Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Dans les mauvais moments comme dans les bons...

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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Ven 28 Mar 2014 - 21:55
Dans cette douce souffrance,
Dont j'ai payé toutes les offenses,
Ecoute comme mon cœur est immense,
Je suis une enfant du monde.


Non ça n'ira pas. Non ça ne fonctionnera pas. Parce que je ne le veux pas. Parce que ce n'est pas possible. Parce que c'est difficile. Que je suis lâche. Pas assez forte pour ça. Trop faible. Ignorante aussi sur ce genre de sujet. Ça n'ira pas. Non. Désolée Maya.

En même temps pourquoi forcer ? Elle devrait le savoir à quel point c'est dur, alors pourquoi ? Pour Weiss ? Pour un meurtrier ? Qu'il y ai des gens qui pensent à lui ? Si c'est ce qu'elle désires alors je le ferais. D'ailleurs je le fais tous les jours avec Emil. Oui je penses à Emil puis automatique à Weiss, son bourreau. Faut dire que ce fut ma plus grande déception. Est-ce que je peux connaître quelque chose du même genre ? Je ne penses pas. Parce que je n'ai plus de frère. On me la prit. Espèce d’égoïste de Weiss ! Au moins je suis déjà allée à l'enterrement de Weiss. De cet homme qui ne méritait pas ma présence. Mais je l'ai fait. Je me suis forcée à le faire pour mon frère, pour pouvoir avancer, pour sans aucun doute devenir plus forte. Et voilà ou j'en suis. Je déteste cet homme encore plus qu'avant et mes efforts n'ont servit à rien. Je suis tellement inutile …

Brusque réaction de Maya. Avant elle était plongée dans ses pensées. Je penses l'avoir déçu à mon tour. Ce n'était pas étonnant venant de moi. Je ne sais faire que ça, décevoir les gens. C'est comme si elle avait placé trop d'espoirs en moi. Elle n'aurait pas du.

Elle me demandait d'oublier. Disait me tester. Genre, comme si j'étais le genre de personne que l'on test. Je me contentais d'hausser les épaules. Je ne réagissais tout simplement pas. Trop fatiguée sans aucun doute. Ouais c'est ça qui me rend bizarre c'te nuit. Elle parlait de se souvenir des disparus. Que c'était bien dans la vie de détester quelqu'un. La fatigue doit aussi la rendre bizarre. Oui on va dire ça hein.

« Moi détester me fait régresser. Comme si tous les efforts que j'avais fait disparaissaient. Tu sais que je suis quand même allée à l'enterrement de Weiss ? »

L'effort monumentale. Je m'en souviendrais toute ma vie je pense de ce jour. C'était un jour pluvieux, peu de personnes étaient là, mais au moins les plus importants étaient présents. C'était une journée noire. Je m'étais forcée à y aller.

« Mais je vois sans aucun doute mal les choses, qui sait ? »

Pas moi en tout cas. Cette conversation est comme une gifle en pleine figure pour moi : je régresse. Je veux avancer au lieu de ça je recule. N'est-ce pas malheureux pour une femme qui veut avancer sans oublier ? En même temps est-ce possible d'avancer sans accroches parfois ? Ou sans douter ? Je ne penses pas. Mais je doute tellement, je m'accroche tellement que je recule.

« Je garderais la montre. Pour essayer de penser à lui et surtout aux bons moments. »

Oui je tentes encore de faire des efforts. Moi folle ? Après tout je veux tenter ce que Maya dit. Essayer de l'apprécier. Mais c'est un objectif qui m'est tellement impossible. C'est comme si je tendais la main pour demander de l'aide et que personne n'était là pour me rattraper. Parce que seule je ne peux pas. Parce que je ne supportes plus la solitude. Un jour je vais arrêter de tendre la main en attendant que quelqu'un l'attrape. Et ce jour-là je coulerais. Je coulerais dans les abîmes du néant. Et personne ne pourra m'aider. Personne ne pourra me sauver. Parce que ma folie me perdra. Un jour ou l'autre ça va arriver, je le sais. Instable comme je suis, du sang risque sans doute de couler un jour. Emil risque de me voir à ses cotés un jour. Je le sais, j'en suis convaincue. Mais ça c'est dans ma tête. Personne pour le savoir. Encore heureux.

Maya revenait sur le sujet du logement. Elle n'osait plus finir sa phrase, alors à moi de le faire je pense. Je devrais la rassurer. Mais ça non plus je ne sais pas le faire. Maya découvrira avec le temps à quel point je peux décevoir les gens.

« … Et la proposition est toujours valable. Si tu veux rester reste. Je te prêterais ma chambre, ça ne me gêne pas. J'ai un autre endroit ou dormir donc ça ira. »

Non je ne la force pas. Je me contente de lui proposer, gentiment. Parce que trop bonne, trop conne, c'est mon cas. Mais elle a tellement l'air inoffensive, sensible et frêle. Elle n'avait nul part ou aller. Je me dirigeais vers ma chambre et lui fit signe de me suivre. J'ouvris la porte et alluma la lumière. La chambre était propre.

« J'ai changé les draps hier et je n'ai pas dormit dedans depuis. J'espère que tu seras à l'aise. »

Oui je prend des initiatives. Comme elle l'avait fait pour me parler de Weiss. D'ailleurs j'avais toujours sa montre en main et serrait l'objet comme s'il allait tomber. Je dirais à Jason de l'emmener au bijoutier.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Sam 29 Mar 2014 - 12:20
Garder un souvenir pour pouvoir penser aux bons moments... oui. Ou alors non, l'inverse pourrait lui être tout aussi profitable : ne penser qu'aux mauvais moments en regardant la montre. Ainsi, elle déverserait sa rancœur sur un objet physique et, par la même occasion, finirait par personnifier cet objet comme étant une sorte de réincarnation de Weiss Alexander. Ne resterait alors plus qu'à le casser ou le jeter pour, en même temps, détruire sa souffrance et sa haine envers l'homme qui a assassiné son frère.

Maya émerge de ses pensées, pose ses mains derrière sa tête et hoche la tête de gauche à droite en soupirant. Décidément, elle n'en démord pas. Tout comme Kathleen, quelque chose en elle semble irrécupérable et jamais elle ne pourra s'empêcher de penser de cette façon. Pourtant, elle se figure que sa logique n'a rien d'idiote... rien ne l'empêcherait de la développer oralement. C'est plutôt qu'elle sent incapable de l'exposer correctement. Oui : elle se sent même incapable de convaincre Kathleen que la Terre est bien ronde ou que le Soleil est bien au centre du Système Solaire. La messe est dite, inutile d'insister.
D'ailleurs, cela finirait mal... pour sûr.


Dès lors que Kathleen lui confirme que sa proposition d'hébergement est toujours valable, comme prévu, Maya exulte. L'émotion est intériorisée, mais, d'un simple regard, on comprend très facilement qu'elle est soulagée. Tous les symptômes de la fatigue vont alors se succéder à une vitesse folle sur son visage, allant du bref bâillement au picotement des yeux et à la somnolence partielle. Le petit train du sommeil et le marchand de sable semblent être de son côté pour une fois.

- Ta chambre ? Mais... je croyais que tu dormais quand je suis arrivée ?

Non pas que la question ait un intérêt fondamental, mais... si elle ne dormait pas dans sa chambre... bon bref. Ce n'était effectivement pas la question la plus intelligente à poser.

- Je ne peux pas dormir dans tes draps propres... Je suis sale, recouverte de transpiration, j'ai marché toute la journée... Je n'ai même pas de vêtement de rechange, juste ce que je porte. Un simple drap me suffirait, je dormirais sur le canapé en ne gênant personne.

Tout ça parce qu'elle a dit « ma chambre ». Maya ne va donc même pas essayer de suivre Kathleen, ni voir ce qu'il y a à l'intérieur de cette pièce : cela ne la regarde pas. Elle préférerait même dormir par terre plutôt que de squatter la chambre de son hôte. Et puis... ce salon n'est pas si mal et il a l'avantage de permette l'accès à n'importe quelle pièce sans faire trop de bruit. Sans réveiller qui que ce soit avec des grincements de porte ou de lit. Comme la déesse n'est pas du genre à faire une nuit complète sans se réveiller au moins une fois, mieux vaut que cela se passe comme elle le demande.

Toute une histoire pour si peu... et cette fois, contrairement à tout à l'heure, c'est Maya qui n'est pas du tout prête à coopérer ou à changer d'avis.
Nouveau dialogue de sourds ?
Épargnons-leur ça.

Maya fait un pas en avant et ses jambes se mettent à trembler.

- Je... je ne veux pas te retenir... Peux-tu simplement me dire où se trouvent les différentes pièces ? Je me débrouillerais en silence, promis.

