Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

Première approche. [PV Didrik]

Invité
avatar
Invité
Première approche. [PV Didrik] - Jeu 20 Mar 2014 - 17:13

Première Approche.


Quand on dit "première fois", les gens pensent toujours à des trucs dégueulasses. Pas moi. Enfin si, un peu. Ben là, par exemple, c'était la première fois que j'avais vêtu une longue robe bleue un peu style médiéval, avec un corset noir au dessus duquel un tissu bleu passait sur mes épaules pour recouvrir mes bras et une jupe longue qui frôlait le sol à chacun de mes mouvements, avec des escarpins de la même couleurs, et que j'avais noué mes cheveux blanc en une natte sur le côté. Mon maquillage était tout aussi assorti. On aurait presque pu me prendre pour une princesse du Moyen-Âge, à me balader comme ça dans l'Académie. Je ne sais pas quelle mouche m'a piqué ce matin, mais j'avais besoin de changement. Non pas qu'avoir fréquenté des gens de toutes les époques m'ait retourné le cerveau, non non non ! Je suis juste devenue imprévisible depuis que je suis morte. D'ailleurs, je me sens plus libre maintenant qu'à l'époque.

Pourquoi ? Je n'ai plus à bosser pour me faire du fric, plus à hurler pour que l'on m'écoute. De toute façon, c'est pas comme si je parlais beaucoup à l'époque. Ma voix n'a pas changé, malheureusement, mais je sais désormais y faire fasse bien qu'elle effraie souvent aux premiers abords. Ouais, j'aime ce terme de premier !
Si je me balade, c'est que j'ai fini ma journée de cours. Certes, j'aurais pu sortir me balader mais je n'en avait pas réellement envie. J'avais souhaité rester là et c'est donc ce que j'avais fait. En vérité, je cherche cet abruti de Peter qui se planque. Première fois que j'ose penser son prénom alors que je marche d'un pas assuré et quasi effrayant -ce n'est pas vrai, je le pense pour me donner du style.

-Eh oh regarde où tu vas Tornade !

Voilà une expression bien étrange. Je fronce les yeux et dévisage la petite gamine qui ramasse ses cahiers. Polie, je me penche pour l'aider à les récupérer et m'excuse gentiment en lui lançant un faux sourire ravageur. Elle me fixe, perplexe, puis la p'tite brunette s'en va rejoindre sa bande de potes au bout du couloir. Je l'ai bousculée parce qu'elle était sur mon chemin, d'abord.

Mes yeux se posent sur les portes tour à tour, jusqu'à ce que je trouve celle qui m'attire. Je vérifie qu'il y a bien quelqu'un grâce au bruit qu'il y a derrière, mais n'entendant rien, je lâche un soupire et je pousse la porte, sans me gêner. Cela ne marche pas, j'imagine que ces portes sont trop vieilles pour pouvoir s'ouvrir sans que l'on doive les forcer. Donc je toque et j'attends, en jetant un coup d'oeil aux punks autour de moi. Le mec me sourit, son chewing-gum dépassant légèrement de sa bouche en une bulle de couleur ignoble : rose. En fait, c'est tout son corps qui est ignoble, mais bref, je décide de l'ignorer. Et puis étant impatiente, je tourne la tête vers la porte en frappant de nouveau un ou deux coups pour être sûre que la personne à l'intérieur soit bien au courant de ma visite.

J'avais eu envie de venir rencontrer ce prof, du nom de... Karpsom ? Non... C'était plus quelque chose comme... Charleston ! Quoi, Charleston ?! Faut avoir du culot pour se nommer ainsi ! Je me mets à ricanner et vérifie mentalement le discours que je pourrais faire. Mentalement mais à voix haute mais basse. En gros je pense à voix basse. Voilà, c'est exactement ça. Donc...

-Bonjour monsieur ! Ou Madame ! Oh désolée pour ma tenue, j'étais à un bal costumé aujourd'hui ! Oui, dans ma chambre !

Non, c'est nul.

-Monsieur Charleston, c'est bien vous ? Je me présente, Damoiselle Cornen. Non, rassurez-vous, je suis seulement jeune, mes cheveux ont des racines blondes, vous voyez ?

Non, cette fois il me prendrait réellement pour une demoiselle de la Cour de Louis XIV. Ou pas. D'ailleurs, j'imagine actuellement le professeur. J'imagine un homme, grand et musclé, avec un débardeur moulant et une veste de cuir, un jean sexy, des chaussures cirés. Ses yeux d'un vert perçant et un sourire à en faire tomber plus d'une. Mais un problème : ses cheveux, qui seraient tellement longs qu'ils en casserait son charme ! Non, c'est probablement un p'tit vieux tout trapu qui parle trop et trop vite pour que l'on puisse le comprendre. Il en deviendrait complètement ennuyant ! Alors, verdict ?


Dernière édition par Raven Cornen le Sam 5 Avr 2014 - 13:49, édité 3 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Jeu 27 Mar 2014 - 4:12
Première approche.

Un but non précis clore l'âme

En 1199, Je me rappelle de Agnès de Méranie, une beauté folle et elle était la femme du roi de France, Philippe II, ce qui fit d'elle la reine. Notre première rencontre fut assez mémorable, je lui avais donné un chien, le plus beau de mes berger comme cadeau de mariage et elle s'y attacha énormément. Je me rappelle à quel point elle me posait des questions pour mieux en prendre soin et cela nous avait amenés à une grande amitié. Jamais nous avions pensé à l'adultère, j'étais son ami point final et j'en étais heureux. Je me souviens d'une rencontre en particulier, en janvier je puis dire, on était en hiver et elle me fut l'honneur de me rendre visite par simple envie.

On était dans la cours de mon domaine, il faisait beau, un grand ciel bleu et un soleil bien rond ornait le ciel. Elle, moi et son chien marchons en discutant comme toujours.


- Et Dame Duchâteau? Elle ne vous intéresse pas?
- Je... ne suis pas vraiment en bonne harmonie avec son frère.
- Cela est vrai, mais vous devez penser à une descendance Didrik, vous avez eu 30 ans.
- Cela viendra quand Dieu me donnera moins de choses à régler ma reine.
- Didrik, je ne vous connais que trop, vous allez toujours être débordé mon cher.

