Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Cours théorique de psychologie pratique

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Cours théorique de psychologie pratique - Dim 23 Fév 2014 - 21:02
Les derniers jours n'avaient pas été de tout repos pour Franz Breitner. Mourir, c'était plutôt facile. Reposant même. Revivre c'était un calvaire. Probablement même la raison pour laquelle les humains n'ont pas de souvenirs de leur naissance. Pas une histoire de cerveau trop peu développé, non. C'est juste qu'ils préfèrent oublier. Ou doivent. Toujours était-il que lui, il n'avait pas eu cette chance. Il se rappelait de chaque détail de sa résurrection, et pire encore, des événements qui suivirent. Un sursaut lui parcourut l'échine et il sortit une cigarette de son paquet. Il ne l'alluma même pas. Il voulait juste avoir quelque chose sur quoi se concentrer. Quelque chose qui ne ressemblait pas à la cuite phénoménale qu'il avait l'impression d'avoir prise. Non pas qu'il ait l'intention d'insulter l’œuvre de Deus avec sa comparaison, ça lui était bien égal d'insulter qui que ce soit, mais c'était ce à quoi revivre lui faisait penser: trop d'alcool et pas assez de sommeil.

D'après la fiche qu'on lui avait remise, il était professeur de psychologie avec un CDI en béton armé. Il n'avait jamais été prof. Ni psychologue. Et il n'avait jamais eu de CDI non plus d'ailleurs.
Faute de mieux, il décida d'assumer la fonction qu'on lui avait accolée de force. Il n'avait pas osé poser de questions sur ce que ce travail allait lui apporter. Il savait qu'il n'aurait eu aucune réponse. Aucune réponse satisfaisante en tout cas. Peut-être que le seul salaire était d'avoir une occupation pendant l'Éternité. Il frissonna à cette idée.

Un coup d'œil à l'horloge de ce qui était désormais sa chambre lui indiqua qu'il était pratiquement 8 heures du matin. Il avait à peine dormi. Trop angoissé, trop mal au crâne. Depuis qu'il était réapparu au Temple, il était dans cet état fort désagréable où se mêlent fatigue intense et incapacité totale à trouver le sommeil. Comme s'il avait tant de choses à digérer mentalement qu'il ne pouvait en aucun s'accorder le repos. C'était probablement le cas d'ailleurs; tant d'informations se bousculaient dans sa tête qu'il n'arrivait pas à les traiter. Certaines anciennes, certaines nouvelles et d'autres...simplement alien. Il n'avait pas de meilleur mot pour définir ce qui lui apparaissait comme un sens supplémentaire. Ou peut-être qu'il déraillait complètement. Dans un sens, cela l'aurait rassuré, de n'être que fou. Au moins c'était rationnel, la folie. Pas comme le fait de sentir sa table de chevet se couvrir de poussière.
Il se demanda s'il n'allait pas s'octroyer une nouvelle journée de « congé d'éternité »; son estomac se retourna aussitôt. Il comprit que rester oisif à se demander ce qui allait bien pouvoir advenir de lui était sans doute la plus mauvaise chose à faire. Cependant...qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire ? Dire ? Il avait bien quelques connaissances en psychologie mais aucun diplôme. Et surtout pas le doctorat normalement nécessaire pour exercer sa nouvelle fonction. Ou alors il avait oublié. Tant pis. Il rejeta la faute sur son "employeur". Celui n'avait qu'à mieux choisir ses candidats. Il ferait d'ailleurs bien de commencer à les choisir tout court, au lieu d'apparemment prendre le premier clampin venu.

Il alluma finalement sa cigarette et tira longuement dessus avant de la déposer sur le coin du cendrier. Il se leva de son lit et se dirigea vers la salle de bain. Son regard croisa le miroir.

« Bonne mine, pour un mort. »

Un passage au lavabo et un coup de peigne plus tard, il était prêt. Ou du moins aussi prêt qu'il puisse l'être. Il s'autorisa à terminer sa clope au calme, damnée soit l'horloge. De toute façon, il ne s'attendait pas à avoir beaucoup d'élèves. Qu'est-ce qu'ils risquaient après tout, si ils venaient à manquer les cours ? Plus important encore, qu'est-ce que lui risquait, s'il décidait de ne pas les assurer ?
Quelques hypothèses lui traversèrent l'esprit. S'il lui fallait sacrifier quelques heures par semaine pour qu'elles ne se transforment pas en certitudes, qu'il en soit ainsi.
Revigoré par la crainte de se trouver réincarné en bonzaï, en pneu, ou pire encore, il ouvrit la porte et quitta sa chambre.

Même s'il avait réussi à se procurer une carte de l'Académie, il se perdit. Plusieurs fois même. Trop de couloirs, trop de bâtiments, et pas assez de neurones disponibles. Il mit cela sur le compte de sa mort récente. Elle avait bon dos, la mort.
Finalement, après maints détours et deux cigarettes, il trouva ce qui semblait être les salles de classe. L'une d'elles était grande ouverte; cela devait être la sienne. Il laissa échapper un nuage de fumée et pénétra dans la pièce en regardant droit devant lui, l'air aussi droit et déterminé que possible.

« Bonjour, je suis le professeur Franz Breitner et je... »

Il s'interrompit en voyant les rangées de chaises vides. Son visage resta parfaitement neutre. A part son œil droit, qui tressaillit. De la cendre tomba sur le parquet. Son regard se fixa sur la seule personne présente: soit il s'était trompé, soit il était tombé dans la seule école au monde n'étant pas touchée par la surcharge des classes. Il avait le pressentiment qu'il s'agissait de la première proposition.

« Laissez moi deviner, vous n'avez pas cours de psychologie avec moi, n'est-ce pas ? »

Dans son dos, comme pour le narguer, la grande aiguille de l'horloge se déplaça lentement vers le 6.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Lun 24 Fév 2014 - 15:48
Cela faisait trop longtemps, trop longtemps que la jeune fille finissait embarquée dans toutes sortes d'aventures et de rencontres plus étranges et amusantes les unes que les autres, trop longtemps qu'elle s'amusait jour après jours malgré quelques bleus récoltés si et là. Cette académie était définitivement trop grande et trop pleine de mystères. La blondinette aurait pu s'y égarer tous les jours de l'univers jusqu'à la fin de toute chose et ne pas y trouver l'ennui, rencontrer chaque jour une nouvelle personne, un nouveau pouvoir, une nouvelle magie si fascinante, si brillante, si passionnante. Quand on avait eu sa vie c'était loin d'être une récompense injuste, mais ce n'était pas le genre de raisonnement que pourrait tirer la jeune fille. Elle s'était juré qu'elle assisterai à ses cours, même si elle ignorait quels cours elle avait, quels professeurs l'attendaient, quels matières elle se devait de maitriser, dans quelles classes elle aurait du se rendre. Mais cela importait peu, devant la motivation sans fin de celle qu'une infinité d'échec n'auraient pas pu faire douter une seule seconde.

