Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Seules... à deux

 
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Re: Seules... à deux - Jeu 30 Jan 2014 - 2:27

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Arsen écoutait attentivement sa compagne en continuant sa tache quand elle s'interrompit brutalement. Elle la regarda sans bouger, attendant une suite qui ne vint pas, au lieu de ça, la jeune femme se releva, criant presque dans le vide devant elle. La demoiselle l'observa, étonnée, sa brosse toujours à la main. Elle devait surement s'adresser à la voix dans sa tête, la fameuse Lilith, mais qu'est ce que la démone avait bien pu lui dire pour la mettre dans cet état? Sa présence la gênait? Ou plutôt ce que Yoko risquait de lui dire?

La demoiselle au regard d'azur prit un air gêné en rosissant et fixa ses pieds pendant qu'elle bafouillait quelques explications. Elle avait raison, elle parlait bien d'elle à la démone imaginaire et la discussion semblait avoir été tumultueuse. Pourtant elle était mignonne comme ça avec cet air gêné sur son joli minois et ses joues empourprées... Sitôt cette pensée lui traversa l'esprit qu'elle détourna le regard. Yoko voulait s'ouvrir à elle, lui parler de tout, d'elle... Ce serait bien la première, Perle lui avait beaucoup parlé, tous les soirs pendant un an. Elle lui avait parlé de son besoin de liberté, de son désir de mourir et de plein d'autre chose mais au final elle n'avait jamais rien dit sur elle, sur sa vie, sur son passé... L'empoisonneuse ne connaissait même pas son vrai nom, Perle n'étant que son nom de scène, normal dans sa profession.La belle brune s'était en quelque sorte jouée d'elle, lui donnant l'illusion d'une compagnie en la laissant seule avec elle-même.

Personne ne lui avait accordé une aussi pleine confiance qu'en cet instant et ces paroles la touchaient. Son cœur se mit à battre plus rapidement tandis qu'une douce chaleur semblait se répandre sur son visage, colorant légèrement ses joues. Yoko voulait être son amie et ça ne serait pas une pure création de son esprit qui allait l'en empêcher. Arsen posa la brosse sur le bord du bureau et s'approcha de la jeune femme. Elle était très belle, le visage empourpré, peut-être regrettait-elle ses paroles? Avait-elle honte d'avouer qu'elle désirait se confier, qu'elle ne voulait à tout prix plus être seule? L'apprentie déesse hésita une fraction de seconde avant de se décider à suivre son instinct. Au diable ses doutes, ça n'avait pas la moindre importance, tout ce qu'elle désirait c'était être auprès de son amie.

Elle prit délicatement une mèche d'argent qui tombait devant son visage et la déposa derrière son oreille avant de plonger son regard de sang dans les flots turquoises du sien. L'albinos la regarda quelques secondes qui parurent être une éternité puis, très lentement, dans un geste empli de douceur, elle la prit dans ses bras frêles. Elle sentait les battements du cœur de sa compagne contre sa poitrine, sa chaleur à travers ses vêtements, c'était très agréable. La jeune fille savourait la douce odeur de sa compagne, désireuse que ce moment ne s'arrête jamais. Elle se mit sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur, glissa lentement une main dans ses cheveux et lui murmura d'une voix très calme à l'oreille.

" - Toi seule peux décider de ce qui est bon pour toi Yoko. Ne laisse personne choisir à ta place, même pas moi." La demoiselle sourit avec une tendresse qu'elle ne se connaissait pas. " Tu n'es pas obligée de dire quoi que ce soit, mais je ne t'apprends rien... "
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Re: Seules... à deux - Jeu 30 Jan 2014 - 15:04
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J’étais gênée comme rarement je l’avais été, pour une raison que je ne saisissais pas, cela m’arrivait souvent lorsque j’étais avec elle. Je n’étais pourtant pas le genre de fille à rougir et être gênée pour si peu, même avant que je ne change, alors pourquoi ? Pourquoi me faisait-elle cet effet-là ? Et pourquoi je me refusais de me voir séparée d’elle ? Je ne pensais pas un jour ressentir tel sentiment envers qui que ce soit, je m’étonnais moi-même d’en être arrivée là, mais au fond, une fois l’impression désagréable d’être faible et vulnérable passée, c’était plaisant d’être dans cet état, d’avoir quelqu’un avec qui l’on veut être et que l’on veut protéger.
 
