Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Night can smile, Night can cry, but Night can't die [Pv : Logan]

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Night can smile, Night can cry, but Night can't die [Pv : Logan] - Sam 15 Fév 2014 - 4:43




Night can smile

Night can cry

But Night can't die




Quelles étranges choses que la haine et l'amour... Je ne pouvais qu'y songer, en cet instant, le regard perdu dans l'infinie obscurité qui se dévoilait devant moi. Elle n'étaient ni chaotiques, ni harmoniques, échappant en cela à mon contrôle... Mais pas à mon sens de l'observation. Tous ces couples qui évoluaient autour de moi me déchiraient le coeur. Je n'avais pour moi que la solitude. Froide, mais cruelle amie.

La Lune était belle, cette nuit. Les nuages, bien qu'abondants en cette glaciale nuit d'hiver, ne parvenaient pas à masquer son éclat au goût d'absolu. J'avais toujours aimé la Lune. Et les étoiles. Je songeai à une salle que j'avais découverte, trois nuits auparavant. Elle était vide, si ce n'était un grand piano à queue. La vue de cet instrument, uniquement éclairé alors par l'astre nocturne, dont la lumière inondait la pièce à travers une immense fenêtre, m'avait remplie d'émoi. Le noir de sa coque, si pur, si lisse, plein d'éclat, la majesté humble et infiniment noble à la fois de sa forme, son silence, encore, pour un temps, et déjà chargé de promesse... Je n'avais pu résister à son attrait.

Toute la nuit, j'avais fait chanter l'instrument, mêlant ma voix à la sienne dans un hommage vibrant à la nuit se refermant sur nous. Et j'avais recommencé, deux nuits encore. J'aurais voulu m'y rendre, une quatrième fois, mais j'étais ivre. Ivre de fatigue. Le sommeil salvateur se refusait à moi, comme toujours. Et cette horrible envie de dormir me rattrapait désormais, à la fois brûlante et glaciale. Toute la journée, le monde avait été flou sous mon regard. Je n'avais pu que m'isoler dans un endroit vide de l'Académie, pour ne pas dévoiler mes faiblesses. A présent, sachant que tous ou presque dormaient, je pouvais sortir, et retourner dans mon élément.

La nuit. La nuit était l'essence même de mon existence. Chargée de poésie, d'un silence aussi tendre que passionné, envoûtante reine de l'obscurité aux mille visages. Elle était froide, comme toujours, et même plus, maintenant que l'hiver avait bien pris la place qui lui revenait dans le cycle immortel, mais elle apportait, par sa simple existence, sa simple nature, un souffle de vie à ce qui l'entourait. A mes yeux amourachés d'elle, la Nuit ne ternissait pas les couleurs, elle leur rendait leur éclat véritable. Je l'aimais, pour cela, pour son silence porteur de tendresse et d'espoir, et surtout, surtout, parce qu'elle me permettait d'exister. Face à la Nuit, je n'étais plus un monstre, je n'étais plus le Chaos, mais Estelle, juste Estelle. La Nuit ne jugeait pas mes faiblesses. La Nuit ne riait pas de ma peur du contact. La Nuit ne refusait pas que je vive. La Nuit ne détournait pas son sombre regard de mon corps frêle, de ces larmes qui, je m'en rendais compte, coulaient à présent sur mes joues.

Je rejetai la tête vers la Lune, qui me couvait de son regard bienveillant. J'avais pu, avec l'aide du magnifique piano, composer la nuit dernière une mélodie, pour laquelle j'avais à présent des paroles. La Nuit me les avait inspirées, à l'instant, sans même que je ne cherche à les réfuter. Je la chantai une fois, mentalement, pour vérifier que j'en étais capable. Je l'étais. Alors, j'ouvris la bouche, et entonnai :

- Oh Nuit, viens apporter à la terre
Le calme enchantement de ton mystère
L'ombre qui t'escorte est si douce
Si doux est le concert de tes voix chantant l'espérance
Si grand est ton pouvoir transformant tout en rêve heureux

Oh Nuit, oh laisse encore à la terre
Le calme enchantement de ton mystère
L'ombre qui t'escorte est si douce
Est-il une beauté aussi belle que le rêve ?
Est-il de vérité plus douce que l'espérance ?


Mon chant terminé, je me retournai, avec la honte de celui qui n'aime pas sa voix. Un mélomane aurait pourtant loué la justesse et la pureté de mon timbre, un poète aurait vénéré l'émotion qui se détachait de chacun de mes mots. Oui, ma voix était belle. Plus que cela, même. Puissante, envoûtante, aucune difficulté, que ce soit dans le rythme, la technique ou les notes, ne l'arrêtait. Mais tout de même, et si quelqu'un m'avait entendue ?

