Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Un égarement aux conséquences imprévues

 
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Un égarement aux conséquences imprévues - Mar 11 Fév 2014 - 21:30
Cette nouvelle vie est pleine de surprises, mais j'avoue que je suis bien contente que la première fasse partie de mon physique. De mon vivant, je connaissais très bien mon environnement, notamment ma roulotte, et le reste c'était la famille qui s'en chargeait. Je n'avais qu'à suivre. Là... je n'ai personne pour me servir de guide. Alors posséder des oreilles avec l'ouïe sur-développée qui va avec m'est bien pratique. J'arrive sans problème à définir où se trouve les gens et autres créatures vivantes. Mes queues quant à elles sont assez utiles pour tâter le terrain, même si j'évite de les remuer en présence d'une foule. Je sais ainsi qu'il y a pas mal de monde autour de moi en ce moment, dont beaucoup de personnes immobiles à des distances régulières. A en juger par les bruits et les dialogues que je capte, il s'agit d'une sorte de marché basé sur le troc.

Le problème c'est que je n'ai aucune idée du chemin que j'ai pu prendre pour arriver ici, et encore moins comment repartir, ni vers où. A la base, je cherchais simplement à rejoindre ma chambre, mais j'ai dû me tromper dans un embranchement. Ca ne fait pas assez longtemps que je suis ici, j'ai du mal à me repérer. Je crois que j'aurais dû tourner à droite... enfin maintenant que je suis là, autant découvrir un peu l'endroit.

Apparemment il y a de tout par ici. J'entends beaucoup d'élèves parler de leurs cours, mais également des professeurs et des... comment on les appelle déjà... repentis je crois. Le personnel en quelque sorte qui ne fait pas partie du corps enseignant. Ca fait bizarre d'ailleurs de me dire que je suis professeure... je n'ai pas encore donné de cours, ça ne saurait tarder, mais je me demande ce que ça va donner. J'ignore à quoi m'attendre, et côté explications, celles que j'ai reçues étaient très vagues. Enfin... je verrai bien.

Le sol m'a l'air tendre sous mes pieds, ce doit être de la terre battue. J'aime bien. A en juger par la petite chaleur que ma peau capte, il doit y avoir un soleil un peu timide mais présent tout de même. Je sens que je suis au milieu d'une des allées principales de l'endroit. Sur ma gauche, il y a beaucoup d'odeurs de cuir, probablement des sacs et des vêtements. A droite, ça sent plutôt l'alcool et les jus de fruits. J'entends plusieurs tintements de verres, quelques échanges et deux personnes parlant de commander à boire. Les raclements de chaises, les va et viens précipités caractéristiques de taverniers, ce doit être un petit coin buvette.

J'arrive à me faufiler sans bousculer personne jusqu'à l'endroit. Je n'entends aucun être vivant trop proche de moi, je suppose qu'il doit donc y avoir une table de libre à portée. Je tâte avec mes queues qui me confirment qu'il y a de la place. Du coup je les replie tant bien que mal contre moi pour m'asseoir et je souffle un peu. Je ne sais pas exactement où je suis, mais je ne gêne personne et je peux écouter les alentours tranquillement, sans déranger personne. Ce que je fais. D'un point de vue extérieur, je suppose que je n'apparais que comme une simple cliente basique. J'ignore si d'autres personnes ont des attributs étranges comme les miens. Sans doute. Je ne dois pas être exceptionnelle.

J'arrange un peu mes longues manches qui doivent être rouges si ce sont bien les mêmes que celles que j'avais de mon vivant et penche un peu la tête, écoutant les bruits de la vie. Je garde les yeux clos par habitude. Les ouvrir ne sert à rien après tout. Tiens j'entends quelqu'un approcher dans ma direction. Sans doute un serveur. Mais je ne sais pas trop ce que je vais lui répondre... c'est que ce nouveau monde est fort différent du mien...
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Mer 12 Fév 2014 - 21:45
La matinée avait été rude avec l'entrainement de ce professeur nommé Sariel. Ses articulations étaient un tantinet rouillées et quelques courbatures se faisaient douloureusement crescendo. Mais il n'était qu'à peine onze heure de la journée et le soleil cosmique et divin pointait au-dessus de l'académie toute entière. Et avec ça, il y avait un vent légèrement frisquet. Enfin, après avoir suer à grosses gouttes, Annie était retourné à sa chambre où aucune de ses camarades étaient présente. Tant mieux, elle allait pouvoir prendre sa douche tranquille sans être harceler de questions aussi stupides que nunuches. Elle se déshabilla et fila à la douche où le gel douche coula à flot, moussant et nettoyant la crasse de l'entrainement avec rigueur. Une fois cela fait, elle s'habilla d'un jean, d'un t-shirt pourpre et de sa veste en cuir. Aussi, aujourd'hui, elle avait décidée de ne pas aller en cours, de les sécher promptement et de se trouver un petit travail pour gagner les fameux Divis ! Et quoi de mieux que de jouer la serveuse - son ancien travail - pour les gagner facilement ? Elle sortait donc de la chambre et s'engagea dehors, prête à découdre avec les clients d'une quelconque tavernes ou restaurants.

- Bien, où est-ce que je peux trouver un travail de serveuse, ici ? se demandait-elle à haute-voix en marchant le long d'une allée. Oui, elle aimait poser ses questions oralement, sans se gêner bien évidemment. Et là, un jeune homme répondit à sa question. Tout fringuant avec son costume d'écolier ringard, avec ses cheveux violet-bleu et sa mèche tombante. Bizarrement, il avait les yeux rouges et une silhouette svelte et facilement musclée. Le costume d'ailleurs, ringard à n'en pas douter, semblait le mettre à l'étroit. Il arborait un sourire discret et timide. Annie se tourna donc vers lui et lui fit répéter ce qu'elle n'avait pas très bien entendue. Il se rapprocha en se frottant le bras et en clignant plusieurs fois les yeux. - Je sais où vous pouvez trouver un travail de serveuse mademoiselle. Chii, vous en trouverez un au marché, là-bas, on trouve de tout, même des put...des bars sympathiques et des restaurants qui recrutent pour la journée. .

Annie arqua un sourcil en voyant l'étrangeté du bonhomme. Il avait quelque chose de bizarre dans son comportement et dans son langage. Comme si ce n'était qu'une façade mais au final, elle n'en avait cure et se contenta d'hocher la tête positivement et de lui répondre. - Et bien, c'est très gentil dis donc de ta part. J'en prend note et je vais voir illico-presto. Encore merci, hum... .

