Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Help me to survive - Mer 19 Fév 2014 - 21:34


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Il y a au loin ce bâtiment. Enfin il a commencé à se rapprocher. Il semblait rester tel un mirage avant. Rien de rassurant en somme. Mais vous n’aviez pas abandonné. Et le voilà qui se dresse en plus dedans vous. Le sang coule le long de ton dos. Il tache le kimono abimé, aux manches lacérés, taché de rouge un peu partout. Deux grands trous sont visibles dans ton dos, à l’endroit exact de tes blessures. Ce pouvoir pourtant salutaire a un contre coup redoutable. La douleur est si grande qu’elle ne se fait plus ressentir. Mais la fatigue, elle, est bien présente. Les pas traînent, ils semblent si lourds. Et pourtant, et pourtant Aleana ne lâche rien. Elle n’a pas abandonné le contrôle. Comme si l’adrénaline la rendait plus forte. Non, il n’y a pas de moyen de le savoir, Ealia. Mais ce sont des choses que se comprennent.
 
Le lieu promis n’est qu’à quelques mètres. Ils semblent cependant les plus durs. L’Envoyée grogne, crache le sang qui rejoint celui déjà par terre. Il y a de quoi suivre sa trace avec ça. Ce n’est pas comme si on la suivait, donc ce n’est pas trop grave. Un gémissement de douleur s’échappe de tes lèvres, enfin, les siennes quand elle trébuche et tombe. Chaque mouvement est une torture. Il faut s’y attendre après s’être battue seule contre des canidés affamés, alors qu’on ne sait pas se battre. Aussi. Vous savez qu’il ne faut plus sortir de l’Académie maintenant, c’est déjà ça. Tu en as même peur Ealia, c’est assez amusant. Tu as peur d’à peu près tout ce qui fait mal, en fait. Ca va faire beaucoup de choses. Encore une fois, ce n’est pas de ta faute. Si la bravoure et le courage n’appartenait pas à Aleana, tu ne serais pas comme ça. Ta vie est telle que celle-ci, pour l’instant.
 
La porte est désormais visible. Elle est juste là, Aleana peut la voir sans problème. Ta… Sa main est posée sur l’entaille qui marque son bras, la plus importante. Car elles sont multiples, ici. C’est bien pour cela que tu te rends au lieu de promesse. Les mètres s’amenuisent, encore, encore. Et puis elle se retrouve devant la porte, après une longue marche pénible. Elle est presque pliée en deux. Mais la porte est à trois mètres. Votre corps ne répond plus. Malheureusement, un autre caillou méphistophélique se met sur son chemin et elle percute le sol avec vos genoux. Un autre cri de douleur accompagne sa chute. C’en est trop n’est-ce pas. Le faible corps que tu as fait grandir n’est pas habitué à tout ça. C’est dur, de tenir autant de temps. Et elle était si proche du but. Son nez touche la poussière, elle expire bruyamment dans l’espoir que la douleur qui a rejaillit violemment se dissipe avec l’engourdissement de son corps. Elle est proche, la mort. Bien proche. C’est un peu ironique, quand on y pense. Vous y étiez. Et puis non. Un rire amer passe les lèvres rougies d’Aleana. Ça l’amuse aussi, comme moi. Cependant ce n’est pas ton cas. Tu as peur ! Tellement peur. Peur de la mort qui pourtant n’existe pas. Ou plutôt, tu as peur de ce qui pourrait arriver quand tu mourras. Tu as peur de disparaître. Que ta conscience disparaisse. Car il s’agit de celle à l’intérieure. Et Aleana pense le contraire. Tu ne sais pas, au final, ce qui pourrait arriver. Est-ce que vous serez toutes les deux là à votre retour ? Il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas expérimenter. Alors vous ne voulez pas mourir. C’est trop dangereux. Survivre, c’est ce que tu veux absolument toi, Ealia. Or tu ne veux pas souffrir, donc tu ne souhaites rester à l’intérieur, loin de toute douleur…
 
Il faut savoir prendre des décisions, tu le sais ça ?
 
Aleana a abandonné maintenant. Elle se fout de mourir ici, quelqu’un la trouvera forcément et vous ramènerons, toutes neuves. Alors elle referme la main dans la poussière, contre elle. Le sang aussi vermeil que tes yeux s’étend lentement en dessous d’elle. Ainsi, on peut voir très bien les deux blessures qui marquent l’ancien emplacement des ailes célestes qui vous ont sauvées. N’est-ce pas si beau ? La douleur contre la vie. Il faut souffrir pour vivre, et s’apaiser pour mourir. Aleana ferme ses yeux émeraude, relâche ses muscles, expire. Elle est prête, elle, au moins. Mais tu ne veux pas toi. Et tu ne te décides pas à faire quelque chose. C’est ta faute au final, si tu ne fais rien.

Du côté de l’Envoyée, bien qu’elle se pense être prête, elle s’accroche, l’air de rien. L’abandon n’est pas dans votre nature. Ce serait trop facile. Son bras blessé se tend, il se dirige vers la porte, en vain. Trop loin. Mais, comme si la porte allait s’approcher d’elle-même, sa main reste tendue vers elle, tremblante, mais remplie d’espoir.


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Dernière édition par Ealia Vaylond le Sam 1 Mar 2014 - 15:05, édité 1 fois
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Re: Help me to survive - Jeu 20 Fév 2014 - 0:23
Help me to survive








Elle se rend à nouveau à l'infirmerie. Oui, à nouveau. Et à chaque fois, ce ne sont que pour des choses futiles, une coupure par-ci, une coupure par-là, quelque fois c'est un bleu et même quelques fois ce n'est rien. Mais voilà, elle ne peut s'empêcher d'y retourner, elle à mal. Que voulez-vous, quand on n'a ignoré ce qu'était la douleur pendant plus de vingt ans, la douleur de la plus ridicule des coupures peut sembler aussi vive que celle d'un bras arraché.
Frustrée, la jeune fille lèche à nouveau le sang qui s'écoule de son doigt, le goût de fer se répand aussitôt dans sa bouche et elle grimace. Écoeurant. Sa langue passe ensuite sur ses lèvres pour effacer les dernières traces rouges et envoûtantes du sang. L'infirmière va certainement halluciner en la revoyant, cinq visites en moins de deux heures est en effet un record plutôt impressionnant. Qui sait, peut-être qu'au bout de dix consultations elle aura droit à un pansement à l'effigie de Deus ? Cette pensée lui fait dédramatiser la situation, car au fond d'elle-même, elle se sent tellement coupable de ne pas pouvoir supporter d'aussi petites blessures. Comment pourrait-elle mener à bien son rôle de déesse si elle n'est pas capable d'encaisser si peu ?