Je me figeai. Mon regard mauve s'était posé sur une silhouette, bien trop proche à mon goût. Un homme. C'était un homme. Il m'observait. Depuis combien de temps son regard intense était-il ainsi posé sur moi ? Je ne le savais pas. Mais il avait entendu. Bien sûr, qu'il avait entendu. Après tout, il était bien trop près pour que le vent n'ait chassé ma voix loin de lui. Comme il n'avait pas l'air animé d'intentions belliqueuses, ni celui d'être en colère, je me décidai à prendre la parole après un long silence, d'un ton que je n'arrivai pas à empêcher de trembler :

- B...Bonsoir... Je... Je ne voulais pas vous déranger... Gomen...

Je baissai la tête, le visage caché par un long rideau de cheveux noirs méchés de violet. Un instant, je fus traversée d'un frisson, provoqué par une brutale embardée du vent, avant que mon corps ne s'immobilise à nouveau, en l'attente de quelque chose.


Code d'Estelle Delierre. Pas touche.

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Re: Night can smile, Night can cry, but Night can't die [Pv : Logan] - Sam 15 Fév 2014 - 13:54
L'ennui quand on bosse dans la salle des machines, c'est que l'on se rend vite compte de nos horaires changeants. Je m'explique, si jamais il y avait le moindre souci, je me devais d'y aller et de régler le problème. Ce soir-là en l’occurrence, on était venu me réveiller dans ma propre chambre aux alentours de minuit pour me dire que tout un étage du dortoir n'avait plus d'eau chaude. C'était la nuit donc il n'y avait pas d'urgence, mais si le matin les élèves se réveillaient sans flotte chauffée, ça allait faire un grand scandale. Et me voilà donc, enfilant jean noir et T-Shirt rouge, mes boots militaires et me collant une clope au coin de la bouche. Ni une ni deux j'étais arrivé à la salle des machines et je réglais le problème en moins d'une demi-heure. J'étais assez fier de ma propre efficacité et je ne m'étais pratiquement pas sali. Seule une petite tâche d'huile ornait mon jean. Le souci dans tout ça c'était la question du sommeil. Je ne me sentais absolument plus fatigué, et connaissant mes habitudes relatives au sommeil je savais qu'il me faudrait quelques heures avant de re-sombrer. Du coup que faire, attendre dans ma chambre ? Quel ennui ! Je n'étais pas arrivé à l'Académie depuis longtemps et n'avait pas vraiment eu le temps de personnaliser cette pièce. Elle avait toujours ce côté très spartiate avec son lit, ses quelques meubles et ses lampes. Mais rien d'autre, rien qui me corresponde vraiment, je ne m'y sentais pas vraiment chez moi. Passer je ne sais combien d'heures à tourner en rond là-dedans relevait plus de la torture psychologique que du passetemps. Du coup, une autre solution arriva bien vite.

Une cigarette au coin de la bouche, je décidais simplement d'aller me promener. A cette heure-ci, la cafétéria était fermée, les bâtiments de classes aussi. Seules les fenêtres de la salle des professeurs étaient encore éclairées. Allez savoir, certainement un prof en retard dans ses copies qui faisaient des corrections tardives. La Bibliothèque elle était toujours ouverte, mais il y avait très peu d'animation. Et entre nous, je n'avais jamais été un amoureux des livres, je n'allais pas commencer à m'y intéresser dans la mort, ou seulement plus tard. J'approchais de la grille me demandant ce qu'il y avait au-delà du campus, mais on m'en avait déjà parlé brièvement. Apparemment, au-delà des grilles il y avait des lieux étranges, à la fois magiques et dangereux, regorgeant de créatures dangereuses. Je n'étais pas du genre froussard, mais on m'avait bien dit que les monstres au dehors étaient bien différents de tout ce que j'avais connu sur Terre. Je m'étais promis d'y aller un jour, mais seulement après avoir un peu évolué.

L'évolution en ce monde résidait dans les pouvoirs de chacun pour ce que j'en avais compris. On m'avait parlé de pouvoirs vous rendant tellement fort qu'on était facilement capable de soulever d'énormes charges, d'autres vous permettant de voler, d'autres de vous cloner. Je dois admettre qu'à e moment là, tout ceci me laissait perplexe, il me restait encore tellement de choses à découvrir. Le plus étrange, c'était ce concept de pouvoir divin. Apparemment, toutes les personnes ici, au moment de leur arrivée sur l'Académie recevait une sorte de premier pouvoir, un pouvoir unique à chacun. C'est pourquoi certains semblait avoir des facultés psychiques surprenantes, d'autres savaient excellemment bien se battre, d'autres maîtrisaient certains éléments. Et moi dans tout ce joli foutoir de magie ? Pour être franc je n'en avais encore pas la moindre foutu idée. A entendre tout ceux avec qui j'avais plus ou moins interagi, j'avais moi aussi un pouvoir parce qu'il en était ainsi. Mais de mon côté je ne me sentais aucunement différent. Franchement, je doutais d'avoir quelques pouvoirs mystiques que ce soit. A mes yeux j'étais toujours ce jeune citoyen de Chicago, expert en mécanique qui allait passer le restant de son éternité à réparer la salle des machines. Et pourtant, au fond de moi, je savais que quelque chose avait changé.