- Macky.

Elle lui offrit un sourire et se retourna pour prendre la direction dudit marché. D'un geste de la main, elle lui fit salut et le remercia encore...Mais Macky avait déjà disparu en ayant un grand sourire carnassier au visage ....

Annie était arrivé au marché et voyait déjà les futurs clients qu'elle pourrait avoir pour le service de midi. La grosse pendule placée au milieu de carrefour commercial affichait onze heures trente. Il lui restait encore du temps pour trouver un job, assez pour être engagé avant le coup de feu du service. Elle se précipita au premier bar qui arriva et demanda au patron si c'était possible d'être engagée pour le service. On lui claqua la porte deux fois avant qu'elle ne puisse tomber sur un bar assez sobre mais aux diverses effluves d'alcool. Là, cette fois, le patron (un grand barbu aux cheveux roux) l'engagea. - Par contre, ma p'tite d'moiselle, faudra changer de tenue, l'tienne est trop masculine, les clients n'aiment pas bondiou !. Annie soupirait à sa demande mais ne fit pas le fine bouche et obtempéra. Le grand gaillard lui montra les vestiaires et ladite tenue. Par chance, elle n'était pas vulgaire ni trop racoleuse.

- Merci de m'avoir prise ! Vous ne serez pas déçu. J'ai du vécu en tant que serveuse du temps où j'étais humaine.
- Pas d'soucis, nous allons bien voir maintenant. Dépêche-toi, les clients commencent à arriver. lui avait-il dit en nettoyant son verre.
- J'y vais toud'suite m'sieur ! répondit-elle en imitant son accent bizarroïde.

Elle alla dans les vestiaires et enfila en deux mouvements, la robe mi-longue beige crème et le petit haut à manche courte. Quand bien même elle n'avait pas de forme féminine, la tenue lui allait plutôt bien. Ses cheveux étaient noués en arrière avec un chouchou et seule la mèche encore rebelle retombait sur son front. Elle souffla un grand coup et partit en salle où les clients la dévisageaient, étonnés de voir une nouvelle tête. La belle serveuse jeta un coup d'oeil circulaire à la salle et voyait quelques groupes de clients. Elle privilégia une brème (comme on dit dans le jargon de la restauration) qui se révélait être une femme charmante avec, hum, quelques queues félines ? Elle prit son bloc-note, son crayon et alla à ses devants. D'une voix se voulant charmante, elle l'aborda par une formule de politesse.

- Bien le bonjour, madame ! Vous avez choisis votre commande ? Vous avez vu sur la carte quelques choses qui vous plairait ? Si je peux me permettre, le café gourmand est très bon si vous aimez faire quelque petits écarts de conduite. lui demandait-elle en faisant déjà les éloges de la carte qu'elle n'avait vu que furtivement. - Après, ce n'est que mon opinion, si vous n'avez pas encore choisis, je peux attendre encore un peu...N'hésitez pas à bien regarder la carte surtout !


   
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Jeu 13 Fév 2014 - 10:48
Mes oreilles ont vu - ou plutôt entendu - juste. De mon vivant, j'avais déjà une excellente ouïe après la perte de mes yeux, mais là... c'est encore un cran au dessus. C'est un peu destabilisant, mais pas désagréable. J'ai vraiment l'impression de sentir le monde aussi nettement que n'importe qui. Juste d'une manière un peu différente. J'ai bel et bien capté quelqu'un qui venait vers moi. Je l'entends me parler et sa voix me donne tellement d'indications. C'est une femme, relativement jeune, et avec un ton joyeux et engageant. Un peu trop vendeur peut-être. Ce n'est pas sans me rappeler les marchands des places des villages que l'on traversait à l'époque, où l'on chantait et dansait pour récolter quelques pièces.

Je secoue un peu la tête avec un petit sourire poli. Je ne risque pas d'être capable de lire cette fameuse carte, mais elle ne pouvait pas le savoir. J'ai beau gardé les yeux fermés, ça ne veut pas pour autant dire que je suis aveugle.

- Bonjour. Je ne peux pas vraiment lire votre fameuse carte, et pour tout dire j'avoue que je me suis simplement assise pour écouter les lieux. Est-il nécessaire de commander quelque chose pour rester ici ?

Je n'ai aucun argent sur moi, et, même si ce café fonctionne comme le reste de ce marché, à coups de troc, je n'ai rien non plus à échanger. Mes cartes ? J'y tiens trop, c'est hors de question. A moins qu'un service puisse compter comme un paiement ? J'ai entendu des gens se proposer pour remplir des missions et obtenir le fruit de leurs désirs en guise de récompense. Je ne me sens pas spécialement capable de quitter l'académie pour réaliser je ne sais quelle prouesse, mais peut-être que tirer les cartes pour quelqu'un pourrait plaire. Mais avant, j'ai une autre question.

- Qu'est-ce qu'un café gourmand ?

A mon époque, le café était ces petites graines qu'on pouvait moudre et qui coûtaient horriblement cher. C'était très rare, seuls les plus riches pouvaient se les payer, alors des bohémiens comme moi... on ne risquait pas d'y toucher. Mais le terme utilisé par cette serveuse est intriguant. Comment un café peut être gourmand ? Il semble y avoir une signification particulière derrière ces mots et je suis curieuse. Il y a beaucoup de choses que je ne connais pas et qui semble être apparues depuis ma mort.


Dernière édition par Haridelle Telmath le Lun 17 Fév 2014 - 12:16, édité 2 fois
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Sam 15 Fév 2014 - 21:34
La demande avait été donnée avec tact et délicatesse. Comme toute serveuse dévouée aurait fait si elle avait un tant soit peu d'expérience dans le domaine. Mais le résultat n'était pas celui escompté. Les paroles de la "cliente" insinuaient qu'elle ne pouvait pas voir ce qu'Annie lui tendait. Oui, c'était ça, elle était tout bonnement aveugle et était assise pour se saouler des bruits communs du marché. De ça, l'apprentie-déesse était resté bouche bée, un peu perplexe aussi. Après un instant de silence, elle lui répondit, toujours sur un ton respectueux.