Ses yeux écarlates se ferment quelques instants et effacent le monde, les bruits et la douleur. Elle inspire, expire. Le vent balaie sa chevelure et elle hume l'air, sa tête se vide et se nettoie, comme si la lumière traversait son petit crâne d'ivoire pour balayer toutes ces mauvaises pensés. Et quand ses yeux accueillent à nouveau le monde extérieur, elle se sent sereine et sa coupure ne lui fait déjà presque plus mal. Elle hésite à faire demi-tour mais l'infirmerie n'est plus très loin, alors autant aller jusqu'au bout.

Elle traverse le couloir vide, longe les murs et à l'intersection, elle tombe… sur un cadavre. Peut-être a-t-elle hurlé à la vue de cette masse noire tâché de rouge, elle ne sait plus vraiment, ce dont elle est sûre par contre, c'est que tout son corps s'est mis à trembler. Elle recule d'un pas puis deux, ses poings se serrent et… aïe ! Elle sursaute, ses ongles se sont enfoncés dans sa plaie et cela lui à fait l'effet d'une légère décharge, assez faible pour que la douleur se dissipe aussitôt mais assez forte pour lui aboyer qu'il fallait qu'elle arrête de se comporter comme une peureuse. La jeune fille reprend ses esprits, elle ouvre la porte de l'infirmerie d'un coup sec et hurle à l'aide mais il n'y a personne. Hé oui… c'est bien connu… au moment le plus crucial, les personnes dont on a le plus besoin ne sont jamais là. La jeune fille commence sérieusement à paniquer, elle ressort son nez de l'infirmerie, le corps n'a bien entendu pas bougé depuis.

Estella : Pitié, oh pitié, dîtes moi que vous êtes encore en vie…

Estella se précipite ensuite avec tout le courage dont elle est capable sur le corps. Un rapide coup d'oeil et elle voit avec évidence que le sang s'écoule du dos. Ses mains écartent avec délicatesse les longs cheveux d'ébènes qui le recouvrent et qui donneraient presque l'impression de protéger leur propriétaire. Sous cette rivière de soie se cache de nombreuses blessures mais dont seulement deux se démarquent mortellement des autres. Sombres et effrayantes, comme deux yeux immenses qui la fixent avec malice.
Estella sent son coeur battre plus fort, plus vite. Ses mains quittent avec un sursaut le corps comme de peur que les mêmes blessures ne lui soient infligées. Elle à peur, si peur, la lumière qui enveloppait le monde s'est presque totalement évanouie dans l'obscurité. Ses yeux se ferment, elle inspire et avec tout le courage qu'il lui reste, elle place le corps dans une position adéquate avant de le soulever de toute ses forces.

La jeune fille manque de s'écrouler avec ce nouveau poids. Ce corps qui lui semblait si petit et frêle mesure en réalité sa taille et elle peine à le supporter. Heureusement et à son plus grand soulagement, le cadavre semble ressusciter, Estella l'entend d'abord gémir mais avant même de pouvoir s'en réjouir réellement, elle la sent retomber dans l'inconscience.

Estella : Non non non non, s'il vous plaît, je ne vais pas y arriver, pas toute seule !

Mais rien n'y fait, la jeune fille retombe avec fragilité vers le sol, l'entraînant presque dans sa chute. Estella tente de résister, de se relever, elle serre les dents et ses jambes pliées tentent un dernier effort mais en vain. Au moment où elle se sent céder sous le poids, une idée apparait dans sa petite tête.

Ses yeux écarlates se referment et elle se concentre. Elle obscurcit le monde derrière ses paupières, tout disparaît. Il y a le silence, un havre de paix qu'elle tisse délicatement dans le noir où avec douceur et gentillesse elle fait naître une lumière. Les voiles dorés se déplient tels une fleur et s'étendent vers le monde, plus forts, plus réels.
Aussitôt, Estella sent une douce chaleur grandir près de ses côtes, et avec un sourire, elle comprend qu'elle a réussi à invoquer son domaine divin à l'endroit où elle l'espérait. Ses yeux se rouvrent, elle jette un coup d'oeil vers le dos de la blessée là où une myriade de lumière à forme d'étoile commence déjà a se dissiper et elle sent avec soulagement la jeune fille se détendre dans ses bras. Un peu sonnée, sa protégée semble émerger avec difficulté d'un long sommeil.

Estella : Je sais que ce doit être difficile pour vous de rester éveillée mais écoutez-moi et concentrez-vous. Il nous reste moins de deux minutes avant que la douleur ne revienne, alors s'il vous plait, il faut que l'on rentre dans cette infirmerie et qu'on vous soigne. Je suis là, je vais vous aider et je ne partirais pas avant que vous alliez mieux, alors s'il vous plait, aidez-moi.

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Re: Help me to survive - Ven 21 Fév 2014 - 15:55


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Une personne est arrivée. Une bien drôle personne aux yeux de la même couleur que les tiens. Pas ceux d’Aleana non, mais bien les tiens. Dont la chevelure est aux antipodes des tiens. Elle a eu peur, en vous ayant vous, agonisant sur le sol. Il faut dire que c’est n’est pas une vision de plaisir qu’une jeune fille en sang. Surtout quand elle a fini par abandonner, quand son bras est retombé, inerte, dans la poussière. C’est vraiment une aubaine qu’elle soit arrivée. Car Aleana n’allait pas tenir encore très longtemps. Tu allais surement revenir dans ton corps à la dernière minute, souffrir beaucoup et y succomber juste après. Tu n’as pas envie n’est-ce pas ? C’est compréhensible. Tu te replis aux tréfonds des limbes pour que l’âme d’Aleana ne t’atteigne pas. Il n’y a vraiment que des ces situations où tu acceptes de laisser ton corps à l’Envoyée. Vous n’êtes ni l’une ni l’autre capable de voir ce qui se passe. Vos deux consciences sont inertes, comme endormies. Celle d’Aleana réussit néanmoins à capter quelque chose venant de l’extérieur. Elle a compris que quelqu’un est là, près d’elle. Cet inconnu, inconnue, mais vous ne pouvez le savoir, a surement vu votre corps par terre. Des bruits de pas précipités retentissent. Un appel à l’aide puissant remonte un petit peu Aleana vers les vivants, si on peut appeler ça comme ça. Mais ça ne suffit pas à la garder consciente. Elle glisse de nouveau dans les limbes presque aussitôt. C’est dur, ça fait mal, oui. C’est comme si il y avait deux énormes lames plantées dans votre dos frêle et pâle. L’inconnue a analysé les blessures. Enfin, elle a regardé avec un air plutôt dégouté. On ne peut pas toujours supporter ces choses-là, il ne faut pas lui en vouloir.
 
-Pitié, oh pitié, dîtes moi que vous êtes encore en vie…
 
Pas la peine de préciser qu’aucune de vous deux n’a compris ce qu’elle a dit. Vous restez silencieuse, encore et toujours, sans réaction. Ça peut faire peur de l’extérieur, c’est sûr. Heureusement que le soulèvement de votre poitrine laisse deviner que vous êtes toujours là, quelque part. Et c’est vraiment difficile de le voir, ça. On dirait seulement un cadavre que l’ironie du sort à frapper malencontreusement. Enfin, pour une personne normale, un cadavre ne serait ni effrayant ni dégoûtant, ni triste, ni quoique ce soit. Vu qu’il est impossible de mourir ici. Personnellement, c’est vraiment la chose que je crains le moins. Il n’y a rien de terrible de mourir. J’aurais plus peur de souffrir trop longuement qu’autre chose. Mais là n’est pas la question, je ne peux ressentir tout cela. Je suis spectateur, simplement.
 