Nous marchions toujours, j'avais mes mains croisés dans mon dos, la tête penchée vers l'avant et je cherchais une excuse dans ma tête pour lui répondre.

- La famille Didrikson doit naître Didrik.
- Je sais... mais je n'ai pas envie d'échouer mon devoir pour cela.
- Votre devoir est aussi de fonder une famille Didrik.
- ... Il y a trop de justice à accomplir pour que je m'attarde à ça...
- Et de quelle justice parlez-vous?
- La justice... la loi...
- Et si la loi est injuste?
- Je parlais de la loi de Dieu
- Et c'est quoi la loi de Dieu? Dite moi la donc...
- Je... Le père André me la déjà...
- Vous ne pouvez pas tout faire sous parole du père André, il reste un homme Didrik.

Je restais là silencieux, et j'ouvrais ma bouche après de longues secondes.

- La justice que votre mari, le roi, choisira, sera mienne aussi.

Elle me regardait d'un visage sévère, choqué même.

- Mon mari n'a pas besoin de moutons, il a besoin de lions, il a besoin d'alliés qui vont foncé pour réussir et pour vaincre!
- Je ne suis pas...
- Si vous l'êtes Didrik, vous êtes un chevalier exemplaire, vous ne saviez simplement pas sur quoi vous baser.
- Je ne sais pas ma reine...
- Je ne vais pas m'éterniser à vous torturer, la nuit porte conseil, réfléchissez et prenez une décision Sire.
- Oui ma reine...

Je commençais à me prosterner mais elle claqua des doigts.

- Pas tout de suite, j'ai autres choses à vous parler.
- Je vous écoute Méranie...
- Nous sommes de bon amis vous et moi... Je tenais à vous dire que Sire Duchâteau commence à manigancer quelques choses contre vous...
- Haha, cela n'est pas nouveau ma mi.
- Il essaie de m'impliquer je puis penser... sachiez que même si vous êtes comme mon frère, je ne sacrifieré rien pour vous sortir de là Didrik.
- Je comprends ma reine...
- Allez, mettez-vous à genou maintenant.

Je m'exécutas et la salua comme un serviteur. Je la voyais partir vers l'ouverture du portail et... je...


•••

J'ouvre mes yeux en douceur, surpris d'être en fait endormi sur mon bureau de classe, habillé normalement... quoi que non, normal pour l'époque en tant que chevalier, sous-vêtement en toile couvert d'une cote de maille que je cachais avec une grande veste de cuir et des cuissards. On peut voir mon armoiries au centre de mon torse ainsi que ma brillante lame Gewalt Mond dans son fourreau qui est accroché à ma ceinture. Je m'étire alors les bras en me levant pour pouvoir quitter la classe et je replace mes longs cheveux pour ne pas les avoir dans les yeux.

Je pensais à mon rêve, quand j'y pense, je n'ai toujours pas trouvé pour quelle justice je veux me battre... Je ne me suis jamais marié et la ligné de ma famille est morte en même temps que moi. Disgrâce, je suis mort en étant rien qu'un faux souvenir au monde. Je me secoue un peu le visage pour me changer les idées, penser à autre choses, pour ne pas ne pas gâcher ma journée.

J'avais une mine fière au visage, comme toujours et alors que j'allais soulever la barre, que j'ai installé moi-même l'autre jour pour barré la porte, que des coups retentirent sur la porte. Je recule d'un pas en faisant une mine dérangée et après un soupire et quelques secondes de vérification envers la propreté de mes vêtements, je soulève la barre et ouvre la porte d'un air noble.


- Qui est-ce?

Je vis alors la jeune fille, ce n'était pas la première fois que je la voyais, en cours? Peut-être, mais pas sous ces vêtements assez anormal, du moins, anormal pour le type de personne que j'ai croisé dans l'académie.

- Que fait une jouvencelle avec de t'elle accoutrement?

Il se reprit tout de suite après.

- Et... puis-je vous aider?


Code by Rain
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Jeu 27 Mar 2014 - 11:20

Première approche.

J'ai les mains moites et j'ai l'impression que je vais tomber dans les pommes. Le dos droit, j'attends interminablement que la porte s'ouvre, j'attends de découvrir qui est ce fameux prof. En vérité, j'étais déjà venue une ou deux fois à ses cours mais je n'étais pas restée longtemps car je n'étais pas au mieux de ma forme. Prise de maux de têtes, de nausées ou de bien d'autres choses dérangeantes j'avais dû aller à l'infirmerie. J'imagine qu'il ne va pas s'en souvenir, tout comme il risque d'oublier qui je suis une fois que je serais partie de là.

- Qui est-ce? pus-je entendre une fois la porte ouverte.

Je retiens mon souffle avec des yeux gros comme des soucoupes. Il a réellement des cheveux longs et d'un blond époustouflant. Me voilà bien dans la merde ! Je ne veux pas concurrencer les gens, bien au contraire. Je veux les aider. Là ça va être à lui de m'aider, mais si je passe mon temps à contempler ses cheveux, je suis dans la merde jusqu'au cou. Et encore, le terme est bien faible pour ce que je pense au plus profond de moi.

- Que fait une jouvencelle avec de t'elle accoutrement?

Il se reprit soudainement, face à mon silence déroutant et probablement mes joues rougissant sous ses paroles.

- Et... puis-je vous aider?

Je baissais un peu la tête, quelque peu honteuse. J'ai l'impression de l'avoir dérangé. De plus que je viens d'oublier pourquoi je suis venue là... Il me déconcentre, comme la plupart des hommes, et encore plus ici. Ils sont tous différents, ont tous leur personnalité impressionnante et viennent tous d'époques différentes. Moi qui vient d'habitude avec de pauvres robes de tissus que j'ai pu attraper par-ci par là depuis ma Renaissance dans cette Académie, je débarque avec une tenue pour le moins... Déconcertante. Comme déguisée, je le redis encore une fois.

Je sens une boule dans mon ventre, ou des papillons. Je n'aime pas ressentir cela face à un adulte si mature par rapport à moi qui suit restée à la personnalité de mes dix-sept ou quinze ans...

