Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 A la recherche d'un petit encas... et d'informations

 
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A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Dim 23 Mar 2014 - 20:27
Depuis son entrevue avec le professeur Franz Breitner, au détours d’un couloir, Stefen avait poursuivi son exploration. Sa visite du bâtiment où se trouvaient les salles de classe ne lui en avait pas appris beaucoup plus, et il avait fini par s’orienter vers un autre édifice, en l’occurrence la cafétéria. Là, il était presque sûr de croiser plus de monde, et d’obtenir plus d’informations sur l’académie. Et puis, il commençait à avoir faim. Ce que son premier interlocuteur lui avait dit était donc vrai, les apprentis dieux ressentaient les mêmes envies que les mortels, apparemment.

Se remémorant précisément les indications fournies par Breitner quand ce dernier lui avait montré son plan des lieux, le jeune homme trouva assez rapidement ce qu’il cherchait. Après un rapide point d’observation devant l’entrée du lieu de ravitaillement, il y pénétra et se retrouva bientôt dans une vaste salle grouillant de monde. Des gens aux apparences diverses allaient et venaient, certains étaient installés à des tables, mangeaient ou buvaient. Stefen alla se placer à l’arrière d’une petite file d’attente qui s’était formée devant un présentoir, et patienta quelques instants. La file avançait vite, et bientôt, ce fut à son tour de passer sa commande. Il acheta un sandwitch tout simple et un gobelet de café, puis quitta la file pour chercher un endroit où s’assoir.

Après avoir tourné quelques minutes, il finit par trouver une petite table libre, entourée de deux chaises vides se faisant face, dans un coin du réfectoire. C’était parfait. Il allait pouvoir observer discrètement ce qui se passait par-ici. Au départ, il avait bien pensé interpeler directement quelqu’un, mais dans cette foule où tout le monde semblait accompagné, la chose n’aurait pas paru très naturelle. Et puis, ses anciennes habitudes le poussaient davantage à l’observation passive qu’à l’interrogatoire direct, du moins dans un premier temps. Il s’installa donc sur la chaise qui faisait face à la salle, posa son sandwitch et son café sur la table, et fouilla dans l’une des poches intérieures de sa veste. Il en sortit la feuille divine qu’on lui avait confiée lors de son arrivée à l’académie, la déplia et fit mine de l’étudier attentivement. Il était hors de question de rester là, sans rien faire d’autre que dévisager les gens. Il aurait vite semblé suspect. Il se contenta donc de suivre du coin de l’œil les allées et venues des uns et des autres, tout en essayant de capter les conversations des personnes installées aux tables voisines.

Dans le brouhaha ambiant, la chose n’était pas évidente, d’autant plus qu’il ne savait pas exactement qui écouter plus que les autres. En tout cas, les bribes de conversation qu’il parvenait à percevoir pour le moment n’avaient rien de bien passionnant. Il était question d’examens, de cours, de rumeurs sur un mariage prochain… Tiens, on se mariait ici aussi ? Décidément, les habitudes humaines avaient la peau dure. Cela dit, ça ne l’avançait pas à grand-chose. Il continua à laisser traîner un œil par-ci, une oreille par-là, tout en paraissant concentré sur sa feuille divine. De temps en temps, il buvait une gorgée de café ou mordait dans son sandwitch. Là encore, il put constater que les sensations étaient strictement les mêmes que quand il était mortel.
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Dim 23 Mar 2014 - 21:21
Finalement, les jours se suivent et se ressemblent, même ici. Certes au début, je trouve toujours beaucoup de conneries à faire pour m'occuper mais à la longue, c'est presque lassant. Je ne suis pas pressée de retourner sur Terre mais je sens pourtant que je me laisserais bien tenter. Enfin, pour le moment, j'ai eu droit à un arrivage de blessé et, manque de pot, j'étais là quand ils se sont pointés alors du coup, me voilà obligée de m'en occuper. Remarque, il y a un ou deux qui ont des blessures vachement intéressantes. J'aimerais bien savoir comment ils ont récoltés de tels coups de dents, du coup, je fais aussi des croquis, je me renseigne. Ah, des imbéciles qui se sont crus assez puissants pour faire mumuse à l'arène. Il y aurait de l'autre ange déchu de mes deux derrière tout ça que ça ne m’étonnerait pas. Enfin, je fais un minimum mon taff pour une fois, sans hésiter à assommer les trop chochottes. Ils ne vont pas me casser les oreilles alors que je suis là, obligée de les soigner non plus.

Enfin, une fois les imbéciles remis assez en état pour ne plus nécessiter que du repos, je les renvoie dans leurs piaules afin de pouvoir récupérer la mienne. Non mais, je suis chez moi ici. En fixant la fenêtre, je remarque que le jour est bien avancé. Ah ouais, il est déjà cette heure-là? Bon, au moins, ils m'auront occupés ces crétins. Mais bon, maintenant, go miam. Pas question de faire attendre mon estomac. Et puis, comme ça, j'ai une raison valable de quitter mon placard pour aller prendre l'air. Je reste humaine, pour la cafétéria c'est plus pratique, et je me dirige vers ma destination d'un pas souple et félin. Il y a déjà du monde, tant pis, il faudra que je squatte une table. Pas comme si ça risquait de me déranger cela dit. Alors, quoi de beau au menu?

Un énorme bol de crème pâtissière avec une paille m'attend déjà. Ah, elle me connait bien elle, j'apprécie. Il faut dire que je sais me montrer attachante et serviable quand c’est à mon avantage. Pour le reste, un traditionnel steak/frites, bien saignant avec un œuf dessus et la dose de patates, ainsi qu'une assiette de charcuterie. Oui, je ne suis pas une carnivore pour rien. La salade, je laisse ça aux tortues et aux lapins. Et bien sûr, une brique de lait avec du sirop la menthe pour pouvoir mélanger. J'aime faire comme tout le monde, je sais. Enfin, maintenant, trouver une place. Hum... Plouf plouf, ce sera toi qui me supporte...

Tiens tiens, je le connais pas celui-là. Et il a l'air louche. Enfin non, plutôt malin par rapport à la grosse moyenne des gens d'ici. On le verrait presque pas mais en fait, je suis certaine qu’il ne lit absolument pas son papelard. Il guette. Mawrr, voilà qui est intéressant. J'ai trouvé ma proie. Et hop, sans même lui demander son avis, je viens m'installer à sa table, du même côté que lui. J'aime avoir une vue dégagée sur mon environnement sans craindre un coup d'épée dans le dos. De vieux réflexes.

"- Désolée, t'as choisi la meilleure place et c'est celle que je voulais. Alors, vas falloir partager mon chou."

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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Lun 24 Mar 2014 - 16:40
Stefen avait vu la jeune femme approcher d’assez loin, avec son plateau bien garni. Pendant un instant, il avait cru, espéré même, qu’elle s’installerait à une table voisine. Mais un bref coup d’œil aux alentours l’avait fait se raviser. Il n’y avait aucune autre place libre dans les environs. C’était bien sa veine. Il n’avait aucune envie d’être dérangé dans son observation, chose qui allait immanquablement se produire si cette personne s’installait face à lui, masquant son champ de vision. Tant pis, quand elle lui demanderait si elle pouvait s’assoir à sa table, il lui répondrait qu’il attendait quelqu’un. Elle n’insisterait probablement pas, il devait bien y avoir d’autres chaises inoccupées dans cette salle immense.

