisans, près à se joindre à moi de tout leur être, combattre avec moi et mourir avec moi est des plus confortant dans l'idée que ma cause est celle que je dois suivre. Certaines cibles, même avec toutes les preuves flagrantes existantes contre elles ne peuvent juste pas être vaincue, les humains se rangent à leur pied, leur pouvoir les fait outrepasser la loi et ce qui est dommage c'est que ce genre de personnes soit systématiquement mal intentionnées. Ce seront ceux-là qui mourront.

__Noémie est rapidement sortie en rougissant, sa feuille sous le bras. Qui sait ce qu'elle va en faire ? À vrai dire, je m'en fichais, je voulais juste dormir. Sans même planifier de me changer, je me suis jeté sur le lit enlevant juste mes chaussures pour ne pas le salir. Je fermais les yeux et j'attendis que les brumes du sommeil s'emparent de mon corps. Mais alors que je me sentais, malgré le bruit de la respiration de Gabriel, sombrer doucement dans l'inconscience, quelque chose remis mes sens en alerte : un bruit de choc. Un bruit vraiment pas naturel, qu'encore maintenant, je ne sais décrire. Je ne bougeais pas, pourtant, car le bruit ne venait pas de cette chambre, mais de ce qui se trouvait au-dessus. Je pensais donc ne rien craindre, quand un bruit venant de la porte me fit frémir. Un éternuement me rassura, ce n'était que Noémie. Qui eut cru qu'un éternuement lui sauverai la vie ? Elle s'arrêta dans le micro-couloir entre son lit et le mien et et, plutôt que de se coucher, elle approcha nerveusement sa main de mon masque. À peine l'eut-elle effleuré que la mienne, la gauche, invisible vu la noirceur de l'endroit, lui attrapa le poignet avec force. Pétrifiée de surprise, elle laissa s'échapper un petit cri presque silencieux. Étrangement mon bracelet me transmit non pas de la peur, mais de l'excitation. Quelle drôle de fille.

- La curiosité est un bien vilain défaut.

- Et je suis une bien vilaine fille ?

__Non, sérieusement, elle me l'a demandé. J'ai du mal à comprendre ce qui peut passer par la tête de cette fille, elle était vraiment moins bizarre lors de notre dernière rencontre. Les gens changent. J'ai pas mal changé aussi, en fait, mais cela se voit moins, je ne me permets pas de le montrer.

- Va dormir, tout de suite ou je t'enferme dehors, lui ordonnais-je en lui libérant le poignet.

__À contre-coeur, selon mon bracelet, elle s'exécuta. Après une demi-heure, elle dormait comme une souche alors que j'étais toujours dérangé par de petits bruits. Lentement la nuit passa.

Premier jour

Je me levais avec le soleil, dans un état de fatigue tout à fait supportable à moins de castagner des loubards toute la journée, ce que je ne risquais pas de faire. Je pouvais bien sûr ne pas m'attarder à prendre un petit déjeuner, j'avais mieux à faire. Mais en passant à l'accueil, la femme qui était derrière le bureau m'arrêta et me remit un colis en souriant. J'allais l'ouvrir plus loin et j'y découvrais deux objets inattendus et une carte postale. Je me saisissait en premier de la carte :

°Cher Lord Vlad

Nous avons conscience que vu votre incapacité à enlever votre masque, vous aurez sans doute beaucoup de mal à profiter des vacances que nous vous avons offertes, nous vous faisons donc le prêt d'un objet magique très rare, qui vous sera inestimable : une montre de normalité. Extérieurement, c'est une montre normale, mais elle recèle un pouvoir comparable au votre : en appuyant sur le bouton à droite, vous libérez le pouvoir pour trois heures, sans possibilité de l'arrêter. Il met le même temps à se recharger. Son effet est comme son nom le laisse deviner, qu'elle pose sur vous un voile de normalité. Les mortels qui vous croiseront ne verront strictement rien de spécial en vous, quoi que vous fassiez.

Vous comprenez bien qu'il serait fortement préjudiciable que vous perdiez ou détruisiez un tel objet. Ne le quittez pas durant la durée de votre séjour. Toutefois, s'il devait tomber entre les mains de la guilde noire, détruisez-le, votre punition en sera amoindrie.

Ayant pu constater le soin que vous portez à vos effets personnels, nous osons espérer qu'il en sera de même dans ce cas. Il vous sera demandé par un repenti portant un foulard bleu sur le chemin du retour. Le reste du contenu vous est offert.

Bonne vacances.°


__Encore une fois, pas de noms. Peut-être était-ce Colombe Siria, le conseil des élèves,... Peu importait, je remplaçais ma propre montre, rangée à la hâte dans ma poche, par l'objet magique. Je regardais ensuite enfin ce que contenait d'autre la petite boite et c'est avec en sourire amer, en me demandant si l'on essayait vraiment de me rendre fou ou si c'était involontaire et paranoïaque de ma part de penser l'inverse. Si l'on se moquait de ma singularité, toutefois, c'était bien fait : un maillot de bain noir et blanc gisait au fond. Comme si je comptais aller me baigner. Bref, je réfléchissais à ce que je devais faire avant de sortir, après tout, je devais être rentré moins de trois heures après. Le fait de m'être procuré beaucoup d'argent humain lors de ma dernière visite me servirai sans doute mais je devais penser à ne pas faire de trop petits achats avec des billets de 200, chercher de la monnaie m'aurait fait perdre un temps considérable. Je me demandais soudain si j'avais un ordinateur à disposition. La réponse était évidemment non. Ce serait donc ma première et sans doute ma seule acquisition.