La jeune fille blonde platine a décidé que te porter serait plus simple que de te faire rouler avec son pied. Soit, il est vrai que l’éthique joue toujours. On ne fait pas faire des tonneaux à un cadavre agonisant comme s’il s’agissait d’une peluche, ça ne se fait pas que pense la société. Il ne faut pas la blâmer, ça pourrait éventuellement se comprendre sur Terre. Mais bon, je n’ai pas besoin de monopoliser tout car les deux protagonistes sont dans les limbes. La sauveteuse manque de tomber en vous portant. D’abord une fois. Bouger le corps a réveillé toute la douleur qui s’était comme anesthésiée plus tôt. Une des deux consciences remonte, tu es remontée. Mais la douleur t’assomme presque aussitôt et un gémissement passe tes lèvres. Les bras sur ta blessure, les frottements du tissu. Ca fait horriblement mal pour toi qui n’a aucune résistance mentale comme Aleana, à défaut d’en avoir une physique. L’arrivée brutale de la souffrance suffit à te renvoyer dans ton trou au côté d’Aleana qui semble fulminer de l’intérieur, trop faible pour contrecarrer les plans d’une inconnue pour laquelle est n’aura naturellement aucun sympathie. Aleana ne fait confiance à personne aux premiers abords. Elle doit te protéger, tu comprends ? Ha oui, j’oubliais, tu ne comprends pas, non. Tu n’as pas cette capacité, la maturité, elle est à l’Envoyée. C’est assez dommage au final.
 
-Non non non non, s'il vous plaît, je ne vais pas y arriver, pas toute seule !
 
En fait, si, elle pourrait. Si elle vous faisait rouler. Mais elle n’y pense pas non. Elle demande ton aide, ou celle de l’Autre. Elle ne peut pas savoir combien vous êtes là-dedans. Non non non. Mais que pensait-elle que vous pourriez faire, franchement ? A par ramper misérablement sur le sol, il n’y a pas grand-chose à faire. Peut-être gémir, grogner, gigoter car la douleur est forte, mais je ne vois pas quelle en serait l’utilité. Elle a de drôles de pensées, ça doit être ça. Elle pense peut-être que des blessures comme ça, c’est supportable, qu’on peut marcher tranquillement avec. Et que c’est pour ça d’ailleurs que votre corps était étalé par terre, attendant une « mort » certaine. Ha, tiens, tu as l’air très lourde Ealia. Elle perd l’équilibre, tombe vers l’avant, ou plutôt, tu l’entraines avec toi dans une chute qui te sera peut-être mortelle, qui sait. Je ne suis pas médecin après tout.
 
Mais… Elle ne tombe pas, non, elle utilise ce qui doit être un de ses pouvoirs. Comme celui que tu ne sais pas utiliser Ealia, tu vois ? De la lumière partout, dans tous les sens. Des petites étoiles mignonnes qui virevoltent. C’est tellement mignon, tu trouverais ça tellement beau Ealia, si tu n’étais pas en train de mourir, naturellement. On ne peut pas tout avoir dans la vie, enfin, mort, ou réincarnation, peu importe ! Pourtant ces étoiles ne sont pas que pour décorer, c’est sûr. Elles se placent dans ton dos. Et la douleur s’en va comme par magie. En fait c’est de la magie, mais il ne faut pas le dire. En tout cas. Ça marche très bien, la douleur la plus important a disparu. Quel incroyable pouvoir de gué… En fait non, les plaies sont toujours là, sanguinolentes, trempant vêtements et cheveux, ainsi que la jeune aide. En conclusion, ça a l’air d’aller mieux, mais pas vraiment. D’autant plus que ça suffit pour ramener l’une d’entre vous aux commandes. Tu te précipites, mais Aleana est plus rapide et elle gagne la course au corps.
 
- Je sais que ce doit être difficile pour vous de rester éveillée mais écoutez-moi et concentrez-vous. Il nous reste moins de deux minutes avant que la douleur ne revienne, alors s'il vous plait, il faut que l'on rentre dans cette infirmerie et qu'on vous soigne. Je suis là, je vais vous aider et je ne partirais pas avant que vous alliez mieux, alors s'il vous plait, aidez-moi.
 
Les oreilles captent enfin les sons entièrement. Aleana entrouvre les yeux, de grands yeux émeraude profonds. La fatigue s’y lit clairement, il y a les autres blessures après tout, et son énergie est à plat. Ne grogne pas Ealia, tu l’auras ton corps. Aleana elle, reprend ses esprits entièrement, se rappelle brièvement les événements, et ce qu’a dit l’inconnue. Elle n’aime pas qu’on l’aide, même quand son instinct de survie l’adoucit sur le jugement et le traitement qu’elle doit porter aux personnes qui l’aident. Elle bouge, se met maladroitement sur ses pieds. Manque de tomber, heureusement elle tient bon. On dirait un zombie, avec cette peau si blanche, ce sang partout, cet équilibre et ce kimono en charpie. Mais il faut faire avec. Elle se redresse, il n’y a pas de douleur, ça lui fait du bien. Son regard se porte sur la jeune femme qui l’a aidée. Elle essaye de lui parler normalement, mais le ton reste sec, c’est Aleana.
 
-Je peux me débrouiller pour marcher, ç’va. Pas besoin de me porter, surtout s’on est pas capable d’supporter l’poids.
 
L’Envoyée détourne la tête, elle boitille. Elle aurait dû la remercier ? Tu pourras le faire en temps et en heure Ealia, pas d’inquiétude. Pendant ce temps, elle se traine lentement vers la porte qu’elle essaye d’attraper. Mais, elle n’y arrive pas non. Sa vue n’est pas très nette, elle rate la poignée une fois, deux fois, trois fois. Ça la fait grogner, mais comment est-ce que ça pourrait en être autrement ? Ça frustrerait tout le monde. Ton, enfin son, poing s’écrase contre la porte qui aurait dû s’ouvrir toute seule, naturellement. Son front se pose dessus, elle grommelle quelques insultes contre le morceau de bois inerte, comme si ça allait changer quelque chose. Elle devrait se laisser aider, mais ça n’a pas l’air de lui traverser l’esprit. Tu aurais dû aller plus vite, oui.


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Dernière édition par Ealia Vaylond le Sam 1 Mar 2014 - 15:06, édité 1 fois
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Re: Help me to survive - Ven 21 Fév 2014 - 22:20
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Le poids s'allège aussitôt, Estella n'a pas le temps de se réjouir ou même de protester, elle sent que la blessée la rejette en dépit des forces qu'il lui reste. Des yeux émeraudes se jettent presque avec dédain vers elle, son regard est froid, aucune sympathie n'y vit.