Marchant a travers les couloirs elle avait enfin réussit à mettre les pieds dans le bâtiments des cours, et cela n'avait pas été une mince affaire, elle s'était perdue, avait rencontrer ces gens si amusant, suivit ce superbe petit lapin froussard, passer prendre son repas à la cafétéria ou elle était entré par erreur après qu'une odeur de tarte flambée lui ai fait dévié de sa trajectoire, ... Le seul soucis était que tout cela l'avait retarder et qu'il était bientôt l'heure de se coucher, plus aucun cours n'avaient lieu à présent et les salles de classe étaient toutes fermées en attendant le retour des enseignants et de leurs élèves le lendemain. Cependant si elle rentrait maintenant, elle le savait, jamais elle ne serait de retour à temps pour le début des cours demain matin, sans oublier que la jeune femme avait réussit à avoir un uniforme d'écolière vert des plus adorables et qu'elle avait pleinement confiance en elle même que pour le perdre si elle le retirait.

Devant l'évidence de sa réussite avorter du jour et de son échec assurer du lendemain la demoiselle opta pour une vérification absolue de toutes les portes présentes. Après quarante sept *Zut fermée.* elle finit par pousser une porte qui ne lui résista pas. *Yaouuuuuuuuuu* Ses pieds suivirent le mouvement de son bras droit vers l'avant pénétrant dans la salle de classe alors que la joie et l'allégresse l'envahissaient, son visage s'éclairait d'un immense sourire, elle l'avait fait Maëlia venait d'entré dans une salle de classe, une vraie salle de classe avec des bancs, des chaises, une petite estrade et un grand tableau. Sa bonne humeur se traduisit immédiatement par une exploration en détail de chaque recoin de la classe en sautillant et en s'émerveillant sans retenue. Avec tellement peu de retenue d'ailleurs qu'elle ne fit plus attention à ce que faisaient ses pieds dont un des éléments finit par heurter le coin d'un banc; entrainant un mouvement de bascule; trois chaises envoyées valsées plus loin elle avait terminer sa chute le front en plein sur le pied d'une table malheureusement fixé au sol, le choc fut violent, le résultat sans appel.

Après une nuit de sommeil relativement inconfortable sur le sol de la classe Maëlia fut réveillée par un bonjour. Se relevant directement elle avait grogner un petit peu de façon à peine audible, elle avait l'habitude de réveil plus doux. La jeune fille tournait le dos au professeur qui venait d'entrer et n'avait pas encore pleinement réaliser qu'elle n'était pas dans sa chambre.

« Laissez moi deviner, vous n'avez pas cours de psychologie avec moi, n'est-ce pas ? »

La blondinette miniature avec ses cheveux en bataille faisant maintenant face au professeur, ses yeux encore mis clos lui donnait un petit air de zombie, son incapacité à saisir la situation lui en donnait le QI. Elle articula difficilement.

"Gu'est ccce queu du dit Ymir?"

La jeune fille cligna alors des yeux remarquant que soit Ymir avait subit une opération de chirurgie esthétique époustouflante, soit la personne qui se trouvait devant elle n'était pas Ymir. Évidemment Maëlia aurait pu poser la question pour savoir, mais ses yeux prenant peu à peu un point de vue correcte des lieux elle comprit qu'elle était en salle de cours, et en plus elle était seule avec la professeur. Elle s'écria d'une voie enjouée.

"Wouuuuaaaaa, premier cours de l'année, enfin et en plus je suis la première!"

Soudain un doute l'assaillit, elle avait l'impression que cet homme avait bien dit être professeur quand son esprit était encore brumeux; mais il n'avait rien d'un professeur, puis s'il était professeur pourquoi étaient il seul?

"Hooo non toi aussi tu es perdu et tu me fait une blague?"
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Mar 25 Fév 2014 - 7:41
L'oeil droit de Franz Breitner parlait pour son propriétaire. Son tressaillement ininterrompu traduisait, en une gestuelle involontaire aussi simple qu'efficace, toute l'étendue des pensées qui s'agitaient quelques centimètres derrière lui. Il n'en était pas capable, mais s'il avait pu, il se serait rendu compte qu'il vivait, à cet instant précis, l'apogée de sa carrière de globe oculaire.
Par respect pour cette performance, ou simplement parce qu'il avait trop à faire pour s'en rendre compte, Franz ne lui ordonna de cesser qu'après une bonne vingtaine de secondes.

"Gu'est ccce queu du dit Ymir?"

Face à lui, une petite créature blonde s'éveillait. Il se demanda pendant un instant s'il s'agissait d'une très jeune fille ou d'une grande enfant. Probablement à l'exacte limite entre les deux catégories. Elle n'avait pas l'air d'une élève. En tout cas, pas d'une de ses élèves. Cela le rassura, il n'aimait guère les gamins. Trop sautillants, trop curieux, trop heureux, trop naïfs...trop infantiles en somme.
Le nom « Ymir » ne l'interpella pas. La phrase avait déjà été classée comme vide de sens depuis une demi-douzaine de mots. Il avait assez de questions sur le dos comme ça. Notamment le fait de trouver quelqu'un en train de roupiller dans sa salle de classe. Et plus exactement, quelqu'un en train de roupiller avant le cours. Ce qui était nettement plus étonnant que pendant.

"Wouuuuaaaaa, premier cours de l'année, enfin et en plus je suis la première!"

Il esquissa un mouvement des lèvres; une sorte de sourire en coin avorté.
Comment pouvait-on être à la fois morte et aussi innocente ? Surement une grasse couche de déni. Il ne voyait, en tout cas, que cette possibilité. Mourir, c'était nécessairement apprendre la règle la plus fondamentale de toutes: tout disparaît. Certes, dans certains cas, il y avait ce...temps additionnel, si l'on peut dire. Mais cela ne changeait au final rien. Il ne se faisait pas vraiment d'illusions la dessus. Même s'il allait passer un long moment dans cette école, un jour, cela allait se terminer. Et cela ne le dérangeait guère.
Il s'apprêta donc, sans grande volonté mais sans retenue non plus, à achever sa joie lorsqu'elle parla à nouveau.

"Hooo non toi aussi tu es perdu et tu me fait une blague?"

Il marqua une pause. Il ne pouvait, en toute bonne conscience, lui répondre par la négative.

« Effectivement, je suis perdu et c'est bien une blague. Mais pas la mienne. »

Il avait prononcé cette phrase à mi-ton, davantage pour lui-même que pour la jeune fille.

Il s'approcha un peu de Maëlia. Il ne pouvait pas se contenter de tourner les talons et de claquer la porte. Il savait qu'il ne pouvait pas se fier aux apparences, mais faire cela à ce qui lui semblait être, tout au plus, une grande enfant, ne pouvait définitivement pas être qualifié de décent. Et s'il se pensait être quelque chose, c'était bien décent. Pas bon, pas mauvais, juste décent. Et cela lui convenait parfaitement.

« Si vous êtes venue pour un cours de psychologie, alors je suis bien votre professeur. Et vu que vous finissiez votre nuit sur le parquet, j'imagine que cela fait un moment que vous m'attendez. »

Il se rendit compte trop tard que, peu importe la vérité, elle était désormais son élève. L'envie de se frapper la tête contre le bureau monta en lui. Toute sa vie il avait essayé de s'assurer de ses paroles avant de les laisser sortir. Et toute sa vie, il avait trouvé de nouvelles astuces pour ne pas y arriver.

