Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Cold corpse [PV Caleb]

 
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Cold corpse [PV Caleb] - Sam 25 Jan 2014 - 0:07
Je me réveille en sursaut.
J'ai mis 3 heures à m'endormir, et après 5 minutes de repos, un cauchemar s'est déjà immiscé dans mes songes. Le souvenir de mes parents me hante, le souvenir de ma mort me harcèle, le souvenir de cette arrivée chaotique me traumatise. J'agrippe ma couverture et l'enroule autour de mon corps frigorifié, tout en regardant ma nouvelle chambre, qui manquait encore cruellement de personnalisation. Je me balance d'avant en arrière, repensant à ma sensation de chute lorsque je me suis endormi dans la neige, il y a moins d'une journée.

Ma vie s'est arrêtée d'une façon terrifiante, avec la morsure de ce froid qui m'est pourtant si familier, mais qui a finit par me retirer le souffle. Depuis, j'ai l'impression de toujours être dans cette montagne, effondré dans la poudreuse, gémissant de tout mon être pour tenter de réparer mes côtes cassées. Tout ceci semble si irréel... Je ne sais même pas si je dois remercier le destin ou si je dois me morfondre sur mon sort.
D'un côté, on m'a permis de rester en vie, mais en échange, on a m'a tout retiré.

Je grelotte, je claque des dents, le seul contact de mes pieds sur mes cuisses est une torture. Je saute hors du lit, et m'avance à pas de loups vers le radiateur, que j'avais repéré depuis le début, mais que je n'osais pas allumer. Je le tourne d'un mouvement saccadé par mes tremblements, et remarque qu'il est déjà au maximum.
Je plaque mes mains sur le métal chaud, mais une vive douleur me fait sauter en arrière. La différence de température entre ma peau et le chauffage est telle que j'ai eu une sensation de brûlure.
Cette situation n'est pas normale, je suis blotti depuis des heures sous une couverture épaisse et mon radiateur tourne à plein régime. J'ai l'impression d'être mort et que mon corps n'est plus qu'un cadavre froid...

J'ai déjà vérifié plusieurs fois, mon cœur bat encore, et mon pouls ne me semble ni trop rapide, ni trop lent. Je commence doucement à paniquer, mon hésitation est exprimée par des allers-retours hasardeux entre mon lit et la porte de ma chambre.
Finalement, je me décide à la pousser, emportant mon écharpe fétiche, et pénètre dans le couloir pour aller à la recherche d'une infirmerie. Sur le moment, l'idée qu'elle soit fermée, qu'il n'y en ait pas ou que je me perde ne me traverse même pas l'esprit, je préfère me concentrer sur le carrelage gelé que foule mes pieds au bord de l'engelure.

Une fois quelques couloirs traversés et quelques panneaux d'indications passés, je finis par me perdre, incapable de trouver un repère dans ce dédale.
Sur le coup, je cherche une personne susceptible de m'aider et j'oublie qu'il est sans doute passé minuit. Mais par un merveilleux hasard, une silhouette s'engage dans un couloir et s'avance vers moi, décrivant de grandes ombres sur les murs. J'enroule mes bras autour de ma taille, à la fois pour me réchauffer et pour me donner une contenance, et m'approche de l'inconnu, parlant, comme d'habitude, à travers mon écharpe :

- Excusez-moi, Monsieur, l'infirmerie, s'il vous plait ?

Le pénombre ne me permet pas de bien voir son visage, et lui donne un petit aspect lugubre. Je détourne le regard et lance, comme s'il pouvait faire quelque chose :

- J'ai trop froid et je trouve pas ça normal.
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Re: Cold corpse [PV Caleb] - Dim 26 Jan 2014 - 21:23