Parce qu'elle a beaucoup de choses à faire avant de dormir...

- Et je te promets que je partirais tôt demain matin. Dès que tu sors... je sors. Je vais me faire petite et discrète, promis.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Dim 30 Mar 2014 - 19:10
J'étais morte de fatigue, autant que Maya qui baillait. Mais la voir ainsi me fit sourire. Sauf qu'elle n'osait pas entrer dans la chambre. Est-ce parce que j'ai dit que c'était la mienne ? D'ailleurs elle ne comprenait pas quand je lui disais que je dormais mais que ce n'était pas dans ma chambre. Parce que cette nuit Jason ne travaillait pas et je dormais avec lui. C'est vrai que je ne lui avais rien dit à ce sujet. Je lui en parlerais demain. Surtout que demain je ne bosse pas, je suis enfin en repos. Mon seul repos de toute la semaine, presque.

Quand Maya me disait être sale, de rien n'avoir à se mettre et qu'un simple drap lui suffirait pour dormir sur le canapé, j'avoue qu'elle m'étonnait. Je lui offrais un lit et elle voulait un canapé. Elle devait sans aucun doute avoir l'impression de gêner, même si ce n'est pas le cas puisque c'est moi qui lui ai proposé. J'entrais donc la chambre et sortit des vêtements propres puis lui fit de me suivre. Je me dirigeais à nouveau dans le salon et lui montrait la porte de la salle de bain et la cuisine. Puis j'entrais directement dans la salle de bain et allumait la lumière. Les lumières étaient bien blanches, il y avait une grande baignoire, un lavabo et un miroir. Faut avouer que la pièce faisait assez petit à cause de la baignoire qui prenait beaucoup de place, mais au moins on se lave avec plaisir ! Je lui sortis le nécessaire pour se laver : shampooing, après-shampooing et gel douche. Un gant aussi. Le tout sur le bord de la baignoire.

- Là c'est la salle de bain et plus à droite t'as la cuisine, t'as bien vu la porte ouverte. Je te donne ça, laves-toi et ensuite portes-les et après au lit !

J'avoue que sur ce coup c'est comme si je faisais la sourde oreille puisqu'elle disait vouloir dormir sur le canapé et en plus de vouloir repartir le lendemain. Moi chiante ? Non. Juste que je n'aime pas vraiment que l'on refuse mon aide. C'est rare que j'essaie d'aider quelqu'un alors faut comprendre que quand j'essaye, faut pas refuser. Surtout que c'est la première fois que je propose à quelqu'un de l'héberger et que je prête mon lit. Enfin bref, tout ça pour dire que quand on refuse mon geste, je peux mal le prendre.

- Je vais préparer la chambre pendant ce temps !

Je lui fis un dernier sourire avant de lui tourner le dos pour me diriger dans ma chambre, la montre toujours en main alors que la chaîne pendait et se balançait de droite à gauche. J'allais donc dans ma chambre et rangeais cette montre qui ne fonctionnait plus dans ma boite à bijou, en face du miroir. Boite limite vide puisque je ne suis pas vraiment le genre de fille à porter des bijoux. Au moins il aura quelque chose avec de la valeur. Je me dirigeais près du lit ensuite et prit la photo d'Emil. Oh mon beau Emil, comme il me manque … Gros soupire, je sentais mon cœur battre de plus en plus vite et me contentas de ranger le cadre-photo dans le tiroir de ma commode. Zen, ça va aller. Sur le coup je posais mes mains sur mes joues et frappais un bon coup sur mes joues. Histoire de me calmer. Parce que je ne dois pas me laisser envahir par la tristesse en pleine nuit. Même si j'avais envie de pleurer depuis le début.

« Ça va aller. Tout vas bien. La vie est belle. »

Faut-il vraiment se mentir pour sourire ? Se mentir pour vivre dans une illusion de la vie parfaite ? Mais faudra bien ouvrir les yeux un jour, et ce jour-là on aura mal. On souffrira comme des chiens insignifiants, des chiens que tout le monde abandonnent parce qu'ils sont en trop. Comme des bâtards. Et me concernant je ne veux pas faire partie de cette catégorie de personne. Parce que moi je veux aller mieux, je veux avoir un sourire sincère. Et ce n'est pas avec des mensonges que je vais y arriver. Je ne peux pas me mentir à moi-même, question morale. Je ne suis pas assez folle pour ça. Je veux voir la vérité de mes propres yeux. Et de ce que j'ai pu voir de Weiss, ce n'est que le meurtrier de mon frère. Je ne vois rien d'autre. Tout me pousse à le détester. La présence de Maya dans l'appartement en est la preuve.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Lun 31 Mar 2014 - 21:50
Et Maya resta plantée là, debout, se demandant dans un premier temps si elle pouvait décemment se laisser mener à la baguette par une humaine.
Dans le principe... ce n'est pas clairement établi.
Dans son esprit... il n'y a pas vraiment de problème.
Dans les faits... c'est juste un lit.

Dans le genre « mener à la baguette », proposer un lit n'est pas ce qu'il y a de pire. Après, comme tout principe de précaution qui se respecte, accepter la plus insignifiante des choses, c'est laisser la porte ouverte à de futurs excès, tout ça. Mais il faudrait être idiot pour ne pas faire la part des choses : un lit dans une chambre n'est pas équivalent à un service divin, quel qu'il soit. Qu'importe le service que Kathleen offre... Maya ne lui rendra rien en retour. C'est acté, c'est certain.
Mais en réalité, non, la petite déesse ne peut pas se permettre de ne pas remercier Kathleen comme il se doit. Il faudra bien qu'elle fasse quelque chose. Offrir une nuit dans un hôtel quand elle sera en voyage ? Lui faire visiter la dernière chambre qu'a occupée Weiss ? Rembourser la nuit ? Oui, donner de l'argent, c'est bien. Ça peut servir à se payer n'importe quoi ensuite... et, aussi bizarre que cela puisse paraître, ça ne coûte pas un rond quand on sait comment s'y prendre. Quand on sait... divinement bien frauder la machine. Et pour le coup, la chambre de Kathleen sera une aubaine : il suffira de trouver une cachette pour planquer les quelques billets sans être vue par l'humaine – qui n'accepterait sûrement pas l'argent sans rien dire – et quelques jours plus tard, quelqu'un les retrouverait par hasard, en cherchant autre chose. Trop tard. La déesse serait déjà partie très loin.

Maya acquiesce pour elle-même et se reprend. Vêtements et serviette dans les bras, elle se dirige vers la salle de bains. Au passage, elle voit Kathleen dans sa chambre, en train d'observer ce qui semble être un cadre photo. Elle l'espionne quelques secondes, puis se cache les yeux et entre dans la salle de bains. Ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas. Elle ferme la porte à clé derrière elle, puis se déshabille et s'assoit dans la baignoire en ramenant ses genoux contre elle. Il va falloir le faire à l'Européenne : la douche uniquement, en essayant de ne pas éclabousser dans toute la pièce. Elle prend le pommeau, ouvre le robinet d'eau froide et s'asperge le visage abondamment. Après toutes ces émotions, il faut laver ces mauvais songes et ces mauvaises idées... et il ne faut pas y aller par quatre chemins.


Cinq minutes plus tard, frigorifiée, elle ferme le robinet, repose le pommeau de douche et s'enlace dans ses bras, tremblante. Elle claque des dents et son souffle chaud se condense au contact de l'air refroidi de la pièce. Elle n'y est pas allé de main morte...
La jeune femme préfère de loin être cette déesse immaculée qu'un être divin à jamais sali par les meurtres. Et puis, l'eau froide, c'est bon pour la peau et les cheveux.
Une minute plus tard encore, elle recouvre sa tête avec la serviette et commence à se sécher, d'un geste rapide et dynamique pour se réchauffer en même temps. En levant les yeux, elle voit son reflet dans le miroir et se recoiffe du moins pire possible avec ses doigts. De toute façon, à les sécher n'importe comment, ses cheveux ne seront certainement pas aussi dociles que d'habitude... mais elle va dormir, pas participer à un défilé de beauté. Et puis, elle aura finalement la même mine que Kathleen au réveil... et ça n'a rien de monstrueux.

Une fois sèche, elle enfile le pantalon de pyjama et boutonne la veste qu'on lui a prêtée. Elle n'est pas très à l'aise dans le vêtement d'une autre, mais c'est la bonne taille, elle ne va pas se plaindre. Reprenant toutes ses affaires, elle sort de la salle de bains et entre directement dans la chambre, où elle retrouve sa compagne humaine... toujours debout à ce qui paraît. Un coup d'œil vers le réveil lui indique 2:40am.

