Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Event principal 3] Mariage Divin

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Ven 1 Aoû 2014 - 17:02


EVENT PRINCIPAL 3
Mariage Divin



Mon cœur battait à tout rompre, tel un tambour de guerre, propulsant dans mon corps un sang bouillant de cette rage si longtemps contenue. Sous nos yeux s'étendait cette ville immense, New-York. J'avais eu l'occasion de connaître la ville par le passé, avant de devenir directeur, mais elle ne signifiait pas grand chose pour moi.

Les bras croisés, perché sur cet immense dragon noir auquel Lucian avait fait appel en ne voyant pas arriver la navette, j'observais la foule d'humains effrayés sans parvenir à cacher ma colère. Isanagi Tensho... L'ancien directeur et ses acolytes allaient devoir payer pour leurs crimes.

Mes poings se serrèrent, tandis que je jetais un regard vers mon collègue directeur. Pourquoi n'étions pas arrivés plus tôt ? Pourquoi n'étions pas arrivés avant le début de ce carnage ? Ne pouvait-il donc rien faire comme il faut ?

A nos côtés, les courageux apprentis qui avaient fait le choix de nous suivre semblaient encore perdus, leurs souvenirs devaient être flous à l'heure actuelle... On ne joue pas impunément avec le temps après tout...

L'air grave, je les dévisageais à nouveau l'un après l'autre. Etaient-ils tous aptes à se battre ? Ils semblaient de tous âges, d'époques différentes aussi, hommes comme femmes s'étant joints à nous. Serions-nous assez nombreux et assez forts pour éviter le pire ? Il le fallait. Nous n'avions pas le choix.

Ainsi en était-il de notre rôle dans ce monde. Nous devions protéger les humains et leur habitat et s'il fallait pour cela se battre contre nos semblables aveuglés par leur haîne et leur bêtise, alors soit, c'était un sacrifice que j'acceptais volontiers.

Après tout, j'étais un homme de guerre. Certes, c'était la première fois que j'arrivais sur un champ de bataille à dos de dragon, mais à nouvelles règles, nouvelles armes.

Au loin, on pouvait voir la créature invoquée par les renégats. Le combat promettait d'être difficile. Quel diable les avait donc piqué pour invoquer pareille monstruosité ?

Me raclant la gorge, je sautais à terre et me retournais vers les apprentis, posant sur eux un regard sombre.


« Les enfants, le seul moyen de réussir cette mission, c'est le travail d'équipe. Je compte sur vous pour vous assurer de la survie de monsieur Ferriel, à moins que vous ne souhaitiez rester enfermés dans le passé pour toujours... »


Mes lèvres restées closes durant ce petit discours, un petit sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je me détournais vers la ville, fier de moi. Pourquoi toutes ces cachotteries envers ce cher et naïf Lucian ? Parce que je ne tenais pas à l'avoir dans mes pattes. Et pourquoi charger les apprentis de s'occuper de lui ? Parce que j'avais moi même mieux à faire. Il existait en ces lieux quelque chose que je désirais ardemment, quelque chose que je devais faire coûte que coûte...



Quelques heures auparavant...
Voilà. Enfin. La cérémonie commençait. Droit comme un i et silencieux comme une tombe, je demeurais toujours aux côtés de mon collègue.

La mariée étant déesse des animaux, ils avaient tout naturellement été mis à contribution pour rendre ce jour plus inoubliable encore pour la jeune femme, son compagnon et leurs invités. Et je suis forcé d'admettre que le résultat était assez spectaculaire. Largement trop exagéré à mes yeux qui préféraient de loin la sobriété des mariages japonais de mon époque, mais probablement très au goût de l'exubérance de l'époque actuelle.

Lorsque vint le moment, je suivis machinalement la chevelure flamboyante de Lucian et on se présenta devant la foule des élèves. Naturellement, je me postais en retrait et contemplais nos protégés. Ils étaient nombreux, pour la plupart disciplinés. Je me sentais à la fois fier et inquiet.

Le discours fut assez court, mais il me sembla durer une éternité. Cet homme ne savait décidément pas être professionnel, toujours à faire des blagues, toujours à rajouter son petit commentaire. Exaspéré, je le rappelais à l'ordre d'un regard. En vain.
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Dim 3 Aoû 2014 - 6:24
Cohue. Premier mot qui lui vint en tête. Ca et vengeance. Il fixait l’homme à sa droite, du coin de l’œil. Un homme de son passé. Un homme… Qu’il connaissait que trop bien, pour avoir, plus d’une fois, eu une mission contre lui. Akarui Shindô. Mais… Pire encore qu’un simple ennemi, il se trouvait à la gauche de son meurtrier. Mais ce qui l’enrageait le plus, c’était l’absence d’un regard que lui avait apporté Shindô. Soit, il ne connaissait pas son nom… Mais il n’en restait pas moins un adversaire qu’il avait combattu. Il aurait pu avoir la décence de lui porter un minimum d’attention… Ou était ce code des samurais? Le respect de son adversaire? Disparu pour celui-ci semble-t-il.
 
Puis colère fut le mot qui entra dans son esprit. Pourquoi était-elle là? Pourquoi avait-elle voulu les suivre? Ce n’était pas sa place. Elle aurait mieux fait de rester au mariage, ou mieux, de retourner à l’académie. Mais non, elle était là. Pourquoi? Pour le protéger. Alors que c’est elle qui avait besoin d’être protégée. C’est sur elle qu’il fallait garder un œil, pas sur lui. Il lui jeta un regard noir, en serrant les poings, essayant de se souvenir qu’est ce qui s’était passé pour qu’elle soit avec eux. Chose certaine, il lui avait dit non, il avait refusé qu’elle vienne avec eux. Puis, la personne à sa gauche lui donna un coup d’épaule, alors que le dragon entamait sa descente.
 
Ile le fixa ensuite. Tiens, c’est cet hurluberlu avec une armure, celui qui avait menacé une voiture avec une arme et qui avait failli la poursuivre… Il avait été contraint de tirer sur son armure, avant qu’il ne s’éloigne trop de la troupe et surtout, qu’il ne fasse des dommages inutiles. Comment se nommait-il déjà?

Ah oui, Didrik Karlson. Professeur de psychologie militaire. Un peu excentrique sur les bords, mais un brave homme malgré tout. Il l’avait déjà vu quelques fois dans la salle des profs ou en sortant de sa chambre, voire en le croisant simplement à l’académie. Il était toujours, ou presque, en armure, chose qui paraissait un peu folle pour le ninja. Une armure, c’est lourd, ça ralentit et surtout, c’est bruyant. Mais, d’un autre point de vue, toujours l’avoir sur soi permet de s’habituer à sa présence et donc, de combattre ainsi.
 
Ils arrivèrent. Ils se posèrent au sol et rapidement tout le monde descendit. Ou étaient-ils? Il entendit des gens autour de lui. New York… Aucune idée du lieu. Il savait seulement qu’ils étaient toujours en Amérique. Puis, dans sa tête, résonna une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Celle de son meurtrier.
 
Protéger Lucian? Être coincé dans le passé? Génial… Et que ferait ce samurai pendant ce temps? S’il leur disait ça, c’était surement parce qu’il ne serait pas là pour les épauler. N’aurait-il pas été judicieux qu’il les aide? Après tout, cet énorme monstre semblait plutôt coriace. Ils auraient besoin de l’aide de tout le monde.
 
Puis la mariée prit la parole. Tiens, elle était là elle… Donc Jace… Effectivement, à une faible distance de lui se trouvait Jace, qui observait la ville. Il devait la connaitre, il devait y être déjà allé, après tout… Il vient de cette époque et de cette région. DONC, comme je disais, la marié prit la parole et donna son plan d’attaque. C’est vrai qu’en tant que présidente du conseil des élèves, elle était un symbole d’autorité. Mais, à la guerre, les meilleurs pour diriger ne sont pas nécessairement ceux qui s’y connaissent. Ce sont ceux qui ont vécus les combats. Qui ont perdus des amis, des frères, des sœurs, des enfants et des parents, qui y ont perdu leur humanité.
 
Le voilà de retour dans son élément. Le champ de bataille. Combien de temps avait-il combattu? Longtemps. Trop longtemps à son gout. D’ailleurs, Didrik prit la parole à son tour. Cette fois, c’était un vrai plan, avec des tactiques. Enfin un pro. Le ninja sourit. Ça allait être beau. Une débutante dans le domaine, avec autorité sur les autres, versus un vieux de la vieille, qui a vécu de nombreuses batailles, mais sans autorité. Mais il ne pouvait laisser ca ainsi. Il se racla la gorge et il fit un pas vers l’avant, se mettant au niveau de Didrik, le contraste des deux vêtements faisant éclat, le chevalier en armure blanche, versus le ninja, en tenue de combat noire.
 
Nous n’avons pas le temps de commencer un débat. Je ne suis pas une personne importante à l’académie, mais il faut que vous sachiez ceci. Pour chaque seconde que nous perdons ainsi, des innocents meurent. Voilà ce que je propose. Et par proposer, j’entends bien que je recommande grandement. Nous devons nous séparer. Mais pour mieux frapper. Un groupe devra occuper le golem, un autre devra évacuer les civils de la zone et finalement, un dernier devra débusquer les renégats, qui doivent être près du golem. Lorsque les tâches des deux derniers groupes seront effectuées, ils auront un nouvel objectif, rejoindre le groupe d’attaque sur le golem, pour le détruire.
 
Le ninja observa autour de lui, le visage des académiciens présents. Certains devaient être à leurs début, d’autre devait être habitués, mais tous étaient déterminés, ce qui le fit sourire sous son masque. Il monta sur le dragon et il fit face aux apprentis, frissonnant en se remémorant la dernière fois où il avait fait un discours… Il y avait laissé de nombreux amis, mais aussi, sa vie.
 
Nous allons devoir combattre jusqu’à la mort. Seigneur Shindô sera de mon point de vue, le plus grand honneur pour un combattant est de mourir au combat, l’arme à la main. Maintenant, n’oubliez pas ceci. Même si vous mourrez, nous pourrons toujours vous ramener à la vie à l’académie lorsque tout sera fini.


Et lorsque vous douterez, pensez à tous ceux qui perdront la vie. Dites-vous qu’il s’agit de vos frères, de vos sœurs, de vos parents, de vos enfants ou de vos amis, qui que ce soit qui vous est cher. Nous avons tous une raison de combattre, de vivre. Alors battez-vous pour celle-ci et, lorsque vous croirez que tout sera perdu, pensez à ce qui vous pousse à aller de l’avant. Ne l’oubliez jamais.


Maintenant, venez. Tous autant que vous êtes. Nous n’avons pas de temps à perdre. Je croies que ceux qui ont proposés des plans se doivent d'être chefs d’escouades. Ainsi donc, Mademoiselle Lullaby, Monsieur Karlson et moi-même.


Répartissez-vous les rôles comme vous voulez, nommez de nouveaux chefs d’escouade ou peu importe, pour ma part je m’occuperai de débusquer les renégats, avec ceux qui le veulent. J’aurai besoin de guerriers et de combattants talentueux, ce ne sera pas facile. Ils sont nombreux et puissants. C’est très certainement une mission suicide, mais qu’importe. Cela permettra aux autres d’avoir la paix et de bien accomplir leurs affectations.
 
Il fit apparaître son sabre, un katana avec un fourreau rouge et or, ainsi qu’une poignée noire et blanche et une garde de couleur dorée, la lame entièrement noire, rangée dans son fourreau. Une fois hors du coffre dimensionnel, il l’agrippa, par le fourreau, avec sa main gauche et il sauta du dragon, commençant à s’éloigner du groupe, avant de tendre son bras droit. Raikou vint s’y poser fièrement et il observa son maître, avant d’observer la foule. Puis il s’envola et vint se poser sur la tête de Topaze. Le ninja resta impassible et il continua d’avancer, le doré de la garde et du fourreau de son katana brillant au soleil.
 
Si tu te mets en tête de me suivre, sache que je t’assommerai et que je mettrai ton corps inerte dans mon coffre dimensionnel, jusqu’à la fin des hostilités. Me suis-je bien fait comprendre?
 
Cela fait, le faucon s’envola de nouveau et il resta au-dessus du ninja, qui continua sa marche en direction du golem. Si les renégats avaient bel et bien invoqués ce monstre, ils devaient être proches de celui-ci. Il devait donc commencer par ça. Et il comptait bien profiter du pouvoir de Raikou, pour observer toute cette zone, vue du ciel.
 
 Quelques heures plus tot. Ou plus tard... Ou je sais plus trop en fait...
 
 
Tout à coup, la musique commença à jouer. Tout d’abord, quelques notes, puis une mélodie complète. Rapidement, tout le monde regagna sa place et le ninja dut presque courir pour regagner son poste, près du marié, près de Jace. Il sourit en l’observant trembler, suant a grandes gouttes. Il posa une main sur l’épaule de son ami, qui tourna la tête vers lui. Ils échangèrent un sourire et Vinpap tapota l’épaule doucement.
 
Puis… Des animaux firent leurs entré, ce qui étonna grandement le ninja, ne connaissant pas le pouvoir de la mariée. Pourtant, il garda son regard limite froid, un sourire poli aux lèvres. Il était heureux pour Jace, mais il était mal à l’aise, devant autant de gens. Combien étaient-ils d’ailleurs? Beaucoup trop.
 
Lorsqu’enfin la mariée arriva au niveau de l’autel, Vinpap recula légèrement et il sourit, cette fois ci franchement. Puis, Lucian prit la parole… Et… Ce fut long. Ce fut… Étrange… Ce ne fut pas comme il avait l’habitude. Ce fut étrange même, pour un homme habitué aux mariages au Japon, beaucoup moins cérémonieux, avec beaucoup moins de discours et surtout, beaucoup plus de sérieux.
 