La belle albinos vint se mettre devant moi, enlevant une mèche tombant sur mon visage avec une grande délicatesse, avant de plonger son regard de sang dans le mien. Ce contact ne dura que quelques instants, mais il me sembla durer bien plus, la douceur et la couleur de ses yeux, me faisant me perdre en eux. Alors que je m’égarai dans ses yeux, je fus très agréablement surprise par son geste, avec tendresse et douceur, elle me serra dans ses bras, me faisant rosir encore plus avant de la serrer contre moi. Mon cœur s’accéléra à cette étreinte, je me sentais bien ainsi contre elle, je ressentais la chaleur de son corps, son odeur et je n’avais qu’une envie, que ce moment ne s’arrête jamais, que nous restions ainsi, ensemble sans jamais se quitter.
 
Elle glissa l’une de ses douces mains dans mes cheveux en approchant ses lèvres de mes oreilles pour me murmurer des mots qui firent monter en moi une vague intense de sentiment. Mon comportement et ces autres personnalités en moi ne semblaient pas la déranger et encore moins l’effrayer, elle m’encourageait même à les affronter, à ne pas me laisser influencer par elle. Pour une raison qui m’échappait, des larmes commencèrent à couler le long de mes joues, ces mots me rendaient heureuse, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Je resserrais mon étreinte, posant ma tête sur son épaule, comme pour masquer ces larmes, je remarquai en faisant cela son magnifique sourire empli de tendresse que je n’avais encore jamais vu, ce dernier me réchauffa le cœur, me faisant sourire tout en continuant de pleurer. Je lui répondis d’un petit merci timide, un peu étouffé par mes larmes.
 
Je me sentais si faible et vulnérable à cet instant, mais tout cela n’avait pas d’importance, je me sentais bien, heureuse et je ne voulais pas me séparer d’elle. Je me demandais comment j’avais pu en arriver là, la veille, j’étais encore froide et distante avec tout le monde, y compris-elle et aujourd’hui, je me retrouvais à pleurer de joie dans ses bras. Tout était si incompréhensible en ce moment, ma vie venait-elle de prendre un nouveau tournant guidé par cette jeune femme ? Ce n’était pas impossible, après tout je ne m’étais jamais sentie ainsi, ce devait être un signe inévitable de changement. C’est désireuse de lui faire connaître mes sentiments que je repris la parole d’une voix timide.
 
« - Je veux rester avec toi et c’est ma décision, je ne laisserais personne me séparer de toi. Je… je ne veux pas te perdre ou être éloignée de toi… jamais. » 
 
À ces mots, je rosis encore plus, la serrant en même temps plus fort contre moi, en faisant bien attention de ne pas lui faire de mal. J’enfuis mon visage dans son cou pour cacher ma gêne et mon visage empourpré et je me surpris à sentir sa douce odeur et à fermer les yeux, profitant au maximum de cet instant si précieux.
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Re: Seules... à deux - Ven 31 Jan 2014 - 22:49
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Arsen n'avait pas peur. Pourquoi serait-elle effrayée par quelque chose qui n'existait pas? Ces monstres horribles que lui peuplait la tête de sa compagne n'existait que dans son imagination, et bien que tout puisse arriver dans cette académie, l'albinos trouvait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, pas pour le moment. Elle aurait du être troublée par la santé mentale visiblement défaillante de son amie mais non, des gens étranges ou à moitié fous elle en avait vu toute sa vie. Ne fallait-il pas être un peu dérangé pour vouloir tuer quelqu'un pour de l'argent? Décidément, elle n'en avait rien à faire que Yoko soit folle. La folie n'était pas une maladie contagieuse, en tout cas qu'elle croyait. Peut-être même que cela contribuait à la rendre si spéciale...

