Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Event principal 3] Mariage Divin

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Ven 14 Nov 2014 - 20:52
____Châtiment Céleste____

Après une trop brève accalmie, les tirs reprirent. Le golem, les autres dieux, le dragon, les hélicoptères en vol ou en flammes...tout ceci s'était extirpé de l'esprit du, finalement pas si illustre, professeur Franz Breitner.
Terré derrière un taxi, les mains sur la tête et les yeux fermés au point d'en avoir mal au visage, il ne faisait guère le fier. Et plus encore, il n'avait absolument aucune intention d'arranger cela. Nasline pouvait aller au diable. C'était sa faute s'ils en étaient la. A elle de s'en sortir. Lui n'allait certainement pas courir se suicider dans un mur de plomb pour tenter vainement de la sauver. Oh, cela aurait probablement fait une scène des plus romantiques, mais quel intérêt d'entrer dans la légende si c'était pour ne jamais l'entendre ?

De nouveaux claquement se firent entendre, et le son caractéristique des balles perçant l'air pour aller se perdre dans le décor résonna à ses oreilles. Il se recroquevilla encore davantage, comme s'il espérait pouvoir disparaître sous l'asphalte et les gravillons. Il ne voulait pas être ici. Il n'avait rien à faire ici ! Pourquoi ?! Pourquoi était-il ici ? Pourquoi avait-il suivi cette folle ? Il était censé être mort. La mort était censée être quelque chose de reposant, de vide. Alors pourquoi s'était-il retrouvé en pleine troisième guerre mondiale ?
Un tir vint frapper la carrosserie près de sa tête, lui extirpant un couinement suraigu. Ses chaussures grattèrent le sol tandis qu'il se rapprochait le plus possible de sa couverture, quant bien même il y était déjà collé. Cela n'allait jamais finir...jamais. Il était condamné à rester la, derrière ce putain de taxi, à se faire tirer dessus. La perspective de se prendre un pruneau dans le crâne et de crever rapidement lui sembla, tout à coup, presque acceptable. L'angoisse et la terreur le dévoraient de l'intérieur, l'empêchaient de penser, d'agir. Et sa lutte pour conserver son état d'être pensant était perdue depuis bien longtemps. Une vulgaire masse de chair, effrayée, convulsant dans son coin, craignant pour sa survie. Rien de plus.

Des voix. Nasline. Encore des tirs. Et puis plus rien.

Un frisson parcourut son corps tremblant. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Ils l'avaient tuée ? Pourquoi avaient-il cessé de tirer si ce n'était pas le cas ?...

Silence. Quelques secondes à peine, mais qui lui semblèrent une véritable éternité. L'absence de tirs et de cris était encore pire que leur présence. Il craignait ce qu'il allait découvrir, ce qui allait se passer. S'il levait la tête, qu'allait-il voir ? Deux corps et des soldats s'approchant de lui ? Une balle filant directement entre ses deux yeux ? Quelque cauchemar surnaturel sorti de nulle part ?
Inutile donc de préciser quel fut son soulagement lorsqu'il entendit vaguement les voix de Nasline et de son ours domestique.
Et inutile également de préciser qu'il fut de très courte durée.

Sortir ? Hors de question. Il aimerait se rendre. Volontiers. Il se passerait même les menottes lui-même si on le lui en laissant l'occasion.
Mais pour quoi faire ? Se faire sommairement exécuter ? Finir dans une salle de torture ? Ha. Plutôt finir avec une balle en essayant de fuir. Au moins ce plan la avait une chance de fonctionner.
Et pourtant...quelque chose l'incitait à accepter. A se lever, les mains en l'air, et à les laisser faire. Il n'aurait plus à réfléchir, plus à se terrer. Il n'aurait plus qu'à attendre. Qu'on le tue, qu'on l'interroge...peu importe. Tout plutôt que de retourner derrière cette voiture, à se demander s'il allait finir avec les entrailles à l'air ou juste les jambes en charpie.

Le compte à rebours était entamé. Son cerveau refusa de décider. Refusa d'agir. Se rendre, se planquer, courir...Tout ceci était devenu trop complexe, trop demandant en énergie qu'il n'avait plus. Ou peut-être qu'il n'avait même jamais eu.
L'injonction de Nasline lui passa au dessus de la tête. Il l'entendit mais ne la comprit pas. De toute façon, il n'aurait rien pu faire. Il n'avait rien pu faire depuis le début de cette histoire, voire même depuis le début de sa vie. Alors pourquoi espérait-elle que cela change, la, maintenant ?

Une explosion coupa court à son monologue interne inexistant. Le souffle le jeta à terre. Il ne se releva pas, se contentant de ramper à nouveau derrière sa fidèle voiture.

De nouveaux tirs, de nouveaux cris.

Et de nouveau, le silence, tout relatif.

Quelques secondes. Puis une dizaine. Puis une deuxième.
Fini ? Était-ce enfin fini ? Aucune chance. Ce n'était qu'une brève accalmie. Tout comme la précédente. Un fin filet d'espoir, laissé la, à pendouiller devant lui, afin de le tirer hors de sa cachette et de le capturer. Une stupide blague de la réalité. Une autre. Ah elle devait bien se marrer la, à le regarder se faire métaphoriquement dessus. Ou plutôt elle l'aurait fait, si seulement elle en avait eu quelque chose à foutre.
Lentement, les pensées revinrent. Une à une, réactivant les zones que son cerveau animal avaient jugées superflues dans sa lutte pour la survie. Où était Nasline ? Pourquoi plus de bruit ? Le golem ? Les autres ?...

Avec force hésitation, il se releva, légèrement. Puis, s'appuyant au sol, il leva la tête par dessus la carrosserie dévastée.
Une autre voiture flambait, émettant un panache de fumée noire. Pas de Nasline ni de Simon. Pas de tirs non plus.
Capturés ? Non. Morts ? Pas de cadavres.

Dans un élan de curiosité et de courage, il haussa un peu plus la tête. La où se trouvaient auparavant les soldats, une robe et une chevelure bien connues se trouvait. Elle les avait tués ?...Elle ? Comment ?
Aucune réponse ne lui traversa l'esprit. Tout ce qu'il savait c'est que les militaires n'étaient plus la, et qu'elle se trouvait à leur place. Ce qui voulait donc dire que la zone était dégagée, tout du moins pour le moment.
Précautionneusement, il se leva donc et tituba quelques pas avant de retrouver son équilibre. De sa manche poussiéreuse, il essuya son visage qu'il l'était encore davantage. Puis, après avoir regardé à droite et à gauche, il traversa l'avenue. Un bon vieux réflexe, utile même lorsque les seules voitures n'étaient plus que des épaves.

Après quelques minutes d'effort et d'esquive de morceaux de béton et de verre, Franz parvint à rejoindre Nasline. Elle était couverte de sang, entourée de cadavres...et pourtant ne semblait pas se réjouir ou être rassurée. Non, elle avait simplement l'air...perdue.
Un regard rapide et une inférence simple lui donnèrent l'explication.

Plus de Simon.

Contrairement à la précédente fois, le silence demeura.


____Mariage Divin____

Soudain, la bouteille de champagne qui lui servait de remontant disparut. Pas complètement bien sur, il n'était si bon magicien, et même s'il avait fomenté le projet de remplir son coffre dimensionnel de bouteilles, il avait également fomenté celui d'abattre celle-ci la maintenant. Non, elle avait disparu davantage comme si quelqu'un avait refermé sa main dessus, l'avait violemment tirée en risquant de lui éclater les dents et l'avait balancée quelques mètres plus loin.
Et avant même qu'il n'ait le temps de grogner, se plaindre ou même s'enfuir face à l'expression d'une Nasline bien trop heureuse d'elle-même, il s'était fait attraper par la main et tiré vers un groupe de gens à l'air sérieux.

Trop sérieux même. Et ils étaient participants à quoi d'abord ? Un jeu stupide de mariage ? Haha. Non, sans façon. Il allait retourner s'assoir dans un coin, récupérer une autre bouteille et s'enfermer dans une contemplation éthylique pour le reste de la journée.
Ou du moins, c'est ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas été, encore et toujours, un peu trop curieux et poli pour son propre bien. Il aurait pu, non, il aurait du, se comporter en rustre et les laisser en plan, la maintenant. Cela n'aurait pas été bien compliqué, et cela n'aurait probablement aucune conséquence à long terme. Et cela aurait probablement plu, d'une certaine façon, à cette demoiselle bien trop assertive pour son propre bien, et surtout le sien.
Mais non. Il était idiot, fatigué, las et passablement alcoolisé. C'est pourquoi il se contenta de la regarder avec un air à mi-chemin entre la surprise et la désapprobation, attendant sans grande impatience que la nouvelle tombe. Ils allaient devoir jouer avec des œufs et des cuillères ? Empiler des cintres ? Se déguiser ?...Pah...Peu importe, il allait tirer un peu la tronche, s'éclipser quand personne ne regarderait et voilà tout.

Ou du moins, c'est ce qu'il croyait. Et comme beaucoup de croyances, elle s'avérait ne reposer que sur du vent et quelques souhaits.
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mer 19 Nov 2014 - 18:58

Sur son ordre, une belle flopée d'hélicoptères se posèrent sur les toits des grattes-ciel. Lucian n'avait pas encore eu le temps de les faire prendre la direction inverse, ils étaient bien trop nombreux pour qu'il les contrôle tous de manière à la fois parfaite et simultanée. Alors pour le moment, il se contentait d'offrir un aller simple pour le pays des songes à certains, de semer la confusion dans la cervelle d'autres et de persuader le reste que les instructions disaient qu'il fallait cesser le feux. Pour le coup, malgré tout ce qu'il pourrait reprocher à Deus, Lucian était bien content de s'être vu affubler un tel pouvoir. Car pour quelqu'un de sa trempe, rien ne valait une attaque à distance, à très longue distance si possible, c'était encore mieux…

Au même moment, débarrassé de tout fauteur de trouble, Shindô s'enfonçait seul dans les sous-sols du siège de l'ONU. Il devait se dépêcher, bientôt le retour dans le présent se fera. Il devait mettre la main sur l'objet au plus vite… Une telle occasion se présentait rarement. Ainsi il pourra passer à la suite sans perdre de temps.

Le golem était au sol et ne bougeait presque plus. Son énorme corps frissonnait à peine, répandant une averse couleur terre sur la ville. Puis, alors qu'un vent plus fort que les autres se soulevait, la masse de roc se désintégra en des milliers de grains dorés. Tempête de sable sur New York. Au milieu, des cadavres.


Informations
Golem élémentaire : 0 PV (-20 000 Points (mort) - attaques combinées de la part des humains et des dieux)

Obtention du dernier palier du domaine divin :
Abygaïl : +1 niveau & +1 les Animaux - La barre d'expérience passe à 5000. (*)
Rain : +1 niveau & +1 le Sacrifice - La barre d'expérience passe à 5000. (*)

(*) Nombre susceptible d'être revu. Je laisse à 2000 pour l'instant. Nombre revu. Désormais, les paliers 1 & 2 du pouvoir d'élite nécessiteront 5000 xps, les deux suivants 7500 xps et le dernier 10 000 xps.

Ce tour est celui qui clôturera la bataille de New York.

Une fois le combat terminé, tous les membres de l'académie, peu importe où ils se trouvent dans la ville, se verront automatiquement téléportés à l'endroit où ils étaient au moment du retour dans le temps. Ils ne sont donc pas forcés de revenir au point de départ, puisqu'ils seront transportés directement auprès des leurs, sur les lieux du mariage.