Enfin, il finit, sous le regard courroucé de l’autre directeur, qui lui était familier. Il était sûr et certain de l’avoir déjà rencontré. Or, il n’avait rencontré qu’Isanagi comme directeur et cela datait de son arrivé en ces lieux. M’enfin, là n’est pas le plus important. Lentement, deux visages s’approchèrent l’un de l’autre et, doucement, quatre lèvres se touchèrent. Et voilà. Le premier baiser. Ce fut toute l’assemblée qui s’exclama d’un coup, lorsqu’enfin, ils s’embrassèrent, un premier baiser de mariés, le premier couple marié de l’académie et certainement le premier de plusieurs. Ils étaient les premiers, mais pas les derniers. Ils avaient été les premiers aussi, à montrer à tous qu’un couple professeur-élève était chose acceptable. Ce qui fit énormément plaisir au ninja. Peut-être pourrait-il enfin démontrer son amour pour Topaze, sans gêne, à tous ceux et celles auprès de lui. Il sourit franchement et il se mit à applaudir en riant, devant la gêne des mariés et de la réaction de la foule. Comment ne pas être heureux, en voyant une telle scène?
 
Lorsqu’enfin tout fut calmé, il observa autour de lui et il prit le premier bouquet qu’il trouva et le fit disparaitre dans son coffre dimensionnel. Une tradition de mariages se devait d’être respectée. Le marié ne devait-elle pas lancer un bouquet dans une foule de jeunes femmes? Il laissa un moment aux mariés pour être ensemble, suite à quoi il s’approcha du couple, avant de poser une main sur l’épaule de Jace.
 
Félicitation. A tous les deux. Je suis très heureux pour vous. Mademoiselle Lullaby, vous avez fait un excellent choix. Il m’a sauvé la vie en mission alors que nous nous connaissions à peine, et pour ça je lui suis redevable, alors je ne peux qu’imaginer tout ce qu’il fera pour vous. Je vous souhaite, à tous les deux, une éternité de bonheur, l’un dans les bras de l’autre.
 
Lorsque ce fut fait, il sourit et, lentement, il retourna à sa place, glissant ses mains dans son dos et les joignant ensemble, sa main droite tenant son poignet gauche, droit comme un i, tel un garde de ce nouveau couple, qui ne souhaitait surement qu’une chose… Être enfin ensemble, seuls, pour passer un vrai moment entre mari et femme.


Fais gaffe Invité, tu es la prochaine personne sur ma liste...
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Sam 9 Aoû 2014 - 14:58

- Event Principal N°3 -
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La peur... Ce sentiment envahissant dévorait chaque parcelle de son être... Sous ses yeux, la ville de New York était en train de tomber en ruines. A ses oreilles, des hurlements et des pleurs retentissaient. Partout ce n'était que chaos et désolation. L'odeur de poudre, de fumée, de poussière... Ce décor apocalyptique... Quelqu'un d'autre qu'elle n'aurait certainement pas eu le courage, ou la folie, de venir affronter tout ça. Mais elle, elle estimait que c'était son devoir.

Essayant de réprimer les frissons de sueur froide qui la faisaient trembler malgré elle, elle inspira un grand coup puis soupira en frottant vigoureusement ses deux bras croisés. Dans un instant, le dragon allait se poser et aucun souvenir ne daignait encore refaire surface.

Pourtant, il y avait deux-trois choses qu'elle avait eu le loisir de deviner par elle même, par simple déduction. A en juger par le regard qui pesait sur elle, Vinpap était là et quelque chose lui disait qu'il n'était guère content. D'ailleurs, c'était confirmé par le fait que bien qu'il soit là, il n'était pas près d'elle. Ils avaient dû se quereller. Il fallait s'y attendre... Certainement qu'il n'avait pas voulu qu'elle risque ainsi sa vie. Sans doute qu'elle lui avait tenu tête avec véhémence. De ce fait, elle ne pouvait s'empêcher d'être en colère. Ses souvenirs avaient certes disparus, elle ne se rappelait guère de ce qu'ils s'étaient dit, mais elle en devinait la teneur et les propos dans leur globalité. Il avait dû la dénigrer, il paraissait évident qu'il ne la pensait pas capable de quoi que ce soit, qu'il ne comprenait pas son dévouement. Bien évidemment, elle se doutait qu'il avait peur, mais ce n'était pas une raison. Elle aussi avait peur pour lui et pourtant, elle acceptait, c'est bien qu'il y avait une histoire de confiance, non ?

Ainsi, au lieu d'être aux côtés de son chéri, elle se tenait auprès de Kael Mc Cray, le garçon qu'elle avait accueilli au temple en début d'année et rencontré au mariage quelques heures plus tôt....ou plus tard... ça dépendait du point de vue. Ils n'avaient pas échangé un mot, il faut dire aussi que la situation ne s'y prêtait pas. Etait-ce d'un commun accord qu'ils s'étaient placés côte à côte ? Etait-ce une coïncidence ? Difficile à dire. En tout cas, même si elle avait les nerfs à fleur de peau, sa présence était plutôt rassurante... ça faisait au moins une chose à laquelle elle pouvait se raccrocher, une lueur dans l'obscurité.

Mais il fallait à présent descendre de cette créature immense convoquée par leur directeur Ferriel, il fallait mettre pied à terre. Lorsque ce fut son tour, la blondinette sauta du dragon avec grâce, déploya ses grandes ailes blanches et vint poser pied à terre en douceur, esquissant un faible sourire. Cette part angélique d'elle même l'apaisait. Chaque fois, la voix de sa mère résonnait dans son esprit, douce et chaleureuse, l'appelant “mon petit ange”.

Pourtant, l'heure n'était pas au sentimentalisme et, déjà, le directeur Akarui leur donnait quelques brèves directives. Le regard de la blonde accrocha le visage de l'homme et elle s'avisa que ses lèvres ne bougeaient pas. Intriguée, elle le fixa un instant, jusqu'à ce que d'autres prennent la parole.

Et là les discours s'enchainèrent... Visiblement ça n'était pas au gout de tout le monde, mais Topaze accorda à chacun toute son attention. L'esprit en ebullition, elle réfléchit à chaque élément apporté par ceux qui semblaient s'y connaître et retint précieusement chaque information dans les limbes de sa mémoire transformée en gruyère par le voyage temporel. Il fallait se diviser. L'une parlait de deux groupes, l'autre prenait en compte les différents corps d'une armée digne de ce nom et enfin Vinpap parlait de trois groupes, ajoutant aux précédents un troisième destiné à l'arrestation des renégats. Fascinée par leur facilité à s'exprimer, elle demeura silencieuse et jeta un regard réprobatteur à Rain Sinclaire lorsqu'elle interrompit son bien aimé avec ironie. Il fallait bien s'organiser non ? Vinpap savait de quoi il parlait et aux oreilles de Topaze son discours sonnait comme celui d'un roi qui donnerait courage à ses troupes. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Sourire qui s'évanouit bien vite tandis que Vinpap annonçait qu'il partait à la recherche des renégats, concluant son discours en parlant de mission suicide. Le coeur de la blonde se serra, se déchira. Leur devoir ? Leur amour ? Pourquoi fallait-il que le premier prenne le pas sur le second ? L'amour n'était-ce pas le plus important ? Un sanglot lui noua la gorge malgré elle, mais elle s'efforça de le chasser. Intimidé, Sweet sentait son mal mais n'osait pas chanter pour l'apaiser. Tout ce monde, tout ce bruit, ça ne l'encourageait guère à être guilleret, réfugié dans la petite sacoche en bandoulière de sa compagne.

A la tristesse, c'est la colère qui succéda brièvement. Hautain, Vinpap la menaça, sans même lui accorder un regard. Les poings de la jeune femme se serrèrent tandis qu'elle le regardait partir. Il y eut du mouvement, d'autres personnes prirent la parole, mais il lui semblait à elle que le temps s'était arrêté tandis qu'elle fixait ce dos aux muscles saillants moulés par la combinaison du shinobi. Les sentiments de colère et de désespoir s'entrechoquaient en son coeur tandis qu'elle restait immobile. Puis, finalement, sans réfléchir, elle s'élança vers l'homme. Il était hors de question qu'elle le laisse partir ainsi, hors de question qu'ils se quittent fâchés, sans un regard l'un pour l'autre. Ses pas la menèrent bien vite vers l'homme, aidée par ses ailes, elle passa à côté de ceux qui suivaient la même direction du Shinobi et soudain fut arrêtée dans sa course sans n'avoir rien vu venir, alors que ses doigts allaient se refermer sur les lanières de la combinaison de son bien aimé. En effet, étonnamment rapide pour un monstre aussi lourd, le golem leur avait foncé dessus, s'il ne l'avait qu'à peine effleurée, le déplacement d'air ne manqua pas de l'atteindre, ça et les débris bien évidemment.

Atterrissant lourdement un peu plus loin, elle roula sur elle même, refermant ses ailes autour d'elle comme un cocon pour limiter la casse. Quand elle stoppa enfin sa course contre un pan de mur encore debout parmi les débris d'un bâtiment délabré, Vinpap se trouvait non loin d'elle, tout comme ceux qui s'apprêtaient à partir chercher les renégats quelques secondes plus tôt. Se redressant lentement, elle stoppa le processus de guérison qui s'était naturellement mis en marche pour soigner toutes ses égratignures. Inutile de gaspiller son domaine divin pour des écorchures. Vue l'envergure du golem qui les surplombait de toute sa hauteur, ils risquaient certainement des blessures bien plus graves.

D'ailleurs, les autres avaient-ils besoin de soins ? Ils venaient tout juste d'arriver et ils étaient déjà en fâcheuse posture... Soupirant, la jeune femme rabattit ses ailes sur son corps pour se protéger d'une éventuelle attaque et entreprit de déchirer sa robe en grognant. Ainsi, la robe longue et évasée se transforma bien vite en robe courte s'arrêtant juste au dessus des genoux et elle noua toutes les bandes de tissu bleu à la bandoulière de sa sacoche. Finalement, minutieusement, elle retira les morceaux de verre qui avaient eu le temps de se nicher dans sa peau, compressa les plaies pour en arrêter l'hémorragie et eut un rire jaune, tandis qu'elle sortait de son cocon pour reposer son regard sur l'immeuble délabré et l'immense golem. Elle ne s'expliquait pas la rapidité de ce monstre, pas plus que le fait qu'il les ait repérés aussi rapidement. Avait-il une ouïe extrêmement sensible ? Ou son odorat ? Etait-il seulement organique ? S'il ne l'était pas, autant dire que son domaine divin était considérablement limité...

Son regard doré glissa sur Vinpap et elle fit quelques pas vers lui. Pourvu qu'il ne se méprenne pas sur la raison pour laquelle elle était allée vers lui malgré son avertissement. Ses poings se fermèrent tandis qu'elle resongeait à sa menace. Il ne manquait décidément pas d'air, s'il tentait de la mettre en application, elle ne se laisserait pas faire, elle se débattrait et, s'il le fallait, elle le blesserait.


- Mariage Divin -
Topaze était aux anges, elle se sentait belle, elle se sentait femme. Malheureusement, les circonstances avaient voulu que son bien aimé soit témoin du mariage, si bien qu'au lieu de s'extasier en caressant tendrement la main de son chéri, elle allait devoir rester seule... Elle le savait avant de venir, elle avait été prévenue, mais ça ne l'empêcha pas d'avoir un pincement au coeur quand Vinpap lâcha subitement sa main, dès les premières notes qui annonçaient le début des réjouissances. Déjà, la foule s'amassait pour s'installer et il s'éloigna sans un mot, sans un regard. Les lèvres pincées, la gorge nouée, elle le regarda s'éloigner et se sentit subitement terriblement vide. C'était fou d'être aussi dépendante de lui, mais elle n'y pouvait rien. Lutter contre ça était vain, elle l'aimait éperdumment, à s'en damner, à s'oublier. Une main sur son épaule la tira de ses pensées, sursautant légèrement, elle tourna son regard vers le coupable et eut un léger sourire en découvrant Kael Mc Cray. Oui, il fallait qu'elle se reprenne, il fallait qu'ils se joignent aux autres.

Pleine d'appréhension malgré elle, la blonde saisit naturellement la main du garçon et se mit donc en route. La majorité des invités étaient déjà installés, elle se fraya un chemin jusqu'aux premiers rangs, remontant l'allée avec Kael. Ce n'est qu'arrivée à deux chaises libres qu'elle s'avisa de son geste et lâcha la main du garçon en rougissant, baffouillant quelques excuses maladroites avant de s'asseoir promptement, fixant l'autel.

Elle lui avait tenu la main comme elle l'aurait fait avec Miyako ou une des filles du club, pas comme elle l'aurait fait avecVinpap, mais ça restait tout de même gênant... Pourtant, ce simple contact, cette simple présence à laquelle se raccrocher l'avait rassurée, l'espace d'un instant.

Finalement, la cérémonie commença. Sweet revint se poser sur son épaule après s'être joint avec joie au chant des oiseaux et du mouvement à ses pieds attira son regard sur un petit écureuil curieux, lui arrachant un petit rire amusé.

La mariée fit son entrée dans une robe somptueuse et le coeur de Topaze se serra. Sans pouvoir le réprimer, honteuse de ressentir pareil sentiment, elle se retrouva envahie par un mélange d'admiration et de jalousie. Son regard glissa sur Vinpap, il observait la mariée en souriant. Elle aurait voulue être à sa place, épouser Vinpap... Finalement... Peut-être ne pourrait-elle pas le supporter s'ils ne se mariaient jamais... Du moins, pas si les autres le faisaient.

