Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif.

 
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Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Dim 16 Fév 2014 - 1:03
Un paradigme, qu’est-ce que c’est ? Pour faire simple, c’est la manière dont vous percevez et aborder la vie et le monde. C’est un modèle cohérent qui forme votre façon d’appréhender la vie ; le chemin par lequel vos pensées arrivent à prendre forme. Atios, suite à de nombreuses réflexions et après avoir affrontés ses pires peurs en rencontrant son aïeul, suite à une expérience de mort imminente sur terre dont il s’était relevé grandit, avait fait évoluer son paradigme principal.

Si par le passé, il avait considéré que la vertu était la solution à tout pour que tout finisse par s’améliorer, il s’était très vite retrouver confronter à la volonté des autres, à laquelle il avait fini par vertueusement se soumettre pour espérer qu’ils aspirent un jour à partager son paradigme qui aurait était parfait, s’il avait pu être universel. Prenons l’exemple avec le conseil : il avait toujours accepté de travailler, seul parfois, sans jamais être sincère sur son intolérance croissante à la situation dans laquelle il s’était trouvé. Et à chaque fois qu’il avait désiré quelque chose ou faire quelque chose, il s’était effacé au profit des autres.

Mais aujourd’hui, lui qui jurait sur sa sincérité aux autres jurais aussi désormais sur sa sincérité envers lui-même. Il avait réalisé que la seule gentillesse innocente ne pouvait sauver quoi que ce soit. Parfois oui, majoritairement non : on ne peut aider quelqu’un qui ne veut pas être aidé. De nombreuses fois aussi, il avait noté sa propre part d’ombre et avait tenté de l’assumer. Mais sans jamais y parvenir : écraser une partie de sa propre volonté, ce n’est pas l’assumer. La reconnaître, puis jalousement la dissimuler, tout au plus. Et ce n’était pas un fonctionnement normal pour un être doué de raison que de se priver de respirer jusqu’à manquer d’oxygène. Ainsi, plus les responsabilités étaient grandes, plus il les a assumées de façon altruiste sans que quiconque ne voient sa propre implosion. Des ruines fumantes, cependant, il cherchait à se reconstruire.

Atios, complexe assemblage de titre et de qualités, de défauts. Complexe assemblage de plusieurs vies s’étant croisées en une, visant à accomplir un seul objectif qui le torturait. Mais aujourd’hui, il avait perdu en innocence. Il savait que le monde n’était pas aussi simple qu’il l’avait imaginé par le passé. Si l’histoire est écrite par les vainqueurs, seuls ceux qui osaient, gagnaient. Et ceux qui n’osaient pas, perdaient. Il y avait pire que d’échouer en essayant. C’était de voir l’échec venir sans rien faire pour l’empêcher.

Et aujourd’hui, il savait comment faire pour que ça n’arrive plus. Il fallait qu’il fasse confiance en lui, ses valeurs et ses désirs sans se formaliser de ce que le monde lui répondait. Il avait atteint l’assertivité face à tout l’univers. Désormais, il assumait ce qu’il était.

Une des coqueluches passées de l’école, toujours aussi désirée, un acteur de l’école, un héros pour d’autres, un beau parleur rajouterait d’autres. Atios savait ce qu’il était et ce qu’il valait. Aussi, il assumait ce qu’il voulait. Et ce soir, c’était d’aller au bar, siroter quelques boissons lui permettant de passer une soirée si possible, à s’amuser de tout. Il s’amusait déjà beaucoup plus de sa vie, désormais : son regard avait changé. Dans ces prunelles si tristes, désormais, une lueur taquine brillait ; le genre de lueur qui cachait des épreuves surmontées et une sagesse de vie permettant d’appréhender sans soucis cette dernière. La tristesse s’était légèrement dissipée, mais il faudrait plus de temps pour que la souffrance s’éteigne au profit de la joie ; cependant, il espérait être sur la pente montante vers une tendre chaleur qu’il pourrait ensuite partager aux autres.

D’ailleurs, la lumière d’Atios, si brillante, était de nouveau éclatante et pleine de chaleureuse tendresse, quoi qu’un peu friponne. Son visage s’était éclairci. Son regard était plus doux. Mais aussi… Derrière tous ces changements positifs, la pression était plus forte.

Oui, le cœur du jeune homme s’était paré d’une nouvelle couche de force déterminée. Coupante comme un rasoir, impitoyable comme aurait pu l’être une lame, cette force était prête à tout pour défendre ses intérêts dans la limite des valeurs originelles qui l’avait vu naître.

C’était donc un jeune homme plus droit et aux épaules fières qui rentra dans le bar, ce soir-là, pour s’accouder à côté de Miss Sainclaire. Le jeune homme ne s’attendait pas à rencontrer un des professeurs les plus mystérieux – mais convoitées, selon les rumeurs – de l’académie. Elle était membre du conseil des élèves – détails qui l’avait fait tiquer en réalisant qu’elle était prof – et était une beauté brune ténébreuse et froide comme une rose glacée, la musculature en guise d’épine.

Si bien des hommes jetaient leurs dévolus sur Rain Sainclaire, Atios n’était pas qu’un simple homme : preuve physiologique, il était le détenteur un organe que même Rain (bien à l’insu de celui qui la regardait à présent), humaine génétiquement optimisée, ne pouvait pas avoir. S’il était ou non bon signe qu’un homme-dragon roi de Bretagne jette son dévolu sur soi, il n’en savait rien et cette dernière n’en devait pas non plus en savoir d’avantage à ce sujet.

Cependant, dévolu était un peu fort. Atios, lui et sa personnalité flamboyante (c’était le moins qu’on puisse dire), aimait qu’on l’observât. Mais Rain et sa singulière personnalité, pleine de sang froid en toute instant, lui accordait une attention à son égard, aussi invisible qu’il ne l’était pour elle. Et c’était l’occasion d’en savoir plus sur une combattante féroce – donc qui pouvait (et même devait, au vu de son statut de professeur) lui apprendre des tas de choses – et surtout, elle était son collègue, n’en déplaise pas moins à l’un comme à l’autre. Si une équipe devait se souder, c’était dans l’entente ; même si Atios savait que toute promiscuité avec Rain risquait de provoquer la jalousie de Lev et sûrement la consternation d’Abygaël.
Mais qu’importe, tous les chemins mènent à Rome et son Royaume pour connaître Rain Sainclaire. Le jeune homme commanda un verre de cidre et observa la demoiselle (ou la dame ? Il ne savait plus trop comment lui devait se considérer ni comment elle, il devait la considérer.)

Un manteau sombre contrastait avec beaucoup de justesse par-dessus une chemise blanche et une cravate noire, pour rester dans les tons monochromes, sûrement ; un mélange entre uniforme scolaire et une volonté d’être prête à en découdre, comme en témoignait le pantalon et les rangers. La cravate ne tombait pas en chute libre comme chez lui, ce qui fut pour l’occasion de flatter sa rétine comme tout jeune homme de son âge qui se respecte, héraut de Deus ou pas. Et si vous ne l’auriez pas deviné, il n’était pas question pour Atios d’être politiquement correct au-delà du respect envers autrui.