-Je...Euh... je grimace et me frotte la joue en prononçant quelques mots maladroits. -Je crois que je vous cherchais, pour savoir en quoi consiste votre cours ou des trucs comme ça.

J'ignore si j'ai bien fait de me reprendre ainsi. Je me soucie énormément de la façon dont je peux apparaître face à la population divine qui se trouve juste autour de moi. Je me permets de jeter un coup d’œil à la pièce et je lui adresse un sourire avant de me faufiler maladroitement dans sa salle pour m'installer sur une chaise, ayant l'impression que mes jambes sont devenues du coton. D'ailleurs je me frotte les mains sur les cuisses, sentant mon crâne exploser dans ma tête, ou presque. Ces sensations étranges ? Je les avais ressentis il y a bien fort longtemps. Dans un sens, ça m'effraie, de l'autre ça fait monter l'adrénaline dans mon corps -et encore, la dernière fois que j'étais en proie à un médoc qui fait monter l'adrénaline, je n'étais pas dans un très bon état... Bref, je relève les yeux vers lui et m'exprime d'une voix timide.

-Excusez-moi, si je ne prenais pas la peine de m'asseoir je serais tombée dans les pommes... J'espère ne pas vous déranger...

Suite à ma phrase, je jette un coup d’œil à son bureau, puis le dévisage lui. Je n'arrive pas à deviner de quelle époque il vient. Je suis curieuse de le savoir, même si sa charmante silhouette me fait légèrement peur, au point que si je ne me contrôlais pas, je serais déjà partie en courant pour pleurer dans les toilettes, en rechignant que je suis une pauvre fille qui n'arrive pas à faire de véritables efforts pour arrêter de comparer les gens, pour aborder les hommes qui m'ont longtemps rendue plus que nerveuse. J'ai la pénible impression que c'est comme un sentiment de supériorité. Je suis restée trop longtemps bloquée sur le fait qu'il fallait que je serve les hommes sans jamais piper mot histoire de ne pas éveiller trop de soupçons. En même temps, j'ai été élevée différemment des autres. J'ai vécu dans l'angoisse pendant longtemps, dans le silence, comme si je n'avais jamais été personne. Je commence à croire que c'est mon destin d'être ici en tant que malheureuse fille aux pouvoirs quasi impossibles à maîtriser, et d'apprendre à être quelqu'un de meilleur pour la société qui s'offre à moi.

-Oh, je suis mademoiselle Cornen. Mais appelez-moi Raven, tout simplement. Lançais-je avec encore une fois un gentil sourire.





Dernière édition par Raven Cornen le Sam 5 Avr 2014 - 13:46, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Lun 31 Mar 2014 - 5:16
Première approche.



Je la scrutais des yeux subtilement, curieux de cette personne.

- Je crois que je vous cherchais, pour savoir en quoi consiste votre cours ou des trucs comme ça.

J'étais surpris de sa réaction, elle entrait dans la classe comme ça, sans l'autorisation, mais en même temps elle semblait malade et elle s'assied sur une chaise dans la classe ensuite.

- Excusez-moi, si je ne prenais pas la peine de m'asseoir je serais tombée dans les pommes... J'espère ne pas vous déranger...
- Faites... comme chez vous...

Elle scrutait la pièce de ses yeux, j'étais un peu dérangé du silence et du temps qu'elle prenait.

- Oh, je suis mademoiselle Cornen. Mais appelez-moi Raven, tout simplement.

Elle me souriait, elle était charmante sur le coup et je lui fis un sourire aussi, incapable de ne pas en faire un à un aussi beau que le siens.

- Je... appelez-moi Sire Didrik Karlson, je suis enchanté Dame Cornen.

Je laisse la porte bien ouverte pour ne pas qu'une rumeur douteuse de prof qui s'enferme avec une élève circule dans l'école et je pars rejoindre ma chaise pour m'y asseoir doucement. Sa robe était jolie, habituellement, je garde un visage assez neutre et sévère envers une inconnue, moi et les donzelles, ça n'a jamais été très convainquant. Je lui fixe alors le visage, elle me fait penser à quelque chose ou à quelqu'un... mais qui?

- Alors, quelles sont vos questions sur mon enseignement jeune donzelle?

Je réfléchis toujours, les cheveux, le visage... le sourire, oui c'est ça. C'est le sourire qui me dit quelque chose, ma mère? Non, une de mes servantes peut-être... quoi que non, elle ne m'aurait pas fait sourire si cela aurait été le cas... j'attends une réponse de sa part, me forçant à ne pas la fixer pour la gêner, je regardais par la fenêtre et je fais même semblant de regarder de la paperasse.

- Je ne sais pas si mes courts serait approprié pour une femme aussi délicate que vous, Dame Cornen, je suis assez dure comme enseignant.

Je remarquais son oreille gauche, la boucle d'oreille, cela lui donnait du charme déjà, ses yeux aussi, ses lèvres et ses mains. Je secoue encore ma tête, je n'arrive pas à savoir et cela m'énerve. J'ai toujours eu de la difficulté à comprendre les choses sentimentales avec les femmes, je ne devais pas hors de moi sous présence féminine, mais j'avais tendance à vouloir partir n'aimant pas le jeu qui consiste à deviner les sentiments de l'autre. Certes, je sais qu'il faut faire des efforts, mais le fait que j'ai l'impression qu'elles font exprès de tout rendre compliqué m'énerve.

- À moins que... l'habit ne fais pas le moine et que vous voulez justement que les gens vous prennent pour une femme douce et faible... Mais même là je ne suis pas un prof qui montre a tué, j'enseigne la psychologie de la violence, comment garder son âme en temps de violence et je peux vous dire que savoir tuer ne prouve aucunement vos...

Je comprends alors que je parle trop, je dois la laisser me poser des questions, je ne suis plus un seigneur, je dois faire attention.

- ... pardons, je vous écoute...

J'examine toujours son visage, les lèvres... la bouche... Voilà qui elle est...

- Dame Agnès de Méranie...

Je venais de dire mes pensées à voix haute, cette Raven avait le même bas du visage que ma meilleure amie... son ancienne meilleure amie, la reine de France... J'avale ma salive sur le coup.

- Pardons, je pensais à... oubliez ce que je viens de dire...


