Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Seules... à deux

 
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Seules... à deux - Mar 21 Jan 2014 - 1:36
(suite de notre rencontre)

Ses yeux étaient clos lorsque j’arrivai à ses côtés, elle les ouvrit lentement, se rendant peut-être compte de ma présence, je ne savais pas trop ce qu’il lui était arrivé durant mon épisode psychotique, mais à première vue le danger semblait écarté. Elle me sourit légèrement, respirant plus facilement que lorsque je l’avais quittée, elle ne semblait plus ressentir l’envie de s’ouvrir la gorge et je ne ressentais plus de peur en elle. Je me sentais incroyablement rassurée et la pression qui jusqu’alors me nouait l’estomac s’estompait enfin, un soupir de soulagement s’échappant malgré moi, je n’avais plus à m’en faire pour le moment. Le sommeil et la fatigue semblaient l’emporter, son corps devait être exténué après ce qu’elle venait de vivre et cela se ressentait. La force lui manquait à tel point qu’elle ne put dire un mot, sombrant dans le sommeil peu après mon arrivée.
Le calme s’était désormais installé sur le toit, finit les cris et les pleurs, il n’y avait plus que le son du vent sifflant un peu trop fort à mon goût. J’étais assise à côté d’elle, observant son paisible visage endormi, affichant un sourire empli de douceur et d’affection. Je profitai de son sommeil pour glisser mes doigts le long de son pâle visage, elle était douce, à bien y réfléchir, c’était la première fois que je faisais une chose pareil à une femme. À cette pensée, je reculai mon doigt, un peu gênée de ce que j’étais en train de lui faire. Elle n’aurait peut-être pas apprécié que je lui caresse le visage de la sorte, comme elle n’avait pas aimé que lui touche les cheveux, et même si elle dormait je me sentais mal à l’aise de profiter d’elle ainsi.
C’est un courant d’air glacial qui me tira de mes pensées gênantes, me rappelant à la dure réalité de la vie, il faisait froid et le vent était fort, il était peut-être préférable de partir d’ici. Sans même envisager l’idée de la laisser seule ici, je rassemblai les affaires de l’albinos, les rangeant dans son sac. Partir était une bonne idée, mais pour aller où ? Devais-je l’emmener à l’infirmerie et attendre qu’elle se réveille ? Non, c’était un lieu pouvant être bruyant et puis je n’avais aucune envie de croiser qui que ce soit pour le moment. Le seul endroit tranquille où elle pourrait se reposer sans que je n’aie à croiser personne était évident, mes quartiers. Il y ferait chaud et on y aurait la paix, cette idée bien que tout à fait logique empourpra mes joues, l’idée de la ramener dans mes quartiers me gênait un peu. Hésitante, je faisais aller mon regard de la jeune fille au mur, ne sachant pas quoi faire et, étant incapable de prendre une décision, c’est une voix familière et agacée qui résonna dans mon esprit.
* - Prends-la avec et rentrons, j’en ai marre de ce froid. *
Je me résolvais donc à écouter mon amie démone, ne sachant que faire. Je mis le sac d’Arsen à mon dos, avant de prendre avec la plus grande délicatesse et précaution mon amie, comme s’il eut s’agit d’une princesse. C’était, en y repensant, un peu gênant de la porter ainsi, la mettre sur mon dos aurait été plus simple, mais il était trop tard, son mignon petit visage endormit ne me donnait pas envie de changer de toute manière. Je quittai donc ce toit, descendant avec précaution les marches qui allaient m’amener aux étages inférieurs.
Lors de mon trajet jusqu’à mes quartiers, je croisai quelques personnes, certaines un peu trop curieuses, auxquels il fallait parfois que je réponde que je la reconduisais à ses quartiers, car elle s’était assoupie. Devoir leur répondre m’exaspérait et pour en dissuader la plupart d’être trop curieux, je lançais un regard glacial et plein de haines à ceux qui s’attardaient trop sur nous. Il me fallut plusieurs bonnes minutes pour atteindre le dortoir et encore quelques eux pour me retrouver en face de la porte de ma chambre. J’eus quelques difficultés à l’ouvrir, déverrouiller une serrure n’était pas évident en portant quelqu’un.
Une fois à l’intérieur, je refermai délicatement la porte du pied, avant de me diriger vers mon lit. Je commençai par asseoir ma compagne sur ce dernier, lui enlevant le plus délicatement possible son manteau, ainsi que ses chaussures. Faire son possible pour ne pas la réveiller n’était pas chose aisée, heureusement, elle semblait avoir le sommeil lourd et elle dormait toujours. Le vêtement enlevé, il ne me restait plus qu’à la coucher dans le lit, avant de la recouvrir de mes couvertures. J’allai déposer son sac à côté de mon bureau, avant de m’installer sur la chaise de ce dernier, reprenant un peu mon souffle et des forces.
Mon regard se portait sur ma chambre, elle n’était pas bien grande, à peine plus grande que celle que je possédais de mon vivant dans mon appartement. Comme cette dernière, elle était très peu décorée et je ne possédais guère plus que le nécessaire. Un bureau, une bibliothèque ne comportant que peu de livres pour le moment, ces derniers principalement centrés sur l’histoire de mon pays, le japon, une garde-robe et une commode pour mes vêtements, une table basse sur laquelle trainait mes vêtements de nuits et bien entendu, mon lit, accompagné de sa table de nuit. Je n’avais pas besoin de plus, je savais me contenter du minimum, peut-être que plus tard, j’ajouterais quelques décorations, mais ce n’était en rien une priorité.
Mon regard finit par se fixer à nouveau sur la jeune fille, elle avait l’air si paisible et si innocente lorsqu’elle dormait, personne n’aurait pu s’imaginer qu’elle avait vécu des horreurs de son vivant en la voyant ainsi. La fatigue, qui jusqu’alors m’avait épargnée, me rappela qu’elle était bien là, cependant mon lit était occupé, mais l’idée de dormir sur ma chaise ou par terre ne m’enchantait pas. La fatigue étant là, je n’avais pas réellement le choix, même si cette idée me fit virer au rouge très rapidement, j’enlevai à mon tour mes chaussures et mon manteau, ne conservant que ma chemise et mon pantalon. C’est ensuite que lentement et d’un pas non assuré, que je me dirigeais vers mon lit, je ne comprenais pas pourquoi j’étais gênée à l’idée de le partager avec elle, j’avais déjà dormi avec Yuko, il n’y avait pas de raison… Cela dit, Yuko était ma sœur et elle, non, c’était différent…
Prenant mon courage à deux mains, je me glissai dans le lit, assez grand pour deux personnes, si celles-ci n’étaient pas trop grandes. Nos corps étaient presque collés et je pouvais ressentir la chaleur émanant du sien, je me sentais à la fois mal à l’aise, mais en même temps, j’appréciais ce moment, c’était très étrange à expliquer et encore plus à ressentir. Mais alors que je sentais Morphée m’appeler dans son royaume, dans un geste presque incontrôlable, je serai ma compagne contre moi, sentant de temps à autres son souffle sur ma poitrine passant entre l’espace séparant mes boutons. C’était une sensation agréable, qui me berçait, vers un monde irréel où tout était possible, celui des rêves…
« - Bonne nu… » 