- Je ne sais pas à vrai dire, je viens d'être engagée il y à même pas dix minutes alors je ne sais pas trop comment ça fonctionne ici. S'il faut consommer ou non pour pouvoir rester sur place. Mais généralement, si on s’assoit dans un bar, c'est pour discuter mais surtout pour manger et boire.

Mais elle laissa couler une nouvelle fois le temps alors que d'autres clients rentraient et se poser à table, à discuter de vive voix. Certaines serveurs se faisaient pressées et sautaient sur les clients afin de prendre leurs commandes et de s'acquitter de leurs travail rapidement. Ce que c'était qu'un café gourmand et elle avait un petit sourire en coin la petite Annie. Elle prit une nouvelle inspiration et essaya de mettre en valeur ce "petit" dessert qui satisfaisait énormément de clients généralement. - C'est une assiette de mignardises tel que le fondant au chocolat, la petite verrine de glace pilée saveur vanille généralement ou encore le petit gâteau de spéculoos particulièrement addictif.

Elle ramena son petit menu à elle et le regarda de plus près. Elle y lisait les quelques prix pratiqués et comptait les énumérer quand on l'a demandait pour aider à apporter les plats à une tablette numéroté douze. Elle s'excusa après de sa cliente actuelle et lui expliqua qu'elle allait revenir aussitôt après avoir apporter son aide. Trois assiettes étaient à sa charge. Elle en prit deux d'une main, les stabilisant sur sur les doigts et le dessus du poignet puis la troisième sur la main de libre. Elle accompagna sa collègue et donna les plats aux clients concernés en leurs souhaitant un bon appétit. Puis, de quelques pas en arrière, elle reprit sa commande auprès de la non-voyante.

Bien, où en étions-nous ? Ah oui, vous voulez seulement restez là pour écouter les bruits ? Je pourrais aller voir le patron pour lui demander si c'est possible ? Et si vous n'avez pas vraiment d'argent, vous pouvez aussi travailler ou trouver une astuce pour en gagner. Enfin, sans argents, on ne fait pas grand chose j'imagine.

Elle jouait avec son stylo et dessinait quelques griffonnages sur le papier et attendit, toujours, en s'impatientant légèrement. Mais soudain, la cloche de la porte retentit avec lourdeur et la porte claqua avec fracas. Un homme apparaissait, accompagné d'une femme jeune, à la lueur des ombres des restaurants...

   
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Lun 17 Fév 2014 - 12:38
Un petit silence qui s'installe après ma remarque sur la carte. Enfin, pas vraiment pour mes fines oreilles. J'entends les voisins qui discutent de tout et de rien, le bruit des verres s'entrechoquant sur les plateaux, le crépitement de la viande tout juste cuite, sans compter les va-et-viens sportifs des serveurs, avec les tabliers qui volent au vent sous leurs mouvements rapides. Je ne crois pas qu'il existe un endroit réellement sujet au silence pour moi. Mais ça ne me déplaît pas. J'attends patiemment que la demoiselle me réponde, et elle finit par le faire, poliment.

C'est une petite nouvelle apparemment. Un bar ? Ca doit être un terme plus moderne pour une taverne.

- Je comprends. Pour ma part, j'aime m'asseoir dans ce genre d'endroits et, disons, discuter avec moi-même en écoutant les autres.

Après je n'ai jamais été contre un peu de compagnie, mais c'est rare que j'en ai. Du moins lorsque j'étais encore en vie, mais c'était parce que ma petite famille était toujours avec moi, au moins un homme, qui se chargeait de chasser les éventuels gêneurs. Ici... je n'y suis pas depuis très longtemps, et peut-être que, comme de mon vivant, les aveugles rebutent les gens. Ca ne me dérange pas, je suis habituée. J'écoute la description de ce fameux café gourmand, mais j'avoue que ça ne m'aide pas. Je ne comprends pas la moitié des mots. Des... mignardises ? Je crois que ce sont des sortes de petits gâteaux, mais plutôt réservés à la noblesse, comme le café. Enfin de mon temps. Fondant au chocolat, hum je devine à moitié ce que c'est. Une verrine par contre... peut-être une saveur particulière associée à la vanille de la glace ? Quant au spéculoos... ce doit être une épice exotique.

- Ca m'a l'air un peu étrange mais intéressant. Et sans doute hors de prix non ?

Dans une taverne en tout cas, ça aurait facilement coûté plusieurs pièces d'argent. Mais voilà qu'on appelle ma serveuse, que j'excuse volontiers. Ca, ça n'a pas changé, peu importe les époques, il faut travailler. Je reprends donc mon écoute de mon environnement. A en juger par le bruit, cette taverne, ou plutôt ce bar comme on dit, est assez connu. Il y a du monde, et plusieurs personnes complimentent les plats. Ca papote sur l'académie aussi. Il doit y avoir quelques élèves si j'en crois les commentaires sur leur professeur de littérature ancienne. Il doit aussi y avoir quelques uns de ces enseignants qui parlent examens sans trop en dire, au cas où quelqu'un les espionnerait...

Je pose mes mains sur ma table et y passe un peu les doigts, curieuse. Je sens les fibres d'un tissu de qualité moyenne, dans lequel sont brodés quelques petits motifs abstraits. Les bords ne sont pas couverts par cette nappe et je capte très bien les différentes aspérités du bois. J'aime bien cette matière, tantôt lisse, tantôt rude, mais toujours avec une certaine chaleur, comme si l'arbre était toujours vivant. Si je n'étais pas née bohémienne, peut-être aurais-je fait ébéniste. Ca m'aurait plu je pense.

Je remets mes mains devant moi, croisées, alors que j'entends ma serveuse revenir. Comment sais-je que c'est elle ? J'ai retenu son pas, sa façon de marcher vivement mais souplement, avec une certaine détermination. Elle sait où elle va sans hésitation. Et à en juger par ses bruits, elle ne doit pas être bien grosse. Je hoche la tête vers elle pour montrer que je sais qu'elle est là et l'écoute. Tandis qu'elle parle, je l'entends jouer avec un objet qui gratte contre du parchemin. Peut-être qu'elle note quelque chose. Je suppose que celui qu'elle appelle Lepathron est son chef.

- Je veux bien que vous demandiez. Quant à travailler, à part danser et changer, je ne sais pas faire grand chose. A moins que votre sire Lepathron soit intéressé par la lecture des cartes divinatoires peut-être ?