Il suivit donc du coin de l’œil le déplacement de la jeune femme, faisant toujours semblant de consulter sa feuille divine posée devant lui, un coude appuyé sur la table, le menton dans la peaume. Mais au lieu de s’arrêter devant lui comme il s’y attendait, la nouvelle arrivante contourna la table et vint s’installer à côté de lui sans autre forme de procès, avant de lui signifier d’un ton assuré qu’il n’avait pas vraiment le choix. La chose lui arracha une petite grimace de contrariété, crispant le coin de ses lèvres. Non mais, pour qui se prenait-elle ? C’était fort, ça. Et ce tutoiement d’entrée de jeu, sans parler du « mon chou ». Pendant quelques secondes, il se serait cru dans l’un de ces bars louches des bas quartiers où il avait été contraint de fouiner, au début de sa carrière humaine. Heureusement, ce genre d’expédition n’avait été que tout à fait exceptionnelle, et ne s’était d’ailleurs jamais reproduite dès qu’il avait atteint quelques mois d’expérience. Il détestait ce genre d’entrée en matière. Sans même tourner la tête vers la jeune femme, il commenta, sur le ton du constat :

« Je vois que la politesse n’est de mise que chez les mortels… En tout cas, je n’ai remarqué aucune indication spéciale à cette place avant de m’y assoir. »

Il tendit sa main libre pour attraper son gobelet de café et en but une gorgée, en profitant pour observer à la dérobée le visage de sa voisine. Traits fins, yeux très particuliers, chacun d’une couleur différente, air effronté. Son regard descendit tout aussi brièvement sur le plateau et son contenu. Copieux, en effet. De la viande cuite et crue, des frittes, du lait… Curieux mélange. A première vue, il ne devait pas s’agir d’un professeur. Cela dit, Stefen s’était fait la même réflexion en rencontrant Breitner, et pourtant… Ici, il ne fallait surtout pas se fier aux apparences, semblait-il. Prudence, donc, une fois encore. Même si les manières de cette femme ne lui plaisaient pas, il devait rester sur la réserve, tant qu’il ne savait pas exactement à qui il avait affaire. D’ailleurs, autant régler la question immédiatement, savoir s’il pouvait sortir quelque chose d’intéressant de cette intrusion sans gène. Dans le cas contraire, il pourrait toujours s’en aller. Reposant son gobelet sur la table, Stefen fit mine de se replonger dans sa feuille divine et ajouta, l’air de rien.

« A moins que ce soit un tel honneur de vous compter à sa table, que personne ne songerait même à protester… Vous devez certainement être quelqu’un de très important ici. »

Le ton restait neutre, dénué de tout cynisme. Stefen aurait tout le loisir de s’en donner à cœur joie plus tard, s’il s’avérait que cette personne ne méritait pas le moindre égard de sa part.
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Mer 26 Mar 2014 - 9:30
Oh, il me plait celui-là. A peine un crispement de la mâchoire mais il est évident que ma présence ne lui plait pas. Il est mignon, on pourrait presque croire à son petit jeu du pauvre innocent qui tente de comprendre les mots bêtement alignés sur ce bout de papier. Sa feuille divine. Intéressant, moi aussi j'ai bien envie de me rincer l’œil dessus. Apprendre à connaitre ton ami comme ton ennemi et là, tu possèderas toutes les clefs de la victoire. Enfin, on n’en était pas vraiment là tous les deux mais j'avais hâte de voir comment mon binoclard allait réagir. Calme et mesuré, il prenait sur lui sans trop d'efforts visiblement. Hum, intéressant.

« Je vois que la politesse n’est de mise que chez les mortels… En tout cas, je n’ai remarqué aucune indication spéciale à cette place avant de m’y assoir. »

"- C'est surtout un concept Humain dont je n'ai absolument rien à faire. Et apparemment toi non plus, puisque tu ne respectes pas les codes que vous vous imposez de vous-même sur Terre. Alors t'es mal placé pour parler si tu veux mon avis."

Il veut me faire la leçon? Aucun problème. Mais il va être servi, le petit nouveau. Surtout que j'ai de la répartie et de l'expérience. Il me fait bien rire ce petit. Après tout, s'il veut entrer dans le jeu des politesses, qu'il commence donc par se présenter. C'est au plus jeune de commencer et à ce jeu-là, je pense battre facilement la quasi-totalité de l'Académie même si je plus que bien conservée pour mon âge. L’avantage de ma double nature.

"-Sans compter qu'il est on ne peut plus impoli d'observer ainsi les gens à la dérobée en leur faisant croire que tu es occupé avec ce vulgaire bout de papier."

Je me suis à peine penchée mais ses mots, il a été le seul à les entendre, calmement susurrés. Oui, je ne suis pas dupe, loin de là. Alors s'il veut continuer à me prendre de haut, il va devoir se méfier. Au moins, il est au courant que j'ai repéré son manège alors maintenant, voyons comment notre petit redresseur de torts compte réagir. Moi, j'attaque tranquillement mon assiette, découpant de beaux morceaux de viande encore sanguinolent que je viens déguster avec application. la cantine est vraiment bonne ici, je ne vois pas pourquoi je me priverais d'en profiter à outrance, puisque que je suis bloquée ici pour l'éternité.

« A moins que ce soit un tel honneur de vous compter à sa table, que personne ne songerait même à protester… Vous devez certainement être quelqu’un de très important ici. »

Je rigole doucement, émettant un ronronnement discret et progressif. Il veut des informations lui. Et il cherche à m'en extirper via une vile flatterie. C'est trop mignon. Je serais bien tentée de céder à son chantage, juste pour m'amuser et le laisser se complaire à croire que je ne suis qu'une sale peste ingénue et à la cervelle vide de toute réflexion tiens. Mais sa façon de placer les mots, son ton, tout me donnait envie de continuer à l'embêter. J'ai trouvé ma proie du jour. Pauvre de lui.

"- Si peu, si peu. Quoique, si un jour tu meurs à nouveau, tu as plutôt intérêt à ne pas m'avoir à dos. Puisque c'est moi qui possède les clefs pour ressusciter les pauvres âmes décédées à nouveau."


Pour une fois que mon boulot de merde ici me donne des avantages, je ne vais surement pas cracher dessus. Et oui, vous voulez revivre? Eh bien, il faut passer par moi. Revivre ou vous soigner d'ailleurs. Et ça arrive toujours, à tout le monde, à un moment ou à un autre. Alors éviter de me contrarier en soi est une très bonne idée. U simple sourire de pauvre petite fille avant de piocher à nouveau dans mon assiette. Et puis, je reprends la parole.

"- Et au contraire, je suis une moins que rien ici mais j'en fais mon affaire. Il y a toujours des avantages à tirer de chaque position, j'ai trouvé les miens. Parc contre, toi, t'as d'être paumé et bien comme il faut. J'en déduis donc que t'es un nouveau, sans doute apprenti puisque tu aimes t'amuser avec ta feuille depuis tout à l'heure et que tu ne sais rien de l'Académie."

Simple constat, je réponds sur le même ton qu'il a employé plus tôt pour me parler. Oui, je joue avec lui. A son insu et à ses dépens. Alors, mon chou, tu me réserves quoi pour la suite?

