Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Springtrip into summer !

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Springtrip into summer ! - Lun 10 Mar 2014 - 22:57
Si l'on devait résumer les épisodes précédents, le moins qui aurait pu être signifié concernant la vie du jeune homme était qu'elle était fichtrement mouvementée et pleine de rebondissement. C'est à croire qu'il n'avait que ça à faire, de provoquer le chaos de sa vie, qu'il acceptait il fallait l'avouer, avec un certain flegme et une prestance propre à celui qui s'adaptait comme un caméléon dans son environnement hostile et politisé au possible.
Atios, notre jeune homme charismatique, charmant, mignon, énergique, plein de ressources, compétent, bref, un type bien dans une école où il arborait le blason du conseil et de membre du conseil disciplinaire, avait notamment pour mission de s'occuper des petits nouveaux : en même temps, la présidente avait fort à faire au bureau.. Lev, sur terre, même s'il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait bien foutre là-bas (sauf peut-être déprimer comme lui ou aller à Okinawa... Lev, es-tu là?) et envoyer Rain accueillir des nouveaux, c'était comme demander à un autiste d'apprendre la marelle à un malade atteint de Parkinson : un spectacle douteux et drôle, mais contre-productif.

Bref, entre la chef sauvage armé d'un arc, le démon paumé sur terre et l'inadapté social, Atios était peut-être finalement le membre plus normal du conseil. Weiss et sa mégalomanie retenue n'étant plus là, personne ne pouvait s'assurer de l'intégration des jeunes âmes réincarnées mieux que lui. Ne parlons plus des directeurs qui, s'ils n'étaient pas pétris d'énergie divine, seraient au chômage ou mort d'inactivité depuis un bout de temps...

Toute cette digression pour en revenir à Estella Urmanis, une jeune beauté issu d'une noble famille d'une époque où l'on préférait garder son sang au sein de son clan au motif qu'il était bleu, avait vécue une vie difficile et la classant tout autant que les énergumènes affectionnés du conseil dans la case des inadaptés sociaux ; ce qui posait généralement un problème avec une intégration spontanée dans un milieu civilisé et des souffrances ou des problèmes pour tout le monde. Super Atios, professionnel au possible, curieux un minimum, l'avait donc convoquée pour s'assurer que celle-ci ne craquerait pas et n'irait pas sur terre foutre le feu à quelques êtres humains parce que aha, c'est cool de les faire souffrir, il y a quelques temps nous étions comme eux !

Et finalement, cette entrevue pleine d'émotion (absolument poignante ! (référence à celui qui pourra la reconnaître (si tenté que.))) avait débouché sur une série d'action (absolument poignante ! Si si!) qui les conduisirent à sortir de l'académie accompagné d'un gang de yankee repentis aux ordres d'Atios et de leur chef, l'ami du jeune prince de l'école, un dénommé Yoshihisa ; mais aussi la fidèle Haruka, jeune loli d'un mètre cinquante, plante, aux cheveux rouges, avec une canine sur-développée et trop moe, pour un voyage improvisé à... Okinawa. (Lev? Où es-tu ?)

Ils débarquèrent depuis la porte d'un hôtel devant le regards ébahis de touristes ne comprenant pas pourquoi des gens étaient apparus de nul-part. Surtout une bande d'étudiant hétéroclite, une beauté européenne, deux fringuant et fin jeune homme dont l'un était plus grand que l'autre et une jeune fille qui aurait pu être au collège, hormis ses cheveux rouges qui .. Qui pétaient parmi eux. Seul le punk à crête verte était à la hauteur très courte de la secrétaire miniature aux pommettes rosées.

Derrière eux, un hôtel quatre étoile, le grand luxe, piscine chauffée, touristes de tout horizon aux porte-feuilles et compte en banque garnis... Face à eux ? La mer. Bleu et translucide ; le soleil se reflétant sur la surface de cet eau qui était un véritable paysage onirique vers un monde aquatique où les poissons et la flore aquatique offrait un paysage inédit pour la plupart des gens qui n'étaient pas habitués de la plongée, ce qui était potentiellement le cas de la majorité de la petite troupe réunie. Le Japonais moyen en vacance se releva et se frotta les yeux tandis qu'Atios brilla l'espace de quelques secondes où ses vêtements devinrent plus léger : un simple pantalon noir et une chemisette blanche pour la chaleur printanière excessive en comparaison à celle qui permettait à la neige de tomber à l'académie.
Atios s'étira en soupirant d'aise face à l'air frais, marin, qui vint les traverser ; il se retourna vers sa petite troupe souriante et dit alors :

« Permission pour tous ! Vous pouvez aller où vous voulez, le tout est de revenir ce soir ici-même ! Haruka, j'ai quand même un service à te demander.. Tu pourrais lui aider à trouver un maillot de bain ? »

Haruka fit la moue : elle aurait l'air d'une gamine à côté d'Estella et c'était à elle de l'aider à se mettre en valeur ; une véritable infamie et un affront pour la petite secrétaire. La plupart des Yakuz' s'étaient dispersés et seul Atios & Yoshihisa étaient restés à côté des deux demoiselles. Ils s'avancèrent vers la plus proche boutique de maillots de bain, ce qui compte tenu de la proximité avec la mer, n'était vraiment pas éloigné. L'espace de cinq ou six minutes, ils discutèrent de tout et de rien en profitant de la végétation tropicale. Ils laissèrent les deux demoiselles rentrer tandis que Yoshi & Atios s'assirent sur des barrières face à la mer et discutèrent en profitant de l'absence des deux demoiselles, tout en dégustant des sodas frais.

« Alors, tu es de retour pour de bon.
- Ouioui.
- Les choses ont changées, hein ?
- Pas tant que ça.
- Hm ?
- Les gens sont toujours aussi hypocrite dans cette école.
- Le pragmatisme et l'idéalisme réunit en une seule personne...
- Oui, c'est quelque chose d'inhérent à la nature humaine, je sais.
- Tu continues d'attendre quelque chose de la part des autres ?
- J'essaye de partir du principe qu'ils mentent tous. »

Le verdict fut implacable, mais la discussion s'arrêta là suite au retour des deux demoiselles. Yoshihisa était l'ami le plus fidèle d'Atios ; peu importe ses choix, ils avançaient ensemble jusqu'à alors. Et dire que c'était Isanagi qui les avaient fait se rencontrer.. Ce fut lors d'une mission d'intérêt général, peut-être un examen ; où le jeune homme avait su fédérer et réunir autour de lui le gang taggeur dans un hommage à sa copine de l'époque. Ainsi, pendant une bonne petite semaine, les élèves avaient pu voir une magnifique représentation de la fille du directeur grandeur... Géante. Rest in peace, Maya géante pleine de peinture ; tu fut la plus maquillée des Maya Tesnho de l'univers.

Les deux jeunes hommes se retournèrent pour regarder le résultat de la chasse aux maillots de bains.
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Re: Springtrip into summer ! - Jeu 13 Mar 2014 - 1:02
Springtrip into Summer !








Un flash lui fit fermer les yeux un instant.
Le moment d’après…
… elle était là.

À portée de main.
Dansant dans sa robe bleue, sous un gigantesque projecteur doré.

Estella fut comme hypnotisée par le son des vagues. Ce n’était certainement pas exagéré de dire qu’elle n’avait rien entendu de plus… beau. Ses yeux se refermèrent pour admirer le souvenir qu’elle garderait de ce moment et ses mains se portèrent à ses oreilles pour y emprisonner tous les bruits. Le chant de l’eau qui s’éloigne et revient, le son du vent qui tournoie dans ses cheveux, le rire des humains qui s’échappe en écho.

Atios : « Permission pour tous ! Vous pouvez aller où vous voulez, le tout est de revenir ce soir ici-même ! Haruka, j'ai quand même un service à te demander.. Tu pourrais lui aider à trouver un maillot de bain ? »

La voix d’Atios la rappela du monde des rêves. Elle lui jeta en regard en biais et fit la moue. Pourquoi aller chercher un « maillot de bain » ? Ne pouvait-on pas se baigner sans  « maillot de bain » ? Était-ce réellement nécessaire, un « maillot de bain » ? N’avait-elle pas le droit de se précipiter dans l’eau et de se noyer comme bon lui semblait ?