Code by Rain
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Lun 31 Mar 2014 - 19:20

Première approche.

J'aurais pu jurer qu'il ne m'écoutait pas. Alors que je lui demandais quelque chose, il se mettait à déblaterer pour des raisons inconnus. Ce prof si impassible était désormais étrange. C'est vrai, lorsque je le voyais passer dans le couloir, généralement, il me snobait. Rah, je savais que j'aurais du ne pas mettre cette tenue ! ENfin bref. Son sourire est à tomber. Tellement que je détourne le regard, bien trop gênée pour le braquer sur lui de nouveau. Le dos droit, je ne peux m'empêcher de jouer aux le coin de la table, avec mes mains. Je suis bien trop nerveuse.

- Je... appelez-moi Sire Didrik Karlson, je suis enchanté Dame Cornen.

Sire Didrik ? Il est sérieux là ?! Les titres de noblesse sont passés de nos jours. Je soupire, et lève les yeux au ciel. J'espère qu'il ne s'y prend pas comme ça pour intéresser les élèves à son cours, sinon, il ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs. Ah non pardon, il est passif, c'est juste qu'il a des rides qui lui barrent le front tellement il réfléchit. Et puis ça me laisse assez perplexe... Il est très charmant ce prof, mais j'essaie de me convaincre du contraire. Pourquoi donc ? Probablement parce que c'est un professeur. Et chaque élève se doit de détester ses professeurs, pour ne pas attirer l'attention. D'ailleurs, pour montrer que finalement je me moque bien ce son prénom je hoche la tête d'un air penaud.

Bien sûr, lorsqu'il me pose une question, je n'écoute pas, donc je le fixe d'un air étrange en attendant qu'il répète. Puis je me force à sourire, pensant un peu à autre chose histoire de ne pas causer trop de dégâts pour aujourd'hui. Je ne sais vraiment pas quoi dire. Ouais, la peur commence à se faire sentir. Pourtant, je parviens à peu près à me calmer en découvrant la porte ouverte. En vérité, s'il l'avait fermée, je serais partie en courant ou j'aurais sortit mon arme afin de pouvoir gentiment me défendre. Finalement, je me demande si je n'aurais plutôt pas du acheter un Katana... Cela m'aurait drôlement rassuré ! Mais c'est trop tard. Je suis là, dans la pièce avec un professeur. Et je suis tellement nerveuse...

Un bruit de porte qui claque me fait sursauter, et je tourne la tête vers la porte, me frottant la cuisse avec les ongles. Je parviens quelque peu et sans le vouloir à remonter ma robe sur mes chevilles, mais je m'en fiche. Que peut-il bien en avoir à faire des chevilles d'une pauvre fille ? Et en fait, la porte, c'est moi. J'ai un peu plus de maîtrise de mon pouvoir, et il m'arrive souvent et assez inconsciemment de fermer les portes en en ayant vraiment envie. Sauf que là, j'aurais pu m'en contenter. En tout cas, le prof ne semble pas vraiment s'en rendre compte. Il me fixe encore et encore, plongé dans des paroles que je bois quasiment comme du petit lait. Je souris toujours, fière de moi. En fait, la porte a peut-être seulement claqué dans mes pensées ? Ouais, si ça se trouve, il s'en fout un peu plus que moi que cette porte soit fermée. J'espère, dans tous les cas, qu'un pauvre abruti ne fera pas courir de fausses rumeurs. Si je me fâche, je ferais certes pas grand chose mais ça vaut le coup d'essayer de le frapper...

- Dame Agnès de Méranie...

Je sursaute en quelque sorte. Est-ce vraiment moi qu'il vient d'appeler ainsi ? En tout cas, il vient de capter mon regard et je le fixe, d'un air d'incompréhension.

-Qui est-ce ? Ne pus-je m'empêcher de demander. Elle fait partie de votre cours de... De quoi déjà ?

Je rigole, un peu honteuse de ne pas avoir retenu ce qu'il venait tout juste de dire. J'arrête de jouer avec ma robe et je me lève, pour venir face à mon bureau, d'où je m'appuie avec une main sur la surface plane. Il vient de me rendre curieuse.

-C'est un personnage important et combattant d'une époque lointaine ?

Mes yeux pétillent. J'ai besoin d'informations, quitte à en payer le prix cher. Non pas que je veuille savoir le cours sans y être invitée et en plus de ça sans en avoir rejoint la classe à une certaine heure de la journée ! En tout cas, j'attends avec grande impatiente sa réponse. Je détache soudainement mes cheveux. Je les laisse courir le long de mon corps avant de retomber en cascade sur le bureau, à côté de mes mains. Cela me fait penser qu'il faudrait que je me les coupe, un jour... Mais j'ignore quand. Pour l'instant, je les aime. Ils sont plus longs -je crois-, que Monsieur Karlson. Un détail de l'histoire qui me fait énormément de bien. Au moins, il n'a pas envie de se travestir, c'est déjà bien !

-Monsieur... Vous semblez perdu. Vous voulez un verre d'eau ? Quelque chose à manger ?

Je ricane, amusée de moi-même et de la situation. Pourquoi à manger ? Je n'ai rien emmené avec moi. Pourquoi à boire ? Surtout que l'eau des robinets est complètement imbuvable ici. Enfin, je ne peux pas la boire car je la fais voler, et je m'en mets partout. Fichu pouvoir.

En parlant de pouvoir, je commence à paniquer lorsque je vois la règle de bois pour le tableau voler. Par chance, je l'attrape, les yeux exorbités alors qu'elle n'est qu'à quelques centimètres du visage de cet homme.

-D-Désolée... Je bredouille.





Dernière édition par Raven Cornen le Sam 5 Avr 2014 - 13:44, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Ven 4 Avr 2014 - 1:47
Première approche.



- Qui est-ce ?

Zut, je viens de penser la voix haute.

- Elle fait partie de votre cours de... De quoi déjà ?

Je soupire, elle ne m'a pas écouté, au moins ce n'est pas différent, à cet âge, nous écoutons pas, quoi que moi, c'est là que j'ai été nommé seigneur. Mais ce n'est pas nécessairement une bonne chose pour moi, au contraire, elle au moins, elle a pu profit. D'une enfance libre et... non elle est morte... et puis zut suffi les raisonnements sans fond.