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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Mer 26 Mar 2014 - 15:34
A la première réplique de la jeune femme, Stefen se contenta d’un haussement d’épaules, toujours sans regarder son interlocutrice. Elle tentait de lui renvoyer sa critique à la figure, c’était gonflé. Mais ça ne prendrait pas. C’est elle qui avait commencé en s’invitant à sa table. Il fit simplement observer, du même ton égal :

« C’est vous qui venez vous imposer à cette table. Moi je n’ai rien demandé. »

Mais la suite des propos qu’elle lui adressa lui fit froncer un sourcil. Lentement, il redressa la tête et la tourna vers elle pour la regarder enfin en face, quelque peu incrédule. Elle voyait donc parfaitement clair dans son jeu. En seulement quelques instants, elle avait compris qu’il ne s’intéressait pas vraiment à sa feuille divine et que ce n’était qu’un moyen de mieux observer les alentours sans trop se faire remarquer, du moins c’est ce qu’il avait cru. Lui qui pensait avoir été particulièrement prudent, voilà qu’il était démasqué par la première venue. Une fois encore, il se fit la réflexion qu’il avait vraiment perdu la main. S’il n’était même plus capable de faire ce qui était sa spécialité quand il était sur Terre…

Vexé comme un enfant pris les doigts dans le pot de confiture, et sans quitter des yeux la jeune femme qui s’était mise à manger avec appétit, il saisit le papier toujours posé devant lui, le replia méthodiquement, et le glissa dans la poche intérieure de sa veste, d’où il l’avait sorti en arrivant. Il ne servait plus à rien de jouer la comédie. Cela dit, il n’avait aucune envie non plus de s’appesantir sur son échec. Il lui fallait rebondir, et vite. Peut-être était-ce une bonne occasion d’en apprendre plus, finalement. Le jeune homme déclara, d’une voix où perçait un peu plus d’’agacement qu’il l’aurait souhaité :

« Il se trouve que ce vulgaire bout de papier est la seule chose qu’on m’a donnée quand je suis arrivé ici, et qu’il ne m’aide pas beaucoup à savoir où je suis tombé. »

Il attrapa son sandwitch et mordit dedans, pour se redonner une contenance, mais le rire de sa voisine vint à nouveau lui vriller les nerfs. Elle se moquait ouvertement de lui, apparemment, et il avait horreur de ça. Et puis, il y avait quelque chose de bizarre dans ce rire. Il faisait irrésistiblement penser à une sorte de ronronnement. Un peu comme aurait fait un chat. Et Stefen détestait les chats. De son vivant, il n’avait jamais été très proche des animaux en général. Les seuls qui avaient un semblant d’intérêt à ses yeux étaient les bêtes utiles à l’homme, comme les chevaux par exemple. Les autres n’étaient pour lui que nuisibles, et particulièrement les chats. Il voyait dans ces êtres, dans leurs mouvements furtifs, dans leur regard scrutateur, dans leur capacité à passer inaperçus et à capter l’insondable, quelque chose de terriblement malsain. Aussi avait-il toujours fait de son mieux pour s’en tenir le plus éloigné possible.

Une fois encore, il tourna les yeux vers la demoiselle, un peu plus énergiquement que la première fois. Mais les paroles qu’elle prononça ensuite éveillèrent instantanément son intérêt, coupant court au regard noir qu’il s’apprêtait à lui lancer. Son air de reproche laissa place à une mine stupéfaite. Il mit un petit temps pour comprendre le sens de la phrase qu’il venait d’entendre, puis demanda, d’un air presque naïf :

« Qu’est-ce que vous entendez par… mourir à nouveau ? »

La chose lui paraissait tellement étonnante que, pour une fois, il en était passé par une question directe sans trop s’en rendre compte. On pouvait donc mourir une deuxième fois ? Et ressusciter encore, ensuite ? Les êtres qui vivaient dans cet endroit n’étaient pas immortels ? A présent, une foule de questions se bousculaient dans sa tête. Il commençait sérieusement à soupçonner que l’existence à l’académie n’était en fait qu’une sorte de vie humaine bis. Et c’était donc cette personne, assise à côté de lui devant son assiette de frittes, qui était responsable de faire revenir les morts pour la seconde fois ?

Stefen se ravisa. Bien sûr que non, ça n’était pas possible. L’explication était beaucoup plus simple en fait, cette fille lui racontait n’importe quoi, juste pour se mettre en valeur. Et il était en train de se faire berner comme un débutant. Comment avait-il pu la croire aussi facilement ? D’ailleurs, sa remarque sur sa qualité de « moins que rien » confirmait qu’elle le menait en bateau. Immédiatement, son visage se ferma, et il commenta, avec un petit ricanement :

« Une moins que rien qui ressuscite les gens, bien sûr. Et après vous allez me dire que vous avez un ami qui contrôle le temps, et qui n’est qu’un sous-être insignifiant, n’est-ce pas ? »

Et puis quoi encore ? Si vraiment elle possédait un tel pouvoir, jamais elle ne se considérerait comme une moins que rien. Cela dit, même si elle tentait de se jouer de lui, et y était parvenue l’espace d’un instant d’ailleurs, il fallait reconnaître qu’elle était très perspicace, comme l’attestait sa dernière tirade. Elle avait parfaitement vu juste, et cela contrariait bien le jeune homme. Il allait devoir redoubler de méfiance, tant qu’il n’aurait pas retrouvé les qualités de mystification dont il était maître par le passé. Quelquepart, être tombé sur cette personne dès le départ n’était peut-être pas une si mauvaise chose. Cela lui permettait de faire le bilan de ses faiblesses et de voir sur quoi il allait devoir travailler. Mais en attendant, il ne pouvait pas se permettre de lui laisser croire qu’il n’était qu’un pauvre petit être sans défense. Visiblement, elle était du genre à profiter de la situation, et il ne tenait pas spécialement à savoir de quelle façon. Il répliqua donc, sur la défensive :

« Si vous connaissez des nouveaux qui débarquent ici en connaissant l’académie aussi bien qu’un guide touristique, je serais ravi de les rencontrer. Cela dit, j’apprends vite… »
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Ven 28 Mar 2014 - 9:47
« C’est vous qui venez vous imposer à cette table. Moi je n’ai rien demandé. »

Rhoo, pauvre chéri, tu vas me faire pleurer. Fais ta pauvre victime, je sais très bien à ce regard que tu me lances que j'ai plus que taper dans le mille. Alors, fais le malin, j'aime voir ça. Les gens qui croient encore avoir une chance de gagner et qui se donne encore toutes les raisons de continuer un combat qu'ils ont pourtant perdu d'avance. Allez, continue, joue avec moi.

« Il se trouve que ce vulgaire bout de papier est la seule chose qu’on m’a donnée quand je suis arrivé ici, et qu’il ne m’aide pas beaucoup à savoir où je suis tombé. »

"- Ça, c’est pareil pour tout le monde, mon cœur. C'est comme ça qu'on reconnait les débrouillards et les vrais paumés. Je ne parlerais pas de sélection, on la fait déjà à l'entrée, mais c'est tout comme au final."