« Vous êtes la seule à être venue ou les autres sont déjà tous repartis ? »

Il refusa de l'admettre, mais la situation le rassurait. Il n'avait certes que délayé l'inévitable, mais aujourd'hui encore, il allait pouvoir échapper au fait de faire cours. Ou du moins, un véritable cours. Cependant, et le doute s'installa en lui, était-il davantage capable de distraire la jeune fille suffisamment longtemps pour apaiser sa conscience ? Pas sûr. Pas sûr du tout même.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Lun 3 Mar 2014 - 9:25
« Effectivement, je suis perdu et c'est bien une blague. Mais pas la mienne. »

Alors l'homme était perdu parce que quelqu'un lui avait fait une blague, ça ce n'était pas vraiment gentil, elle savait ce que cela pouvait faire d'être victime de se genre de blague, quand elle avait 10 ans un adolescent du quartier lui avait dit d'aller jusqu'au supermarché voir s'il y était, et il n'y était pas. Bon maintenant elle comprenait que s'était une expression mais à l'époque elle avait vraiment pas trouver ça sympas. Il précisa alors qu'il était bel et bien professeur, et de psychologie, ça c'était une bonne nouvelle, c'était assurément un cours plus facile que close-combat, magie du feu ou encore armes à feu. Ici au moins elle avait une chance de réussir, même si elle mettait toutes les réponses de ses examens au hasard.


« Vous êtes la seule à être venue ou les autres sont déjà tous repartis ? »

C'était une question légitime. A laquelle Maëlia n'avait  pas de réponse, mais elle pouvait émettre des hypothèses logique.


"-Je suis pas sur que je devrais avoir ce cours, c'est peut être une classe d'élève ultra-timide avec un pouvoir d'invisibilité et je leur fait peur. Mais ce serait pas sympas s'ils m'ont laissé dormir par terre depuis qu'ils sont la..."

Bon suite à cela elle observa la salle, mais rien à faire, si il y avait des élèves timides de caché la, elle n'avait aucun moyen de les détecté ou de les faire sortir de leur cachette. Elle se retourna alors vers Franz le fixant pleine de confiance.

"-Heureusement que vous êtes professeur de psychologie, vous allez pouvoir les aider et les convaincre à se montrer."

Oui, tout en cherchant à localiser de potentiel élèves invisibles, l'esprit de Maëlia avait fait passé l'idée absurde d'une classe d'élèves timide invisible depuis la catégorie "supposition loufoque" à la catégorie "faits avérés". Ajouter à cela sa motivation qui montait du fait qu'elle pouvait enfin assisté à un cours le regard de la jeune fille fixant son professeur devenait de plus en plus intense et sa voix montrait clairement l'énergie et l'excitation qui la prenaient de plus en plus.

"-On aura cours avec vous toute l'année? Vous vous appelez comment? Oh..."

La blondinette se rendit compte qu'elle était devant le professeur et l'empêchait de rejoindre sa place. En parlant de place elle n'en avait toujours pas et à peine s'était elle décalée pour laisser passer le professeur de psychologie qu'elle reprit sur le même ton.

"-On peut s'assoir où l'on veut ou vous préférez distribuer les places, je préférerais être devant parce que je me déconcentre facilement."
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Lun 3 Mar 2014 - 19:59
Des élèves...quoi ? Et puis elle ? Faire peur à quelqu'un ? Aucune chance. Non, c'était définitivement trop absurde. Même pour ici.
Ceci étant dit, cela ne l'empêcha pas de souffler sa fumée dans la direction générale d'une des chaises juste au cas où. Et de se reprendre quelques instants après. Contagieuse. Elle était contagieuse. Ou du moins, son enthousiasme l'était. Elle avait l'air...ravie. Pas simplement d'être en cours, mais ravie d'être. Et cette maladie la, il ne voulait en aucun cas l'attraper.

Cependant...il n'avait pas non plus le cœur assez dur pour filer à l'anglais. Il l'imaginait déjà se mettre à pleurer comme une enfant s'il venait à lui dire que le cours était annulé faute de monde. Oh elle allait surement arrêter quelques minutes plus tard, après avoir trouvé un nouveau truc amusant, mais tout de même. Et puis, qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire de son temps, de toute façon ? Retourner se coucher ? Tentant. Mais il fut vite dissuadé par les yeux plein d'espoirs de Maëlia. Autant se rendre à l'évidence, il était fait comme un rat.

Il balaya rapidement la classe du regard. Pas une mouche. Une petite estrade, un bureau, des rangées de tables...Pas question qu'il se colle tout la haut alors qu'il n'avait qu'une seule élève. Raisonnement d'autant plus solide en voyant de quelle élève il s'agissait. Elle aurait été capable de s'endormir ou de bavarder. Et pas avec le prof.
Il lui montra la table la plus proche et tira une chaise pour lui-même.

« Écoutez, il n'y a pas d'autres élèves que vous ici. Mais ça ne m'empêchera pas de vous faire cours. Disons juste que ça sera un cours particulier.  »

Ça, c'était un mensonge. Il n'avait aucune idée de cours à lui proposer. Tant pis. Elle n'avait pas vraiment l'air de se soucier de la rigueur de ceux-ci. Et lui non plus. Il avait un peu de mal avec les cours magistraux. Trop de blabla insipide, autant refiler des fiches. Enfin, du moment que ça se passait bien...
Ah. La cigarette. Pas question de la garder. Et pas question de la jeter non plus, il en restait bien la moitié. Il décida donc d'humecter ses doigts et d'en écraser l'extrémité. Parfois ça marchait. Cette fois-ci, il se brûla. Il fit une grimace avant de s'assoir et de tenter de reprendre un air neutre, la clope éteinte au bec.

« Je m'appelle Franz Breitner. Vous pouvez m'appeler Franz; on va garder les formules de politesse pour les classes complètes.  »

Il regarda son doigt. Il allait avoir une cloque, c'était sûr. Et ça n'allait pas l'empêcher de recommencer plus tard. Si les gens étaient capables d'apprendre de leurs erreurs, ça serait trop facile. Tant pis.
Il dirigea son regard vers Maëlia.

« Et vous ? Quel est votre nom ?  »

Il hésita un instant. Il avait autre chose à lui demander mais...Peu importe, il fallait qu'il sache. La situation n'était déjà plus vraiment celle d'un cours de toute façon. Et puis, à quoi étaient censés ressembler les cours dans l'Académie au juste ? Il n'en avait jamais vu et n'avait pas reçu d'instructions à ce sujet. Il devait donc être libre de faire ce qu'il voulait. Et il allait en profiter.

« ...Et tant que nous sommes sur les présentations, quel âge vous avez au juste ? »

Après tout, la question était légitime. Un peu trop personnelle à son goût, mais légitime. Non seulement il n'avait aucune idée de son niveau scolaire, mais en plus il n'avait aucune idée de comment la traiter. Pas comme une élève normale, ça, c'était sûr. Mais est-ce la notion d'élèves normaux voulait encore dire quelque chose ?...Il s'effraya lui-même en imaginant une classe remplie de Maëlias. Le Chaos. Avec un grand C. Ou une classe de maternelle. Dans les deux cas, ils s'agissait de situations qu'il préférait ne pas connaître.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Mar 4 Mar 2014 - 10:44
Le professeur observait les lieux, soufflant un panache de fumée vers des chaises vides. Il semblait en pleine analyse de la situation, surement désappointé qu'elle soit la seule élève présente. Forcément avec une telle académie, des pouvoirs, l'infini et l'éternité à porter de mains, beaucoup d'élèves ne devaient pas voir l'utilité d'un tel cours, mais la blondinette pallierait à cela elle avait toujours été une élève aux intentions modèles. Certes elle n'avait pas toujours obtenus les résultats en adéquation avec sa volonté et ses intentions mais cela ne changerait rien.