Le discours fut bref mais ponctué d'un humour appréciable. Bon public, Topaze souriait en détaillant leur nouveau directeur avec curiosité. Il était bel homme, il avait l'air d'être un sacré bout-en-train, ce qui ne semblait guère plaire à son collègue à ses côtés. Quand il eut terminé, vint le fameux baiser. La blondinette se leva spontanément et applaudit à tout rompre. Sweet voleta au dessus d'elle, joyeusement, poussant des petits piaillements vigoureux. Dans son dos, bien plus loin, des bouchons de champagne avaient été sabrés sans attendre et un rire qu'elle connaissait bien retentit, lui arrachant un frisson tandis qu'elle cherchait Vinpap du regard.

Il était là, près des mariés. Il était si beau. Elle s'apaisa instantanément. Comme souvent lorsqu'elle le regardait, elle eut l'impression que le temps s'arrêtait, autour d'elle les invités recommençaient à s'agiter, mais elle ne les voyait pas, pas plus qu'elle ne les écoutait. Il était resplendissant dans sa tenue de cérémonie japonaise, toujours sérieux, soucieux de bien remplir son rôle, peut-être même un peu perdu bien qu'il ne le démontrât pas. Un sourire tendre se dessina sur les lèvres rosées de la blondinette. Il n'avait guère le temps de se soucier d'elle. Même si c'était difficile pour elle, il fallait qu'elle se rende à l'évidence et profite de cette belle journée ensoleillée de son côté. Un soupir lui échappa et elle reporta son attention vers Kael, esquissant un faible sourire à son intention, sans savoir quoi lui dire pour autant.
Code par Topaze Aryia ©



Ma Fiche - Ma Présentation - Mon Journal
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mer 27 Aoû 2014 - 18:55
____Châtiment Céleste____

"Je veux descendre." Telles étaient les pensées de l'illustre professeur Franz Breitner tandis qu'il prenait connaissance de sa nouvelle position dans l'espace: très élevée et à haute vélocité, en direction de New York.
Il y a à peine quelques instants, il était encore à un mariage, en train de profiter du service à volonté, une main sur Nasline et l'autre broyée par un espèce de bûcheron. Ou quelque chose du genre. Dans tous les cas, il était certain que son environnement n'incluait ni dragons, ni bande de gens armés jusqu'aux dents ni histoires de schmili-bili spatio-temporel tout droit sorti de Doctor Who. Et cette évolution soudaine de son quotidien lui déplaisait fortement, principalement parce qu'il était clair qu'elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin.
Tout ce qu'il y avait entre avant et maintenant était…un trou. Un gros trou bien noir qui semblait avoir oblitéré toute trace de souvenir et de réalité. Comment est-ce qu'il était arrivé ici ?...On l'y avait forcé, c'était obligé. Jamais il n'aurait accepté de lui-même de monter sur le dos d'une telle bestiole, et surtout pas pour...pourquoi faire d'ailleurs ?...

Oh.

Subitement, le visage du professeur vira au blanc. Pas un « blanc pâlot » comme un goth allergique au soleil, non non. Un véritable blanc immaculé, comme si Monsieur Propre lui-même était venu astiquer son faciès à l'eau de javel. D'une main tremblante, il porta une cigarette à sa bouche et tira dessus pendant une dizaine de secondes avant de se rendre compte qu'il avait oublié de l'allumer.

« Qu'est-ce que... »

Un golem et une ville directement tirée du final d'un film de Godzilla. Des flammes, de la fumée, des immeubles en ruines, des sirènes, des cris...A travers New York, c'était le monde entier qui hurlait d'horreur face à la révélation qui venait de lui être faite. Une symphonie cacophonique à la gloire d'une nouvelle ère, dans laquelle logique et science n'avaient plus de raison d'être. Quelque part, entre deux neurones frissonnant de terreur, une pensée s'éleva dans l'esprit de Franz Breitner. Il assistait en direct à l'un des plus grands changements de l'histoire de l'humanité.
Et, pour être parfaitement franc, il n'en avait strictement rien à foutre. La seule chose qui lui importait, la maintenant, c'était de descendre de ce fichu lézard et de mettre autant de distance que possible entre lui et ce putain de golem. Qu'est-ce qu'ils comptaient faire ? Le chatouiller à coup d'épée ? Non, non et re-non. Il n'avait pas signé pour ça. Passer l'éternité à corriger des copies et à boire du café mal préparé ? Passe encore. Mais ça ? Ça ? C'était trop. Il avait vu suffisamment de kaiju pour savoir comment cela allait se terminer pour lui. Pas le physique de protagoniste. Mais parfaitement adapté dans le rôle de « mec pragmatique qui crève en premier. » Pas bon. Pas bon du tout...

Le temps que le dragon ne se pose, la cigarette se Franz s'était transformée en une sorte de boule de tabac à chiquer, mâchouillée nerveusement par son propriétaire.
Cinglés. Ils étaient tous...cinglés. Qu'est-ce qu'ils comptaient faire contre une montagne animée ? Lui cracher leurs mièvreries au visage en espérant qu'elle ne décide d'aller rincer son cerveau à coup de vodka plutôt que de continuer à écouter ? Et pourquoi aucune personne parmi cette petite armée ne semblait avoir été équipée de l'option instinct de conservation ? Pour être déjà morts au moins une fois, ils devraient savoir mieux que quiconque que c'était tout sauf une partie de plaisir. Foutus masochistes, tarés d'altruistes et inconscients de tout poil ! Tous les même ! Et pourquoi est-ce qu'il était parmi eux ?!

Alors qu'il s'apprêtait à s'arracher les cheveux par poignées, une voix retentit près de lui. Pas une de ces grosses voix viriles bourrées de testostérones et décidées à le beugler à la face du monde, non. Une voix féminine, quelque part entre le sulfureux et le moqueur, avec une petite pointe de douceur cachée sous les épices.

Lentement, Franz se tourna vers la source de la voix, guidé par le léger coup qu'il venait de recevoir au niveau du bras.

Elle.

C'était sa faute. Il s'en souvenait. Tout était sa faute. C'était elle qui l'avait traîné ici. Cela ne faisait aucun doute. Ça ne pouvait pas être autrement ! La sale petite garce ! Mais pourquoi ? Pour s'amuser ? C'était tout sauf un jeu, même pour elle. Par loyauté ? Risible. Par sadisme ?...il y avait d'autres moyens, autrement plus pratiques, que de risquer à la fois sa peau et celle de son jouet. Non, il devait y avoir une autre raison, qu'il n'avait pas encore trouv...Eh ?

La voilà. La voilà la raison pour laquelle elle l'avait traîné ici !

Le golem venait se commencer à charger, droit sur eux. Instinctivement, Franz avait tenté de fuir, le plus vite possible. Excepté que son seul mouvement avait été dans le sens contraire de celui qu'il visait, comme tiré par quelque chose.
Ou plutôt...quelqu'un.

« Non...»

Et la, tout changea. Son monde, son environnement, son rapport à l'espace, et surtout, sa topographie corporelle.
Plus aucun contrôle. Plus aucune issue. La seule chose à faire, c'était attendre. Attendre que tout cela se termine, sans même avoir l'occasion d'espérer que cela soit en bien.
Quelque chose, le golem ou un débris, peu importe, les avait percuté et envoyé voltiger quelque part. Quelque part qui aurait, si la réalité n'était pas aussi pourrie, été préalablement recouvert de moquette ou de coussins. Mais non, tout ce à quoi il avait droit, c'était des cailloux, des bouts de béton et visiblement un grand morceau de verre qui avait bien failli se loger directement dans son cou. Peut-être que cela n'aurait pas été si mal, finalement. Il n'aurait rien compris, et probablement pas senti grand chose. Une immense bouffée d'angoisse, un état de choc, et plus plus rien. Toute cette histoire se serait terminée sans lui.

Mais non. Il était encore en vie. Et son corps entier semblait lui hurler que cela n'était pas si bien que cela. Au moins, les morts n'ont pas mal.

Étalé au sol, couvert d'écorchures et de contusions, Franz était en état de choc. Sans s'en rendre compte, il saisit la main de Nasline et se releva, comme guidé par un pilote automatique. Plus vraiment de pensée, plus vraiment de ressenti, mis à part « Foutre le camp d'ici ». Ouais, c'était bien la seule chose qui, à cet instant, lui importait. Qu'elle aille au diable avec ses sarcasmes. Qu'ils aillent tous au diable. Il n'avait rien demandé de tout cela. Rien. Si cela ne tenait qu'à lui, il serait resté dans sa baraque au fond des bois, coincé dans une limbe quelconque, plutôt que de se retrouver en pleine guerre mondiale.

Stop. C'était inutile. Il fallait se rendre à l'évidence. Il était bloqué ici, les yeux écarquillés et vides, un goût de tabac âcre dans la bouche et une cigarette dans le ventre. Rêver d'hypothèses, c'était le meilleur moyen de ne plus jamais pouvoir rêver du tout.
Du calme. Du calme.
Retrouver ses moyens, retrouver sa pensée, sa raison. Retrouver quelque chose...et s'y accrocher. Nasline ?...Seulement si elle décidait de ne pas se suicider. Elle devait avoir une raison...une raison plus complexe que « je veux des boucliers humains », sans quoi, elle ne serait tout simplement pas venue.

Restait à espérer que cela en soit une bonne, et qu'elle incluait leur survie à tous, parce que lui, à cet instant, n'était pas capable de théoriser la dessus.


____Mariage Divin____

Voilà qui était fort intéressant. L'arrivée du rival jaloux, se méprenant totalement au sujet de la situation actuelle et se voyant déjà remplacé dans le cœur de sa bien-aimée par un parfait inconnu. Encore un truc qui allait lui retomber dessus ça. D'autant plus que l'animal était costaud. Une sorte de bûcheron croisé avec un ours, ou quelque chose du genre. Assez amusant à voir aux côtés de la frêle Nasline. Ceci dit...il était à peu près certain qu'au final, les rôles étaient inversés, et que c'était elle, la petite chose, qui dirigeait le grizzli.

Grizzli qui venait de porter son attention sur lui. Cela devait arriver, bien sûr, mais pour une fois, il aurait aimé que cela ne soit pas le cas, qu'on l'oublie, le confonde avec un serveur, ou peu importe. Parce que pour une fois, il aurait apprécié s'en tirer avec sa main droite intacte. A chaque fois, c'était la même rengaine: « je te serre bien fort pour te montrer qui est le patron ici. ». Foutue testostérone et foutus mâles. Être un homme n'était-il donc pas suffisant ?...Apparemment non.

« Franz Breitner. »

Aucune chaleur dans le ton ni dans la poignée de main. Il n'avait pas particulièrement envie de le connaître, et il n'avait pas non plus particulièrement envie de le lui faire croire. Cela n'aurait rien changé, de toute façon. Pour lui, il était déjà fiché en tant que rival amoureux, et ce n'était pas un sourire Colgate qui allait y faire quoi que ce soit.

Nasline s'était écartée de lui. Assez prévisible, même de sa part. Adorable. Si l'autre n'avait pas été la, il aurait pu s'en donner à cœur joie et la taquiner jusqu'à ce qu'elle ne se décide soit à s'enterrer soit à l'enterrer lui. Probablement la seconde option, d'après ce qu'il avait pu voir de la jeune fille jusqu'ici. Peu importe, le jeu en aurait valu la chandelle. Et se serait peut-être terminé avec un dîner, qui sait.
Mais non, il avait fallu que le grizzli ne s'incruste et ne ruine leur petit duo tragicomique par sa totale incompréhension des règles. Trop d'implication de sa part...et peut-être même de la part de Nasline, à en juger par sa réaction.

Soupir mental. Et physique, tant qu'à faire. Pourquoi ? Pourquoi les gens ne savaient-il pas garder la distance correcte ? Pourquoi tout devait ainsi se terminer, avec des rapprochements insensés et un enchevêtrement de rapports de force ?...Peuh. Entre ça et la cérémonie...heureusement qu'il lui restait de quoi fumer.

Tandis que Lucian se lançait dans une parodie de discours, assez amusante soi-dit en passant, Franz s'allumait une cigarette, une bouteille de champagne sur les genoux. Au moins, elle n'avait pas totalement perdu le sens des priorités, c'était déjà ça.
Abygaïl et Jace hein ?...ils devaient se sentir heureux, à cet instant. Heureux. C'était l'idée la plus précise qu'il avait pu se faire à propos de leur ressenti actuel. Concrètement, qu'est-ce qu'on pouvait attacher à ce mot ?...Qu'est-ce qu'ils, à cet instant, pensaient exactement ? A leur futur ? A leur passé ? Au présent ? L'un à l'autre ? A eux-même ?...C'était idiot. Ils ne devaient pas penser du tout. Ils devaient...juste être en train de vivre. Mais quel intérêt ?...Quel intérêt pouvait-il y avoir à vivre sans penser ?

De la cendre tomba sur ses genoux.

Ne plus penser hein ?...Ne plus vivre ?...Pourquoi s'entêtaient-ils à se lancer dans de tels projets ? Vivre ensemble, pour l'éternité, ou plus cyniquement jusqu'au divorce. Pondre des gosses, probablement. Les élever, probablement mal. Les regarder grandir et probablement ne pas réussir à s'envoler. S'engueuler, se rabibocher, se câliner, recommencer...Ça n'avait pas de sens. Déjà lorsqu'ils étaient tous en vie, cela n'en avait pas. Alors aujourd'hui ?...Quelle finalité à tout cela ? Quel but ? Quel intérêt ? Celui de se consumer sans s'ennuyer ?...