Son regard se posa sur le groupe qui se fragmentait en électrons libres, attirés vers l’appel de l’eau. Ses yeux croisèrent en dernier ceux de Haruka qui ne sembla pas plus ravie de cette tâche. Cependant, bien décidée à mener à bien le travail que Atios lui avait confié, la jeune femme agrippa la main d’Estella et l’entraîna dans vers les boutiques. Sans pouvoir dire un mot, la jeune Urmanis observa simplement avec impuissance la mer disparaître derrière les portes automatiques du magasin.

Haruka : « Celui-là ? »

Estella renvoya à droite puis à gauche les regards que les clients et employés lui envoyaient. Tous semblaient comme abasourdis devant la montagne de noeuds et de froufrous que cette jeune blonde portait un jour aussi ensoleillé.
Son attention se posa ensuite sur l’article qu’une Haruka bien décidée à en finir vite lui présentait. À la vue des deux morceaux de tissus reliés à une simple ficelle que la secrétaire lui présentait, la seule réaction que la jeune Urmanis eu, fut un sourcil levé accompagné d’un regard dubitatif.
Quand elle était jeune, sa mère lui avait inculqué quelques règles importantes :
- Les chevilles ne doivent jamais êtres vues
- Les tenues légères sont interdites
- La chemise traditionnelle et le jupon sont obligatoires, peu importe la robe.
- Et jamais, au grand jamais utiliser sa culotte comme un bonnet ! ( Références, références~ )
Ainsi, même si porter ce genre de chose était un rituel pour se baigner à la plage, pour que sa mère ait l’esprit tranquille, elle n’y participerais pas.

Estella :« Jamais. »

Ce simple mot jeté à la figure de Haruka annonça immédiatement la suite des évènements. Elles passèrent du maillot bleu au rose puis au vert, au noir, au jaune fluo, aux motifs léopard, zèbre, à dentelle, sans dentelle, avec noeud, sans noeud, paillettes, sans paillettes, deux pièces, une pièce. À chaque article que la jeune femme lui apportait, Estella réitérait sa réponse, simple et concise : « Jamais. ». Après le refus expéditif de tout le stock de la boutique, Haruka dû se résigner à ramener cette enfant pourrie gâtée à son gardien Atios.

Haruka : « Atios-sempai… J’ai échoué…»

Son air dépité annonçait le niveau titanesque que requierait cette tâche.

Estella : « Je ne porterais pas ces choses que vous appelez  « maillot de bain » ! »

Comme pour en rajouter, elle pointa d’un doigt accusateur la boutique remplies de ce qu’elle considérait comme des miettes de vêtements.

Estella : « Je n’ai pas besoin de ça... »

Ses yeux brillants dirigé vers la mer terminèrent sa phrase.
La jeune fille jeta ensuite un regard déterminé vers Atios et avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, elle fonça à bras ouverts vers son rêve bleu. Les quelques mètres qui la séparaient du sables furent franchis en quelques claquements de talons. En cet instant, Estella se sentait animée d’une douce énergie  emplie de joie, d’excitation, d’espoir.
Ses chaussures lui firent perdre l’équilibre plusieurs fois, s’enfonçant avec malice dans chaque dune mais ne perdant rien de son entrain, elle les abandonna bien vite, de manière désordonné ici et là.  
Elle atteignit rapidement l’eau salée mais s’arrêta timidement face aux vagues. Sous ses pieds, le sable mouillé lui chatouilla les orteils, cette sensation sembla comme ajouter à son exaltation. 

Si on lui avait demandé une semaine auparavant de peindre le monde, Estella aurait simplement dessiné un cube et peint tout le reste en noir.  Mais désormais, elle était là. Elle était là et nul part autre. Le monde aussi était là. Et il n’était pas fait de noir.

Le vent se leva dans son dos et fit virevolter ses cheveux, comme s’il l’invitait également à aller de l'avant.

Estella : « Me voilà… »


Elle fit un pas, puis deux. Et tout s’enchaîna naturellement. Ses mains relevèrent les pans de sa robe alourdie par l’eau, dévoilant avec nonchalance ses pieds. Elle avança jusqu’à ce que l’eau recouvre ses genoux et lentement, referma ses yeux.

C’était désagréable.
Il faisait tellement froid qu’elle en avait mal.
Le soleil qui brillait bien trop fort lui faisait mal.
Le sable mêlé de morceaux de coquillages lui faisait mal.
Mais c’était les larmes qui coulaient sur ses joues qui lui firent le plus mal.

Est-ce que le monde extérieur avait toujours été aussi beau ?
Elle renifla. Les pans de sa robes glissèrent dans l'eau et ses mains vinrent effacer l'eau salée qui coulait de ses yeux.

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Re: Springtrip into summer ! - Mar 18 Mar 2014 - 11:56
La pauvre Haruka n'avait posé forcer Estella à revêtir la tenue traditionnelle estivale des gens voulant profiter de la plage et plutôt que de la peine, ce fut surtout la frustration et la consternation qui la poussèrent à se tenir le visage en voyant les réactions de celle qui aurait beaucoup à apprendre concernant la vie en communauté et la notion de respect des traditions d'autrui, surtout quand celles-ci ont pour finalité le confort à la plage. Atios soupira en regardant tantôt Haruka, tantôt Yoshihisa qui se concertèrent tous les trois du regard dans l'optique de trouver une solution au problème épineux que pouvait poser l'éducation passéiste de la demoiselle. Dans un soupir, le jeune homme se retrouva en t-shirt et en short, guettas aux pieds, gilet de plage sur le dos et il alla relever Estella qui barbotait.

« Regarde : tout le monde s'habille légèrement pour aller à la plage. Viens, je vais t'expliquer pourquoi. »

Sans réellement lui laisser le choix, il l'éloigna du bord de la mer et la ramena vers la boutique : Haruka & Yoshihisa étaient eux-même dans des tenues plus appropriées : Haruka arborait fièrement le bikini rouge & blanc, en rapport accords de tons avec son teint et de sa couleur de chevelure. Yoshihisa, en bon garçon ne se prenant ps la tête, arborait un gilet plage blanc ouvert, sans t-shirt et un boxer noir. Ses pieds trônait fièrement dans des sandales de plage.

« Je sais que par le passé, être dénudé était une chose à éviter, mais de nos jours, les temps ont changés. En l’occurrence, à la plage, il faut porter un vêtement adapté à l'eau pour éviter de salir des vêtements qui ne s'y prête pas. »

Le jeune prit une pause en montrant à Estella le sable et l'eau ayant tâché les vêtements de la demoiselle.

« Par ailleurs, tu devrais aussi apprendre à respecter les conventions sociales modernes. Dans l'école et dans ta vie privée, tu peux t'habiller comme tu le souhaites, mais les bonnes manières veulent qu'on évite de se revêtir d'une différence qui pousse à s'exclure des autres ou à être impertinent dans certains lieux. »

Bref, pas le choix : pour profiter du ciel azuré, il faudrait un vêtement adapté. Suivi par Haruka, Atios lui désigna le premier ensemble qui passait et la jeune demoiselle aux cheveux rouge acquiesça en poussant la fille des Urmanis dans une cabine d'essayage. Malheureusement, de drôles de bruits vinrent à attirer son attention et par curiosité, le jeune homme finit par voir un podium installé par des demoiselles. Mais ces demoiselles n'étaient pas humaines. Ni des apprentis-divinités. Mais elles étaient bien des créatures douées d'une certaine forme de potentialité magique. Soupirant, les mains dans son gilet, les lunettes de soleil sur les mirettes, il avança l'air blasé. Bah tiens, qu'est-ce que c'était encore que ce bordel ?

Ah, ça, pour un bordel, ça allait peut-être le devenir : réduisant la distance qui le séparait de la source d'agitation, son esprit s'embruma quelque peu, même s'il parvient à supporter la dose de phéromone (qu'est-ce que vous croyez ? Atios il a un gros canon, il faut de la résilience pour tirer avec ! ft. Lyra Vilkas) et à identifier la "menace". C'était ce que l'on appelle communément de superbes femmes. Le genre de femmes ayant tournées dans Alerte à Malibu : des sirènes. Ouais, alors vous pouvez avoir une vision de la chose plutôt horrible, mais il fallait se le dire ; si les hommes se jetaient à la mer pour les rejoindre, c'était pas pour rien. Des blondes, des brunes, des rousses, de la mécanique imposante à la mécanique plus humble, mais tout aussi attirante. Si autant de bruit s'échappait de la petite masse d'homme qui se réunissait, ce n'était pas pour rien : voilà la seconde utilité d'un bon maillot de bain : sur un homme musclé, en fonction du volume et des goûts, les femmes craquaient plus ou moins. Il en allait de même pour les hommes : en fonction des formes et de leur fermeté, il y avait une épidémie d'anévrisme qui pouvait se déclencher.