__Ayant activé le sort de ma montre, je sortais sans crainte et me rendais directement au centre-ville où je trouvais facilement un magasin d'informatique. Je dépensais presque tout ce que j'avais dans du matériel haut de gamme, la crème de la crème des ordinateurs portables. Puis je rentrais largement dans les temps, m'enfermais dans la chambre et, ignorants les bruits toujours aussi présent, je passait ma journée à installer un système décent sur mon nouveau jouet.

__Il est tard maintenant, je pense que les deux autres ne vont pas tarder à rentrer. J'ai assez écrit pour aujourd'hui.

Second jour

__Ils sont en effet rentré quelques minutes plus tard et sont allés se coucher, sans bruit, voyant que j'étais déjà allongé. Noémie n'a pas osé toucher à mon masque. Peut-être était-ce dû à la présence de Gabriel. Ils se sont tous deux endormis assez rapidement, ils se sont sans doute bien remué durant la journée et j'ai tout de même fini par sombrer moi aussi, dans la douce inconscience du sommeil. Le matin arriva trop vite et je fus réveillé le dernier par Noémie qui me secouait, en me demandant de me réveiller. J'avais espéré que ce genre de chose n'arrive pas, mais bon... Je me suis donc levé, et j'ai été quelque peu forcé de leur dire que je les rejoindrai sur la plage pour qu'il me laissent tranquille. Étant un homme de parole, j'étais un peu coincé, il fallait que j'y aille, surtout si je voulais les faire rejoindre mon organisation. Je me décidais donc à mettre le maillot, à enlever le reste et à aller sur la plage aussi pauvrement vêtu.

__Le soleil tapait horriblement fort et si j'avais eu du mal à les trouver, j'aurais pris cela comme excuse pour rentrer au plus vite. Malheureusement, ils étaient juste devant la porte et ils m'attendaient. Je ne comprenais pas pourquoi, d'ailleurs. Pourquoi s'intéressaient-ils tant à moi ? Ils ne pouvaient pas se douter de ce que je comptais faire d'eux et dans leur situation actuelle, je ne pouvais rien leur apporter. Peut-être étais-ce juste désorientant pour certains de voir que d'autres refusent le contact et la communication, qu'ils préfèrent s'isoler, ne pas avoir le même type de vacances. Toujours est-il que je fus littéralement tiré sur la plage par Noémie.

Spoiler:
 

__Je réussi cependant à les convaincre que j'étais en droit de ne pas aller dans la mer, de rester sous le parasol. Ils s'en fussent donc un peu, me laissant réfléchir à la suite. Je pensais donc à la démarche pour rejoindre le réseau, ce qui serai assez facile vu que la connection était gratuite dans la station. Puis Noémie vint s'asseoir à côté de moi, elle me raconta sa vie, sans que je ne lui donne la moindre réponse, cela dit, elle avait juste besoin de vider son sac et elle m'avait choisi comme confident.

__Charbon, son chat, était parti récemment, il n'était pas revenu et l'amie avec laquelle je l'avait vue ne lui parlait plus. Elle se sentait seule. Mais depuis son pouvoir avait changé. Elle n'était plus forcée de l'utiliser sur les autres, plus forcée de serrer les gens dans ses bras, plus aussi inefficace, mais aussi beaucoup plus incontrôlable. Elle avait trompé sa solitude en s'en servant sur elle à longueur de journée, comme une drogue l'aidant à tenir le coup, mais comme disait Zoroastre, "Toujours du plaisir n'est plus du plaisir.". Elle était devenue complètement insensible à toute forme de plaisir ou d'amusement. Quelle ironie de savoir en créer chez les autres et de ne plus comprendre quel effet cela fait. Elle a changé, radicalement, identifiant des choses qu'elle ressentait plus rarement, comme la peur et la douleur, à du plaisir, elle est devenue anormale, masochiste. En ayant déjà connue une, je savais à peu près comment je devais m'y prendre avec elle et c'était une bonne chose, finalement, de mieux la connaître.

__Prétendant que mon temps était presque écoulé, cependant, je rentrais dans la chambre, me changeais ouvrais mon ordinateur. Je lançais le client RSS, et je me connectais au serveur privé hyper protégé que nous utilisions pour discuter tous ensemble de nos prochaines actions. Luisiane fut la première à se connecter, les autres suivirent, sauf Distorpor. Je demandais la cause, puisque personne ne semblait y prêter plus d'importance que mon retour, ce qui était plutôt normal en fait, je demandais :

Lord Vlad : Où est D.
Edge : Mort.
Luisiane : Ah ?
Edge : Une explosion de gza.
Edge : *gaz
Funembull : Pas celle du mois dernier ? J'ai entendu dire que tout un village avait été détruit.
Lord Vlad : Je vois...

__Je me doutais que cela ne pouvait être une explosion de gaz. Cela semblait trop parfait pour être vrai, ce ne pouvait être que l'excuse trouvée par le gouvernement pour expliquer une attaque des renégats.