Le professeur tira alors une chaise à lui annonçant qu'il ne se découragerait pas et donnerait tout de même son cours. C'était incroyable autant de dévotion même après sa mort, même devant une classe vide. L'anglaise était persuader qu'il donnait le meilleur de lui même à cet instant. Il se présenta alors, commençant directement à se comporter comme un professeur, puis comme un ami, comme un fonctionnaire... tant de choses contradictoires, mais...


*Je vois c'est un test psychologique, ça va avec le cours, faut absolument que je me plante pas le premier jour.*

Maëlia écouta attentivement le professeur, en psychologie les mots étaient surement très important et les détails aussi, ajouter à cela que se présenter était une chose toute à fait logique à un premier cours. Franz combinait avec aisance et naturel son test avec des tâches banales qu'il aurait de toute manière du faire, c'était incroyable il devait avoir des centaines d'années d'expérience. Le cerveau de la blondinette fonctionnait à toute allure lui donnant pendant qu'elle écoutait attentivement un air trop sérieux qui pouvait laisser croire qu'elle avait un problème ou qu'elle se payait la tête du professeur, mais quand celui-ci eut posé sa dernière question son sourire naturel revint en même temps qu'elle ouvrait la bouche.

Donner une réponse du tact au tact était la meilleure chose à faire, une présentation c'est quelque chose de naturel qu'on sait tous faire, réfléchir plus aurait été étrange. Certes elle n'avait pas pu analyser complètement les phrases du professeur et le sens caché de chaque mot mais cela faisait partie du test et elle était presque sur d'avoir pu repérer les principales embuches. D'une voix claire et assurée elle se lança dans ses réponses.

"Je m'appelle Maëlia Greenwoods et j'ai dix-sept ans, du moins je crois, dans ma tête c'est la cas, c'est le mieux pour un cours de psychologie, parce que mon corps, je dirais qu'il a 9 jours, c'est pas le mien j'en ai eu un autre en arrivant ici, enfin il est un peu grand pour neuf jours évidemment alors on me le prête juste peut être le temps que le mien soit réparer y avait un gros trou dedans à la fin."

Le professeur avait parler des présentations, mais n'avait posé que 2 questions c'était un des pièges évident qu'il avait laisser, et l'apprentie déesse devait le passer maintenant qu'elle avait donner les deux premières réponses elle n'avait qu'a enchainer sur la suite.


"Je suis anglaise, j'ai déjà eu des cours de philo mais mes examens se sont pas vraiment bien passé, pourtant je suis sur que le thé aurait posé soucis, c'est quand même important ce qu'on boit, parce que si on ne boit pas on meurt. Et alors j'aime bien le sport mais les clubs me garde rarement parce que je présente trop de danger, puis j'ai pas vraiment d'esprit de compétition c'est dommage."

Voila c'était parfait, elle avait été claire, complète et concise. Comment mieux commencer l'année? Elle le savait il suffisait de... La jeune fille qui à l'instant souriait pleinement au professeur en face d'elle se bugua complètement pendant une petite seconde avant de plonger dans son regard des yeux interrogatif.

"Si on doit garder les formules de politesse pour les classes complètes pourquoi tu me vouvoie?"

Forcément c'était qu'il conservait les formules de politesse, c'était un piège évident qu'elle n'avait pas vu et dans lequel elle était bêtement tombée et ou elle venait de s'enfoncer magistralement en le tutoyant. Elle était une classe complète, lui le savait depuis le début, et elle avait cru à cette histoire d'élève invisible. L'année commençait mal, elle avait déjà un cours particulier et avait complètement foiré le premier test.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Jeu 6 Mar 2014 - 18:35
Un ange passa dans la salle.

« Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ? », pensa t-il. Elle avait raison. C'était complètement, absolument et définitivement déplacé, mais elle avait raison. Et c'était pour ça qu'il la trouva à la fois fascinante et effrayante. Une sorte de rafale de vent personnifiée, impossible à contenir et imprévisible, mais également rafraîchissante et bienvenue.
Stop. Ne pas se laisser envahir. Elle avait peut-être soi-disant 17 ans, mais elle avait également très clairement un système de pensée digne d'une enfant hyperactive. Et il n'aimait pas les enfants. Surtout ceux qui passent leur temps à sautiller partout en braillant de toutes leurs forces. Enfin...celle-ci avait la décence de tenir en place au moins. En espérant que cela dure.

Maëlia et Franz se regardaient, l'un l'autre, tout deux perdus. Ils avaient l'air fin. Elle se sentait découragée d'avoir échoué à un test imaginaire, lui ne savait absolument pas quoi lui répondre. Il pinça les lèvres pour agiter un peu sa cigarette. Impossible de se décider. Est-ce qu'il devait continuer à la vouvoyer en essayant de lui expliquer ce qu'il voulait dire ? Ou est-ce qu'il devait juste suivre le mouvement et la tutoyer ?...Il se demanda même, un instant, si elle ne le faisait pas exprès. Nah. Trop spontanée. Si elle jouait la comédie, elle était forte. Très forte.

« Je...Non, ce que je voulais dire, c'était que ce n'était pas la peine de m'appeler Monsieur ou Professeur Breitner, et que Franz irait parfaitement. Le vous, c'est simplement une marque...de respect, puisqu'on ne se connait pas. »

Nouvelle pause. Il n'était lui-même pas vraiment convaincu par ses explications. Et cela se sentait. Il se gratta le sommet du crâne, le temps de mettre en accord son discours et ce qu'il pensait réellement.
Trop franche, elle était trop franche. Voilà quel était son problème ! Et par la, elle avait fait voler en éclat tout le script qu'il s'était mentalement préparé à suivre. Il détestait quand ce genre de choses arrivait...et pourtant, il se surprenait à y trouver un certain plaisir. Cette fois-ci n'y faisait pas exception. Certes, il était complètement paumé, mais cela lui permettait de se questionner sur les conventions sociales et ce qu'il se passait lorsqu'un des deux partis ne les respectait pas. D'ailleurs, c'était un bon sujet de cours ça, les conventions sociales. Il sentit sa confiance en lui revenir. Du moins le peu qu'il avait en temps normal.