Devinez dans quelle situation on se trouvait ? Une épidémie d'anévrisme, bien entendu. En même temps, on savait tous qu'Haruka admirait son senpai sans pour autant le voir de cette façon. Et Estella ne devait rien connaître à tous comportement sexués. Sauf peut-être dans les livres... Bref, ça allait être le bordel. Atios luttait pour ne pas tomber dans le piège (et croyez-moi, on ne veut pas d'un Atios débridé prêt à se jeter sur le sexe opposé, le CSA famille de France ne serait pas d'accord.) et alla voir celle qui semblait être la chef de cette délégation prétorienne de sirènes venues .. Venues faire quoi d'ailleurs ?

« Yo'. Atios, du conseil de l'académie Divine de Deus. Mesdemoiselles, ou mesdames en fonction ; qu'est-ce que vous foutez à chauffer le chaland ? »

Aha, le Chaland, vous avez compris ? Bref. La réponse fut rapide :

« On est venu chercher des hommes pour la saison des amours du printemps. Rien qui n'engage à la mort de qui que ce soit, très cher. »

Elle se pencha sur lui, lui faisant miroiter une secousse que Richter n'aurait pas pu prévoir sur une échelle pour mieux intimider le jeune homme qui ne se laissa pas démonter, bien qu'il déglutit en se demandant s'il était dans le D & le F. Concluant que ce n'était pas la bonne question en ce moment, il répliqua alors :

« Ouais mais non, faut rentrer ! Vous avez une autorisation papier pour faire ça ? »

« Bien sûr ! » dit-elle en faisant apparaître un papier qu'elle lui tendit. "Je, soussigné, Isanagi Tensho"... Eh merde. Bon, il était toujours valable, même si ce con avait déserté l'école. Il fallait ruser. Comment faire pour faire partir pacifiquement les sirènes ? Eurêka.

« J'ai une proposition à faire ! Votre scène, c'est bien pour un concours, non ? Si mes deux amies arrivent à vous battre sur un concours de beauté, vous repartez ce midi ! Si vous gagnez, on vous laisse faire vos affaires jusque ce soir. Dans les deux cas, pas de noyade. »

La reine de sirènes, une magnifique blonde plantureuse à l'armature en titane réfléchit. Se mettre à dos les apprenti-dieux n'était pas une bonne idée. Ils étaient du genre à réagir de façon ... Un peu trop brutale pour assurer la sécurité de l'académie en cas de contrariété. Elle soupira.

« J'accepte. Seulement si vous nous assurez au moins dix progénitures ! »

De toute façon, ce n'était qu'un accouplement inter-racial subaquatique, c'était dans l'ordre des choses et les dix heureux élus ne seraient pas déçu du voyage... On parlaiit du mythe de la sirène gentillet là.

« ça marche. Il se retourna vers ses deux lutteuses du jour : « Estella, tu as ta première mission pour Deus ! Haruka & toi allez lutter dans un concours de beauté ! Montrez nous que vous avez des corps de déesse ! »

Et c'est comme ça que Haruka & Estella se retrouvèrent à lutter dans un concours de beauté devant une foule de mâle comprenant Atios et les Yakuz', ainsi que des touristes asiatique ou pas d'ailleurs, pour renvoyer les sirènes du coins sous l'eau. Pour une fois que ce n'était pas lui, le héros du jour...
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Re: Springtrip into summer ! - Mar 18 Mar 2014 - 18:54
Springtrip into Summer !







Et voilà, elle venait de se faire gronder comme une gamine. Un peu plus et elle se serait mise à bouder. Oui, admettons, elle a bien vingt ans, un visage d’adulte, un corps mature mais que voulez-vous, ce n’est pas parce que l’on enferme un être humain toute sa vie dans une bibliothèque que celui-ci se développe une intelligence et une maturité plus aigüe. Et attendez vous encore à moins si cette bibliothèque est exclusivement remplie de livres de chevalerie.

Estella : « Très bien. »

Son ton ressemblait à celui d’une enfant qui se laisse aller à un soupçon d’insolence pour ne pas perdre face à ses parents. Ainsi, tout en se faisant à nouveau entraîner par Haruka vers les boutiques, Estella lança un regard noir à Atios. Voilà, sa révolte personnelle était parachevée.

Une fois dans les cabines d’essayage en compagnie dudit maillot de bain, la jeune Urmanis se résigna simplement à enlever ses vêtements. Tous les rubans furent soigneusement défaits et repliés, le corset fut dégrafé d’une main leste et habile, le jupon et les froufrous furent déposés avec le reste de ses habits.

Estella resta ensuite quelques secondes revêtue de sa simple chemise défaite, le regard posé sur son nouvel habit. Un simple haut rose agrémenté d’un gigantesque noeud pour donner un aspect innocent accompagné d’un bas tout aussi rose décoré de plusieurs étages de ce qui se voulait être des froufrous waterproof.

Haruka :  « C’est à la bonne taille ? »

Estella se dépêcha d’enfiler son maillot de bain, elle tira ensuite le rideau qui la séparait du regard de tous les clients présents et fit un pas vers Haruka. D’un air peur assuré, elle pinça entre ses doigts l’un des rubans de son haut.

Estella :  « Je crois que c’est un trop serré au niveau de la p-»

Haruka : « C’est parfait ! On y va ! »

Haruka ne perdit pas une seconde plus, elle avait déjà réglé l’achat et se dirigeait d’un pas contrarié vers la sortie. Cette blonde commençait sérieusement à l’agacer. Comment pouvait-on être aussi réticent à porter un maillot de bain quand celui-ci donnait l’impression d’être livré avec à la naissance ? Elle soupira. Elle qui pensait que Estella avait fait toute cette mise en scène pour cacher des cicatrices ou un surplus disgracieux au niveau du ventre. Au final, le seul surplus graisseux qu’il y avait, était au niveau de la poitrine, rien d’irréprochable en soit.

Le soleil commençait à déverser pleinement sa dose de bonne humeur sur la région quand les deux jeunes femmes sortirent des magasins. Plus rien désormais ne l’empêchait de s’amuser dans l’eau salée. Plus rien sauf peut-être un attroupement de midinettes et un podium gigantesque au milieu de la plage. Haruka et Estella s’arrêtèrent un instant pour se lancer un regard rempli des mêmes interrogations puis, remarquant soudainement au loin que Atios semblait discuter avec une de ces jolies jeunes femmes, Haruka émit un grognement et changea de vitesse, dévalant littéralement les dunes de sable pour rejoindre son sempai adoré.
Contrairement à sa partenaire féminine, Estella avança à son rythme jusqu’au petit groupe, elle arriva juste à temps pour entendre Atios lui distribuer son premier travail divin.

Atios : « Estella, tu as ta première mission pour Deus ! Haruka & toi allez lutter dans un concours de beauté ! Montrez nous que vous avez des corps de déesse ! »

Estella : « … Pardon ? »

Atios avait certainement bien comprit que ce n’était pas un “Pardon ?“ qui s’assimilait poliment à un “Pouvez vous répéter ? “ mais clairement un “Pardon ?“ qui signifiait : “J’préfère me faire écraser trois fois par une charrette avec les boeufs à l’intérieur en prime que de faire ce que vous me demandez“.

La femme blonde aux formes voluptueuses qui parlait à Atios se rapprocha de Estella et la toisa de haut.

??? : « C’est donc contre vous deux que je vais me battre ? »

Un petit ricanement s’échappa de ses lèvres entrouvertes. Elle semblait considérer la victoire comme acquise. Estella ne releva pas le gant qu’on lui jetait, elle fit simplement un pas en avant et jeta un regard inexpressif vers son interlocutrice.

Estella : « À qui ai-je l’honneur de m’adresser ? »

Une autre femme aux cheveux bruns se détacha du groupe et se posta près de sa camarade.

??? : « Tu n’as pas besoin de connaître son prénom, fillette »

Haruka se rapprocha de Estella et se mettant sur la pointe des pieds, elle délivra les information qu’elle avait recueilli au creux de son oreille.
Après cette brève explication, la jeune Urmanis jeta un regard interrogatif à Haruka.

Estella : « Pourquoi ne les tuons nous pas tout simplement ? Nous en avons le pouvoir, non ? »

Eh bien oui, pourquoi Atios n’avait-il pas déjà fait apparaître son épée de lumière pour les combattre ? Simple, facile, rapide, efficacité assurée.
Si c’était par pure galanterie, il n’avait qu’à lui confier son arme, Estella se ferait un plaisir de les embrocher à sa place.