Yoko lui rendit son étreinte avec ardeur, comme si elle ne voulait plus jamais la lâcher et ça n'était pas pour déplaire à la jeune fille aux cheveux de nacre. Elle sentait chaque pulsation de son cœur, chacun de ses muscles se contracter pour la serrer plus fort contre elle sans jamais lui faire mal. Son odeur était agréable, l'empoisonneuse ferma les yeux, apaisée et eut un petit sourire pour elle-même. C'était elle qui était censée rassurer la demoiselle, pas l'inverse. Après un instant, elle s'aperçut que la respiration de son amie était plus saccadée et sa chemise lui semblait humide à l'endroit où était posé son visage. Arsen prit la jeune femme aux yeux bleues par les épaules et l'écarta d'elle fermement mais sans brutalité avec un regard horrifié.

" - Mais tu pleures?! J'ai dis quel..."

Était-ce sa faute si elle pleurait? Avait-elle fait quelque chose qui l'avait blessée? L'albinos ne voulait surtout pas que ces larmes perlent sur son joli visage, elle ne voulait pas lui faire de mal. Elle était en proie à une panique intérieure quand elle vit un sourire naître derrière les gouttes d'eau salée qui trempaient son minois. Elle fit une moue mécontente et fronça les sourcils avant de lui mettre une toute petite pichenette sur le bout du nez.

" - Tu.. Tu n'as donc pas de parole? Tu m'as promis de ne plus pleurer quand tu es heureuse..."

Arsen la lâcha et baissa le regard. Elle n'était pas honteuse, non, elle avait envie de le lui dire, c'était seulement qu'elle n'arrivait pas à soutenir son regard d'azur. Elle laisser échapper ses mots dans un grondement contrarié.

" - Je n'aime pas te voir pleurer..."

N'empêche, l'entendre dire qu'elle voulait rester avec elle et ne plus jamais la quitter avait emplit son cœur d'une chaleur toute nouvelle. Les papillons dans son ventre s'étaient agités et depuis ses mots, l'albinos ne redescendait pas de son petit nuage même si elle ne l'aurait avoué pour rien au monde. Elle recouvrit sa main de la manche de son pull et essuya maladroitement ses larmes avant de retourner près de son livre sans un mot. L'empoisonneuse le ramassa ainsi que sa plume, les rangea soigneusement dans le sac pour prendre une petite bouteille en plastique transparent à la place et retourne dans la salle de bain. Elle revint dans la pièce quelques secondes plus tard, ses vêtements sales pliés en un petit tas bien net dans sa main valide. Elle les fourra tous dans son sac à l'exception du mouchoir de Yoko. L'élève s'assit à la table, ouvrit la bouteille et suspendit son geste juste avant de verser le liquide incolore sur le mouchoir.

" - Je le laverais ton mouchoir, ne t'inquiète pas."

La demoiselle au regard de sang imbiba une extrémité du tissu blanc et l'appliqua délicatement sur les plaies de sa main droite. Elle crispa la mâchoire en grinçant des dents mais resta le plus calme possible, revêtant son masque d'indifférence. Elle en avait vu d'autre, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter pour un peu d'alcool à 90°. Et puis elle ne voulais surtout pas revoir de l'anxiété sur le beau visage de sa compagne.
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Re: Seules... à deux - Dim 2 Fév 2014 - 16:01
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Elle remarqua sans peine les larmes coulant le long des mes joues, sans aucun doute car leur course se finissait sur ce pull que je venais de lui offrir. C’est dans un geste surprenant qu’elle m’éloigna d’elle, me reculant par les épaules, provoquant chez moi un petit couinement de mécontentement, je ne voulais pas la lâcher, pas encore… C’est un regard horrifié qu’elle me lançant en voyant mes larmes, ne comprenant pas ce qu’elle aurait pu dire ou faire qui pourrait provoquer ça. Elle comprit sans doute en voyant se dessiner sur mon visage, affichant une moue mécontente avant de me faire une petite pichenette sur le bout du nez, me rappelant que je lui avais promis de ne plus pleurer lorsque j’étais heureuse.
 
Je baissai la tête, un peu honteuse de ne pas savoir me contrôler, mais je n’y pouvais rien, j’étais complètement dépassée par ce flux d’émotions qui m’envahissaient, me contenir était plus facile à dire. Je ne pus que bredouiller un simple désolé sans relever les yeux. Je n’avais pas l’habitude de me faire sermonner et venant d’une tout autre personne, même cette maigre pichenette ne serait pas restée impunie, ce n’était pas mon genre de me laisser ainsi faire par qui que ce soit. Elle était cependant différente, je ne souhaitai pour rien au monde la blesser que ce soit physiquement ou mentalement. J’avais malheureusement réussi à la contrarier en versant ses larmes, elle n’aimait pas me voir pleurer. L’entendre prononcer ses mots me réchauffa le cœur et rosir encore plus les joues, je fis donc mon maximum pour cesser de verser ses larmes qui la gênait tant.
 