- C'est un personnage important et combattant d'une époque lointaine ?

Elle me regarde passionnée, ça me gêne un peu, elle a de longs cheveux blancs magnifiques qui -à mon avis- aurait été encore mieux blond. Ses yeux me donnent des frissons tellement ils sont beaux et cela me fait bégayer légèrement.

- Je... si vous lisez les livres d'histoire... e-el-elle était la Reine de France dans les années 1190 au XII siècles... rien d'important...

Je réussis alors à quitter son visage de mon regard, mais mes yeux finirent par tomber sur... ses chevilles... Je gardais les yeux ouverts, j'imagine qu'elle ne connait pas l'effet que cela peu avoir sur moi et tout autres hommes de mon époque alors je me force à ne pas réagir, mais dans ma tête... c'est comme si vous auriez vue une paire de seins. D'ailleurs, les chevilles de Dame Cornen était très jolie, la peau me semblait douce, mais non, je n'irai pas vérifier. Je respire longuement pour replonger mon regard dans le siens...

- Didrik! Viens là!
- Dame Agnès?

Elle me regardait avec des yeux pareil que cette jeune fille, émerveillé au plus haut point

- Shène a réussi à attraper un lièvre à lui seul, viens voir!

Cette reine me faisait toujours sourire, mature, droites, ne parlait jamais pour rien dire, sérieuse, mais dès qu'elle était avec Shène, son chien, elle devenait une vrai jouvencelle et elle se permettait de le faire que devant moi.

- Regarde le! Allez, fais le beau Shène!

Le chien faisait alors le beau, la langue sortie, c'était une très belle bête et très intelligente.

- En effet, il fait du progrès.

Il y avait un lièvre mort à côté de lui, la reine recula en riant.

- Par contre, mon beau, je ne toucherai pas à cela compris?

Certes, elle parlait au chien, pas à moi et elle riait aux larmes. Nous étions dans la cour de mon château fort, il n'y avait que moi, elle et le chien, alors elle se permettait de faire la bouffonne. Je me souviens des longs cheveux blonds de Agnès, ses yeux et le sourire... les lèvres...


Je reviens à la réalité soudainement.

- Monsieur... Vous semblez perdu. Vous voulez un verre d'eau ? Quelque chose à manger ?

Manger? Pourquoi? Je la vois alors attraper la règle de mesure à côté de moi et j'ouvre grand les yeux surpris.

- D-Désolée... Je bredouille.

Je lui souris alors un peu gêné, voilà donc son pouvoir, elle fait voler les choses... du moins c'est une de ses caractéristiques.

- Il n'y a pas de quoi Dame Cornen, mais... Sire, pas monsieur.

J'insistais là-dessus, je déteste ce mot, un titre gratuit pour tous, non merci, un titre ce mérite.

- Je connaissais cette reine et vous me faite penser à elle, vous vous ressemblez beaucoup... mais oubliée ce que j'ai dit, depuis que je suis ici, dans cette académie, je vis plus dans mes souvenirs que dans la réalité. Pardonnez-moi Dame Cornen.

Je me penche un peu poliment, mais une fois le dos courbé, je vois encore ses chevilles et je me redresse aussi rapidement que l'éclaire pour regarder ailleurs.

- Vous... me donnez pas l'impression d'être une élève normal, vous ne contrôlois pas votre pouvoir?

Je m'assois sur une table plus loin, pour garder mes distances et je croise les bras en penchant un peu la tête vers l'arrière, laissant mes cheveux tomber dans le vide. Quand j'y pense, elle me semble serviable comme femme, soumise? Non surement pas, par pure bontés surement, je me demande si elle va vraiment aller me chercher un verre d'eau si je lui en demande un.

- Hum... sinon pour votre question... je prendrai bien un verre d'eau effectivement.

Je vais la tester pour voir comment elle est naturellement, pour l'instant, physiquement... elle me rend dingue et me fais beaucoup questionner, mais j'ai bien hâte de voir si elles ont le même caractère...

Code by Rain

Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Sam 5 Avr 2014 - 13:41

Première approche.

J'imagine facilement la règle, lui transperçant le crâne. Lui faisant exploser la cervelle, son corps tombant raide par terre. Un bain de sang. Du sang tâchant ma robe, ma figure, mes cheveux blanc immaculé. Enfin, blanc tâché. Du rouge à en crever les yeux, à faire peur. J'aurais commis un crime. Et encore, ce n'était pas un compas... Mais même ! Cette vision me donne la nausée? Je grimace un peu, je fixe la règle que je tiens dans ma main tremblante. Je songe alors à faire quelques exercices afin de mieux maîtriser mon pouvoir, et afin de pouvoir me contrôler, niveau émotions je veux dire. A en voir sa tête, il paraissait surpris. Bon bah, la prochaine fois, j'évite de m'approcher autant, ce serait plus prudent. Donc je fixe la règle, lui, la règle, puis je décide d'aller la reposer où elle était, en soupirant face à son sourire. Comment peut-on sourire alors qu'on a frôlé la mort ? De quelques centimètres en plus !

Et je reviens, mais reste un peu en retrait par rapport au bureau. Une catastrophe n'arrive souvent jamais seule.

- Vous... me donnez pas l'impression d'être une élève normal, vous ne contrôlois pas votre pouvoir? me demande-t-il, probablement pas assez stupide pour deviner ce qu'il s'est passé. Je lui réponds alors d'un ton plutôt sec :

-Non.

Je ferme les yeux, serre le poing en entendant ses pas se rapprocher, puis finalement je l'entends s'asseoir plus loin de là. Ouf. Si je reste dos à lui, peut-être arrêtera-t-il de faire l'imbécile de première, et qu'il fera preuve de plus de contrôle pour ne pas me mettre mal à l'aise. Je me force d'ouvrir les yeux, effectivement, mais lorsque je me retourne je fixe sa posture un peu... Spéciale, voire quasi négligée. Je lève les yeux au ciel. J'ai vu tellement de fois des gens s'asseoir de la sorte et fixer le plafond. Mais ils étaient quand même un peu plus intéressants et moins stressants que le professeur. Lui, il me stresse. J'aurais bien voulu avoir un peu moins de lumière pour pouvoir ne pas apercevoir correctement son visage, mais le sort en a décidé autrement. A croire qu'ici, tout est fait pour m'agacer, me déstabiliser. Putain de dieux... Ou d'apprentis dieux. Ils me gonflent. Tous autant qu'ils sont.