***

La mission ne s'était, pour ainsi dire, passée comme sur des roulettes. Il y avait eu de nombreuses pertes du côté des humains. La casse avait certes été limitée par leur intervention mais ils n'avaient pu empêcher qu'un désastre s'abatte sur la ville. Du côté des dieux, le tableau n'était guère plus joli à voir. Plusieurs blessés avaient dû passer auprès des divinités douées en soin, tandis qu'ils pouvaient déplorer un seul et unique mort, mais qui était sans doute celui de trop. Mais tel était le fardeau des dieux après tout, ils ne pouvaient se permettre de vivre leur vie, leur bonheur tranquillement sans être rappelés par leur devoir… pour le coup, c'était ça ou la ville entière de New York se voyait décimée.

Mais ils n'en avaient pas fini visiblement, avec les mésaventures. Bien vite, et sans qu'il ne voie rien venir, Lucian s'était retrouvé avec un Shindô métamorphosé à ses côtés. Fait troublant, il ne parvenait pas à percevoir l'esprit de cette créature à la tignasse verte et au sourire aussi large que malveillant. Bien qu'il ne l'ait jamais vu, il reconnut là Jhoken. Il ignorait cependant que les Maîtres des Âmes étaient dépourvus d'esprit… Non, quelque chose d'autre se trouvait en le démon. Quelque chose venu d'ailleurs, qui le protégeait et qui augmentait considérablement sa puissance.

Le carnage s'installa rapidement. Il s'en prit aux liés. Lucian, lui, s'était jeté derrière la table du buffet et demeurait à quatre pattes en misant sur la confusion générale pour passer inaperçu. Depuis sa cachette, il tenta d'user de son pouvoir pour arrêter les deux humains possédés, mais c'était aussi efficace que de tenter de saisir un poisson à mains nues ; il ne parvenait pas à avoir la moindre emprise sur leur esprit. Alors, faute de pouvoir servir à quelque chose, ou d'être suffisamment fou pour s'imposer physiquement, il se redressa juste le temps de balancer ces mots, avant de retourner tout aussi sec sous la table.

— Ces humains sont liés à deux des nôtres ! Ne les tuez pas !



─ Eh p'tit... tu as à boire ? ╬_╬
Depuis quand tu me stalkes d'abord ?
Y a que les fous pour jouer des fous...
─ Et tu mets mes paroles en #087ECC ou je t'en colle une !
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Lun 24 Nov 2014 - 14:30


Reprenant son souffle au calme, le chevalier pouvait enfin se redresser, utiliser son avatar divin aussi grand c'était avéré être une épreuve d'endurance comme il en avait pas souvent eu l'occasion de les subir …
Aussi fou cela pouvait être, au beau milieu d'une guerre, reprenant son souffle, et voyant le nuage de poussière et de sable envahir les rues, le chevalier se surprit à arborer un grand sourire en se voyant dans le reflet de lui que lui renvoyait un morceau de verre brisé. Il était un combattant, il ne devait y avoir que cela qui compte pour lui. Doucement tout devenait flou, le retour au présent devait commencer.


- Alors c'est déja terminé ...

Il ferma les yeux et les ouvrit de nouveau, debout, devant le buffet du mariage, il regarda un peu autour de lui et soupira, plus de guerre, retour aux mondanités … Ce qu'il ne pouvait pas aimer ca !
Pourtant la pause fut de courte durée, un des directeurs, shindo, changea de forme, prenant une qui lui était bien plus familière … Cette homme tout fin, cette tignasse verte et courte, ce regard et cette gesticule particulière, il serra les poings, Johken …

Le professeur ne bougeait pourtant pas, il fixait le petit jeu que ce dernier faisait, bien se faire remarquer … C'était illogique, le piège des liés, et l'autre directeur qui venait de se planquer en direct devant ses yeux sous la table, le chevalier se sentait humilié, c'était ça un directeur ? Ceux censés guider les élèves et professeurs ? Un lâche sautant sous une table en cas de souci ? Et il suivait ça ? Le blond agrippa un coté de la table et la renversa pour la mettre sur le coté, afin de bien regarder le directeurs qui avait hurlé de ne pas faire de mal aux liés.


- Johken est toujours avec Isanagi, et je ne vois pas le directeurs renégat !

Le chevalier fit apparaitre son armure surmonté par son tabar portant l'emblème Teutonique, le chevalier se mit immédiatement sur le chemin d'un des liés, Enora Vilkas, qui frappa son armure d'une force absolument pas humaine, on aurait dit une divinité usant du contrôle des limites, mais il l'agrippa fermement, l'empêchant de voler au loin, pourtant il y avait une marque sur son armure magique, elle ne tiendrait peut être pas longtemps, sauf si la magie continuait à s'insinuer dans cette dernière, le chevalier désirait tellement retenir cette humaine, l'empêcher de frapper, que la résistance de son armure continuait de croitre, et chaque coup qu'il recevait finit par ne plus laisser de traces, pas question de la laisser partir, mais c'est qu'elle continuait à se débattre, à frapper de toutes ses forces.




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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Lun 24 Nov 2014 - 22:47
Abasourdi, le ninja observa sa dulcinée, incertain de comment réagir… Ce regard. Il voyait de la tristesse et il voyait bien qu’il l’avait blessée. Il resta immobile un moment, avant de prendre sa main gauche et de retirer son anneau. Il l’observa, avant de la tirer à l’écart. Plus près du bar, malgré les discours des directeurs, malgré les consignes, le ninja s’immobilisa, observant les deux anneaux.

Les choses n’étaient pas claires, c’est vrai… Je n’avais pas compris…

Topaze Aryia, apprentie déesse des cellules, élève de la Deus Academia et, par-dessus tout, celle que j’aime…


Le ninja mit un genou au sol, le regard rivé dans les yeux de celle qu’il aime.

Voulez-vous m’épouser, pour affronter, avec moi, tous les périples que notre vie de dieux pourraient nous amener et, un jour, espérer avoir un endroit que nous pourrons appeler maison et, par-dessus tout, avoir une famille?

Le ninja glissa, sans qu’elle ne dise quoi que ce soit, l’anneau dans le doigt tendu de Topaze, avant de se relever, pour approcher ses lèvres des siennes. Puis, alors qu’il va pour l’embrasser, il voit du coin des yeux, deux têtes qui les observent, puis une troisième qui arrive, parlant aux deux têtes rousses. Le ninja rougit légèrement et il embrassa son amoureuse, avant de tourner la tête vers elles en souriant.

Ce faisant, il reposa le regard sur Lucian qui parlait puis il tourna les yeux vers celle qu’il aimait et il soupira en baissant les yeux.

Je t’interdis malgré tout d’y al

Et ils disparurent avec les autres.


A New York


Malgré la douleur, le professeur croisa le fer avec le renégat, qui riait en voyant le rictus du shinobi. Le bruit des lames s’entrechoquant couvrait tous les autres dans l’esprit du ninja, mais tout à coup, il perdit l’équilibre, surpris par quelque chose qui venait de changer en lui.

Il recula prestement en tentant de comprendre ce qui se passait. Quelques instants plus tôt il se sentait plus triste, et il avait moins mal, comme si quelque chose luttait pour que la douleur se fasse moins… Topaze… Il ne ressentait plus ses sentiments. Et son pouvoir devait soigner sa main au fur et à mesure qu’elle était blessée par la malédiction du renégat.

Le ninja évita un enchainement de coups, incapable de riposter tellement il avait perdu le momentum, il fut contraint de dévier et de reculer face à chaque attaques. Pendant tout ce temps, son cerveau n’était occupé qu’à une seule chose, comprendre pourquoi il ne ressentait plus la présence rassurante de Topaze à ses côtés. Il s’y était tellement habitué qu’il ne se souvenait plus de la douleur d’être sans elle.

Il avait tellement tout voulu faire seul, qu’il en avait oublié une chose. Il n’était jamais seul. Même lorsqu’ils étaient à des kilomètres l’un de l’autre, ils étaient toujours ensemble grâce à ces bagues. Il serra les poings et lâcha son sabre, avant de saisir deux kunais et parer l’attaque du renégat, qui riposta par un coup de pied bien placé entre les jambes. Et c’est à cet instant qu’une ombre surgit du coin de la ruelle et saisit à bras le corps le renégat.

Le professeur s’éloigna de la lutte, à genou et reprenant son souffle et il observa ce qui se passait, incertain sur ce qu’il devait faire. Il reconnut la silhouette blanche, il l’avait vu sur le dragon et au mariage. Elle était donc une alliée. Elle tenta d’entailler le renégat, mais le bruit caractéristique du métal qui racle le métal se fit entendre, au plus grand dam des deux académiciens. La jeune fille fut finalement projetée contre un mur et transpercée par la lame de leur adversaire, qui éclata de rire.

Le ninja se releva tant bien que mal et il approcha le renégat par derrière, avant de lui faire un croche-pied et de lui frapper le visage de toutes ses forces, faisant craquer le masque. Tout à coup, une onde de choc envoya le ninja valser, alors que le renégat se relevait malgré tout. Il soupira et il fit tournoyer sa rapière, qu’il planta dans le sol, tandis qu’un mur de flamme apparut autour de lui et il disparut derrière celui-ci, tandis que sa voix s’élevait, en se faisant moins forte à mesure qu’il s’éloignait.

Nous n’en avons pas fini professeur. Croyez-moi, bientôt vous ne serez plus de ce monde. Vous ne serez pas aussi chanceux la prochaine fois.

Le ninja s’appuya contre le mur et il soupira, se souvenant des déclarations de Topaze, au mariage, ainsi que les siennes, dans les minutes qui avaient suivis. Ils étaient fiancés et il ne le savait pas… Il l’avait demandé en mariage, pour lui prouver que ce n’était qu’un malentendu et qu’il désirait vraiment vivre avec elle. Il devait la retrouver… Mais pas maintenant. Il y avait une jeune fille qui avait besoin d’aide. S’il trouvait Topaze, elle pourrait l’aider, alors autant la garder avec lui.

Il s’agenouilla devant elle et il observa ses blessures. Coup de rapière au torse, ça ne pardonne pas. Rapidement, le ninja sortit ses bandages et se mit au travail. Il prit une grande inspiration et, faisant bien attention, retira légèrement le haut de la robe, pour laisser apparaitre la blessure au thorax. Il enroula des bandages autour de ses blessures, se dépêchant en voyant les yeux de la jeune fille se fermer et s’éteindre, comme si la vie les quittaient.

Il l’enroula de bandage, empêchant le sang de quitter le corps en plus de la noyer de l’intérieur, avant de remettre la robe en place et de la prendre dans ses bras, se fiant à Raikou pour la retrouver. Lorsqu’il crut l’apercevoir, ni une ni deux, il s’élança, oubliant ses propres blessures, à la suite de celle qu’il aimait.

Mais, peu de temps après s’être élancé, une lueur l’enveloppa, ainsi qu’Arsen et, aux yeux des autres, ils disparurent, comme ils étaient arrivés.


De retour au mariage



Lorsque le ninja réapparut, il réalisa qu’il avait les mains vides. Il tourna la tête frénétiquement, puis, non loin de lui, tout près des deux jeunes filles qu’il avait vues avant de disparaitre pour New York, la demoiselle qui l’avait aidé contre le renégat. Il posa son regard sur Topaze et il la tira avec lui, jusqu’à Arsen et il s’accroupit, avant de lever les yeux vers son amoureuse.

On parlera après… D’accord? Il faut juste la sauver pour l’instant… S’il te plait. Si on ne fait rien, elle va mourir noyer dans son propre sang. Sans elle, je serais mort face au renégat.