Oh oui, vas-y. Continue à me dévisager de la sorte. J'adore ça. Tu ne crois que je suis aveugle mais tu te trompes lourdement, mon Chat. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Et je sais que même si tu ne veux me porter aucun intérêt, d'ici trois secondes, tu ouvriras de nouveau la bouche pour m'interroger. Attention, 3, 2, 1...

« Qu’est-ce que vous entendez par… mourir à nouveau ? »


"- Exactement ce que je viens de dire. Les Humains n'ont droit qu'à une mort, pas les apprentis dieux. Évidemment, il y a une ou deux petites conditions à remplir pour revenir à la vie mais cela se fait et bien plus souvent qu'on ne pourrait le croire. Et je suis très bien placée pour le savoir...."

Sourire énigmatique, regard malicieux. Oui, je donne la mort sans doute autant que je me vois contrainte de rendre la vie. Curieux sens de l'humour que celui de leur éternel absent mais finalement, cela à son charme. Et quel plaisir de faire revenir une victime adorée à la vie dans le simple but de la faire re-mourir aussitôt derrière, de la façon la plus douloureuse possible.

« Une moins que rien qui ressuscite les gens, bien sûr. Et après vous allez me dire que vous avez un ami qui contrôle le temps, et qui n’est qu’un sous-être insignifiant, n’est-ce pas ? »

"- Surement pas, vu que je ne m'encombre pas d'amis. Des relations diverses, oui, mais certainement pas des amis, beurk, et puis quoi encore. Pour le moins que rien, tu comprendras en temps et en heure. Tu n'es pas encore prêt à tout entendre, c'est tout."

Sure de moi, je m'amuse à ses dépens. Il veut me faire croire que rien ne le touche mais en fait, il s'enflamme facilement ce petit. D'apparence, il reste parfaitement égal et encore, son visage parait trahit quelques émotions mais sinon, il reste un livre ouvert pour la professionnelle de l'arnaque que je suis. Mais face au sien, il devait être un bon. Voilà de quoi le mettre encore plus en rogne. Oh oui, je sens que je vais rire avec lui.

« Si vous connaissez des nouveaux qui débarquent ici en connaissant l’académie aussi bien qu’un guide touristique, je serais ravi de les rencontrer. Cela dit, j’apprends vite… »

"- Sache que tout se trouve ici. Et cette personne que tu cherches est, entre autre, un ange déchue d'un violet douteux et répondant au nom de Soul, qui s'occupe de l'arène."

Et paf! Dans les dents, mon chéri. N'essaie pas de jouer contre moi, tu n'arriveras à rien. Enfin, au moins un avantage à la rencontre de cette enquiquineuse d'emplumée. Comme quoi, même les êtres les plus insignifiants peuvent un jour vous rendre service. Ah, qu'elle magnifique journée. Je m'étire un grand coup, mon assiette bien entamée. Un bon repas, un nouveau jouet, que demander de plus? Vous voyez que je ne suis pas difficile.

"- Allez, arrête de bouder. Ce n'est pas parce que j'ai toujours raison que tu dois faire la gueule. Ce que vous pouvez être susceptible, vous les Humains. Mais c'est aussi ce qui fait votre charme."

Voilà. Comment appâter mon petit curieux. Je lance mes paroles le plus nonchalamment du monde, sans même lui adresser le moindre regard, dégustant mon verre de lait avec une lenteur toute calculée. Il a forcément noté. Il a une bonne réflexion, mine de rien, ce petit. Je l'aime bien. Pour son plus grand malheur, je n'ai aucune envie de le lâcher.

"- Et avec tout ça, j'en avais oublié la politesse. Bienvenue par ici, le nouveau. J'espère que tu t'y feras, tu viens de prendre perpète dans cette Académie. "

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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Ven 28 Mar 2014 - 19:40
Décidément, les ripostes de Stefen ne semblaient avoir aucun effet sur la jeune femme, sinon celui de l’amuser de plus en plus. Le jeune homme sentait l’agacement monter progressivement en lui, à mesure que son interlocutrice le renvoyait dans les cordes en le traitant comme un enfant. Il fallait qu’il se maîtrise, il le savait, même s’il y parvenait de moins en moins facilement. Il en était sûr, sa voisine n’attendait que de le voir sortir de ses gonds, pour une raison qu’il commençait à soupçonner. Elle avait envie de se divertir en se payant un petit nouveau, probablement. Vu le style apparent du personnage, mélange d’assurance sans faille et d’espièglerie provocatrice, il ne devait pas être très loin de la réalité. Cela dit, le rôle qu’elle était en train de lui faire jouer ne lui plaisait pas du tout, et il résolut de ne pas se laisser faire. Reprendre le dessus dans la discussion, en utilisant ses acquis, d’abord.

Et encore cette histoire de sélection implicite. Il avait déjà abordé le sujet avec Breitner, et leur hypothèse se trouvait confirmée. Les autorités de cette académie se contentaient de leur laisser le minimum vital, et ensuite, c’était à eux de se débrouiller. C’était précisément dans cette voie que Stefen avait tout juste commencé à s’engager, et il ne comptait pas faire partie des « vrais peaumés » mentionnés par la femme. Après tout, durant sa vie sur terre, à part un petit coup de pouce initial, il avait dû faire son trou seul, et il ne s’en était pas si mal sorti. Il répliqua donc avec une moue qu’il voulut blasée :

« Question sélection, j’en ai vu d’autres, vous savez. »

Puis il écouta la réponse de sa voisine sur les morts multiples, possibles par-ici. Il ne put comprendre l’air mystérieux qu’elle prit à cet instant. Sans doute une nouvelle façon de se mettre en avant en s’attribuant une fois encore la capacité de rendre la vie. Mais un tel pouvoir ne pouvait être confié à un être aussi vulgaire, Stefen en était persuadé. Aussi rétorqua-t-il, l’air hautain, pour bien montrer qu’il n’était pas impressionné :

« Moi qui pensais que les créatures surhumaines étaient dotées de la vie éternelle… C’est plutôt décevant. On se fait beaucoup d’idées sur ce qui se passe après la mort, visiblement. »

Puis, affichant un sourire sarcastique, il ajouta :

« Et je suppose que l’une des conditions pour revenir à la vie est d’être dans vos bonnes grâces ? »

Autant rentrer dans son jeu et pousser la chose jusqu’au bout, tant qu’à faire. Lui aussi pouvait se moquer d’elle, s’il le voulait. Et voilà qu’elle lui affirmait ne pas avoir d’amis. Sur ce point au moins, il pouvait la comprendre. Lui-même n’avait jamais fréquenté autrui que par utilité. Chaque interaction était minutieusement calculée pour en tirer un maximum d’avantages, à plus ou moins long terme. Ca n’avait pas toujours fonctionné, il y avait eu des interlocuteurs assez perspicaces pour flérer l’absence de sincérité du jeune homme. Mais avec l’expérience, Stefen s’était peu à peu perfectionné dans ce petit jeu. Et en tout cas, il ne s’était jamais attaché à personne.