Rain était une jolie jeune femme, aux lèvres rosées, aux yeux d’un gris qui aurait pu être typique, s’il n’était pas correctement accommodé de traits d’une rare finesse, entourés de cheveux noirs, fougueux comme ceux d'une guerrière. Un joli bout de femme, comme certains paysans l’aurait dit. Mais fortement musclée ; juste assez pour faire comprendre aux garçons que c’était une femme, une vraie, plus vraies que certains hommes d’ailleurs. Et si Atios n’avait pas été un monstre magique, l’arme de Deus, il aurait fait partie de ceux-là.

Atios, lui, était le modèle de l’étudiant classe, propre sur lui, quoi que décontract en fonction des jours. Car c’était l’hiver, le jeune homme portait au-dessus de sa veste de costume un long manteau noir dont l’une des manches était pourvues d’un brassard du comité exécutif et du conseil. SI l’on regardait le porteur de l’épée Excalibur dans son ensemble, ses cheveux bruns foncés, presque noirs, ses yeux marron foncés, tout était plutôt sombre chez lui, sauf pour son teint pâle et ses joues rosées : de pied en cap, il alliait lui aussi l’union du noir et du blanc mais avec plus de fantaisie que Rain ne se le permettait.

Cette fantaisie, elle n’était pas que vestimentaire : tout dans l’attitude du jeune homme, d’autant plus qu’il était maintenant plus enjoué, attirait l’œil malgré que beaucoup auraient pensés à quelqu’un de quelconque : comme un acteur sur une scène et un guerrier sur le champ de bataille, il portait la noblesse innocente d’une grâce maladroite et naturelle qui laissait souvent la plupart de ceux qui ne la possédaient pas soit en admiration, soit vert de jalousie.

Son regard et son visage s’éclaira d’un sourire amusé mais tendre, ses yeux se posèrent dans ceux de Rain et ses joues se gonflèrent, lui donnant un petit air enfant qui ne laissait jamais qui que ce soit indifférent. Le jeune homme était frêle, bien fragile à côté de Rain. Ses jambes étaient fines, ses bras étaient fins ; la seule chose qui ne lui donnait pas une allure plus féminine, c’était ses épaules larges et fortes, qui lui donnait l’air élégant, dans sa veste de costume, qu’il laissa découvrir à son professeur en déposant son manteau sur sa chaise de bar. Il y posa aussi sa longue écharpe rouge, qu’il affectionnait particulièrement en ce moment, malgré qu’elle fut longue et donc, féminine.

Porteur d’une cravate rouge et d’une chemise blanche, lui aussi jouait sur le contraste avec la veste noir de costume qu’il revêtait par-dessous le manteau. Un pantalon adapté à sa veste, le rendait aussi professionnel qu’un homme d’affaire ; une broche de cravate en or, décorée d’un lion stylisée moyen-âge, retenait ce symbole de soumission contre son torse. Une ceinture noire à la boucle d’argent retenait le bas de son habillement ; sa finesse et sa légèreté avait beau être, certes, esthétique, elle n’en restait pas moins pourvue de certains désagréments, dont l’obligation du port de la ceinture pour ne pas montrer ses sous-vêtements, ce qui aurait été impardonnable à son air de gentleman britannique.

Son cidre versé, notre britannique importation par la case adjacente s’exprima alors avec un ton plein de curiosité et contenant une certaine candeur maitrisée ; sa voix cachait à la fois habilement son vécu, son contrôle sur la situation, tout en laissant aux gens avisés de se rendre compte que derrière ce jeune homme se cachait quelque chose de plus fort et de plus serein. Il marchait droit et avait une respiration calme et contrôlée désormais.

« Bonsoir Rain, je ne pensais pas te voir ici. Je ne croise pas souvent des professeurs, d’ailleurs. Ils préfèrent boire ensemble, j’imagine. »

Malgré une forme de timidité, maintenant qu’il l’avait abordé, il fallait enchaîner et réussir à faire décrocher à une tombe, cette motte de terre qui retenait captif la personnalité de celle qui, pour le moment, était le centre de toute son attention.

« Il paraît que tu es très forte, j’espère que j’aurais l’occasion d’avoir ton ressenti sur ma façon de me battre, si un jour tu le veux bien. »

Atios jouait un peu sur sa propre prétendue incompétence ; il avait des choses à apprendre, mais il savait aussi que sa propre force n’était plus à répandre, puisqu’il était parvenu à ébrécher les écailles du grand dragon noir d’Isanagi et avait permis à Aedan de finir la bête, grâce au subterfuge de Colombe. Sombre époque qui les avaient tous menés ici.

« Dis Rain, je sais que tu n’es pas du genre à aimer qu’on te pose des questions ou même qu’on t’approche. Je le sais car tout chez toi me répète que je n’existe pas à tes yeux et que c’est très bien comme ça de ton côté … Mais … »

Mais quoi ? Qu’est-ce que tu veux obtenir d’un congélateur sur pate ? Si certaines demoiselles étaient des incubateurs pour repeupler la terre (N’est-ce pas, Eve ?), Rain était un congélateur pour dépeupler la terre de tout enfant récalcitrant. En voilà un, d’ailleurs, qui la regarde. Atios et sa moue un peu honteuse et timide, sincère, était vraiment préoccupée et triste de savoir que Rain était ainsi.

« Mais je t’aime bien, je te trouve joli et tu es un peu une sorte d’inspiration pour moi. J’aimerais apprendre à te connaître, même si je suis sûr que tu vas me considérer comme un crétin qui s’intéresse à la mauvaise personne, je suis assez confiant en moi pour savoir que si tu as mon intérêt, c’est que tu le mérites. »

Osant un petit sourire plein de charme, il fit un mouvement de son visage vers elle pour la regarder avec des yeux pleins d’espoirs qui ne demandaient qu’à ne pas être trahis pour ajouter :

« Alors, Rain, au nom de notre coopération commune au sein du conseil, me feras-tu confiance et me permettras-tu d’être ton ami ? J’aimerais tant en savoir plus sur celle qui est si stoïque en permanence… »
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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Lun 24 Fév 2014 - 4:50

« Force rouge, écharpe courte, au rapport ! »

Avant de nous lancer dans le récit, je me dois de vous avouer que le sous-titre ci-contre a été choisi sur un simple coup de tête, et qu'il ne sera, hélas, pas question d'écharpe rouge dans cette histoire. Si autrefois l'on pouvait aisément débiter des plaisanteries sur les similitudes physiques entre Atios Kurokami et Rain Sinclaire, surtout au niveau de leurs fameuses écharpes rouges, aujourd'hui, pour le plus grand malheur de leurs joueurs ayant maintes fois déliré sur ces pauvres bouts de tissu, cet accessoire n'est plus auprès de notre demoiselle. En effet, suite à un bien sombre épisode qui a conduit à la mort de son fils spirituel Ritsu, son écharpe repose actuellement aux côtés de la tombe du défunt, quelque part en France, sur Terre. Mais il serait dommage de laisser ce détail entraver leur future rencontre, il y a tellement de choses à creuser entre ces deux personnages, mise à part la distance.