C’est ensuite qu’encore une fois, elle m’essuya les joues, nettoyant ses perles salées sur mon visage avant de s’éloigner vers son livre, sans un mot. Je restai immobile, la regardant, une main sur la joue, toujours empourprée, comme si je souhaitai sentir sa chaleur avec ma main. Elle rangea ses affaires avec la plus grande précaution et sortit de son sac une petite bouteille en plastique, qu’elle prit avec elle dans la salle de bain. Je m’interrogeais sur le contenu de cette dernière, que pouvait-il bien y avoir dedans et qu’allait-elle en faire ? Je profitai de sa courte disparition pour me mordre le doigt, la douleur me calmant et me ramenant à mon état normal, enfin plus ou moins, je me sentais tout du moins un peu apaisée et moins soumise à ce surplus d’émotions. Ce n’est que quelques secondes plus tard qu’elle revint, ses vêtements pliés en tas dans la main qu’elle rangea, comme son livre, dans son sac.
 
Mon mouchoir fut la seule chose qu’elle garda, elle s’assit à la table et m’informa qu’elle comptait laver le mouchoir après et que je n’avais pas à m’en faire, avant de verser un peu du contenu de la bouteille sur celui-ci et de le déposer sur sa plaie. Au vu de l’odeur qui s’en dégageait et de l’utilisation qu’elle en faisait, il devait sûrement s’agir d’alcool pour désinfecter sa plaie. Elle s’attela donc à la tâche en se montrant forte, cachant la douleur dans un silence et des grincements de dents. Je soupirai légèrement avant de me rendre dans la salle de bain, pour y récupérer un bandage pour recouvrir sa blessure avant de venir m’installer près d’elle. Dans un geste délicat, je stoppai sa main, tout en lui souriant.
 
« - Laisse-moi t’aider, ce sera plus simple. »
 
Je lui pris le mouchoir imbibé d’alcool sans forcer, avant de prendre délicatement sa main et de commencer, en faisant très attention, à la désinfecter, avec autant de précision et de minutie que lorsqu’elle lui avait enlevé les bouts de porcelaine de la main. Je fis abstraction au maximum de ses réactions, hormis celle qui montrait que j’y allais trop fort, sinon je n’aurais même pas su commencer mes soins. Histoire de la distraire un peu et de satisfaire ma curiosité, je pris l’initiative de lui parler, dès que je lui pris le mouchoir, pour apprendre à la connaître.
 
« - Et si on discutait un peu ? Parle-moi de toi, de ce que tu aimes, ce que tu veux faire, voire même sur ton passé si tu le souhaites, mais ça, je n’ai pas envie de t’y pousser. »
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Re: Seules... à deux - Lun 3 Fév 2014 - 20:54
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La douleur était passée, ne laissait sur son passage que de légers picotements comme toujours lorsqu'elle désinfectait ses plaies. Ce n'était pas les premières, loin de là, et surement pas les dernières, suffisait de s'y habituer. Son amie lui proposa de l'aide avant de partir dans la salle de bain et de revenir avec un bandage. La jeune fille aux yeux rouges haussa les épaules, continuant à désinfecter sa main droite.

" - Ça ira, je suis gauchère."

Cependant sa compagne prit sa main blessée dans la sienne avec douceur et prit le relais. Tiens, elle voulait en savoir plus sur elle, sur ce qu'elle aimait, sur ce qu'elle voulait pour son avenir et ce qui avait été de son passé.. Elle ne la forçait pas, comme à chaque fois qu'elles avaient discutés. Le problème, c'était que l'albinos n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle pouvait bien répondre. Elle réfléchit un instant avant de parler de sa voix calme et posée, cherchant ses mots pour exprimer ses idées au mieux.