Il a beau me comparer avec une belle Reine qu'il a, on dirait, connu, et une femme qui gouvernait un château et tout son monde, je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas non plus serviteur de Monsieur ! Pourquoi me demande-t-il donc un verre d'eau ? Ah oui, je lui ai proposé tout à l'heure.

-Désolée, Monsieur le Professeur, mais je ne suis plus serveuse.

Je lui lance un grand sourire ravi, puis je viens m'asseoir sur la table d'à côté. Puis je le dévisage. Ses cheveux longs. Parfois ça me répugne de voir d'aussi longs cheveux, gras. Sauf que bien sûr, ils ne le sont pas. Je reprends du poil de la bête, mais pas assez. Comment ça, il n'y a aucun rapport ? Bien sûr que si ! S'il le faut, je m'inventerais des gens dans ma tête pour pouvoir changer. Même si cela pourrait me rendre dingue, je serais capable de prendre le risque. Si c'est pour battre des gens comme lui, de la sorte, alors je le ferais.

-C'est ça, et tu tiendras avec moi pendant combien de temps ?

Je sursaute. Puis je fixe de mes yeux bleus, la tête penchée, Sire Karlson qui ne semble pas avoir bougé les lèvres une seule seconde. J'ignore ce qu'il se passe. J'ignore qui a parlé, qui vient de me faire faire un bond stupide, et qui pourrait être mal vu, mais si j'le retrouve je lui ferais la peau !

-Trop tard. Je suis là.

Je comprends un peu trop tard et en faisant un tour sur moi même, saisissant rapidement mon arme sous ma jupe, que Cheveux Longs ne peut pas entendre ce que ce bouffon invisible vient de me dire. Okay, dernière nouvelle, je suis une putain de schizophrène !

-Euh...

C'est tout ce que je parviens à articuler, puis j'agite le couteau dans ma main.

-Ce n'est pas pour vous tuer hein !

Je commence à me diriger vers la porte à reculons, complètement effrayée, complètement tarée. La seule chose que je veux, c'est qu'il ne s'approche pas. Malheureusement, lorsque j'actionne la poignée, elle ne s'ouvre pas, et je me sens piégée, parce que je le suis, tout simplement.

-Bouffon dans ta tête : un point. Schizophrène que tu es : zéro.

Je tombe à genoux, me prend la tête entre les mains, et souffle doucement, sentant le froid de mon arme sur ma cuisse .Je n'ai plus rien à faire, je suis fichue. Il va se plaindre de moi en ayant cru que je voulais le tuer. J'ai un Bouffon de service qui me hante, et pour couronner le tout, je me mord l'intérieur de la joue pour ne pas pleurer. La folie m'a déjà emportée.


HRP:
 
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Sam 5 Avr 2014 - 18:59
Première approche.


- Désolée, Monsieur le Professeur, mais je ne suis plus serveuse.

Comme je disais, elles étaient pareils... une reine servante, non ça jamais. Elle me fit encore un de sourire craquant que je ne pus décrocher du regard et je lui souris aussi, me forçant à lui en faire un beau aussi.
Étrangement, elle sursauta soudainement, je la regarde un peu surpris, mais je ne dis rien, elle me regarde et je vois dans son regard que quelque chose ne tourne pas rond. Je la vois passer sa main sous sa jupe et cela me fait redresser sur mes jambes assez rapidement.

- J'exige que vous m'expli...

Elle sortit une lame et d'un coup de pied je pousse la table sur laquelle je suis assied.

- On se calme!
- Euh...

Elle agite son couteau alors, ce qui me met en garde.

- Ce n'est pas pour vous tuer hein !

J'hausse un sourcil, mais est-elle folle? Elle recule doucement vers la porte qui semble verrouillé... comment ça la porte est-elle fermé? Je me souviens bien d'avoir pris soins de la laisser ouverte. Je m'avance vers elle doucement, mais je restais quand même de distance.

- Donnez-moi votre lame.

Je lui ordonnais, mon visage démontrait bien que j'étais sérieux.

- Tout de suite.

Je réfléchissais, cela m'étonnerai si elle me donne sa lame, elle ne va pas bien et je suis là pour l'aider dans ses problèmes, c'est mon travail. Pourquoi est-elle comme ça? Je dois le découvrir.

- Un fantôme du passé te hante? ou du présent?

Je lui fais un sourire, personne était normal dans cette académie, je dois lui faire comprendre, qu'elle comprenne qu'elle n'est pas la seul personne à vivre ça.

- Allez, donnée moi votre arme, je vais vous aider...

J'avais du sang plein la bouche, mes dents n'étaient plus que souvenir, mon nez est fracturé à plusieurs endroits et ma mâchoire est disloquée, je voyais la reine à côté du roi, me regardant, forte, sans réaction et la hache du geôlier me coupa la tête d'une violence abominable.

Mes dernières visions ont été vers Dame Agnès et mes visions du présent sont celle de cette Raven, deux femmes identique, Agnès est morte maintenant, je dois prendre soins de Raven comme j'ai pris soins de la reine.

- Laissez-moi prendre soin de vous dame Raven.

J'avance ma main doucement vers la lame, pour la lui prendre, je ne pourrai pas interagir normalement avec elle si elle est armée. Je gardais mes yeux fixés dans les siens, je peux deviner si elle deviendra agressif ou si elle restera calme qu'en observant les yeux. Elle me semblait calme, pour l'instant. Je décide alors de raconter une histoire pour lui changer les idées.

- Je vais vous raconter l'histoire de Hush Yael, une jeune sarrasin que j'ai connue pendant ma croisade... Alors, calme toi...