Cette nuit-là, le sommeil lui faisait défaut. A-vrai-dire, cela faisait quelques temps que Morphée le boycottait. Le petit avait beau l'aguicher, rien à faire. Ses pensées qui s'entremêlaient derrière ses paupières ne l'aidaient en rien. Se retournant une énième fois sous ses couvertures, un grognement força le barrage de ses lèvres. C'était chiant. Terriblement chiant d'attendre ici à ne rien faire et à penser. Penser qu'il ne pourrait pas revoir son père d'ici tôt. Le but qu'il poursuivait semblait chaque jour lui glisser un peu plus entre les doigts. Exaspéré. Il se retourna encore une fois dans un râle plaintif. Ses paupières s'entrouvrirent, fixant un plafond qu'il ne pouvait pas voir. Caleb resta ainsi quelques instants, le temps que ses yeux s'habituent à l'obscurité. Petit à petit, il commença à discerner des ombres auxquelles son imagination prêtait des visages humains. Une grimace déforma son visage d'ange. Effrayant. Ha ça non, ces visages fantomatiques ne lui plaisaient pas du tout. D'un bond, Petit Prince se retrouva dressé sur ses gambettes, droit comme un piquet. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche, il n'avait apparemment pas l'intention de se faire de vieux os ici. Deux minutes plus tard le voilà le nez dehors en train de gambader là où son flaire le guidait. Au début, en pyjama, pieds nus, à déambuler dans les couloirs tel un petit hyperactif, il se sentait un petit peu con. A 23h30. Ouais, il se sentait con, mais qu'importe, personne n'était là pour l'observer guetter chaque ombre qui lui semblait suspecte. Un peureux, oui.

Caleb avait beau mettre un pied devant l'autre, il n'arrivait pas à chasser les doutes qui ternissaient son esprit. Le garçon avait accepté ce qu'il était devenu rapidement. Il l'avait avalé si rapidement qu'à présent cette perspective lui remontait. Lui, il aurait voulu mourir pour de bon. Goûter à ce "rien" dont tout le monde parlait. Ce "rien" qui lui était refusé. L'idée que son père ait eu le même destin lui effleura l'esprit, sans doute ce qui l'aidait à garder toute sa tête. L'adolescent n'avait pas encore pris le temps de faire connaissance avec ses congénères et il se sentait terriblement seul derrière ses allures de joyeux luron. Dans ces moments-là, il n'avait qu'une envie : foutre un bordel pas possible pour évacuer le trop plein de tensions qui lui tordait les entrailles. Fort heureusement pour lui, ce soir-là ne sera pas que bercé de solitude et de remords incongrus. Une autre âme errante allait rencontrer son chemin, pour le meilleur ou pour le pire, tout était à craindre avec ce garçon ; bien qu'il ne soit pas quelqu'un de méchant. Les minutes avaient filé à une vitesse déconcertante. Le jeune homme semblait avoir perdu toute notion du temps alors qu'il resserrait nerveusement son gilet contre lui. Le sol agressait la plante de ses pieds devenue beaucoup trop froide. Evidemment, mettre des chaussettes ne lui avait pas effleuré l'esprit ! Idiot. Il se gifla intérieurement pour son manque de jugeote. Lorsqu'une petite voix le sortit de ses déboires psychologiques. Arquant un sourcil, ses mirettes cherchèrent la provenance de ce bruit pour tomber sur un petit d'homme. Il le fixa un instant, cette même gueule perplexe qui ne semblait pas vouloir le quitter. D'ailleurs, il se gratta la tête un instant, le temps de connecter ses neurones je présume...

_ Hum.. L'infirmerie Heu...

Le voilà qui bataillait avec lui-même. L'infirmerie. Ce mot lui disait vaguement quelque chose... Maintenant où elle se trouvait il n'en avait fichtrement aucune idée. Celui-ci détaillait les multiples chemins possibles, attendant je ne sais quelle illumination qui lui indiquerait le chemin à suivre... Mais rien ne lui tomba sur la tête. Il s'avisa et reporta son attention sur son vis-à-vis qu'il n'arrivait pas correctement à discerner. Fichue obscurité, 'tain.

_ Je pense que ça doit quelque part, par... LA !