Par contre, la suite du propos de la femme, lui signifiant qu’il n’était pas encore prêt à tout entendre, sonna comme une nouvelle pique à ses oreilles. Elle continuait à le prendre de haut. Sans trop réfléchir, il riposta, sèchement :

« Je saurai bien tout ce que je veux savoir quand j’en aurai envie. »

Il regretta immédiatement le ton boudeur qu’il venait d’employer. Ce devait être exactement ce qu’elle cherchait, encore une fois. Vraiment, elle n’avait pas son pareil pour frapper là où ça faisait le plus mal. Il allait devoir se montrer beaucoup plus prudent, pour ne plus lui prêter le flanc d’une façon aussi évidente. Si jamais il continuait à se laisser balader ainsi face à la première venue, sa réputation dans l’académie serait très vite faite, et pas dans le sens qu’il aurait souhaité.

Il ne comprit pas bien les paroles que sa voisine prononça ensuite et la regarda à nouveau, intrigué. Un ange déchu ? Qu’est-ce que c’était ? Bien sûr, il connaissait le sens des deux mots, mais leur association ne lui évoquait rien. Il n’avait jamais vraiment pris le temps de s’intéresser en profondeur à la mythologie religieuse, de son vivant. Et un ange violet en plus ? Etait-elle en train de délirer complètement, ou bien s’amusait-elle encore à lui raconter n’importe quoi ? Cependant, il mémorisa le nom qu’elle venait de donner, et la fonction aussi, qui attira son attention. Il y avait donc une arène ici ? Il faudrait qu’il aille y jeter un œil, ça pouvait être intéressant. Finalement, il avait quand même réussi à obtenir un renseignement qui pouvait s’avérer utile. Il ne se rappelait pas que cet endroit était indiqué sur le plan de Breitner, mais il se souvenait des points d’interrogation qui ornaient de nombreux emplacements sur le morceau de papier. Sans doute le professeur n’avait-il pas encore identifié ce lieu. Tandis que sa compagne de table s’étirait, il demanda :

« Et cette arène, où se situe-t-elle ? »

Il avait repris un ton neutre, mais n’avait pas maquillé sa question. Ca ne lui paraissait pas nécessaire, la jeune femme n’avait aucune raison de lui cacher cette information, a priori. Mais la nouvelle attaque à laquelle elle se livra par la suite le détourna aussitôt de son centre d’intérêt tout neuf, le faisant grincer des dents.

« Je ne boude pas. Et que vous ayez toujours raison, ça reste encore à prouver. »

Et voilà qu’il s’était encore fait avoir, elle lui avait à nouveau fait perdre contenance. Il tenta de se reprendre en demandant, plus pour la forme :

« Et puis quoi, vous n’êtes pas humaine, vous, peut-être ? »

En la voyant boire son verre de lait, il repensa au rire-ronronnement qu’elle avait produit un peu plus tôt, et l’image d’un chat s’imposa à nouveau à lui, comme une réponse à sa question. Il tenta de la chasser de son esprit, ainsi que le malaise qui l’accompagnait. C’était ridicule. Mais à y regarder de plus près, c’est vrai que cette fille avait quelque chose de félin, dans ses gestes, son regard… Sans compter les ongles de ses mains qui ressemblaient étrangement à des griffes. Stefen sentit un frisson lui parcourir l’échine, sans qu’il parvienne à le réprimer complètement. Il détourna les yeux et tenta de concentrer son attention sur son café dont il but à nouveau une gorgée. Le liquide était quasiment froid et lui arracha une petite grimace. Aussi fut-ce sans la regarder qu’il entendit sa phrase de bienvenue, à laquelle il répondit, d’un ton monocorde, sans aucune gratitude, la tête légèrement baissée, les yeux fixés sur son gobelet comme si c’était l’objet le plus intéressant au monde :

« Merci bien… Et le petit nouveau a un nom, Stefen, en passant. »

Juste histoire qu’elle cesse de lui attribuer ses petits surnoms ridicules. Après tout, qu’elle sache son nom ou pas n’avait absolument aucune importance. Au moins, si ça pouvait lui éviter à l’avenir les « le nouveau », et autres « mon coeur » qui lui hérissaient le poil…
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Mar 1 Avr 2014 - 9:45
« Question sélection, j’en ai vu d’autres, vous savez. »

Intéressant à savoir ça. Il parle lui-même de sélection. Alors, au vu de ce que j'ai déjà réussi à apprendre de lui, s'il n'a pas fait un métier du style espion ou malfrat, je veux bien me faire changer en chien. Il n'y a que ces types d'hommes qui prennent si mal la critique. Et vu comment il a réagi lorsque j'ai grillé son petit jeu, il a plus que l'habitude d'avoir le dessus, c'est un fait évident. Dommage, avec moi, on ne peut pas dire qu'il soit franchement bien tombé. Mais ça ne rendra les choses que plus drôle. Je le laisse donc jouer encore un peu les fanfarons, histoire qu'il puisse encore croire que son orgueil et sa fierté sont saufs. Je les piétinerais plus tard, bien comme il faut.

« Moi qui pensais que les créatures surhumaines étaient dotées de la vie éternelle… C’est plutôt décevant. On se fait beaucoup d’idées sur ce qui se passe après la mort, visiblement. »
« Et je suppose que l’une des conditions pour revenir à la vie est d’être dans vos bonnes grâces ? »


"- Ne pas confondre Dieu et Apprenti-Dieu. Tu as la vie éternelle, jusqu'à ce que l'on fasse disparaitre toute trace de ton existence et dans ce cas, tu meurs bel et bien mon chou.
Pour le reste, cela dépendra de mon humeur également. Mais il est certain que ne pas m'avoir contrarié auparavant sera on ne peut plus bénéfique à celui qui souhaite retrouver la vie et son corps entier, en parfait état de marche."

Suis-je vraiment sérieuse? Mon regard le laisse penser alors que mon attitude hurle le contraire. Juste pour m'amuser encore plus à ses dépens. Après tout, le meilleur moyen de le savoir, c'est d'essayer. Et s'il veut, je serais ravie de le tuer sur le champ pour lui prouver la véracité de mes dires. Mais au vu du personnage, je doute que cela l'intéresse. Dommage. Je reviens donc à mon assiette, terminant ma viande encore saignante avant de déguster les frites. Avec les doigts, c'est pas drôle sinon.

« Je saurai bien tout ce que je veux savoir quand j’en aurai envie. »

"- Je n'ai jamais dit le contraire, mon cœur. Mais je te rappelle juste, par pure amitié, qu'ici le temps n'a pas du tout la même signification que de ton vivant. Alors garde bien ce détail à l'esprit, il pourrait se révéler très utile pour la suite."


« Et cette arène, où se situe-t-elle ? »

"- Par là-bas. Entre le gymnase et derrière les bâtiments administratifs. Tu ne pourras pas la rater, c'est un immense dôme aux alentours toujours très bruyants. L’effervescence des combats sans doute, bien que ce ne soit que des petits joueurs dans l'ensemble."

Oui, je ne me gêne pas pour y aller de mon petit commentaire. Après tout, il pose des questions, alors à lui d'en supporter les réponses. Et là, je sens que j'ai touché un point sensible. Susceptible le petit et pas qu'un peu vraisemblablement. En même temps, s'il s'est persuadé de son temps sur Terre que son jeu d'acteur était impénétrable, je vais le faire déchanter rapidement. Mais d'abord, le laisser se jeter tout seul dans la gueule du loup.