« Un jour, je v...Non, on va reprendre. Un jour, je te ferais un cours sur les lois du discours et les conventions sociales et sur ce qu'il se passe lorsque quelqu'un décide, volontairement ou non, de ne pas les respecter. »

Elle avait gagné. Impossible de la vouvoyer, ça sonnait trop étrange. Comme si le discours n'était pas en accord avec la pensée. Et il ne lui en voulait pas. Ce qui était largement plus surprenant. Normalement, il n'avait que peu de patience pour les petits malins qui se croyaient intelligents en abusant des règles, logiques ou non. Mais Maëlia ? Elle semblait le faire si naturellement qu'il ne pouvait se résigner à lui en vouloir.
Il appuya la tête contre sa main, le coude posé sur la table. Pas très élégant, mais les conventions sociales étaient déjà parties voir ailleurs. Il ne les respectait déjà pas toutes, mais cette fois-ci, il sentait qu'il pouvait se permettre d'en abandonner encore davantage.

« Mais avant, les généralités. Vis à vis du cours, et de la manière dont on va procéder. Déjà, si tu ne veux pas venir, ne viens pas. Visiblement tes camarades ont déjà pris cette règle à cœur, sans même la connaître. Ensuite...tout ce qui est tests, examens, contrôles...pas la peine de te tracasser avec, j'en ferais que si on m'y oblige. Et même si c'est le cas, j'ai pas l'intention de m'en servir pour descendre les élèves. »

Mensonge. Bon, demi-mensonge en fait. Techniquement, si ils ne sont pas la, ce ne sont pas ses élèves. Par conséquent, il peut se réserver le droit de les plomber autant qu'humainement possible. Et il n'allait pas se gêner. Avec un peu de chance, on allait le remercier en lui disant qu'il était trop sévère et qu'il allait être dispensé d'examens par la suite. Ou il allait se faire virer. Mais bon, même pour une Académie laxiste, il lui semblait normal de récompenser les élèves assidus et de punir ceux qui préféraient se prélasser sous les abricotiers.
Il s'arrêta un instant. Normalement, c'était à ce moment qu'il devait demander si les élèves avaient des questions. Mais cette fois-ci...cela lui sembla dangereux. Très dangereux. Ah tant pis...autant se lancer quand même. Peut-être avait-elle des idées tout à fait pertinentes, quoique totalement folles, sur la manière de révolutionner le système éducatif.

« Sinon...tu as des questions ? Par rapport au fonctionnement du cours ou de la matière. Ou d'autre chose d'ailleurs, on est pas à ça près. »

Il pressentait que ce cours allait porter sur tout à l'exception de ce sur quoi il devait normalement porter. Il était censé enseigner la psychologie après tout, pas la pratiquer. Pas très étonnant cela dit. Il n'avait pas vraiment eu l'occasion de signer de contrat de travail. Pour ce qu'il en savait, il était autant mandaté à enseigner qu'à récurer les toilettes. Et quitte à choisir, il préférait largement enseigner.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Ven 7 Mar 2014 - 9:02
Monsieur Breitner expliqua plus en avant son raisonnement, précisant que justement monsieur Breitner ça ne le faisait pas et que Franz ça par contre cela allait et que le vous était une marque de respect envers deux personnes qui ne se connaissaient pas, certes il n'avait pas tout à fait tord, mais l'instant d'après il se mit à la tutoyer soudainement, cela signifiait donc qu'il avait déjà perdu tout respect pour elle? La jeune fille accusa le choc, elle venait déjà de se mettre vraiment mal vis-à-vis du professeur dans un cours de plus à moins que...

*Ha non, je me suis présentée donc il me connait, on est plus deux personnes qui ne se connaisse pas.*

Ce prof était vraiment à cheval sur les détails, elle allait devoir vraiment faire gaffe à ce qu'elle pourrait dire, il analyse tout et est super rationnel dans son raisonnement, heureusement elle aussi et elle n'aurait pas trop dur de suivre, une chance en or de montrer ses bons côtés. Il précisa le sujet d'une leçon à venir, surement un test de mémoire, ou bien était ce une petite pics, discrète et bien amenée dans la discussion à l'intention des sécheurs pour bien mettre en avant qu'il n'aimait pas qu'on brise ce genre de convention sociales. Voila un cours qu'elle ne devrait pas rater trop souvent, surtout qu'elle, pour une raison inconnue, les professeurs remettaient généralement très vite son prénom sur son visage.

« Mais avant, les généralités. Vis à vis du cours, et de la manière dont on va procéder. Déjà, si tu ne veux pas venir, ne viens pas. Visiblement tes camarades ont déjà pris cette règle à cœur, sans même la connaître. Ensuite...tout ce qui est tests, examens, contrôles...pas la peine de te tracasser avec, j'en ferais que si on m'y oblige. Et même si c'est le cas, j'ai pas l'intention de m'en servir pour descendre les élèves. »

Le professeur était du genre à laisser les élèves décider de leur sort, venir et pouvoir suivre, ou ne pas venir et en assumer les conséquences. Pas d'examen? C'était surement une autre façon de jouer sur les mots, oui si on l'y oblige, le règlement le faisait déjà surement la blondinette n'allait pas se faire avoir. Mais finalement le professeur fit une erreur, une erreur fatale, il lui demanda si elle avait des questions? Si elle avait des questions sur le cours, non pas trop, sur la matière, elle n'y connaissait presque rien comment avoir des questions? Sur autre chose? La jeune fille savait qu'elle devait y aller molo et ne pas commencer par des questions personnelles, embarrassantes ou déplacées.


"Pourquoi tu fumais alors qu'on est dans une salle de cours?"

Bingo, elle venait de réussir à poser une question qui entrait dans les trois catégories qu'elle voulait éviter, mais elle ne peut pas s'en rendre compte que d'autres questions existentielles lui traversait l'esprit et comme souvent ce qui lui traversait l'esprit finissait l'instant d'après par traverser ses lèvres sous forme de mots.

"Et pourquoi donc est ce que tu n'as pas de moustache alors que tu t'appelle Franz? Tu n'es Allemand? Ho d'ailleurs, les apprentis dieux et les professeurs sont des humains qui à leur morts sont ressuscités à l'académie pour devenir des dieux, mais si les naissances ici sont des arrivés, alors il y a pas de vraies naissances, les apprentis dieux et les professeurs ne peuvent pas avoir d'enfant ou alors est ce que les enfants d'apprentis dieux sont envoyés dans les ventres de mères sur terre et rappeler ici après? J'ai peut être un père et une mère ici, t'en as toi?"

Maëlia stoppa un instant le flot de ses paroles étonnée.

"Dit pourquoi la dame de ménage qui vient d'entré par l'autre porte nous regarde comme si on ne devrait pas être ici?"
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Dim 9 Mar 2014 - 21:36
La boîte de pandore. Il avait ouvert la boîte de pandore.

La première question ne le choqua pas vraiment, il s'était attendu à ce qu'on la lui pose. Les suivantes...moins.
A peine s'était-il apprêté à lui répondre quelque chose de l'ordre de « Qu'est-ce que je devrais faire donc ? Me mettre une heure de retenue ? » qu'elle avait déjà enchaîné d'autres interrogations sur des sujets sans aucun rapport. Même en employant une définition on ne peut plus large de « liens logiques », il ne voyait absolument pas ce qui pouvait bien relier « moustache », « faire les bébés » et « femme de ménage pas contente ». Très schizophrénique comme mode de conversation.

Femme de ménage pas contente ?...Ça, c'était vraiment différent. Et surtout ancré dans la réalité.