" - Et bien... Je dirais que j'aime l'herboristerie et tout ce qui s'y rapporte, la biologie et l'anatomie, le dessin aussi... Je ne sais pas trop si je réponds à ta question là." elle marqua une petite pause, hésitante, avant de reprendre. "Moi je suis albinos mais toi, pourquoi as-tu les cheveux de cette couleur? C'est extrêmement rare, du moins à ma connaissance..."

Arsen regarda son amie aux regard d'azur s'occuper soigneusement de bander sa main. Ce n'était pourtant pas vraiment nécessaire, les plaies ne saignaient plus depuis un moment et elle cicatrisait vite. Peut-être Yoko avait-elle seulement envie de prendre soin d'elle peur que ses blessures bénignes ne s'aggravent? Elle chassa cette idée saugrenue de sa tête.

Quand elle eut finit, l'empoisonneuse la remercia poliment, se leva et prit le reste de ses affaires qui l'attendaient encore sur la chaise. Elle prit d'abord le pantalon qu'elle plia avec soin pour le ranger dans son sac, fit de même avec la chemise mais quand vint le tour de son gilet, la demoiselle se stoppa net. Il manquait quelque chose, le poids du vêtement n'était pas le même qu'à l'accoutumé. L'horreur envahie son regard aux reflets infernal, sa précieuse montre à gousset avait disparue. L'albinos regarda partout autour de la table, ne laissant aucun recoin au hasard, elle ne pouvait pas avoir été égarée, une chaine  la reliait au gilet par un anneau accroché à la boutonnière. Elle fit le calme dans son esprit pour être le plus lucide possible et soudain une odieuse vision s'imposa à elle. Elle ne voulait pas le croire, pas ça pourtant c'était l'explication la plus logique. Il n'y avait que deux personnes dans les appartements de Yoko, la première étant en train de chercher la dite montre n'en restait plus qu'une... Elle se tourna vers sa compagne.

" - Rends moi ma montre."

Le regard sanglant d'Arsen était glacial, des reflets de de rage dansant à l'intérieur de ses yeux malgré son calme extrême. Comment son amie avait-elle pu faire une chose pareille? Pourquoi lui avait-elle prise cette vieille montre en acier cabossée sans valeur apparente mais qui comptait pourtant tellement pour elle? Elle aurait du savoir qu'elle n'aimait pas qu'on touche à ses affaires, elle aurait du comprendre avec son livre... La seule fois où elle prenait une douche chez quelqu'un, la première fois donc qu'elle se séparait de sa montre, dans l'unique but de ne pas l'abîmer...  L'albinos aurait du s'y attendre aussi, elle ne pouvait faire confiance qu'à elle-même alors pourquoi se sentait-elle si... déçue?

Cette petite pièce d'horlogerie était chère à son cœur, au moins autant que la bague au grenat à son doigt ou son livre. Elle lui avait été offerte par Monsieur après sa première mission, après la première mort dont elle était entièrement responsable. Elle avait donné la mort et cette montre lui avait rappelé à chaque instant de sa vie qu'il n'était plus qu'une question de temps avant que la faucheuse ne vienne s'occuper d'elle. Chose singulière, la montre égrainait les heures à l'inverse des montres conventionnelles, une simple erreur d'un horloger un peu trop distrait pourtant elle lui plaisait. Un objet unique pour une jeune fille qui n'existait pas.

L'empoisonneuse ne voulait rien entendre, aucunes fausses excuses, aucunes justifications. Elle avait prit la montre que Yoko lui tendit et plongea son regard glacial dans le sien, suffisamment longtemps pour qu'elle y lise la déception. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit, elle la referma et attrapa son manteau sur la chaise, sa ceinture avec ses armes et son sac avant de se diriger à grands pas vers la porte pourtant elle s'arrêta à quelques centimètres du battant.

"- Est ce que tu l'as ouverte?" Voyant qu'elle ne comprenait pas elle ajouta, la voix très légèrement plus grave qu'à son habitude. "As-tu regardé à l'intérieur?"