Dernière édition par Yoko Nishimura le Dim 26 Jan 2014 - 14:14, édité 1 fois
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Re: Seules... à deux - Mar 21 Jan 2014 - 22:47
Il faisait bon, la jeune fille flottait à la limite de la conscience, savourant la chaleur et l'écrin douillet dans lequel elle était. Elle ne s'était pas sentit aussi bien et reposée  depuis très longtemps. Enveloppée dans les couvertures, elle inspira profondément, la douce odeur féminine qui l'enveloppait lui faisait penser à quelqu'un sans qu'elle puisse mettre un nom dessus. Elle l'avait pourtant sur le bout de la langue, était-ce le parfum de Perle? Non, rien à voir. La fragrance de cette femme rousse qu'elle avait vu dans son rêve alors? Non plus, l'odeur avait de grands yeux d'un bleu aussi profond que les eaux glacées de l’arctique et des cheveux d'argents purs. Elle la rassurait et l'entourait de ses bras protecteurs, plus rien ne pouvait lui arriver, Arsen n'avait plus peur de rien. Et Cette douce odeur avait un prénom: Yoko. Elle l'avait rencontrée pas plus tard que tout à l'heure sur le toit. La hasard avait bien fait les choses, deux monstres qui se rencontraient, elles n'allaient plus jamais être seules, la surveillante le lui avait promit. Le froid, les pleurs, les cris, la solitude, tout ça était terminé à présent. L'albinos était bien au chaud, dans ce qui devait être un lit douillet, elle n'avait plus mal... Attendez, un lit douillet? Qu'est ce qu'elle faisait là? Et puis où était-elle d'abord?