Lentement, Franz se retourna, clope éteinte au bec. Effectivement, il y avait une femme de ménage pas contente dans l'encadrure de la porte. Ça, c'était problématique. Non seulement parce qu'il avait semé ses cendres un peu partout mais en plus parce qu'il était à peu près sûr d'être en tort dans l'histoire. Après tout, s'il avait choisi cette salle, c'est uniquement parce qu'elle était déjà ouverte. Il aurait probablement du recevoir un trousseau de clés mais soit on ne lui avait pas encore donné, soit il n'avait pas été le chercher. Dans tous les cas, il n'aurait certainement pas du se trouver ici à cette heure-ci.
Garder le contrôle de la situation. C'était lui l'enseignant après tout. Et s'il savait une chose des enseignants, c'était qu'ils étaient rois dans les salles de classe. Ou du moins c'est ainsi qu'il allait se comporter. Beaucoup de problèmes tendaient à disparaître seuls du moment qu'on ne leur accordait pas l'attention qu'ils attendaient. En l'occurrence, il allait tout simplement faire mine de ne pas être en faute. Ce qui impliquait de se lever et de se rapprocher d'un pas assuré de la porte tout en continuant à regarder Maëlia.

« Pas trop de questions en même temps. Laisse-moi le temps de répondre. »

A présent il était devant la femme de ménage. Le moment crucial. Pas droit à l'erreur. Il la regarda. Pas commode la bougre. Ne pas se laisser intimider et employer un ton à la fois neutre et confiant, sinon c'était la fin.

« Bonjour. Je donne un cours. Plus tard. »

Sur ces quelques mots, il lui ferma la porte au nez. Il n'était pas particulièrement fier de ce qu'il venait de faire, trop poli pour ça, mais c'était la meilleure solution. S'il avait essayé de s'expliquer, il se serait très certainement englué dans un marasme de problèmes tels que « je sais pas où je dois faire cours », « je vais devoir trouver une autre salle » ou « je viens de me faire mettre dehors par la femme de ménage la hein ? ». Non, c'était définitivement la réponse la plus efficiente. Restait juste à espérer qu'elle allait juste hausser les épaules, le traiter de tous les noms dans son dos et s'en aller. Sinon il venait juste de rendre son cas encore plus complexe à traiter qu'il ne l'était.

Il se pinça le haut du nez avant de se retourner et de revenir vers Maëlia. Reprendre la où ils en étaient et faire comme si rien n'était arrivé. Plus facile à dire qu'à faire, surtout qu'elle n'allait probablement pas l'aider à y parvenir.

« Bien...où est-ce que nous en étions ? Ah oui les questions... »

Il jeta un coup d'œil inquiet à la porte avant de reprendre place devant son élève.

« Alors...l'histoire des moustaches et des allemands, c'est ce qu'on appelle un stéréotype. Tous les allemands n'ont pas de moustache. D'ailleurs, je ne suis pas allemand. Enfin je crois... »

L'image d'assurance qu'il avait essayé de se construire vola en éclat avec cette hésitation non réprimée. Il n'avait aucune idée de sa nationalité, même s'il avait des hypothèses à ce sujet. Non, ne pas se laisser envahir, pas maintenant. Question suivante, aussi farfelue soit-elle.

« ...Mais peu importe. Tu m'avais demandé comment fonctionnaient les naissances ici...eh bien je dois admettre que je n'en ai aucune idée. Probablement comme sur Terre si je devais poser une hypothèse. »

C'était...pertinent, en un sens. Qu'est-ce qu'il se passerait si deux apprentis-dieux décidaient de concevoir ? Est-ce que l'enfant serait...dans un sens...mort-né ?...
Il secoua légèrement la tête pour chasser ce genre d'interrogations. Raté. Elle avait piqué sa curiosité.

« Qu'est-ce qui te fait penser que cela se passe différemment ici au juste ? »
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Lun 10 Mar 2014 - 16:11
Franz s'était levé, une simple directive, pas trop de question à la fois, puis il s'était planter devant la dame de ménage avant de lui planter la porte au nez. Il était visiblement autoritaire comme professeur et la blondinette nota intérieurement de ne pas l’énerver par la suite. Il revint alors vers elle pour commencer à répondre à ses questions en commençant par la moustache.

*Cela signifie alors que toutes les moustaches ne sont pas allemandes?*

Mais elle ne pourrait jamais enfoncé la porte de ce débat sans sens, car Franz venait de lui couper l'herbe sous le pied en la refermant avec plus de fermeté qu'il n'en avait montrer pour la femme de ménage. De toute évidence il était au poil avec les portes à clore mais cela ne pourrait empêcher l'absurde d'éclore car en revenant sur le sujet des naissances, il referma son explication, un poil trop courte, par une question, qui était pile poil ce qu'il fallait à la jeune fille pour prouver qu'elle avait de bonne notion de base de biologie.

"Hé bien, sur terre, il y avait mon papa et ma maman, ils ont fait l'amour et neuf moi plus tard je suis sortie du ventre de ma maman pleine de sang et toute petite, et après mes premiers souvenir n'apparaissent qu'après quelques années je n'en ai aucun d'avant. Hors ici je suis née avec cette taille si dans un temple et j'ai pas vu de dame, pas plus que je n'étais recouverte de sang et mes souvenirs commencent directement et je me souvient d'une vie antérieure.


Y a quand même une grosse différence non?"

Fière de son explication pour une fois assez claire, bien que centré sur un sujet dont la présence dans un cours psychologie pouvais laisser plus que dubitatif, la jeune femme gonfla le torse, ce qui au vue de sa morphologie ne faisait pas une différence significative.

"-Au fait on aura un cours sur du papier ou sur des parchemins vu qu'on est dans une académie divine il doit y avoir des vieux grimoires ou des choses comme ça non? Ou bien on doit prendre des notes? Parce que je sais pas ou j'ai mis mon sac, je pense pas qu'on m'en ai donné un, mais comme je me suis déjà cogné la tête quelque fois on ne sait jamais."

Maëlia se souvint alors qu'elle ne devait poser que une question à la fois pour ne pas agacer le professeur, elle reporta donc son attention sur la classe pour ne pas se laisser emporter et laisse le temps à l'enseignant de donner ses réponses. Mais dés qu'elle vit l'inscription les mots quittèrent naturellement sa bouche oubliant tous les efforts qu'elle avait fait pendant deux secondes pour ne pas poser une question de plus.

"Pourquoi il est écrit "cours théorique : les créatures imaginaires" sur le tableau si c'est une classe de psychologie?"

Elle avait demander cela sur le ton de la surprise naturelle, la question lui avait traverser l'esprit et elle était sortie aussi sec, sans reformulation, sans réflexion, sans la moindre envie d'embêter ou de mettre mal à l'aise le professeur durant son premier cours à l'académie.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Mer 12 Mar 2014 - 4:30
Diagnostic: trouble du déficit de l'attention. Probablement sans hyperactivité étant donné qu'elle était encore assise. Encore que...Cela ne faisait pas si longtemps qu'ils étaient la après tout. Il n'aurait pas été très étonné de la voir se lever pour aller crier par la fenêtre ou s'amuser avec des craies.
Son raisonnement vis à vis des naissances et de la réincarnation était...douteux. Tout au plus. Enfin, si ça pouvait lui faire plaisir de croire que quelqu'un avait donné naissance à son nouveau corps, qu'elle le fasse. Lui se disait simplement que l'entité qui les avait amenés ici et qui dirigeait l'endroit, s'il s'agit bel et bien de la même, leur avait créé une copie de leur ancienne enveloppe. Et vu qu'il n'avait aucun moyen de vérifier si cela était vrai, il allait simplement s'en tenir à un « Je sais pas et je m'en fiche. » Comme d'habitude quoi.