Notre ancienne professeur était donc accoudée au comptoir du bar scolaire. Il s'agissait là de l'une des pièces secrètes de l'académie, et cet emplacement était compréhensible. Mieux valait éviter de laisser l'alcool à la portée de tous… Entendons par là, le libre service d'alcool. Car Rain, elle, ne s'était jamais privée d'en piquer à la cuisine. Les rares fois où elle s'était fait prendre sur le fait ne l'avaient pas empêchée de recommencer. Celui ou celle qui lui fera comprendre la notion de propriété privée, celui ou celle qui réussira à la convaincre que voler, c'est mal, eh bien, n'était pas encore né (ou née). Ou du moins, malheureusement pour tous ceux détenant une bouteille d'alcool, elle n'avait pas encore croisé de personne capable d'une telle prouesse. De son point de vue, tout ce qui était à sa portée pouvait être potentiellement utilisé — surtout en tant qu'outil de frappe — et il était évident que personne ne demanderait à son adversaire si prendre la bouteille du coin pour lui fracasser le crâne avec le dérangerait.

A partir de là, oui, le barman de la pièce pouvait sacrément redouter la venue et la présence de Rain, d'autant plus que c'était la première fois qu'elle posait les pieds ici. Depuis le temps qu'on lui en avait donné l'accès, il lui en avait fallu beaucoup pour se rendre compte de son existence. Que voulez-vous, le travail du Conseil l'obligeait à s'intéresser à bien d'autres choses que l'exploration. Alors, qu'est-ce qui avait bien pu amener la jeune femme aux cheveux d'ébène en ces lieux ? Le hasard, tout simplement. Un petit creux dans son horaire, une envie de changer d'air, un sens de l'orientation qui laissait à désirer dès que ses pas la menaient vers un endroit inconnu… C'était le cocktail parfait pour l'entraîner vers de nouveaux horizons. Il en avait été de même pour les autres pièces secrètes, autant ne pas s'éloigner de la tradition, n'est-ce pas ?

Pourtant cette fois c'était légèrement différent. L'animalerie, les bains chauds, étaient presque vides lorsqu'elle y avait débarqué avec ses rangers. Le bar, lui, était beaucoup plus peuplé. Sans la présence attirante des bouteilles d'alcool rangées contre le mur, la jeune femme aurait certainement fait demi tour. A la place, bien que n'appréciant pas la foule, elle s'était avancée jusqu'à être arrêtée par le comptoir, où elle finit par prendre place. Pour ceux qui doutaient encore de son talent dans l'art de nouer des relations avec les êtres vivants, elle avait préféré diriger son attention sur le bout de papier présentant vraisemblablement les différents noms d'alcool, quitte à avoir du mal à décrypter le tout, plutôt que de se renseigner auprès du barman. Ce n'était pourtant pas faute d'efforts de la part de celui-ci, qui lui proposa poliment son aide avant de s'essuyer un refus.

Le moment de solitude du barman fut néanmoins de courte durée. Une nouvelle présence se fit dans la pièce, venant même à perturber l'atmosphère ambiante. Après tout, ils étaient dans une académie habitée par des futures divinités, et par définition, il était difficile pour eux de passer inaperçus. Surtout pour celles ayant pour domaine la lumière. Celui-ci par ailleurs n'était pas un total inconnu aux yeux de Rain. Et pour cause, il s'agissait là d'Atios Kurokami, anciennement Mister Deus et Vice-Président du Conseil, actuellement Chargé de Discipline au sein du même groupe tout comme elle. Autant dire qu'il était donc plus ancien qu'elle au sein de la maison, et que les valeurs humaines auraient exigé un certain respect envers lui.

Autant dire que ce respect était perceptible par toute personne normale au sein de cette salle où venait de débarquer l'ancien Roi. Autant dire dans la foulée que Rain n'était pas à considérer comme une personne normale. Non, elle ne sentait aucun sentiment respectueux particulier naître dans son coeur lorsque son regard croisait celui d'Atios Kurokami. Non, elle n'avait remarqué aucun changement dans l'attitude des personnes et n'avait elle-même été perturbée d'aucune manière par l'arrivée de son collègue. Elle l'avait vu, certes, avait noté sa présence dans un coin de sa tête mais ne s'en était pas formalisée pour autant et avait continué à découvrir les diverses descriptions d'alcools qui s'offraient sous ses yeux, comme s'il n'avait jamais fait son entrée pleine d'artifices.

Son prénom résonna néanmoins rapidement à son oreille, signifiant que si elle voulait avoir la paix, ce n'était pas pour tout de suite. Si elle le voulait, en effet, il fallait le faire comprendre à son interlocuteur, et donc ouvrir la bouche. Ah, que de complications ! N'aurait-il pas été plus simple de s'ignorer mutuellement ? Peut-être, mais « Arthur » ne semblait pas avoir pour projet d'opter pour la simplicité. Il en fallait de la motivation pour venir lui parler, aussi. Ou bien être aveugle, ou encore être ignorant.

Parce qu'il était certain que sa froideur naturelle était bien visible, autant dans sa manière de se tenir, parfaitement statique quand il n'était pas nécessaire de bouger, qu'au niveau de son visage. Ses traits demeuraient immobiles dans beaucoup de situations, si bien que l'on pouvait se demander si l'un de ses nerfs faciaux n'avait pas été bloqué. Son regard gris était aussi accueillant et doux que l'une de ces nombreuses lames qu'elle portait sur elle. Treize, au total, dont une visible, portée dans son dos. Il y avait également la cravate noire qui remplaçait son écharpe rouge perdue, et qui venait appuyer le côté strict de son image, ainsi que ses rangers qui laissaient entendre que lui chercher des noises serait certainement la dernière chose à faire dans sa vie.

En partant de là, si l'on considérait celui qui lui parlait, on pouvait sans mal constater qu'il était son parfait opposé sur bien des points. Cet Atios-là n'avait rien à voir avec celui, fatigué, qui s'était présenté à la dernière réunion du Conseil. Il était souriant, son regard laissait voir un éclat particulier qui affirmait son statut de divinité lumineuse. Son aura chaleureuse, son attitude vive. Son sérieux n'avait pas disparu mais était employé de manière plus légère. En ce moment, il n'avait plus rien de celui qui avait disparu pendant deux mois suite à une surcharge de travail et de mésaventures. Il rappelait même deux personnes en particulier à Rain, deux personnes qu'elle appréciait beaucoup, et l'une des deux était celui qu'elle avait considéré comme un fils.

Cependant, si cette ressemblance pouvait potentiellement lui plaire, la manière de parler de son interlocuteur l'agaçait au plus haut point. Non, décidément, elle n'aimait pas qu'on la décrypte, qu'on lui dise comment elle était, comment elle réagirait. Malheureusement pour elle, ce n'était pas le genre de personnes qui manquaient par ici, elle en avait croisé suffisamment pour l'affirmer. Malgré tout, Rain ne chercha pas à interrompre son collègue, ni à répondre à ses remarques, d'ailleurs. Ajouté à cela son regard qui ne s'était dirigé qu'une fois vers le Roi des chevaliers durant tout le long de sa prise de parole, le pauvre devait avoir vaguement l'impression de parler tout seul.