Il leva les yeux en voyant toute la commotion qui régnait autour d’eux, tandis qu’un peu partout, des académiciens capable de soigner commençaient à faire la même chose aux autres. Il resta assis et il sourit à son amoureuse lorsqu’elle passa à lui. Il lui attrapa la main et il l’approcha de lui. Il l’embrassa tendrement et il murmura doucement à son oreille lorsqu’il rompit le baiser.

Ce que je t’ai dit, avant qu’on ne parte pour New York. Que je voulais vivre avec toi et me marier avec toi… Ca tiens toujours. Je veux vraiment, vivre l’éternité à tes côtés et me marier et, peut-être avoir des enfants un jour ou l’autre. D’accord?

Ils s’embrassèrent et il la laissa partir en souriant, tandis qu’elle allait soigner d’autres personnes et il resta immobile en silence, le regard dans les vapes, repensant à sa rencontre avec le renégat. Qui était-il? Pourquoi s’en prendre à lui?

Il resta ainsi, jusqu’au retour de Topaze et il cligna des yeux en revenant dans le monde des vivants et il sourit en se levant. Il ouvrit son coffre dimensionnel et en sortit son kimono, qu’il enfila de nouveau, s’assurant de bien remettre en place les tissus. C’était bientôt l’heure du lâcher des lanternes. Il s’approcha de son amoureuse et il la laissa sortir la lanterne et ils s’installèrent tout près des jumelles. Au signal les lanternes s’envolèrent, sous le regard émerveillé des convives. Tout le monde s’amuse, tout le monde sourit, tout le monde rit…

Puis les nuages arrivèrent. Les nuages et le vent. Il se mit à faire froid, tout le monde se mit à grelotter.

Ces nuages n’étaient pas rassurant et allaient surement mettre fin de façon abrupte à la soirée. C’est dommage… Mais tout à coup… Des bruits étranges s’élevèrent de la foule et des voix se firent entendre. Pas des voix malsaines, non, un murmure d’étonnement, un murmure de peur. D’ailleurs, une aura oppressante se fit sentir, alors que Shindô se transformait sous leurs yeux.

Qu’est… Que… Éberlué, le ninja resta sans voix pour observer ce qui se passait. Immobile, incertain de comment agir, il vit l’être qu’était devenu Shindô déblatérer et parler bruyamment, tandis qu’il faisait galipettes jusqu’au buffet. Il s’installa confortablement et, dans une suite d’évènement que le ninja ne put expliquer, il se changea en ombre, qui engloutit deux invités. Le ninja passa sa main autour de la taille de son amoureuse et il serra les poings en les observant, tandis que leur aura se fit plus que menaçante.

Il les vit commencer à frapper à tout va, s’en prenant à tous, disparaissant et réapparaissant ailleurs. Lorsqu’enfin l’un d’eux arriva à portée, il sauta sur l’occasion, faisant fi des consignes du directeur.

Il attrapa l’ombre par un bras et la propulsa dans les airs, défaisant l’emprise qu’elle avait sur la jumelle. Il fit apparaître son clone et il chargea lorsqu’elle atterrit, mais il la vit alors disparaitre, dans un nuage sombre. Elle avait disparue. Il ne savait pas vraiment ou elle était, mais elle devait être ailleurs, à frapper d’autres apprentis et à tenter de s’en prendre à eux.

Kaze disparut dans un halo bleuté et le ninja retourna près de la jumelle qui était à terre et il lui tendit la main en souriant pour tenter de la rassurer.

Ça va, rien de cassé?


Fais gaffe Invité, tu es la prochaine personne sur ma liste...
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mer 14 Jan 2015 - 0:41

- Event Principal N°3 :
Brume noire -
Un mariage... Quelle idée...

Ce matin là, la journée s'annonçait merveilleuse. Et pourtant...

Si seulement cette journée n'avait jamais eu lieue ? Si seulement le mariage n'avait pas eu lieu ? Auraient-ils empêché ça ? Seraient-ils arrivés à temps ? Auraient-ils été plus performants ?

Alors qu'elle courait dans les rues désertes et dévastées de New-York, traînant le directeur par la main, Topaze ne pouvait s'empêcher de refaire le monde en silence. Elle se sentait aussi vide que toutes ces voitures abandonnées, aussi anéantie que les immeubles devenus tas difformes de pierres dans un bain de poussières, aussi dévastée que ce champ de bataille en somme. Son corps était fatigué, meurtris, douloureux malgré les premiers soins que son domaine divin lui avaient prodigués. Son cœur était lourd, lourd de tristesse, lourd de désespoir, lourd de colère, lourd d'impuissance.  La force et l'assurance de Vinpap l'avaient abandonnée quand elle avait choisi de rompre le lien entre eux, les laissant tous deux plus seuls que jamais. Regrettait-elle ce choix ? Étrangement non. Et même les réminiscences des derniers instants avant leur départ ne parvenaient à adoucir sa rancœur.

Oui, à présent, elle se souvenait qu'il avait officialisé les choses entre eux, que ces anneaux représentaient bel et bien quelque chose. Elle se revoyait lui faire face avec toute la conviction dont elle était capable. Elle le revoyait saisir sa main et l'entraîner une énième fois à l'écart. Elle se rappelait avoir déjà ressenti ce vide, cette séparation, au moment où il lui avait retiré son anneau. Aucun détail ne lui échappait, même pas l'émoi qu'elle avait ressenti au moment de sa déclaration, quand, réalisant sans le savoir ses rêves d'enfant, il avait mis genou à terre pour la demander en mariage.

Mais si à présent elle tremblait, ce n'était plus d'émoi, mais de rage et de désespoir. Trop de choses s'étaient accumulées. L'attitude de Vinpap était une insulte à leur couple. Elle ne parvenait pas à cautionner ça, malgré tout l'amour qu'elle ressentait pour lui. La colère, la rancœur, la déception étaient trop fortes pour elle. Elle se sentait si frustrée, si trahie, ses entrailles semblaient se déchirer. Était-ce son cœur ? Ses poumons ? Son abdomen ? Elle ne savait plus. A vrai dire, elle avait du mal à réfléchir encore. Et ça n'allait pas mieux côté moteur, ses jambes n'en pouvaient plus de cette course.


« Raaaaaaah !!! »
Lâchant la main de Lucian, elle se tourna vers lui, le regard brillant d'une colère prête à s'abattre sur le premier venu.


« Pourquoi on court au juste ? Vous allez faire quelque chose pour ces humains ? N'avait-on aucun espion pour prévenir pareil désastre ? Elle est belle l'élite de l'académie ! »
Oui, la foudre devait tomber et elle était tombée sur un innocent directeur trouillard. Les voies de Deus sont impénétrables... Et les hormones féminines sans pitié.

Pourtant, si toutes les bonnes choses ont une fin, c'est fort heureusement le cas pour les mauvaises aussi et ce voyage au cœur de l'horreur prit brusquement fin, au grand damn de Topaze qui resta sans réponse.

En un clin d’œil, ils avaient remonté le temps. Ou plutôt, ils l'avaient rattrapé, retrouvant leur place. Ils avaient laissé un New York en ruines pour retourner à leur fête qui semblait s'être figée durant leur périple. Face à elle se tenait l'élu de son cœur, à leurs côtés il y avait toujours les jumelles qui les avaient interpellés, tout le monde était là, comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, tout n'était pas resté intact. Leurs corps témoignaient d'une rude bataille. Sa robe superbe n'était plus que guenille ensanglantée, brûlée, déchirée et elle n'était pas la seule dans ce cas. Elle préférait ne pas voir l'état de la robe de la mariée.

Une sueur froide traversa son échine tandis qu'elle reportait son regard doré vers Vinpap. Il avait l'air paniqué, d'ailleurs il lui agrippa le bras sans ménagement, sans explications. Interdite, mais trop fatiguée et trop étourdie pour résister, elle le suivit sans comprendre.

Cela dit, ils n'allèrent pas bien loin. A quelques pas à peine, une jeune femme était étendue. Le cœur de Topaze se serra en reconnaissant Arsen. Sa stupeur ne dura qu'un instant, mais certainement assez longtemps pour faire paniquer Vinpap puisqu'il la suppliait de la soigner. Perplexe, elle s'accroupit à son tour et apposa ses mains de part et d'autre de la plaie béante que laissait entrevoir la robe déchirée. Elle sentit son don crépiter un instant, comme si la machine était légèrement rouillée, puis il s'activa avec une rapidité surprenante. Fixant la plaie, Topaze avait instinctivement retenu son souffle et soupira de soulagement. Elle était encore utile. Elle n'avait pas tout épuisé... Combien de gens allait-elle pouvoir soigner ? Elle n'en savait trop rien... Mais elle ferait tout son possible.

Pour l'instant, il s'agissait de reconstituer les tissus les plus profonds, de compenser la perte de sang, de s'assurer qu'aucune fonction vitale n'avait été lésée et d'éviter une infection. Peut-être était-il préférable qu'elle n'aille pas au bout du soin par contre. Tant pis, Arsen aurait une cicatrice, mais l'essentiel était qu'elle soit en vie, n'est-ce pas ? Oh certes elle pouvait renaître à l'infirmerie, mais au moins elle évitait le temps de récupération. Il fallait qu'elle puisse soigner le plus de personnes possibles, chaque geste comptait, c'était une économie de domaine divin de ne pas refermer totalement l'épiderme. Au pire, elle reviendrait dessus après, non ? Oui, elle allait faire comme ça.

Le soin ne dura que deux ou trois minutes et elle eut un sourire satisfait en ôtant ses mains du corps d'Arsen qui réagissait déjà. Elle ne s'émut pas du sang que sa patiente cracha, son domaine divin était formel, tout ce qu'il y avait à réparer de vital l'était.

Aussi, elle ne perdit pas plus de temps, tourna la tête vers son chéri et sentit son don réagir à nouveau. Lui aussi avait besoin de soin. Mais rien de vital si ? Topaze se mordit la lèvre et tendit une main vers lui pour s'en assurer.


« Mon amour... »
Les mots étaient sortis seuls, d'une voix légèrement plaintive. Mais elle n'eut pas le temps ni la force d'en dire plus. Il lui sourit comme si de rien n'était, saisit sa main et l'attira à lui. Des larmes lui montèrent aux yeux qu'elle ferma instinctivement pour accueillir les lèvres de son bien aimé sur les siennes, le menton frémissant. Sa main se serra sur les doigts de Vinpap tandis qu'elle sentait son cœur se liquéfier, nettoyant sa rancœur, chassant sa colère, pour ne laisser que le désespoir de la petite fille incapable de vivre sans le soutien de ces bras puissants. Le baiser se finit trop vite et la jeune femme engouffra son visage dans le cou du professeur tandis qu'il murmurait des mots à son oreille, comme une douce caresse, comme une pommade sur son corps meurtris, des mots plein de promesses, une vision de pur bonheur. D'un timide hochement de tête, elle accepta cet avenir qu'il lui proposait, avant de confirmer sa réponse en un murmure. Doucement elle déposa un léger baiser dans le cou de Vinpap, un baiser légèrement salé après que ses larmes se soient écrasées sur la peau de son fiancé. Puis elle vint échanger un nouveau baiser avec lui comme pour sceller leur promesse, avant de reculer pour poser sur lui un regard tourmenté.

Oui elle l'aimait, oui elle voulait vivre avec lui pour l'éternité, oui elle voulait construire un foyer avec lui... Mais son bonheur n'était pas complet. En cet instant, lorsqu'elle se leva, elle ne parvint qu'à lui offrir un faible sourire et s'en voulut aussitôt. Lui semblait avoir tiré un trait sur ce qu'il s'était passé, il avait tourné la page. Mais elle avait plus de mal que lui à le faire... Peut-être apprendrait-elle avec le temps ?

Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas le temps de se lancer dans une introspection, ça allait devoir attendre. Elle avait pivoté sur ses talons et fait quelques pas, contemplant l'assemblée morne qui s'affairait pour revenir à la normale.

Tout le monde avait passé un sale moment visiblement. Et même ceux qui n'étaient pas venus prenaient part à ce spectacle de désolation. Cela dit, comparé à la ville de New York, ils nétaient pas à plaindre.

Le cœur de Topaze se serra et ses poings aussi à cette pensée. S'arrêtant, elle leva les yeux vers le ciel et soupira profondément. Il fallait qu'elle cesse de penser à tout ça, qu'elle cesse tout simplement de penser. Peut-être était-ce la fatigue, mais elle était comme une boule de nerfs prête à exploser, même sa part de divinité semblait bouillir. Oh certes elle avait toujours été émotive, une hypersensible qui pleurait pour un oui ou pour un non et la médecine n'avait que trop exacerbé cette facette de son caractère. Mais quelque chose était différent, incontrôlable. Mère nature avait-elle choisi son moment pour déclencher cette période si particulière du cycle qui la mettait plus encore à fleur de peau ? Il ne manquerait plus que ça...


« Tu crois vraiment que c'est le moment de rêvasser ? »
Topaze vacilla. Cette voix. Elle ne la connaissait que trop bien. Prise de court, elle baissa les yeux et chercha du regard la princesse écarlate, avant d'écarquiller de grands yeux en découvrant son état.

Pourquoi ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Pourquoi personne ne l'avait encore soigné ? Elle n'avait pu personne qui ne nécessitait de soin immédiat, elle en avait conclu que d'autres s'en étaient occupés pendant qu'elle sauvait Arsen, mais elle...

Pas le temps de se poser plus de questions. Cherchant à réduire encore un peu plus la faible distance entre elles, Nasline avait entrepris de faire quelques pas en boitillant, puis s'était arrêtée et là, sous le regard effrayé de Topaze, s'était laissée tomber à genoux avant de rire faiblement.

Sans attendre plus longtemps, Topaze bondit littéralement à son secours et la soutenant d'une main dans le dos, la fit coucher dans l'herbe, écoutant d'une oreille distraite ses élucubrations. D'une main délicate, elle enleva la main que Nasline avait agrippé à son épaule blessée et déglutit en découvrant la peau broyée. Ses doigts s'entrelacèrent avec la main qu'elle tenait encore, tandis que son don s'activait instantanément. De son autre main, elle dégagea la plaie des cheveux poisseux qui s'y étaient collés en grimaçant et retira les lambeaux de vêtements brûlés. Qu'avait-elle fait ? C'était une plaie par balle. L'épaule avait été traversée de part en part et le tir venait de devant.  Et si encore c'était la seule blessure... Sans lâcher la main de Nasline, elle repoussa le tissu de la robe déchirée et grimaça à nouveau. Là aussi, la plaie par balle était belle. Quoi qu'un peu plus nette. Heureusement,  les membres touchés n'avaient rien de vital et la seule blessure qui avait atteint son abdomen n'était que superficielle. Elle n'allait peut-être même pas s'embêter à la refermer.


« Tu ferais mieux d'économiser tes forces... »

« Bah ! Mes poumons sont pas touchés si ? »

« Ça peut s'arranger. »
Topaze avait répondu du tac au tac avec une certaine froideur et pourtant elle ne put retenir un léger sourire en écoutant le faible rire de sa vieille amie.


« En tout cas, toi, ça ne s'arrange pas, voilà que tu soignes tes ennemis maintenant ? »

« Tant que tu seras à l'académie, tu seras mon alliée. »
A nouveau un léger rire, mais cette fois, Topaze soupira. Elle ne prenait décidément jamais rien au sérieux... Pourtant elle avait visiblement réussi à la faire taire, ce qui n'était pas un luxe.

Le soin dura un peu plus longtemps qu'à l'accoutumée et elle peina à aller jusqu'au bout, sentant ses forces la quitter un peu plus à chaque seconde. Lorsqu'enfin les tissus les plus profonds furent refermés, elle prit une profonde inspiration et revint à la réalité qu'elle avait momentanément quittée, perdue dans ses pensées.

Cette fois, elle l'avait atteinte. La limite de son domaine divin était là. Les plaies étaient d'un rose luisant, signe qu'elles n'étaient pas totalement refermées et qu'il y aurait une cicatrice, mais la vie de Nasline n'était plus en danger.

En un faible soupir, Topaze entreprit de rompre leur promiscuité avec une certaine lenteur. Elle s'avisa qu'elle avait posé sa main libre sur la tête de Nasline, l'attirant légèrement à elle, contre sa cuisse. Mais à vrai dire, elle était trop fatiguée pour en être gênée. D'ailleurs, lorsque Nasline resserra son étreinte sur ses doigts et lui remit les barrettes, elle n'eut en retour qu'un regard hébété et elle ne chercha ni à se dégager, ni à refuser le présent.

Elle n'eut guère plus de répartie par la suite, se contentant d'accepter l'aide de sa patiente pour se lever avant de la fixer un instant, une moue visiblement perplexe sur le visage puisque Nasline comprit et reprit son monologue en plaisantant, avant de les entraîner, elle et un homme taciturne, auprès du buffet.

Combien avala-t-elle de muffins ? Topaze cessa très vite de compter et de suivre. Jamais elle n'aurait assez de place dans son estomac. Quand finalement elle repéra son chéri du coin de l’œil, elle quitta le couple étrange pour le rejoindre lui.

Allait-elle raconter cet épisode à Vinpap ? Peut-être pas. Du moins pas tout de suite. De toute façon elle avait juste envie de se blottir contre lui et attendre d'avoir récupéré un peu de force.

Parvenue à ses côtés, elle lui sourit, l'observa enfiler son kimono et le complimenta d'une petite voix, avant de se blottir tout contre lui, respirant son odeur et savourant sa chaleur. Finalement, elle y était parvenue à la paix intérieure. Sa fatigue avait atteint un point de non retour, il n'y avait plus ni colère, ni désespoir, ni même tristesse, seulement l'envie de fermer les yeux et sombrer.

Et c'est ce qu'elle fit. Les yeux fermés, elle soupira d'aise tandis qu'il lui caressait les cheveux et s'assoupit légèrement, se contentant de sourire et d'hocher la tête aux éventuelles paroles prononcées par bribes par son chéri.

Ce n'est que lorsqu'il lui demanda la lanterne qu'elle rouvrit les yeux en papillonnant des cils avant de lui sourire. Main dans la main, ils se joignirent à la foule qui s'était apaisée. Il y eut un signal, les lanternes s'envolèrent toutes en même temps. Toutes ? Non... Celle de Topaze et Vinpap eut un léger retard. Au signal, la jeune femme commença par jeter un regard amoureux à son bien aimé avant de se décider à lâcher la leur. Mais...était-ce grave ? Non pas vraiment.

Se serrant contre lui, elle suivit la farandole aérienne et lumineuse d'un regard émerveillé et puis les choses se gatèrent.

Les éléments se déchaînèrent soudainement, les doigts de la jeune femme se serrèrent sur le kimono de son chéri tandis qu'un mauvais pressentiment la tirait de sa délicieuse rêverie ensommeillée. A travers ses cheveux d'or virevoltant dans ces airs fous, elle eut du mal à distinguer l'horreur de la situation. Un instant, elle se crut revenue à New York, les cris, la peur... Voilà 2012 était à leurs portes avec un peu de retard c'est ça ? De quoi allaient-ils tous mourir ? Un ouragan ? Une ère glacière ? Un météore ? Un tsunami ?

Lâchant le kimono de son chéri, elle plaqua ses deux mains sur les pans de sa jupe qui virevoltaient joyeusement sans se préoccuper de sa pudeur. Gênée par le nombre de personnes plus grandes qu'elle, elle demanda à Vinpap s'il voyait quelque chose, puis une voix s'éleva et Topaze se figea. Qu'est-ce que c'était que ça ? Qu'est-ce qu'il se passait ? Une chevelure verte apparut par dessus la foule amassée, virevoltant jusqu'à atterrir sur le buffet. Décontenancée, la jeune femme le toisa un instant à présent qu'il était à portée de sa vision, puis jeta un regard vers Vinpap. Savait-il qui était cet homme ? Visiblement pas. Si c'était un ennemi, elle allait être embêtée... Et elle serait certainement un poids pour son bien aimé.

Zut. Pour une fois qu'elle avait l'occasion de lui prouver qu'elle savait se débrouiller... Il n'avait cessé de l'éloigner à New York et maintenant elle n'avait plus aucune force.

Tant pis. Elle allait faire sans son domaine divin. Ce ne serait pas la première fois. Et puis la fatigue...Elle connaissait aussi...elle en était même morte ! Haha...

Fouillant dans son sac, elle en sortit ses deux couteaux papillon et Kazami, son fouet divin. Au même instant une nouvelle vague de stupeur se faisait entendre. Topaze releva brusquement la tête sans comprendre ce qu'il venait de se passer, avant d'être agrippée par le bras protecteur de son bien aimé.

Surprise, elle leva la tête vers lui, mais, s'avisant qu'il fixait autre chose, elle reporta son attention sur la foule. Des nuages de fumée apparaissaient et disparaissaient dans la foule, puis soudain un corps entier dans cette fumée, tout proche. Topaze eut un léger cri de surprise tandis que, la lâchant, Vinpap sautait sur l'occasion.

Dans la confusion du combat, elle tourna sur elle même sans comprendre. Il y avait des cris, des mouvements, des gens qui couraient, qui frappaient... Elle ne savait plus où donner de la tête.

Puis, au travers de tout ça, un chant familier, doux, apaisant. Une petite boule de plume vint virevolter autour d'elle. Sweet.

Son emprise sur son fouet se fit plus ferme, ses ailes apparurent dans son dos et elle se rapprocha de Vinpap alors que la jeune Tanya se relevait.


« Vous avez compris ce qu'il se passe, vous ? »
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Spoiler:
 


Dernière édition par Topaze Aryia le Mar 20 Jan 2015 - 21:31, édité 1 fois
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mar 20 Jan 2015 - 20:17
Le temps avait quelque chose de fabuleux dans la manière qu'il avait de s'écouler. Une seconde est une seconde, pensons-nous, simplets et bienheureux. Mais il n'en est rien. Une seconde peut, si la réalité se prête au jeu, devenir une minute, une heure, voire une journée entière. Une semaine peut devenir heure, et une année une poussière. Le temps est à la fois granit et eau, il s'écoule, fixement, dans des chemins déjà gravés. En l'occurrence, il semblait avoir ruisselé autour de la petite île sur laquelle avaient échoué Nasline et Franz. Une île épargnée par le passage des secondes, protégée de la folie environnante par le simple fait qu'elle se trouvait en son cœur même.
Elle était la, immobile, ensanglantée, blessée, ravagée...et pourtant vivante. Elle avait réussi à sauver son existence, d'une manière ou d'une autre, au prix de celles d'autres. Il n'avait jamais eu à faire ce genre de choix. Il n'avait jamais même eu à y assister. Tuer, se faire tuer, se battre...tout ceci n'était, jusqu'ici, que des mots, des concepts éloignés, se déroulant dans un monde qui l'était tout autant et qui n'avait aucune raison de dépeindre sur le sien. Son rapport à la mort était le même. Elle existait, elle fauchait les gens, les choses, les êtres...mais c'était tout. Il ne l'attendait ni ne la craignait, autrement que par quelque réflexe instinctif gravé dans son cerveau animal. Jusqu'à ce jour, cette heure, peut-être même moins, où ils s'étaient retrouvés projetés dans cette histoire qui les dépassait tous.
Un golem. Des soldats. Un dragon, des dieux, la destruction, la mort, protéger, survivre, tuer. Mourir. Tout ceci n'avait rien à faire dans son monde, dans son existence. Et lui-même n'avait rien à faire dans une réalité qui avait décidé d'accueillir, et même d'embrasser, de tels concepts. Il n'était qu'un foutu professeur de psychologie, tout juste bon à boire du cognac et à fumer jusqu'à s'en faire flamber les poumons. Qu'est-ce qu'il pouvait faire face à tout cela ? Qu'est-ce qu'il était censé faire ? Qu'est-ce que Nasline attendait de lui ? Cette immonde pimbêche, perverse, égocentrique, et pourtant fragile, délicate et humaine. Qu'est-ce qu'il pouvait faire, lui, pauvre hère, pour l'aider ?
C'était sa faute s'il étaient la. Mais c'était aussi grâce à elle s'il s'en était sorti. Il ne lui en tenait pas rigueur. Du moins pas à cet instant.