« Il y a effectivement une différence. »

Hop, un simple constat et on remballe. Elle se débrouillait très bien pour dévier elle-même, pas la peine de l'encourager en maintenant les anciens sujets actifs en plus de ceux qu'elle allait ouvrir.
La question suivante était déjà plus pertinente. Et assortie d'une information qu'il avait déjà deviné tout seul comme un grand. Elle, oublier ses affaires ? Improbable voyons. Oh bien sûr, il ne lui en voulait pas, lui aussi avait tendance à ne pas se souvenir de ce qu'il avait fait de ses clés, de ses cours, de son emploi du temps...bref, toutes ces petites choses sans lesquelles il lui était bien difficile d'exercer son métier.
En fait, ils étaient plus proches qu'il ne voulait l'admettre. Elle voulait réussir mais n'en avait pas les capacités alors que lui possédait les compétences sans la motivation nécessaire pour les employer. Dans les deux cas, ils étaient absolument et définitivement mauvais dans leurs rôles respectifs. Comme quoi vouloir n'équivaut pas toujours à pouvoir. Et inversement.

Il s'apprêtait à lui répondre lorsqu'elle ne put s'empêcher de déraper à nouveau. Une vraie savonnette.

« Parce que je comptais faire un cours sur la schizophrénie » aurait-il volontiers répondu à n'importe qui d'autre. Mais combiner Mäelia et sarcasme ne lui sembla pas être une bonne idée. Il se contenta donc de se lever, de saisir la brosse et de la passer nonchalamment sur le tableau avant de revenir s'assoir.

« Pas moi qui l'avait écrit. Surement un prof trop pressé. »

Il s'étonna lui-même d'avoir réussi à garder un ton neutre, voire même légèrement amusé. En temps normal, il aurait surement laissé échapper une réflexion cassante, mais la encore: Maëlia. Trop innocente pour être mauvaise. Enfin, c'est ce qu'il se disait. Elle avait l'air sincère dans ses réactions en tout cas.

« Pour répondre à ta question sur le cours, non il n'y aura pas de parchemins ou de grimoires. C'est certes très esthétique, mais je n'ai absolument pas envie de devenir moine copiste. Et je n'ai pas non plus spécialement envie que tu le deviennes, donc prends des notes si tu veux, mais je ne t'y obligerai pas. Cela dit...je te conseille de le faire quand même. Pour ton propre bien. »

Il s'arrêta un instant pour agiter sa cigarette et réfléchir à ce qu'il allait dire. Il avait envie de lui poser la question mais...la encore, était-ce vraiment une bonne idée ? Il avait pu constater qu'elle aimait les questions. Un peu trop même. C'était son canevas. Et elle était une artiste folle.
Enfin...depuis quand les gens écoutaient-ils les petites voix leur disant de jouer la carte de la sécurité ?
Il regarda Maëlia avec un air sérieux, afin qu'elle comprenne qu'il ne se moquait pas d'elle et qu'il s'agissait d'un réel intérêt de sa part. Non pas qu'il eut grand espoir d'obtenir une réponse très cohérente.

« J'aimerais te poser une question. Si tu ne veux pas y répondre, tu en as parfaitement le droit. Est-ce que tu as déjà consulté un psychologue ou un psychiatre ? Pour ton déficit de l'attention j'entends. »

Après tout, cela rentrait dans le cadre du cours. Selon une définition très large de « cours ». Pour le coup, c'était elle qui allait lui apprendre quelque chose.
Mais son cas l'intriguait. Très clairement anormal. Si elle avait été comme ça durant son enfance, on l'aurait très certainement renvoyée vers un spécialiste. Ne serait-ce que parce qu'elle devait être incapable de tenir en place durant une matinée ou une après-midi complète. Cela dit, et il était d'accord avec cette idée, anormal ne veut pas forcément dire négatif.

Et en l'occurrence, elle était tout sauf négative. Ou du moins, elle en donnait l'impression. Une nuance suffisante pour qu'il daigne prendre le temps de s'assurer de la vérité. Après tout, elle n'aurait pas été la première personne à cacher quelque chose derrière un grand sourire.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Dim 16 Mar 2014 - 21:18
Franz alla  nonchalamment effacé le tableau, comme si de rien n'était, précisant que c'était surement l'oeuvre d'un collègue pressé.  Il lui proposa alors de prendre des notes d'elle même, cependant elle n'avait pas de sac, et même si elle avait un sac, une fois la prise de note finie et rangée à l'intérieur de ce dernière, il n'y avait presque aucune chance qu'elle remette un jour la main dessus. Pas faute de mauvaise volonté, mais une simple et malencontreuse petite suite de hasard.

La blondinette se promis tout de même de prendre un sac avec des affaires la prochaine fois, et de ne pas passer la nuit précédente dans la salle de cours, afin de pouvoir être efficace et de pouvoir réussir à la fin de l'année sans trop décevoir le professeur. Ce dernier sembla pour la première fois hésité un instant avant d'agir, il finit cependant par poser une question plutôt personnelle à la jeune fille. Maëlia nota tout de suite la petite pic du professeur à la fin, un déficit d'attention, oui forcément elle avait posé plusieurs questions sans rapport avec le cours et le professeur lui signalait de façon subtile. Par chance elle avait pu repéré cela et ne pas tomber dans le panneau.

Parce que si la demoiselle raisonnait de façon extrêmement personnelle et originale, elle fondait ses raisonnements et ses actes sur des savoirs des plus commun. Elle était unique, pas stupide et avait tout de même accumulé des connaissances durant sa vie. Franz lui avait demander si elle connaissait des psychanalystes célèbres et par chance elle en connaissait. Sans hésiter une seule seconde, bombant involontairement le torse, fière de ses connaissances, elle s'exclama d'une voix assurée et ferme.

"Oui bien sur! Freud, Bowlby et Médart!"

Elle se figea alors, ouvrant la bouche et la refermant comme une vieille porte de garage électrique mal réglée, hésitante, elle avait une phrase célèbre sur le bout de la langue, si elle pouvait la sortir la de suite, elle pourrait vraiment impressionner l'enseignant. Mais un doute l'assaillait elle n'était plus tout a fait sure à 100% de la façon dont la phrase était tourné, ni même de qui elle venait, mais elle était sure à 200% que c'était en rapport avec la psychologie. Usant de toute sa concentration son esprit se mit a fouillé dans les recoins de sa mémoire, comme un moteur de recherche avec psychiatre comme recherche, elle devait juste compléter cette phrase, juste faire un tout petit effort.