Lord Vlad : Je crois que je sais ce sur quoi portera notre prochain piratage. On va avoir besoin des VRAIES photos satellite de l'incident.
Luisiane : Tu crois que c'est l'oeuvre de qui ?
Lord Vlad : Justement, c'est ce que je veux vérifier.
Lord Vlad : Bien, je m'attendais à ce que vous doutiez de mon identité.
Edge : On ne saurait pas, je veux dire... personne à part toi et nous ne connaît les codes de ce serveur.
Lord Vlad : Bon... Si vous n'en doutez pas, cela me permet de vous annoncer que nous allons quelque peu changer nos méthodes dans certains cas.
Luisiane : Ah ?
Edge : Explique-toi
Funembull : Heu, hein ?
Lord Vlad : Nous allons assassiner certaines de nos cibles.
Funembull : Quoi ?
Luisiane : Notre objectif c'est de dire la vérité cachée au monde, pas de faire la justice à sa place.
Lord Vlad : Je n'ai jamais dit cela. Nous dévoilons en effet la vérité, mais pour donner à la justice ou au peuple les armes qui lui manquent. Pourtant le monde n'a toujours pas commencé à changer. Quelques personnes à peine ont vu leur vie troublée par nos actions.
Funembull : Je ne veux pas faire partie d'un groupe qui tue des gens. Plutôt mourir.
Lord Vlad : Alors suicide-toi sans attendre.
Lord Vlad : Beaucoup des gens que nous avons dénoncés ont été tués par les victimes, et c'est bel et bien de nos actions qu'ils sont morts. Nous avons toujours tué des gens, pourquoi se voiler la face ? Qu'avaient-ils d'humains ? C'étaient des violeurs, des meurtriers sans scrupules, des monstres sacrifiant le monde pour leurs intérêts personnels. Je n'ai jamais ciblé que ces personnes-là et je ne compte pas m'arrêter.
Edge : C'est pas pour prendre sa défense, mais un monde où dire la vérité tue doit être changé.
Lord Vlad : Je n'oblige personne à rester, je suis conscient que vous avez une conscience qui ne peut peut-être pas supporter l'idée que l'on enlève nous-même, par le simple intermédiaire de tueurs à gages, la vie d'autre êtres humains.
Luisiane : Je reste. Comme tu l'as dit, ce n'est pas vraiment des humains s'ils agissent ainsi. On ne naît pas humain, on le devient.
Edge : Idem.
Funembull : Ouais, moi aussi.
Lord Vlad : Bien, je vous recontacterai au sujet des photos satellite. Le reste peut attendre.

__Je me suis ensuite déconnecté et j'ai été voir dans mon carnet d'adresse, chiffré et hébergé sur un forum mort depuis longtemps, si je n'avais pas les noms et les numéros de l'un ou l'autre tueur à gage. Il y en avait un seul. Me servant du téléphone de l'accueil, je lui laissait un message, n'arrivant pas à le joindre directement, pour lui donner rendez-vous le surlendemain non loin de la station, à la gare la plus proche. J'ai choisi l'endroit car il est très facile, selon moi, de disparaître dans une gare qu'ailleurs en se servant des mouvements de foules et des trains qui arrivent.

__Je suis rentré dans la chambre, encore une fois, me suis allongé. Pas longtemps. Quelqu'un a frappé à la porte, je suis aller ouvrir en pensant que c'étaient sans doute Noémie et Gabriel ayant oublié leur clef. Ce n'était pas eux, mais un couple d'adulte d'une quarantaine d'année qui ne se gênèrent pas pour entrer aussitôt la porte entrouverte. Je me souviens parfaitement de cette rencontre. L'homme m'a regardé droit dans les yeux et j'aurais juré voir quelque chose de familier chez lui, comme si je l'avais déjà vu, mais sans savoir où ni comment. Il a pris la parole d'un ton fort et assuré que peu osent employer en me faisant face :

- Vous savez qui nous sommes, j'imagine.

__Je sentais en lui un espoir que je n'osais décevoir, et lui répondit donc d'un hochement de tête exagéré.

- Tant mieux, ça évitera les présentations inutiles... Bien, nous venons vous demander votre aide.

- Je ne suis pas une âme charitable, vous savez.

- Oh, mais bien sûr, ce sera dûment rémunéré.

__Il souleva une valisette restée jusque là inaperçue et l'ouvrit, laissant voir des liasses de billets de vingt, que beaucoup de détails faisaient sembler vrais.

- Je vais vous expliquer en quoi cela consiste, si vous voulez bien vous asseoir.

__Je m'asseyait sur le lit de Gabriel, ils avaient réussi à piquer ma curiosité. Qui en effet voudrait m'engager pour faire quelque travail que ce soit et à débourser, à vue d'oeil, près de 2000 euros pour ce faire ?

- Nous sommes traqués par un monstre, une sorte de chimère humanoïde, il nous retrouve toujours, où que nous allions et quelle que soit l'apparence que nous prenons. Nous ne pouvons pas demander à un humain de l'éliminer, ils sont trop faible et il n'est même pas sûr qu'ils puissent le voir. La guilde noire n'est pas vraiment digne de confiance, donc il nous a fallu faire venir quelques élèves de l'académie ici en leur offrant des vacances. Cela aurait été suspect qu'il n'y aille que vous. Mais nous préférions nous adresser à l'un des nôtres.