Néanmoins, l'ancienne professeur n'était pas dépourvue de toute forme de politesse, même si c'était une chose qui, pour elle et chez elle, se méritait. Alors, lorsque Kurokami eut fini avec son discours, concluant sur une demande assez directe dont la franchise ne semblait pas pouvoir être remise en question, elle se décida à lui répondre, histoire de ne pas le laisser dans le vent, question de principe. Enfin, là n'était pas la question, justement, Rain s'en fichait, de savoir s'il était sincère ou non. Quoi qu'il en soit, sa réponse resterait la même. Tout naturellement alors, elle se tourna vers le jeune homme, dont le sourire, le regard et les paroles charmeurs la laissaient de marbre.

— Ce que vous savez déjà vous suffit visiblement pour prévoir chacune de mes réactions. Que voulez-vous de plus ?

D'un geste tout ce qu'il y avait de plus naturel, elle se saisit du verre que venait de poser le barman, destiné à l'un de leurs voisins, trop occupés à les observer au cours de leur échange. Après avoir analysé brièvement le contenu ambré, elle l'avala d'un trait, loin de se gêner d'avoir piqué la boisson de quelqu'un d'autre. Comme on le disait si bien, premier arrivé, premier servi. L'alcool n'était en tout cas pas mauvais du tout, elle en redemanderait bien, mais en attendant elle n'en avait pas encore fini avec son collègue. Elle déposa le verre avec une délicatesse propre à l'arme humaine qu'elle était, et s'adressa donc une nouvelle fois à son voisin lumineux.

— Si j'accordais ma confiance sur commande, cela se saurait sans aucun doute. Je vous conseillerai de trouver une occupation plus rentable, Atios.



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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Lun 24 Fév 2014 - 17:59
Rain était un adversaire tout à fait à sa mesure, qu’elle soit guerrière ou oratoire. Dans une mesure, peut-être que Rain ne pouvait pas gagner contre la verve d’Atios, mais peut-être, à titre personnelle, parvenait-elle à ne pas perdre non plus. Avez-vous déjà essayé de raisonner un fou ? Atios essayait de faire naître des émotions chez quelqu’un habitué à n’en avoir que peu, voire pas du tout. C’est pourquoi l’affrontement (amical et verbal) des deux collègues était si intéressant et déroutant. Comment Atios parviendrait-il à surmonter les embûches de taille que la demoiselle au bar lui imposerait pour sa défense ? La première remarque de Rain était claire : pourquoi vouloir lui parler s’il se doutait de ses réactions ? Où était l’intérêt ? Même lui devait admettre l’implacable logique. Mais là où elle se trompait, c’est qu’Atios n’espérait pas tout prévoir, mais au contraire, se tromper. Si amener l’autre là où il ne voudrait pas se voir est la technique classique pour le faire aller là où on le veut, Miss Sainclaire s’était clairement échappée de cette ruse sociale inhérente à chacun. Mais il en fallait plus pour décontenancer le jeune homme, même s’il avait désormais le regard un peu plus penaud qu’à l’accoutumée.

Alors, par où réattaquer ? C’était compliqué, car Atios n’avait rarement affaire à un « ni oui, ni non ». Elle n’était pas contre, elle n’était pas pour. Elle lui indiquait qu’il savait déjà ; donc pas besoin d’en dire plus. Elle lui indiquait qu’il avait mieux à faire et qu’elle ne confiait pas sa confiance si facilement ; pour autant, elle ne lui avait pas dit que c’était impossible : juste qu’il avait mieux à faire de plus « rentable ». Si le jeune homme faisait un peu de psychologie inversée, pour Rain, ce n’était pas rentable pour lui que de frontalement venir l’aborder pour faire ami-ami ; elle ne se voyait donc pas comme quelque chose de nécessairement fructifiant pour autrui. Elle était là, elle répondait à ses devoirs et ne laissait place qu’à peu d’émotions en elle-même. La solution était donc d’agir le plus stupidement possible (donc de façon la plus imprévisible) pour pouvoir faire naître l’émotion voulue chez autrui. Reste que cela dépendait intégralement de sa capacité à la surprendre et quand on voyait Rain, il était peu pensable que parvenir à le surprendre était réaliste. Concession, parade, contre-attaque.

« Je doute pouvoir tout prévoir. J’espère même me tromper, en vérité, car chaque personne qui m’intéresse est un voyage enrichissant pour moi et vous êtes sûrement le plus bel exemple de contrée exotique à explorer. »

Comparer Rain à la Bolivie n’était pas pragmatiquement pertinent ; peut-être une partie des gênes de la demoiselle provenait de la jungle équatoriale, mais si tel est le cas, formellement, pour Atios, c’était incorrect. Néanmoins, la métaphore se valait déjà dans le sens où Atios avait été dépaysé par la réaction de son interlocutrice qui s’amusait à vider les verres des autres. Il se promit de la surveiller, si un jour, elle devait sortir en soirée sur terre. Qui sait ce qu’elle pourrait ingurgiter dans le verre des autres… Bon, la première réplique de Rain venait d’être écartée. Restait désormais à lui prouver qu’il n’était pas du genre à parier sur la facilité. Dans les moments les plus foireux de sa vie à l’école, il avait roulé des patins, comme qui dirait. Atios était même connu pour avoir embrassé le plus de fille dans toutes l’école que n’importe quel autre garçon. Ses armes ? De l’audace, du courage, de la sincérité et un joli minois. Ici, tout lui serait utile, sauf le jolis minois dont Rain semblait n’avoir rien à faire.

« Si j’avais voulu des opérations rentables, je ne serais pas resté au conseil malgré que j’étais seul pour faire le sale boulot des directeurs à l’époque. Je ne serais même pas là à travailler pour éviter une fin du monde telle que nous le connaissons. Je ne me soucierais plus de Maya Tensho ou d’Isanagi, ou de qui que ce soit. Je me servirais d’eux, peut-être, tout au plus, mais je ne suis pas comme ça, ça m’est impossible. Par contre… »

Il sourit. Il savait quoi faire ; elle aimait l’alcool, il aimait bien Rain et il était célibataire. Jusqu’à preuve du contraire, il était libre d’être aussi stupide qu’il le voulait. Il laissait cette connerie de chasteté à Lancelot, son meilleur ami qui lui avait piqué sa femme. Il n’était pas impur, il espérait être pur, mais surtout, il n’était pas du genre à s’empêcher de vivre pour ses convictions ; elles étaient là pour le guider et son acte était tout à fait en accord avec sa conscience.