Lentement, le temps se remit à courir et eux à agir. Il s'approcha lentement d'elle, la démarche hésitante et le regard fixé sur elle. Elle était son point de repère, son fil directeur. La seule chose fixe dans ce chaos de béton et de plomb.
Devait-il dire quelque chose ? Des condoléances ? Lui demander si elle allait bien ? Non. Stupide cliché sans la moindre valeur. Elle se foutait bien de savoir qu'il partageait soi-disant sa souffrance et il était plus qu'évident qu'elle n'allait pas bien. Il savait ce qu'il y avait à savoir et elle savait qu'il le savait. A partir de la, le silence et la présence restaient la meilleure attitude à avoir.
Il haussa un sourcil lorsqu'elle lui demanda s'il avait un briquet. Pourquoi faire ? S'allumer une cigarette ? Pas exactement une mauvaise idée. Il avait la main droite dans la poche de sa veste lorsqu'elle le coupa dans son geste. Peu importe. Il l'interrompit sans un commentaire. Elle était probablement aussi perdue que lui. Pas la peine d'en rajouter avec un sarcasme qu'il n'avait pas envie de faire et elle d'entendre.
Lorsqu'elle lui signala qu'il valait mieux se remettre en mouvement, il ne put qu'acquiescer d'un signe de tête. Il avait essayé de le faire oralement, mais quelque chose s'était enserré autour de ses cordes vocales et l'en avait empêché. Comme s'il ne devait pas parler. Comme si il devait lui laisser ce temps, ce silence, afin de pouvoir penser.

Il la suivit, lentement, la laissant marcher seule. Ou du moins c'est ce qu'il aurait fait si elle n'avait manqué de s'effondrer dès lors que le terrain lui avait imposé un effort plus intense que de traîner mollement les pieds.
A vrai dire, il s'était surpris lui-même en agissant de la sorte. N'était-il pas censé être une sorte de représentation humaine de l'apathie ? Alors pourquoi, et comment avait-il fait pour trouver la force et la vitesse nécessaires pour la rattraper sans lui-même basculer en arrière ? Il ne se posa même pas la question. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait réussi à la rattraper et qu'elle était désormais dans ses bras, à trouver la situation bien plus amusante qu'elle ne l'était réellement.
Quelle gamine. Et quelle femme. Un modèle apparemment en rupture de stock, disponible uniquement en temps de crise et pour les crétins ne sachant pas en profiter.
La fixant droit dans les yeux, il afficha une esquisse de sourire. Un petit sourire, poussiéreux, sale, mais véritable. Elle avait le mérite, sous sa montagne de défaut, d'être distrayante.

« Occupe toi déjà de garder ton sang à l'intérieur avant de vouloir mettre mes mollets poilus à l'extérieur. »

Le sarcasme comme remède. Pas une si mauvaise idée, mais cela n'allait clairement pas suffire. Elle avait clairement besoin de soin, et lui n'avait absolument moyen de les lui prodiguer. Il pouvait la soutenir, et il mit tout en œuvre pour le faire, mais c'était tout. Il n'était ni médecin, ni infirmier. Juste un crétin trop normal pour une réalité qui ne l'était pas.
Alors qu'il se demandait combien de temps ils allaient pouvoir tenir de la sorte, et comment ils allaient faire pour rejoindre le gros de la troupe, un baiser vint caresser sa joue sale. « Merci » hein ? C'était à lui de la remercier, d'une certaine manière. Et quant bien même il n'eut le temps de le mettre en mots avant de se retrouver dispersé dans le temps, le sourire qu'il afficha devait être une preuve suffisante.

Le temps. Encore une loi apparemment immuable qui ne l'était pas. Rien n'échappait donc à l'influence de l'irrationnel ? Rien n'était donc véritable certain ? Peu importait. A cet instant, il s'en foutait complètement. Tout ce qu'il savait, c'est que l'écoulement de celui-ci avait été tordu et essoré comme une serpillère et que, par quelque miracle, ils faisaient partie des gouttes à être retombées en lieu sûr. Même les métaphores n'étaient plus fiables.

Le mariage était réapparu autour d'eux. La fine équipe qui était partie à dos de dragon se retrouva immédiatement réunie.
Rien de joyeux. Des blessés. Un mort. Et à vrai dire, il s'en foutait. Ils avaient « gagné » ? Tant mieux. Tout ce qui lui importait était, dans cet ordre, de soigner Nasline, retrouver son fauteuil et descendre une bouteille de cognac. Ou de vodka. Ou de scotch. Rien à faire du moment qu'il pouvait s'exploser le cerveau afin d'oublier ce qu'il venait de vivre.

Et malheureusement, le premier de ses objectifs s'était avéré immédiatement bien plus difficile à réaliser qu'il ne l'avait cru, et ce à cause de la concernée elle-même.
Pour une raison qui lui échappait complètement, elle refusa toute forme de soins, préférant demeurer dans ses bras. S'il tenta de la convaincre d'accepter au départ, il se ravisa rapidement en voyant qu'elle ne faisait pas cela par caprice. Elle avait, comme à son habitude, quelque chose derrière la tête, et il n'allait certainement pas s'interposer entre son but et elle. Il avait déjà rencontré bien assez de risques pour sa santé physique et mentale aujourd'hui. Il se contenta donc de serrer la main qu'elle décidé de glisser entre les siennes et de lui démontrer que si eux n'avaient rien compris,  ce n'était pas son cas.
Et le futur lui prouva qu'il avait eu raison. A peine les secours découragés, elle lui signala qu'elle désirait se lever et aller voir quelqu'un. Soit. Elle était grande, et il n'allait certainement pas discuter avec elle du bien fondé d'aller visiter des gens tout en ayant l'air d'être en phase terminale d'Ebola. Se contentant de lâcher un soupir désapprobateur, il l'aida à se relever et se laissa guider vers celle qu'elle avait l'intention de voir avant même d'être capable de marcher seule.

A peine eut-il aperçu une chevelure blonde qu'il sentit un poids se détacher de ses bras. Elle essayait de faire la fière ? L'andouille. Elle n'était qu'une andouille égotique, rien de plus. Et, étrangement, il la comprenait parfaitement. C'est pourquoi il ne répondit rien, et se contenta de fouiller sa veste à la recherche de son paquet de cigarettes afin d'en allumer une.
Il ne bougea pas vraiment de tout le temps que Nasline passa avec la jeune femme blonde, les fixant d'un œil égaré, entre deux volutes de fumée. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il se passait exactement ici, et il n'avait pas l'intention de demander. Elles se connaissaient. Bien. Et lui était un étranger à ce monde, à ces gens. Il ne se sentait absolument pas proche des Académiciens. Il se sentait davantage...humain. Davantage normal, détaché de toutes ces histoires de magie, de dieux, de monstres et de complots. Il n'était qu'un mec, un simple et misérable mec, paumé dans un univers dégénéré de dragons et de licornes.
Nasline...elle était implantée dans ce monde, elle. Elle le respirait, le vivait, l'acceptait. Et elle essayait, d'une certaine façon, de l'y traîner avec elle. Par plaisir sadique ? Parce qu'elle s'y sentait seule ? Parce qu'elle enviait la normalité ?...Un mélange de tout cela, probablement.
Et lui...n'avait pas la possibilité d'y retourner. Il était condamné à faire partie de ce monde qu'il ne comprenait pas, et il était temps de l'assumer, de l'accepter. Et c'est pourquoi il demeura la, à la regarder se faire bander, soigner, aider. Nasline. Son fil directeur. Cette femme étrange, insupportable, et pourtant désormais nécessaire à son existence continue.

Leurs regards finirent par se croiser. Il lui rendit son sourire et jeta ce qu'il restait de sa cigarette lorsqu'elle commença à s'approcher de lui.
Il fallait qu'il accepte. Il n'avait pas le choix. C'était sa seule chance, son seul espoir. Sans elle, il était perdu, voué à errer sans but, tout comme il l'avait toujours fait, jusqu'à ce qu'un jour quelque chose ou quelqu'un le frappe et le fauche.
Sachant tout cela...bien sûr qu'il allait l'accompagner. Bien sûr qu'il allait rester à ses côtés. Parce qu'il n'avait pas le choix. Parce qu'il en avait envie.

Il regarda Nasline s'imposer, comme si le monde lui appartenait. C'était à la fois exaspérant et fascinant. Cette capacité à ignorer toute bienséance, toutes règles, et à les remplacer par les siennes. Comment un si frêle corps pouvait autant s'empiffrer ? Lui-même n'avait guère faim. Il se contenta de mâchouiller le gâteau qui lui avait été tendu, lorgnant davantage les bouteilles d'alcool qui traînaient à proximité, et se demandant combien de temps il allait résister avant de s'en emparer.
Il ne termina même pas son muffin, préférant s'allumer une autre cigarette tandis que Nasline essayait de se faire exploser l'estomac sous le regard pas si incrédule que ça de la blonde.

Le spectacle prit fin lorsqu'elle se décida à les laisser seuls. Et aussitôt, comme si cette présence l'avait gênée, ou plutôt contenue, Nasline redevint Nasline.
Il lui fit un vague sourire, jeta son mégot et enchaîna aussitôt avec une remarque de sa propre cuvée.

« Pas besoin d'être sobre pour te conduire toi. »

Et sitôt dit, sitôt fait. Il ne regretta pas de ne pas avoir fini sa pâtisserie. Plus de place pour le champagne. Et surtout, plus de chances de finir malade, à vomir, le cerveau complètement éteint. Il n'avait pas l'habitude de boire dans cette optique mais ce soir, il allait faire une exception. Le contrôle, la tenue, la bienséance...tout ceci pouvait aller se faire voir. Il avait perdu toute envie de se comporter convenablement à l'instant où il avait manqué de se prendre une balle.
Certes, il restait Nasline, auprès de laquelle il n'avait pas vraiment envie de passer pour un adolescent stupidement rebelle, mais cela ne suffit pas à le retenir. Non, il allait s'enivrer sans limites, parce que c'était la seule chose qu'il pouvait faire pour ne pas exploser.

La soirée passa, lentement, stimulée par les bulles et les lanternes. Si cela les amusait. Lui avait d'autres plans, et ils se passaient plutôt pas mal.
De l'éthanol et du goudron. De quoi remédier à tous les maux.

Jusqu'à ce que des cris qui n'avaient rien de joyeux retentissent.

