Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un anniversaire, une nostalgie [Solo] [Terminé]

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Âme Errante
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Un anniversaire, une nostalgie [Solo] [Terminé] - Mar 24 Juil 2012 - 21:06
« Les larmes prouvent leur amour, elles n'apportent pas leur remède. »
William Shakespeare



Le sentiment de nostalgie est quelque chose que nous ne pouvons oublier. La mort est le début de la fin comme on le dit souvent. Et ce sentiment s'accentue lorsqu'on est de l'autre coté. C'est ce sentiment que j'éprouve lorsque j'écris ces quelques lignes, à l'approche de mon anniversaire, celui de ma mort...




La fumée s'échappe dans le bureau du Directeur, laissant une odeur que seul celui-ci aimait bien. Le stylo plume gratte rapidement la feuille de papier, une ligne de faite, une autre suivra. L'homme finit par s'arrêter, s'étirant de tout son long, tournant sa nuque dans tout les sens comme pour libérer sa pression. Il soupire. L'horloge placée sur le mur d'en face affiche presque minuit, le cliquetis retentis enfin pour sonner les douze coups. Il finit par se lever pour aller jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Le ciel étoilée était toujours aussi magnifique à voir surtout celui de l'Académie, la lune enchanteresse l'accompagne avec une fierté resplendissante, pleine. Isanagi s'en alla alors de la pièce, éteignant la pâle lumière, fermant la porte à clefs. La journée de demain ne l'enchantait guère...

............. Le lendemain ...............


« Et bien, c'est aujourd'hui...je dois m'y rendre, elles devraient être là-bas vers dix-neufs heures, bien que j'ai encore du temps devant moi... »

Sa montre affichait 15h34 . Les cours avaient déjà commencer depuis pas mal de temps. Flânant dans les couloirs, il cherchait quelque chose à faire, à passer le temps avant de se rendre "là-bas". Le petit nuage de fumée se trimbalait de couloirs en couloirs, errantes et vagabondes. Il fit l'inspection des classes, un petit plaisir qu'il aimait ben, voir les élèves se levaient lorsqu'ils virent entrer leur Directeur. Une brève salutation, et souhaitez un bon après-midi à chacun. En fait, il faisait surtout ça pour vérifier qu'il n'y avait pas de dérives venant de la part des élèves, qu'ils mettent un petit bazar qui serait bien gênant. Bien qu'ils aient traversés l'au-delà, chacun avaient bien entendus garder leurs comportements et c'était en effet parfois le cas. Bien, ils ne s'étaient rien passés, une tranquillité que le Directeur aurait bien voulu un peu bousculée.

Ses pas résonnaient toujours, en une longue mélodie piétinante et le regard circulaire tentait de trouver quelque chose à faire. Il s'arrêta finalement devant la machine à café, pris un café très serré, en tourna la touillette de gauche à droite indéniablement. C'est alors qu'une voix pris la parole.


« Et bien mon cher Isa' ! Traînard comme d'habitude ! Tu m'offre un café, vieille brindille !? »



Cet homme, arborant une fière barbe rougeâtre, se nommait Garen S. Nemrod et on pouvait dire que c'était un ami proche du Directeur. D'un caractère impulsif, excité constamment, Garen est celui qui aide dans les réparations et à la construction de nouvelles bâtisses. Taquiner est son passe-temps favoris et même si celui qu'il taquine dirige l'Académie, il n'hésite pas à le faire ! C'est également un confident d'Isa' et il savait quand celui-ci n'allait pas bien. Il reçu son café, et tout les temps se mirent à touiller dans tout les sens, avec une parfaite synchronisation et chacun le regard dans le vide. On aurait pus voir un tableau comique, un miroir, un reflet mais ce n'était pas le cas. Voyant que le directeur ne prenait à la plaisanterie, celui-ci rajouta



« C'est aujourd'hui c'est ça ? Hum, tu va y aller j'imagine, je te soutiens mon vieil ami ! »





« Oui, tu as vu juste, c'est aujourd'hui, je dois aller les voir, en tout cas merci de ton soutiens, je ne vais pas tarder à y aller je pense »



Sur ces mots, le directeur s'en alla en saluant son ami. Il était pour lui de se rendre là-bas. En poussant un soupir, il disparut dans son nuage de fumée et disparut de l'Académie pour aujourd'hui...



Le cimetière, endroit où les corps reposent en paix, où leurs sommeils resteront éternels. Le vent souffle doucement une bise câline, comme pour rassurer le Directeur qui s'avance aux milieux des allées mortuaires. Son visage affiche un air nerveux, tantôt une tristesse apparente, tantôt un renfrognement à l'approche d'un tombe. Cette tombe, il l'a connait bien, c'est la sienne. Après sa nomination au poste de Directeur, de cette révélation, il n'eut qu'une envie : Retourner voir sa famille. Et il eut le regret de le faire car les expressions sur leurs visages resterons gravées dan sa mémoire. Tout ce qui restait de lui était ici, dans ce cimetière faiblement illuminée mais toutefois bien entretenue par le gardien. Et cette date, celui de l'anniversaire de sa mort, était toujours difficilement surmontable.