J'en étais là de mes pensées lorsque je déboulais sur la place de l'horloge. C'était certainement le plus grand espace vide de l'académie. Comme son nom l'indiquait c'était une grande place, avec une grande horloge bizarre façon Big Ben. Les aiguilles semblaient d'ailleurs n'en faire qu'à leur tête, elles n'indiquaient pas l'heure. On m'avait dit furtivement que personne ne savait quelle heure elle indiquait. Pour faire une bonne blague un jour je décidais de grimper dans ses rouages et de la mettre à l'heure. Je m'allumais une autre cigarette, admirant le ciel étoilé. C'était une nuit fraîche mais supportable, même en portant un simple T-Shirt. Je ne comptais cependant pas m'éterniser ici, ce n'était pas mon genre de rester béatement à contempler les étoiles...c'étaient un truc de poètes et de rêveurs. Jusqu'à preuve du contraire...j'étais un mécano. Pourtant je restais là, une vois attira mon attention.

Il y avait une jeune femme-là, entrain de chanter. Elle était toute petite, comparée à moi bien entendu. Mais il fallait admettre qu'elle avait une belle voix. Ça faisait un peu voyeur, mais je restais là à l'écouter chanter. Pas mon genre de pourrir une instant artistique. Au pire je pouvais toujours l'écouter et m'en aller ensuite. Son chant se termina aussi vite qu'il avait commencé, j'avais à peine eu le temps de finir ma clope. J'allais m'en aller lorsqu'elle se tourna vers moi. Je la regardais, plus moyen de reculer, je devais au moins lui lancer un "salut", mais ce fut elle qui réagit la première. Déjà elle eut un air...bizarre, il n'y avait pas d'autres mots. Comment dire, elle semblait effrayée. Je n'étais pas un putain de violeur, juste un mec qui passe par là parce qu'il ne trouve pas le sommeil. En plus je préférais les femmes plus grandes et mieux en chair. Mais non ça ne pouvait pas être ça. C'était autre chose. Quoiqu'il en soit après un petit instant de silence gênant elle articula enfin quelques mots.

- B...Bonsoir... Je... Je ne voulais pas vous déranger... Gomen...

Je me passais la main dans les cheveux et relevait un sourcil tout en crachant ma fumée. Qu'est-ce qui lui prenait à notre mélomane sous les étoiles. C'était plutôt moi qui étais venu la déranger pendant qu'elle chantait. Quoiqu'il en soit je jetais mon mégot de cigarette d'une simple pichenette et lui répondait très calmement. Je ne voulais pas la brusquer. Pour une raison X elle semblait d'un seul coup très mal à l'aise. Débarquer avec mes gros souliers n'allait pas arranger les choses.

- Ne vous en faîtes pas, je ne faisais que passer par là...puis vous me déranger pas, c'est plutôt moi qui vous ai interrompu pendant votre chanson.

Voilà, le message était donné, je pouvais difficilement faire plus poli ou plus doux. J'étais un mécano après tout, pas un coeur tendre. Quoiqu'il en soit maintenant la conversation était lancée et je ne pouvais plus vraiment reculer. Et puis en fin de compte, causer un peu, faire connaissance avec quelqu'un ça pouvait être agréable avant de retourner au pieu. Pour la circonstance je m'allumais une nouvelle cigarette, constatant que mon paquet était presque fini. Je m'approchais de la miss tout doucement, je n'avais pas envie de faire grosse brute, surtout devant l'état très hésitant de la demoiselle en question. Il s'agissait de briser un peu la glace.

- Vous avez plutôt une belle voix, mais le registre est trop mélancolique à mon goût, je verrais mieux ça sur un son plus rock, vois métal, genre Nightwish, vous voyez de quoi je cause ?

Bon, ce n’était pas la meilleure entrée en matière mais au moins j'avais dit quelque chose. Ce faisant je m'étais rapproché d'elle d'une façon naturelle et calme. En même temps je ne m'étais pas forcé, je n'avais pas l'intention de la frapper ou lui faire du mal. Les gens ici étaient drôles, bizarres même pour certains. Ceux que j'avais déjà rencontrés semblait méchamment tranchés, tous avec de gros caractères très affirmé. On aurait dit une diaspora de gens un peu torturés ou complètement fous. Cette femme-là ne semblait pas couper à la règle. Au final j'avais l'impression d'être le seul assez terre à terre. Quoique mon amour pour la mécanique pouvait certainement, aux yeux de certains, relever de la folie. Je tendais mon paquet de cigarettes vers elle.

- Une clope ?
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Re: Night can smile, Night can cry, but Night can't die [Pv : Logan] - Jeu 11 Sep 2014 - 21:36

Le RP ayant perdu ses deux participants, il est clôturé sans notation.

Merci de votre compréhension.




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Night can smile, Night can cry, but Night can't die [Pv : Logan]
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