Peut-être. Peut-être que c'était ça, le vrai intérêt de la chose. Aussi, lorsque Nasline lui fit signe qu'il était temps d'ouvrir la bouteille, il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.
Se consumer sans s'ennuyer. Ou se biturer pour oublier que c'était le cas. Du pareil au même à vrai dire.
Mais à cet instant...avait-il encore vraiment soif ? Vraiment envie de boire ?...Pas vraiment. Que le bûcheron se rassure, il n'avait rien à craindre de sa part. Oh certes, elle était attirante, en train de siffler sa bouteille ainsi, dans cette petite robe savamment choisie. Mais il n'était pas intéressé. C'était d'ailleurs la sa malédiction, de ne pas être intéressé, et ce par quoi que ce soit.

Bah, ça allait lui passer. Il se connaissait. Et il n'allait pas pouvoir résister bien longtemps à la montagne de bibine gratuite qui s'offrait à lui.

Une fois sa cigarette consumée.
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Dim 31 Aoû 2014 - 16:38

Hein ? Woh ! Non ! Nonononononon. Ce n'est pas bon, ce n'était pas censé se passer comme çaaa ! ... Et son joli discours à lui alors ?! Hein ? Personne n'en a rien à foutre du discours trop classe qu'il aurait pu prononcer, cheveux au vent et regard profond scrutant l'horizon ?

La seule chose qui s'était passée comme il l'avait souhaité, c'était ses cheveux virevoltant dans les airs. Le seul souci ? Sa tête était en bas, ses quatre fers en l'air et son regard tout sauf profond. A la place d'un monologue digne d'un grand roi, c'était un long cri tonitruant qui s'échappait de sa bouche grande ouverte.

Oui, Lucian était en train de voler littéralement dans le décor. Ses yeux demeuraient fixés sur cette immense créature qui venait de foncer sur eux à la vitesse grand V. Par quel miracle ? Il était pourtant certain qu'elle ne les avait pas encore repérés il y avait quelques secondes !

Autour de lui tout semblait chuter au ralenti, corps, pierres, gouttes de sang… et lui qui ne possédait aucun pouvoir pour défier la pesanteur !

« Non… c'est pas vrai ! Je ne peux pas mourir… je suis trop beau pour ça ! »

Alors qu'il était occupé à faire des moulinets des bras et des jambes, il sentit quelque chose le happer par le col et l'instant d'après, un souffle brûlant dans la nuque. Brusquement, il regagnit de l'altitude et il put même voir celui qui l'avait sauvé : son dragon noir.

« Merlin ! »

Il paniquait tellement qu'il n'avait pas senti l'esprit de l'animal approcher ! Mais lui avait sûrement dû capter son appel mental. Hop ! Le voilà qui atterrissait sur l'échine de Merlin. Le pauvre avait été bousculé par le méchant golem… d'ailleurs cela ne l'avait pas laissé intact, il peinait à voler droit.

Au moment où le directeur se décida à se retourner pour voir quelle était la situation qu'ils venaient de laisser derrière eux, sa monture volante effectua un demi-tour si brusque qu'il faillit une nouvelle fois tomber de son dos.

— Wow doucement ! … mais qu'est-ce que tu fais ?

Hein ? Quoi ? Comment ça il fallait retourner là-bas ? Mais non ! Ils étaient bien à prendre la direction inverse ! Ils n'avaient pas une fille de choeur devant eux, même le dragon noir paraissait ridicule à côté… ils avaient affaire à un videur géant sous son plus mauvais jour ! D'ailleurs celui-ci s'était redressé, observant tranquillement ses proies et écrasant des poings ceux qui s'approchaient un peu trop près de lui. La température en son cœur de braise était d'ailleurs tellement élevée qu'elle produisait de la vapeur à cause de ses ailes constituées d'eau.


— Pour chercher du renfort, c'est dans l'autre…

Sans lui demander son avis, le dragon noir fonça en direction du lieu de l'impact, forçant Lucian à s'accrocher de toute ses forces.

— ... directioooooooooooooooon !

Néanmoins, ce ne fut pas pour lancer une contre-offensive que Merlin fonçait vers l'adversaire. Il passa tout près des apprentis-dieux qui étaient encore debout pour qu'ils puissent sauter sur son dos. Après tout, il était l'unique créature ailée du coin capable de porter autant de personnes à la fois, autant qu'il serve de navette… Toute aide était la bienvenue dans cette bataille qui semblait perdue d'avance, alors autant ne pas handicaper ceux qui ne possédaient pas de pouvoir de déplacement.

— Venez !

Au passage, Lucian ne prenait évidemment la peine que d'aider les jeunes demoiselles à monter. D'ailleurs, la première sur laquelle il tomba fut Topaze, qu'il aida à monter en arborant son plus beau sourire, qui disparut bien rapidement lorsqu'il la vit ensanglantée.

— Oh par Deus, vous êtes blessée, il faut soigner cela au plus vite !

Aussitôt dit, aussitôt fait, il la souleva dans ses bras façon princesse, le regard déterminé.

— Merlin, direction le port le plus proche ! Il nous faut regagner l'Académie !

En voilà une occasion en or pour filer.


Informations
Pour tous ceux qui possèderaient suffisamment d'xp pour passer au niveau 25, vous avez le droit de débloquer et d'utiliser durant cette bataille le dernier palier de votre domaine divin. Pensez à mettre en contexte cette augmentation brutale de puissance car votre personnage n'est bien entendu pas au courant. Bon jeu.

PS : Si je n'ai rien mis pour le côté mariage, c'est normal, étant donné que le rôle de Lucian est plus ou moins terminé… pour le moment.





─ Eh p'tit... tu as à boire ? ╬_╬
Depuis quand tu me stalkes d'abord ?
Y a que les fous pour jouer des fous...
─ Et tu mets mes paroles en #087ECC ou je t'en colle une !
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Ven 5 Sep 2014 - 14:07


EVENT PRINCIPAL 3
Mariage Divin



Ils s'organisaient. Les remarques fusaient, à droite, à gauche, les discours s’enchaînaient, tous s'agitaient et s'activaient. Soupirant, je croisais les bras et posais mon regard sur le Golem au loin. Cette équipe de bras cassés ne semblait pas décidé à entrer en action. Et pourtant je n'avais pas de temps à perdre. Il me fallait le trouver coûte que coûte. J'en avais assez d'attendre.

Éloignant momentanément mon esprit de ces lieux, je me concentrais sur l'immense créature. Je devais interférer avec ce cerveau primaire. Si les apprentis ne se hâtaient pas d'aller à lui, je le ferai venir à nous.

Et pour mon plus grand étonnement, ce fut facile. La bête darda sur nous son regard de feu, se prépara à l'assaut et se précipita sur nous. Ayant prévu le coup, je fermai les yeux et me changeai en lumière au dernier moment, ne laissant derrière moi que mon clone parfait.

Lorsque je reparus un peu plus loin, je ne pris pas le temps de jeter un regard en arrière. Mon clone s'était envolé avec les autres, je le sentais, je le savais, rares étaient ceux qui pouvaient échapper à mon radar. Sur la petite bande, ils devaient être trois, peut-être quatre... Dont Lucian bien évidemment. D'ailleurs c'était un détail qui m'avait longtemps agacé. J'étais dans l'impossibilité de trouver Isanagi. Mais je pouvais trouver ses acolytes et dans l'immédiat c'était tout ce qui m'importait. Si je trouvais les renégats, je le trouvais.

Dans mon esprit, les lieux étaient clairs, je connaissais chaque protubérance, chaque crevasse, chaque passage. De même, aucune âme qui vive ne pouvait passer inaperçu. Les humains étaient en train de mettre en place leurs défenses. Ils étaient admirables, peut-être fous cela dit, mais il en restait qui n'avaient pas abandonné. Je captais les pas pressés des fuyards sur le sol, je sentais la chaleur et les cœurs qui s'emballaient sous la poussée d'adrénaline. Dans la cohue générale et les cris, un ronronnement de moteur se faisait entendre, les pales des hélicoptères de l'armée brassaient l'air. Ils se rapprochaient.

Dans un instant, les humains allaient intervenir, leurs armes allaient tenter de venir à bout du monstre et les dieux ne seraient pas épargnés. Si le golem était un danger évident, le dragon n'en demeurait pas moins effrayant et ces gens qui semblaient le guider ne pouvaient pas être amicaux. Pouvait-on blâmer ces pauvres âmes ? Difficile à dire. Ils étaient ignorants, cette bataille était certes la leur mais en essayant de les préserver, on les avait maintenu dans cette ignorance, si bien qu'ils ne savaient pas discerner ennemis et amis. Il allait falloir le leur prouver, prouver que l'académie était de leur côté. Mais pour ça je faisais confiance en Lucian et en nos troupes. Il fallait préserver les humains, créer une alliance et mettre fin à ce cauchemar.

Pendant ce temps, j'irai droit au but, pénétrerai le siège de l'ONU, mettrai hors d'état de nuire ceux qui barreraient ma route et je le trouverai. Rien ni personne ne pourra m'en empêcher.

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Dim 14 Sep 2014 - 23:02
Pour qui se prenait-il? Gamin. À son âge, le ninja avait déjà tué plus de gens qu’il devait avoir tué pour sa part. Il avait vu plus de gens mourir que ce gamin devait en connaitre. Le ninja serra son sabre et continua son sur chemin, malgré les recommandations de ce garçon. Lev. Qu’importe qui il était, qu’importe son rang. Il ne connaissait rien à l’art de la guerre. À la traque et à la douce sensation de voir ses cibles mourir une par une, sous le coup des armes.

Le ninja continua donc lentement, avant de tourner la tête pour voir qui le suivait. Au même instant, Raikou partagea sa vision. Ce qu’il vit, l’effraya, encore plus lorsqu’il vit ce qui arrivait vers eux.

Topaze. Elle ne l’avait pas écoutée. Non… Elle aurait dû rester loin… Elle aurait dû rester à l’écart… Il tenta de l’attraper par la main, de la tirer à l’écart, mais le golem avait été légèrement trop rapide. Ou alors il s’y était pris trop tard. Qu’importe l’onde de choc causé par le pied du golem les envoya valser contre un mur. Sa tête frappa durement contre le mur de brique et d’acier, le faisant tomber dans les pommes un moment. Lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, ensanglanté, il ne vit qu’une forme, la reconnaissant vaguement sur le coup, portant une demoiselle aux cheveux blonds.

To…Paze… Non…
— Oh par Deus, vous êtes blessée, il faut soigner cela au plus vite ! Merlin, direction le port le plus proche ! Il nous faut regagner l'Académie !

Non… Non… Topaze… Reviens… Tu dois te soigner… Mais en même temps… Si tu peux partir, ce serait génial. Ce serait parfait. Tu serais à l’abri. Le ninja se redressa lentement en s’appuyant contre le mur puis il posa le regard sur le golem, serrant les poings. Ce monstre venait d’envoyer valser l’intégralité de la force d’assaut. En un seul mouvement. Et il les avait chargé avec énormément d’aisance. Il fallait l’arrêter… Mais comment… Il ne pouvait rien contre ce monstre. Son pouvoir ne valait rien. Il devait continuer sur sa cible. Il devait trouver ces renégats et en tuer le plus possible. Quitte à perdre la vie, cela lui importait peu s’il pouvait au moins leur faire des dégâts dans leurs rangs. Cela aiderait à sauver des humains. Il prit donc son sabre qui se trouvait non loin et il se releva lentement en grommelant contre ce mur qui aurait dû être plus loin.

Il haleta en se redressant, réalisant qu’une partie de son torse était entaillée, un morceau de verre planté dans son flanc droit. Il eut une pensée pour Topaze et il arracha le morceau de verre en serrant les dents. Il soupira en posant la main sur la blessure, marchant lentement dans une ruelle sombre et sale, des gens tremblant dans les coins sombres. Il les observa et il eut pitié d’eux. Ils n’avaient rien demandés et voilà que leur ville se faisait détruire. L’académie allait devoir aider ces pauvres humains… L’académie allait devoir faire sa part des choses pour eux. Elle avait veillé en secret depuis… toujours (?) mais maintenant, elle allait devoir devenir active sur tous les plans de la vie. Les humains le savent maintenant. Ils ne sont pas seuls.

Le ninja accéléra lentement le pas, serrant fermement son sabre, avant de s’arrêter devant une échelle. Raikou le guidait depuis les airs. Il devait passer par là. Le ninja monta alors, rapidement, les quelques barreaux le séparant du niveau supérieur. Il monta les quatre étages suivant, avant de s’immobiliser sur le toit. D’ici, on voyait toute la destruction causé par le golem. C’était… Impressionnant. Le ninja serra son sabre, avant de s’arrêter près de la forme humaine qui se trouvait sur le toit. Il resta immobile en observant la ville en ruine, des flammes et de la fumée montant de partout, des cris emplissant l’atmosphère, déjà oppressante. Heureusement, les hélicoptères de l’armée étaient là, chose utile contre le golem se dit-il, sans savoir les dangers que chaque hélicoptère représentait pour le dragon et ses ‘’passagers ‘’.

Alors… Vous pensiez faire ça seul dites-moi? Parce que, malheureusement pour vous, j’y vais aussi… Prêt à faire équipe… Akarui Shindô?

Le ninja tourna lentement la tête en direction du directeur et il sourit sous son masque, avant de tendre le bras gauche pour que Raikou s’y pose. Il posa alors de nouveau le visage sur la ville de New York et, un peu plus loin, le bâtiment de l’ONU en partie détruit par le monstre… Décidément, la suite de la journée s’annonçait intéressante…

Il ouvrit son coffre dimensionnel et saisit une gourde d’eau, qu’il approcha de ses lèvres pour se désaltérer avant de partir au combat contre les renégats.