Haruka : « Il y a bien trop d’humains présents. Peut-être que les sirènes n’ont rien à perdre mais nous, nous nous risquons à bien plus de conséquences. »

Estella soupira. Décidément, tout le monde cherchait à faire barrage entre elle et sa mer adorée.
Son regard croisa celui de Atios qui ne donnait pas le moindre du monde l’impression de vouloir s’interposer. Pourtant, si quelqu’un devait concourir, cela aurait plutôt dû être lui pensa-t-elle. Il n’y aurait eu qu’à lui coller une perruque sur la tête puis à le jeter sur le podium et il aurait certainement décroché le premier prix.
La jeune Urmanis soupira à nouveau et se dirigea vers Atios. Elle détacha un des rubans qui ornait ses cheveux et le pinça entre ses lèvres pour ensuite l’enrouler autour de sa chevelure en une queue de cheval haute. Un joli noeud rose rebondit au dessus de sa tête tandis qu’elle s’adressait à Atios.

Estella : « Bien. En quoi consiste un concours de beauté ? »


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Re: Springtrip into summer ! - Dim 23 Mar 2014 - 16:55
Les Yakuz' furent de retour bien avant la fin du temps libre sur terre à l'annonce public d'un concours de beauté sur la plage. Quant à Atios et Yoshihisa, ils s'étaient installés en coulisse, profitant des allées et venues des Sirènes. Si Estella & Haruka étaient convaincantes, d'ici la fin de la matinée, cet imprévu serait réglé sans qu'Atios n'ait eu à utiliser ses pouvoirs divins pour atomiser qui que ce soit. De toute façon, personne ici n'avait la trempe nécessaire pour lui donner une quelconque envie de se battre, sauf Yoshihisa qui, en plus de ses pouvoirs, était une fine lame. S'étirant, il s'installa près d'Haruka & d'Estella.

« Un concours de beauté ? Eh bien... Vous utilisez votre corps et votre jeu d'actrice pour attirer les faveurs du publics. S'il vous aime, il votera pour vous et vous .. Bah vous gagnerez un compliment pour votre égo de femme. Et elles repartiront. Mais vous avez vos forces dans vos catégories du féminisme, je ne me fais pas de soucis. »

Estella, la beauté au yeux améthystes, aux formes aguicheuses et à la ligne parfaite face à la pureté presqu'enfantine d'une demoiselle aux cheveux cramoisis, elles jouaient dans des catégories différentes des sirènes qui, bien que joliment formée, n'en restaient pas moins que des bimbos de bases, évolution d'une société matriarcale moderne où les femmes doivent remonter à la surface pour s'assurer une survie à long terme. Franchise et candeur, aidée de volupté pulpeuse et délicate... Il en venait à se demander à quoi ressemblerait Yoshihisa s'il avait été une femme ? Sûrement une beauté nippone traditionnelle qui aurait pu être poudrée de blanc et d'un kimono et d'une ombrelle. Quant à lui ? Ouh, il ne préférait pas imaginer. Son attitude était bien trop franche en avances sexuelles malgré ses valeurs pour qu'il incarnât autre chose qu'un garçon dans un corps de fille. Mais après tout, il n'était pas venu au monde femme, ce qui devait jouer beaucoup sur sa propre vision de lui en femme.

Il aurait voulu une longue chevelure raide et une poitrine normale. Un corps fins et moins large que le sien, aussi. Mais ça n'aurait pas été avec sa condition de femmes. Les mecs qui cachaient leur attraits pour les femmes étaient de trois sortes : les faux-jetons, les timides et les gays. Les seconds finissaient par être hypocrite avant d'assumer un jour ou l'autre. Les troisièmes pouvaient faire l'objet d'une discussion houleuse que nous n'aborderons pas ici au risque de croiser un partisan du Modem. Et sinon, que dire de plus ? L'action étant ici plutôt courte, je me permets alors de laisser à ma co-narratrice le soin de rédiger la suite et l'organisation du concours de beauté. Gageons qu'elle saura faire tourner de l'oeil la plupart des mâles présents et lisant ces lignes.
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Re: Springtrip into summer ! - Sam 5 Avr 2014 - 17:19
Springtrip into Summer !








La belle sirène jeta un regard dédaigneux vers Estella et s’avança de manière aguicheuse jusqu’au podium. Elle semblait avide d’attention et de louanges, chacun de ses pas se voulait plus maîtrisé que le précédent.

??? : « C’est parti »

Ces deux mots furent accompagnés d’un clin d’oeil charmeur adressé au public, il n’en fallu pas plus pour que tous les mâles de la plage se battent entre eux pour un simple regard à la volée. Resplendissante, radieuse et émerveillée par tant d’attention, la reine des mers semblait se déchaîner sur ce podium dont elle en avait fait sa scène personnelle.
Une musique, dont les percussions semblaient s’adapter aux poses de top-model de la reine, résonnait dans la plage, attirant de plus en plus de curieux au grand bonheur de toutes les sirènes.





Estella ne laissa aucun de ses mouvements lui échapper, de ses grands yeux auburn, elle observa avec attention les gestes qui captivaient le public, laissant volontairement la sirène s’accaparer tous les regards.

Haruka : « Allons-y nous aussi ! »

Sur ces mots déterminés, la petite boule d’énergie rouge se dirigea vers le podium mais fut arrêtée par sa partenaire.

Estella :« Laissez-moi y aller seule. » 

La jeune fille lança un regard vers Haruka et celle-ci pu lire entre la peur et l’appréhension, une confiance presque démesurée. Bien qu’à regret, la jeune secrétaire acquiesça simplement, elle ignorait comment ni pourquoi mais elle savait que c’était la bonne chose à faire.
Estella lui sourit en retour et se dirigea vers une des nombreuses sirènes qui encadraient le plateau. D’une voix amicale, elle s’adressa à une jeune femme drapée dans un magnifique voile transparent rouge.

Estella : « Accepteriez-vous de me le prêter ? » dit-elle en pointant du doigt le bien convoité.

En réponse à sa demande, son interlocutrice - qui semblait dotée d’un meilleur caractère que ses congénères - lui tendit simplement son vêtement à bout de bras. Sous les ricanements des autres sirènes, Estella se saisit délicatement du voile et après un remerciement, elle grimpa à son tour sur scène.

Quelques regards curieux se posèrent sur elle, signalant à leur idole qu’une intruse avait pénétré sur son territoire. Celle-ci s’arrêta un instant et toisa la jeune déesse de haut en bas.

??? :« Oh ? Tu n’envisage tout de même pas sérieusement de participer ?» 

Estella ne répondit rien, son regard droit et déterminé semblait comme hurler les milliers de mots qui ne pouvaient franchir ses lèvres.

??? : « Comme tu voudras. »

La reine des mers laissa échapper un rire aérien et se recula vers un coin dégagé de la scène sous les protestations de la foule en délire, laissant Estella au milieu de la confusion qu’elle venait de créer.

La jeune déesse resta immobile.
Laissant les voix masculines s’éteindre loin de son silence, ses grands yeux se refermèrent pour rejoindre une obscurité familière. Elle était consciente que dans un combat à la loyale, elle ne pouvait que perdre car son physique se rapprochait bien trop de la sirène.
Ses cheveux blonds qui auraient dû la démarquer de la mer de jais des nippones semblait pâle en comparaison à la reine et ses yeux écarlates n’étaient rien comparés au yeux bleus aussi ensorcelant que les cieux de sa rivale.

Elle n’aurait pas gagné de cette manière.

Il fallait qu’elle ruse, qu’elle trouve un moyen de se jouer de la sirène.

Une nouvelle chanson débuta.
Elle inspira.