Il n'était certes plus sobre depuis bien longtemps, mais l'atmosphère assombrie et la cessation de toute joie le renvoya immédiatement à la réalité. Nasline trouvait cela drôle, lui pas. Il en avait assez. Vraiment assez.
L'apparition de Jhoken était la goutte d'eau qui faisait déborder le métaphorique vase. Il avait eu sa dose d'irrationnel pour la journée. Pour l'année. Pour l'éternité même.
Il s'employa donc, sur les recommandations à la fois de Nasline et de son instinct de survie, à adopter exactement la même tactique que Lucian, qu'il reconnut vaguement comme étant son employeur. Quelque chose lui susurra de se planquer derrière la table la plus éloignée du rouquin. Autre chose lui murmura de rester collé à lui. Et la réalité décida de le faire pratiquement se vautrer sur lui.

Franz, dans un élan de camaraderie éthylique, manqua de peu de proposer une cigarette au directeur, alors que celui-ci se re-planquait illico derrière la table après avoir beuglé quelque ordre qui allait sans doute être ignoré. Il était bon de savoir que le sommet de la hiérarchie le comprenait et allait, par conséquent, agir avec magnanimité à son égard.

La bonne blague.
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Dim 22 Fév 2015 - 17:23


Combien de coups il avait prit ? Il ne les comptait plus, certains avaient frappé là où l'armure était réduite, et ça faisait un mal de chien … Le chevalier avait pourtant tenu bon, personne ne devait frapper une humaine, même si elle se blessait toute seule à force de frapper sans relâche sur l'armure étrangement plus résistante que d'habitude. Malgré cette puissance phénoménale, elle n'avait rien, les poings de la possédée en revanche … Couvert de sang, légèrement déformé, mais il ne pouvait rien faire de plus.

* Pourquoi … je suis encore trop faible … si faible … *

Le temps qui défilait pour le chevalier était simplement rythmé par les coups qu'il subissait sans rien faire, comme si chaque choc entre les poings de la pauvre humaine représentaient une seconde d'une horloge, et ça semblait si long, la chose ne faisait qu'en devenir insoutenable.
Miraculeusement son supplice finit par prendre fin, elle frappait de moins en moins, la conscience du chevalier qui était impassible à ce qui arrivait émergeait au même rythme, fixant cette brume noir qui disparaissait, sortait du corps de la malchanceuse humaine. Et puis soudainement inerte, le corps glissa entre les bras du chevalier qui se sentit incapable de réagir, et l'humain chuta au sol sous le regard du professeur immobile, impassible. Son armure était légérement cabossé, mais quasiment parfaite encore, le seul témoignage de l'action était la trace de sang sur les zones faiblement creusé par les puissants impacts répétés. Johkn était revenu, il y avait encore plus de cri, mais le professeur ne bougeait pas, il continuait à fixer le cadavre à ses pieds, cette sensation de faiblesse présente dans son cœur alors qu'il soupira, il n'écoutait plus rien, il a juste entendu cette voix si particulière du démon émettre la possibilité d'un retour.
Du vent … de plus en plus de vent, la cape du professeur s'agitait encore et encore, de plus en plus, commençant à le fouetter, il se retourna et fixa l'immense colonne de fumée approchant de lui. Il se mit à rire et retira son casque, tenant se dernier dans sa main droite par une des cornes symbole de son ordre. Saleté de démon, même dans la mort vous défiez les chevaliers, Johken, tu représente la bête noire que tout les saints traquent au nom de leur dieu, quand bien même ils seraient faux …

La tornade se faisait de plus en plus proche, il perdait déjà son équilibre, ça sert à rien de fuir un pareil élément … Il planta alors son épée dans le sol, elle lui serait inutile contre pareil adversaire, comme si le vent se coupait …
Alors vent, sera-tu plus efficace qu'un rocher de plusieurs centaines de kilos pour venir à bout d'un teuton ? Alexander en doutait, et au poing où il en était se demandait surtout ce que ca ferait d'être dedans.


- Messire Hermann, je vais donc encore mourir une fois de plus … J'ai lu que votre mort eut été douce, je me demande bien ce que cela fait … L'occasion un jour viendra peut être à moi n'est-ce-pas ?

Le chevalier resta immobile jusqu'à ce que le vent lui offre la puissance nécessaire à le faire voler sans ailes … Après, impossible de rester droit et fier, dans cette enfer aérien vos sens deviennent fou, impossible de s'orienter, on se perds soit même.

*Alors voyons voir ça … C'est une expérience a avoir ...*

Le chevalier engloutit ne pouvait plus rien faire, ses forces, il n'en possédait plus depuis un moment déjà, il avait confiance en son armure, bien que le visage à découvert, il se demandait où il allait pouvoir atterrir, il avait probablement déjà disparut dans cette colonne sombre depuis l’extérieur.




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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mer 25 Fév 2015 - 2:39
Le ninja s’accroupit près des jumelles et sourit. Des sœurs qui se protègent l’une et l’autre… Ça lui rappelait tant ses enfants. Il ne pouvait dire non à la jeune fille, elle ne voulait qu’une chose, elle ne voulait que le bien de sa famille. Il prit sa main dans la sienne et il hocha de la tête à sa requête. Elle voulait qu’il les protège? Soit. Il prit les deux filles dans ses bras et les éloigna de la zone de combat, loin de toute l’agitation que les liés causaient.

Il savait qu’il y avait amplement de personnes pouvant se charger de Jhoken et de ses sorcelleries, il pouvait bien essayer de mettre les jeunes filles à l’abri. Il s’approcha de Topaze, mais tout à coup, il se sentit faiblir. Lentement, il sentait les fillettes devenir de plus en plus lourde, ses pas de plus en plus lent. Il s’immobilisa et les posa au sol, avant d’écarquiller les yeux vers sa moitié, sentant tous ses sens le lâcher, les uns après les autres.

Il pouvait sentir tout son corps qui lâchait, tout son corps qui abandonnait. Depuis combien de temps ne se sentait il pas bien d’ailleurs? Depuis… Le retour de New York. Mais… Pourquoi? Il sentit ses yeux se fermer malgré lui, luttant de toutes ses faibles forces. Il s’écroula, face contre terre, telle une poupée de chiffon et, utilisant le peu de force restant, il roula sur le dos, pour ne voir que désolation. Désespoir. Horreur. Un ciel noir comme un corbeau. Des vents dignes des tempêtes touchant parfois les côtes japonaises autrefois et qui n’était autre que la colère des dieux contre les pauvres mortels qu’ils étaient. Mais cette fois, c’était différent. Il savait que c’était bel et bien les conséquences d’un dieu, mais cette fois ce n’était pas par colère…

Non… C’était par méchanceté. Par désir de destruction. Il tourna encore un peu la tête et il vit Topaze. Il ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il la vit, malgré les sons qui semblaient si lointains, malgré sa vue qui semblait flou, malgré les mouvements qu’il ne pouvait que deviner. Malgré ce gout ferreux dans sa bouche. S’était-il mordu? S’était-il blessé? Qui sait… Il n’en ressentait rien. Il bougea lentement la main, la levant difficilement pour que Topaze la prenne.

Protège-les… On… Se reverra… À l’infirmerie… dit-il d’une voix faible, presque cassée, un sourire malgré tout aux lèvres.

Il n’avait pas peur. Il n’avait pas peur de la mort. Il n’en avait plus peur. Il l’accueillait à bras ouvert, comme avec un ami cher. « Aller, viens. Viens pourfendeuse de vie. Et regarde-moi renaitre de mes cendres pour redonner espoir à tous. Pour être aux premières lignes pour protéger ceux et celles qui le méritent » se dit-il, alors que ses yeux se fermaient de nouveau, n’ayant plus aucune force. Il était serein. Il avait sauvé de nombreuses vies, il avait protégé Topaze, il avait protégé les jumelles. Un mariage (certes gâché, mais un mariage quand même), une demande en fiançailles, une promesse d’avenir meilleur… Bref, malgré les obstacles, malgré les dangers et les risques, il ne regrettait aucune décision qu’il avait prise… Sauf une… Celle d’être plus tolérant avec la présence de Topaze.

Il faudrait qu’il y travaille tiens… Et, malgré le vent, malgré le chaos, le ninja s’éteignit, un sourire aux lèvres. Que s’était-il passé? Il n’en savait rien. Y avait-il eu des morts? Au moins un, lui. Mais le shinobi n’en avait que faire. Cela ne ferait que mettre la réalité en face à tous ceux qui ne savaient pas ce qui se passait. Tous ceux qui ne connaissaient pas les renégats. Tous ceux qui avaient vu que les renégats étaient prêts à les tuer s’il leur était nécessaire. Personne ne pouvait avoir confiance en un renégat. Pas même les autres renégats.

Et c’était, justement, le premier pas vers leur éradication. Mais avant ca… Il savait qu’il se réveillerait à l’infirmerie, en compagnie de celle pour qui son cœur battait. Et il savait qu’à la seconde qu’il ouvrirait les yeux, il la verrait. Il avait déjà hâte.


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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Sam 28 Fév 2015 - 3:29

- Event Principal N°3 :
Brume noire -



Chaos et désolation. Topaze avait l'impression de devenir folle. Tandis que tous s'agitaient autour d'elle, criaient de peur ou de rage, fuyaient, combattaient, pleuraient... son monde à elle, lui, semblait tourner au ralenti. Son cerveau, son corps son cœur... Sa question s'était évanouie dans les airs sans personne pour lui répondre. Vinpap ne répondit pas. Tanya non plus. Soniya non plus. Personne. Il lui semblait pourtant que sa voix avait été claire et forte, mais elle devait se tromper. Son souffle n'était pas suffisant pour porter sa voix à cette distance. Devant ce constat, sa conviction s'évanouit aussitôt qu'elle était venue. Elle était faible. Trop faible. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Et tout comme une ombre, nul ne faisait attention à elle.

Vinpap se redressa en portant les deux jeunes filles tandis qu'elle même sentait ses épaules s’affaisser. Vinpap... Elle ne lui arrivait pas à la cheville. Elle n'était pas digne de lui.

Le fixant, immobile, il lui sembla qu'il avançait lentement. Il lui sembla même qu'il ralentissait et se tassait à chaque pas. Et pourtant, ces informations se bousculaient dans son esprit. Son cerveau était devenu une véritable passoire. Les pensées à peine formulées s'écoulaient sans réellement prendre forme... Elle était comme une pierre bien trop polie, sans accroche, sans attache.

Sans un geste, sans un mot, sans une réaction, elle le regarda poser les jeunes filles sans comprendre. Le regard émeraude croisa son regard vide et l'expression qu'il lui sembla distinguer la fit frissonner malgré elle, juste avant qu'il ne s'écroule sous ses yeux.

Durant un instant qui lui parut une éternité, elle se figea plus encore, son visage sans expression se déforma lentement. Horrifiée, elle se sentit assaillie par un flot d'informations qui cette fois trouvait écho dans son esprit, semblant se répercuter dans son crâne comme s'il s'agissait d'une partie de ping-pong. Des mots, des idées, un nom...


« Vinpaaaaap !!! »
Il lui sembla que ce cri rauque venu du fond de ses entrailles, hurlé de toutes ses forces, au comble du désespoir, avait transpercé le brouillard dans lequel elle se trouvait. Ce qui à ses oreilles n'était qu'un bourdonnement se fit brouhaha, le monde sembla se mouvoir à nouveau, le temps sembla reprendre son cours. A toutes jambes, elle se précipita vers l'homme qui avait roulé sur lui même et se jeta littéralement à terre, saisissant la main qu'il lui tendait. A travers le voile de ses larmes, elle crut discerner un sourire sur ce visage tant aimé. Tandis qu'il parlait, elle secouait la tête vivement, négativement, la gorge nouée.

Puis il lui sembla que la main de Vinpap perdait en vigueur et elle se sentit parcourue de soubresauts convulsifs tandis qu'elle retrouvait sa voix au milieu de sanglots confus et incontrôlés.