Au mariage

Le ninja s’était écarté du couple juste au bon moment, ceux-ci venaient d’échanger les alliances. Il profita du lancer du bouquet pour s’éloigner du couple encore, préférant se fondre dans la masse grouillante de gens applaudissant et souriant. Il chercha du regard son amoureuse, sa Topaze. Il finit par la voir, près de l’autel, tout près d’une mêlée générale de femmes qui semblaient se battre pour quelque chose puisque, justement, l’une d’elle tenait un objet, triomphalement, dans les airs.

Qu’importe, il n’était pas là pour ça. Il s’approcha d’elle et l’attrapa par la main en souriant, la tirant à l’écart, près du bar, pour l’embrasser tendrement, avant de poser son regard dans le sien, leurs fronts posés l’un contre l’autre. Après un moment à s’embrasser, il recula d’un pas, avant d’ouvrir son coffre dimensionnel et de saisir doucement le bouquet de fleur qu’il avait récupéré. Il le tendit devant lui en souriant, espérant que son cadeau lui plairait.

Le plus beau bouquet… Pour la plus belle femme que je connaisse… Et pour la meilleure petite amie qui soit. J’ai réfléchi à toute cette cérémonie et… Je me dis, non pardon, j’espère, qu’un jour… Ce sera nous deux au lieu de Jace et Abygail.

Il prit une bouteille de champagne et versa deux flutes, qu’il prit dans ses mains, avant d’entendre une à sa moitié, en souriant.

Pour un futur meilleur. Pour toi. Pour moi. Pour nous deux. Santé

Il fit tinter les flutes avant de porter la sienne à ses lèvres, goutant, pour la première fois à du champagne.


Spoiler:
 


Fais gaffe Invité, tu es la prochaine personne sur ma liste...
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Ven 10 Oct 2014 - 4:10

- Event Principal N°3 -
- Châtiment Céleste -
Du sang... Les cheveux bruns dans lesquels elle aimait promener ses doigts étaient moites de sang. Il coulait sur ce large front sur lequel elle avait l'habitude de déposer de tendres baisers. Son cœur se serra, son pouvoir s'activa de lui-même, son pas s'accéléra, une main vers l'avant en direction de son bien aimé. Elle n'avait pas besoin de le toucher pour le soigner, elle ne connaissait que trop bien la sensation de sa peau, la chaleur de sa peau, le goût de sa peau. De même, elle n'avait pas besoin de se concentrer sur lui, car dans la cohue, dans les débris, elle ne voyait que lui, ne pensait qu'à lui, ne s'inquiétait que de lui. Comme à chaque fois, elle n'était que dans l'abnégation, l'oubli d'elle-même, l'oubli de tout au profit d'un seul homme, son homme. Peut-être aurait-elle dû s'inquiéter de cette dépendance maladive, mais elle n'y songeait pas, pas une seconde. C'était normal, non ?

Arrivée à quelques pas de lui, il sembla s'éveiller et son cœur s'en apaisa. Elle ralentit le pas, soulagée. Il était tiré d'affaire. D'ailleurs, à présent qu'elle y prêtait attention elle sentait que sa propre douleur au crâne s'apaisait, signe que cette douleur à laquelle elle n'avait guère accordé d'importance, à juste titre, n'était qu'une répercussion des anneaux à leurs doigts. Elle eut un léger sourire et fit légèrement tourner le bijou sur son annulaire en arrêtant définitivement son pas dans le dos de Vinpap qui s'asseyait en grognant, semblant ne pas prendre conscience de sa présence près de lui. Il reprenait ses esprits et c'était une bonne chose qu'elle ne soit pas à portée, au cas où il lui prendrait l'envie de mettre à exécution ses menaces, sitôt qu'il aurait repris toutes ses idées.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'hésita pas à saisir la main de Lucian quand il se pointa. L'ombre du dragon planant au dessus de leurs têtes avait fait lever le menton de la blonde, son serein regard doré avait croisé celui terrifié du directeur et leurs doigts s'étaient momentanément entrelacés. S'aidant de ses pieds, elle avait grimpé tant bien que mal sur le cuir du dragon avant d'atterrir sans trop savoir comment dans les bras de Lucian. Décontenancée, elle avait jeté à l'homme un regard légèrement outrée. Elle n'était pas sûre d'avoir compris ce qu'il disait, ni à qui il parlait. Ne venait-il pas d'ordonner au dragon d'abandonner tous les autres ? De fuir prestement ? Les doigts manucurés repoussèrent instinctivement le directeur, tandis que, sans ménagement, elle le bousculait, courait sur le dos du dragon sans se soucier de l'altitude et s'agenouillait au bord, sur ses écailles, se penchant pour regarder en contrebas. Vinpap était debout et jetait quelque chose d'un mouvement ample du bras. La jeune femme retint un sanglot, portant une main à sa poitrine douloureuse. Il avait mal. Et au milieu de tout ça, dans la confusion de ces lieux qui étourdissaient ses sens, elle avait du mal à savoir quelle douleur lui appartenait et quelle douleur lui était répercutée par leur lien. Fronçant les sourcils, elle le fixa un instant, se concentrant en une grimace et laissant son don s'activer à nouveau. A quelle distance fonctionnait-il ? Le lien visuel suffirait-il ici ?

Pas le temps d'avoir une réponse à cette question, le dragon faisait volte face, il retournait sur le champ de bataille après avoir repris de l'altitude, il redescendait à toute vitesse, prêt à en secourir d'autres. Prise de court par la brutalité du changement de trajectoire, la blondinette se cramponna aux écailles mais malgré l'air qui lui battait les tempes et faisait danser ses cheveux en tout sens, elle s'efforça de redresser la tête afin de lutter contre sa désorientation. Et ce qu'elle vit lui fit froid dans le dos, plus encore que le vacarme assourdissant qui se déclencha au même instant, série d'explosions et éboulements qu'elle aurait pu attribuer à raison à l'écroulement du golem si elle y avait porté attention.

Mais son regard ne pouvait se détacher de cette menace si proche qui venait de faire irruption dans son champ de vision. Des hélicoptères. Un bataillon d'hélicoptères. Que dis-je, un essaim ! Topaze déglutit, puis, la seconde d'après, lâchant prise, sauta pour quitter la cible bien trop visible que le dragon offrait aux humains désorientés quant à l'identité de leur ennemi.

Ballottée un instant par le déplacement d'air, elle pivota sur elle même et accrocha le regard de Lucian. Soudain une évidence prit le dessus dans ses pensées. Shindô leur avait demandé de le protéger. Son souffle retrouvé après cet épisode de turbulences, elle inspira profondément pour retrouver ses esprits et réunir son courage, tandis que, déjà, les explosions retentissaient sous les rafales des hélicoptères. Ils avaient sorti l'artillerie lourde et leur cible mobile était le dragon. Comme elle s'en doutait, elle était insignifiante à côté, tant et si bien qu'ils ne semblaient guère faire attention à elle, ce qui ne la mettait pas à l'abri pour autant. Devant cette évidence, craignant le pire mais portée par son sens du devoir, elle donna des coups puissants de ses ailes et s'élança à la suite du dragon. Descendant en piqué, fréquemment ralentie par les explosions, les projectiles et les ondes de choc, elle arriva à hauteur du dragon et du directeur et, sans autre forme de procès, portée par la vitesse de son vol, rafla Lucian par la taille, l'arrachant à sa chevauchée du dragon en l'emportant entre ses bras, chutant de quelques mètres malgré elle avec ce poids nouveau pour ses ailes avant de se stabiliser à nouveau, portée par ses ailes puissantes. Un sourire grisé par l'adrénaline sur les lèvres, elle darda un regard pétillant dans celui du directeur, fière d'elle-même.


- Mariage Divin -
L'échange des anneaux... Ils ressemblaient à ceux qu'elle avait offert à Vinpap pour leurs fiançailles un mois plus tôt. Le regard de la jeune femme s'attarda un instant sur l'expression de bonheur parfait qu'on pouvait lire sur le visage de la mariée, tandis que son propre cœur se serrait de ces sentiments contradictoires qui ne semblaient vouloir la quitter. Des exclamations pourtant vinrent saisir au vol son attention, les jeunes filles s'amassaient en voyant se former dans les mains d'Abygaïl un bouquet resplendissant de beauté au gré des allers et venus des oiseaux et autres animaux qui semblaient en parfaite communion avec la jeune femme resplendissante dans sa robe verte. Les rires et les exclamations fusaient et, troublée, Topaze les rejoignit d'instinct, restant tout de même en retrait. Oh oui bien sûr elle connaissait ce principe pour l'avoir vu souvent dans les films américains, le lancer du bouquet de fleurs qui promettait un mariage prochain à celle qui l'attraperait. Mais elle connaissait aussi la lutte impitoyable dont étaient capable ses semblables. Elle ne tenait pas à affronter les ongles et les coups de pieds de jeunes femmes hystériques. Elle préférait appuyer ses espoirs sur des choses plus concrètes, l'amour de Vinpap, leurs fiançailles, leur entente quasi-parfaite...

Puis ce fut le moment, le bouquet virevolta dans les airs, les souffles de cette assemblée et le sien avec se suspendirent au gré de cette envolée. Puis il retomba, sur une Rain Sinclaire incrédule. Il y eut une vague d'exclamation et Topaze se figea, attendant un verdict qui ne tarda à tomber. Toutes se jetèrent sur la professeure, arrachant un léger cri stupéfait à la blondinette qui n'eut guère le loisir d'agir pour autant car, bientôt, elle même fut arrachée à sa contemplation, kidnappée par une main familière.

Vinpap. Elle eut un sourire ravi, le suivit sans hésiter, oubliant Rain à son sort, abandonnant Kael à sa solitude, s’enivrant de ce contact et de l'odeur de son cher et tendre, de ce moment quel n'avait osé espérer mais qui la comblait assurément.

Elle le suivit docilement jusqu'au bar et accueillit avec délice les lèvres gourmandes de son bien aimé contre les siennes. Un doux sourire sur les lèvres, elle savoura son étreinte et soutint le doux regard d'émeraude qu'il opposa au sien, avant de l'embrasser à nouveau, la main gauche délicatement alanguie sur la machoire puissante de son cher et tendre, la main droite perdue dans ses doux cheveux bruns, innocemment blottie contre lui.

Puis, comme toutes les bonnes choses ont une fin, elle le vit avec regret s'éloigner d'elle en un sourire. D'un geste assuré, il ouvrit cette dimension dans laquelle il pouvait à loisir loger tout ce que bon lui semblait et, sous son regard empli d'une curiosité enfantine, il en sortit un joli bouquet, semblable à celui que la mariée avait lancé une minute plus tôt, plus simple, plus petit mais aux même couleurs violettes et dorées. Cette attention n'eut aucun mal à faire éclore un sourire ravi sur le joli minois de la blondinette qui accepta le présent, le contemplant un instant tandis que ses doigts fins le saisissaient, avant de relever son regard sur son bien aimé qui déclamait quelques mots pour exprimer les raisons d'un tel cadeau.

Et pourtant, ce qu'elle entendit manqua l'étrangler. Troublée, elle l'observa d'un air hébété un instant, puis se reprenant, elle jeta un regard de côté, les joues rosies. Son attitude pouvait être confondue avec de la timidité, mais la réalité était toute autre. C'était de la déception, mêlée à une angoisse sourde. Oh bien sûr, elle aurait dû être heureuse qu'il exprime ainsi l'espoir de pouvoir un jour l'épouser, mais son bonheur ne pouvait qu'être terni par ses mots.

En proie à un trouble dont elle ne savait comment se dépêtrer, elle s'efforça néanmoins de saisir le verre d'une main qui se voulait affirmée, mais demeurait tremblante.

Se mordant la lèvre inférieure, elle observa Vinpap porter le verre à ses lèvres et, n'y tenant plus, lâcha les mots qui lui brûlaient les lèvres.

« Vinpap... Nos fiançailles ne sont-elles pas une promesse de mariage pour toi ? »
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mar 14 Oct 2014 - 23:51
____Châtiment Céleste____

La bière ? Ils allaient finir dedans, pas la boire.

En temps normal, Franz Breitner aurait probablement balancé cette phrase à haute voix, sur un ton à la fois monocorde et sarcastique. Mais à l'heure actuelle, il était bien trop occupé à tenir son pantalon et à s'assurer de ne pas faire dedans pour cela. Autour d'eux, tout n'était que ruines, morceaux de bétons et immeubles éventrés. Et la seule chose qui lui importait, à cet instant, était de trouver une planque à l'air relativement stable et de s'y terre jusqu'à ce que tout cela s'arrête.
Pourquoi est-ce qu'elle avait l'air de s'amuser autant ?...Comment pouvait-elle s'amuser autant ? C'était ridicule ! Absolument ridicule ! A n'importe quel instant, le grand frère de l'Himalaya pouvait leur tomber sur le coin de la gueule; et elle, elle s'éclatait. Qu'est-ce qu'il lui fallait pour se rendre compte que la situation était non seulement critique, mais également tout sauf drôle ? Des blessures ? Elle en avait. Des morts ? Il y en avait. Sa mort à elle ? Même pas sûr que cela suffirait.

Et pourtant, il la suivit. Pas de son plein gré, toute forme de conscience ou de réflexion avaient depuis longtemps été oblitérées, mais poussé par une sorte d'instinct primaire, qui consistait à se focaliser sur l'individu ayant l'air d'être en charge et de ne plus le lâcher d'une semelle. Et malheureusement, à cet instant précis, c'était elle. Nasline Vasilis, suicidaire en chef et foutue sociopathe. Il savait, il était absolument certain qu'elle n'avait aucunement l'intention de les garder en vie, mais rien à faire. Il allait la suivre, désespérément. Parce qu'au milieu de ce chaos de poussière et de verre, elle était la seule chose qui lui semblait un tant soit peu stable. Elle était, à cet instant précis, son fil directeur, un morceau de réalité encastré dans ce cauchemar véritable.