« Je ne m’arrête pas à la rentabilité supposée. Si tu estimes ne pas être digne d’un tel investissement, sache que je préfère tenter ma chance et voir si je suis un génie ou pas. »

Ainsi, il ingurgita un verre d’alcool qui venait d’être servi, dans la même veine que l’ancien professeur venait de lui montrer et procéda à l’opération la plus insensée que Rain eut pu voir pour l’approcher. Paraît-il, l’avait-on demandée en mariage. Parait-il, qu’elle était belle et bien une coqueluche auprès de nombreux garçons dans l’école. Il semblerait aussi qu’elle ne soit plus prof. Alors, il fallait tenter.


C’est ainsi, qu’Atios embrassa Rain Sainclaire et lui fit boire du Whisky par la même occasion, dans la plus pure tradition des jeunes en soirée s’adonnant aux pires jeux à boires. Atios, une fois le liquide purgé, toussa. Il n’avait pas l’habitude de ce genre d’opération et d’alcool fort, mais titubant, il regarda Rain dans un air de défi et lui dit :

« Au premier qui finit bourrer. Je prévoyais tout, alors je fais des choses dont je ne peux prévoir le résultat. Allez, c’est à toi, commande l’alcool que tu veux et fais-moi le boire… Oui, je sais, je suis complètement barré, mais je peux pas expliquer pourquoi, tu m'as l'air d'être tout aussi atypique que ce que je fais. »

Hips. Atios finirait bourrer le premier, à ce rythme, sauf s’il utilisait le contrôle des limites et son domaine divin pour purger l’alcool plus rapidement…

« Quant à ce que je veux… Je te l’ai dit, senpai… Je veux me rapprocher de toi, je t’aime bien et tu es forte. »
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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Dim 2 Mar 2014 - 7:29
Le beau-parleur et la concise. A priori cela semblait être impossible de développer une discussion digne de ce nom entre ces deux cas. Ce serait comme arroser un sol stérile dans l'espoir d'y voir pousser une fleur. Etait-il seulement surprenant que de simples paroles ne soient parvenues à rabrouer Atios Kurokami ? Non, assurément. Les êtres que Rain avait pu croiser dans ce monde, qu'ils soient humains ou non, avaient un comportement prévisible pour la plupart, mais pas pour autant compréhensible du point de vue d'une ancienne arme. Il fallait dire que les données que ses créateurs lui avaient imprimé dans l'esprit dataient de sa naissance et que, par conséquent, il n'y avait eu là aucun processus d'apprentissage. Elle savait donc sans comprendre, et encore elle ne savait pas tout. Ceux qui l'avaient programmée avaient veillé à ce qu'elle soit une quiche en relation sociale et dans bien d'autres domaines, histoire qu'elle ne trouve jamais son indépendance. Néanmoins, elle avait réussi à les surprendre, en développant une capacité fascinante nommée "assimilation". C'était ainsi qu'elle avait évolué, et qu'elle s'était trouvée une identité, mais il restait toujours une belle quantité de zones d'ombres à éclairer.

Son cher collègue, présentement accoudé au comptoir, à ses côtés, éveillait certaines de ces interrogations chez elle. Il lui disait ne pas penser tout prévoir et espérer se tromper, mais n'avait-il pas précédemment insisté sur ses théories concernant les éventuelles réactions de la demoiselle ? « Je sais que tu n'es pas du genre à », puis « Je le sais car tout chez toi me répète que » et par la suite « Je suis sûr que tu vas ». Tout avait sonné comme une certitude, avec arguments à l'appui, et maintenant il n'était plus sûr de rien, même, il espérait se tromper. Et là, il fallait avouer qu'il avait failli perdre Rain, pour qui son comportement était décidément dénué de sens, à moins que cela ne fusse le contraire, qu'il affirmait beaucoup de choses différentes à la fois. Le problème était que l'ancienne professeur avait l'habitude de tout prendre au premier degré, ce qui, ajouté au fait qu'on la comparât à une « contrée exotique », avait quelque chose de vexant. Si la poésie et les flatteries étaient des armes capables d'aider un homme à conquérir le coeur d'une femme, chez Rain elles étaient plutôt susceptibles de provoquer l'effet inverse.

Il en fallait plus, néanmoins, pour la contrarier, car la plupart du temps, les paroles passaient sans les atteindre, la plupart du temps, elle se contentait de les analyser sans intérêt particulier, à la manière d'une machine. L'incompréhension passée, ce fut l'indifférence qui accueillit le discours d'Atios sur tout ce qu'il aurait fait, ou pas fait, s'il avait souhaité effectuer des opérations rentables. C'était le genre d'éléments qui n'avaient aucune importance aux yeux de son interlocutrice, du moins, qui ne lui faisait ni chaud ni froid, puisqu'ils n'étaient là que pour l'illustration de l'essentiel, du remplissage en somme. La chose à retenir dans tout cela, c'était sans doute que le Roi des chevaliers avait un goût particulier pour les combats perdus d'avance. Cependant, il se trompait vis-à-vis de Rain s'il pensait qu'elle ne s'estimait pas digne de ses efforts pour gagner sa confiance ainsi que son amitié. Non, elle était simplement persuadée qu'il parlerait dans le vent, que jamais il ne gagnerait quoi que ce soit de la sorte, et en tant que machine, lorsque la probabilité n'était guère plus élevée que zéro, il était forcément difficile de parler de rentabilité. Et elle ne supposait, ni doutait, elle en était sûre.

Toutefois, comme Atios le disait si bien, il ne comptait pas s'arrêter là et, aussitôt un verre de whisky servi, il l'attrapa pour en ingurgiter le contenu. La suite aurait été logiquement de l'avaler, de continuer à papoter… mais non. Le jeune homme eut une réaction qui n'était pas référencée dans tout ce qui avait été accordé à l'ancienne professeur de connaître. Il s'était approché d'elle, pour poser sa bouche contre la sienne et lui communiquer la boisson de cette manière. Autant dire que c'était… surprenant. Du coup, réflexe de défense oblige, elle le repoussa sans ménagement, son geste accompagnant l'ancien vice-président dans son mouvement de retrait. Dans la foulée, une bonne majorité de la gorgée d'alcool avait fini sur leurs vêtements et sur le sol, ce qui était du beau gâchis mais heureusement, Rain était bien trop occupée à buguer pour le remarquer. Oui, buguer, vous savez, quand un ordinateur ne répond plus pour cause d'erreur interne. Là, c'était plus ou moins la même chose ; une situation non référencée s'était présentée, alors il allait falloir s'adapter. Et oui, c'était plutôt difficile pour une personne ayant été de base programmée pour découper des gens de s'adapter à ce genre de situation.

Autour d'eux, les témoins de la scène semblaient drôlement enthousiasmés par le spectacle s'offrant sous leurs yeux. Certains produisaient des sifflements, c'était un son assez agaçant d'ailleurs. L'ambiance avait changé, mais Rain était incapable de déterminer en quoi et à vrai dire, ce que pouvaient penser les autres et les motiver ne l'intéressait pas. Son attention était entièrement rivée sur Atios, mais ils n'allaient pas se contenter de s'observer en chiens de faïence non, il fallait bien réagir.