Elle hocha la tête à sa réponse, sans se retourner, et franchit la porte qui se referma sur elle.
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Re: Seules... à deux - Mer 5 Fév 2014 - 1:19
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Je prenais soin d’elle tout en l’écoutant me parler de ce qu’elle aimait, mon regard ne quittait pas sa main, mais je faisais attention à chacun de ses mots. Vint ensuite une question me concernant, sur la couleur de mes cheveux, couleur qui était justifiée pour elle, étant une albinos, mais pas forcément pour moi. Il est vrai que les personnes aux cheveux couleur d’argent étaient extrêmement rares, surtout au Japon où la majorité tendait vers le noir ou le brun. Ce n’était cependant pas le cas de ma jumelle et moi et nous n’avions pas vraiment d’explication, si ce n’est que c’était un fait.
 
« - Je ne sais pas, une anomalie génétique sûrement, je n’ai pas vraiment d’autres explications. » 
 
Je prenais grand soin de ne pas la blesser, avant d’enrouler le bandage autour de sa main. C’était peut-être superflu, mais il ne fallait pas pour autant être imprudente, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Mes soins finit, elle se releva et commença à ranger ses affaires dans son sac, avant de s’immobiliser net une fois qu’elle eut pris son gilet, quelque chose n’allait pas. Elle se tourna ensuite vers moi en m’ordonnant de lui rendre sa montre avec un regard glacial, mes yeux s’écarquillèrent, je ne lui avais pas pris sa montre. Ses yeux excitèrent Lilith qui me fit remarquer qu’elle les aimait beaucoup, mais je n’étais pas réellement amusée, je ne voulais pas voir un tel regard pointé vers moi.
 
Je n’avais tenu sa montre que dans un de mes délires avec Lilith, ce n’était que de l’imaginaire, elle ne devait pas avoir bougé d’un pouce. Pourtant lorsque je regardai la poche où elle était censée se trouver, je ne vis rien, pas de chaine dépassant. Ce qui s’était donc passé était réel ? Ce n’était pas Lilith, mais moi qui l’avait prise, poussée par ma curiosité ?
 
« - C’est imposs… »
 
Alors que je prononçais ces mots, je me dirigeai déjà vers mon lit et je m’interrompis en remarquant que si, c’était possible. Elle était là, à l’endroit exact où je l’avais laissée, je n’y comprenais plus rien… jamais une telle chose ne s’était produite, nos actions étaient toujours différentes, je ne me retrouvais jamais à faire ce que je pensais qu’elle faisait… comment était-ce possible ? Je lui tendis sa montre, mon visage affichant à la fois de la stupéfaction et de l’effroi, si je n’étais plus capable de dissocier ses actes des miens, j’allais finir par commettre l’irréparable à maintes reprises. J’allais m’excuser et lui expliquer, mais son regard me faisait comprendre qu’elle s’en fichait, elle ne voulait rien entendre, je l’avais trahie et déçue… c’était du moins ce que je pensais. C’est avec hâte qu’elle prit le reste de ses affaires et se dirigea vers la porte, s’arrêtant à quelques centimètres de cette dernière, me demandant si j’avais regardé à l’intérieur, ce à quoi je lui répondis par la négative. Elle tourna ensuite les talons, me laissant seule avec moi-même.
 
Je me sentais un peu conne et perturbée, ce qu’il venait de se passer était sorti de nulle part. Elle pensait que je lui avais volé sa montre alors qu’elle était simplement posée sur le lit, elle ne devait certes par y être, mais c’était pourtant le cas. Je me sentais mal, c’était sans doute dû au fait que je l’avais blessée sans m’en rendre compte qui me rendais ainsi. Pourquoi fallait-il qu’elle donne si vite raison à Lilith en me faisant souffrir aussi rapidement ? J’avais mes torts moi aussi, mais elle ne m’avait pas laissé le temps de m’expliquer. Je voulais à tout prix éclaircir le malentendu et je m’apprêtais à la suivre quand Lilith s’interposa.
 