??? : Je peux me débrouiller pour marcher, ç’va. Pas besoin de me porter, surtout s’on est pas capable d’supporter l’poids.

Et sur ces mots, elle avance, laissant Estella figée sur place, foudroyée par tant d'ingratitude. Protéger et servir tel est la devise des chevaliers. Protéger et servir les innocents, les blessés, femmes et enfants en priorité. Protéger et servir même les ingrats, les avares et amateurs d'autres péchés. Une vie reste une vie, protéger et servir pour rendre ce monde viable. Estella soupire, elle fait partie d'une famille de chevalier non de Deus. Elle ne s'était bien sûr pas attendue à des fleurs ou a des divis, ni même des chocolats ou autre bien matériel en récompense. Elle ne s'était attendue à rien et pourtant, elle est déçue.
Déçue par tant d'ingratitude.

Estella : Excusez-moi d'avoir daigné ramassé votre corps sanguinolent du couloir.

Elle posa les mains sur les hanches et expira d'une manière aussi outrée qu'exagérée, soulignant essentiellement le côté ironique.

Estella : Certes, je n'ai pas pu supporter votre poids et mes simples sentiments ne pourraient pas déplacer de la poussière mais je ne pense pas pour autant mériter une telle ingratitude !

Ses yeux écarlates fendent l'obscurité vers la jeune blessée mais son ton s'adoucit progressivement en la voyant se battre pitoyablement contre la porte de l'infirmerie. Elle soupire à nouveau et avance vers son interlocutrice.

Estella : Vous pouvez lutter et souffrir en silence autant que vous le voudrez mais ça ne refermera pas vos blessures, cela ne vous laissera certainement qu'un goût amer mélangé au sang, sachez qu'il n'y a aucune honte à solliciter l'aide d'autrui.

D'un geste plus assuré, elle ouvre la porte de l'infirmerie tout en prenant soin d'éloigner la blessée de son passage. Elle se tourne tout de même pour lui lancer un gentil sourire qu'elle a reproduit à partir des souvenirs qu'elle garde de sa mère. Ce n'est certes pas un sourire spontané ni même réel mais il envoie avec perfection la même chaleur qu'une mère aimante peut offrir à son enfant. Tant pis si son interlocutrice n'est pas touché par cet effort de communication, c'est de toute façon le mieux qu'elle à offrir.

En évitant soigneusement de toucher à nouveau son interlocutrice, Estella pénètre dans la salle. Elle sait que malgré son petit laïus, cette fille ne semble pas le genre de personne à écouter et encore moins à suivre les conseils qu'on lui donne, Estella préfère donc agir de manière désintéressé en apparence même si elle n'éprouve au fond de son coeur qu'un pur sentiment d'altruisme envers cette inconnue.
Le bruit de ses talons résonne dans la pièce, elle s'avance vers l'un des lits vacants et défait les couvertures qu'elle repousse soigneusement vers le pied du matelas. Satisfaite à la vue du blanc immaculé du drap, elle jette un simple regard vers la blessée restée sur le seuil de la porte.

Estella : Si vous ne vous hâtez pas, vous vous transformerez en un joli cadavre à cet endroit-même.

Elle sourit tout en observant la réaction de son interlocutrice.
Vue d'ici, cette jeune fille semble si fragile et adorablement inoffensive, à l'image même d'une poupée en porcelaine, une simple caresse semble pouvoir ravager son visage. Son apparence inspire inconsciemment un désir de protection et pourtant, tout cela ne semble être qu'un masque de fragilité recouvrant une âme plus forte, plus déterminée à écraser tout ce qui se dresse sur son passage. Une immense tristesse se dégage cependant de ces yeux, entre la haine et la méfiance, Estella peut distinguer une teinte embaumée d'amour qui empêche la folie d'envahir son esprit. Elle sent une immense blessure identique à chacun des apprentis dieux qu'elle a pu croiser dans cette académie. Une blessure causée par l'Humanité. Oui, l'Humanité que ces mêmes dieux sont censés protéger.
Dans son coeur, elle sent l'ironie de la situation et plus le fossé se creuse entre elle et le monde des humains, plus elle a peur de ce dont elle serait capable d'infliger à l'Humanité en tant que future déesse.
Pour le moment cependant, son attention se focalise à nouveau sur les blessures de la jeune fille.

Estella : La dame qui s'occupe des soins ne va certainement pas tarder à revenir mais il serait préférable que vous soyez encore de ce monde à ce moment-là. Si mes maigres connaissances en médecine vous conviennent, je peux bander vos blessures en attendant des soins plus concrets.

Estella resta ensuite docilement postée près du lit, ses yeux écarlates attendent simplement un geste de la part de son interlocutrice.


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Re: Help me to survive - Sam 1 Mar 2014 - 16:18


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-Excusez-moi d'avoir daigné ramasser votre corps sanguinolent du couloir.

Une intense envie de répliquer vient à l’esprit de l’Envoyée. Mais elle ne le fait pas. Elle s’endort presque contre la porte, c’est plus difficile d’être méchant quand on est en train de mourir misérablement à cause d’une poignée qui décidément ce jour-là, « dansait beaucoup trop pour se faire attraper ». Il parait que la mort entraîne quelques hallucinations et divagations. On comprend mieux pourquoi Aleana marmonne ce genre de chose. Ce n’est même pas son genre. Il faut vraiment faire quelque chose, à ce train-là, ce que vous redoutez le plus va arriver. Son poing s’écrase mollement contre l’ultime obstacle. Ne faudrait-il pas demander de l’aide ? Apparemment non. Ou alors te laisser faire ? Alors là, encore moins, on dirait. Mais il faudra bien résoudre ce problème d’agonie. Sinon, ça va mal finir.

-Certes, je n'ai pas pu supporter votre poids et mes simples sentiments ne pourraient pas déplacer de la poussière mais je ne pense pas pour autant mériter une telle ingratitude !

Tu penses qu’elle a raison naturellement. Mais ce n’est pas le cas d’Aleana. Pourtant ce n’est pas très logique de sa part. Ne pas remercier reviendra à supprimer l’aide indispensable de l’inconnue. Et non, elle préfère s’en débarrasser. Elle est comme un chat sauvage. Farouche, acceptant qu’on le nourrisse, mais sans jamais remercier. Elle n’a pas cette compétence. La politesse, je veux dire. En effet, elle ne dit toujours rien. Elle ne change pas d’avis. Il n’y a aucune raison de la remercier. Elle lui a seulement permise de se lever, pendant deux minutes qui plus est. D’ailleurs ces minutes se sont écoulées, vite. Trop vite. La douleur commence à revenir. Aleana s’acharne plus. Mais ses doigts ne daignent pas atteindre la poignée maléfique. Comme dotée d’un champ protecteur, elle ressemble à un lointain rêve. La douleur augmente. Le ton de votre sauveuse s’adoucit. Elle prend pitié d’elle. Ça va la mettre en rogne, très certainement.