- Merci Kathleen. Merci pour tout.

Elle dépose ses affaires sur le bout du lit et, dans un élan de gratitude affectueux, elle enlace l'humaine. Un petit câlin amical. En plus, la chaleur corporelle de Kathleen la réchauffe... ce qui rend la chose un peu plus agréable encore.
Voilà de quoi prouver sa reconnaissance et souhaiter une bonne nuit par la même occasion.

- Dis... je m'excuse de remettre ça sur le plat mais... est-ce que tu pourras m'indiquer où se trouve la tombe de Weiss demain matin ?

La tombe quand il est mort en tant qu'humain... c'est finalement la seule chose qu'il restera de lui. Le seul corps... enfin, si tenté qu'en devenant Dieu, on change d'enveloppe corporelle tout en gardant le même physique. Maya ne se rappelle pas avoir entendu parler de zombies sortant de tombeaux ou de saccage de cercueils dans des cimetières... Alors, cela doit avoir lieu différemment. Un corps divin.
Alors, le véritable Weiss doit être dans un cimetière... à même titre que la véritable Maya. C'est là-bas qu'il repose, en paix.

- J'aimerais lui apporter des fleurs... histoire de lui dire au revoir.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Ven 4 Avr 2014 - 22:21
J'étais fatiguée. J'attendais patiemment que Maya vienne enfin dans la chambre pour que l'on se couche. Oui je veux dormir, même si demain je ne bosses pas. Et si Jason remarque que je ne suis plus dans le lit, il va trouver ça suspect. Quoi que je n'ai rien à cacher. Je ne lui cache jamais rien de toute façon. Parce que je suis franche, je lui dis tout sans hésiter. Après tout à quoi ça me servirait de tout lui cacher ? A rien. J'aurais l'impression de m'éloigner de lui ensuite et je ne veux pas qu'il s'éloigne. Je ne veux pas qu'il me file entre les doigts.

Maya entre enfin en me remerciant. Han, elle ne refuse pas mon aide finalement ! J'avoue qu'au fond de moi, ça me faisait plaisir. Énormément plaisir. Parce que j'ai l'impression de servir à quelque chose. De servir à quelqu'un. De l'aider dans la vie. Et ça c'est important pour moi, psychologiquement parlant. Parce que si j'aide les autres à avancer, peut-être que moi aussi je le peux avec l'aide de Jason. Avec l'aide de Sebastian. Comme disait Maya, aller de l'avant, ne plus regarder le passé, avancer dans la bonne direction. Oui un simple mot me faisait beaucoup d'effet. Mais c'est la première fois que l'on me remercie, je ne peux qu'être touchée non ?

La suite était encore plus étonnante. Maya me prit dans ses bras pour un acte amicale : un câlin. Seuls Jason et mon père adoptif m'en faisait. Bien sûr que je souriais. Je ne pouvais qu'être heureuse. Mais cet acte me surpris. J'hésitais à répondre à son câlin. Mes mains tremblaient et on pouvait facilement le voir. Mais je ne pouvais pas la rejeter. Pas maintenant, après ce début de chemin que l'on commençait à faire, je ne pouvais pas reculer à nouveau. Alors je la serrais aussi dans mes bras, contente de voir que Maya se rapprochait de moi. Je le voyais ainsi : notre relation qui pouvait aboutir à une belle amitié. Et ce câlin qui nous rapprochait davantage renforçait cette idée que j'avais. Mais je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Maya. Je ne sais pas si elle pense comme moi. Après tout je peux aussi mal interpréter les choses. Mais je n'espère pas que ça soit le cas.

- Si t'es contente alors moi aussi Maya !

Et je le pensais vraiment. C'est à ce moment-là que je comprenais que le bonheur des autres peut faire notre bonheur. Tout comme mon bonheur fait celui de Jason et Sebastian. Tout comme leur bonheur fait le mien. Tout comme le bonheur d'Emil faisait le mien. Oui au final c'est un sentiment vraiment agréable. C'est quelque chose à vivre.

Suite à cela, Maya me demandait de voir la tombe de Weiss demain matin pour lui apporter des fleurs et lui dire au revoir. Je ne sais pas si ça peut être un moment difficile pour Maya. Mais si ça pouvait lui permettre de tourner la page, alors pourquoi pas.

- D'accord Maya. Si lui dire au revoir peut te faire du bien, je te montrerais.

Je lui souriais. Même si j'avais envie de sauter dans mon lit pour dormir.

- Je ne travailles pas demain, t'as de la chance ! Par contre je vais aller me coucher, je suis vraiment fatiguée. Je vais éteindre la lumière et fermer la porte alors je te dis bonne nuit !

Je reculais et finis par lui tourner le dos. Un dernier sourire apparut en la voyant se faufiler dans le lit et j'éteignais la lumière et fermais la porte. Suite à ça j'allais dans la chambre d'à côté, celle de Jason et lentement, pour qu'il ne se réveille pas, je me glissais sous sa couverture et me blottis dans ses bras. Dans ses bras chauds que j'aimais. Sauf que je l'avais réveillé. Du moins un peu.

- Katy ?
- Chuut, dors.
- Tu t'es levée ?
- C'est rien, j'ai juste fait un cauchemar.

Mensonge. Le blond déposa un baiser sur mon front et me serra davantage dans ses bras. Qu'est-ce que je pouvais aimer dormir avec lui. Au moins je ne me sentais pas seule. J'avais chaud aussi. Et quand je pleurais la nuit il séchait mes larmes. Il est trop protecteur. Je suis sure que s'il pouvait s’immiscer dans mes rêves il le ferait, juste pour me protéger des méchants. Il m'arrive de pleurer la nuit et il est toujours là. Heureusement. Parce que j'ai besoin de lui pour aller bien dans la vie.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Dim 6 Avr 2014 - 16:46
Et la voilà couchée.
Maya attend d’entendre la porte de l’autre chambre s’ouvrir et se fermer avant de se redresser dans son lit. Dans ses affaires qu’elle a laissées au bord du matelas à ses pieds, elle récupère son téléphone et programme l’alarme réveil pour 6h du matin… soit 4 heures de sommeil si le compte est bon. Alors évidemment, maintenant qu’elle a un lit et un toit, rien ne la presse réellement : elle pourrait en profiter pour faire une nuit complète, personne ne lui en voudrait. Mais, elle a du boulot… quelque chose à faire que des humains ne doivent pas voir. Tant pis pour le sommeil, il y a des priorités bien plus importantes.

Elle pose le téléphone sur la table de chevet la plus proche, puis pose sa tête sur l'oreiller. Quelques secondes plus tard, après avoir pensé à certaines personnes importantes à ses yeux, elle se retourne sur le ventre, puis, confortablement installée, elle s'endort en plein milieu d’une histoire.

Cette nuit-là, elle ne rêve pas.
Cette nuit-là, elle ne se réveille pas une seule fois.
Cette nuit-là, elle dort d’un sommeil profond et réparateur…
… mais pas assez longtemps pour la guérir de ses maux.


Le réveil sonne. Un truc horrible qui casse les oreilles et qui oblige la paresseuse à se lever pour l'éteindre… au moins pour que les voisins ne s’en plaignent pas. Dans les vapes, Maya se redresse et se frotte les yeux en baillant. Elle check ses messages, en écrit un et le supprime avant même de l’envoyer. Elle laisse ensuite tomber son téléphone sur l’oreiller et se lève. Toujours mal dans les pattes, elle se maudit de ne pas s’être étirée la veille, même si elle était trop fatiguée pour.

Traînassant des pieds, elle sort de la chambre silencieusement pour se rendre dans la cuisine, le tout uniquement éclairée par la lumière extérieure des lampadaires qui passe à travers les volets et les rideaux. Elle ouvre le robinet de l’évier et boit directement au jet d’eau. Cela a beau avoir un goût immonde comparé à l’eau de montagne, la demoiselle se ressource jusqu’à plus soif. Elle retourne ensuite à sa chambre et, après avoir fermé la porte derrière elle, appuie sur l’interrupteur pour allumer l’ampoule qui illumine immédiatement toute la pièce. Maya ferme les yeux et reste plantée là, attendant de s’habituer à l’éclairage avant de refaire le moindre mouvement. Partisan du moindre effort. En vérité, elle en est presque à dormir debout… et c’est un vertige quand ses muscles la lâche qui lui fait reprendre conscience de l’instant présent.
Elle s’assoit sur le lit, fouille dans les poches de ses vêtements de la veille et sort son pinceau, son compagnon sans lequel elle n’est qu’une humaine, néanmoins parfois dotée d’ailes. Elle se relève et va s’installer au bureau. Alors… que doit-elle créer pour remercier Kathleen comme il se doit ? Un billet de 100£ ? Un de 100$ ? Les dollars, elle maîtrise beaucoup mieux… et il faut dire que cette monnaie est facilement recopiable. Aucune sécurité, aucun contrôle… du gâteau à utiliser. Enfin… si c’était vrai, Maya serait extrêmement riche... et en prison. Mieux vaut ne pas attirer l’attention et plutôt dessiner 10 billets de plus petite coupure. C’est 10 fois plus longs, mais pas forcément 10 fois plus compliqué.