Il se pose à coté d'elle, fumant sa cigarette, les genoux légèrement fléchis. Ils ne sont pas encore arrivés. Le sombre personnage repense alors à son égoïsme lors de son vivant où il trouvait la vie monotone, où rien ne se passait. Il n'avait jamais pensé à avoir un enfant, il continuait, avec sa femme, sa routine sans intéresser aux vraies valeurs de la vie. Et c'est seulement lors du trépas et de l’effleurement du chagrin de ses proches qu'il compris. Mais il était déjà trop tard, il ne pouvait plus retourner en arrière, et leurs chagrins perduraient toujours, il le voyait et ne pouvait rien faire contre ça. Il avait décider de ne pas intervenir, préférant se priver de parole, de laisser leurs chagrins s'estomper en guise de punition à son égoïsme. Et à chaque anniversaires, cette blessure, cette punition se ravivent.

Le temps défile, il est arrivé un peu en avance, cela ne fait rien, il peut observer le paysage par delà les murailles du cimetière. Enfin, au bout d'un moment, la grille du portail s'ouvre dans un grincement léger, elles sont arrivés. Le coeur se serre, les yeux fébriles se dirigent leurs directions. Le visage, teinté d'une tristesse, se renfrogne. Elles descendent maintenant les marches menant vers sa tombe. Elles tiennent, chacune d'elles, une bouquet de fleurs, magnifiques, resplendissantes. Sa fille, âgée de sept ans, a déjà les larmes au yeux. Sa femme résiste encore, tant bien que mal.


« Une douce illusion, une utopie éphémère »

Leurs doux visages qui se plongent dans le reflet de la stèle mortuaire, leurs larmes emplies de chagrins face à cet évènement si déprimant. Isanagi, dont les larmes coulèrent lentement, se dressa devant elles. Il aurait les prendre dans ses bras, les embrasser, leurs prouver son amour même par dessus la mort. Mais il ne pouvait le faire car le chagrin ne serait que plus intense si elles apprenaient qu'il était toujours vivant, mais qu'il ne pourrait reprendre sa vie d'antan. Une nostalgie maladive. Elles déposèrent leurs bouquets sur la tombe et se serra l'une contre l'autre, comme pour se rassurer mutuellement. C'est sa fille, Yuno, qui pris la parole,




« Papa...tu me manques, tu nous manques...j'aurais voulu que tu sois là, papa....papa, je t'aime »


La main du Directeur se crispe sur son visage, les larmes coulent de plus belle. La cigarette tombe. Puis sa femme, Yumi, s'adresse à son tour.



« Chéri, la vie sans toi est difficile, nous faisons tant bien que mal. Saches qu'on nous pensons toujours à toi, de toutes nos pensées, de tout notre coeur.Nous t'aimons et espérons que là où tu est, tu est heureux et que tu nous veille sur nous. On t'aimera toujours chéri ! »

A leurs mots, elles s'en allèrent, laissez leurs bouquets sur la tombe d'Isanagi. Les larmes, on ne pourrait qu'en retenir ceci. Le Directeur est accoudé à sa tombe, le regard vide, l'envie de courir après, de leurs montrer qu'il est là, qu'il veille sur eux, mais c'est impossible. Il fixa le ciel nocturne et adressa des paroles aux étoiles


« Ma vie d'antan, elle me manque, je ne peu rien y faire, devenir Dieu apporte des obligations, maintenant, j'ai une Académie à diriger, dois-je délaisser ceux qui me sont chères au profit de mes élèves ? Seront-il ingrat une fois ce stade atteint ? Tout comme les Humains ayant étés crées par Deus et dont ils se sont montrés ingrats à leurs tours ? »


Ces questions n'attendaient bien sur aucunes réponses, juste des plaintes sans doute. Il attendit sur sa tombe pendant un long moment avant de se lever. Il regarda sa tombe et murmura ces quelques mots.

« Au revoir, Isanagi Tensho. Nous nous reverrons l'an prochain »



Il avait choisi son rôle de Directeur, délaissant cette personne qu'il était sur terre. L'Isanagi Tensho du monde humain n'existait plus à présent. Maintenant, il se devait d'accomplir la tâche qu'on lui avait donné, quitte à laisser sa femme, sa fille de coté. Toutefois une éternelle nostalgie le tenaillera à chaque anniversaires, et à chaque fois, des larmes couleront...




Dernière édition par Isanagi Tensho le Mer 31 Oct 2012 - 11:36, édité 1 fois
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Re: Un anniversaire, une nostalgie [Solo] [Terminé] - Lun 30 Juil 2012 - 14:21
Ton histoire était tellement touchante que je me suis mise à pleurer devant ton texte.
Tu commences à gérer les images et le codage, c'est pas mal du tout continue, mais attention aux images trop pixelisées.

Je t'accorde 160 xps car j'ai bien aimé, je les donne à ton double compte.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Un anniversaire, une nostalgie [Solo] [Terminé]
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