* N’aie pas peur *

Elle expira et à la seconde note de musique, sa jambe droite dessina avec lenteur un arc de cercle sur le sol. Au dernier moment, elle tournoya sur un pied en entraînant le voile près de sa poitrine. Son corps fit un tour puis deux, sa jambe libre se releva ensuite vers le ciel et ralentit avec délicatesse la spirale qu’elle avait créée jusqu’à la freiner dans une position qui la dévoilait avec une impudence presque envoûtante. Avant même que certains ne puissent dégainer leur téléphone, la jeune fille avait déjà fait glisser le voile le long de sa peau nue, laissant la transparence dessiner sous la lumière, l’ombre de ses formes indécentes. Ses yeux se rouvrirent et jouèrent avec le regard de son public. Elle effectua avec délicatesse une glissade latérale sur la pointe des pieds et comme si des fils avaient emprisonnés ses mains, ses bras se relevèrent vers le ciel et elle effectua sur quelques mètres plusieurs rondes tout en laissant le vent caresser son corps à travers le voile. Au moment où ses doigts se délièrent, ils suivirent avec innocence les rayons du soleil, tout son corps se courba sous la liberté et la fit glisser en arrière dans un mouvement d’extase.
Chacun de ses gestes était animé d’une douceur infinie. Quand ses pieds effectuaient des mouvements rapides et courts, elle laissait le voile glisser avec lenteur dans ses cheveux puis le faisait redescendre dans son dos pour le laisser librement onduler dans le vent tel une paire d’aile écarlate. Quand ses mains caressaient l’air en effectuant de grands mouvements, ses jambes s’emmêlaient dans le voile et le faisaient remonter avec sensualité le long de ses hanches.
Le temps semblait comme s’être effilée, figeant chaque spectateur dans une étrange torpeur. Bientôt, le spectacle touchait à sa fin.
Elle ferma les yeux et leva délicatement ses doigts vers le ciel et fit glisser le voile le long de sa chevelure dorée à la manière d’un voile de mariée.

*Encore un instant… juste un instant*

La jeune déesse fit glisser ses doigts dans le vent et tournoya sur un pied. Ses mains croisées vers le ciel se délièrent à nouveau et le voile se referma sur ses épaules comme des bras enlacés autour de son frêle corps. Au moment où ses grands yeux baignés de lumière se posèrent sur le public, ils captivèrent chacun des regards, dans le silence soudain, ses respirations semblèrent comme évocatrices de nombreux désirs inassouvis.
La dernière note de musique s’essouffla.
Le spectacle venait de s’achever.

Estella reprit lentement une pose plus naturelle et effectua une gracieuse révérence face à son public. Aussitôt, une mer d’applaudissements brisa le silence et inonda la plage. Quelques sifflements percèrent la foule et malgré la mauvaise foi des sirènes, certaines se surprirent à applaudir la jeune déesse.

??? : « Attendez ! Regardez ! Moi aussi je peux le faire ! »

Animée d’une jalousie enfantine, la reine voulu imiter sa rivale. Malheureusement, comme l’avait observé Estella, hormis marcher, les sirènes ne semblaient pas pouvoir faire de mouvements brusques ou fluides avec leurs jambes. Et comme elle venait de le prédire, la reine s’écroula sur son postérieur après une impressionnante pirouette. Certains ne purent s’empêcher de rire, quelques sourires amusés se dessinèrent sur les lèvres de ses anciens fans. Estella s’approcha de la reine et recouvrit ses épaules du voile rouge comme pour montrer que ce ridicule combat était terminé et que la gagnante semblait être toute désignée.

Estella : « Vous avez perdu, il est temps d’honorer votre part du marché. » 

Elle se pencha et tendit ensuite la main vers sa rivale pour l’aider à se relever mais au moment où les doigts de la sirène se glissèrent entre les siens tel des serpents, Estella se sentit brusquement traîné vers le sol. Trop surprise pour pouvoir réagir, elle tomba à genoux et releva un regard étonné vers celle qu’elle avait voulu aider. La reine la repoussa sur le dos avec une force surhumaine et la maintint au sol en l’écrasant à l’aide de ses bras.

??? : « Je vais te faire regretter de ne pas avoir perdu, fillette. » 

La jeune déesse tenta de se débattre mais ses mains semblèrent comme glisser sur une surface à la fois poisseuse et rugueuse. Ses yeux écarlates s’agrandirent quand elle remarqua les écailles qui commençaient à recouvrir la peau laiteuse de la sirène.

??? : « Oh non… ne me dis pas que tu pensais réellement que je repartirais les mains vides ? »

La reine releva son regard vers la foule et laissa sa tête tomber en arrière, ses longs cheveux blonds glissèrent dans son dos telle une cape dorée. Ses yeux étaient désormais comme deux perles noires scrutant chacune de ses proies, certains sursautèrent à la vue de cette apparence monstrueuse mais au milieu de la cohue, une photographe armé de son arme eu tout de même le réflexe d’immortaliser cette étrange métamorphose.

??? : « Je ne suis plus d'humeur à m'amuser avec vous, misérables petits dieux. Je vais vous apprendre à me craindre moi et mon peuple. »  

Sa voix s’éleva ensuite, plus puissante, plus claire, plus destructrice. La chanson sans paroles qu’elle commençait à entonner se propagea rapidement dans toute la plage, enchaînant chaque homme à ses lèvres, hypnotisant leur âme, jusqu’à les rendre esclave de ses désirs. Peut-être était-ce un son aérien et mélodieux aux oreilles des mâles mais pour les femmes au contraire, cette voix était perçante et aussi tranchante que des morceaux de verre.

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Re: Springtrip into summer ! - Dim 6 Avr 2014 - 18:54
Atios, Atios Kurokami, fut surprit. Il savait qu'Estella et Haruka pouvaient gagner. Et malgré qu'Atios trouva ça peu fair-play de la part d'Estella que de demander à Haruka de rester en retrait, la suite fut éloquente. L'éventualité de la perception des formes d'Estella suffit à provoquer un coup de pression pour tout les hommes ici présent. Se douter que la jeune demoiselle de noble famille su instinctivement faire ça était incroyable. Les mouvements fluides, qui semblaient être issu d'un ballet de danse classique, avait troquer le tutu en échange d'un sensuel voile rouge qui vint décupler la volupté de la demoiselle. Et le jeune homme se surprit à rougir. Ce qui n'était pas chose facile, que de le faire rougir ou de charmer Atios ; le jeune homme était plutôt celui qui provoquait l'envie et la gêne chez autrui. Mais ici, il n'en restât, pas moins, du côté de la scène, aussi bouche-bée que d'autres plus bas. de ce qu'il voyait. Le spectacle avait de quoi donner le tournis. Il était probable que beaucoup ici présent, dont même le jeune homme à l'épée sacrée lui-même, aurait été joyeux de profiter personnellement d'Estella et de cette insoupçonnée sensualité. Et dans chacun des mouvements qui s'abattait, le soleil et les ombres dansaient avec pour accompagnement le flux et reflux des vagues léchant le sable fin. Le silence s'était fait complet et le jeune homme perdit l'espace de quelques instants, tout contact avec la réalité. Son sang battait à ses tempes et le jeune homme eut soudain un vertige et une migraine.

Depuis le moment privilégié avec Lyra, il avait comprit que quelque chose en lui se réveillait au fur et à mesure qu'il s'éveillait ses pouvoirs divins. Une indicible et incontrôlable envie de pouvoir, de force, de violence et un appétit insatiable pour les demoiselles. Les stigmates du Dragon Rouge. Voilà comment l'infirmerie avait appelé ce phénomène qu'ils avaient reliés à sa condition d'hybride. Pour autant, le jeune homme avait su comprendre que c'était plus que ça. Derrière ces fameuses stigmates, Atios avait remarqué qu'autre chose se cachait derrière ça. Finalement, les stigmates du Dragon rouge n'était que l'élément déclencheur de celui-ci. Le générateur pour alimenter une entité plus dangereuse. Mais nous allions en apprendre plus. Alors que le jeune homme se surprenait à désirer l'objet des convoitises de toute une scène, il reprit conscience en se tenant les tempes. Ses bras retombèrent le long de son corps et il examina la fin de la scène, toujours autant avide que captivé. Quand la reine des Sirènes attaqua Estella, la suite alla très vite, même pour Atios.

La chanson ne fut entonnée que pendant quelques secondes que la reine des Sirènes fut soulevée de terre, sa gorge ployant sous la poigne amplifiée du jeune homme qui s'était mis à répandre de la lumière dorée autour de lui. Mais de temps à autre, celle-ci rougeoyait, comme pour suivre les battements de coeur d'un être ensommeillé. Quant au regard du jeune homme, son intensité et sa force le rendait terrifiant. La jetant au sol, ayant coupé court à la chanson qui ne l'avait pas affecté, le jeune homme avança lentement vers sa proie, dans un pas irrégulier et joueur, comme s'il tenait la vie de sa victime entre ses doigts... Ce qui était bien le cas. Celle-ci, toussotant, se releva pour faire face à son agresseur.