Je sens mes oreilles se dresser sur ma tête quand un boucan leur parvient. Une porte est rudement claquée, je n'aime pas trop ça, c'est fort, et je dois encore m'habituer à cette sensibilité auditive fort importante. Je tourne un peu la tête dans la direction d'où vient le bruit. A en juger par le pas des nouveaux venus, je dirais qu'il s'agit d'un homme assez imposant et d'une demoiselle. Un couple qui veut se faire remarquer ? L'individu souhaitant en mettre plein la vue à sa dame ? Peut-être. Mais ce n'est pas une raison pour être aussi agressif avec une pauvre petite porte qui n'a rien fait à personne.
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Dim 23 Fév 2014 - 14:43

La porte avait claquée avec violence. Tous s'étaient tus pour regarder le couple s'avancer, bras l'un dessous de l'autre. Ca n'augurait rien de bon pour la suite et Annie, se retournant vers le bureau du chef, essayait de voir s'il était là ou non. Et le patron, comme par hasard, avait disparu. Sans attendre que le couple débarque, elle fila discrètement en murmurant à sa cliente aveugle. Je sens que ça va barder, alors restez calme pendant que je vais chercher le patron. Et elle se glissa jusqu'au bureau pour revérifier puis vers la cuisine, en passant par les deux couloirs étroits. Rien au final. La belle blonde se mordille le pouce en pestiférant mentalement. Elle entreprit alors de retourner auprès de sa cliente alors qu'une des serveuse alla accueillir les deux personnes. L'homme lui disait quelque chose, oui, elle était certaine de l'avoir déjà vu quelque part. Annie continua auprès de sa cliente d'une voix plus faible, afin de pouvoir écouter ce que le couple allait demander.

Bien le bonjour ma poulette ! Alors avec ma copine, on veut la meilleure table que vous ayez ici. Et fais rapidement ou sinon je te botte ton joli petit cul de serveuse ! avait-il dit en gueulant, en déversant une vague de silence, de stupeur et d'inquiétude. Annie se stoppa nette devant la belle aveugle et fronça les sourcils d'un seul coup. Elle fit un quart de tour vers la porte d'entrée où sa collègue semblait prête à s'évanouir à tout moments. De quelques pas furieux vers l'avant, elle fit face au gaillard. Et là, le déclic survint en voyant le minois du bonhomme. C'était le jeune élève de tout à l'heure mais...changé. Il n'avait plus ses vêtements de bon élève coincé et ne portait plus de lunette. Au lieu de ça, il avait vêtu un jean troué, une veste de la même matière et un t-shirt violent. Quelques piercings aux oreilles et un, qu'elle avait pu voir furtivement, sur la langue. Excuse-moi mais je rêve pas, tu es le jeune de tout à l'heure ? Macky c'est ça ? Depuis quand on débarque dans un restaurant comme ça et qu'on dénigre les serveuses avec un tel langage ?

Le jeune arrogant sourit et déploya ses belles dents blanches et drôlement pointues, aussi pointues que la mâchoire d'un requin ou des canines d'un vampire. Et d'une voix hautaine et spontanée, il rétorqua à la blonde. Genre, petite conne, tu crois que des êtres apprentis tels que vous pouvez rivaliser avec nous ? N'importe quoi, vous êtes des nazes, des minables. Et comme on dit le client est roi non ? Alors je fais ce que ce que je veux avec les serveuses, pas vrai ma petite Trish !?

La pyromane se contenta de répondre à l'homme avec un geste positif de la tête avant de dangereusement s'approcher de la blonde. Particulièrement de son visage pour l'attraper brusquement, lui lançant un regard noir et gardant son air menaçant. Les mains de la femme chauffait, on pouvait clairement voir que Trish était en train de lui brûler la peau de la blonde avant que Macky, ayant déjà une emprise sur son bras, ne la tire pour l’arrêter. "Tu m'plais, tu serais divine sur un bûcher.". Un sourire narquois apparut sur le visage de celle-ci avant qu'elle ne s'agrippe à nouveau aux bras de Macky. En observant les traces qu'elle venait de lui faire sur ses joues, elle se sentait fière de sa méchanceté. C'était un genre d'avertissement. Évite de me les briser si tu veux pas que je te crame, chose que je ferais avec plaisir, crois moi. Pensée que Trish avait montré avec ses gestes. Elle méchante ? Bien sur que non. C'était aussi une façon de lui montrer de quoi elle était capable. Ou de la taquiner, sans doute.

Macky éclata de rire alors qu'il dévisageait toute la salle. Annie quant à elle, s'était reculée de quelques pas, touchant ses joues rougies et chaudes à souhaits...

   
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Dim 23 Fév 2014 - 21:35
Un silence imposant s'est installé avec l'arrivée des deux nouveaux venus. Je ne peux pas vraiment voir de quoi ils ont l'air, mais, si j'en juge par la tension soudaine, ils doivent être impressionnant. On ne répand pas ce genre d'ambiance très facilement. La serveuse avec moi me murmure qu'elle va voir où se trouve Lepathron. C'est peut-être un garde ou quelque chose s'en approchant. Quelqu'un qui peut gérer la sécurité de la taverne. Je hoche la tête et reporte mes oreilles vers le couple. Une des serveuses vient faire son travail et les accueillir.

J'en ai beaucoup entendu, des hommes qui se croient tout permis et qui traitent les femmes comme des êtres inférieures. Et souvent comme des sorcières quand ils ne peuvent pas les obtenir. Je n'étais pas si mal placée dans ma troupe de bohémiens, car, d'une certaine façon, nous échappions aux autorités classiques et pouvions vivre un peu dans notre propre monde. Mais ça ne nous empêchait pas de voir ce qui se passait autour. Les femmes dociles, soumises à l'autorité de leurs maris, incapables d'agir par elles-mêmes... c'était malheureux, mais nous n'y pouvions rien. Cela dit, nous étions des humains, et à une époque assez reculée par rapport à celle d'ici, de ce que j'ai compris. Alors il n'y a pas vraiment d'excuse à ce genre de comportement.

Apparemment celui-ci choque également ma serveuse attitrée que j'entends revenir vivement vers le couple et invectiver l'homme. Un certain Macky, qui ne semble guère touché par ses paroles. Il m'a l'air bien hautain et méprisant celui-là, très imbu de lui-même. Très supérieur. Le genre de personnes exécrables que je me gardais bien de sauver des griffes de ma Nelsha adorée quand elle sentait qu'elles devenaient mauvaises et s'approchaient un peu trop de moi. Mais elle n'est pas là, dommage.