__Ils étaient également des apprentis-dieux ? Non, dans ce cas, ils ne m'auraient pas choisi moi, mais quelqu'un de plus fort, je n'ai pas une réputation de dur à cuire... Il était supposé être l'un des leurs, mais qu'étaient-ils ?

- J'accepte, ça m'a l'air plutôt simple. Mais payez-moi à l'avance, je pourrais avoir grandement besoin de cet argent.

- Entendu, nous vous faisons confiance.

__Je ne sais pas ce qui me valait d'être si digne de cette confiance, mais il était évident que j'étais spécial à leurs yeux.

__Ils sortirent sans que je leur aie rien demandé et comme je ne faisais pas mine de les suivre, ils refermèrent la porte derrière eux. Là, je me levais en hâte et j'allais coller mon oreille à la porte pour vérifier qu'ils partaient. Je ne fus qu'à moitié surpris de surprendre leur conversation :

- Chéri, tu es sûr que les informations de ton frère sont justes ? Il ne m'a pas vraiment l'air d'être l'un des nôtres.

- Moi aussi je l'ai senti, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Je ne me suis jamais trompé.

- Pourquoi porterait-il cet accoutrement dans ce cas ?

- Qui se douterait que l'un de nous, qui nous cachons généralement, soit un personnage aussi visible. C'est très intelligent de sa part, quand on y pense.

- Mais je ne comprends pas pourquoi tu fais appel à lui. On aurait pu berner un quelconque apprenti-dieu pour qu'il risque sa vie à sa place.

- C'est l'un des nôtres, donc nous pouvons lui faire confiance et c'est aussi un apprenti-dieu, donc il a des pouvoirs que nous n'avons pas, mais aussi les nôtres. Il est en tous points supérieur aux autres...

- Si tu le dis.

__Puis seuls des pas résonnèrent dans le couloir qui fut bientôt vide.

__C'étaient donc eux, avec l'aide de quelqu'un à l'académie sans doute, qui envoyaient ces lettres ? Pourquoi se donner tout ce mal ? Ce n'était rien de si grave qu'un mutant poursuive l'une ou l'autre personne. Mais pour l'heure, j'avais juste à m'en débarrasser, donc, il me fallait des armes, plus que ce que j'en avais.

__Je m'occupais quelques heures, à pirater des serveurs de sites qui se révélaient finalement plus inintéressants les uns que les autres, mais qui n'étaient pas protégés. Puis, dès que la montre de normalité me sembla rechargée, je l'activait me rendait dans les bas quartiers où je trouvais rapidement, dans un taudis, un marché noir d'une taille acceptable. J'y trouvais exactement ce que je cherchais : un HS 2000, décrit sur le net comme une des meilleures armes de poing jamais créées. Léger, précis et avec une prise en main presque instantanée et des munitions de calibre 9mm trouvables partout pour une somme assez modique, je ne pouvais rien imaginer de mieux.

Spoiler:
 

__Je réussis même à ce que le vendeur me fasse un prix sur les munitions sous prétexte que le vendeur d'en face les faisait moins cher. Pour seulement 700 euros, je me suis procuré l'arme et 5 chargeurs de 16 balles, les plus gros. Je rentrais ensuite à la station et je recommençais à écrire.

__D'ailleurs c'est tout pour aujourd'hui.

Troisième jour

__J'ai entendu un de ces craquements pas nets et je suis allé voir à l'étage au dessus où je n'ai bien sûr rien trouvé. Alors que j'étais en haut, j'entendis un cri, d'une voix que je connaissais : celle de Noémie. Je descendais donc en hâte, mais le couloir était désert. Je remarquais alors un étrange détail : des petits objets traînant dans un coin, contre un mur près de ma chambre. En les observant de plus près, je me rendais compte que ce n'était rien de moins que des os. Une main blanchie et éparpillée dans un couloir. Qu'est-ce qui pouvait l'avoir rendue comme ça ? Il n'y avait rien quand je suis monté. J'en vint doucement à la conclusion que ce ne pouvait pas être la main d'un vivant, car rien ne pouvait à ma connaissance faire disparaître aussi parfaitement la chair en si peu de temps. Mais pourquoi des squelettes seraient ici ? Seraient-ils au service de ce mutant ? Comment était-ce possible ?


__Quand on parle du loup... trois d'entre eux rappliquèrent au bout du couloir dont un auquel il manquait une main. Le problème de ces saloperie c'est qu'ils sont magiques plutôt d'organiques et donc, que les balles ne sont pas très efficaces contre eux. J'aurais préféré une bonne vieille batte qu'un pistolet neuf, mais on fait avec ce que l'on a. Et heureusement pour moi, je n'avais pas ça. Je sortais doucement l'épée de ce cher Vlassios de son fourreau, de la main gauche et la tendait droit devant moi d'un geste impérieux :

- Un pas de plus et vous signez votre arrêt de mort.