- Billet 10 dollars. dit-elle dans sa langue d’origine à l’attention de son téléphone.

L’appareil lui affiche une photo de ce qu’elle va devoir recopier 10 fois à la main et à la perfection. Couleur, composition, forme, dessin… même une machine doit se laisser prendre.
1…
2…
3…
4…
5…
6…
7…

Elle pose la tête sur ses bras et ferme les yeux quelques secondes. Elle vient de rater le 8ème. Une petite rature et c’est mort… Ce n’est pas comme si elle pouvait passer un coup de gomme psychique sur le dessin flottant dans l’air, ça ne marche pas comme ça. Soit c’est parfait et le dessin peut devenir réel, soit c’est raté et… le dessin peut devenir réel, mais inutilisable. Inutile de perdre de l’énergie bêtement à tenter de matérialiser un échec. Mais pour le moral, c’est lourd.
Depuis combien de temps dessine-t-elle ?
Assise au bureau, elle se rendort, laissant le dessin flottant raté lui hanter les pensées.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Jeu 10 Avr 2014 - 19:53
Je m'étais assez vite endormie. La fatigue avait rapidement prit le dessus et la présence de Jason me permettait d'aller mieux malgré la mauvaise nouvelle que Maya venait de m'annoncer. Enfin, sur le coup je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Parce qu'elle avait tout mélanger dans mon cerveau. Moi qui avait avancé en haïssant Weiss, qui avait tenu le coup en disant que c'était sa faute, je commençais à douter. Oui, le doute m'envahissait. Si je ne pouvais pas le haïr lui, alors qui pourrait prendre sa place ? Moi ?

Je rêvais de mon frère. Nous étions chez Weiss et les deux garçons jouaient du piano. Comme c'était plaisant … Le voir sourire une nouvelle fois. L'entendre chanter. Jouer du piano. Mon frère avait un vrai talent pour jouer de cet instrument et l'écouter m’apaisait. Cette douce mélodie qui caressait mon oreille et qui causait en moi une sensation de bien-être infini. Cette douce mélodie me manquais. Si j'avais le pouvoir de retourner dans le temps, je le ferais. Juste une fois. Pour aller mieux. Pour retrouver ce sourire sincère perdu. Pour sentir à nouveau mon cœur battre la chamade. Pour embrasser mon frère une dernière fois. Pour lui demander si le paradis était mieux que sa vie sur Terre. Et pour lui avouer qu'il me manquait énormément. Et que je l'aimais aussi. Plus que tout au monde. Plus que n'importe qui. Plus que n'importe quoi. Tant qu'il était heureux, j'étais au Paradis. Parce qu'actuellement je sors doucement de l'Enfer. Je sens Lucifer me pousser à nouveau à ses côtés. Et je sens Maya qui l'aide lentement. Néanmoins je ne peux pas lui en vouloir puisqu'elle ne le voit pas. Parce que Lucifer c'est Weiss. Parce que Weiss c'est un hypocrite.

Brusquement j'entendis un bruit énorme. Enfin, trop aiguë à mon goût. Sauf qu'il s'arrêta vite. Et que je m'endormis à nouveau. Faut croire que Morphée m'aimait énormément cette nuit-là.

Ce matin-là je sentis quelqu'un me caresser le visage. Bien sur c'est Jason. Alors, petit à petit, je me réveillais. J'aimais quand il me réveillais de cette façon. Il était doux et attentionné avec moi. Qu'est-ce que je pouvais lui demander de plus ? C'est donc comme une enfant de huit ans que je frottais mes yeux avec la paume de mes mains tandis que le blond à côté de moi commençait à me chatouiller. Sauf qu'avec moi ça ne passe pas de bon matin. C'est alors avec un bon coup de pied que je le jetais du lit. Oui, on est assez agités nous deux. Du coup il partit préparer le déjeuner tandis que je faisais le lit. Et je me dirigeais dans ma chambre.

Si je m'attendais à ça. Faut avouer que non. Voir un billet transparent voler dans la chambre ? Je me frottais à nouveau les yeux. Je me pinçais même la peau. Mais rien. Il était là, encore en train de flotter dans toute la pièce. Je me pinçais à nouveau, plus fort. Mais rien ne changea. Je me fis même une trace rouge sur le bras.

Je m'approchais de Maya qui dormait sur le bureau. Apparemment elle était en train de dessiner … de l'argent ? Et ça le rendait vivant ? Réel ? Utilisable ? Ou alors c'était du faux ? Mais comment cet argent volait ?! Je secouais donc Maya lentement, fixant toujours du regard le billet volant.

« Maya … Maya ! »

Fallait qu'elle se réveille. Fallait qu'elle m'explique. Comment elle avait fait ça ? Parce qu'il n'y avait rien, pas un fil qui pouvait me faire croire que c'était quelque chose de … rationnel ? Parce que je ne comprenais plus rien. Une billet qui vole ? Heureusement que Jason ne voyait pas ça. Parce qu'il allait trouver ça aussi étrange que moi. Lui serait limite capable d'essayer de le prendre en main pour voir ce que ça pouvait faire. Genre si ça mords. Mais moi je ne voulais pas m'y risquer. Peureuse ? Un peu. Et alors ?
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Ven 11 Avr 2014 - 18:07
L'erreur, c'est de ne pas avoir entendu la porte s'ouvrir. L'erreur, c'est surtout de s'être endormie en plein boulot et de ne pas avoir imaginé un seul instant qu'on entrerait dans la chambre sans frapper. Enfin… qu'est-ce qui est passé dans la tête de Kathleen ? Ça ne se fait pas ! Se croit-elle assez proche de Maya pour se permettre d'entrer à n'importe quel moment du jour et de la nuit ?

La déesse émerge de son sommeil, plus fatiguée encore qu'elle ne l'était plus tôt. Kathleen a l'air paniquée ; Maya s'inquiète. Que se passe-t-il ? Un danger ? Une attaque ? La dormeuse se relève brusquement et se concentre sur la pièce, sans perdre un instant. Elle regarde tout autour d'elle, à gauche, à droite… puis, ne voyant rien de particulier, se tourne vers sa consœur humaine qui fixe le bureau. À son tour, la déesse tourne la tête vers l'espace de travail qu'elle occupait il y a encore quelques secondes et… pâlit.
Voilà une situation bien mal engagée...

- Euh… bah… ? Que… qu'est-ce que c'est ? Un… un fantôme… ? demande-t-elle d'une voix faussement inquiète.

C'est un peu “gros” comme réaction… mais comme on dit, plus c'est gros, plus ça passe. Que pourrait dire une humaine normale en voyant un OVNI flotter au-dessus d'un bureau… ? Ça n'aurait pas l'air beaucoup plus convaincant. Le plus simple, c'est encore de le faire passer pour du surnaturel, de le faire disparaître et de conclure qu'elles ont toutes les deux rêvé. Une chance : c'est tout à fait dans les cordes de notre apprentie déesse étourdie.
Maya regarde Kathleen pour tenter de deviner si la sauce prend. À l'aide de son bras, elle lui intime de s'écarter, tout en reculant elle-même et en ne cessant plus, à aucun instant, de fixer son propre travail, comme s'il était nocif et agressif.

- Vade retro, Satanas !

Mêlant parole avec les gestes, elle approche sa main… et hop, d'un simple commandement mental, elle fait disparaître le dessin, de toute façon raté. Elle fait mine de prendre une mine rassurée, inspirant puis expirant une grande quantité d'air pour montrer un signe évident de détente. Ses yeux vont se perdre une énième fois sur le visage de Kathleen, pour voir si elle est convaincue. Il reste les billets déjà matérialisés sur le bureau, mais Maya espère que l'humaine les a oubliés. Trop choquée par l'espèce d'OVNI. Là encore, il y a une façon de les récupérer et de faire croire qu'ils n'ont jamais existé. Pour cela, Maya se place pile entre Kathleen et le bureau et, dans son dos, à tâtons, elle ramasse les morceaux de papier et les fourre entre sa peau et l'élastique de son pantalon de pyjama. Il ne faut pas qu'ils tombent, ni qu'ils dépassent trop… ou elle sera repérée, et son histoire, décrédibilisée.
Après tout le mal qu'elle s'est donné, elle ne va tout de même pas les dématérialiser.
70 dollars flambant neufs, c'est déjà une très belle somme à offrir à sa bienfaitrice.