-Vous pouvez lutter et souffrir en silence autant que vous le voudrez mais ça ne refermera pas vos blessures, cela ne vous laissera certainement qu'un goût amer mélangé au sang, sachez qu'il n'y a aucune honte à solliciter l'aide d'autrui.

L’inconnue parle, encore et encore. Elle dit des choses bien vraies, n’est-ce pas Ealia ? Tu devrais le dire à ton compagne de corps, pour voir. Car celle-ci n’est toujours pas du même avis. La seule aide qu’elle peut avoir n’est pas ici. En tout cas, pas disponible pour l’instant. Tu sais le problème d’Aleana, petite apprentie ? C’est que l’aide demande de la confiance à autrui. Et elle n’en a aucune. Personne n’est digne de poser ses espoirs dessus. C’est comme ça qu’elle raisonne. Ça peut se comprendre, après une vie comme la vôtre. Il n’y a pas de mal à ça. C’est comme un traumatisme. Chose sur laquelle je ne vais pas m’étendre. Trop long. Trop complexe. Non adapté à la situation.

La scène est telle que la docteure d’un jour s’est introduite dans l’infirmerie avec une facilité presque ironique. Elle commence à s’occuper de tout ce qu’il faut. Le lit, en somme. Elle ne doit pas vraiment s’y connaitre, en fait. Mais bon, c’est mieux que rien et de mourir ici. Là où Aleana reste. Elle n’a pas envie de bouger. Ou plutôt, elle lutte pour rester debout et un pas semble l’épreuve la plus dure qu’elle doive affronter. Rien que de se faire pousser gentiment pour ne pas gêner a été une souffrance assez élevée. A croire qu’il n’y a plus que ça dans son esprit. Ses yeux émeraude fixent l’inconnue, comme si quelque chose allait se passer, là, tout de suite.

- Si vous ne vous hâtez pas, vous vous transformerez en un joli cadavre à cet endroit-même.


Le vouvoiement, ce n’est pas ce que vous préférez. Voilà qui s’additionne à toutes les autres choses qui font que l’Envoyée n’est pas satisfaite. Autant dire, une liste infinie de choses qui ne se résoudront jamais. Tu espères que tu pourras t’excuser pour tout ce qu’a fait l’Autre. Ce n’est pas gagné, assurément. Il est temps pour elle de réagir. Un pas. Deux pas. Trois pas. C’est une torture impossible. Le pouvoir de la jeune fille s’estompe progressivement et la réalité revient à la charge. Doucement elle avance vers le lit. L’épée de Damoclès pèse au-dessus de votre tête. Le sang s’écoule. Pourvu qu’une personne compétente arrive avant que l’autre ne décide de faire quelque chose de regrettable. Celle-ci semble s’être totalement désintéressée de vous. Bonne ou mauvaise nouvelle, ça dépend de ton avis et de celui d’Aleana. En fait, elle ne s’en est même pas aperçue. Ce n’est pas une chose à laquelle on fait attention dans ces cas-là. Une profonde douleur se manifeste sur votre visage qui ne dévoile des émotions qu’en présence d’Aleana, malheureusement pour toi. Elle se mordille la lèvre jusqu’au sang. Ça ne se dénote pas du reste de ta personne qui baigne dedans. Elle veut bien se laisser soigner. C’est déjà quelque chose en soi. Elle veut survivre coûte que coûte. Toi aussi. On veut tous survivre.

-La dame qui s'occupe des soins ne va certainement pas tarder à revenir mais il serait préférable que vous soyez encore de ce monde à ce moment-là. Si mes maigres connaissances en médecine vous conviennent, je peux bander vos blessures en attendant des soins plus concrets.

L’infirmière, oui. Une drôle de personne qui avait soignée ta blessure à la main en laissant une cicatrice. Va savoir pourquoi. Tu espères d’ailleurs qu’il ne restera pas deux grandes cicatrices à la place de tes ailes célestes. Ce serait dommage. C’est la première fois que tu l’as utilisé ce pouvoir, de peur de souffrir. La peur empêche beaucoup de chose en effet. Aleana plisse les yeux comme si sa vue allait s’améliorer. Le sang coule dans l’émeraude et ça n’arrange décidément rien. Ses pieds se soulèvent avec autant de difficulté que s’ils se déplaçaient dans du ciment. Le lit s’approche, le seuil maximal de douleur aussi. Deux minutes, c’est vraiment court quand on réfléchit beaucoup. Ça lui apprendra.

-Vas-y… Je t’auto…rise à … m’aider…

C’est dur de parler quand les dents sont aussi serrées pour contrer la douleur. Mais il faut bien. Ce n’était pas encore la meilleure des choses à dire, mais soit. Aleana atteint enfin le lit, et dans un ultime effort, elle se laisse tomber dedans, ruinant dès lors le beau blanc du fruit de sa fuite. Le visage contrer l’oreiller, elle reperd conscience. Encore bien faible, faire trois mètres a été de trop. C’est ta chance. Il faudra être à l’affut. Tu es plus vive qu’elle dorénavant. Il est toujours temps de rattraper ses erreurs. Erreurs qu’elle a commises pour réparer les tiennes. Et pour te protéger.


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Re: Help me to survive - Jeu 13 Mar 2014 - 0:14
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??? : Vas-y… Je t’auto…rise à … m’aider…

Encore plus de dédain. Un sourire se forme spontanément sur les lèvres d’Estella. Peu importe qu’elle soit sale, blessée ou même au bord de la mort, son interlocutrice préserve jalousement sa fierté sous une cloche de verre. D’un mouvement leste, la jeune Urmanis exécute une révérence devant sa protégée comme pour lui signifier qu’elle se sent terriblement honorée de pouvoir bander ses plaies. Ce n’est pas à son habitude de faire de l’ironie étant donné qu’elle ne semble même pas être consciente de la définition de ce mot, tout en l’ignorant, elle ne fait simplement qu’adopter le comportement que son interlocuteur souhaiterait voir, peut-être est-ce dû à sa personnalité vierge et sans saveur.

Le corps ensanglanté de sa protégée s’écroule devant elle sur les draps.
Pendant ce temps, elle jette un bref coup d’oeil à sa droite et se dirige vers l’armoire qui s’y trouve. Malgré la présence d’une serrure, les battants se laissent docilement apprivoiser, dévoilant sur les étagères une ribambelle d’outils médicaux. La jeune fille grince des dents, elle ne se sent plus aussi sûre à la vue de tous ces ustensiles, entre sept ou huit objets, elle arrive à reconnaître sur l’étagère supérieure, des bandages, sur l’étage inférieure, des ciseaux et… c’est tout. Ridicule.
Malgré ce premier obstacle de taille, Estella inspire un grand coup pour s’imprégner de l’atmosphère médicale et remonte ses manches. Il est hors de question qu’elle retourne au chevet de sa patiente les mains vides et l’air dépité. Elle serait certaine d’être accueillie avec un sourire de mépris chaudement accompagné d’une réplique cinglante.