J'ignore ce qui se passe exactement. Apparemment, la femme fait quelque chose à ma serveuse, et je capte un léger bruit qui me fait frémir. Je le reconnais parfaitement... le son de la chaleur contre la peau qui se met à siffler lorsque le feu commence à l'attaquer... Je m'en souviens très bien. Trop bien. Pourtant il n'y a aucune trace de flammes. Aucun chaleur. En revanche, mon nez détecte clairement l'odeur de la chair calcinée. Pas beaucoup, mais assez pour que ça fasse mal à la personne touchée, j'en suis certaine.

Cela semble faire rire ce Macky, mais pas moi. Je ne suis pas spécialement une protectrice. Je n'ai jamais vraiment défendu la veuve et l'orphelin, n'en ayant jamais eu les capacités. J’apparais comme celle qu'il faut protéger justement, l'aveugle dépendante des autres, même si, dans les faits, j'ai toujours su me débrouiller sans gêner les autres. Mais je ne peux pas laisser quelqu'un potentiellement se faire brûler sous mon nez sans réagir. C'est une mort atroce que je ne souhaite à personne. Et puis... si c'est un pouvoir et que j'ai la possibilité de l'annuler, ça signifie que je peux l'empêcher. Alors je ne vais certainement pas me gêner. Surtout si ça peut enquiquiner ce type qui se prend un peu trop de haut à mon goût.

- Les rois peuvent être renversés.

Je me lève doucement de ma chaise et me tourne vers ce couple agaçant. Je garde mes yeux clos par habitude et les observe avec mes autres sens. Mes oreilles captent leur souffle, leur respiration, leurs battements de coeur aussi. Mon nez m'indique par quels chemins ils sont passés sur le marché, grâce aux odeurs des étals qu'ils ont croisé. C'est presque amusant de voir toutes les informations que j'obtiens en me concentrant un peu sur eux juste avec deux sens. Mais je ne pense pas m'amuser longtemps.

- Personne ne fait ce qu'il veut avec personne, quel que soit son rang. Si vous n'êtes pas capable de comprendre cela, quittez cet endroit.

Je reste debout, quelques pas devant eux, bien droite, mes queues remuant un peu autour de moi. Je pense que je suis assez calme, bien que nerveuse. Je n'ai jamais affronté réellement quelqu'un. Défendue, oui, après que les autres m'aient "attaquée" les premiers. Mais jamais porté le premier "coup". C'est étrange... Cela dit, ça ne me dérange pas vraiment : il y a une menace, et même si je n'en suis pas la cible, je peux considérer que c'est un peu la même chose. Je suis un... professeur après tout, alors il est normal que je défende mes apprentis, non ?


Dernière édition par Haridelle Telmath le Ven 14 Mar 2014 - 11:26, édité 2 fois
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Jeu 13 Mar 2014 - 22:27
Annie les avait invectivée férocement. Au point qu'elle en était fière d'avoir réagit comme ça, comme une protectrice de la veuve et l'orphelin. Toutefois, la serveuse qui se tenait à coté d'elle tomba dans les pommes avant même que quoique ce soit se passe. Elle lui jeta un coup d'oeil rapide, un peu affolé et sentit une sorte de vague bizarre les englober. Une autre d'aura malsaine qui donnait la migraine. Macky lui répond comme un être vicieux jusqu'à la moelle. Il rétorque avec du venin de cobra, il l'insulte et ricane comme une hyène. Soudain, la belle brune aux yeux bleus à ses cotés se rapproche de la serveuse intérim. Sans même qu'elle ne puisse comprendre quoique ce soit, la femme lui chope les joues et de ses mains, lui joue un drôle tour bien bouillant. Si bouillant que la blonde sent sa peau chauffer, se rosir et brûler, tout simplement. Macky retire alors sa "compagne" et la colle auprès de lui alors que celle-ci affiche un sourire satisfait. Du coté de la blonde, elle se caresse énergiquement la joue et résiste pour ne pas gueuler à leurs faces sa douleur. Non, il ne fallait rien montrer quand bien même son visage valait toute les expressions et mots du monde. Et les mots de la violente femme, que voulait-il dire ? Elle l'a prenait pour une sorcière ? Pour une lesbienne ? Rien ne pouvait le dire. Légèrement affolée intérieurement, elle regarda autour d'elle pour voir qui pourrait bien lui venir en aide

...- Les rois peuvent être renversés. fit une voix proche d'elle. Sa tête fit un quart de tour et elle remarqua en un instant que sa cliente s'était levée de sa chaise. Elle faisait face au couple, à ses cotés, les yeux fermés. Annie se ressaisi à nouveau, allant au secours de sa collègue serveuse dans le même temps. Et alors que la cliente leur parlait, l'hautain Macky s'amusait à faire tourbillonner les mèches de sa donzelle, prenant soin au passage de caresser ses lèvres de ses doigts. Et un instant, l'expression du visage de Macky changea du tout au tout. Il avait enlevé son masque de provocation pour afficher un masque sombre, noir et cinglant. Son regard dévisagea la cliente aux queues de renard pendant un bon moment et il finit par rétorquer, sèchement, violemment. ...- T'es...qui toi, vieille garce pour me parler comme ça...? Personne ne fait ce qu'il veut ? Tu crois vraiment à ça ? Tu crois vraiment !? Tu veux que je t'énumère tout ce que j'ai pu faire ici !? Tu n'étais même pas apprentie-déesse ou professeur que je violais déjà les autres repentis. J'ai tué bon nombre de connard d'élèves de cette académie ! Et quand bien même je suis pourchassé par ces enfoirés du conseil d'élève, je suis là ! A FAIRE CE QUE JE VEUX !

Il s'arrête un instant pour reprendre son souffle et se détache des bras de Trish (qui lui manque déjà soit-dit en passant). L'atmosphère devint encore plus malsaine et de petites taches sombres se mirent à apparaître sur le sol. Macky, semblant rentrer dans une profonde colère, continua son dialogue toujours avec la même impulsivité et hargne. - Personne dans ce foutu café de merde ne peut rivaliser avec moi ! Tu vois, grognasse, je suis trois voir quatre fois plus puissants que vous tous réunis. Avec ma Trisheuse ? Mais on vous fait bouffer toute les pissenlits du coin par la racine ! Et toi, tu oses te mettre devant nous, fermant les yeux et nous demandant de partir ? Tu te prends pour qui là !?