- Pourquoi tu es entrée sans frapper ? fait Maya, dont le visage frôle presque celui de Kathleen tellement elle veut l'empêcher de voir ce qu'elle trifouille dans son dos. Tu aurais pu… enfin… j'aurais pu… ton mari pourrait… c'est pas du jeu… je suis un peu timide, tu sais...

Peut-être aurait-elle dû ne pas du tout aborder le sujet, mais elle n'a pas pu s'en empêcher. Qui sait… elle aurait pu être toute nue et, en ouvrant la porte si grand, un homme aurait très bien pu se rincer l'œil depuis le séjour. Certes, il n'y a rien à voir… et bon… il faudrait être fou pour se promener à poil chez des presqu'inconnus et ce n'est pas du tout le genre de la déesse. L'humaine l'a sûrement bien compris d'ailleurs. Par contre… elle n'a pas du tout pris en compte l'hypothèse selon laquelle Maya pourrait être un être divin utilisant ses pouvoirs en cachette, dans les moments d'intimité.
Ce n'est pas évident, bien sûr… mais qui sait ce que font les gens quand ils sont seuls ? Qui sait s'ils ont ou non envie de partager leurs activités ? Qui sait les secrets que peuvent cacher des inconnus... ?

Si tu ne veux pas savoir des choses compromettantes sur quelqu'un, ne le dérange pas dans son intimité. Ce n'est pas sorcier à comprendre, si... ? Il ne faudrait pas que Kathleen s'engouffre dans une histoire qui la dépasserait… et de loin. Elle se pourrait plus en revenir.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Dim 20 Avr 2014 - 18:19
J'avais la sérieuse impression de devenir folle. Un billet transparent QUI VOLE ! Maya mit du temps à se réveiller alors que j'observais cet … objet ? Ou ce dessin ? Ou bien ce billet volant ? Non parce que, il n'y avait rien de rationnel là-dedans. Rien de logique. Un billet ne vole pas. À la limite une feuille à cause du vent je veux bien, mais là la fenêtre de la chambre était fermée. C'est ça le pire. Que l'on me dise si je suis folle hein, j'irai volontiers à l'hôpital psychiatrique ! Sauf si je rêve. Tout s'enchaîne. C'est horrible.

Maya se réveilla et ne parut ne pas capter rapidement le problème. Genre, toi tu vois un billet qui vole et ça te pose pas de problème ? Jusqu'à ce qu'elle tilte. Et qu'elle agisse. Elle se leva brusquement, m'intimant à reculer et recula à son tour. Elle tendit sa main et le fit disparaître comme si c'était … Un démon ? Un monstre de Satan ? Non je ne comprenais rien. Déjà que je perdais à moitié la tête, voilà que Maya en rajoutait une couche. Non là encore je ne comprenais rien ! Mais rien de rien ! Le pire c'est que le billet disparut. Comment ça se fait ? Elle est magique cette fille où quoi ? Ou alors la fatigue prend le dessus. Le truc pas logique c'est que je viens à peine de me réveiller. Je regardais Maya d'un air blasé tandis qu'elle me demandait pourquoi j'étais entrée sans frapper. Puis elle appela Jason mon mari ? WHAT ? Mon mari ? Jason mon mari ? Le truc impossible.

C'est vrai qu'elle devait être gênée. En plus je n'avais toujours pas parlé de sa présence à Jason. Jason ne l'aurait pas viré, loin de là, c'est un ange. Mais il lui aurait posé des questions à propos d'elle et qui sait, à propos de Weiss. De sa relation avec lui. Pourquoi est-ce qu'elle est venue en plein milieu de la nuit ? Mais il ne l'aurait pas jeté et ne lui aurait pas sauté dessus. Heureusement d'ailleurs.

Je reculais, me mettant dos à la porte et en fixant Maya. Sur le coup je ne savais pas quoi dire ou faire. Quoi penser surtout. Je ne voulais pas mal agir. Je ne voulais pas la blesser, lui faire du mal. Mais qu'est-ce que je dois faire ? Je suis perdue. Je ne sais pas comment agir.

« Maya … Dis moi la vérité … Qu'est-ce que c'était ? »

J'allais lui poser cette question qu'une seule fois. Je n'aime pas me répéter. En plus c'est une chance pour Maya de tout éclaircir dans ma vie. De me prouver que je peux lui faire vraiment confiance. Mais qu'est-ce que je cherche au final ? Un truc qui ne tient pas debout ? Quelque chose de surnaturelle ? Qu'elle me parle des OVNI et des fantômes ? Non je ne sais pas ce que je veux entendre sur ce coup. Mais je me sens prête à l'écouter. À essayer de la croire, de me raisonner. Parce que ça fait beaucoup en si peu de temps. Il me faut une explication logique à tout ça ! Mais est-ce vraiment ce que je veux ? Est-ce que je suis prête à entendre la vérité ? Qu'est-ce que la vérité au final ? Quelque chose de complètement rationnel auquel je peux m'accrocher pour continuer dans ma vie ? Quelque chose de complètement fou ?

Trop de questions sans réponses. Sauf qu'au point où j'en étais, seule Maya pouvait me répondre. Mais là encore je ne savais pas si elle allait mentir ou non. Je l'ai hébergé une nuit seulement et voilà que je me retrouve avec un objet digne d'un mangas surréaliste. Un billet volant transparent s'il vous plaît ! Ça ne choque personne ?

« Ne me dis pas que je suis en train de perdre la tête. »

Non ne me dit pas la vérité, du moins pas celle-là. Ne me dit pas que je suis en train de nouveau sombrer dans la folie du désespoir. Parce que je finirais par lâcher prise, couler pour de bon. Et il faut que je garde la tête haute. Que j'aille bien. Je ne peux pas sombrer maintenant. Je ne veux pas recommencer à voir un psychologue et reprendre des médicaments pour aller mieux. Assez les anti-dépresseurs bordel ! Que l'on me dise la vérité une bonne fois pour toute. Que l'on m'aide à nager jusqu'à la surface. Que l'on m'aide à aller mieux. Je ne veux plus mal aller. Je ne veux plus souffrir. Je ne veux pas passer le restant de ma vie dans le mensonge. Je veux une vie normale. Je veux une belle vie.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Sam 26 Avr 2014 - 8:33
Hors de question de révéler quoi que ce soit… que ce soit par lâcheté, par loyauté ou par pure bienveillance. Qu'apprend-on en cours à propos de la jalousie ? Qu'un humain, comprenant qu'il est possible d'avoir une seconde vie après la mort, pourrait avoir l'idée saugrenue de mettre fin à ses jours. Surtout les sujets les plus sensibles. Ce n'est pas après la révélation sur la mort de Weiss et tout ce qu'elle a dit le jour précédent que Maya peut se permettre de dévoiler ce genre d'informations impunément. D'ailleurs, il paraît qu'il existe des dieux spécialement entraînés pour répondre à ces questions sans mettre mal à l'aise les humains… mais jusque-là, la jeune femme n'avait jamais eu à se demander comment ils pouvaient procéder.

Les deux femmes s'observent donc, Kathleen attendant une réponse et Maya… patientant.
Elle fait ensuite ce qu'il ne faut absolument pas faire : prendre une grande bouffée d'air, ouvrir la bouche… mais se rétracter à la dernière seconde et ne rien sortir d'autre que des bafouillements incompréhensibles. On fait difficilement plus louche ou plus suspecte. Oui, elle sait quelque chose. Non, elle ne veut rien dire ou n'arrive pas à trouver les mots.

Elle baisse la tête et soupire en reculant. Elle s'assoit sur le lit… ou plutôt, se laisse tomber sur le matelas. Elle pose ses mains sur ses jambes, agrippant fermement le tissu de son pantalon de pyjama.
Idiote.

- Que veux-tu que je te dise… ? fait-elle, désolée. Non, tu ne perds pas la tête, puisque je l'ai vu aussi… Enfin, j'espère que je te donne l'impression d'être tout à fait… saine d'esprit...