Son regard passe de haut en bas, de bas en haut puis à nouveau de haut en bas. Elle effectue ce geste le plus lentement possible comme pour mémoriser l’apparence de tout ces ustensiles tout en priant pour qu’un miracle se produise ou qu’une quelconque illumination divine la submerge. Malheureusement, loin d’être clairvoyante, Estella se laisse finalement convaincre par la carte de la sureté. N’oublions pas qu’elle est censé sauver cette jeune fille et non l’achever.
L’apprentie déesse se dresse ainsi sur la pointe des pieds, perd son équilibre, le retrouve après quelques pas peu assurés, s’agrippe d’une main à l’étagère inférieure et arrive finalement après quelques tentatives à attraper - ou plutôt - à faire dégringoler la pyramide de bandages. Brusquement, tous ces petits rouleaux glissent joyeusement en famille sur le sol, ivres de liberté, puis s’échappent en couple ou à la solitaire pour optimiser les chances de fuite.

Estella les regarde, abasourdie par une telle révolte, et cligne plusieurs fois des yeux avant de se reprendre. Tout en se baissant, elle agrippe la paire de ciseau qu’elle avait repéré et s’empare d’un rouleau de bandage à ses pieds puis retourne enfin auprès de sa protégée avec dans les mains le maigre butin qu’elle dépose sur une table adjacente.
A nouveau postée devant sa patiente, la jeune Urmanis inspire un grand coup et défait un des rubans décoratifs de sa robe qu’elle pince entre ses lèvres. Ses doigts fins rassemblent ensuite dans une étreinte les longs cheveux noirs de sa patiente et les emprisonne avec délicatesse à l’aide du ruban. Un joli noeud vert rebondit aussitôt qu’elle retira ses mains. Satisfaite de cette première étape, son regard se concentre sur le morceau de tissu qu’elle va découper, d’une main distraite elle s’empare de ses ciseaux et porte la gueule de métal sur le col blanc du vêtement.

Estella : Je m’excuse pour ça.

CLIC. La bouche de métal a séparé avec facilité le tissu et dévoile peu à peu une peau douce et fragile.

Estella : Vous pourrez prendre une de mes robes si cela vous chante.

CLIC. Elle essaie de parler sur un ton qui se veut plus joyeux.

Estella : Je m’appelle Estella.

CLIC. Elle continue de parler tout en ignorant si son interlocutrice est consciente ou même encore de ce monde.

Estella : Allez-vous me donner votre nom ?

CLIC-CLIC-CLIC. Estella ne s’attend pas à une réponse positive, au contraire, elle tend joyeusement le bâton pour se faire frapper. Mais si ça peut distraire sa patiente de la douleur, pourquoi pas ?

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Re: Help me to survive - Sam 22 Mar 2014 - 16:29


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C’est surement une révérence ironique. En tout cas, c’est bien ce qu’en pense Aleana. Elle sait que personne ne s’abaisserait à cela devant elle. Même si elle semble le demander, elle est parfaitement au courant que personne ne le voudrait. Elle ne mérite pas cela. Ça n’a jamais été un secret pour elle. Car s’il y a bien une chose que vous ne possédez ni l’une ni l’autre il s’agit bien de l’optimisme. Car il y a en effet une différence entre la témérité et l’optimisme. Vous ne vouliez pas mourir, vous ne vous disiez pas « Aller, on va vivre hein ! C’est certain ! ». Deux choses totalement différentes. Lors de la division, une partie a du s’évaporer pour ne jamais plus revenir. Ce doit être ça. Qu’est-ce qu’on pourrait en savoir,  nous ? Aleana n’a pas l’air satisfaite pour autant. Ce ne lui procure aucun plaisir, aucune fierté. Elle sait que c’est faux. Elle s’écroule simplement à l’endroit prévu. L’opportunité est là Ealia, il faut la saisir. Tu devrais la prendre dès que tu le peux. Elle commence à perdre toute son énergie, votre énergie. Mais surtout l’énergie de son fragment d’âme, et toi, autre petit faible fragment, tu te sens capable de revenir en force pour t’excuser, pour la remercier. Pour faire toutes ces choses qu’Aleana n’est tout simplement pas capable de faire d’elle-même. Elle ne peut pas le faire. Ce serait comme demander à un éléphant de voler.
 
Alors tu prends ton courage à deux mains et tente de forcer le passage. C’est presque trop facile. Elle perd conscience, elle se fait tirer vers le bas par des mains de ténèbres. Tu remontes vers la lumière, tu te projettes vers elle en espérant ne pas te faire attraper par ces mêmes mains. Tu vas y arriver ! Très surement, il y a quelque chose qui fait que tu vas y arriver. Ta détermination. Tu as toujours été déterminée. Tu sens que tu peux le faire. Et tu y parviens. Tu recommences à sentir cette douleur qui te transperce le dos, qui te vrille les tympans. Tu fermes les yeux encore plus qu’ils ne le sont déjà, comme si ça allait changer quelque chose. Pourtant cette douleur allait forcément venir, c’est indéniable. Mais tu l’as accepté, rien que pour t’excuser. Tu es si pure Ealia. Peut-être trop diraient certains. Trop naïve, trop prude, trop faible et trop fragile. Or, tu es là, parmi les presque vivants, à lutter pour ne pas mourir, à saigner abondamment, en attendant le soin promis où ma mort salvatrice. Tes sens sont endormis, tu n’arrives plus vraiment à distinguer le vrai du faux, ce qui est concret du songe. Tu ne sais démêler les hallucinations du réel. Agonisante dans le lit, ta vie ne tient plus qu’à une jeune fille qui visiblement ne comprend pas vraiment ce qu’elle doit faire. Tu reçois vaguement les signaux de ton cerveau. Il te dit qu’elle semble chercher. En effet, tu as ouvert les yeux. Mais tu ne t’en rends même pas compte. Tu es trop lasse, trop occupée à vivre qu’à voir ce qu’il peut se passer à l’extérieur. Tu sens le liquide poisseux couler sur le matelas, mouiller ton ventre et toujours plus de ton vêtement bon pour la poubelle.
 
Ealia, serais-tu heureuse d’être là ? Alors que cette souffrance t’est insupportable ? Qu’elle est bien pire que n’importe quelle autre ? D’une vision subjective des choses naturellement. Il est vrai que c’est douloureux, vraisemblablement assez beaucoup. Mais il y a pire, c’est certain. Dans ta vie, peut-être pas, mais il y a pire. Et c’est bien ce qui te motive à vivre. Tu ne peux pas te laisser aller alors que certaines personnes ont vécu bien pire que ça et ont eu le même résultat. Dans ta tête, tu te répugnes à « gagner » autant. C’est étrange en effet. Qui qu’autre que toi-même pourrait te comprendre sur ce coup là ? Ton esprit est définitivement atteint, même si tu n’as jamais été folle, non. Tu as renoncé à cela depuis un moment. Tu te dis qu’Aleana s’est réfugiée en toi, sans permission. Qu’elle ne vient donc pas de toi à la base. Du toi à la base. Et pourtant si. Nous venons tous de la même personne, de l’âme entière qui était là avant. Et qui elle, était vraiment dérangée. Mais tu ne peux pas t’en souvenir, de ça. Tu étais trop jeune. Ou ton subconscient a décidé d’effacer ce traumatisme pour t’aider à le surmonter, comme beaucoup de jeunes font.
 