« - Tu crois vraiment qu’elle va t’écouter ? Tu as vu son superbe regard empli de rage ? Elle va juste t’envoyer chier. » 
 
« - Et alors ? Tu crois que je vais me laisser intimider par si peu ? » 
 
Je traversai Lilith, la faisant au passage disparaître avant de m’engouffrer dans le couloir encore désert à cette heure. Je pris le chemin des dortoirs des étudiants, elle était sans doute retournée dans ses quartiers. Ce qui n’était vraisemblablement pas le cas, puisque je ne la trouvai pas sur le chemin. Je tentais la cafeteria, elle avait faim, c’était le second choix possible, son ventre criait famine, c’était le second lieu logique dans lequel elle aurait pu se rendre. Ma course reprit donc de plus belle, espérant la trouver sur le trajet, mais ce fut encore une fois peine perdue, il n’y avait rien, personne. Mais où pouvait-elle être ? S’était-elle perdue sur le temps que je sorte ? Son sens de l’orientation était si mauvais que ça… ? La retrouver allait sans doute me prendre des heures, surtout si, de son côté, elle n’arrêtait pas de marcher, sans compter le fait qu’elle puisse atteindre ses quartiers… La retrouver s’avérait donc très difficile, voire impossible. C’est donc dans un élan de colère que je renonçais, donnant un coup de poing dans le premier mur qui se trouvait à ma portée.
 
Je retournai donc, bredouille, dans mes quartiers où m’attendait la démone, adossée à un mur. Elle affichait un regard satisfait et elle bondit sur moi une fois la porte fermée, me plaquant contre cette dernière de sa main imposante.
 
« - Je n’apprécie pas que tu me fasses disparaître ainsi, surtout pour ça, tu n’as fait que courir en rond comme une conne. »
 
« - C’est entièrement de ta faute si on en est là, alors la ramène pas. » Je lui lançai un regard empli de haine et on ne peut plus glacial, qu’elle sembla énormément apprécier.
 
« - Je ne suis pas responsable de ton incapacité à différencier le réel de l’irréel. Ne reporte pas ton incompétence sur les autres, ton esprit est faible à cause d’elle, TU es responsable. »
 
Ces paroles me mirent hors de moi, je tentais de me libérer de son étreinte, mais elle était trop forte. Elle n’était pas aussi immatérielle que plus tôt dans mon esprit, c’était encore un problème des plus gênants, je n’étais même pas capable de la gérer et de décider si oui ou non elle pouvait agir sur moi ou pas. Elle resserra son étreinte, comme pour me punir, approchant par la même occasion son visage du mien.
 
« - Tu es faible… pourquoi continuer de lutter contre moi ? Que ce soit dans l’arène ou ici, je suis la plus forte, tu n’es rien comparé à moi… Regarde-toi, tu te retrouves encore à souffrir parce que tu ne m’as pas écoutée… tu es stupide en plus. »
 
La colère monta encore une fois en moi, écrasée par la force de la démone, qui me serrait tellement fort que j’aurais presque pu sentir mes os se briser, je n’arrivais même pas à lui répondre tellement la douleur était grande.
 
« - Qu’on se comprenne, je ne fais pas ça par plaisir, mais il faut bien que tu comprennes que t’accrocher ne te mènera qu’à plus de souffrance… tu en as eu la preuve encore maintenant. »
 
« - Vas chier… Je fais ce que je veux… si j’ai envie d’e… argh… d’essayer, c’est mon droit… »
 
« - Et c’est mon droit d’être contre… maintenant, bonne nuit. » 
 
« - Hein… ? »
 
Elle m’écrasa le corps comme si je n’étais qu’une brindille, le choc psychologique me faisant perdre connaissance, j’eus pourtant l’impression avant de perdre totalement connaissance de tomber sur mon lit et non sur le sol. Dans cette illusion des plus douloureuses, mon corps aurait bougé tout seul jusqu’à mon lit, laissant mon esprit se faire réduire en bouillie devant la porte ? J’étais véritablement entrain de céder à la folie… Était-ce pour me calmer et m’obliger à m’apaiser qu’elle m’avait mis ainsi dans les vapes ou était-ce simplement pour se venger ? Difficile d’être sûr avec elle, elle pouvait être très imprévisible…
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Re: Seules... à deux - Mer 5 Fév 2014 - 10:15
Franchement, les rps de vos deux personnages sont vraiment très intéressants à lire. J'adore les réactions d'Arsen face au soutien-gorge ou encore au sèche cheveu et et Yoko qui lui explique tout ça. Du coup, On a vraiment envie de savoir comment va se passer la suite. C'était si bien parti, est-ce que le pardon sera aux rendez-vous des prochaines explications? J'attends de voir ça en tout cas.

Yoko : 930 xps
Arsen : 830 xps

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