C'est compliqué de rattraper ce genre de bourde. Pourquoi s'est-elle endormie ? Pourquoi n'a-t-elle pas pris de précaution ? Et encore une fois, pourquoi est-ce que quelqu'un rentre dans une chambre occupée sans y être invité ? L'argument ne tiendrait pas en justice… ce sont des faits découverts de manière illégale, elle ne devrait pas être tenue d'en parler.
Et elle ne dira rien, c'est décidé. Il n'y a pas d'amitié qui tienne, pas de reconnaissance, aucun partage et aucune compassion entre elles… Seul Weiss les lie. Et puisque Kathleen n'a aucun doute sur Weiss et son humanité… alors l'histoire de Maya n'a aucune raison de l'intéresser. S'il en avait été autrement… alors par respect pour la mémoire de l'ancien président du conseil… sans doute lui en aurait-elle dit un peu plus. Sur lui, pas sur elle. Encore une fois, parce qu'elle n'est rien… une messagère, tout au plus.
Il n'y a aucune brillance dans le regard de l'humaine… aucun signe qui montrerait qu'elle porte un intérêt tout particulier en la personne de Maya. Ce qui serait facile, ce serait de tout lui dire… et dans ce cas, forcément, la déesse deviendrait quelqu'un de spécial aux yeux de l'humaine Façon de parler. Mais ça ne serait pas juste. Trop dégradant. La porte ouverte sur une relation malsaine de dominante dominée… et jamais plus d'égale à égale.

“Bonjour, je suis une Déesse, vénère-moi.” ? Et puis quoi encore ? Ce n'est ni dans les habitudes, ni dans le caractère de Maya de se vanter d'avoir eu de la chance. Mais qu'est-ce qu'une relation entre un humain et un dieu ? À quoi est-ce que cela doit ressembler ? Est-ce que cela peut seulement exister ? Si ça finit par se découvrir, et c'est forcément le cas un jour, comment doivent réagir les deux partis ?

Une chose est sûre : Maya n'aime pas mentir. Cacher la vérité, ça, c'est une de ses spécialités… mais mentir, très peu pour elle. Alors, elle se penche en avant et baisse la tête encore davantage, se faisant la plus petite possible pour se faire oublier. Bizarrement, elle a ainsi l'air d'une petite fille honteuse, cachant une bêtise à ses parents...

- On a parlé de flux d'énergie hier soir… cette nuit… je ne sais pas si tu te souviens. Énergie, karma… tu m'as dit que tu n'y croyais pas trop. Je ne peux pas insister… je ne peux pas te faire changer d'avis. Ce serait comme essayer de te faire croire à une autre religion. Pour moi, tu n'es pas ouverte à… l'éventualité.

Peut-être peut-elle la convaincre de renoncer à chercher de cette manière ?
Non, en vérité, ça ne va pas. Kathleen va s'intéresser à Maya ou même faire semblant de s'y intéresser, juste pour avoir des réponses. Ce n'est pas le but, ça ne devrait pas l'être. Elles devraient juste terminer la matinée paisiblement, puis se quitter et repartir toutes les deux dans leurs occupations respectives. C'était ça, l'idée… pas une pseudo scène dramatique durant laquelle Maya, toute intimidée, devrait apprendre l'existence des dieux à une humaine.

Foutues responsabilités…
Si seulement Maya pouvait être en bas de la chaîne, une petite humaine innocente et sans prétention… voilà qui lui conviendrait bien davantage. Maintenant, dès que Kathleen va insister ou finir par la menacer, la déesse n'aura plus trop le choix : petite fille grondée, elle n'aura d'autres choix que d'obéir.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Jeu 8 Mai 2014 - 15:03

Maya me cachait des choses. Je le voyais bien à son attitude. Comme si elle voulait dire quelque chose mais qu'elle n'osait pas. Qu'elle avait peur. Parce que quand on bafouille, moi j'suis pas du genre à comprendre. Elle s'était rétracter au dernier moment. Pourquoi ? Est-ce quelque chose d'aussi fou que ça ? Franchement, la seule chose qu'elle arrivait à faire en agissant ainsi était d'attirer davantage ma curiosité. Oui dis moi Maya, maintenant que tu as commencé, termine. J'aimerais bien lui dire ça. Mais ce n'est pas mon genre d'être si méchante avec les autres. J'hésitais à la laisser tranquille. Ne pas la forcer à parler et tout oublier ou la forcer pour apprendre la vérité ?

Elle disait que je ne perdais pas la tête. Et qu'elle me donnait l'impression d'être saine d'esprit. Je soupirais. Non je ne vais pas la forcer. Je ne peux pas la forcer, ce n'est pas dans ma nature. Je ne suis pas du genre à forcer quelqu'un. S'il me dit non, c'est non. Je suis ainsi faite. Néanmoins, dans mon coin, je vais y penser un long moment. Qui oublierait un billet volant dans sa propre chambre avec une fille qui essaye de faire passer ça pour un monstre de Satan ? Ou de la magie noire, je ne sais même pas. Pas moi en tout cas.

Maya disait que je n'étais pas ouverte à l’éventualité en se penchant devant moi. Comme une fille honteuse qui s'excuse. Comme si elle s'en voulait. Son attitude m'étonnais et je reculais même d'un pas. Mon dieu que c'était gênant ! Ah non, je ne m'y attendais pas du tout. Fallait maintenant que je réagisse ? Mais comment ? Je rougis légèrement. Elle pensait sans doute que j'allais la forcer à parler ? Elle voulait me dissuader ? Je ne bougeais plus. Je ne parlais plus. Un genre de bug interne. Fallait que je fasse quelque chose. Vite !

« Oh mais Maya, je vais pas te forcer à m'en parler, ce n'est pas mon genre ! »

J'avais la sérieuse impression de perdre tous mes moyens. Maya me déstabilisait ainsi. C'était la première fois quand même que quelqu'un s'excusait parce qu'il ne pouvait pas me dire quelque chose. Parce qu'habituellement je sers un peu de psychologue aux gens. Comme un coffre-fort, je connais la vie et les secrets de tellement de personnes. Je suis à l'écoute et ça plaît beaucoup aux gens. Surtout à mes patients. Mais n'est-ce pas mon rôle au final ? Une stagiaire qui travail dans un hôpital, elle doit forcément écouter les patients non ? Les entendre parler de leur vie sans intérêt pour qu'ils aient l'impression que l'on s'intéresse à eux. Qu'ils sont importants. Alors que la seule chose qui leur donne de la valeur peut être leur héritage. L'humain est ignoble. J'en ai bien conscience.

« Si tu préfères garder ça pour toi alors fais-le. Je me contenterais d'essayer d'oublier, ça serait la meilleure chose à faire pour garder les pieds sur Terre. »

Dire quelque chose à quelqu'un c'est peut paraître assez facile. Mais quand cette information peut bouleverser la vie d'autrui, ça change tout. Quand son impact est trop important, on ne dit plus rien. On préfère se taire pour ne pas blesser l'autre d'une quelconque façon. Je suis bien placer pour parler de ça après tout. Je raconte tout à Jason. Mais au début ce n'était pas le cas. Au début de la relation j'entends. Maya devait être dans le même cas que moi : Pas assez de confiance entre nous. Ou en elle. Je ne sais pas trop. Après tout la seule chose qui nous relie c'est Weiss. Nous ne sommes pas amies. Je ne sais rien sur elle et elle ignore tout sur moi. Elle est comme les autres au final. Elle sait que j'ai perdu mon frère à cause d'une maladie et que je déteste la personne qui a poussé mon frère à faire plus que ce qu'il pouvait faire. C'est tout. Elle ne sait rien sur mes parents. Rien sur Jason. Rien sur ce que je sais. Rien de ce que je vis. Elle ne sait strictement rien sur ma vie. Et moi je ne sais rien sur la sienne. Donc je peux comprendre qu'elle ne me fasse pas confiance. On ne fait pas confiance aux premiers venus.

Dire que l'on va oublier c'est bien facile. Mais faut encore le faire. Je sais que je ne pourrais pas. Que je vais avoir du mal. Quelqu'un pour me faire un lavage de cerveau ?

« Bon ... On va déjeuner ? »

Spoiler:
 
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Sam 10 Mai 2014 - 16:28
Petit moment de flottement... et Maya pousse un grand "ouf" de soulagement. Peut-être un peu trop honnête à son goût d'ailleurs, elle aurait mieux fait de se retenir sur ce coup-là. Les paroles de Kathleen la rassurent tellement qu'elle n'a pas pu s'empêcher.
Maintenant... essayer d'oublier ? Elle ? Depuis les révélations de la veille, il est évident qu'elle n'y arrivera pas. Son frère Emil, le regretté Weiss, un dessin dans l'air... même si elle ne cherche pas à en savoir plus, ces trois choses trotteront dans sa tête, qu'elle le veuille ou non. Qu'est-elle prête à faire pour découvrir la vérité ? Telle est la question et le problème que la jeune déesse doit désormais décortiquer.

En attendant, entendant cette invitation à déjeuner, Maya pose sa main sur son ventre et se masse doucement, comme pour vérifier ce que lui répond son estomac.

- Volontiers. Hum... Tu me laisses m'habiller d'abord ?