__Ils ne changèrent rien à leur lente avancée et je jugeais bon de mettre à exécution mes menaces. Je faisais passer mon épée derrière mon dos et je chargeais, simplement, fonçant sur le squelette du milieux, bras droit en avant, protégeant mon torse, assez fort pour l'entraîner sans que les deux autres aient le temps de m'attraper. En essayant de m'arrêter, de m'opposer une résistance, il désagrégea ses pieds sur le sol, avant que je m'arrête brusquement, l'envoyant valdinguer grâce à la force d'inertie. L'étroitesse de l'endroit m'empêchait de faire des mouvements larges avec mon épée, mais le plafond était assez haut pour que mes mouvements verticaux ne soient pas gênés. Je me retournais et j'attendais que mes opposants soient à portée pour abattre ma lame sur le crâne de l'un d'eux avec assez de force pour qu'il se brise et que sa colonne vertébrale subisse également un choc suffisant pour se désagréger. Profitant d'une différence de taille qui ne m'avait pas échappé, j'attrapai de l'autre main la boite crânienne de son collègue et lui donnait un coup de pied dans le bassin, qui s'arracha sans problème. Je lâchai alors cet être faible qui tomba dans un grand bruit au sol et écrasait de ma chaussure de ville ce qu'il en restait. Les trois étaient en pièces, mais je ne savait pas dans quelle mesure ils pouvaient se reconstituer, je devais chercher la source de la magie qui les animait. Quelque chose me disait que c'était dans la cave, puisqu'ils venaient d'en bas. Je fonçait, n'attendant pas l'ascenseur et me jetant dans les escaliers, descendant les marches quatre à quatre. J'arrivai à l'escalier menant à la cave juste à temps : trois autres squelettes le montait de leur démarche cliquetante. Profitant, comme c'est très justement conseillé dans l'art de la guerre, au maximum des avantages du terrain, je donnais un coup de pied au premier de la file qu'ils étaient forcés de former et je les regardait très content de moi se dégrader en tombant sur les bords anguleux des marches. Aucun ne se releva, mais par mesure de précaution, arrivé en bas, je leur explosait la boite crânienne du pied.

__Une porte me séparait de la cave où j'entendais le bruit assourdissant des systèmes de ventilations. Personne ne venait jamais ici, c'était l'endroit rêvé pour un monstre qui aurait besoin d'une cachette. Avec dans une main le HS 2000 et dans l'autre mon épée, j'ouvrai doucement la porte et ne voyait rien de plus qu'une cave normale. J'entrais en regardant autour de moi, en faisant de petits pas, en tentant de ne pas me mettre en danger en cas d'embuscade. À gauche de la porte, il y avait un couloir, entre les cartons et les vieux meubles, qui semblait mener à une partie cachée de la cave. Baissant un peu ma garde, mais restant attentif au bruit, ce qui était, en y repensant, idiot avec le brouhaha de la ventilation, je m'avançais jusqu'au croisement. Attachés, jonchés au milieu de plusieurs corps à moitié dévorés, Gabriel et Noémie remuaient comme des beaux diables sans parvenir à affaiblir leurs liens. Ils me remarquèrent et parurent sur le moment très content, jusqu'à ce que je sois à mi-chemin alors que je me dirigeait vers eux, ils firent de grand mouvement de la tête, sans arriver à me faire comprendre à cause de leur bâillon que le mutant me fonçait dessus. Je me retournais juste avant de recevoir son coup, qui me projeta sur une pile de cartons qui tomba en amortissant ma chute. Le mutant était grand, ce qui ne l'avantageait que pour l'intimidation, mais le rendait plus simple à viser. Dans une main, qui paraissait encore vaguement humaine, il tenait un sceptre avec un crâne au bout, qui, à n'en pas douter, animait les squelettes. Sa tête avait quelque chose de canin, sa mâchoire imposante me fit redouter ses morsures, tandis que son autre bras était armé de grandes griffes, non rétractiles et que son torse semblait plus être peu à peu recouvert d'écailles que l'on attribuerait difficilement à un reptile, plutôt des écailles de poisson, pas de chance pour lui. Ses pattes postérieures surtout, semblaient l'avantager par rapport à moi, elles avaient quelque chose d'éléphantesque et devaient tellement baisser son centre de gravité qu'il aurait fallu deux personnes pour le faire tomber, c'était à se demander comment il pouvait les soulever et ne pas être plus bruyant en les posant au sol. J'ai découvert plus tard qu'il avait des espèces de coussinets, qui les insonorisait, mais devaient le faire souffrir le martyr en permanence.

__J'avais vécu un an de ma propre chasse, combattant des créatures que personne n'avait survécu pour nommer, étouffé un monstre de la taille d'un immeuble dans son propre sang, avec moins d'armes que j'en avait sur moi. Autant dire que tuer ce mutant c'était du gâteau. Pour gagner le temps de me relever, je lui tirai dessus, le touchant à trois reprise au torse, sans réussir à faire plus que le ralentir et le faire hurler de rage. Ayant retrouvé un appui correct, je me projetais en avant, pas assez rapidement pour esquiver son sceptre qui m'atteint sans grand dommage aux côtes, du côté où mon bras était tendu, pour lui enfoncer avec le plus de force possible, mon épée dans le coeur. Je ne sais même pas si ce coup fit mouche, l'épée entra d'un côté sortit de l'autre et profitant de la proximité, je tirais à bout portant dans sa gorge, avec un angle suffisant pour faire éclater sa tête... Involontairement, cette arme était plus puissante que prévue. Cela suffit à le basculer en arrière et mon épée poussée par le sol, me revint toute seule. J'inspectais mon propre corps et je remarquais que mon bras gauche était légèrement lacéré par le premier coup qu'il avait réussis à me porter, ses griffes sans doute. Dans ma poche, j'avais toujours le bout de gaze magique que m'avait donné le démon momie, il couvrit la blessure tout seul, nettoyant le sang et désinfectant en même temps. Je me débarrassait du sang qui couvrait mon épée en donnant un coup dans le vide, puis je la rangeais, ainsi que mon pistolet. Je sortais du fourreau que je lui avait fait, mon couteau d'os qui servit à couper les liens de mes compagnons de chambre. Ils étaient si content d'être libres qu'ils me serrèrent tous les deux dans leurs bras. Ils étaient pressés de partir, pas moi. J'avais appris à garder un certain calme devant des cadavres en découpant moi-même la viande des animaux que je chassais et je me demandais qui étaient ces corps allongés à terre. Des humains, manifestement, car je n'eus aucun mal à trouver sur eux des documents d'identités, ce que les apprentis-dieux conservait rarement. Dans un coin, toutefois, je fis une étrange découverte, deux dopplegangers à moitié mangés gisaient au sol dans des vêtements d'humain. Je me sentais quand même étrangement triste pour eux. Ils avaient peut-être tué ces gens pour prendre leur place, mais ils étaient aussi mort à leur place, triste destinée.