Et cela, pour parler crument, l'emmerdait passablement.

D'autres auraient été tentés de réfléchir sur la beauté de la demoiselle, sur ses courbes, son esprit aussi flamboyant que son corps, sa vitalité...mais d'autres sont bien connus pour être sacrément cons. Ce n'était pas un film ou l'épisode 61 de telle série à la manque. C'était la réalité. Et dans la réalité, du moins celle à laquelle il voulait appartenir, les personnes sensées en danger de mort ne passent pas la moitié de leur temps en pâmoison devant l'héroïne du jour. Elles courent, se planquent, et attendent que les gens payés pour manier de gros flingues viennent nettoyer. Gens qui n'allaient, bien sûr, pas tarder à arriver, et à transformer la zone en Dresde II.

Suivre Nasline. C'était tout ce que son corps était capable d'enregistrer comme information. Chacun de ses gestes devenaient des impératifs, qu'il devait suivre sous peine de mort. Le dragon, les autres dieux, les humains...le golem même, tout ceci était secondaire. Réfléchir, c'était sa tâche, plus la sienne.
Et c'est ce qu'il fit. Jusqu'à ce qu'une explosion ne les expédie tous au sol, lui le premier.

Sa tête résonnait. Tous les sons lui semblaient éloignés, en sourdine. Exactement comme dans les films de guerre, mais en vachement moins drôle.
Il avait...mal. Juste mal. Partout. Comme s'il venait de se faire rouer de coups. Mais il devait continuer. Cela ne pouvait pas, cela ne devait pas l'arrêter. Sans quoi, c'était la fin.

Merveilleuse invention qu'est l'adrénaline. Il était en miettes. Son costume était déchiré, poussiéreux et toujours aussi froissé. Mais il se releva, ignorant contusions, coupures, écorchures et tympans éclatés. Quel dommage qu'il ne soit pas en état de constater à quel point il pouvait être résistant, si la situation le demandait.

Face à lui, Nasline venait de rire et de lâcher une pique à propos d'un engin de déconstruction. Et vu qu'elle ne parlait pas du golem, cela ne pouvait qu'être positif.
Et effectivement, le géant n'était plus en vue. Les bruits n'avaient pas cessés, et la bataille se poursuivait, mais quelque chose avait changé, s'était passé. L'armée ? Un dieu plus puissant que les autres ? Peu importe. Quelque chose avait frappé le monstre, et il était tombé, au moins momentanément.

La pression retomba un instant. Un court, bien trop court instant.

Une série de claquements résonnèrent dans l'avenue dévastée. Et bien qu'il ne s'agisse que de gouttes dans l'océan sonore dans lequel ils étaient en train de se débattre, il les associa immédiatement au soubresaut qui secoua Nasline.
Les crétins.
Les foutus crétins.

Il n'eut qu'une vague image des soldats qui les avaient pris pour cible. Quelques formes et couleurs parmi les ruines d'un immeuble, planquées entre plusieurs morceaux de béton dans ce qui avait été un rez-de-chaussée.
Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu qu'ils se décident à être pragmatiques ? Ils n'avaient aucune preuve qu'il ne s'agissait pas juste d'une humaine hystérique. Ce qui voulait dire qu'ils avaient simplement entrepris de purger la zone de tout ce qui ressemblait, de près ou de loin, à du surnaturel.

Sage décision. D'ailleurs, s'il n'avait pas été trop occupé à se terrer derrière un taxi abandonné, il aurait probablement applaudi.

C'était définitivement la pire journée de sa vie.


____Mariage Divin____

La présence nouvelle d'un poids chaud, mais ceci dit agréable, sur ses jambes tira Franz de sa rêverie nihiliste. Elle n'avait décidément aucune gêne. Et c'était tant mieux. Il n'était pas particulièrement porté sur la chose, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir un certain côté esthète, qui avait tendance à s'enflammer lorsqu'on agitait sous ses yeux de telles œuvres.
Jolies, élancées, on ne peut plus féminines...et pourtant balancées sur ses cuisses comme un camionneur l'aurait fait sur une chaise. Un savant mélange de distinction et de vulgarité.

Quel dommage que l'autre soit la. Cet idiot à la tête aussi dure que vide. Il n'avait décidément rien compris...et pourtant, elle ne l'avait pas évincé. Il enfreignait clairement les règles du jeu, et pourtant la maîtresse le laissait continuer. Ce qui ne pouvait vouloir dire qu'une chose: il n'en faisait pas véritablement partie. Tant pis.

Il déposa nonchalamment la bouteille à terre. Pas envie de boire, à cet instant précis. Quelque chose lui en avait passé l'envie. Probablement cette joie qui empestait toute la salle, au point d'en devenir étouffante. Il n'était...vraiment pas à sa place ici. Il n'avait rien à faire au milieu de ces festivités insensées.

Tss...non. Stop. Pas la peine de lutter contre le courant. Il l'avait déjà fait toute sa vie, et voilà où cela l'avait mené.
Essayer...d'aller dans le même sens. De se laisser porter, sans se laisser emporter. Voilà ce qu'il devait faire. Faire partie du groupe tout en conservant ses barrières, ses limites individuelles. Ne pas s'exclure sciemment, ne pas attirer l'attention sur cette coquille qui l'entourait en permanence.

Il regarda Nasline s'amuser avec son ours. Puis les mariés, l'assemblée...et finalement la bouteille qu'il avait déposé au sol. Suivre le courant. Il n'y avait qu'une seule solution. Pas la plus saine, pas la plus efficace...mais c'était la seule qu'il connaissait.

« A la votre, aux mariés et à tous les pauvres cons esseulés. »

Sur ces mots finement choisis et balancés sur un ton monocorde, il s'empara du champagne et entreprit de s'en enfiler la majeure partie d'une traite.
Quel spectacle. Quel déchéance. Si c'était ça le progrès, peut-être valait-il mieux faire marche arrière tant que cela était encore possible. Ou peut-être en profiter.
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Ven 17 Oct 2014 - 5:55

Isanagi Tensho. L'ancien directeur avait décidé de lancer un assaut de taille sur New York, l'attaque en question étant elle-même un leurre pour permettre à la Guilde Noire de frapper en plein cœur de l'Académie.

Les directeurs avaient été tenus au courant le matin même par leurs informateurs infiltrés au sein de la sombre organisation, ce qui ne leur avait au final laissé que très peu de temps pour trouver un plan de contre-attaque. Les instructions n'avaient en effet été données que fort tard par le leader de la Guilde, sûrement dans le but de limiter l'efficacité des éventuelles taupes et, pourquoi pas, de les débusquer. Mais l'heure n'était pas aux inquiétudes qu'ils pouvaient nourrir à propos du sort de leurs espions mais bien celui des académiciens ainsi que des citoyens de New York.

Comment protéger l'Académie et New York en même temps ? Comment faire pour prévoir les contre-attaques de l'adversaire ?

Le surprendre. Il avait fallu faire comme s'ils ne savaient rien. Faire en sorte que la Cérémonie du Mariage eusse tout de même lieu. Faire croire à Isanagi que son plan fonctionnait, qu'il était en train de gagner…

Mais la vérité était toute autre. Et bien que certaines pertes avaient été inévitables, la bataille était loin d'être achevée.

Le petit sablier pendu autour du cou de Lucian traversa un instant le champ de vision du directeur. La moitié du temps s'était écoulée. Tout se passait vite lorsque l'on était dans le feu de l'action. Car oui, fuir était considéré comme une action, bien souvent sage d'ailleurs, surtout lorsque l'on ne possédait aucune compétence guerrière. Lucian, lui, n'était pas de cette trempe par exemple. Il n'était pas courageux, et même s'il l'avait été un jour, il ne s'en souvenait plus. À quoi bon jouer les braves après tout ? Il fallait être jeune et idiot pour risquer sa vie de la sorte.

Jeune… et idiot.

— Merlin…

Les yeux du directeur s'écarquillèrent d'horreur alors qu'il se faisait emmener par une Topaze volante. Devant lui et derrière eux, la silhouette énorme du dragon noir se faisait littéralement déchiqueter par le feu humain. Il les avait… protégés.

La bouche de Lucian s'ouvrait et se fermait sans être capable de prononcer le moindre son. Sa main se tendait vers le corps du reptile géant qui tombait à présent en chute libre rejoindre la poussière au sol, comme s'il espérait le rattraper. En vain. C'était trop tard. Merlin n'était plus. Il était mort, son vieil ami était mort. Pour le protéger. L'abruti. Il lui avait pourtant dit de prendre la direction de l'académie. Voilà ce qui arrive lorsque l'on n'écoute pas papa… hein, Merlin.

Son regard se braqua sur ces hélicoptères qui ressemblaient vaguement à des guêpes de loin. Et eux, pourquoi luttaient-ils ? Pour défendre leur pays ? N'avaient-ils donc pas peur ? Personne ici n'avait peur ou quoi ? Pfff. Le courage. Le pire mensonge jamais inventé par le genre humain. Une drogue qui annihilait la raison et la sagesse des personnes et qui les conduisait à leur perte. Oui, à leur perte.

Sans crier garde, une puissance onde mentale fut propulsée en direction des hélicoptères. À l'intérieur de ceux-ci, les pilotes furent frappés en plein fouet et victimes d'une violente migraine. Quelques oiseaux de métal furent ainsi forcés de se poser sur les toits, cependant que le Golem de pierre s'écroulait, privé de son mollet droit, rasant au passage plusieurs bâtiments. Celui-ci s'était mis à balayer tout ce qu'il pouvait atteindre d'un jet de laser surgissant de son unique œil. Ses bras quant à lui l'aidaient à tenir à moitié debout, tandis qu'il prenait appui sur les bâtiments. Non, le combat n'était pas terminé. Gare à ceux qui prenaient le risque de s'approcher de lui…


Boss spécial : Golem élémentaire
Echelle de puissance :
Attaque : ••••••••
Défense : ••••••••
Rapidité : •••••
Intelligence : ••••
Résistance magique : ••••••••
Résistance physique :•••••••••
Aptitude au combat : •••••


Points de vie : 20 000 points (-25 000 Points - dégâts des missiles au niveau du buste et de la tête, perte du pied droit)

Ce tour est l'avant-dernier précédant la clôture de la bataille de New York.





─ Eh p'tit... tu as à boire ? ╬_╬
Depuis quand tu me stalkes d'abord ?
Y a que les fous pour jouer des fous...
─ Et tu mets mes paroles en #087ECC ou je t'en colle une !
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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Sam 18 Oct 2014 - 20:16


EVENT PRINCIPAL 3
Mariage Divin


Une aura. Je la sentais proche. Elle était puissante, sans être intimidante. Mais quoi qu'il en soit, son porteur était gênant.

Et c'est alors que, les dents serrés, je sondais la ville, tournant le dos au Golem dont je savais n'avoir rien à craindre, que j'entendis un son caractéristique, un bruit de pas, léger et souple, ce souffle discret qui, à mon époque, n'annonçait que trop tard que notre heure était venue, commanditée par un autre, exécutée par un shinobi rapide et léger. Une voix me parvint alors. Une voix grave et assuré qui bien que visiblement déjà entendue ne m'avait pas marqué outre mesure.

Pivotant d'un léger quart de tour, je posai sur l'homme impétueux un regard neutre, avant d'hausser les épaules.


« Je ne sais ce que votre « ça » désigne, mais j'ai bel et bien l'intention de rester seul. »

Je marquai une pause, rattrapé par un vacarme assourdissant qui aurait couvert ma voix. Un faible sourire se dessina sur mes lèvres, ayant vu le Golem s'écrouler. Puis le bâtiment se mit à trembler. Nous étions encore trop proches de la créature, son œil s'attaquait déjà aux fondations et dans quelques instants, ils perdraient en altitude et finiraient par s'écraser totalement, ensevelis par la poussière et les décombres.

« Vous feriez mieux d'aller aider vos collègues qui ont certainement plus besoin de vous que moi... D'autant plus que les humains ne savent pas qui est leur ennemi de toute évidence. »

En lâchant ce constat, mon regard s'était arrêté sur le dragon qui dans le dos de Vinpap tombait en piqué, terrassé par les hélicoptères. Amère, je me tournai à nouveau et lâchai un dernier avertissement à l'intention de mon interlocuteur.

« Ne me ralentissez plus, ou je serai obligé de me débarasser de votre impertinente présence. »

Sur ces mots, finalement, je prenais mon élan et sautais de ce batiment au suivant et ainsi de suite, descendant toujours d'un cran au gré des fondations qui s'écroulaient les unes après les autres. Attentif à mon don de détection, je m'assurais que l'aura du professeur ne rentrait plus dans mon radar, bien décidé à lui envoyer un avatar divin s'il persistait à me suivre.

Peu à peu, j'avalais les mètres qui me séparaient de mon but, jusqu'à finalement y parvenir enfin. Le siège de l'ONU...

Sans un regard en arrière, j'y pénétrais la tête haute, analysant plus intensément encore le périmètre.