Profitant du fait que Kathleen a fait un pas en arrière, Maya avance vers elle et l'accompagne... ou la précipite gentiment hors de la chambre. À peine l'humaine a-t-elle franchi la sortie que la déesse referme - en n'oubliant pas de sourire - et s'adosse à la porte, comme si la pièce subissait un siège et qu'elle en était le dernier rempart. Elle attend un instant, écoutant attentivement les éventuels pas de Kathleen qui s'éloigneraient dans le couloir... puis elle soupire. Puis, elle s'insulte et se maudit à haute voix, dans sa langue maternelle, en passant ses mains dans ses cheveux. Elle s'engueule et elle se gifle.

Soupir.

Elle retire les billets de leur cachette et les observe, soupirant encore et encore. Que peut-elle en faire maintenant que Katy l'a vue et a des suspicions quant au possible lien entre ces morceaux de papier et... une sorte de magie mystique les ayant fait apparaître ? Le plus simple bien sûr, ce serait de les faire disparaître, comme ça, pouf. Mais non. C'est un cadeau de remerciement pour la nuit et la gentillesse que cette personne fait preuve à son égard. Une somme d'argent est une somme d'argent... qu'importe qu'elle soit durement gagnée ou littéralement tombée du ciel. Maya balaye donc la pièce des yeux, ouvre un petit coffret qu'elle trouve et fourre la monnaie matérialisée à l'intérieur avant de refermer le tout.
Voilà de quoi inventer la légende de la petite souris, version divine...

Suite à cela, toujours en maugréant, elle retire son pyjama et déboutonne sa veste, plie les vêtements très proprement et les dépose au bout du lit. Elle enfile ses collants et sa robe noire de la veille, puis va s'attacher rapidement les cheveux pour ne pas trop faire patienter son hôte. Bien entendu, elle n'oublie pas de récupérer et de ranger son pinceau là où il faut pour se faire oublier, lui aussi. Enfin, portable dans la poche, sac de souvenirs encore plein sur le dos... Maya peut finalement quitter la chambre et entrer dans le salon, non sans petites hésitations. Pas d'homme en vue ? Pas de situation gênante éventuelle à faire face ? Alors, la jeune déesse avance jusqu'à retrouver les côtés de Kathleen.

-  J'oubliais... hum... déjeuner...

Ce n'est pas possible... Mais que lui arrive-t-il ? Maya n'a jamais été timide de toute sa vie et c'est face à une représentante du monde humain qu'elle craquerait ? Heureusement qu'il n'y en a qu'une, parce que face à deux personnes... elle préférerait sans doute devenir muette comme une carpe et se faire oublier. Tel est le but fixé maintenant, après son impardonnable bourde : disparaître de la mémoire de cette humaine au plus vite.

- En fait, je ne mange pas grand-chose le matin, contrairement à... à votre... peuple ? Enfin, à vous. complète-t-elle, faisant passer le mauvais emploi d'un mot pour une lacune de vocabulaire. Un yaourt et un fruit ou deux... ça m'irait tout à fait.

La politesse et les bonnes manières disent qu'elle ne doit pas s'asseoir et attendre sagement que l'on vienne la servir... alors, contrairement à la veille, Maya va s'employer à aider et partager les tâches de son "égale de cœur". Et puis, c'est l'occasion de s'assurer de quelque chose... même si elle se place de ce fait sur une pente extrêmement glissante.

- Dis Kathleen... tu vas peut-être trouver ça bizarre comme question, mais... est-ce que tu crois en Dieu ? Enfin, en un Dieu unique ou en plusieurs, je ne sais pas. Ou alors, aux Anges, aux Démons, aux... exorcistes, je n'en sais rien... fait-elle en hochant la tête.

Oui ou non, aucune des deux réponses ne la satisfera de toute manière.
Enfin... mieux vaut qu'elle croit en quelque chose de faux. Personne ne sait vraiment ce que risque la déesse si elle venait à être... démasquée. Rien, sans doute... mais le doute est justement permis.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Ven 16 Mai 2014 - 21:49
Finalement elle avait l'air soulagé, chose que je peux comprendre. Après tout quand on ne veut pas parler à propos de quelque chose et que l'on est sous pression, ne plus l'être fait plus de bien qu'autre chose. Maya me proposait de la laisser s'habiller et me sortit même de la chambre. Elle avait l'air pressée de me virer. Je retournais donc dans la cuisine, Jason m'attendait. Ah oui, j'devais lui expliquer. Mais pas le temps d'ouvrir ma bouche qu'il me prit dans ses bras pour un câlin matinal. Hanw il me faisait fondre avec sa tendresse lui ! Je me contentais de le serrer dans mes bras tandis qu'il me fit un bisou au front. Le déjeuner était déjà sur la table. Puis il me lâchait pour mettre une veste sur son dos et ses chaussures.

« Je vais chercher des pains au chocolat à la boulangerie.
- Oh, bonne idée. Mais traîne pas en route. »

Il sourit à ma remarque. Non je n'aimais pas qu'il s'en aille sans moi quelque part et alors ? Je ne travaillais pas aujourd'hui et lui non plus, alors autant en profiter puisque normalement on ne se voit que deux jours sur sept, c'est-à-dire le week-end. De mon côté j'allais dans la chambre de Jason. Il y avait juste ma robe de la veille. Ça devrait aller. Ma robe beige était un peu courte mais mignonne. Puis je me contentais de me peigner mes longs cheveux dans la salle de bain avant de retourner dans la cuisine et d'y retrouver Maya, habillée elle aussi. Maya me dit qu'elle ne mangeait pas grand chose et voulait uniquement quelques fruits avec un yaourt.

« T'es sûre Maya ? Parce qu'il y aura bientôt des pains au chocolat tout droit sortit du four, je suis sûre que tu ne voudrais pas manquer ça ! »

J'imaginais déjà l'odeur me chatouiller les narines. Fallait que Jason revienne vite ! J'invitais Maya à s'asseoir sur une chaise alors qu'elle avait déjà son sac sur le dos. Elle voulait déjà partir ? Je ne pouvais pas la retenir. Maya est une grande fille, apte à prendre ses propres décisions et je ne peux pas changer ce qu'elle désire. Sans doute partir enfin d'ici. M'enfin, en apprendre un peu plus sur elle ne serait pas de refus. Mais je ne peux pas la forcer après tout. J'ouvris donc le frigo, tournant le dos à la fille derrière moi pour lui sortir du yaourt, une pomme et une banane. À vrai dire, je ne sais pas quel genre de fruit elle peut aimer.

« T'aimes ces fruits-là ? Sinon on en a d'autres comme des clémentines ou du raisin. »

Je fermais le frigo, au pire si elle n'aime pas je peux lui en donner d'autres. Je sortis trois tasses sur un plateau ainsi que du sucre, des biscuits et du thé. Anglais bien entendu. Puis je posais le tout sur la table de la cuisine en souriant à Maya et je remplis deux tasses, laissant la dernière vide.

« Jason risque d'arriver. J'espère que sa présence ne te gênera pas ? T'en fais pas, c'est juste mon frère. »

Ce n'était pas un frère de sang mais je le voyais comme tel. Après tout, il avait toujours été là pour moi. Et puis je ne connais personne de ma famille biologique. Je pensais à ça quand Maya me posait une question. Est-ce que je crois en Dieu ? Ou autre divinité.

« Je crois seulement en Satan qui est bon à pourrir la vie des gens. Dieu n'existe pas. »

Réponse brève. Mais au moins c'était clair. Non je ne crois pas en Dieu. Et alors ? Personne me forcera à y croire. Et je n'y croirais uniquement que quand tout ira bien dans ma vie. Pour l'instant j'arrive à peine à tenir debout avec ses propres jambes. Sans Jason et Sebastian, je serais morte depuis longtemps. Je me demande comment d'ailleurs. Suicide ? Ou anorexie ? En tout cas, je ne serais pas sortie de ma dépression. Je n'ai pas envie de croire aux bonnes choses d'un Dieu incapable qui n'a jamais été là pour moi. Ou alors c'est qu'il existe et qu'il ma abandonné, chose qui ne m'étonnerait pas. Suite à ça, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir. Jason devait enfin être arrivée. Je partis en sa direction, le stoppant à la porte en lui expliquant brièvement que l'on avait une invité dans la cuisine. Alors il me tendit les pains au chocolat tout chauds et allait dans sa chambre se changer.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Mar 20 Mai 2014 - 20:59
Frère de Kathleen ou non, quand Maya entend la porte d'entrée s'ouvrir, il lui prend l'irrésistible envie ou besoin d'aller se cacher. Derrière un mur, sous la table, dans une armoire, n'importe où pourvu qu'elle ne tombe pas sous le regard de l'individu. C'est quelque chose entre elle et sa conscience, qui lui fait imaginer qu'elle ne sera pas capable de garder sa langue dans sa poche si deux humains venaient à l'interroger en même temps. Par chance, elle est tombée sur une Kathleen très respectueuse de sa vie privée et peu curieuse, ce qui lui permettait de tenir jusque-là.
Mais, ce Jason Winchester… elle ne le sent pas vraiment.
Nul doute que s'il élève la voix et insiste en la bousculant un peu, la déesse déballera tout...