S'écria t-il en pointant du doigt une direction au pif. Il ne savait pas qui était ce garçon, mais en tant que narrateur tout ce que je peux c'est qu'il se trouvait dans une merde pas possible. Une fois que le golbut vous attrape, il ne vous lâche plus. D'ailleurs un grand sourire étira ses lèvres, le petit n'était plus seul et cette idée le ravissait, bien qu'il venait de répondre à ce garçon comme s'il n'en avait rien à foutre de l'envoyer dans le pire endroit du pensionnat. Néanmoins, il sembla pris d'un soupçon de remords et serviable, reprit la parole dans un élan de gentillesse :

_ Tu veux que je t'accompagne ? J'te connais pas, mais t'as pas l'air en grande forme. J'voudrais pas que tu t'écroules au milieu du couloir. Ok ? Allez on y va !

A ses mots, Caleb attrapa le bras de son nouveau pote et l'entraîna dans la direction qu'il avait désigné. Il n'avait aucune idée d'où il se dirigeait, mais ça il s'en foutait. Le fait que ce gars avait sûrement un réel besoin de se rendre à l'infirmerie ne le dérangeait pas non plus. Même si paradoxalement, le jeune homme avait tenu à l'accompagner. Un comportement pour le moins étrange, mais auquel je m'étais habitué. De puis le temps que je le stalke après tout. Innocemment, il posa ses yeux sur son acolyte et s'exclama joyeusement :

_ Au fait, moi c'est Caleb. Et toi ?
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Re: Cold corpse [PV Caleb] - Ven 31 Jan 2014 - 23:46
- Hum... L'infirmerie... Heu...

Son hésitation ne me dis rien qui vaille, et mon cerveau me hurle déjà de tourner mes talons dans un remerciement poli. Mais avant que je prenne ma décision, il lance :

- Je pense que ça doit quelque part, par... LA !

Je lâche un « shhhhh ! » par réflexe, il a parlé tellement fort que sa voix a résonné dans tout le couloir. Si un surveillant nous chope, on est cuits...
Ça se voyait tellement qu'il n'avait aucune idée du chemin que c'en était presque comique, et j'hésite franchement à lui fausser compagnie et à marcher dans la direction contraire.

- Tu veux que je t'accompagne ? J'te connais pas, mais t'as pas l'air en grande forme. J'voudrais pas que tu t'écroules au milieu du couloir. Ok ? Allez on y va !

Bizarrement, malgré ces mensonges puérils et pathétiques, le semi-adulte réussit à attirer ma sympathie, et je le laisse avancer devant moi, le suivant en grelottant et en souriant. Le ton de sa voix, son caractère qui doit sans doute ressembler un peu au mien en plus boute-en-train... Le peu que j'ai vu de lui ne me donne pour l'instant qu'une image positive. Pris d'un élan, il m'attrape par le bras et me tire vers l'inconnu.
Les joues rouges, je fixe sa nuque, épiant la prochaine plaisanterie, et oubliant pendant quelques temps cette fameuse infirmerie.

- Au fait, moi c'est Caleb. Et toi ?

Son côté social me rassure, et je réponds du tac au tac mon prénom, oubliant presque moi aussi qu'il fait nuit et qu'il faut baisser le volume. Je décale ma tête sur le côté et regarde le chemin qu'il emprunte.
Une porte blanche, sobre, nous attend au bout du couloir, avec un petit panneau avec marqué « infirmerie » dessus. Je reste bouche bée, puis je regarde Caleb en souriant, toujours la bouche ouverte.

- Vous connaissiez vraiment le chemin ou c'est juste un hasard ?

Je n'attends pas la réponse et je tire sur son bras pour qu'il me lâche, et avance vers l'entrée en enveloppant mon corps de mes bras. Je saisis la clenche, l'abaisse rapidement, et secoue frénétiquement la porte en m'apercevant qu'elle est fermée.
Je me retourne en râlant et lève les yeux vers mon guide :

- Pas de chance.

Je sais qu'il va profiter de ce silence pour dire une bêtise, alors je ne lui laisse pas en placer une :

- Vous avez des draps supplémentaires à me prêter ?

Spoiler:
 
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♦ Combien de rides ? : 26
♠ Petits messages : 578

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Re: Cold corpse [PV Caleb] - Jeu 22 Mai 2014 - 13:55
Le rp à finit par chopper un rhume et succomba donc de ce petit rhume, triste fin pour un rp.
Oliver : 140 xps
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Cold corpse [PV Caleb]
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