« Tu es ... Tu es ... » Elle n'arrivait pas à finir sa phrase... Finalement elle lâcha : « Pourquoi le héraut de Deus est-il ici ?! »

La sirène se souvint alors, alors qu'elle n'était que la jeune princesse de son peuple suivant la reine locale, sa mère... Elles avaient assistés à plusieurs chutes de générations de Dieux, divers et variés. Elle se souvint de la mort de sa mère, des mains du même jeune homme qu'elle reconnaissait à présent...  De la terreur était clairement lisible dans le regard de la sirène. Elle se mit à crier, avec gravité :

« Fuyez tous autant que vous êtes ! S'il est ici, cela ne signifie qu'une chose ! Il amène la nouvelle de la fin de cette ère ! »

Les sirènes se mirent à crier hystériquement. Quelques secondes plus-tard, elles avaient fuit, hystériques, au fond de la mer. Quant aux êtres humains ? Ils s'étaient évanoui sous l'effet d'une pression d'une rare intensité qu'Atios s'était mise à exercer autour de lui. Une pression écrasante qui lui avait permis d'ignorer l'effet du chant de la reine des sirènes.

« Soyez magnanimes ! Nous n'attaquerons plus les êtres humains ! Mais laissez-moi la vie sauve ! »

La pointe d'Excalibur vint se poser sous le cou de la reine des sirènes, comme une réponse silencieuse à celle qui semblait désormais beaucoup plus respectueuse et terrifiée à l'idée de revoir Atios. Le jeune homme baissa lentement son arme, bien qu'il semblât prêt à la tuer au moindre faux-mouvement. La reine des sirènes regarda alors Haruka & Yoshihisa, qui, avec Estella, étaient les derniers témoins de cette scène. Ils approchèrent avec précaution Atios, comme s'il était quelqu'un d'autre... Ce qui semblait être pratiquement le cas.

« Les renégats n'auraient pas dû agir ainsi... Ils ont provoqué le réveil du garde-fou de Deus... Et si c'est le cas, c'est que de très sombres moments sont à venir... »

La créature se mit à joindre les mains et à prier.

« Ô grand Deus, ayez pitié de vos enfants, vous qui annoncez la fin d'une nouvelle ère à travers lui.. »

Atios leva son épée, prêt à la décapiter... Mais se ravisa, en lâchant son arme, la pression retombant par la même occasion alors qu'Excalibur s'évapora en poussière d'or. Incrédule, il recula en regardant ses mains... Il soupira et compléta alors :

« Yoshihisa... Je n'en ai plus pour très longtemps. »

Son ami acquiesça en silence, l'air profondément malheureux de voir son ami dans un tel état...
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Re: Springtrip into summer ! - Dim 6 Avr 2014 - 22:37
Springtrip into Summer !








Estella voulu hurler, elle avait l’impression que sa tête allait se fendre en deux, comme si des morceaux de verres tentaient de s’échapper de son esprit en déchirant son crâne de part en part. Pendant quelques secondes seulement, il n’y avait eu que la douleur, une étrange couleur rouge qui avait repeint son regard de terreur et avait coloré ses pensés de désespoir. Elle se sentait comme maintenue dans les entrailles un océan de jais. Il n’y avait plus d’air, plus de lumière. Ces quelques secondes qui parurent comme une éternité furent soudainement balayées par un soleil naissant.
Quand elle pu finalement émerger de l’obscurité, devant elle se tenait Atios, la seule vision dont elle avait de lui était son dos. Elle n’eu pas le temps de sourire car ce qui se refléta dans ses yeux lui brisa le coeur. Dans ces mains pourtant si frêles se tenait une épée dont la lumière transperçait les regards de ceux qui l’admirait, ce héros au si gentil sourire était prêt à exécuter une jeune femme apeurée qui n’avait plus la force de riposter. Elle aurait aimé fermer les yeux pour éviter ce qui allait suivre mais c’est comme si une part d’elle même se forçait à ne pas détourner le regard, une part d’elle même qui voulait lui apprendre à ne plus hésiter devant le devoir.

Cependant, à sa grande surprise, la lame disparu sans avoir fauché sa victime. Profitant de cet instant, la jeune déesse se releva en vacillant et tomba à genoux près de la sirène.

Estella : « Partez… » 

La sirène releva ses yeux bleus vers Estella et celle-ci pu y voir un océan de tristesse qui se déversait en larmes le long de ses joues rouges. Elle n’avait plus rien d’une reine qui gouvernait sur les mers, ses sanglots s’assimilaient plutôt à ceux d’une enfant effrayée par l’obscurité.

Estella :« Allez vous-en ! » 

Sa voix se fit plus forte mais aussi plus aigüe, comme un déchirement devant la réalité. La reine des sirènes se releva et recula alors sans quitter la jeune déesse des yeux. Une fois qu’elle sentit l’eau sous ses pieds, elle s’enfonça dans la mer sans jamais se retourner.
Estella regarda les vagues la dévorer lentement puis reposa son regard écarlate sur Atios. Il était là et restait immobile comme un animal encore surpris d’avoir laissé sa proie s’échapper. Elle vit dans ses yeux l’essence même du désespoir, comme si dans son âme habitait un monstre qui le rongeait petit à petit.
La jeune fille se releva et s’avança vers lui. Avant qu’il ne puisse dire un mot, elle le serra aussi fort que possible dans ses bras, comme s’il était devenu une chose fragile qui menaçait de se briser.

Estella :« Tout va bien… » 

Elle n’en savait rien mais il fallait que cela soit dit. Et même si cela ressemblait aux jolis mensonges que les adultes racontaient aux enfants pour les libérer d’un monde trop cruel, il fallait que quelqu’un le dise et le répète jusqu’à ce que plus personne ne puisse jamais en douter.

Estella : « Tout va bien. » 

Estella se recula et fit de son mieux pour lui sourire. Alors qu’elle commençait enfin à se détendre, un mouvement dans la foule attira son attention. Plusieurs des victimes du chant de la sirène commençaient à émerger de leur étrange sommeil. Un homme en particulier, armé d’un grand appareil photo s’approcha de la scène et s’adressa à Estella.

??? : « Hé, vous ! Où est passée l’autre femme ? Et la foule de jolies filles ? » 

Estella le regarda un instant et ne sachant quoi répondre, elle secoua simplement la tête comme pour lui faire comprendre qu’elle l’ignorait.

Estella : « Je ne vois pas de qui vous voulez parler. »  

Le photographe grimpa sur la scène et jeta un regard au alentours.

??? : « Sérieusement, vous ne savez rien du tout ? Mais cette « femme » était bien juste à côté de vous, non ? Je dirais même qu’elle était SUR vous. » 

Estella secoua à nouveau la tête pour signifier qu’elle ne dirais toujours rien.
Le jeune homme haussa alors les épaules et se recula pour prendre une photo de la foule.

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Re: Springtrip into summer ! - Lun 7 Avr 2014 - 22:03
Un gardefou. Un concierge. Une entité créée pour nettoyer. Protéger. Combattre. Pour préparer le retour de son maître originel. Deus. Il le savait au fond de lui depuis qu'il s'était réveillé à l'infirmerie, après le combat contre Isanagi. Lors de l'éveil de ses pouvoirs, alors qu'il était sur le point de disparaître, il avait atteint un point de conscience où il avait pu comprendre qui il était. Son éveil était la venue de grand changements. L'incarnation du jeune homme signifiait qu'il allait tôt ou tard devoir affronter les autres apprenti-dieux. Il serait le prophète et son arme, le marteau implacable de leur créateur endormi.

Atios n'était que la réunion de rouages nécessaires à la concrétisation du serviteur de Deus. Il n'avait fait qu'emprunter les pouvoirs de celui-ci, jusqu'à alors. Parce qu'il était une partie de lui. Et lui était une partie de ce tout. Ses valeurs et celles du rois Arthur n'était rien par rapport à l'autorité qui s'éveillait en eux, peu à peu. La justice allait s'abattre. Si le système actuel ne fonctionnait plus et avait créé de véritables dangers pour les enfants les moins protégés de Deus, c'était qu'il fallait tout refaire. Et le jeune homme, prostré au sol, dans les bras d'Estella, était un instrument de la catastrophe qui se profilait depuis la déchéance d'Isanagi Tesnho. Il leur avait dit. Il l'avait dit à de nombreuses personnes... Si leur créateur se réveillait, un cataclysme serait enclenché. Les avatars de celui-ci s'éveilleraient un par un. Et leur force conjugué provoquerait alors de grands dangers... Autant pour les Hommes, dommage collatéraux d'une réforme universelle qui se précisait dans sa nécessité, que des apprentis-dieux indolents, incapable de se gérer eux-même et par extension, les hommes sur terre. Et plus la terre serait surchargée par les énergies divines conjuguées et libérées de nombreux apprenti-dieux renégats, plus les risques que le monde change augmenterait...