Alors que Maëlia forcer son cerveau à un travail de recherche intense, une vieille blague ressorti alors des lymbes de sa mémoire, oubliant d'un coup le but premier de sa concentration elle sourit joyeusement d'avoir réussit à se remémoré une phrase aussi vieille qu'elle n'avait plus entendu ni utiliser depuis au moins 3 ans. Sans même sans rendre compte juste après avoir sourit elle reprit la parole sur un ton enjoué pour clôturer sa réponse. 

"Haaaa! Et je sais aussi, que la différence entre le vendeur de sofa et le psychiatre, c'est que chez le vendeur de sofa on ne te fait pas payer juste pour t'être assis dessus!"

....

....

Maëlia venait d'entendre sa propre voix résonner dans sa tête en échos, elle observait Franz rougissant légèrement.

*hooo non pas encore...*
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Mar 18 Mar 2014 - 0:00
Comment était-ce même possible ? Elle avait réussi à confondre consulter et connaître. Dans une phrase bourrée de précautions verbales. Posée par quelqu'un avec un air on ne peut plus sérieux.

Lentement, le visage de Franz se décomposa. Certes, c'était bien qu'elle connaisse quelqu'un d'autre que Freud, et d'ailleurs il ne voyait pas du tout qui était ce « Médart », mais il avait quelque chose de totalement différent à l'esprit. Quelque chose qui avait totalement échappé à son interlocutrice, à en croire son air fier. Ou qu'elle avait choisi de sciemment éluder, mais ce genre d'hypothèses lui semblait de moins en moins crédibles. Il allait bien devoir se rendre un jour à l'évidence: elle ne simulait pas.
Tant pis. Il aurait bien aimé obtenir une réponse, d'autant plus qu'il ne pouvait être plus direct qu'il l'avait été sans que cela ne se transforme en interrogatoire, mais si son désir, conscient ou non, était de l'ignorer, eh bien qu'il en soit ainsi. Il allait simplement devoir se contenter de ce qu'il allait pouvoir observer. Et en parlant d'observer, il avait du travail.
Face à lui, Maëlia semblait complètement planter. Comme si elle était prise dans une réflexion tellement intense que son cerveau avait décidé d'abandonner les fonctions jugées superflues. Il s'apprêtait à lui demander si elle avait besoin d'aide lorsqu'elle cessa son intense travail. Un sourire rayonnant était apparu sur son visage. Certes, très joli, adorable même, mais il n'était pas dupe. C'était l'aube avant la bataille, l'éclair avant la foudre, le flash avant la détonation. Et comme à chaque fois qu'il aurait aimé avoir tort, il avait raison.

Après la blague de Maëlia, le silence retomba. Lentement, lourdement, tapissant toute la pièce et ses occupants.
Il ne bougea pas. Le temps de décider comment réagir. Oh il n'avait pas l'intention de le prendre mal, ce n'était pas le genre de la maison. Mais que répondre à cela ? Comment enchaîner ensuite ? Devait-il reprendre la plaisanterie et jouer avec ? Repartir sur quelque chose de sérieux en l'ignorant ?...Ah peu importe, le cours n'en était déjà plus un. Il ne l'avait jamais vraiment été en fait. Pas de regrets, il avait essayé.
Il regarda Maëlia. Elle ne savait plus où se mettre. Même s'il avait été un professeur plus sévère, il ne voyait absolument pas comment il aurait pu en venir à la punir pour cet « écart ». Alors qu'il venait de faire son choix en matière de réaction appropriée, un « toc toc » l'interrompit. Il regarda la porte d'où provenait le bruit et soupira avant de se lever. En passant à côté de Maëlia, il hésita un instant avant lui tapoter la tête, une esquisse de sourire au coin des lèvres.

« Je connaissais déjà la blague. Excusée. »

...Esquisse de sourire qui disparut à l'instant où il tourna la poignée. Dans le couloir, armées de serpillères et de balais, enchâssées dans des tabliers de combat immaculés, s'étendait un peloton de ménagères en colère. A la tête de la formation, en guise de sergent, se trouvait la plus mécontente des bougresses.
Avant même qu'il n'ait eu le temps de refermer la porte dans un mouvement de panique, une paire de mains fortes et javellisées s'emparèrent de lui, le traînant au milieu de la horde en furie. Sans un mot, il fut repoussé contre le mur opposé tandis que la bande pénétrait dans la salle de cours, bien décidée à nettoyer ce qui devait l'être.
Face à lui restait celle à qui il avait claqué la porte au nez.

« Bonjour. Cours terminé. Plus tard. » lui annonça t-elle avec une joie non dissimulée, singeant la manière dont il l'avait plus tôt limogée.
Il s'apprêtait à lui répondre qu'il n'avait en aucun cas terminé son travail. Un regard noir le fit se raviser. Son cas était déjà assez indéfendable comme ça. D'ailleurs, même s'il avait été dans son bon droit il n'aurait probablement pas cherché à discuter. Trop dangereux. Comme se mettre sur le chemin d'une croisade avec une banderole appelant à la tolérance entre les religions. Mauvaise idée quoi.

« Ça va, j'ai compris, je vous laisse la salle...Pouvez me rendre mon élève au moins ? »

La cheftaine fit signe à ses larbins de dégager le dernier obstacle. Sans grand ménagement, l'une d'elle « expliqua » à Maëlia comment se rendre vers la sortie, après quoi elle claqua la porte, les laissant tous les deux dans le couloir.

« J'aurais préféré une sonnerie plus délicate, mais on va s'en contenter. »

Il se frotta les épaules et réajusta sa veste. De vraies brutes celles la.

« J'imagine qu'on va conclure notre cours la dessus. A moins que tu n'aies autre chose à me demander. »

Comme d'habitude, il regretta d'avoir ajouté la dernière partie de sa phrase. Trop décent. Il était trop décent pour son propre bien.
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Ven 21 Mar 2014 - 10:13
Par chance pour elle le professeur était assez ouvert d'esprit et il ne lui tint pas rigueur de sa petite blague qu'elle avait sortie sans vraiment se rendre compte de ce qu'elle faisait. Mais si il était du genre compréhensif, les femmes d'ouvrages elles l'étaient beaucoup moins. Elles étaient arrivées en masse et avaient finis par mettre le pauvre Franz dehors de sa salle de cours puis rapidement se fut à son tour d'être expulser manu militari des lieux.

Arrivée sur le seuil de la classe la blondinette n'était pas vraiment sur de l'attitude à adopter, mais heureusement l'enseignant expliqua que le cours était en fait terminer et que dans cette école il n'y avait pas de sonnerie que c'était les femmes de ménage qui décidaient de la fin des cours. Un système étonnant mais ce n'était pas à elle de décider. Elle sourit à Franz.

"Non plus de question, je suis impatiente d'avoir le prochain cours."

Elle s'inclina doucement puis s'éloigna, elle avait envie de prendre une douche, ou bien de manger un beignet...
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Re: Cours théorique de psychologie pratique - Ven 21 Mar 2014 - 19:43
Un rp assez sympathique avec des personnages vraiment totalement opposés. Je plains Franz, le pauvre face à la tornade Maëlia. Mais il s'en est bien sorti le bougre ^^. Maëlia, ton dernier post est trop court pour être noté, c'est dommage. Sinon, bravo à vous deux.

Franz : 600 xps
Maëlia : 520 xps

Xps attribués : Yep
Cours théorique de psychologie pratique
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