__Je pris à tous les cadavres que j'examinais, l'argent et les papiers humains qui pourraient m'être utiles plus tard, mais je laissais assez sur eux pour que l'on identifie les corps. Noémie et Gabriel qui étaient partis devant en me voyant fouiller les corps, revinrent avec l'air d'avoir vu un fantôme. Puis apparurent trois squelettes tenant des cordes et des baillons. Ils avaient sans doute été crées pour attraper des gens et ce mutant avait mis la main dessus... Mais en écrasant le sceptre sous mon pied, dernier crâne brisé de la journée, je détruisis aussi le sortilège et ils tombèrent en tas d'ossements.

__Voilà pour aujourd'hui, j'ai bien mérité un bon bain. Gabriel et Noémie vont bientôt rentrer de leur repas, que je ne prends pas... que je ne prends plus depuis longtemps. Depuis combien de temps j'ai pas eu besoin de manger, moi ?

Quatrième jour

__Aujourd'hui, j'avais donné rendez-vous à mon tueur à gage, j'y amenais la valise qui contenait, l'air de rien, toujours 1300 euros, c'était une belle somme. Je me rendais à la gare très tôt le matin et je me cachais dans un coin, longtemps, très longtemps. À l'heure prévue, j'étais dans la foule, qui ne voyait naturellement rien d'anormal au fait que je porte un masque. Une femme blonde, à la peau soit très bronzée, soit naturellement foncée, aux cheveux blond et à l'air chétif, vint m'aborder. Je ne pensais alors pas une seconde qu'elle puisse être la personne que j'allais employer.

- C'est vous qui m'avez appelé ?

- Quoi ? C'est à moi que vous parlez ? Heu... Il doit y avoir erreur sur la personne.

Spoiler:
 

__En sortant une arme, qu'elle garda plus ou moins hors de vue en déboutonnant son veston et le mien, elle répliqua :

- Je ne fais jamais erreur, surtout quand le client porte un masque et un haut-de-forme. Vous correspondez à la description, même si je n'arrive pas à vous trouver étrange, contrairement à ce que je pensais...

- N'y pensez pas trop... Je n'ai pas de travail pour vous, pas immédiatement. Mais vous pouvez déjà prendre cette valise, elle contient de l'argent, une belle somme et des instructions pour joindre mes acolytes. Votre pseudo sera Jack, ils sont déjà au courant de tout et ils vous feront savoir quand ils ont besoin de tout.

__J'avoue que j'ai omis de parler du topo sur le tueur à gage que j'ai fait aux membres du réseau, mais passons... Elle ne semblait pas me faire confiance, alors elle m'a amené sur un quai vide, puisque aucun train n'y passait avant des heures, et elle me fit ouvrir la valise. Ayant constaté que je ne lui mentais pas, elle a rangé son arme, et, satisfaite de la somme, juste pour apprendre à se servir du serveur, elle me serra la main. Je n'eus même pas à lui échapper, elle n'eut pas la curiosité de me suivre et s'en alla avec un train qui partait sur le quai voisin, alors que je rentrais à la station balnéaire.

__Les autres étaient partis, à la plage, sans doute. J'écris ceci et je fais une sieste, je me sens étrangement fatigué.

__On m'a réveillé pendant ma sieste, on frappait fort à la porte. Je me suis levé en hâte et j'ai ouvert la porte, mais le couloir était vide. Les personnes s'étaient déjà cachées. J'ai remarqué une lettre à terre, c'était pour ça qu'on m'avait dérangé sans doute. Rien n'était écrit sur l'enveloppe, et dedans, il y avait un petit mot qui disait seulement °Merci d'avoir vengé nos frères, profitez bien du reste de vos vacances. Nous ne vous dérangerons plus.°. C'était sûrement cet étrange couple... où puis-je bien les avoir vu ? Dans ma vie d'avant peut-être ? Je ne le saurais peut-être jamais.

__Bon, je n'arriverai plus à dormir, maintenant, je me sens moins crevé. Je vais détruire quelques sites que je considère comme immoraux, ça passera le temps.

__Les deux autres sont rentrés, ils avaient l'air crevés, je me demande ce qu'ils font vraiment toute la journée, peut-être qu'ils sont en couple et qu'ils... N'y pense pas trop...