Quelque chose s’approche de toi, tu peux sentir sa présence. Ton infirmière improvisée a réussi sa récolte de produits pharmaceutiques et vient tenter de faire quelque chose avant que tu ne décèdes réellement. Tes cheveux se font nouer pour qu’ils ne gênent en rien l’opération périlleuse pour une débutante. Tu voudrais tellement la remercier dès maintenant. Mais c’est encore trop dur, tu es trop faible. Tu ne sauras pas comment la remercier, on le sait toi et moi, mais il sera toujours temps de le faire après. Tu inspires douloureusement. Tu n’es absolument pas gênée qu’on voit ainsi ta peau opaline, comme la plupart des filles. Et ce n’est pas comme s’il s’agissait d’un garçon. Quoiqu’un garçon pour toi ne change strictement rien. Rien du tout. Tu ne peux pas comprendre pourquoi cela devrait te gêner. Tu n’as pas cette capacité. C’est Aleana qui l’a, et encore, seulement en partie. L’autre part, la plus importante soit, est… Dans un autre endroit. Il n’est pas temps de l’avoir. Quand le temps sera venu, vous l’aurez, chacune de vous. C’est écrit, écrit dans votre futur qu’une personne veut diriger dans l’ombre.
Tu sens un courant d’air refroidir le sang dans ton dos. Elle a bien découpé ton yukata. Mais tu ne lui en veux pas. Il était fichu de toute façon. Et elle veut seulement t’aider ; elle est si gentille cette demoiselle.
 
-Je m’excuse pour ça.
 
Il n’y a aucun problème, comme tu l’as pensé juste avant. Tu allais surement le mettre à la poubelle où t’en servir de couverture pour oiseau, qu’il soit plus découpé ne te dérange pas le moins du monde.
 
-Vous pourrez prendre une de mes robes si cela vous chante.

Je ne sais pas comment tu fais pour la comprendre. Tu ne la comprends pas vraiment en fait. Les paroles sont comme voilées par un épais verre. Comme devant traverser un mur d’eau avant de pouvoir atteindre tes oreille.

-Je m’appelle Estella.
 
Tu as compris qu’elle se présentait. Son ton a quelque chose de changé, elle veut surement te rassurer un peu, même si tu as toujours aussi mal. Et pourtant, tu as déjà l’impression que tout va mieux. C’est purement psychologique, elle ne s’est pas encore occupée de toi, elle t’a juste déshabillée suffisamment pour avoir le champ libre.
 
-Allez-vous me donner votre nom ?

Ton nom. Tu n’es pas en état. Elle ne t’a pas encore soignée du tout. Ta peau devient presque translucide à force de perdre du sang. Tu sens ton esprit comme flotter. Ealia. Pourquoi essayes-tu de parler ? Tu perds ton temps et ton énergie ! Et puis tu ne sais pas parler. Elle ne va probablement pas t’entendre. Ho. Mais oui. Aleana est endormie dans les limbes. Elle n’a plus d’énergie pour t’empêcher quoique ce soit. Pour t’empêcher de parler, de vivre. De ressentir des émotions et de les montrer ! Tu sens que tu pourrais sourire si tu en avais la force ! Tu sens que tu pourrais rire. Tu sens que tu pourrais enfin vivre comme les autres. Cette hypothèse te réchauffe le cœur coincé dans un corps qui se refroidit peu à peu. Cela te donne comme un deuxième souffle, infime, mais suffisant. Suffisant pour ce que tu désires faire plus que tout au monde en cet instant. Ce pourquoi tu as l’impression de vivre chaque jour. Ton corps frémit, comme s’il s’impatientait.
 
-E…alia… Merci…
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Re: Help me to survive - Sam 19 Avr 2014 - 1:23


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Une minuscule voix s’élève et atteint Estella comme un message glissé dans les airs. Une gentille flèche qui l’atteint en plein coeur et lui fait perdre ses moyens le temps d’une inspiration. Elle acquiesce faiblement avant de se rendre compte que Ealia ne peut pas la voir.

Estella : « D-de rien ! »

Pourquoi se sentait-elle gênée soudainement ? Était-ce parce que sa patiente s’était brusquement transformée en une petite chose adorable qu’il fallait protéger ? Ou était-ce parce qu’elle se sentait émue de recevoir pour la première fois de son existence un remerciement ?
Estella reposa la paire de ciseau sur la table de chevet et força son attention sur les blessures de Ealia. Entre deux ilots immaculés, une mer de sang séchée avait prit une couleur cramoisie et s’écoulait en plusieurs sillons sur ses côtes. La jeune déesse voit ainsi clairement les blessures jumelles, peintes de noir et rouge en diagonales comme deux fentes sombres qui la scrutent à leur tour. Que devait-elle faire ? Recoudre à la barbare ? Ses yeux glissent à nouveau vers l’armoire mais sa propre voix résonne lourdement dans sa petite tête et l’interromps.

*Ne fais pas l’idiote, cette fille n’est pas une sorte de morceau de tissu que tu peux t’amuser à broder !*

Que faire alors ?
Juste nettoyer pour que ça aie l’air moins grave ?
Cacher les trous avec des kilomètres de bandages ?
Prier pour que l’infirmière se décide enfin à regagner son poste ?
Aucune idée.
Elle se relève tout de même et attrape quelques morceau de linges posés sur une commode.

*Ce n'est pas bien compliqué, oui. Un jeu d'enfant !*

La jeune fille s'avance vers l'évier de l'infirmerie et tourne la poignée du robinet vers la droite. Après quelques réglages, une eau tiède et agréable s'échappe ses mains passent avec délicatesse les morceaux de tissu sous le liquide et les retire proprement après les avoir essorés.
Elle retourne ensuite auprès de sa patiente et les dépose le plus délicatement son dos. Le tissu s’imbibe aussitôt du liquide brûlant et une grande forme écarlate dévore le blanc restant.

La jeune déesse s’assoit ensuite délicatement sur un coin du lit. Elle regarde un instant ses mains et remarque les tâches de sang qui les macule, ses doigts blancs tentent de les effacer mais elles semblent comme inscrites sur sa peau. Elle soupire et ferme les yeux.

Estella : « Si vous voulez, je peux à nouveau supprimer la douleur… … pendant 3 minutes…. » 

La seconde partie de sa phrase la fait se sentir si petite et ridicule, « 3 minutes » de pur bonheur sans douleur pour un retour brutal et interminable à la réalité. Si on regardait la situation du point de vue qualité/prix, on pourrait certainement crier à l’arnaque.