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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Sam 18 Oct 2014 - 23:24


Du bruits sans fin, des cris, de la destruction, le théâtre évident d'une guerre bien qu'objectivement il peut compter un certains nombre d'année par rapport à sa précédente guerre, ce qui est claire quand aux armes utilisées par chaque parti, de son point de vue alors que cela datait au mieux de la rébellion, au pire de sa mort, cela restait en tout cas une période très longue pour un homme qui y a dédié sa vie.
Malheureusement le chevalier voyait bien qu'il lui était impossible de chasser les renégats dans l'immédiat, la priorité devait être de faire stopper ce golem. Le chevalier prit alors une énorme inspiration en s'adossant contre le mur, ce qu'il s’apprêtait a faire allait encore le mettre complétement mort de fatigue un moment, mais il le fallait !
C'est alors que dans la rue adjacente une forme apparut, grandissant soudainement pour atteindre une taille plus que raisonnable, dépassement largement certains immeuble, mais pas tous, une immense armure armée d'un gigantesque bouclier et d'une épée démesurée par rapport à n'importe quel humain de cette ville.
Et aussitôt l'avatar s'élança droit sur le golem, se jetant sur lui, portant un violent coup d'épée dans la tête du golem afin de le contraindre à cesser ses tirs, le plaquant de toute ses forces au sol tandis qu'il se protégeait au maximum à l'aide de son bouclier, d'un geste rapide il retourna l'épée, changeant sa prise dans une qui laissait complétement voire qu'il allait abattre verticalement cette dernière sur le golem.

Tandis que le combat faisait rage, le chevalier lui haletait, complétement épuisé, il glissa le long du mur pour tomber assis, son visage ruisselant de sueur, l'invoquer de cette taille était toujours autant un supplice, il devait se reposer un peu, faire autre chose le conduirais inévitablement à l'évanouissement.


*Bon sang !*


Pendant le mariage


Alexander se contenta d'écouter attentivement l'explication de son frère qu'il suivit avec attention. Cela le laissa songeur un instant mais il finit par prendre congé de son frère, il voulait retenter de se promener seule dans cette foule. Avoir discuté avec Farell lui avait permit de se calmer immédiatement.
Aussi le moment était donc opportun pour retenter de lutter contre ce malaise qui l'avait envahit. Sirotant la boisson qu'il s'était servit, pétillante, d'une couleur intriguant, qu'il ne connaissait naturellement pas à son époque, il observait comment un mariage moderne pouvait se dérouler, surtout après cette nouveauté qu'il l'avait conduit dans une foule un peu trop compact à son gout.




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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Jeu 23 Oct 2014 - 23:40
Insupportable. Voilà ce qui venait en tête du professeur en écoutant Shindô. Se croyait-il vraiment si puissant? L’aura qu’il dégageait laissait présager que oui, mais il devait être fou. S’il voulait vraiment attaquer les renégats, il ne devait pas y aller seul. Après tout, même un dieu, seul contre une centaine d’apprentis dieux, plus ou moins fort.

Mais soit. S’il voulait mourir, qu’il en soit ainsi. Le ninja n’avait pas été affecté à la protection du directeur. Il se retourna en le voyant plonger, marchant jusqu’au bord du bâtiment, il observa longuement les deux nouveaux géants, incertain de comment agir.

Après tout, contre ce monstre gigantesque, il n’était rien, il ne pouvait rien faire. Il ferma les yeux, laissant Raikou lui montrer le chemin, jumelé à l’anneau sovarien a son doigt. Il la ressentait. Elle n’était pas très loin…

LÀ! Le ninja s’élança, malgré la douleur, malgré les blessures, malgré tout, il sauta sur le building voisin. Il se réceptionna tant bien que mal, n’ayant pas vu les conduits sur le toit, il roula en tombant au sol, se relevant prestement. Il devait faire vite. Elle était avec Lucian aussi. Peut-être que des renégats allaient tenter de s’en prendre à eux. Il ne pouvait la laisser seul. Il sauta sur le toit suivant, plus bas cette fois. Il s’arrêta près du bord, descendant de balcon en balcon, avant d’arriver au sol, haletant. Cette douleur au torse semblait bien pire qu’il ne le croyait… Il allait devoir se faire examiner au retour du mariage.

Il n’était plus très loin. Encore une ruelle, puis un virage à gauche, puis une autre ruelle plus loin sur la droite et il allait être tout près d’elle. Il allait pouvoir la protéger, ainsi que Lucian. Il allait pouvoir les défendre contre les danger, veiller sur eux. Il accéléra le pas, évitant les civils qui fuyaient le chaos, devant parfois monter sur des conteneurs à ordures, pour avancer plus vite.

Lorsqu’il sortit enfin de la ruelle, le professeur se retrouva nez à nez avec un char d’assaut et un groupe de soldats, qui le mirent rapidement en joue. Il resta immobile une fraction de secondes, avant d’activer le contrôle des limites, ainsi que son pouvoir, envoyant Kaze, vers les soldats, tandis que lui, utilisant le contrôle des limites, filait à toute vitesse vers une rue adjacente. Il échappa aux soldats, qui tirèrent sur le clone, mais le char d’assaut ne fut pas dupe, visant toujours le professeur. Il continua de courir en ne voyant pas le danger, puis tout à coup, une détonation se fit entendre.

L’obus siffla et vint se fracasser contre un bâtiment situé à quelque centimètre du ninja, qui se jeta au sol pour éviter les gravats qui risquaient de lui tomber dessus. Il toussa alors que de la poussière entra dans ses poumons, Il se releva rapidement, faisant disparaitre Kaze, continuant à fuir de ce monstre de métal. Haletant, il courut encore un moment, avant d’arriver, après moult détours, près de Topaze et Lucian Ils se trouvaient dans une rue, ils n’étaient pas à l’abri, n’importe qui pouvaient les abattre.

Le ninja s’approcha et posa un genou au sol, pour se reposer, devant Lucian et Topaze, haletant gardant une main sur son torse, sentant du sang souiller sa main. Décidément, il était en moins bon état qu’il ne croyait.

Il soupira et observa tour à tour le directeur, puis Topaze, puis le directeur et de nouveau Topaze, avant de sourire doucement.

Ça va? Rien de cassé? Shindô est partit seul vers le groupe de renégats… Si je l’avais accompagné, il m’aurait tué. Je crois qu’il est plus judicieux que je vienne vous aider.

Le ninja se laissa tomber au sol, s’asseyant face à eux, sifflant pour que Raikou vienne se poser près de lui. Il prit un bandage dans une poche sur sa combinaison, mais, à peine l’eut-il dans les mains, qu’un bruit attira l’attention du professeur. En hauteur, une ombre les observait. Un tissu rouge couvrait presque l’intégralité du corps de la personne. Le ninja se releva, ouvrant son coffre dimensionnel pour saisir son arme. Il sortit le katana de son fourreau, ne détachant pas le regard de la personne qui les observait de son point d’observation.

Un temps de flottement, semblant durer une éternité survint, avant que l’homme ne saute de son point d’observation, déployant ses ailes pour atterrir en douceur. Le ninja serra un peu plus fermement son sabre, avant de se mettre en position.

Très belle fuite professeur… Vous aviez l’option de tuer pour vous protéger, mais vous avez choisi de courir… Quelle honte pour un combattant.

Le ninja plissa des yeux et s’installa entre l’inconnu et Topaze et Lucian, toujours en position d’attaque.

Vous ne vous approcherez pas d’eux. Partez, ou je vous tuerai.
Partir? Alors que je pourrais me débarrasser d’un directeur? Jamais… Ce serait trop dommage de rater une telle chance…

Le ninja tourna la tête et fixa Topaze un court moment, le regard suppliant. Elle devait partir avec Lucian. Ils devaient se mettre à l’abri. Qui sait combien d’autre étaient dans les parages. Il reposa son regard sur le renégat, qui s’était approché et il l’étudia. Il portait une grande cape rouge, un masque cachait son visage, la bouche et le menton étaient doré tandis que le reste du visage était blanc.

Il tenait une épée dans sa main, une longue lame effilée, parfaite pour les coups d’estoc. Il avait déjà vu ça… Une rapière. Le regard du professeur se durcit, qu’importe qui cette personne était, il devait s’en débarrasser.

Ceci est mon dernier avertissement, quittez ou je vous tuerai.
Faites-le alors! Ou du moins… Tentez. J’ai bien envie de rire!

Le ninja se mit à courir, mais à peine quatre pas fait qu’il dut lâcher son arme, brulante dans ses mains. Éberlué, il ouvrit son coffre et saisit un ninjato, qui, au contact de sa main, se mit elle aussi à le bruler. Le renégat éclata de rire et fit tournoyer son épée devant lui.

Alors, comment trouvez-vous ma malédiction? Toute arme que vous prendrez dans vos mains, vous brulera lentement, tant que je serai près de vous. Sympathique, non?

Le ninja grogna et ressaisit son katana, s’élançant malgré la douleur, plissant des yeux en donnant un coup latéral, qui fut bloqué par la rapière de son vis-à-vis.

Qu’importe les blessures, les dangers, ou vos menaces, pour l’académie, pour les directeurs et pour elle, je suis prêt à tout. Alors maintenant, battez-vous, lâche.


Au mariage

Le professeur cracha son champagne en entendant ce que Topaze venait de dire. Il était… fiancé? Il écarquilla les yeux, incertain de comment réagir. Quand? Où? Pourquoi? Comment? Tant de questions qui tournaient dans sa tête, tant d’inconnus.

Il se racla la gorge, reprenant ses esprits, toujours sous le choc.

Je…

Éberlué, le ninja se trouvait sans mots, cherchant le moment qu’il s’était fiancé avec Topaze, ressassant chaque jour dans sa mémoire, cherchant le moment où il l’avait, ou elle l’avait, demandé en fiançailles. Le ninja s’assit sur sa chaise et observa, toujours étonné, sa… fiancée?

De… Depuis quand sommes-nous… Fiancés? Je… Je ne t’ai pas encore demandé en fiançailles pourtant…

Une voix s’éleva, une voix que les membres de la cérémonie commençaient à connaitre de plus en plus. Lucian annonçait une triste nouvelle, que le ninja ne comprit qu’à moitié. Il comprit les mots Attaque, New York, renégat, destruction, golem .

Le ninja se leva d’un coup. Ils montaient une équipe. Ils avaient besoin d’aide pour sauver les humains. Cette fois il était plus attentif. Cette fois il était à l’écoute. Il s’approcha lentement de Lucian, ainsi que d’autres académiciens. Tout le monde était inquiet, et plusieurs personnes voulaient aider… Malheureusement pour le ninja, quelqu’un qui ne devrait pas y être était inclut dans ce ‘’plusieurs personnes’‘.

Non Topaze… Tu n’y iras pas. C’est trop dangereux!

Il s’était retourné et la fixait intensément, le regard dur, mais inquiet.

Je te l’interdis…


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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Mar 28 Oct 2014 - 22:33

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« Je… De… Depuis quand sommes-nous… Fiancés? »
Le coup avait été bref, précis, meurtrier. Un coup parfait dans son petit cœur qui sembla cesser de battre un instant. D'ailleurs, dans sa douleur, c'est à peine si elle entendit la suite.

Oh bien sûr devant le gachis de champagne et la confusion dans les yeux, les gestes et la voix de Vinpap, elle s'était attendue au pire. A vrai dire, la seule chose qui aurait pu être pire à cet instant aurait été qu'il lui rit au nez. Mais l'incertitude avait quelque chose de plus sournois qui lui vrillait l'estomac.

La gorge nouée, les dents serrées, elle le fixa sans un mot, le regard douloureux. Elle avait l'impression que son monde s'était écroulé, que le temps avait cessé de s'écouler. Et pourtant...
Il ne la regardait pas.

Comment ? Pourquoi ? Comment avait-elle pu croire qu'il avait accepté la promesse en même temps que la bague ? Pourquoi s'était-elle laissée convaincre qu'elle pouvait les lier par ce serment ? Ce n'était pas à elle de le faire. Jamais elle n'aurait dû le faire. Jamais elle n'aurait dû y croire. Jamais elle n'aurait dû l'espérer. Jamais elle n'aurait dû ne serait-ce qu'y penser. Elle aurait dû accepter son destin, pas le braver.

Il avait déjà été marié et elle avait été bien présomptueuse de croire qu'il puisse retenter l'expérience avec elle. Après tout, pourquoi le ferait-il ? Rien ne les obligeait. Ils n'auraient jamais d'enfants, jamais de maison à eux, jamais de vie de famille... Ils n'étaient que deux personnes qui avaient choisi d'affronter ensemble leurs responsabilités envers ce monde, deux personnes qui profitaient des instants de paix pour profiter des plaisirs dont ils pouvaient encore jouir en ce monde, deux amoureux embarqués dans une œuvre bien plus grande que leur propre existence.

Elle aurait dû s'y attendre, leurs objectifs ne concordaient jamais vraiment. Encore une fois, elle s'était laissée entrainer par son esprit volage et insouciant, tandis qu'il était resté solidement accroché au sol dur de la réalité. Et ce qui devait arriver, était arrivé. Elle s'était fracassée sur ce sol et il ne l'avait pas rattrapée.

Sous le poids du désespoir, les épaules de Topaze s'afaissèrent, son visage suivit. Ainsi courbée, le regard détaché de la silhouette massive de l'homme qu'elle aimait, elle prêta une attention lointaine au brouhaha qui régnait autour d'elle. Il lui fallut quelques minutes pour réaliser que la teneur des conversations avait changée, que les tons étaient inquiets.

Quand elle releva la tête, Vinpap s'était levé et se dirigeait vers la foule. Dans la confusion, des voix s'élevaient, des commentaires, des cris, des pleurs... Sonnée, Topaze se mit sur pieds à son tour et fit quelques pas peu assurés dans la même direction. La tension était palpable, mais les informations floues parvenaient difficilement à son esprit embrouillé. Les idées s'assemblaient, des phrases se formaient. Comment c'était arrivé ? Comment l'information était venue jusqu'à eux ? Elle ne savait pas. Les renégâts avaient frappé. Le mariage ? L'académie ? Non. Le monde des humains. Une ville. Une grande ville. Les dégâts étaient monstrueux, le retentissement d'une telle affaire allait être mondial. Ils devaient agir, ils devaient les arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Mais comment ?