Je tousse un peu

- Une jeune fille de sept ans environs, elle habitait avec ses parents dans un petit village entre deux collines... Elle n'avait qu'un seul bras, ayant perdu son bras gauche pendant que des soldats musulmans avaient pillé l'endroit. Bref, cette petite fille était étrange, elle aimait parler tout seul, mais en même temps, elle parlait à quelqu'un de son imagination et cela inquiétait ses parents. Je passais mon temps libre à jouer avec elle, quand elle parlait seul, je le prenais pour moi, du coup, avec le temps, elle oubliait son ami imaginaire, car je l'avais remplacé. Il vous faut quelque chose pour oublié votre traumatisme...

Je me demande si elle m'écoute, mais bon, faut voir après. Je dépose alors ma main sur la lame, sur la cuisse en l'occurrence, de Raven et je lui retire la lame en douceur, va-elle riposter?

Code by Rain

Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Mar 8 Avr 2014 - 19:51

Première approche.

Ses sourires ont beau à couper le souffle, je n'arrive pas à me calmer. Peut-être parce qu'il est nerveux, il a la trouille que je l'égorge avec mon couteau... Il vient de l'époque de Reine Méranie ? Bah dis-donc, le courage il est où ? Je trouve ce professeur trop étrange. Et moi, trop déconcentrée. J’aimerais lui dire de dégager, de ne pas s'approcher avant que je ne lui fasse quelque chose, ça ne marche pas. Saperlipopette de Pinocchio ! Que faire ? Je suis perdue, je suis déjà morte... Mais je suis vivante ? Que faire ? Le transformer en nain de jardin ? Oh si j'en aurais le pouvoir je l'aurais fait. Avec une vieille barbe blanche et un dos courbé, des jambes petites et arquées.

Sauf qu'il reprenait dangereusement son air sérieux de professeur. Je ne pouvais pas m'empêcher de trembler en me plaquant dos contre la porte, alors qu'il s'approchait pour prendre mon couteau. On aurait pu le prendre pour un lion féroce. Ses dents tranchantes à l'assaut d'une petite gazelle blessée. Gazelle qui avait tellement couru qu'elle en était fatiguée, elle n'avait plus aucune force de se battre ou de se débattre pour sauver sa peau. Alors elle était là, sur le sol, haletante à regarder la proie s'approcher. La petite gazelle avait la boule au ventre. Elle se le tenait, à la limite de vomir. Et elle secouait la tête les larmes roulant à une vitesse incroyable sur ses joues. Les paroles qui sortaient de sa bouche n'étaient pas "Ne me mangez pas Grand Roi de la jungle", mais plutôt :

-Rendez-moi ça...

Puis elle se leva avec un courage sortir de nulle part et sauta sur la proie. Cette gazelle s'état transformée en terrible lionne qui voulait punir son mâle d'avoir mal fait quelque chose. C'était terrifiant. Elle ignorait les paroles du Lion. Elle était plus concentrée à tenter de récupérer son arme pour se sentir apaisée pour remarquer qu'elle sautillait, le poussant jusqu'au fond de la pièce où ils se trouvaient. Elle tendait le bras, elle grommelait, elle n'était pas au bout de ses surprises. Sans comprendre, la gazelle se retrouvait elle-même piégée. Elle avait réussit à se coincer contre le placard, et le prédateur en face d'elle. C'est à ce moment-là qu'elle comprit ce qu'elle faisait.

-J'en ai besoin ! Pour couper des pommes de terre ! Me défendre contre les imbéciles qui courent dans ma tête ! implorais-je.

-De mieux en mieux chérie, murmura une voix dans ma tête, au moment où toutes mes pensées se mélangeaient. Il te raconte un récit pour te détendre, et toi, tu profites de ce moment pour lui sauter dessus et le menacer à mort ? A vue d’œil, sa carrure est plus impressionnante que la tienne. Ton corset te fait terriblement mal et t'empêche de te concentrer. Enlève-le. Détends-toi en lui faisant quelque chose qu'il pourrait mal prendre ?

Mais oui ! Pour une fois que le bouffon des enfers avait raison ! Je perdais de l'énergie pour rien. Ses yeux me déconcentraient, les miens cherchaient refuge sur quelque chose de la classe. Puis j'ouvris le placard. Il n'y avait que des dictionnaires. J'en saisissais un et lui balançait sur les pieds pour qu'il souffre, et que je puisse récupérer mon couteau suisse en toute tranquillité. Après ça, j'esquive pour aller de l'autre côté. Et les rideaux se ferment. La cause ? Un crayon qui vient d'être balancé par un fantôme s'écrase sur le bouton. Faisant des yeux de vipère écrasée, j'en profite pour enlever ce corset qui me torture, gardant bien entendu ma robe, puis je m'élance sur le bouton de la lumière. Je pousse un grand soupir, je range mon arme et fait craquer mes doigts. Puis je murmure, lamentablement :

-Excusez-moi... Je déteste me sentir menacer, j'ai besoin de ce vulgaire couteau pour pouvoir être totalement calme.

Et voilà, nous étions tous les deux dans une salle de classe complètement close et allumée par des lumières agressives. Je regardais le professeur, craignant sa réaction. Une voix dans mon crâne me félicita.

-Félicitations, tu vas le mettre en rogne. Je veux voir comment tu te débrouilles...
Invité
avatar
Invité
Re: Première approche. [PV Didrik] - Dim 22 Juin 2014 - 23:42
Première approche.

Tous mes souvenirs, mes anciennes croyances, valeurs et amour, j'ai l'impression qu'ils ont tous décidé de se mettre contre moi. Cette femme, nommée Raven, pour son physique, son visage et surtout ses yeux, je revois la reine, mais surtout celle qui disait être mon amie... Amie, ce mot bourdonne à mon oreille, qu'est-ce de vrais amis, Agnès a t'elle essayé de me défendre? A t'elle pris position contre ce complot? Devait-elle me défendre malgré son statut? Je commence à croire que tout le monde se servait de moi de mon vivant... Erold, Uther et Samuel ont-il voulu me venger? Je ne sais plus... Cette fille fait danser trop de questions dans ma tête, elle reste dans son coin, gentille ou violente, je ne la comprends plus...