Que faire ? Elle n'est seule que pendant quelques instants dans cette cuisine.
Elle peut sortir par la fenêtre et s'envoler… dehors, personne ne remarquera rien. Ou alors, se précipiter vers l'entrée et sortir en courant. Ce serait une attitude bizarre tout de même, non ? Dieu qu'elle est stressée alors qu'il n'y a pas forcément lieu de l'être. En l'état, c'est intenable.


Kathleen revient vers elle dans la cuisine. Maya se mordille la lèvre inférieure, ne sachant plus trop quoi dire et quoi ne pas dire. D'un côté, l'humaine est passée à autre chose, alors que de l'autre, la déesse n'arrive pas à se changer les idées, ni même à le feindre d'ailleurs. Est-ce que ce malaise va encore durer longtemps ?

- Garde ça pour toi mais…

Sa voix a un peu déraillé… alors, la jeune femme toussote et porte la tasse de thé à ses lèvres pour en boire une gorgée et dégager sa gorge.

- … j'ai autant fais ce que tu as vu tout à l'heure que tu ne devrais croire en Dieu...

Faites qu'elle ne comprenne pas… puisque de toute façon, Maya elle-même n'est pas sûre que sa tournure de phrase soit très correcte. Mais au moins, elle l'a dit. Ou plutôt, elle a donné un indice qui lui permet d'imaginer qu'après analyse, n'importe qui devrait être capable de comprendre. N'importe qui d'aussi… intelligent ou folle qu'elle.
La jeune femme attrape donc la pomme que Kathleen lui a proposée et croque dedans, histoire de passer à autre chose. Elle mâche lentement, tout en se faisant la plus petite possible, encore une fois. Et puis...

- Bon, voilà, stop, clos ! déclare-t-elle. Je crois qu'il y a des choses 100 fois plus intéressantes que de parler de moi. Toi par exemple. Toi et... Jason.

Voilà que Maya peut relever la tête et reparler normalement, en regardant son interlocutrice dans les yeux. De manière très insistante par ailleurs… pleine de malice. Cette histoire de frère, elle n'y croit pas une seule seconde : ils n'ont pas le même nom et dorment dans un même lit. Si Kathleen ne lui dit pas directement la vérité, c'est qu'elle est timide vis-à-vis de ce thème sensible. Peut-être que ça ne fait pas longtemps, peut-être qu'elle n'aime pas en parler. Mais voilà une bonne idée pour la taquiner un peu… et retrouver une conversation un peu plus normale.

- Tu as le droit d'avoir un copain, ce n'est pas moi que ça va déranger. Par contre, ce qui m'amuse, c'est que j'ai failli utiliser la même technique il y a plusieurs mois ! Mais dans mon cas, personne n'y aurait cru… pas de bol.

Depuis, elle regrette… alors, comme sujet, elle devrait pouvoir trouver mieux. Peut-être que croquer à nouveau dans le fruit va lui permettre de rediriger la conversation une nouvelle fois ? Qui ne tente rien n'a rien.

- Tu sais… normalement, je suis pleine de ressources, joyeuse… C'est juste le cadre de ma venue qui prête mal à ma nature. J'aurais peut-être pas dû venir, ou alors, faire en sorte que cela soit moins tristounet… Tu m'aimes bien comme je suis ou… ?

Moins elle souhaite parler d'elle et plus elle en dira sur elle. Quoi qu'il en soit, désormais bien réveillée et dé-stressée, gérer deux humains en même temps devrait être tenable. Mais ne parlons pas trop vite… elle restera sur ses gardes autant qu'il le faudra.
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Re: Dans les mauvais moments comme dans les bons... - Mer 21 Mai 2014 - 22:03
Maya avait l'air mal à l'aise. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi. La présence de Jason la dérange peut-être ? Ou alors le fait que je lui propose de déjeuner ? Néanmoins elle dit une phrase qui me fit bugué légèrement. « … J'ai autant fais ce que tu as vu tout à l'heure que tu ne devrais croire en dieu ... ». Je devrais donc croire en Dieu et croire que c'est elle qui a fait ce billet volant-transparent ? Je ne la comprenais pas vraiment. Et je savais que cette phrase risquait de me trotter dans la tête jusqu'à ce que je la comprennes. Pendant que je pensais encore à ce qu'elle m'avait dit, Maya commençait à manger la pomme que je lui avais tendu plut tôt. Et elle changeait de sujet en disant que parler d'elle n'est pas intéressant mais qu'elle préférait parler de moi et de Jason. Oh, elle s'intéresse à Jason ? À mon Jason ? Genre il a une touche avant même de le voir ?

Maya se détendait petit à petit alors que je m'assis en face d'elle, un pain au chocolat en main que je coupais en deux et ma tasse de thé près de moi. Je souris à Maya tandis qu'elle dit que j'avais le droit d'avoir un copain et qu'elle avait même faillit utiliser la même technique il y a plusieurs mois. Non mais ce n'est pas ce qu'elle croit ! Pain au chocolat en bouche, je faillit m'étouffer et frappait instinctivement sur mon torse pour que ça passe. Je pris même une gorgée de thé brûlant. Je me fiche que ça me brûle la gorge tant que je n'étouffe plus. Normalement je devrais me pencher en avant et tousser, mais là je n'avais pas pensé à ce genre d'attitude à adopter. J'avais une douleur en plein milieu de ma poitrine.

« Tu te trompes ... »

J'essayais de lentement reprendre ma respiration. Inspire. Expire. Jason mon copain ? Non c'est mon frère ! Et puis en plus je n'ai jamais eu de copain, le sujet ne m'intéresse pas vraiment. Du moins pour l'instant. Je ne suis amoureuse de personne et sûrement pas de Jason, mon propre frère. Oui je le vois ainsi et je sais que lui aussi me voit comme sa sœur. Nous n'avons aucun lien de sang, mais nous gardons ce lien si précieux qui m'a aidé à continuer dans la vie. Parce que sans Jason, après la perte d'Emil, je serais morte. Suicide sans doute, je ne sais pas, mais je ne serais pas en vie. Je lui dois tout. Absolument tout.

« Je t'assure que c'est mon frère … Pas de sang, certes. Mais je le vois comme tel et je sais qu'il me voit uniquement comme une petite sœur. Il n'y a rien de plus. »

Du moins je crois. Non je ne crois pas, j'en suis sûre ! Je ne suis pas amoureuse de Jason. Je repris une gorgée de ma tasse de thé tandis que Maya me demandait si je l'appréciais comme elle était. Il est vrai que je ne la connais pas beaucoup, en apprendre davantage sur elle ne serait pas de refus mais elle n'a pas l'air de vouloir me parler d'elle. Du moins pour l'instant. Alors je ne peux pas la bousculer. Non je ne la forcerais pas. Ce n'est pas mon genre.

« Je ne sais pas grand chose de toi … Mais pour l'instant oui, je t'apprécie. Et je suis sûre que si j'en apprenais davantage sur ta personne, je pourrais t'apprécier davantage. »

J'étais sincère. Souriante. Jusqu'à ce que j'entende Jason entrer dans la cuisine. Il était en tenue de sport : jogging noir et tee-shirt blanc. Simple mais ça lui allait bien.

« Bonjour. »

Il salua Maya tandis qu'il partit se servir à son tour une tasse de thé et s'assit à côté de moi. Je ne pense pas que Maya soit hyper enchantée à l'idée de manger à côté de lui, déjà que la simple présence de Jason avait l'air de la stresser plus qu'autre chose.

« Je suis Jason, enchanté ! »

Il était aussi souriant et piocha dans l'assiette pour prendre un pain au chocolat à son tour. Jason est un ange et il essayait de tout faire pour ne pas mettre les autres mal à l'aise. Donc il ne risquait pas d'être méchant ou vulgaire avec Maya. Au contraire, il allait tout faire pour qu'elle soit à l'aise à son tour en sa présence. Honnêtement, j'admire son caractère. Sauf que parfois il est trop gentil. Et ça je n'aime pas. Parce que les gens profitent de lui et il ne dit rien. C'moi qui doit m'énerver pour lui quoi ...
Dans les mauvais moments comme dans les bons...
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