Du rhum. Ambré. Traditionnel. Antillais. Celui que Saya le lui avait fait découvrir lors de leur première rencontre. Ce fut ce qu'elle commanda au serveur, sans quitter des yeux son collègue.

— Vous avez de drôles de manières de procéder pour gagner la confiance d'autrui, Atios.

Qu'entendait-elle exactement par « drôles » ? Bonne question. Son ton en tout cas était demeuré neutre, aucun énervement n'était perceptible dans celui-ci pour la simple raison qu'elle ne l'était pas. La bouteille ne tarda pas à arriver, le verre avec. Et une fois le verre en question rempli du liquide ambré, Rain le tint quelques secondes devant son nez. Puis d'un coup, elle le porta à ses lèvres afin d'en ingurgiter le contenu et... l'avaler. Toujours d'un trait. Cul-sec, comme on disait. Ceci fait, elle planta à nouveau son regard dans celui de son vis-à-vis et enchaîna tout naturellement :

— Mais elles seront sans doute plus au goût de ces braves qui nous observent et qui, j'en suis certaine, sont aussi intéressants que moi.

Parce que non, ce n'était pas parce qu'un baiser de la part d'un inconnu pouvait la laisser de marbre qu'elle était prête à recommencer, dans un but qu'elle ignorait d'ailleurs. « Au premier qui finit bourré », cela sonnait comme un défi, et c'était ce que son regard semblait exprimer, mais tout cela n'était pas de l'ordre de ce qui pouvait intéresser Rain. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles elle ne pourrait jamais apprécier des personnes comme Hango ou Yuri, toujours à rabaisser les autres et à se penser plus doué, plus fort, à chercher la bagarre partout. Au final les deux s'étaient pris la raclée de leur vie, ce qui les avait plus ridiculisés qu'autre chose. Il n'en restait pas moins que c'était un mode de pensée apparemment propre aux humains, et qui échappait à Rain. Il n'y avait rien de glorifiant à pouvoir mettre à terre quelqu'un, à le dominer… du moins de son point de vue.

D'un geste tout aussi nonchalant que précédemment, elle fit glisser le verre sur le comptoir jusqu'au barman, puis s'empara de la bouteille de rhum qu'elle ne comptait évidemment pas laisser seule avec Atios et ses futurs amis.

— Je vous souhaite une agréable soirée, monsieur Kurokami.

Ce fut seulement une fois ces mots prononcés qu'elle se décida à rompre le contact visuel avec son interlocuteur, et à se diriger tranquillement vers la sortie.



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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Dim 2 Mar 2014 - 13:16
La phrase qui aurait pu être la plus adaptée était encore ... "J'ai paniqué." Pas au sens où Atios se demandait s'il allait mourir, mais ses facultés d'adaptations lui disait que son coup de poker avait été raté. Mais une erreur, c'était juste un essai de plus qui rapprochait de la solution. Sa réaction avait été logique et quand il la vit partir, le jeune homme était occupé à sécher ses vêtements grâce à sa magie. Il fit la moue et se précipita à la suite de Rain pour lui attraper la main, comme s'il avait glissé sur une flaque d'huile. Non, ce n'était pas les effets de l'alcool, mais ça ne tarderait pas. Manière frontale : check. Manière WTF : check. Le jeune homme et sa façon pragmatique d'essayer les choses étaient tenues en échec par Rain. Si elle était une machine en train d'apprendre, les hommes étaient des machines tellement intelligente qu'ils en devenaient bête. Si Rain devait se battre pour être intelligente, eux se battaient pour le rester... Il ouvrit grand les yeux et son raisonnement venait de lui apporter une partie de la réponse. Sa réaction avait été bien trop mécanique pour être logique. C'était pas un geste mué de peur, c'était plus simplement de la ... Surprise ? Son esprit cherchait toujours plus loin, testant chaque hypothèses à une vitesse effroyable. Il n'avait pas l'habitude de traiter avec un extra-terrestre. Et même si elle était bien terrienne, elle avait une façon de réfléchir tellement différente du commun des non-mortels et des mortels que ses expériences passées ne lui serviraient rien, sauf à enrichir le panel émotionnel et d'expérience de Rain. Par définition, sa méthode d'approche des gens ici ne fonctionnerait pas du tout. En résumé, il allait devoir changer d'approche du tout au tout, s'il voulait se rapprocher de Rain. En fait, l'approcher était sûrement des milliers de fois plus dur que de se laisser approcher par cette dernière...

Mais désormais, il avait plus de cartes en mains pour parvenir à ses fins. Mais il était beaucoup moins optimiste, désormais... Allô Rain, ici Atios, je viens en paix. Mais elle s'en fichait. Elle n'avait d'intérêt que pour les tâches importantes. Elle était l'exemple parfait de ce qu'il aurait aimé être.... Un être dépourvu d'émotions le paralysant et le faisant douter. Mais le charme (et ce qui faisait qu'on le remarquât) était ses émotions. Si Atios était Atios, alors il était aussi la somme de ses qualités, de ses défauts et des émotions qui en découlaient. Maintenant, il fallait résoudre l'équation pour Rain. Qu'est-ce qu'elle était ? Une arme avec des émotions ou des émotions ayant pris possession d'une arme ? Comment fallait-il espérer approcher quelqu'un d'aussi complexe ?

Suis-moi s'il te plaît.

Et sans lui demander son reste, ignorant les autres personnes dans le bar, il la traîna en dehors de la pièce, jusque dans le couloir où ils seraient tranquilles pour parler. Il la regarda ensuite, un peu incertain de la façon d'aborder la discussion. Les chances qu'elle n'y voient pas d'intérêt étaient tellement énormes...

Qu'est-ce que tu es, Rain ? Mis-à-part une énigme, j'entends. Qui es-tu ?

Pourquoi le monde ? Pourquoi la vie ? Et le rouge, c'est une couleur peut-être ? Bref, oui, il sortait les grosses questions qui faisaient peur et qui auraient pu trouver leur réponse dans un traité de philosophie ou dans un essai.

Tes réactions sont trop mécaniques pour être normales. N'importe qui de normal aurait ressenti de la gêne, de la colère ou des émotions face à cette réaction. Mais tu n'as pas su comment réagir autrement sauf en m'éloignant. On dirait presque une machine qui venait de faire face à une situation qu'elle n'avait pas prévue.

0, 0, 0 = 0. 1, 1, 1 = 1 ? Atios la sonda longuement avec un regard plein de sérieux qui cherchait une faille pour confirmer ses hypothèses, mais il n'allait pas s'arrêter là.

Le fait est que tout les rapports sur toi étaient bien planqués me gênait déjà beaucoup, mais là, j'ai l'impression que tu n'es pas une humaine normale. Tu manques de réaction. Comme si tu avais été conditionnée à ne pas avoir d'émotion. Un peu comme les projets russes pour faire des êtres humains artificiels et s'en servir comme arme.