« Vinpap... Non... Reste avec moi... Regarde-moi... Je vais te soigner... Je le sais. J'en suis sûre... Si je puise tout au fond, je dois pouvoir trouver encore un peu de forces... »
Mais rien ne venait. Aucun crépitement, aucune chaleur, aucune force divine, elle était vide. Ses deux mains étaient pourtant si serrées sur celle de son bien aimé que ses doigts en étaient plus blancs que neige.


« Vinpap... »
Le vent se faisait plus fort, dans la foule les humains laissaient échapper leur dernier souffle, Jhoken exultait de joie. Mais elle n'en avait cure. Elle n'en avait même pas conscience. Même pas un seul instant. A ses côtés, la petite Soniya s'était mise à jouer. Elle ne s'en rendait plus compte. Sweet avait cessé de chanter, son petit cœur battait la chamade, blotti au creux de sa poitrine. Mais même ça elle n'en avait que faire.

Désespérée, elle répétait les mêmes mots, elle pressait la peau de Vinpap, lui saisissait une joue, espérant une réaction. Puis elle eut un nouveau soubresaut, un instinct désespéré reprit brusquement le dessus. Oubliant sa condition de déesse des cellules, elle redevint l'humaine qu'elle avait été. Sa main attardée sur le poignet de son bien aimé, où le pouls ne diffusait plus, l'avait brusquement rappelée à la réalité. Elle devait faire quelque chose. Elle ne voulait pas le perdre. Et dans son désespoir, elle ne songeait pas un seul instant à se contenter de le laisser mourir cette fois pour le retrouver plus tard. Elle ne pouvait l'admettre.

Se redressant quelque peu, elle s'acharna à tenter un massage cardiaque, sans succès. Dans un mouvement de colère, elle arracha Sweet à son refuge et le fourra dans sa sacoche, avant de continuer le massage cardiaque avec plus de vigueur encore. Le vent soufflait, ses cheveux fouettaient son visage avec une violence insoupçonnée, mais elle n'y prêtait guère attention.

Puis soudain, tout se passa très vite, elle se sentit saisie à bras le corps. Une voix familière parvint à ses oreilles mais elle se débattit violemment. Dans sa lutte, elle laissa sa sacoche dans les mains qui l'avaient agrippée et se jeta à nouveau sur son Vinpap. Le serrant de toutes ses forces, elle sanglotait à chaudes larmes, puis on l'arracha de nouveau à cette étreinte.

La rage, la peur et le désespoir lui avaient redonné un regain de vitalité, d'un violent coup de coude dans l'estomac elle affaiblit son "adversaire", déployant ses grandes ailes elle poussa son "ravisseur" à la lâcher et finit de le déstabiliser en enfonçant son talon dans les orteils qu'elle devinait à proximité. Ainsi libérée, elle se retourna pour croiser un regard écarlate, juste avant que le vent ne s'engouffre dans les ailes qu'elle avait laissées offertes à la prise de l'élément déchaîné.

D'un geste désespéré, elle tendit ses doigts vers Nasline, en vain, tandis qu'elle se sentait happée par l'ouragan, impuissante. Cette pénombre qui s'était abattue sur eux, ce chaos d'éléments déchaînés, cette tempête indomptable, elle ne les avait pas vus venir. Elle ne comprenait plus rien. Elle n'avait pas même la présence d'esprit d'essayer de lutter. Tout ce qu'elle savait, c'est que Vinpap était loin d'elle. Plus loin que jamais.

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Lun 9 Mar 2015 - 22:20
- Je maîtrise les poisons, tous les poisons. Et vous ?

Surpris par ce domaine divin inattendu, l'enfant ouvre la bouche à moitié, ne sachant comment réagir. Confus, lui qui espérait tellement une nouvelle similarité se retrouve à répéter en murmurant :

- Le... Le poison...

Exténué psychologiquement parlant, il ne parvient pas à comprendre la potentielle dangerosité d'un tel pouvoir, et se contente de lancer un regard sur le côté avec un haussement de sourcil déçu. Le fait qu'il ait une confiance presque absolue en cette parfaite inconnue l'empêche de la considérer comme une menace, et elle aurait pu tout aussi bien être une déesse de la mort ou des ténèbres que cela n'aurait rien changé. Après s'être laissé mordre par la déception quelques instants, l'italien marmonne entre ses lèvres :

- Je suis un dieu du froid.

L'atmosphère de la discussion n'a pas le temps de retomber d'avantage, car des éclats de voix retentissent à l'extérieur de l'abri de nappe blanche : un géant de roche aurait commencé à attaquer une ville... Dehors, l'agitation commence à s'entendre ; des bruits de pas bruyants se déplacent dans tous les sens, et certains invités bousculent la table qui abrite le trio dans leur précipitation. Ce branle-bas de combat signale presque instantanément au petit groupe que s'il faut décider de faire quelque chose, c'est maintenant. Les deux déesses, en entendant cet appel aux armes, se dandinent pour s'extraire de la cachette, et se retrouvent de nouveau sous la lumière du jour, suivi par un Oliver qui tente également de les suivre en marchant sur ses genoux. Pendant qu'il plisse les yeux face au soleil, il entend l'albinos lui demander :

- Comment vous nommez vous ?

- ...Oliver. Oliver Drenon !

Dans son empressement, il ne songe pas à lui retourner la question, et même s'il y avait pensé, ce serait déjà trop tard : l'apparition vient de s'élancer dans la foule en direction d'un énorme dragon qui se pose à quelques centaines de mètres. Durant l'espace d'une seconde, le cœur de l'enfant cesse de battre. Pas maintenant, pas déjà ! Elle n'est restée qu'une minute à peine !

- Attendez ! Je... Att...

L'enfant saute sur ses pieds, les yeux humides, et regarde sa fausse sœur s'éloigner les poings serrés. Pourquoi son unique repaire dans ce labyrinthe qu'est devenu sa vie doit disparaître aussi rapidement ? Pour lui, c'est un choc de trop, et son regard descend doucement vers le sol, abattu par cet énième coup du sort.
Mais non ! Pas cette fois !

- ATTENDS ! JE T'ACCOMPAGNE !

En un sursaut, il lève les yeux vers la foule, et hurle de toutes ses forces dans l'espoir qu'il soit entendu malgré le tumulte ambiant, avant de s'élancer en avant, et de se faire happer par le temps.

Quelques heures plus tard, après la bataille de New-York

Exténué, lessivé, Oliver retourne au point de départ de la manière la moins héroïque du groupe. À cause d'un morceau de béton projeté par un immeuble qui s'effondrait, il se retrouve avec le front en sang, pas assez blessé pour s'en inquiéter, mais suffisamment pour que sa face soit teintée de rouge. Lorsque toute cette histoire sera terminée, il aura une petite cicatrice sur le front à coup sûr.
Porté par un apprenti-dieu qui s'est amusé à le trimballer pendant tout le combat avec le golem, l'italien est ballotté comme un sac de farine et voit le monde trembler au rythme des pas de son porteur. Il ne pense à rien de particulier, et sa respiration coupée par de petits toussotements se calme peu à peu. Si l'hémoglobine ne couvrait pas son visage, on le verrait blanc comme un linge, ou comme les draps de l'abri qu'il n'aurait jamais dû quitter. Il est déposé au sol délicatement sur ses pieds, et une fois qu'il parvient à tenir debout, il est immédiatement oublié au profit des blessés plus graves.
L'esprit dans le vague, l'enfant n'a plus aucun objectif en tête. Il déambule au hasard et va aux endroits où l'emmènent ses pieds guidés par son instinct. Il contourne des apprentis qui gisent sur l'herbe, assommés par la fatigue, et longe les tables blanches qui débordent toujours de petits fours, de canapés et d'autres gourmandises en tous genres. Le chevalier, sa sœur, l'autre fille aux pommes qui a tenté de le tuer... Il n'y songe plus, et se repose en se contentant de faire les cents pas.

Malheureusement, un nouvel incident vient perturber le cocon paisible de repos dans lequel il tente de réfugier. Des bruits, des cris, des voix graves qui veulent la destruction, des coups, des rires mauvais. Cette fois, c'en est trop, il n'en peut plus, c'est fini. Sans même regarder ce qu'il se passe derrière lui, l'italien s'écroule sur ses genoux et rampe de nouveau sous une table, avant de se plier en deux, en position fœtale, les yeux fermés, les sourcils froncés, la bouche tordue par une mimique de désespoir.
Il reste longtemps dans son abri. Soixante secondes, peut-être le double, voire le triple. Il est bien dans son abri, il est en sécurité, personne ne viendra lui chercher des noises. Pas un humain, pas un dieu, pas un démon, pas un monstre ne viendra le déranger. Cette fois, il faudrait une vraie catastrophe pour espérer détruire son dernier rempart face à l'inconnu et au danger.

Puis vient le silence. Un silence mauvais, comme le silence qui arrive avant les explosions, qui fige le temps et qui bloque les respirations. En un battement de cil, un voile noir constitué de vent et de magie s'abat sur le banquet entier, en emportant Oliver avec lui. Ce dernier, juste avant de quitter le sol, parvient à hurler une dernière pensée claire dans son crâne :

- Pitié, je veux que ce cauchemar s'arrête...

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Jeu 14 Mai 2015 - 7:30

Les trois directeurs étaient réunis dans ce bureau créé sur mesure par Lucian. Un espace mental qui leur permettait de discuter des stratégies de guerre sans craindre d'être épiés ni dérangés. Avec son sérieux et calme habituels, Shindô se tenait assez droit pour former un parallèle avec le dossier de son siège. Lucian, quant à lui, était affalé à moitié, arborant un éternel air détendu complètement en décalage avec la situation du moment. Seule Colombe semblait véritablement touchée par les évènements. Et à raison. Ils avaient appris, le matin-même, qu'un assaut d'une ampleur sans précédent allait être donné dans l'après-midi, en parfaite synchronisation avec le Mariage qu'ils avaient prévu de célébrer. Établir un plan de dernière minute n'avait pas été évident, même pour les dirigeants de l'Académie de Deus, mais ils avaient fini par se mettre d'accord.

« Annuler le mariage » avait été rapidement rayé des options. Ils ne pouvaient se contenter d'encaisser et de se défendre, pas cette fois. L'Académie avait suffisamment souffert de la dernière attaque, celle qui avait pris pour cible la Tour de l'Horloge, celle qui avait marqué la déchéance de leur ancien collègue. Non, se replier serait bien trop peu productif pour les risques encourus. Ils y virent l'occasion ou jamais d'arrêter Isanagi. Alors il leur fallait lui tendre un piège convaincant. Il leur fallait lui retourner ses plans contre lui.

Malgré tout, la fin de la réunion approchant, quelques doutes subsistaient. Nerveuse, Colombe ne cachait pas son inquiétude. Sous les yeux de ses amis et collègues, elle traçait autour de la table à la manière d'un lion en cage, ses mains crispées rassemblées derrière son dos.

— Cette histoire de gemme magique ne me dit rien qui vaille. Deus est censé nous avoir confié toutes les clés pour mener correctement l'Académie, toutes. Et pourtant nous nous retrouvons face à une impasse. À part le fait qu'il ait une hypothétique influence sur Isanagi, nous ignorons tout de cet artéfact, si cela en est une.

Parvenant devant sa place, face à ses collègues, elle posa l'extrémité de ses doigts sur la table, qu'elle observa un instant. Un soupir s'échappa finalement de ses lèvres.

— Peut-être devrions-nous, par précaution, retirer nos hommes placés au sein de la Guilde Noire ?