Le regard doré de Topaze balaya la foule. Que faisait-elle là ? Que devait-elle faire maintenant ? Pourquoi maintenant ? Ce matin là, elle avait pensé commencer une belle journée. Elle était heureuse, pleine de certitude et d'espoir pour l'avenir... Et en un instant, tout avait basculé, bêtement, par sa faute...

Dans la foule, son regard s'arrêta sur Vinpap et son expression se fit plus dure malgré elle. Pourquoi semblait-il si sûr de lui ? Ne vivait-il donc que pour l'action ?

Bien. Si leur vie se résumait à ça, alors soit. Ils étaient en vie pour protéger et guider les humains. Les renégats l'avaient semble-t-il oublié, mais ils allaient le leur rappeler, à grand coup de Domaines Divins dans la gueule.

Les poings de la jeune femme se serrèrent sur cette décision, son pas se fit affirmé. La minute d'après, elle était auprès de Kael et d'une voix claire et forte annonçait qu'elle se joignait aux secours.

Elle ne perdit pas son panache lorsque Vinpap la vit, bien au contraire. Droite comme un i, fière dans sa résolution, elle le toisa d'un regard sévère, regard qui se troubla la seconde suivante.

« Non Topaze… Tu n’y iras pas. C’est trop dangereux ! Je te l’interdis… »
Pourquoi ? Pourquoi cette voix ? Pourquoi ce regard ? Pourquoi ces sentiments contradictoires ? Elle sentait sa colère, elle sentait son désespoir. Et pourtant...

Réprimant un sanglot qui lui aurait fait perdre toute contenance, Topaze déglutit, mais ne baissa pas les yeux, soutenant le regard à la fois sévère et tendre de celui qu'il y a quelques minutes encore elle appelait « mon fiancé ».

« Nous ne sommes pas mariés, Vinpap. »
Puisant dans ses ressources, elle dégluttit à nouveau pour réaffirmer sa voix qui s'était brisée sur la fin de cette affirmation.

 Et peut-être que nous ne le serons jamais. Alors... »
Serrant les dents, elle releva le menton, tentant d'ignorer le désespoir de son cœur qui semblait se tordre de douleur et vouloir s'échapper de sa cage thoracique, s'emballant et s'arrêtant.

« Tu n'as aucun ordre à me donner. »

- Châtiment Céleste -
Les balles fusaient, les explosions suivaient, les ondes de choc perturbaient son vol. Le tintamarre, les flashs, l'altitude... Topaze avait les oreilles qui bourdonnaient au milieu de tout ce foutoir. Elle ne comptait plus les projectiles qui avaient failli les atteindre, ne voulait pas savoir le nombre de projectiles qui avaient tenté de traverser la carapace solide de ses ailes d'ange. Elle virevoltait, tantôt à gauche, tantôt à droite, à une vitesse dont elle même ne se serait jamais crue capable. Pourtant, ils ne pouvaient rester éternellement dans les airs, Lucian commençait à peser lourd dans ses bras.

D'ailleurs, le golem venait de se relever. Son rayon balaya le ciel. En un réflexe insoupçonné, elle lâcha momentanément sa prise sur l'air, ils chutèrent de plusieurs mètres et elle peina à reprendre le contrôle du vol, mais ils échappèrent au rayon. Cependant, l'avertissement était clair, l'heure n'était plus à la voltige.

Avec une douceur mesurée, elle ralentit l'allure et rejoignit le sol. Finalement, quand ils parvinrent au beau milieu d'une avenue immense où des centaines de véhicules à perte de vue demeuraient abandonnées, elle redressa progressivement son corps, tenta plusieurs aterrissages sur les toits des voitures et finit par arrêter leur course folle, tant bien que mal, au beau milieu d'un rond point.

Debout au milieu de la rue dévastée, dans ce coin de verdure qui devait donner bonne conscience aux habitants en temps normal, Topaze prit le temps d'une bouffée d'air avant de se détacher soudainement de Lucian. Elle n'avait pas réalisé leur proximité, n'avait pas réalisé que son étreinte était crispée sur cet homme qui n'était pas le sien. Un instant, elle le dévisagea comme le ferait quelqu'un qui se réveillerait dans le lit d'un parfait inconnu, puis, se raclant la gorge, elle détourna le regard.

« Monsieur le directeur, je suis désolée pour votre ami... »
Gênée, la jeune femme fit la moue, laissant son regard se perdre dans la contemplation d'une coccinelle qui grimpait paisiblement le long d'un brin d'herbe. Dans son esprit, les souvenirs revenaient doucement. Elle avait réussi à en faire abstraction durant le vol, mais à présent un sentiment d'injustice pointait en son cœur, du désespoir aussi, ainsi qu'un fougueux besoin de faire ses preuves. Un vague sourire triste se dessina sur ses lèvres quand l'insecte s'envola, son regard se posa un instant sur le golem et les deux nouveaux géants qui surplombaient la ville, puis elle se retourna vers Lucian, l'air grave.

« Monsieur, il nous faut aller aider les autres. »
S'il désapprouva ce choix, Lucian suivit tout de même son pas, légèrement à la traîne. La tête haute, le regard droit, superbe dans sa détermination, malgré les multiples douleurs qui lui lacéraient le corps et la robe bleue déchirée et noircie qui pendait lamentablement sur sa frêle carrure, Topaze avançait d'un pas rapide et assuré, le regard rivé sur ce Golem qui surplomblait la ville. Le combat faisait rage là bas, mais ils étaient assez loin du carnage encore. Les humains étaient probablement au devant d'eux, les renégats devaient être en fuite. Elle pensait naïvement que le passage était dégagé, quand soudain, une ombre apparut devant eux.

Prise de court, Topaze eut un sursaut et recula d'un pas en repoussant instinctivement Lucian d'une main autoritaire, avant de reconnaître la silhouette qui se redressait devant elle.

Vinpap... Interdite, elle le regarda avancer vers eux, sur la défensive. Les dents serrées, elle le fixa, le visage dénué d'expression, tandis qu'il posait genou à terre. Quand il la regarda, elle ne lui accorda qu'un regard sévère et déterminé, mais il lui répondit en un sourire et son cœur sembla momentanément se liquéfier dans sa poitrine.

« Ça va ? Rien de cassé ? Shindô est partit seul vers le groupe de renégats… Si je l’avais accompagné, il m’aurait tué. Je crois qu’il est plus judicieux que je vienne vous aider. »
Topaze serra les poings. C'était tout ce qu'il avait à lui dire ? Après tout ça ?

Non. Stop. Il avait raison. Ils régleraient leurs différents plus tard.

Croisant les bras, elle le laissa s'asseoir à même le sol sous leurs yeux, le regarda appeler son familier, l'observa sortir du matériel médical. Pourquoi ? Pourquoi il s'installait comme si de rien n'était ? Pourquoi il ne lui demandait pas d'aide pour sa blessure ? Ce n'est pas comme si elle avait une faculté de soins. Pas comme si elle était étudiante en médecine de son vivant. Pas comme si elle lui avait montré à plusieurs reprises qu'elle connaissait son travail.

Qu'est-ce qui l'empêchait de le planter là ? Mais surtout, qu'est ce qui l'empêchait de lui arracher cette bande des mains pour s'occuper de cette blessure ? L'amour pour le premier cas, ça c'était certain. Dans le deuxième cas, c'était peut-être l'orgueil, peut-être la rancoeur... Difficile à dire.

En attendant, ils étaient plantés là, comme trois couillons, et ce qui ne pouvait qu'arriver, ne tarda pas à arriver. On les avait repérés. Des humains ? Non. Même pas. Un huluberlu de renégat.

Le regard de Topaze capta ce nouveau venu quelques secondes après avoir vu les yeux de Vinpap se lever. Etrangement, elle ne parut guère surprise de cette découverte, comme si son esprit était trop chamboulé par Vinpap pour se préoccuper de détails secondaires. Crispant tous ses muscles en une position de combat, elle se plaça instinctivement devant Lucian et lâcha un léger grognement quand Vinpap fit de même, devant elle.

Fixant la carrure de l'homme qu'elle aimait, elle ne prit pas part à l'échange verbal et c'est avec froideur qu'elle accueillit le regard suppliant de Vinpap lorsqu'il se tourna vers elle.

Son cœur se serra tout de même sans qu'elle sache vraiment si c'était pour lui ou pour elle. Puis elle posa son regard sur le renégat et soupira profondément avant de se retourner, saisir une des mains de Lucian et se mettre à courir pour remonter la rue, jusqu'à l'intersection la plus proche.

Sans réfléchir, elle détala. Sans réfléchir, elle franchit l'intersection. Puis, ses enjambées la menèrent à une autre intersection et encore une autre. Une douleur s'insinuait dans ses doigts, des larmes gorgaient le bord de ses yeux, puis finalement, elle s'arrêta, lâcha la main de Lucian et lâcha un râle de douleur, les mains crispées devant ses yeux.

Pourquoi ? Pourquoi elles lui faisaient un mal de chien ?

Son regard accrocha l'anneau à son annulaire gauche. Vinpap. Encore et toujours Vinpap.

En un grognement, elle porta son doigt à ses lèvres et retira l'anneau, avant de le cracher dans sa main droite redevenue normale. L'effet avait été immédiat. Le lien était rompu. Elle ne sentait plus la douleur et les sentiments de Vinpap. Il ne sentait plus les siens non plus...

Son regard doré se posa sur Lucian, un léger rire nerveux lui échappa, puis elle rangea l'anneau dans son sac. Mieux valait ne pas se laisser ralentir par ça... Et puis, ce n'était pas comme si ces anneaux avaient une réelle importance pour leur couple, n'est-ce pas ?

Amère, elle reprit sa course en séchant ses larmes d'un revers de main. Vinpap payait son acharnement à vouloir se débrouiller sans elle, tant pis pour lui.

Mais tout de même...
Pourvu qu'il ne le paie pas trop cher...

Code par Topaze Aryia ©



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Re: [Event principal 3] Mariage Divin - Jeu 30 Oct 2014 - 0:40
Exactement, il s'en fiche.
Oliver n'a jamais eu de réelle emprise sur son monde, pourquoi en aurait-il sur ce gâteau de cérémonie ? Le cuisinier ne lui a jamais demandé de le surveiller, et il n'a pas besoin de se rajouter des responsabilités tout seul ; elles n'ont qu'à se bâfrer, si elles le souhaitent, et si elles doivent recevoir une réprimande, qu'elles en assument les conséquences.
Mais malgré cette réflexion sensiblement égoïste, l'albinos ne peut pas s'empêcher de s'en faire sur le sort de sa congénère. Il ne connaît rien d'elle, et pourtant, si elle venait à disparaître, l'effet serait le même que la perte d'une amie. Il essaye de se raisonner : Si elle était brune, ces pensées ne lui seraient jamais venues. Mais étrangement, la couleur de ses cheveux lui revient sans cesse devant les yeux, et obstrue sa capacité à réfléchir d'une telle force qu'il en oublie qu'une deuxième étrangère se trouve sous la table avec eux.
Mais même s'il se rend progressivement compte qu'ils ne sont pas que deux au fur et à mesure qu'il s'échappe de ses rêveries, il ne prête pas plus d'attention à elle. Assombrie par cette obscurité de dessous de table, la couleur de ses cheveux est moins bien identifiable que l'autre, et ce manque de précision l'empêche de s'intéresser davantage à elle. Pour une raison que même le plus calé de tous les psychologues ne pourrait comprendre, Oliver est dans un état d'esprit qui fait qu'il ne juge que par les détails. La blancheur de la chevelure de sa voisine lui a offert une percée de connu tellement marquante dans ce monde d'inconnu qu'il ne se base sur rien d'autre, et inconsciemment, il préfère se limiter à une vision du monde simplifiée, où il serait possible d'établir ses liens sociaux grâce à la couleur des tignasses.
Mais Oliver n'a d'emprise sur rien, cette albinos finira bien par s'en aller, et il sera de nouveau tout seul. Le dernier espoir que nourrissait le côté positif de son être vient de s'éteindre. Tout ce qu'il connaît s'écroule, pourquoi cette nouvelle connaissance échapperait à la règle ? Il se rétracte sur lui même, en position fœtale, fixant une touffe d'herbe à ses pieds.

- Vous en voulez un peu ?

Encore une fois perdu dans son esprit d'enfant traumatisé, il met quelques secondes avant de comprendre qu'on lui adresse la parole. Coincé dans sa crise de rejet de tout l'univers, il s'agrippe à ses paroles avec la vigueur d'un mourant, comme une grenouille qui voudrait boire une dernière gorgée d'eau avant de se faire écraser par la botte du promeneur.
Dans sa question, il reconnaît un trait de sa personnalité : le vouvoiement systématique. Un défaut commun à beaucoup de monde, mais pour l'italien, c'est la ressemblance qui manque de faire déborder le vase. Cette inconnue est entrée dans sa vie depuis quelques secondes, et il a pourtant envie de l'étreindre comme si il la connaissait depuis des années.
Mais malgré ce moment difficile, l'instinct est toujours là, et avec un mélange de pudeur et de crainte, il répond, la moitié basse du visage entre ses genoux :

- Je... Non, merci.

Extrêmement mal à l'aise, presque nauséeux, son système gastrique rejetterait de toutes façons la moindre miette avalée.
Mais Oliver ne peut pas laisser cette fille partir comme ça, il faut qu'il en sache plus, qu'il apprenne jusqu'où va leur ressemblance. Avec un geste mal assuré, il s'assoit en tailleur, et murmure, tout tremblotant, luttant pour mettre sa timidité de côté :

- Heu... Excusez-moi de demander ça comme ça, mais... Vous êtes une déesse de quoi ?
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