Cinquième jour

__Je doute vraiment que ces deux-là soient un couple, j'ai retrouvé Noémie dans mon lit ce matin, me serrant dans ses bras, sans, heureusement, avoir osé faire quoi que ce soit de plus. Je les ai chassé de la chambre, j'ai pris l'air très énervé, même si en fait, j'aimais bien ça... Bah, d'un autre côté, c'est l'effet de son pouvoir, ce n'est pas comme si elle me plaisait. Je me demande où est passé son chat, j'espère qu'il est en vie. J'en doute un peu, cependant, la première fois que je l'ai retrouvé, il se faisait attaquer par des insectes géants. Et ce type qui m'avait aidé à les abattre, je ne l'ai jamais revu non-plus. L'aigle noir a perdu ses ailes, peut-être ? On se ressemblait beaucoup, lui et moi. J'espère qu'il est là dehors, quelque part, et qu'il combat les renégats, comme il avait dit qu'il le ferait.

__Je me suis reconnecté au chat du Réseau. Tout le monde était connecté. J'ai demandé les résultat des images satellite :

Lord Vlad : Alors, ces images ?
Luisiane : On les a... Elle sont pour le moins étranges.
Edge : Un type tout seul a fait brûler le village, il savait lancer du feu avec les mains. Il s'est fait tué par un autre gars avec une épée avant que l'armée intervienne. Il y a plein d'autres trucs qui se sont passés, avec, notamment, un chalet qui semble avoir temporairement disparu, et des points lumineux partout. C'est un truc de fou. (pour les curieux)
Funembull : Je suis sûr que t'as une explication tout à fait rationnelle à nous donner. Tu le savais déjà quand tu nous as demandé les images.
Lord Vlad : Une explication rationnelle ? Je suis désolé de te décevoir, mais je n'ai rien de ce genre. Je vais vous dire un truc qui va vous sembler complètement fou. Et non seulement vous allez devoir me croire, mais vous venez d'en trouver des preuves.
Jack : Je suis un peu larguée. J'ai pas vu les images, quelqu'un peut m'en envoyer quelques unes ?
Lord Vlad : Moi aussi, au passage.
Edge : Arrête de faire durer le suspense !
Lord Vlad : D'abord, je regarde les images, puis je vous en dis plus, il y a une faible chance que je me sois trompé.
Envoi de fichier de Edge : 100%
Lord Vlad : Ce monde est relié à un autre. Dans ce monde, tout le monde a un super pouvoir au moins.
Luisiane : WTF ?
Jack : Quoi ?
Edge : Moi, je le crois. Et je me doute du reste : il y a un conflit entre ceux qui sont gentils et ceux qui veulent tuer les humains. Donc, c'est les super-héros contre les super-méchants.
Lord Vlad : C'est plus ou moins ça, oui.
Edge : Et toi ? T'es un super-héros, non ?
Jack : Ce type bizarre est un super-héros ? Je savais qu'il était taré, mais pas au point de se prendre pour Batman.
Luisiane : Toi, shut, on te payera pour ton travail, mais si tu critique Lord, on ne pourras pas te faire confiance.
Lord Vlad : Ce serait très exagéré, moi je suis juste neutre, dans ce conflit en tous cas. J'ai jugé que je devais être du côté des humains, mais sans prendre part au conflit. Actuellement, pas mal des hautes sphères du pouvoir sont au courant, mais ils n'agissent pas, et ne préviennent pas la population. La mort de D. est un très bon exemple. L'humanité meurt en silence des assauts de puissances qui les dépassent.
Lord Vlad : Et sache qu'à choisir, Jack, je ne porterais pas de masque ou de chapeau.
Funembull : Si j'ai bien compris, on va se battre contre des super-méchants venu d'un univers parallèle ?
Lord Vlad : Pas les combattre, juste inciter les gens à le faire eux-même. Nous allons juste faire ce que nous avons toujours fait : pirater et informer.
Funembull : Aaaah, tant mieux.
Lord Vlad : Avec Jack en extra pour supprimer ceux qui gênent notre travail.
Luisiane : T'avais pas dit qu'il allait servir à punir ceux qui font le mal ?
Lord Vlad : Un humain ne pourrait rien contre eux, même bien armé, ils ont détruit des corps armés, des bases de l'armée, des milices, pour les arrêter, il faut beaucoup plus que cela. Les balles doivent venir de chaque homme, de chaque ruelle, de chaque fenêtre. Les humains doivent être constamment en embuscade.
Funembull : T'exagère pas un peu ?
Lord Vlad : Peut-être... Toujours est-il que si quelqu'un nous empêche d'avertir les gens, il les met en danger, en grand danger. On en a dénoncé pour moins que ça.
Jack : Moi, du moment que vous payez, je fais ce que vous voulez.
Lord Vlad : Les autres, vous êtes avec moi ?
Luisiane : On te suivrait en enfer, si tu restes tel que tu es.
Edge : Va pour l'enfer.
Funembull : Ok, mais je ne le fais pas pour toi, je le fais pour le salut de l'humanité.
Lord Vlad : Je vous enverrai les infos que je peux trouver. Vous, préparez des diffusions par les réseaux publicitaires d'internet et piratez autant de chaîne de télé que vous le pouvez... J'aimerais diffuser ce message au monde entier, si possible en un temps très court pour prendre nos ennemis de vitesse. Et trouvez moi de bons traducteurs de pleins de langues. Si vous avez besoin d'argent pour Jack, vous savez vous servir de celui que j'ai confisqué.