Le jeune homme avait fait de son mieux pour contenir le messager divin en lui et pour guider les apprenti-dieux... Mais désormais, le temps s'écoulait. Lentement mais sûrement. Seconde après seconde, il perdait le contrôle de lui-même. Bientôt, il serait autre chose. Quelqu'un d'autre. Ce qui l'effrayait de plus en plus était la sensation familière qui parcourait son corps à chaque fois que ces pulsions de réveils s'emparait de lui. Il avait la sensation de s'éveiller d'un lointain et profond sommeil. D'une torpeur exaltante, qu'on prenait plaisir à dissiper pour se lever et reprendre le cours d'une vie qui s'était arrêté. Une vie de destruction et de renouveau, à chaque fois. Sauveur, rédempteur ou anihilateur ? Il ne savait pas ce qu'il était réellement au fond. Mais au vu de la réaction des sirènes, il était clair que celui qu'il avait pu être avait laissé un souvenir impérissable aux habitants rescapés de ce monde.

Yoshihisa fit disparaître l'appareil photo d'un subtil tour de passe passe, empêchant le photographe de prendre des photos. Puis, Haruka se mit à incanter quelques mots inconnus qui plongèrent dans la torpeur le photographe qui s'était réveillé. Finalement, Yoshihisa les téléporta plus loin sur la plage, soupirant.

« Les crises sont vraiment de plus en plus fréquentes... Mais peu importe qui tu deviendras, je t'ai promis de te rester fidèle, Atios. »

Haruka acquiesça en silence, une légère larme à l’œil, paniquée par les derniers événements. Quant à Atios, il ne bougeait plus. Son esprit était confus. Sa tête lourde. Les pensées s'accumulait les unes après les autres. Finalement, il finit par regarder Estella. Il n'avait pas prévu qu'une de ses crises de potentielles schizophrénie finirait par apparaître en public. Comment allait-il expliquer ça ?

« Estella Urmanis... Tu seras l'une des premières à être au courant. La situation du monde est grave. Deus, plongé dans son sommeil, finira un jour par se réveiller et nul ne veut son réveil. Mais les signes de son réveil apparaisse à travers moi ... Je suis l'un de ses avatars. Et visiblement, pas l'un de ses plus pacifiques. Qu'il soit ou non bon, le fait est que notre mission en tant qu'apprenti-Dieu était de protéger les hommes. Mais l'un des élus chargé de cette mission à inciter à la rébellion avec succès, une partie de l'académie... Ce qui signifie que l'académie à échouer. Et qu'à ce rythme, je serais l'un des instruments de Deus pour rétablir sa justice... Homme, apprenti-dieux, renégats... Je perdrais toute notion de justice personnelle ou de pitié. Je vais redevenir une arme de Deus.. Un de ses anges. »

C'était beaucoup à révéler. Mais étrangement, le jeune homme savait qu'il ne pouvait continuer de garder le secret éternellement. Estella serait l'une des personnes qu'il aura mise au courant. Quant au fait qu'elle le croirait ou non ... Ou qu'elle le fuit ou pas... Rien n'était moins sûr. Qu'allait-il advenir de cette rencontre qui s'était pourtant si bien déroulée jusqu'à présent ? Le futur s'écrirait et le laps de temps avant qu'Atios ne devienne ce qu'il était destiné à devenir se raccourcissait implacablement.
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Re: Springtrip into summer ! - Jeu 24 Avr 2014 - 19:31
a
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Estella : « Un ange… ? »

Elle sourit et sa tête retombe légèrement en arrière. Ses grands yeux capturent le ciel et comme si son esprit venait finalement de comprendre que le temps lui était compté, le bleu céleste lui sembla si douloureusement éphémère.
Elle se sent redevenir froide. Sa tête est entraînée dans une douce souffrance, l’étrange sensation de vouloir se laisser glisser dans le vide l’empoigne, jusqu’à l’étouffer. Elle se sent nauséeuse, comme si un trou béant s’était formé dans son ventre

Deus allait se réveiller.
C’était inévitable. De ses yeux ouverts s’abattrait le courroux des cieux, un jugement final. Mais dans ce cas, pourquoi avoir créée les dieux ? Les animaux ? Les humains… ?
Une erreur causée par un homme désespéré dont les idéaux étaient différents. Une unique erreur et tout s’envole à jamais. Le monde avait-il donc aussi peu de valeur aux yeux de Deus ? Ses enfants avaient-ils donc aussi peu de valeur ? Quelle tristesse de voir de un père se détourner ainsi de sa progéniture.
Elle aussi, elle mourra. Une seconde fois. Mais cette fois-ci, la mort lui sera imposée. Pas d’échappatoire. Plus de portes ouvertes. Plus de main tendue. Elle s’endormira pour ne jamais plus se réveiller.

Non. Non. Non. Cette voix déchirante qui résonne dans les lambeaux de son coeur lui hurle qu’il y a encore tellement de chose à comprendre, à apprendre, à créer, à chérir. Elle ne veut pas l’accepter. Elle ne peut pas l’accepter.

Mais…

Elle ne peut le nier.
Il est vrai que ce monde n’est pas aussi beau qu’ils le disent.
Il manque une partie de l’histoire, les pages sont trempées de larmes et de sang. Chaque parcelle d’espoir que l’Humanité a cultivé se retrouve éclipsé par la douleur, chaque discours de beauté est passé sous silence, étouffé par les cris de haine. Était-ce réellement le monde qu’elle imaginait étant enfant ? Où était le rêve ?
Où s’arrêtait l’obscurité ? Elle aurait tellement aimé pouvoir trouver une raison pour continuer à lutter. Si Atios disait vrai, si le monde était réellement voué à une mort inéluctable et ce, peu importe tout ce que les académiciens ont accomplis jusqu’ici, que ce soit en bien ou en mal… alors… ce serait donner raison aux renégats. Ceux-ci tuent et méprisent les faibles, leurs idéaux sont peints dans le sang et l’agonie afin de renverser Deus, mais après tout, que signifie la disparition de quelques milliers d’êtres humains pour la survie du monde ?

Ses yeux rouges se referment et le temps d’un rêve, son âme est apaisée. Quel bonheur cela aurait été de pouvoir ravager tout ce qu’il y avait de douloureux dans ce monde et d’arrêter uniquement quand la tristesse aurait entièrement été consumée. Malheureusement, c’est impossible.
Si elle ne veut pas faire partie des victimes, il faut qu’elle trouve son chemin, qu’elle trouve une raison pour se battre.
Et comme un miracle, elle le sent.
Cette raison se tient juste devant elle.
Ses grands yeux fixent Atios, comme s’ils le dévoraient du regard.
Elle lui sourit.

Estella : « Pourquoi ne pas mourir ? » 

Personne ne veut le sang d’un héros sur les mains mais elle, elle était prête à tout car elle n’avait rien à perdre.

Estella : « Si vous vous définissez réellement comme le héros de ce monde alors ce sacrifice doit vous paraître évident, non ? »

Ses derniers mots sonnent un peu plus aigus, comme s’ils se voulaient logique, indéniables, évidents. Elle aimait beaucoup Atios. Mais sauver le monde dans lequel ses frères vivaient étaient de loin plus important. Peu importe de quelle manière les amis de Atios la jugeraient, peu importe de quelle manière cet univers la condamnerait, la simple pensée que ses frères puissent continuer à vivre lui donnait des ailes car, sans le savoir, ils l’avaient protégé toute sa vie de la folie et pour cela, elle les aimait d’un amour inconditionnel.

Au fur et à mesure que sa voix portait innocemment ses mots, le visage de Yoshihisa devenait grave tandis que les traits d’Haruka dépeignaient de l’effroi mêlé au dégoût. À leur yeux haineux, elle lu ce que leurs lèvres scellées semblaient hurler.

“Ingrate. Menteuse. Hypocrite. Monstre sans coeur.“

Elle leur jeta un regard impassible, décelant la douleur qu’ils devaient ressentir, impuissants face au déclin de leur ami et faibles face au destin même de ce monde. C’était comme un ruban enlacé autour de leur yeux, que feraient-ils une fois que Atios ne sera plus ? Auront-il le courage de le défier et d’accomplir leur devoir divin ou prendront-ils la fuite ? L’attacheront-ils comme un animal ou lui laisseront-ils le choix de partir comme il a vécu : comme un héros ?