Je m'approche de la jeune femme, qui se trouve près d'un placard, placard qu'elle ouvre et duquel elle prend un énorme livre qu'elle balance sur mon pied avec violence. La douleur me monte à la tête d'un coup, subitement tout devient noir, je ne suis plus au courant de ce qui se passe dans le présent. Je suis dans le néant, flottant dans les airs et plusieurs grains de sable commencent à virevolter autour de moi, prenant des formes en action, des combats, des guerres, des meurtres, des exécutions et des duels. Mais surtout, je n'y vois que des choses inutiles... combattre pour quoi? Pour qui? Et tout s'efface soudainement... le visage de Agnès apparait, elle me sourit gentiment.

- "Seriez-vous en train de perdre confiance en moi, Sire Karlson?"
- "Vous ne m'avez point sauvée..."
- "Je vous ai averti que je ne pouvais point, pour ne pas..."
- "... Vous n'avez pas été capable de sacrifier ce peu d'énergie pour convaincre notre roi de mon innocence?"
- "Ta destinée était de mourir Didrik."

Elle s'approche de moi, cependant qu'un corps de sable se crée au-dessous de sa tête. Je respire fort, tout s'éclaircit peu à peu.

- "Ce n'était pas à toi de décider ce qu'allait être mon avenir..."
- "Te laisser mourir était la meilleur solution Didrik..."
- "Vous êtes égocentrique! Après tous les malheurs que j'ai enduré pour le peuple, c'est comme ça que vous me remerciez?!"
- "C'est la justice Didrik..."

Ma forte respiration s'arrête soudainement, je serre les poings et ferme les yeux.

- "Non... vous vous trompez Agnès..."
- "Pardon?..."
- "Vous et le roi, tous les rois du commun des mortels, vous ne connaissez point ce qu'est la justice!"
- "Comment osez-vous! Vous devez tout au roi Philippe! Il est la justice que vous devez protéger!"
- "Vous êtes mort! Vous êtes des humains comme tous les autres, moi Didrik Karlson, anciennement seigneur de Bretagne, je suis un dieu! au service de l'unique et tout-puissant Deus!"
- "Balivernes! Vous n'êtes rien d'autre que notre serviteur et vous le resterez!"

Je me mets à rire bruyamment, un rire qui me fait peur à moi-même sur le coup.

- "Taisez-vous Agnès! Vous êtes morte et votre corps a pourri sous la terre depuis des années! Moi, j'ai été rappelé pour devenir parfait! Pour créer ce qui va être LA JUSTICE de ce monde!"
- "Votre justice? Si tout le monde vit sous sa propre justice, le monde ne sera que..."
- "...Je suis le dieu de la justice ma reine! Je suis celui qui va faire régner la seule et l'unique justice!"
- "Vous êtes dément Didrik!"
- "Et vous êtes une traitresse!"

Le dernier mot sortit en un grand et puissant cri.

- "Que vous soyez reine ou une gueuse, votre acte ne méritait que la mort!"
- "Toujours aussi fermé seigneur Karlson..."
- "Je suis, ce qu'on appelle, la justice... être juste, c'est d'être égal!"
- "Vous êtes fou!"
- "Et vous, vous êtes morte..."
- "Souffrez dans votre idéologie abusée Didrik, vous allez devenir le bouffon des dieux!"

Je ris encore fortement, ma main prend le manche de Gewalt Mond pour la retirer d'un mouvement si vif qu'on peut entendre le vent siffler. Agnès tombe alors sur les fesses devant moi et je plante l'épée "qui a connu la violence" directement dans son coeur.

- "Mourrez pour vos actes!"

Subitement je tombe à genoux, le sable disparait, Agnès aussi et je reviens à la réalité. Un drôle de bruit se fait entendre, une respiration étouffée, noyée et difficile. Je suis dans la même position, ma lame introduite en Raven, cette jouvencelle innocente... Elle me regarde, la bouche qui laisse du sang en sortir, elle ressemble trop à Agnès, elle est pareille. Alors d'un cri, je retire l'épée pour la laisser tomber par terre.

- "Vous... Je suis désolé... Je ne vous visais pas..."

Elle me regarde, incapable de parler, le sang coulait partout au sol et je ne suis pas capable de ressentir de la pitié envers elle.

- "Vous êtes fortement sa descendance... vous êtes pareille..."

Elle me regarde toujours, apeurée, demandant grâce du regard, mais je ne réagis point, je ne veux plus la revoir, elle doit disparaitre... Pour punir Agnès... Je me penche face à elle et j'approche mon visage du sien lentement.

- "Je... suis désolé pour vous..."

J'ai le coeur un peu en chamaille, même que j'ai les yeux humides, le visage si proche que nos nez se touchent.

- "Mais je ne peux pas... vous... laisser en vie..."

Je prends son couteau au même moment et le lui plante trois fois dans le ventre.

- "Mourrez... et reposez en paix..."

Les yeux de la fille se ferment, la respiration n'y est plus et son coeur arrête de battre. Elle est morte et je prends une grande respiration. Pourquoi je l'ai tué? elle n'a rien fait d'injuste, elle n'est pas dangereuse, troublée oui, mais sans plus... Mais sa ressemblance avec Agnès... Je ne sais plus quoi penser...

Code by Rain
♦ Rose ou chou ? : Chou
♦ Combien de rides ? : 22
♠ Petits messages : 2691

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expériences :
2690/1500  (2690/1500)
Votre domaine: La Tromperie.
avatar
Tortue Ninja
Tortue Ninja
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Première approche. [PV Didrik] - Lun 23 Juin 2014 - 2:28


Alors, pour commencer... Pour un mec qui a " une mauvaise orthographe " tu te débrouilles très bien et c'était très très intéressant à lire. Comment le passé influence le présent et vice-versa, j'ai adoré.
Très bien construit, très bien travaillé, je n'ai rien à redire. C'est dommage qu'il se finisse comme ca, mais tu as bien rattrapé le coup et tu as fini ce rp en beauté. Franchement. Bravo.

Didrik : 445 xps

Xps attribués :


Fais gaffe Invité, tu es la prochaine personne sur ma liste...
Mon theme ~ Fiche

deus awards :
 
Première approche. [PV Didrik]
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Yonkou] Première approche avec l'équipage de Morris.
» Eben&Ange • Première approche
» Première Pub de la campagne d'obama ou Le rêve américain
» Première mission
» "Ne lui jetez pas la première bière..." [The Simpsons]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Bâtiment des cours :: Salles de cours-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page