Derrière lui, celle qu'il avait appelée "Trisheuse" lui tira la manche violemment et essaya de lui faire une réflexion alors qu'il pétait littéralement son cable - Macky.... Il gueulait toujours et débitait d'énormes grossièretés à l'égard de l'aveugle. Elle tira plus fortement sa manche et il se retourna vers elle- Mais qu'est-ce tu veux bordel de merde, tu vois pas que je suis en rogne là !?. Elle lui colla une grosse claque et lui fit enfin la remarque. - Elle est aveugle, crétin.... Ses yeux pourtant fins d'ordinaire prirent l'apparence de grosses billes bien...hum, grosses. Il se retourna vers la cliente et éclata de rire, au point de taper sa main contre son genoux et de se recroqueviller sur lui-même. - *fou rire* Oh putain, c'est vrai ça en plus ! *rire* C'est une aveugle ! C'est Deus qui se fout de ma gueule c'est ça ? Bien, petite impertinente, vous deux-là, toi l'aveugle et oui, toi la serveuse blondasse. Il pointa du doigt Annie qui n'avait pas vraiment eu le temps de réagir face à son flot de parole incessant. - Je vais botter le cul d'une de vous et kidnapper la deuxième pour qu'on puisse, Trish et moi, s'amuser à torturer. Alors ? Que décidez-vous ? Avant que je ne vous montre ce que je sais faire ?

Les tâches aux sols prirent de l'ampleurs et des yeux jaunes vifs, injectés de sangs apparurent. Annie, devenant plus paniquée encore, souffla à l'oreille de sa cliente. - J'espère que vous êtes assez forte pour vous battre contre eux ? Je suis apprentie-déesse, je ne connais pas encore mon domaine divin mais j'ai quelques enseignements de combats d'épée, ma double-lame est dans mon vestiaire...Je m'appelle Annie. Elle avait racontée tout ça en un murmure rapide à son oreille tandis que Macky trépignait d'impatience tout en caressant les cheveux de Trish...
   
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Jeu 20 Mar 2014 - 11:13
Je ne vois peut-être rien avec mes yeux, mais je crois que je comprends beaucoup plus de choses que ceux qui peuvent toujours s'en servir. Nulle besoin de regard pour capter que l'homme a changé du tout au tout. Je suppose qu'il ne doit pas avoir l'habitude d'être contredit, et que peu de gens lui résistent. C'est sûrement plus facile. Du coup, ça doit le choquer bien plus efficacement que si j'avais essayé de lui taper dessus. Pauvre gamin... je ne bouge pas, je l'écoute s'essouffler tout seul, à prétendre qu'il peut faire ce qu'il veut sans en subir les conséquences. Je penche un peu la tête quand il parle de... viol ? Et de meurtres ? S'il a vraiment fait tout cela, si ce n'est pas juste de l’esbroufe visant à me faire peur, les autorités de cet endroit me semble bien peu compétentes. A moins qu'elles ne soient déjà sur l'affaire ? Je viens d'arriver après tout, et il n'y a aucune raison pour qu'on me communique ce genre de choses.

Pour l'heure, je note juste que j'ai quelqu'un de dangereux en face de moi, de très caractériel aussi, qui n'apprécie pas qu'on lui tienne tête, et qui n'a pour le moment pas eu de réelle opposition à ses actes. Personne ne peut rivaliser avec lui ? Quelle prétention. Ce n'est pas moi qui vais prétendre le contraire, je ne sais pas me battre, mais j'ai au moins la présence d'esprit de le reconnaître et de savoir que, quoi qu'il arrive, il y a toujours plus fort que soi. Et s'il me suffit de le toucher pour l'affaiblir, comme ma Nelsha, cela peut suffire pour qu'une autre personne le mette hors d'état de nuire de manière plus efficace.

- Oui, j'ose. Je n'ai pas peur d'êtres aussi prétentieux et pitoyables que vous. Vous me faites presque de la peine.

Bon je mens un petit peu, bien sûr que j'ai peur. Je ne suis pas dans la meilleure des situations. Mais ça ne sert à rien de l'avouer. Et je suis assez sincère, il me fait vraiment de la peine, ce pauvre homme à se croire aussi fort et au dessus de tout. A exploser ainsi pour une simple demande de sortie. Il doit être bien malheureux en fin de compte. D'ailleurs il n'arrête pas de m'insulter avant que son amie n'arrive à attirer son attention pour lui faire remarquer mon état. Lequel semble grandement l'amuser. Allez savoir pourquoi. Peut-être pense-t-il que c'est plus facile d'avoir une personne privée de la vue ? Je n'en suis pas si sûre.

Et le voilà qui nous menace, ma serveuse et moi-même. Il ne s'agirait que de moi, je pense que je me contenterais de partir et d'aller trouver une autorité quelconque. Il doit bien y en avoir par ici. Une sorte de surveillant ou de garde. Mais il y a la jeune fille dans l'histoire, et ce serait honteux que je l'abandonne face à cette brute stupide. D'ailleurs elle-même me chuchote à l'oreille ses espoirs. Dois-je lui avouer que je ne sais pas me battre ? Non, la pauvre risquerait de paniquer. Elle-même n'a pas l'air très douée dans les épreuves de force, encore qu'il semblerait qu'elle sache se battre un minimum à l'épée. A deux, on devrait s'en sortir. Je peux faire diversion après tout et lui donner une bonne occasion.

Je hoche un peu la tête en lui répondant de la même façon, vite et bien.

- Je ne sais pas me battre, mais je peux affaiblir la personne que je touche le temps que vous la mettiez hors d'état de nuire. Essayez juste de l'assommer, je ne veux pas sentir l'odeur du sang aujourd'hui. Et je m'appelle Haridelle.

Ni les autres jours d'ailleurs. Le sang a une odeur si forte et désagréable... et il est trop synonyme de souffrances. Je n'aime pas ça. Et puis, ce n'est sans doute pas de sa faute si cet homme est aussi méprisant. Il a sûrement dû subir je ne sais quelles épreuves qui l'ont rendu comme ça. Il me fait vraiment pitié le pauvre. Je l'observe, les oreilles vers lui, ses odeurs agressives dans le nez. Il n'est pas très loin. En tant que bohémienne et ancienne danseuse, j'ai une bonne agilité, et ma mort n'a pas eu l'air de diminuer cela, au contraire. Je devrais pouvoir l'approcher et le toucher.