Estella en savait déjà les réponses, elle le savait à leur regard. Ils la toisaient comme une créature qui n’aurait pas sa place dans les cieux, une chose qu’ils devaient éloigner de leur Graal, un monstre ignorant.
S’en était assez, elle en avait assez de toute cette faiblesse. Que ce soit celle dans son coeur ou celle dans le regard des autres, toute cette tristesse, tout ce désespoir qui s’incarnait dans la lumière de leurs yeux. Elle allait la leur arracher, quitte à les rendre aveugle.

La jeune déesse fixa son regard écarlate sur Atios, il n’avait pas dit un mot, son silence en était tristement transparent. Elle sourit un instant, un simple sourire destiné à une petite fille perdue entre le chemin de la maison et la mort, un sourire bien plus douloureux que les larmes, un sourire aussi transparent que le silence de Atios.

Dans une impulsion faîte uniquement de violence, elle se jeta sur son ami. Ses pieds glissèrent presque avec douceur sur le sable, emportant dans leur sillage une mer dorée. Tout son corps bascula en avant contre celui de Atios et tout deux tombèrent au milieu d’un désert gelé. Ses mains vinrent se resserrer instinctivement autour du cou de sa victime, de tout son poids, elle écrasa la cage thoracique et la nuque du jeune homme.
Malgré la douleur, Atios était resté immobile, la regardant simplement de ses yeux vides. Il était comme déjà mort.
Estella se sentit agréablement surprise de remarquer la facilité avec laquelle il était possible de mettre fin à une existence, c’était comme un ouragan jeté sur frêle flamme. Son coeur battait vite et fort, faisant circuler le sang dans tout son corps, réchauffant chaque tissu de sa peau. Elle se sentit emplie d’un sentiment d’extase pur qui pénétrait dans ses poumons à chaque souffle.

Haruka : « Non… Atios… Bats-toi ! S’il te plait ! »  

Tout en hurlant, la jeune secrétaire se jeta sur Estella mais à son plus effroi, elle fut aussitôt stoppée par Yoshihisa. Le visage grave, il semblait avoir comprit les sentiments d’Estella envers Atios et à son plus regret, il ne pouvait que les partager.

Haruka : « Mais qu’est ce que tu fais ?! Aide-le ! Vous êtes amis, non ?! Tu m’avais dit que tu le protégerais ! Tu me l’avais promis ! Yoshihisa ! » 

Yoshihisa :  « Haruka, c’est ce qu’elle fait en ce moment même, elle le protège… » 

Haruka : « Qu’est ce que tu raconte ?! Atios ! Atios ! Reviens ! Je t’en supplie ! J’ai encore besoin de toi ! Il y a pleins de gens qui comptent encore sur toi ! Ne meurs pas ! » 

La voix d’Haruka se fit plus aiguë, comme une douleur devant la réalité, et à son plus grand bonheur, sa voix sembla rappeler Atios des limbes dans lesquels il s’était égaré. Dans son agonie, celui-ci chercha à repousser l'aliénée qui attentait à sa vie. Ses doigts s’enfoncèrent dans ceux de son agresseur, et, alors qu’il pensait avoir réussi à se libérer, il découvrit avec surprise un halo de lumière se former autour des blessures qu’il venait de créer. Éclairant le visage impassible de Estella, un doux rayonnement se refléta dans ses yeux pour former une myriade étoilée. Le premier palier venait de s’activer et lui permettait de ne plus ressentir aucune douleur pendant trois longues minutes soit à peine le temps d’arracher une vie. Elle aurait pu réussir si sa victime ne l’avait pas brutalement envoyé sur le côté en lui décochant un puissant coup de genoux dans les côtes.
Dans une exclamation de douleur, elle tomba violemment sur le côté et roula dans le sable. Perdue dans une étrange couleur rouge, son esprit s’était teinté de douleur, elle toussa plusieurs fois et resta un instant à terre observant simplement Haruka se précipiter sur Atios.

Haruka : « Pourquoi…? Pourquoi ?! » 

Les larmes qui commençaient à glisser le long de ses petites joues rougies semblèrent comme un doux déchirement dans le coeur de Estella. Était-ce que qu’on appelait “désespoir“ ou “haine“ ? 

Estella : « “Pourquoi“ ? Eh bien, Parce que nous sommes amis… » 

La jeune déesse se rassit avec difficulté tout en maintenant ses mains contre son ventre.

Haruka : « A…mi ? Ami ? Tu ne sais rien de l’amitié… Tu ne sais pas à quel point il souffre, à quel point il lutte pour ce monde… Toi, tu n’es qu’une gamine ignorante qui pense tout savoir alors que tu ne sais rien ! Tu as profité de sa gentillesse ! Tu t’es servie de lui ! » 

La jeune secrétaire protégeait un Atios complètement ahuri dans ses bras. De cette manière, on aurait réellement dit un enfant blotti dans une étreinte maternelle.

Yoshihisa : « Haruka, qui d’entre nous agit comme une enfant gâtée ? » 

La jeune fille sourit et se releva sans quitter Haruka des yeux.

Estella : « Vous êtes pathétique… Vous ne comprenez pas que j’essaie de le libérer justement parce qu’il m’est cher. Il n’aura plus à lutter, il n’aura plus à souffrir. Pourquoi ne pouvez-vous pas accepter cela ? Vous le savez tout aussi bien que moi : sa fin est proche. Préféreriez-vous qu’il meure par la main d’un inconnu plutôt que dans les bras d’un ami ? »  

Atios qui était resté silencieux, sembla recouvrir ses esprits, il se releva pour faire face à Estella et sans se départir d’une certaine prestance, il s’adressa à elle.

Atios : « Ce n’est pas ton devoir de m’ôter la vie. Je ne veux pas que tes mains soient souillées de mon sang, je veux que tu vives heureuse et que tu puisses garder foi en l’Humanité… Voilà mon désir, ma volonté. » 

La jeune déesse lui jeta un regard doux et lui sourit gentiment, elle releva ses deux poignets vers lui et montra les blessures qui les ornaient.

Estella : « Menteur. Toi, tu as juste peur de mourir. » 

C’était la première fois et la dernière fois qu’elle le tutoyait car une voix au fond d’elle-même lui murmurait qu’elle ne le verrait jamais plus. Ses yeux écarlates se glissèrent une dernière fois dans ceux de Atios, il n’y avait cependant plus aucune admiration ni d’affection à son égard, seulement une forme de pitié qui se rapprochait du dégoût. Ses yeux rencontrènt ensuite ceux de Yoshihisa, et alors que leurs regards se lièrent, elle comprit qu’il partageait la même douleur que son ami.
Avec douceur, elle s’approcha de lui et lui tendit gentiment la main.

Estella : « Viens. » 

Ses doigts se relevèrent vers lui, comme des ficelles qui l’attiraient à elle.
Yoshihisa resta un instant silencieux puis se laissa guider tel un pantin. Il n’avait jamais douté de son engagement envers Atios, sa promesse de demeurer à ses côtés lui avait semblé comme une évidence, jusqu’à cet instant. En se laissant mourir sous l’étreinte de Estella, il aurait scellé son destin de héros mais en se débattant puis en offrant de belles paroles au monde, toute son admiration pour son ami était morte en même temps que ces mots. Sa main se saisie de celle de sa nouvelle souveraine et tandis que tous deux commencèrent à se détourner de Atios, la voix de Haruka résonna une dernière fois, comme pour conclure ce qu’il avait semblé être leur tout dernier voyage ensemble.

Haruka : « Sale traître… Je ne te le pardonnerais jamais ! » 

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Dernière édition par Estella Urmanis le Jeu 24 Avr 2014 - 20:04, édité 1 fois
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Re: Springtrip into summer ! - Jeu 24 Avr 2014 - 20:02
Un joli rp qui malgré le départ imprévu d'un de ses joueurs trouve une fin très intéressante. Félicitation pour cela. Par contre, petit bémol mais d'un point de vue essentiellement personnel: ton code est très joli mais à force de le raccourcir sur les côtés, tes textes donnent des pavés à lire et à constamment descendre ce qui devient un peu fatiguant à la longue. Sinon, continue comme ça.

Estella : 510 xps

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Springtrip into summer !
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