« Je ne boude pas. Et que vous ayez toujours raison, ça reste encore à prouver. »
« Et puis quoi, vous n’êtes pas humaine, vous, peut-être ? »


Il ne croit pas une seconde à ce qu'il dit. Il veut juste essayer de reprendre l'avantage, cela se sent dans sa voix, dans son attitude. Pourtant, je vois le doute qui s'immisce lentement dans son esprit. Tu aimerais bien le savoir hein? Avoue, tu en crève d'envie, mon petit bout de rien. Son frisson ne m'échappe pas et mon sourire s'élargit. Il se doute de quelque chose, ça y est, ses neurones se sont mis à fonctionner correctement. Enfin, les choses intéressantes vont pouvoir commencer. Je finis mon verre de lait avant de venir passer ma langue râpeuse sur ma lèvre pour en effacer les dernières traces de boisson lactée et le fixe avec un regard joueur.

"- Tu es sûr de vouloir le savoir? Tu en frisonnes déjà et ce n'est pas de l'excitation que je ressens. Alors réfléchis bien avant de poser des questions dont tu pourrais regretter les réponses. Le temps de la vie facile est terminé. Tu n'es plus sur Terre ici, mais à la Deus. Tâche de t'en souvenir. Je ne serais pas toujours d'humeur si conciliante."


Je suis venue me rapprocher de lui, mes doigts venant effleurer son menton pour le forcer à me regarder droit dans les yeux. Je n'ai pas les pupilles fendues des félins mais tout en moi crie ma véritable nature à cet instant. Pourtant, je retiens le ronronnement qui me brule la gorge. je veux qu'il doute, qu'il y croit puis qu'il change d'avis. Qu'il continue à se persuader que je ne lui raconte que des cracks pour finir par tomber de très haut le jour où la réalité lui explosera en plein visage. Oui, je suis un monstre, et j'aime ça.

« Merci bien… Et le petit nouveau a un nom, Stefen, en passant. »

Je le libère de la pression de ma main avant de revenir à mon déjeuner. Stefen. Oui, bof. Ça n'a rien de vraiment attrayant comme prénom. Enfin, s'il le donne, c'est qu'il veut que je l'utilise. Donc je ne le ferais pas, par pur esprit de contradiction.

"- Et alors? Je ne vais pas m'amuser à retenir les noms de tous les gens que je croise ici. Après, si tu n'aimes pas mon chou, je peux passer à Labinocle si tu préfères. C'est tellement banal tous ses noms dont vous vous affublez.
Enfin bon, ça veut dire que tu attends que je me présente aussi, c'est ça? Pff, convention humaine débile, je te jure. Comme si la politesse servait à quelque chose. Mais bon, moi c'est Nelsha. Voilà, content? "


Je m'étire à nouveau, mon plateau pratiquement complètement nettoyé. Le meilleur pour la fin. Ma coupe de crème pâtissière que je vais engloutir avec délice et volupté, à la paille. La cafétéria n'a pas vraiment désemplit mais on sent que certains se pressent pour retourner en cours. Ah, quelle joie de penser que je n'ai pas ce genre d'impératifs.

"- Tu sèches déjà les cours? Où monsieur le grand observateur à simplement plus intéressant à faire? T'inquiète, je n’ai pas l'intention de cafter, ce n’est pas mon genre. Personnellement, j'ai mieux à faire."

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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Jeu 3 Avr 2014 - 18:59
La première information donnée par la femme était intéressante, et Stefen la nota dans un coin de sa tête. S’il comprenait bien, on avait donc la vie éternelle, au sens où on ne souffrait pas de l’écoulement du temps. Mais on pouvait tout de même être tué. C’était bon à savoir. Finalement, cet entretien lui apprenait des choses, même si ça se faisait dans la douleur, en tout cas pour lui. La suite des propos lui arracha un grand sourire, par contre. Elle continuait à affirmer sans la moindre hésitation qu’elle était responsable de ramener les apprentis dieux à la vie, et qu’il ne fallait donc pas la contrarier. Ben voyons. Décidément, elle ne manquait pas d’air. Ne voyait-elle pas à quel point ce qu’elle disait était énorme ? Ou alors, elle le prenait vraiment pour un imbécile. Sans quitter son sourire, il répliqua, mettant un maximum d’ironie dans son ton :

« J’ai intérêt à faire très attention à ce que je dis, alors. Si jamais je meurs à nouveau, je ne voudrais pas me réveiller défiguré ou avec une jambe en moins. »

Quand elle reprit la parole, tout en finissant son assiette, pour évoquer la valeur particulière du temps par-ici, le jeune homme ne résista pas à l’envie de contre-attaquer. Il avait l’impression de reprendre le dessus, ce qui lui redonnait de l’assurance. Posant un coude sur la table et appuyant son menton sur sa peaume, il fit remarquer, d’une voix mielleuse, en fixant le visage de sa voisine d’un air amusé :

« En toute amitié hm ? Je croyais que vous ne vouliez pas vous encombrer d’amis. Je vous aurais déjà fait revenir sur vos principes ? »

Ca ne coûtait pas bien cher, mais il sentait qu’avec elle, il devait exploiter la moindre faille. Son sourire s’effaça, mais il poursuivit sur le même ton :

« Cela dit, je n’ai pas attendu votre sage conseil pour me rendre compte de ce qu’impliquait l’éternité, ne vous en faites pas pour moi. »

Il mémorisa l’emplacement de l’arène que la jeune femme lui indiqua ensuite, ne prêtant pas attention à la remarque qu’elle ajouta. Elle ne faisait pas partie de ces « petits joueurs », elle, bien sûr, puisqu’elle avait le pouvoir de vie et de mort, elle qui avait tant d’expérience, bla-bla-bla. Il commençait à connaître la chanson. La vantardise de cette fille ne semblait pas avoir de limites, et relever la chose une fois encore aurait été une perte de temps. Mais la suite ne fut pas si insignifiante, et Stefen se redressa sur sa chaise, soudain mal à l’aise. Elle avait perçu son frisson, elle semblait lire en lui la moindre de ses émotions. Et c’était précisément ce qui l’angoissait chez les chats. Cette sensation qu’ils percevaient tout. Les chats… Encore cette image dans sa tête. Mais pourquoi s’imposait-elle avec tant d’insistance ? Il n’y avait pas de chats dans les parages bon sang, et certainement pas sur la chaise à côté de la sienne.

En tout cas, rien n’avait l’air d’échapper à cette fille, ni de la surprendre. Par contre, lui se voyait sans cesse pris de cours par ses réactions. A nouveau, il perdait l’avantage. Mais l’avait-il seulement eu à un moment ? Elle l’acheva, pour ainsi dire, en lui prenant le menton. Il n’avait pas vu qu’elle s’était rapprochée de lui et ne put retenir un léger sursaut au contact. Quand elle le fixa de son regard étrange, il silla. Il devait reprendre pieds, il ne comprenait pas bien ce qui lui arrivait. Se raccrocher au réel, au concret, au rationnel. Il eut un sourire forcé et fit d’une voix qu’il voulait calme, mais qui s’était légèrement éraillée :

« Je ne vois pas ce que ma question a de si risqué, tant la réponse est évidente. Je n’ai absolument rien à regretter. Et puis, gardez vos belles leçons pour quelqu’un d’autre. Moi, je n’en ai pas besoin. Je ne vous ai rien demandé, je me fiche de votre humeur. »

Défense désespérée, il en était vaguement conscient. Tout ce qu’il pouvait tenter désormais, c’était de sauver les apparences. Son sourire s’estompa, et, esquissant un geste pour repousser la main de son visage, il tenta de durcir son ton, avec un succès tout relatif.