- Je décide que vous ne ferez rien de tout cela.

Clair, simple, concis. Pas aussi sûr et ferme que je l'aurais voulu, mais ça tient à peu près la route. Je préfère ne pas lui laisser le temps de la réflexion et bondit aussitôt vers lui. J'ai beau être aveugle, je sais parfaitement où il se trouve par rapport à moi, et je tends une main pour lui toucher la main. Plus qu'à espérer que mon pouvoir se déclenchera vite et qu'Annie sera tout aussi rapide pour en profiter. Quant à cette Trish... il lui faut toucher quelqu'un également j'ai l'impression pour brûler, alors dès qu'elle m'effleurera j'ose croire que mon propre don s'occupera de diminuer le sien suffisamment pour m'éviter de faire une crise de panique. Être encore brûlée... je ne le supporterai pas.


Dernière édition par Haridelle Telmath le Mar 1 Avr 2014 - 13:40, édité 1 fois
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Jeu 20 Mar 2014 - 16:26
L'aveugle s'appelait donc Haridelle. Annie était contente de connaître son nom car c'était, parmi les froussards présents dans la taverne, la plus courageuse pour défier Macky et Trish. Il y avait moyen qu'ils puissent, à eux deux, gérer ce trouble-fête et ce, même si des tâches bizarres apparaissaient tout autours d'eux, incrustés de yeux jaunes d'un glauque exacerbé. Affaiblir quelqu'un ? Si c'était son don, c'était quelque chose d'intéressant, de quelles manières ? Ça, Annie le saurait en temps voulu.- Bien, alors faisons en sorte qu'ils ne fassent plus de mal à personne... Macky continuait de sautiller sur place en faisant un décompte sur ses doigts. Quant à Trish, elle s'était mise à l'écart, d'au moins deux trois mètres et arborait un malicieux sourire. C'était étrange. Haridelle se mit alors face à Macky et déclara que le fou furieux n'allait rien pouvoir faire de tout ce qu'il avait prévu. Une fois qu'elle eut terminée sa déclaration, elle bondit sur Macky, la main tendue vers lui. Annie, pas aussi réflexe qu'elle, fonça de même vers Trish pour essayer de la bloquer si jamais celle-ci allait combattre. Mais d'un seul coup ! Macky éclata de rire, les bras tendus vers le ciel et bondissant d'un pas en arrière en voyant arriver la renarde à neuf queues. - MOUAHAHAHA. Le piège est activé mes chéries. Il tira la langue aux deux filles.

Des bras sous forme d'ombres frivoles se levèrent du sol. Englobant en un instant les protagonistes du combat, ils formèrent un dôme noir tout autour d'eux. Macky, Trish, Haridelle et Annie y étaient à présent enfermés. L'apprentie-déesse s'arrêta nette devant Trish tandis que Macky fit une rapide balayette à Haridelle. Puis, croisant les bras, il recula et leur expliqua sur un ton des plus sinistre. - Nous sommes maintenant enfermés dans ce que j'appellerai "Le dôme folâtre". J'vous explique mes belles, ce dôme ne dure que quelques minutes tout au plus mais vous allez commencer à avoir mal au crâne, très rapidement, ensuite, ne vous plaignez pas, vous aurez quelques hallucinations j'crois. J'sais pas, je peux pas voir ce que vous voyez mais d'après ce qu'il paraît, ce sont des choses qui ont un rapport avec votre...passé. Annie rétorqua sous cette idée débile à souhait. - T'crois que c'est aussi simple que ça !? De nous balancer ton explication débile ? Si nous sommes enfermés dedans, nous pouvons nous échapper quand nous le voulons ! Ce dôme est n'est pas vraiment large. A peine deux mètres de diamètre à vu d'oeil!

Trish se rapprocha de Macky et lui souffla quelques mots dans l'oreille. Celui-ci l'écouta attentivement et finit par pousser sa belle de l'autre coté du dôme en répondant par un - Oui, mieux vaut que tu partes, le dôme ne t'épargnera pas alors je "te laisse partir". Trish disparut en un éclat et Macky continua son explication, en faisant une légère moue tout de même. - Non, seul bibi décide de qui part pendant ces quelques minutes. Mais vous s'rez trop occupés par les hallucinations qui peuvent ou non être réels, je vous laisse la surprise. Annie commençait à avoir la migraine à parler avec cet incongru, l'atmosphère était pesante et elle en avait marre. Elle se sentait étouffée. Et ses yeux, brouillés, plissés se mirent à voir une étrange silhouette. Une silhouette noire posé au coté de Macky, arborant une écharpe rouge et une coupe de cheveux au carré qu'elle pouvait reconnaître en mille ! C'était elle. La déesse de la Malchance. La femme qui avait ruinée la vie humaine d'Annie. Celle qui était responsable de tout.

Dans le même temps, pour Haridelle, des flammes jaillissaient des deux cotés de Macky. Une silhouette féminine était attachée sur l'une d'entre elle et elle semblait murmurer quelques mots...pour sa fille. Ses mots n'étaient qu'un gargouillis glauque accompagné du grésillement de la peau cramoisie. Sur l'autre bucher, on pouvait y voir clairement un tas de cadavre de chats, brûlant tous en même temps, miaulant de détresses à l'égard de leur maîtresse. Une sorte de fumée se dirigeait vers les narines d'Haridelle.

Macky, toujours les bras croisés, se mit à faire pic et pic et colégramme pour savoir celle qu'il allait kidnapper. Finalement, alors que les deux filles se confrontaient à d'étranges hallucinations, il fit son choix : Annie Vangeline. Il sourit doucement et déclara son choix à haute voix. - Ce sera toi Annie ! Je t'ai choisi.
Mais Annie faisait face à un pan de son passé et, n'étant plus concentrée du tout, elle n'entendit pas ce qu'il venait de dire. Elle bredouilla constamment ces quelques mots - Tout est de ta faute...Tout, tout. Tout est de ta faute, tout...

Pendant ce temps, Macky, joyeux, marcha vers Annie, se désintéressant totalement d'Haridelle....