Et il savait à quel point ces gens-là étaient à plaindre. Des êtres vides, comme lui pouvait se sentir et perdu dans ses émotions contraire au rôle d'une machine... Rain Sainclaire était-elle un être artificiel ? Une énigme au sein du conseil, ce n'était pas tolérable. Plus maintenant qu'il avait posé ses yeux sur quelqu'un pour qui il n'existait pas. Lui aussi, était un être artificiel, mais sa création n'était pas de la main de l'Homme.

En tant qu'arme divine de Deus et membre du conseil des élèves, je te le demande Rain, qui es-tu ? Tu es une énigme et je ne comprends pas pourquoi tu es si secrète... Quelque chose ne tourne pas rond avec ton cœur ! Comme s'il était majoritairement privé d'émotions ! Ce n'est pas juste ni normal ! C'est simplement triste !

Et là, révélation. Voilà pourquoi Atios était attiré par Rain. Parce qu'elle n'avait pas énormément d'émotion là où il devait en faire naître des positives... Comprenant d'où provenait ses frustrations, il fit ce qu'il savait faire de mieux et colla Rain dans ses bras après l'avoir sermonné. Lui aussi, était une énigme parfois, mais une énigme tout à fait humainement logique, malgré les influences divines. Sa voix était celle de quelqu'un de profondément malheureux du malheur d'autrui, même si ici, Rain n'était pas malheureuse.
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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Mer 5 Mar 2014 - 20:13
Deus, mais qu'est-ce qu'il est collant ton bras armé ! Pire que l'alcool qui s'était échoué sur la chemise de nos protagonistes. Et la pauvre Rain qui n'avait demandé autre chose que d'avoir la paix dans toute cette histoire, visiblement, c'était trop demander à Kurokami. Celui-ci faisait preuve d'une persévérance affligeante. Si seulement celle-ci portait ses fruits… mais il n'en était rien. Il aurait mieux fait de rester s'amuser avec son fan club, il aurait passé une meilleure soirée, plus « rentable » comme l'on disait. Là, plus il parlait, tentait et plus il s'éloignait de l'objectif désiré. S'en rendait-il seulement compte ? Peut-être que oui, peut-être que non, ou peut-être bien qu'il se fichait royalement de tout cela au final. Mais tout le monde n'avait pas autant de temps à perdre.

— Lâchez-moi.

Fidèle à ses principes, Rain n'aimait pas les contacts physiques. Il arrive que selon son humeur elle fasse exception à la règle mais actuellement, on ne pouvait pas dire que l'humeur était au rendez-vous. Joignant le geste à la parole, l'ancienne professeur retira sa main de l'emprise de son collègue, estimant pouvoir le suivre toute seule, comme une grande. Même si l'envie de prendre la poudre d'escampette ne lui manquait pas, une part d'elle-même était vaguement curieuse de ce que le jeune homme s'apprêtait à lui dire, loin des oreilles indiscrètes.

La curiosité fut néanmoins rapidement remplacée par la lassitude. Les questions pleuvaient, les analyses aussi, tout ce qui lui déplaisait le plus en fait. Réservée, Rain n'était pas le genre à apprécier que d'autres personnes cherchent à la cerner de cette manière. Le pire, c'était qu'ils ne se trompaient jamais sur sa nature. Et à vrai dire, ce n'était pas glorifiant pour un sou, c'en était même blessant. Le passé était le sujet sensible à ne pas aborder chez elle. Les seules fois où elle s'était confiée à ce sujet, c'était sur un coup de tête et de manière incomplète.

Qui était-elle, alors ? Un vulgaire numéro ?

Quand on voyait ce que 99 était à l'origine, et ce qu'elle était aujourd'hui, il était difficile de penser que tout cela n'était pas un rêve. Et si c'était effectivement le cas, que tout cela fusse un rêve ? Un rêve où la douleur, les émotions, les êtres existaient. Où cette arme humanoïde, porteuse d'un numéro synonyme de la perfection ratée, existait en tant que personne à part entière et libre.

Sa rencontre avec Nance, même manigancée et décidée depuis le début, lui avait permis de s'éveiller à l'existence de ce monde. Le bien, le mal, le bonheur, la souffrance, l'amour, la haine… la vie, puis finalement, la mort. Ce qu'elle avait ressenti en rendant son dernier souffle, clouée sur cette grande croix, était tout simplement indescriptible. Tout comme ce qu'elle avait pu vivre le soir où elle avait vu celui pour qui elle était morte se faire tuer sous ses yeux. Ce qui l'avait conduite à infiltrer la Guilde Noire, ce qui l'avait amenée à affronter bon nombre de dangers, même à tuer de ses propres mains celui qu'elle considérait comme un fils, ce qui l'avait poussée à livrer un combat à mort avec Alexander… C'était ce désir de protection. Encore et toujours ce besoin de sauvegarder cette existence.

Non, Rain n'était pas humaine, mais oui, elle avait vécu des sensations suffisamment fortes pour espérer s'approcher chaque jour un peu plus de cette condition.

Alors oui, outragée, elle l'était.

Les paroles d'Atios avaient néanmoins de quoi faire sourire. Le pauvre ne comprenait pas pourquoi il ne parvenait pas à la faire réagir, et était frustré qu'elle ne lui accorde pas l'attention qu'il était habitué à avoir. C'était une manière de penser assez enfantine quoique humaine aussi au final, mais qui laissait Rain de marbre. Il lui demandait qui elle était mais fournissait encore une fois ses propres réponses. Que voulait-il qu'elle réponde à cela ? Ah, sans doute espérait-il encore une fois, se tromper. Eh bien, il faisait bien, car il se trompait. La jeune femme se détacha alors de l'étreinte forcée qu'on lui avait imposée et commença d'un ton exagérément posé, presque théâtral.

— Monsieur Kurokami. Je ressens bien des émotions et personne ne m'a forcée à faire ce que je fais, merci de vous en inquiéter.

Sourire en coin. Fabriqué ou naturel ? Difficile de savoir, puisqu'un simple sourire était surnaturel sur le visage de Rain. Au vu de la situation, on pouvait aisément interpréter cette expression comme une provocation, même si rien ne l'indiquait explicitement dans le regard de la jeune femme.

— Autrement dit, si votre comportement ne suscite aucunement mon intérêt, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même. J'espère vous avoir éclairci à ce sujet.

Ceci prononcé, elle inclina brièvement la tête en guise de salut et tourna une nouvelle fois les talons, après avoir envoyé bouler une énième fois le « prince ». Nombre de filles auraient sans doute aimé être à sa place, mais hélas, même ça, elle l'ignorait. La réputation que pouvaient avoir les personnes n'avait strictement aucun impact sur sa propre opinion, ce qui les faisait souvent stagner dans son estime, au stade zéro. La base, c'était de ne pas tomber dans le négatif. Autant dire que Atios était au bord de la falaise et qu'il ne lui manquait plus que de sauter. Mais il pouvait également très bien s'arrêter là, c'était également une option. Probablement.