__Une fois les ordres donnés, je me déconnectais et éteignit l'ordinateur, juste à temps pour que Noémie, qui revenait de je ne sais où ne le voie que s'éteindre.

- Qu'est-ce qui me vaut ta charmante compagnie.

__Demandais-je avec un brin d'ironie. Elle ferma la porte derrière elle, et elle poussa le second verrou, rendant l'entrée impossible, même pour Gabriel.

- Rien, je m'ennuyais, toute seule sur la plage.

- Gabriel n'était pas avec toi ?

- On se lasse rapidement de lui, il est gentil, mais c'est un grand enfant. Puis il s'est trouvé d'autres personnes avec qui il passe des heures à s'éclabousser d'eau de mer en rigolant.

- Un grand enfant... Deus prend vraiment n'importe qui, regarde moi, par exemple...

- Je ne vois vraiment pas où est le problème à ce niveau là.

__A-t-elle dit en jouant étrangement avec la bretelle de son bikini, pas loin de l'enlever. Je comprenais petit à petit où elle voulait en venir. Et je ne savais pas comment réagir. Comment refuser sans la froisser trop, en gardant possible de se servir d'elle plus tard... ? Elle ne me laissait pas le temps de réfléchir, misant sans doute beaucoup là-dessus pour cette tentative.

- Il fait vraiment chaud, ici, je n'arrive pas à comprendre comment tu peux rester en costume tout le temps, moi, même avec aussi peu, je meurs de chaud.

- Je ne suis peut-être simplement pas humain.

__Bam, dans le mille, sembla-t-il une seconde, mais elle sourit et répliqua avec un clin d'oeil.

- Ne me fait pas marcher, c'est pas ce masque qui va faire de toi un monstre, c'est problématique, peut-être, c'est pas super beau, oui, mais ça ne te rend pas inhumain pour autant.

__C'était elle qui avait tapé dans le mille cette fois, l'entendre dire par quelqu'un d'autre, ce que je me rabâchait souvent pour me convaincre moi-même que je n'étais pas si anormal, ça m'étonna au point que je ne réagissais pas quand elle s'approcha de moi. Il était trop tard pour rétablir la distance quand je reprenais mes esprits, me lever signifiait être encore plus prêt, et je regrettait de n'avoir pas une chaise tournante. J'utilisais mon pouvoir d'invisibilité, mais elle repéra mes mouvements quand je la contournais dans un espace trop réduit. Elle m'enlaça, de ses deux bras, formant une boucle à peine assez grande pour m'entourer. Elle envoya, peut-être involontairement, une décharge de son pouvoir.

- Je suis une méchante fille et tu ne m'échapperas pas.

Sixième jour

__Je préfère ne pas raconter un mot de plus de ce qui s'est passé hier, laissez-moi oublier. Elle m'a forcé, elle a joué sur toutes mes faiblesses, Deus seul sait comment elle les connaît. Je voulais la manipuler et c'est moi qui ai fini manipulé. Je me suis seulement levé aujourd'hui pour aller voir à la cave si tout avait été enlevé et fouiner un peu, pour tuer l'ennui. Les corps avaient disparu, mais le sang n'était pas encore nettoyé. Je ne trouvais rien d'intéressant. J'écris ça et je vais aller me recoucher. Je ne laisserai pas entrer cette fille si elle n'est pas accompagnée de Gabriel. J'ai mis le verrou.

Septième jour

__Ce soir nous repartons, enfin. Cette semaine aura été longue et pleine de surprise, bien trop à mon goût. Je suis sorti, l'argent humain qui me restait me dérangeait un peu, il ne me servait à rien à l'académie et j'en ai bien plus que cela sur un compte sous le nom d'un inconnu en Suisse, mais ce n'est pas en liquide. Comme je n'avais que trois heures, je me suis dépêché. J'ai acheté quelques vêtements bon marché, pour avoir quelque chose à mettre quand je pourrai enlever ce masque et le costume qui va avec. J'espère que ce jour arrivera vite. Je pirate quelques sites qui montrent des images de torture de mineurs et je vais me recoucher.

__Je suis de retour à l'académie, dans ma bonne vieille chambre noire. Pour moi, les vacances, c'est maintenant. Je ne retournerai pas à la station balnéaire, l'été qui vient, même si l'on m'offre le séjour. Oh que non... jamais. Jamais.



[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
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Invité
Re: Les vacances de l'homme au masque - Mar 1 Avr 2014 - 21:22
Dans l'ensemble c'est un solo pas mal, long mais pas barbant à lire.

Ce que je trouve dommage ensuite c'est la "naïveté" des membres du groupe de Vlad. Ils changent trop rapidement d'avis, ils suivent Vlad comme des chiots suivent leur maître, comme s'ils n'avaient pas de personnalité. Et au niveau du combat un peu plus de difficulté et d'action n'était pas refus tu sais ^^'

Sinon l'idée globale est appréciable et j'aime bien ton style d'écriture, donc j'ai prit du plaisir à lire ton solo. ~

Vlad : 500 xps

Xps attribués : Yep
Les vacances de l'homme au masque
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