« Lâchez-moi maintenant. »

Elle finit par le lâcher en effet, mais il eut la quasi-certitude que sa demande n’y était strictement pour rien. D’ailleurs, ce qui suivit ne le rassura pas du tout. Nelsha ? Même ce nom, dans sa sonorité, évoquait un félin. Stefen secoua vigoureusement la tête, inspira profondément, puis reprit avec un peu plus de sérénité, mais sans la regarder :

« Je n’attends rien du tout. Si vous pouviez juste éviter vos surnoms ridicules, je ne suis pas votre copain. Gardez vos familiarités pour ceux à qui vous daignez rendre la vie, tiens. »

Les yeux du jeune homme se perdirent dans la foule qui commençait à s’agiter vers la sortie. Il avait besoin de détourner son attention de son interlocutrice, juste quelques instants. Quand elle lança son dernier sarcasme, il se contenta de répondre, d’un ton sec :

« Je doute fort que ça vous concerne. Je n’ai pas de comptes à vous rendre, et vous faites ce que vous voulez. »

Cela dit, aller voir à quoi ressemblait l’un de ces cours n’était peut-être pas une mauvaise idée. En suivant ces gens, en plus, il saurait exactement où aller. Et au moins, il aurait une raison de s’éloigner de sa voisine sans que ça s’apparente trop à une fuite. Il saisit son gobelet et vida le fond de café froid qui y restait.
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Dim 6 Avr 2014 - 10:45
« J’ai intérêt à faire très attention à ce que je dis, alors. Si jamais je meurs à nouveau, je ne voudrais pas me réveiller défiguré ou avec une jambe en moins.

Un sourire sauvage s'imprime sur mon visage. Mon cœur, c'est n'est pas avec une jambe en moins que tu risques de te retrouver, cela serait trop flagrant. Nan, j'ai de meilleures idées qui m'en feraient frissonner d'avance mais je me contiens. Je ne veux pas qu'il s'inquiète trop, il finirait par fuir. Et je m'amuse trop bien en sa compagnie pour souhaiter que cela se termine aussi tôt. Comme c'est dommage pour lui. Si au moins il avait su se montrer discret, je me serais peut-être lassée mais là, il ne fait qu'en rajouter à chaque seconde et mon instinct primaire ne eux résister à une telle invitation, ce serait un crime.

« En toute amitié hm ? Je croyais que vous ne vouliez pas vous encombrer d’amis. Je vous aurais déjà fait revenir sur vos principes ? »
« Cela dit, je n’ai pas attendu votre sage conseil pour me rendre compte de ce qu’impliquait l’éternité, ne vous en faites pas pour moi. »


"- Ne confonds pas formule de politesse débile et volonté réelle. Tu n'es pas de taille à me faire changer d'avis. Pas encore du moins. Et je ne reviendrais certainement sur ma parole pour un simple Humain dans ton genre."

Là où lui ne fait que se vexer davantage à chaque remarque, chacune des siennes me fait rebondir en joie pirouette me redonnant toujours une bonne longueur d'avance sur son compte. Et il nourrit mon avantage sans même s'en rendre compte. Oui, ce repas est tout simplement jouissif à mon tempérament d'emmerdeuse. Un coup d’œil, un sourire, une remarque bien placée et le voilà qui, croyant avoir repris le dessus, se renferme à nouveau comme une huitre ayant réalisé à quel point je le menais par le bout du nez. Enfin non, il ne sait rien de la profondeur de mes ténèbres mais ça, il finira bien par le découvrir et ce jour-là, je serais aux premières loges pour voir sa tête.

« Je ne vois pas ce que ma question a de si risqué, tant la réponse est évidente. Je n’ai absolument rien à regretter. Et puis, gardez vos belles leçons pour quelqu’un d’autre. Moi, je n’en ai pas besoin. Je ne vous ai rien demandé, je me fiche de votre humeur. »
« Lâchez-moi maintenant. »


Un léger rire, doux et calme, mais semblable au ronronnement d'un félin prêt à se jeter sur sa proie. J'ai bien compris que le côté félin en moi le dérange même s'il ne veut rien en laisser paraitre. C'est bien ma veine, j'ai dû en prime tomber sur le seul type complètement paniqué par les chats de l'Académie comme jouet de ma journée. J'adore le sens de l'humour de ses lieux, décidément. J'obtempère et le lâche, bien qu'en fait, je ne le fasse que pour récupérer ma main, pas par gentillesse. Tu ne veux pas de mes avertissements? Eh bien, ne les prends pas mon chou. Tu ne viendras simplement pas pleurer après.

« Je n’attends rien du tout. Si vous pouviez juste éviter vos surnoms ridicules, je ne suis pas votre copain. Gardez vos familiarités pour ceux à qui vous daignez rendre la vie, tiens. »

"- Je fais ce que je veux, quand je veux. Et donc je n'ai aucun ordre à recevoir de toi. Si je décide de t'appeler Minus, je le ferais. Point. Et si tu veux que j'arrête, tente donc de m'en empêcher tiens."

Une invitation gratuite à se jeter dans la gueule du loup? Oui, parfaitement. Ma coupe dans la main, j'aspire à petites gorgées mon dessert, e délectant de cette crème lactée dont je raffole. Et puis quoi encore, comme s'il croyait qu'il allait m’impressionner. Décidément, on ne joue vraiment pas dans la même cour tous les deux. Mais c'est vraiment attrayant aussi. J'adore le voir se croire intouchable, hors de ma portée, alors que mes pions ont déjà trois coups d'avance sur les siens.

« Je doute fort que ça vous concerne. Je n’ai pas de comptes à vous rendre, et vous faites ce que vous voulez. »

"- Tu as tout à fait raison sur ce point. Au moins un où tu ne feras pas fausse route, c'est déjà ça. Mais bon, c'est en faisant des erreurs qu'on apprend et qu'on grandit. Cela te sera utile, je n'en doute pas le moins du monde."


Oui, je joue odieusement avec ses nerfs que je sens à vifs. Il sent que je ne suis pas comme lui mais sans savoir pourquoi et cela le traumatise. Mais tu n'as encore rien vu mon Chou, ne t'en fais pas. J'ai encore tout un tas de surprises qui t'attendent. Mais pas tout de suite, pas à l'instant. D'abord, te laisser digérer ta défaite, le temps que tu retrouves ton aplomb premier. Avant de tout venir piétiner à nouveau comme il se doit, sans rien te laisser de ta superbe. Oh oui, jouons encore un peu ensemble, mon adorable petit bout de rien.

"- Enfin bon, mine de rien, j'ai aussi du travail qui m'attend. Alors, comme j'ai mieux à faire que de jouer la nounou, je vais te laisser continuer à observer le temps passer, bien caché derrière ta feuille divine. A la prochaine, qui ne saurait tarder..."


Je laisse un instant mes paroles en suspens, lui offrant un regard qui en dit long sur le fait que je sais très bien qu'il viendra à nouveau à moi. Via l'infirmerie, j'en suis persuadée. Et puis, j'ai encore envie de jouer alors, sans crier gare, je viens coller ma bouche à son oreille, lui susurrant quelques mots à la fois effrayants et doux comme du miel

"- Les perceptions, voilà un Domaine intéressant. je serais curieuse de voir ce que tu vas en tirer..."