Estella : « C’est réellement... tout ce que je peux faire, je suis désolée… »

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Re: Help me to survive - Dim 11 Mai 2014 - 18:43


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-D-de rien !

Manquerait plus qu’elle n’accepte pas tes excuses si naïves et innocentes. Elle a l’air un peu plus attendrie. Bien joué, Ealia, elle ne risque plus de t’abandonner à ton sort après ce qu’a fait Aleana. C’est une peste d’un côté. Tu ne trouves pas ? Pourtant, elle a presque réussi à te tuer. Qu’est-ce qu’elle y peut ? Eh bien, il est vrai qu’elle n’y peut rien, d’une certaine manière. Mais elle ne sait pas différencier les situations d’urgences où elle ne doit pas cracher son venin. Enfin bon, tu as repris le contrôle et tout va bien aller. Sauf si tu ne tiens pas. La douleur persiste toujours. Ton infirmière de fortune ne se révèle pas très douée. C’est normal, oui, oui oui. L’infirmière, ou plutôt l’élève, n’a rien appris pour guérir des blessures comme celles-ci. Je vais me taire. Je crois. Car moi je sais quand je dois me taire, contrairement à certaine personne. Je ne te vise pas toi, Ealia.

Tes grands yeux peinent à rester ouverts. Néanmoins tu n’abandonnes pas. Il faut que tu voies ce qu’il se passe, ce que l’inconnu tente de faire. A vrai dire, pas grand-chose. Elle regarde ton état. Elle te regarde souffrir, plutôt.

Quoi ? Ok bon, je me tais.

Tu la suis des yeux, elle part vers l’évier traficoter un traitement. La douleur engourdit tout ton corps. Tu sens Aleana revenir derrière toi. Pourtant elle ne fait rien. Il me semble qu’elle a compris qu’il fallait te laisser faire sur ce coup-là. Comme quoi, elle est parfois un peu responsable, la petite. L’autre petite revient vers toi. Elle pose des linges blancs -la bonne idée- sur les deux trous béants et sanguinolents. Tu ne sens plus vraiment quelque chose, sauf que cette entreprise ne va pas servir à grand-chose. Elle fait ce qu’elle peut oui. Mais il suffirait d’une infirmière pour que tout rentre dans l’ordre. Si peu soit qu’elle puisse guérir ça, aussi. Mais réfléchissons. Elle ne peut pas guérir de manière divine… En fait, peut-être que si. Cependant si elle peut guérir tout magiquement, il doit bien y avoir des moments où elle est fatiguée et où cette salle sert à quelque chose !

-Si vous voulez, je peux à nouveau supprimer la douleur… … pendant 3 minutes….

Trois minutes, est-ce assez ? Déjà ça, tu te dis, en effet. Pourtant, tu secoues la tête. Bien sûr, abuser de l’hospitalité de quelqu’un, de son pouvoir et de son énergie ? Absolument pas ton genre. Il n’en est donc absolument pas question. Ce serait contraire à ton mode de vide autonome et surtout en ermite. Ealia, réagis un peu. C’est ton mode de vie ou ta vie tout court. Il y a un choix à faire non ?

-C’est réellement... tout ce que je peux faire, je suis désolée…

Je l’avais bien dis, elle ne se trouve pas capable de t’aider. Tu es tombée sur la mauvaise personne. Celle-ci va te regarder mourir, assise sur sa chaise. Après tout pourquoi pas. C’est une occupation comme une autre. Surtout que je ne la sens pas du tout capable de regarder tout ça. Tu dois l’aider, maintenant. Tu dois faire autre chose que la blessée inutile et amorphe, comme tous les autres. IL faut savoir se démarquer ! Tu dois réfléchir, faire marcher les méninges qui trainent sur le sol de ta petite caboche. Ton regard cramoisi essaye de faire le point sur la pièce. Tu as une vue d’ensemble potable. Heureusement que le sang n’est pas parvenu jusqu’à tes yeux, plus simple pour analyser la pièce. Enfin, la douleur n’aide en rien, elle t’embrouille, t’empêche de raisonner correctement. Il est bien dommage que tu ne puisses pas ne plus rien sentir l’espace de quelques instants, pour analyser.

N’est-ce pas ?

Ealia tu m’as très bien compris alors fait quelque chose. Tu déglutis. Il va falloir parler, tu en es capable non ? Ce n’est pas de ma faute si tu n’y arrives pas. Dis cela à Aleana, elle ne sait pas quoi faire de sa puissante trop élevée, ou alors, justement, elle ne le sait que trop bien. Je me le demande. Bref, tu lâches un léger gémissement. Prend ta décision demoiselle, avant qu’il ne soit trop tard ! Tu remues faiblement. Il est temps, prend ton courage à deux mains !

-Je … veux… veux… bien…

Tu attends simplement qu’elle appose son pouvoir sur tes blessures. Tes yeux se ferment quelques instants. Il suffit d’attendre le bon moment, et tout ira bien. En théorie. Bon ok, je suis pessimiste. Mais je doute simplement de ta capacité à tenir une réflexion décente. Courage, petite Ealia. Ça ne sera pas si difficile.

Ton esprit se tourne tout entier vers ta tâche. Tu as la fâcheuse, ou pas, tendance à ne jamais t’arrêter quand tu t’es fixé un objectif. Ton regard parcourt encore la pièce. Il doit bien avoir quelque chose pour te sauver de cette situation. Il faut que le sang arrête de couler, c’est simple. Un coagulant ? Oui, pense-y, c’est bien ! Il doit bien avoir ça dans une infirmerie. C’est déjà un bon début, si le sang ne coule plus, ce sera plus simple de bander la plaie, ou de recoudre. Recoudre… Anesthésier. Tu n’y songes pas encore ? Très bien, ce sera pour plus tard. C’est pour toi que je dis ça après tout. Moi je m’en fiche un peu, de vivre ou non. Je ne suis pas vraiment là, moi.

Ton faible bras tremblant se lève et pointe un endroit rempli de flacon. Ça peut être par-là, en effet. Il faudrait que tu te fasses comprendre, également, petite. Tu avales ta salive. C’est possible, pour toi ? Une nouvelle fois ? La douleur n’est plus là, c’est déjà un peu. Mais bon, ça ne change rien à la quantité de sang perdue.

-Co…Coa-agulant…

Un mot, c’est déjà bien ! Aller, tu vas survivre.
Elle va t’aider à survivre.



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Re: Help me to survive - Dim 21 Sep 2014 - 23:31
Ta narration est peu spéciale... passer du tu, au vous, ensuite à la 3éme personne en parlant de ton personnage ou de l'autre... faut suivre quand même ^^, mais un bon rp dans l'ensemble, dommage qu'il ne soit pas allé plus loin, une ambiance bien électrique au début, qui s’atténue au fur et à mesure. Dommage que l'arrêt soit... brutale.

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