Protéger les académiciens, qu'ils fussent en mission ou non, cela avait toujours été sa priorité. Indéniablement la plus sentimentale des trois. Une maman poule, comme on pourrait l'appeler. Sauf que ce trait de caractère était bien souvent considéré comme une faiblesse, surtout dans ce genre de contexte, où les sacrifices étaient parfois nécessaires.

— Pourquoi ne profiterait-on pas de l'assaut pour mettre la main sur la Pierre ?

En réponse à la proposition de Lucian, Shindô hocha brièvement la tête.

— Selon les informateurs, la base sera totalement déserte, renchérit la divinité de la Lumière. Isanagi sera avec Kym à l'Académie tandis que Jhoken supervisera l'attaque de New York. Si tout se passe comme prévu, nous devrions avoir la voie libre.

— Et nous nous assurerons, grâce à l'un de nos hommes placés aux côtés d'Isanagi, qu'il ne l'ait pas amenée avec lui avant d'envoyer quelqu'un sur place…

— Exact.

Quelques secondes de silence, durant lesquelles chacun des trois évaluait les risques et les failles du plan fraichement échafaudé. Récupérer la pierre leur permettra d'en savoir plus sur elle, mais encore fallait-il mettre au point un sort capable de contrer les nombreux boucliers qui protégeaient le bureau d'Isanagi.

— Et si elle n'y est pas malgré tout ? finit par reprendre Akarui. Il pourrait avoir pris soin, au préalable, de la cacher autre part.

— Ouah, ben dis donc, toi on ne t'a pas recruté pour ton optimisme !

Face au regard plein de sous-entendu et au silence de ses collègues, Lucian s'éclaircit la gorge avant de se redresser sur son siège, les mains posées sur la table.

— Je suppose que nous pouvons compter sur sa mégalomanie… Quand bien même il se révélait plus paranoïaque que prévu, son bureau est déjà protégé par énormément de maléfices. Prendrait-il le temps de créer une autre planque et les sorts de protection qui vont avec ? J'imagine que ça fait partie des risques de la mission.

Nouveau hochement de tête de la part de Shindô, tandis que Colombe semblait se résigner à cette idée. Ils avaient été pris au dépourvu, et avaient fait avec les éléments du bord, bien évidemment qu'ils ne pouvaient pas avoir toutes les chances de leur côté. Il y aurait forcément des imprévus, il fallait maintenant trouver comment minimiser leur chance de se produire.

Et la parole revint à Shindô, qui croisa les doigts devant lui, se donnant ainsi un air encore plus sérieux qu'il ne l'était déjà.

— Récapitulons. À seize heures, les renégats déclenchent l'attaque du côté de New York. Du côté du mariage, mon Avatar Divin ainsi que le clone de Lucian se chargent de mener la cérémonie à bien comme prévu, afin qu'Isanagi ne se doute de rien et poursuive son plan, comme prévu également. Si l'occasion se présente, nous envoyons quelqu'un dans le même temps pour récupérer la pierre au sein même de la Base.

Son regard glissa sur l'objet posé au milieu de la table de la réunion, un pendentif au bout duquel était accroché un minuscule sablier, avant de revenir sur Colombe.

— Une fois la cérémonie terminée, cet échantillon de votre pouvoir d'élite nous permet de retourner dans le temps et nous nous efforçons de sauver un maximum de personnes avec l'aide de volontaires.

Son attention se dirigea ensuite vers Lucian, tandis qu'il poursuivait :

— À ce moment-là, nous devrions avoir déjà neutralisé Isanagi, nous en informons votre clone, qui envoie une équipe à la Guilde Noire pour exfiltrer les pages volées du Grimoire avant l'arrivée des renégats.

En effet, s'ils parvenaient à sceller le Déchu, son invocation Jhoken disparaîtra en conséquence, et la protection autour des pages retirées. Avec un bon timing, cette partie du plan devrait se dérouler sans problème.

— Et si j'échoue ? Et si Isanagi parvient à s'enfuir par un moyen quelconque ?

Colombe était celle chargée d'aller à l'encontre d'Isanagi en première, tandis que ses collègues, ainsi que leur aura divine, demeureront cachés. C'était la seule dirigeante de l'Académie que leur ennemi devait s'attendre à rencontrer. La seule aussi à susciter un dédain particulier chez lui, puisqu'il l'avait déjà vaincue par le passé. En conséquence, c'était également la plus susceptible à lui faire baisser sa garde.

— On sera là pour te seconder. Et si par miracle il arrive à décamper, son derrière aura tellement pris qu'il n'osera plus revenir.

Les deux camps en ressortiront probablement perdants, mais au moins, avec tout cela, l'Académie maintiendra une avance stratégique sur Isanagi. Ou bien ils auront obtenu la pierre entretemps, ou bien le Déchu sera considérablement affaibli et alors il leur suffira de le poursuivre, lui et ses partisans. Dans tous les cas, une différence avait toujours existé entre les deux camps : l'Académie connaissait le potentiel de tous les membres la Guilde Noire, mais l'inverse n'était pas valable. Les renégats avaient parfois tendance à l'oublier, mais ils étaient tous passé par cet établissement qu'ils détestaient et reniaient. Par conséquent, ils étaient fichés. Tous et sans exception.

Bien connaître ses ennemis était un avantage non négligeable en temps de guerre.

— Et si… et si nous parvenons à le sceller… qu'adviendrait-il de lui ? Qu'adviendrait-il… de la suite ?

Sans aucun doute qu'ils suivront leur chef. Puisque aux yeux des directeurs, une vie accordée par Deus n'était pas à retirer par leur propre personne, ils se contenteraient de priver les captifs de leur pouvoir et de les emprisonner dans une dimension parallèle. La traque sera alors la prochaine étape du plan, que le Déchu parvienne à s'échapper ou non.

— Je ne vois pas grand-monde susceptible de reprendre les rennes de la Guilde. Ou plutôt, j'en vois trop. Dans tous les cas, le chaos est garanti si Isanagi venait à tomber. Leur idéologie subsistera sans doute, mais elle ne les sauvera pas de l'exil.

***

Une chaise malmenée par le vent acheva ses culbutes pour venir heurter la table derrière laquelle Lucian était toujours caché. Le regard rivé devant lui, le directeur devinait, aux cris des académiciens, les ténèbres tumultueuses qui se précipitaient vers eux. Il réalisait alors quelle grossière erreur ils avaient fait, Shindô, Colombe et lui. Négliger Jhoken. Ils l'avaient alors vu comme une simple invocation jusque là, une menace bien présente mais qui pourrait être balayée d'une main s'ils parvenaient à vaincre Isanagi. Ils s'étaient trompés. Lourdement.

À présent, ils se trouvaient face au pire des scénarii possibles. Isanagi, au moins, était prévisible et avait une certaine logique dans son fonctionnement. Isanagi, au moins, ils en savaient assez long sur sa personnalité et ses pouvoirs pour savoir comment l'appréhender… Jhoken, lui, était bien pire en matière de chaos et de destruction. Détail oblitéré jusque là par son attitude soumise vis-à-vis de son maître. Et en prime, il se retrouvait avec une aura ne lui appartenant pas, et dont l'origine était, à l'heure actuelle, inconnue. Une aura qui n'était ni divine, ni humaine… une aura qui ne semblait même pas appartenir à ce monde. Une aura comme il n'en avait jamais ressentie.

Le chien fou avait vu ses chaînes se rompre pour une raison obscure. Et le voilà plus puissant et dangereux que jamais…

Se redressant brusquement, Lucian surgit de sa planque et se retourna pour faire face à la tornade. Il voulait défier le responsable de tout ce carnage, lui faire comprendre qu'il n'avait pas peur de lui, que l'Académie ne le craindrait pas, peu importait la menace qu'il pouvait représenter. Le torse bombé et l'index pointé droit devant lui, il tonna d'une voix qu'il voulut aussi forte que les hurlements du vent.

— JHOOOOOOOOOOKEEE-

Le directeur n'eut malheureusement jamais eu le temps d'achever sa tentative d'intimidation, une table perdue venant le faucher en pleine prouesse.

Il fut, par la suite, entraîné lui aussi dans les tourbillons qui violentèrent les convives du mariage durant une bonne demie heure.

***

Les membres de l'Académie furent rapatriés après avoir tous été retrouvés, non sans une longue recherche dans les coins éparpillés de la campagne. En réaction à l'imprévu nommé Jhoken, les dirigeants durent envoyer deux membres du Conseil dans le but de récupérer leur collègue, alors dans l'unité d'exfiltration de documents.

Malheureusement, aucun ne revint jamais de cette mission. Mort, trahison, les rumeurs fleurissaient sans que personne ne possède la version exacte. Toujours est-il que la confiance au sein de l'Académie n'avait jamais été aussi fragile. Le sentiment de sécurité jadis perçu comme acquis, s'était aujourd'hui évaporé en un sentiment de doute et de crainte.

La présidente du Conseil, et accessoirement nouvelle mariée, se retrouva ainsi forcée de lancer un nouveau recrutement afin d'offrir un nouvel espoir aux académiciens. Néanmoins, cette fois, il n'y eut aucune annonce publique dans cette optique. La seule qu'il y eut annonçait, quelques jours après les évènements du mariage, d'ores et déjà les noms des futurs membres du Conseil.

Cette nouvelle suscita de vives réactions au sein de l'Académie. Bon nombre d'ambitieux avaient donc été écartés sans considération aucune. Toutefois, la justification qu'offrait le Conseil demeurait inébranlable : face au récent scandale produit au cœur-même de celui-ci, la sécurité était plus que jamais prioritaire.

Et c'était ainsi que cinq nouvelles têtes vinrent représenter le Conseil, à la surprise de tout le monde.

L'avenir nous dira s'ils parviendront à être à la hauteur et surtout, dignes de confiance.


Informations
Obtention du dernier palier du domaine divin :
Alexander : +1 niveau & +1 la Dévotion - La barre d'expérience passe à 5000.

Récompenses des participants :
Abygaïl : / (*)
Aïdolerion Akugar : 500 xps
Alexander : / (*)
Arsen Icum : 1200 xps
Farell Urmanis : 1200 xps
Franz Breitner : 1000 xps
Jace Kayllan : 1200 xps
Jyson K. Astræ : 500 xps
Kael Mc'Cray : 100 xps
Kiara Shimizu : 500 xps
Lord Vlad : 1200 xps
Maya Tensho : 1200 xps
Nasline Vasilis : 1200 xps
Nelsha Tadjük : 500 xps
Oliver Drenon : 1200 xps
Rain : / (*)
Soniya Siankov : 1200 xps
Tanya Siankov : 1200 xps
Topaze Aryia : 1200 xps
Vinpap Yskaliv : 1200 xps

(*) L'Event étant considéré comme un examen pour ceux qui ont débloqué leur dernier palier, ils ne reçoivent en conséquence pas d'xps (étant donné qu'un examen n'est pas noté)

Compte tenu de la durée conséquente de l'Event, les nouvelles divinités accomplies sont autorisées à débloquer le palier un de leur pouvoir d'Elite. Ceci dans l'optique d'équilibrer leur progression, afin d'éviter de se retrouver avec deux paliers d'Elite à débloquer d'un coup au prochain Event. Ils sont toutefois priés de développer le contexte dans lequel ils découvrent ledit pouvoir dans un RP ou un solo convaincant.

Sur ce, je vous remercie tous pour votre infiniiiie patience. Cet event est finalement terminé ! Ce fut un véritable plaisir de l'avoir orchestré et joué à vos côtés. ♥

A la prochaine pour un nouvel Event. o/






─ Eh p'tit... tu as à boire ? ╬_╬
Depuis quand tu me stalkes d'abord ?
Y a que les fous pour jouer des fous...
─ Et tu mets mes paroles en #087ECC ou je t'en colle une !
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