Et au passage, mes lèvres qui viennent sceller les siennes sans lui demander son avis, dans un ronronnement flagrant. Juste de quoi le faire flipper bien comme il faut. Une seconde, deux tout au plus et déjà, je suis debout et je m'éloigne, en rigolant doucement, fière de mon coup. Pas un regard en arrière, je sors de la cafétéria le port de tête altier et l'allure noble. Une proie de plus qui reviendra d'elle-même se jeter dans mes filets. Qu'est-ce que je peux adorer cette Académie en fin de compte.

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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Lun 7 Avr 2014 - 16:17
Rien à faire, les saillies de Stefen semblaient ricocher sur sa voisine comme des lames qu’on aurait lancées sur un rocher. Pire, chaque tentative de prendre l’ascendant se soldait par un douloureux retour de bâton. D’un sourire carnacier, d’une réplique cinglante, la jeune femme écrasait Stefen de tout son mépris, le réduisant à l’état de « simple humain », ce qui, dans le monde des dieux, devait être une cuisante insulte. Il commençait à envisager sérieusement de quitter la table au plus vite, la situation était en train de lui échapper complètement. Malgré tout, il trouva la force de rétorquer, d’une voix éteinte :

« Nous ne sommes plus de simples humains ici, vous le savez bien. Sur ce point, nous sommes parfaitement semblables. »

A vrai dire, il tentait désormais de s’en convaincre, mais y parvenait de plus en plus difficilement. Il sentait confusément que cette fille était fondamentalement différente de lui, qu’il y avait un abîme d’expérience et de pouvoir entre eux deux, mais son cerveau refusait encore de l’admettre, se raccrochant à tout le rationnel dont il était capable. Que pouvait-il y avoir d’autre que d’anciens humains ici ? Rien, à l’évidence. Son interlocutrice essayait de lui faire peur, et il était bien trop novice dans ce monde pour avoir de quoi la contrer. Il fallait qu’il s’en aille, qu’il s’éloigne d’elle pour le moment. Plus tard, quand il aurait mieux intégré les codes, assimilé suffisamment de connaissances sur l’académie, il pourrait probablement lui tenir tête sans problème. Et alors, elle regretterait amèrement de s’être moquée de lui.

Et encore ce ronronnement étrange. Il produisait sur le jeune homme à peu près le même effet que le crissement d’une craie sur un tableau noir. Malgré ses efforts, il ne parvint pas à contrôler sa réaction instinctive de répulsion, une fois encore. Il tenta de se raisonner. C’était ridicule, cette fille n’était pas un chat. C’était juste une femme arrogante et provocatrice. Une femme qui ronronnait, avait des griffes au bout des doigts, buvait du lait, jouait avec lui comme avec une souris… Une fois de plus, il se secoua, essayant désespérément de chasser ces pensées absurdes. Et voilà qu’elle refusait de l’appeler par son prénom, préférant ses sobriquets consternants. Et elle le mettait au défi d’essayer de l’en empêcher ? Même s’il l’avait voulu, il ne voyait pas vraiment comment il aurait pu faire pour le moment, effectivement. Il se contenta de répondre, avec une moue qu’il voulut indifférente :

« Oh mais ce n’était pas un ordre, simplement une suggestion pour vous rendre un peu plus agréable. Mais après tout, si ce genre de familiarité vulgaire vous amuse, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à essayer de vous empêcher de quoi que ce soit. Je n’ai pas que ça à faire. »

Il balaya d’un vague geste de la main la remarque suivante, sur les erreurs qui font grandir. Elle se remettait à lui donner des leçons. C’était plus qu’il ne pouvait en supporter, et il se dit qu’il était grand temps de se sortir de ce guêpier. Prenant son gobelet vide d’une main et son reste de sandwitch de l’autre, il s’apprêta à se lever. C’est alors qu’elle annonça son propre départ. Quelquepart, ça l’arrangeait bien, il n’aurait pas à donner l’impression de fuir, finalement. Cela dit, c’était assez surprenant qu’elle s’éclipse comme ça, elle avait vraiment l’air de bien s’amuser. Ou peut-être qu’elle se lassait de ce petit jeu, en fait. Bon, il aurait tout le temps d’y réfléchir plus tard. Pour l’heure, cette initiative le soulageait et il se détendit enfin un peu. Il se permit même de lâcher un dernier sarcasme.

« C’est ça, les morts réclament vos bons offices pour avoir droit à leur seconde chance. Il ne faudrait pas les faire attendre. En tout cas, vous serez forcément plus utile ailleurs qu’à cette table. Et pour ce qui est d’une prochaine fois, si j’étais vous je n’y compterais pas trop, je vous ai dit que je n’aimais pas perdre mon temps. »

Sur quoi, il détourna la tête, pour bien montrer qu’il ne lui prêterait plus aucune attention. Mais les mots sussurés à son oreille lui arrachèrent un nouveau frisson. Apparemment, elle avait vu ce qui figurait sur sa feuille divine. Il faut dire qu’il l’avait laissée bien en évidence quand elle était arrivée. Contrarié, il retourna vivement la tête vers elle.

« Mêlez-vous… »

Mais des lèvres vinrent aspirer la fin de sa phrase, sur fond de ronronnement, lui faisant écarquiller les yeux. Il se raidit mais ne parvint pas à bouger. Quand la jeune femme se redressa pour s’éloigner, il resta immobile, comme pétrifié, le regard dans le vague. Un tumulte de sentiments agitaient son esprit. Colère, dépit, humiliation… terreur. Il demeura ainsi de longues minutes, alors que la cafétéria se vidait peu à peu. Ce ne fut qu’ensuite qu’il parvint à reprendre un semblant d’activité motrice. Avec des gestes mécaniques, il se leva, alla jeter ses déchets dans la poubelle la plus proche, et quitta l’établissement d’un pas lent, sans vraiment regarder où il allait. Petit à petit, les pensées cohérentes revinrent, et il se surprit à surveiller les alentours tandis qu’il marchait, avec la crainte diffuse de voir surgir quelque chose de menaçant, il ne savait trop quoi. Il s’arrêta et prit plusieurs longues inspirations, tentant de remettre de l’ordre dans ses idées. Pourquoi cette rencontre avait-elle eu un tel effet sur lui ? Après tout, il ne s’agissait que d’une fille sans gène qui avait voulu jouer avec lui en lui racontant n’importe quoi. Pas de quoi se mettre dans un état pareil. Et pourtant, ce malaise qu’il avait ressenti ne venait pas de nullepart. Il ne se rappelait pas avoir déjà éprouvé quelque chose de semblable auparavant. En tout cas, il allait falloir faire très attention. Après tout, peut-être que cet univers n’était pas si identique que cela au monde qu’il avait connu.
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Re: A la recherche d'un petit encas... et d'informations - Mar 8 Avr 2014 - 14:28
Bon sang ! Que j’ai aimé vous lire ! Je me suis bien marré devant les réactions de l’un et de l’autre, et vos répliques plus piquantes les unes que les autres m’ont plus que plus. Franchement, un rp comme ça, j’adhère illico !

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