   
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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Mar 1 Avr 2014 - 13:53
Ma serveuse a l'air d'être du même avis que moi. C'est dommage d'entendre qu'apparemment nous ne sommes que deux à vouloir nous opposer à ce duo d'agitateurs. Mais bon... on fera avec. On n'a pas le choix de toute façon. La femme me semble s'être un peu éloignée, mais je doute fort que ce soit nous qui lui faisions peur. Son compagnon a l'air de sautiller sur place, il doit préparer quelque chose... Cependant je n'attends pas de savoir quoi pour agir. Hélas je finis par le savoir bien assez tôt tandis qu'il recule pour m'éviter. Un piège ? Je ne sens rien de particulier, seulement quelques mouvements vagues et amples autour de nous. Quelque chose qui nous entoure, nous enferme ?

Je n'en suis pas moins attentive. Je sens que ce Macky m'attaque. Je suis peut-être aveugle, mais j'ai une très bonne agilité, et parviens sans trop de soucis à bondir en arrière pour éviter de me retrouver à terre. Je ne détecte pas de différences particulières, le sol reste aussi solide que d'habitude, les bruits tout à fait normaux. J'ignore ce qu'il a fait mais je me méfie. Il a l'air assez fou pour faire n'importe quoi. Tout comme assez bête pour perdre son temps à parler et expliquer ce qu'il fabrique. Ca doit être une caractéristique d'homme... ils aiment s'entendre parler. Et bien, pour ma part, je ne vais pas rester plantée là à écouter pendant que son pouvoir s'installe.

Pendant qu'il parle, je me lance à nouveau à l'attaque, essayant de le toucher, autant avec mes mains que mes neuf queues. Puisque ça fonctionne aussi avec elles, autant en profiter, et il y en aura forcément une pour entrer en contact avec sa peau. De plus, s'il veut me repousser, il devra forcément lui-même me toucher. Donc j'arriverais bien à un moment ou un autre à annuler son pouvoir. J'ignore si ça suffira pour faire disparaître ce qu'il a créé, mais de toute façon je n'ai pas d'autre possibilité d'action alors...


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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Jeu 15 Mai 2014 - 17:48
Annie était totalement bouleversée. Ces visions étaient tant émotives qu'elle ne savait plus quoi faire. Elle avait oubliée la stratégie d'attaque qu'elle avait mise au point avec Haridelle, sa cliente aveugle aux queues de félins. Pourtant, cette femme ne semblait pas être désavantagée par la vision de folie de Macky. Non, on aurait dit que le pouvoir de fou n'avait aucune emprise sur elle. Les larmes aux yeux, la blonde essaya de reprendre son sang-froid. Quelques sanglots s'échappèrent alors que sa voix diminuait d'intensité. Le mal de tête qui commençait à germer en elle la faisait allègrement chier. Et pourtant, elle devait combattre ce débile de repentis. - Je ne resterai pas une chose fragile qui ne sait pas combattre. Non, je me suis entraînée bon sang. Avec Lev, avec Sariel. Ce n'est pas toi, le crétin fou à lié, qui va me faire perdre la raison.

Alors qu'Haridelle attaquait une nouvelle fois, de ses queues fort habiles, Annie se lança aussi. Macky, toujours aussi déraisonné, souriait alors qu'il prenait un coup de queue dans le ventre. N'y voyez rien de pervers en cette phrase, hein. Et là, instantanément, la "cloche de la folie" se brisa en milles morceaux. Formant des flocons de neiges violettes, elle tourbillonna dans le bar tandis que Macky tirait une gueule de six pieds de long. - JE NE SUIS PAS UN HEROS ! Sérieux...J'ai des abdos en béton, j'ai pas eu mal. Un peu, j'sais pas, ta queue - là, machine - elle fait mal, un peu mais t'm'as fais quoi là ? Pourquoi mon dos est aussi écrouté.non, écourté ? Ce serait ton domaine c'est ça ? OH OUI, c'est ça, je le sens, dans tes yeux...non, dans tes seins. T'as pas de yeux, vas acheter du shampoing, non mais allo quoi ! divaguait-il alors qu'il sautait en arrière pour éviter les coups suivants. Annie, fronçant les sourcils, rageait intérieurement et alla enfin mettre son offensive au point. Déchirant sa robe de serveuse sur le coté, elle se mit à courir aussitôt en la direction du débile. Le poing serré, elle profita qu'il soit dans son délire éternel pour lui donner un coup au visage.

Sauf que...Folie ou agilité, le brun ténébreux esquiva le coup de quelques centimètres à peine et saisit l'apprentie-déesse par la taille. Annie essayait de se débattre de toute ses forces, tapant sur sa tronche, sur ses épaules, bougeant les pieds aussi. Mais aucun effets ne parvint, on aurait dit qu'il était fait d'acier trempé. Il riait à voix haute, en reculant doucement. Puis, poussant la porte du talon, il toisa du regard l'aveugle cliente et lui lança. - Bien, poulette féline, je te met au défi de me rattraper. T'vois "Alerte Cobra" ? Cette série de merde fait pour les vieux de 50 balais ? Et ben, on va en faire une variante. Cours-moi après, essaie de me rattraper de me latter si tu veux. Mais le point de départ, c'est ce bar, le point d'arrivé, c'est ma demeure secrète : Le temple maudit. Tu vois où c'est ? Si tu as le pif d'une chatte, tu pourras facilement m'y retrouver j'imagine ? Alors, tu es prête ?

L'apprentie-déesse se débattait toujours aussi furieusement. Telle une harpie, elle assénait des coups de ses serres pour charcuter la peau de Macky à vif. Mais il n'en fut rien. Elle gueula aussi. Comme une femme bien évidemment. - Lâche-moi sale pourriture ! Lache-moi la grappe au lieu de faire une fixette sur moi, bordel de merde. Puis, Macky pelota ses fesses et finit par donner un coup du plat de sa main dans le coup de la belle. - Taggle. Et la belle au bois dormant s'endormit profondément. Le "preux" chevalier sortit alors en gueulant à pleins poumons. - Rattrape-moi femme OU ELLE MOURRA.

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Re: Un égarement aux conséquences imprévues - Mer 2 Juil 2014 - 19:58
Un rp qui promettait de devenir encore plus intéressant. Dommage qu'il se termine de la sorte. Mais bon, un départ reste un départ. Bravo quand même.

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Un égarement aux conséquences imprévues
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