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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Mer 5 Mar 2014 - 21:16
Atios soupira. Plus il cherchait à réfléchir et moins il y parvenait. Autant dire que c'était comme si à chaque fois qu'il calculait, le résultat était improbable. Il ne parvenait à rien. Vraiment à rien. Et ça avait de quoi le désespérer. C'était comme si soudainement, il était devenu une véritable fourmi. Un cafard. Et la chance était encore avec lui qu'elle ne posât pas son pied sur sa tronche, ou il aurait fini mort dans un bruit appétissant de fluide vitaux dégueulasse collant à une semelle, éjecté d'une carcasse broyée. Que faire ? Abandonner ? Laisser tomber l'affaire ? Il était aussi paumé que si elle venait de le gifler et encore, c'était gentil. Peut-être devait-il venir à l'évidence : ce qu'il était, était par définition, quelque chose (lui) qui ne pouvait pas s'attirer la sympathie de Rain Sainclaire. Son ego venait de se faire malmener avec férocité. S'il avait été seule après le départ de Rain, il se serait juste laisser tomber à genou et aurait espéré que les ténèbres l'avalent. Lui qui était la lumière, il n'était qu'une vulgaire nuisance pour cette personne... C'était pire qu'avec Shaad Princeton. Il ne parvenait qu'à se faire haïr, toujours plus, malgré sa sincère volonté de se rapprocher, avec ou sans masque sur son visage... Il se souvenait alors de leurs derniers mots... Baissant le visage, ses mèches cachant son visage, il s'attrapa les bras et les serra pour encaisser cet étrange mélange de sensation qu'il ressentait, entre la honte, la gêne, la tristesse et le désespoir. Que faire maintenant ? Il ne tremblait pas, mais quelque part, son for intérieur tremblait.

Il le savait, on ne pouvait pas plaire à tout le monde... Il le savait, il n'était pas capable d'être l'ami de tout le monde. Au mieux, le camarade, au pire, il finirait par se faire des ennemis... Mais pourquoi avait-il voulu l'attention de Rain, à la base ? Oui... Elle était forte. Oui, il pensait pouvoir apprendre d'elle... Oui, elle était un défi, elle incarnait un idéal à poursuivre, au moins en terme militaire. Malgré qu'elle l'avait retourné, malgré tout ça ... Le jeune homme la laissa prendre de l'avance dans les couloirs. Paralysé par ce sombre fait qu'il n'était rien pour son ainée. Ce n'était pas juste et il ne comprenait rien. Il aurait pu faire un caprice et répondre par la colère (car une partie de lui était en colère, conformément à la provocation qu'elle lui avait infligé), mais plutôt que de réagir comme ça et d'être sûr de se faire détester, il accepta simplement qu'il n'arrivait pas à parler avec Rain. Se mettant à sa place, alors, il comprit qu'elle aurait pu être effectivement agacée par ses actes. Même si elle devait sûrement se méprendre sur ses intentions - qui n'avaient pas été dans un but de l'agacer -, il décida au moins d'aller s'excuser. Le bras armé de Deus était particulièrement tenace, elle s'en rendrait compte. Aussi, quand il la vit au loin, il s'exclama :

Miss Sinclaire !

Il n'était pas à bout de souffle, mais haletait un peu à cause d'un sprint qu'il venait de faire. Un grand sprint, d'ailleurs. Comment l'avait-il retrouvé ? L'instinct. Le fait est qu'il reprit son souffle et lui fit face. Lorsque sa collègue pu voir le visage du jeune homme, elle put y déceler l'incertitude et deux larmes perlant aux coins des yeux du jeune homme. Mais le peu de tristesse qu'il voulait bien laisser s'échapper fut remplacé par la détermination. Prenant une inspiration profonde, il parla alors avec toute la sincérité dont il pouvait faire preuve :

Je sais que j'ai peut-être pu être agaçant ou je vous ai sûrement embêté ... Et je suis vraiment désolé. Je ne sais pas quoi faire pour vous approcher et j'admets que je n'y parviens pas. Je ne sais pas quoi faire pour ça et .. Et j'imagine que c'est mon caractère qui est en cause, ce qui m'attriste d'autant plus. Même si j'ai cherché à agir différemment, je n'arrive qu'à vous gêner un peu plus ou vous agacer. Ma conclusion est que je suis en cause et si je n'arrive pas à vous faire parler, c'est peut-être parce que vous êtes tellement introvertie que ça ne fonctionne pas avec vous. Mais en 1800 plus 19 ans d'existence, à peu près... C'est la première fois que ça m'arrive. Alors je vais arrêter de chercher à vous parler, ça n'amènera qu'à me faire détester, malheureusement ... Et ce n'est pas ce que je veux. Au contraire... Alors, je vous prie de sincèrement m'excuser.

Il s'excusa à la japonaise, en se tordant en deux, le front bien bas... Mais il se releva et dans un mouvement expert, la réalité se fendant dans un flash de lumière alors qu'il se mit à émettre des lucioles dorées :

Néanmoins... J'aimerais vous demander un duel. Vous êtes très forte selon les rumeurs et je ne peux que m'améliorer en vous affrontant, je le sais... Si vous me feriez l'honneur de m'affronter, je serais très heureux. Si en tant qu'Atios, je vous insupporte, laissez-moi au moins la chance de faire parler l'acier ... Il paraît qu'une lame vaut mieux que mille mots et ... Si je perds, je vous laisserais complètement tranquille après. Je ne vous adresserais plus la parole, si vous le souhaitez.

Il baissa son arme en se tenant tout de même prêt à toute éventualité. Si d'habitude, Atios avait l'air d'un jeune homme tout à fait inoffensif, désormais, n'importe quel combattant aurait pu déceler que sous cette carrure fragile, cette corpulence maigrelette, se cachait un monstre de magie. Par ailleurs, sa respiration se mit soudainement à être contrôlée, sa posture se corrigea alors que le jeune homme revêtait le manteau du guerrier. En effet, si précédemment, Atios avait voulu sympathiser avec Rain, ici, il était question de deux combattant se faisant face et l'un demandant à l'autre un combat.

Bien sûr, je ne voudrais pas vous affronter ici, nous risquerions d'abîmer les locaux...

Il s'était livré comme il l'était face à Rain. Il ne savait pas s'il allait se refaire jeter ou quoi que ce soit d'autre, mais il espérait au moins obtenir un duel avec elle. Il n'avait pas trouvé d'adversaire à sa taille depuis un moment et Rain était clairement quelqu'un qui pourrait lui permettre de se dérouiller. Bien sûr, il devait apparaître comme un gosse devant elle. Un gosse avec une épée à la lumière dorée et à l'énergie magique dépassant celle de beaucoup d'élèves.
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Re: Une nuit, de l'alcool, une arme humaine bourrine et un roi anciennement dépressif. - Ven 13 Juin 2014 - 15:14
Lev crevait de jalousie tout le long et faut qu'il apprenne à Rain la drague tiens x)
M'enfin, une baston à la fin un Atios qui se fait péter la gueule ça aurait été cool surtout pour la jalousie de Lev. D'ailleurs Rainy, je préfère ce codage à celui que tu as utilisé pour Enora !

Sinon, sérieusement, c'était agréable à lire, long mais pas barbant. La prochaine fois qu'un mec t'embrasse Rain, casse lui la gueule.

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