Elle ouvrit les yeux et se retrouva nez à nez avec sa compagne endormie, leur visage se touchant presque. Elle ne s'y attendait vraiment pas et toute surprise qu'elle était, elle fit un grand bon en arrière. Mais c'était sans compter le caractère non extensible du lit. En effet, si elles y tenaient toutes les deux, le lit n'était pas si grand et avec le recul, la pauvre Arsen se retrouva dans le vide. Sans ses bons réflexes la jeune fille se serait certainement fait mal mais ce ne fut pas le cas, se contentant de rouler sur le dos, jambes par dessus la tête. Elle s'en tirerait avec quelques bleus et une bonne dose de ridicule. L'empoisonneuse se releva en se frottant le bas du dos, espérant que sa chute n'avait pas réveillé sa compagne.

Elle jeta un coup d’œil autour d'elle, elle était dans une chambre, pas très grande mais agréablement meublée. Il devait s'agir des quartiers de son amie, elle ne s'était pas téléportée alors elle avait du la porter jusqu'ici pendant qu'elle dormait et où aurait-elle pu aller? Elle n'était pas à l'infirmerie et Yoko ne savait pas où l'albinos dormait donc ne restait plus que sa propre chambre. Excepté les quelques livres sur le japon dans la bibliothèque, il n'y avait presque pas d'objet personnel, peut-être n'était-elle là que depuis peu de temps... Elle aperçut son manteau posé soigneusement sur la chaise du bureau accompagnée de celui de son hôte, de ses bottes et de son sac. Un détail clochait pourtant, son pantalon était en train de glisser lentement de ses hanches. En effet, en l'absence de sa ceinture (et accessoirement des deux couteaux de combats qui l'accompagnait) la gravité reprenait ses droits sur son pantalon bien trop grand pour elle. Ses armes étaient posée sur la table basse, il était vrai que ce n'était pas très pratique pour dormir aussi décida-t-elle de ne pas la remettre, préférant tenir le fuyard.

Arsen retourna vers son hôte toujours endormie. Elle était encore plus belle, détendue et sereine. Ses cheveux d'argent tombaient en cascade de par et d'autre de son visage, ils paraissaient si doux, si soyeux... La jeune fille fut prise d'une irrésistible envie de les toucher et elle s'empourpra à cette idée. Était-ce normal? Après tout elle était très séduisante et n'importe qui aurait voulu caresser sa peau de porcelaine. Elle avança une main hésitante près de son visage, à quelques millimètres à peine de son joli minois. L'élève au regard couleur sang retint son geste, s'empourprant légèrement. Pourquoi était-elle gênée tout à coup? Et puis ces petites picotements dans sa poitrine, pourquoi la reprenaient-ils maintenant? Sa nouvelle maladie étrange aurait-elle un lien avec la belle demoiselle endormie?

C'est la tête pleine de questions aussi farfelues les unes que les autres qu'Arsen resta suspendue dans son geste.
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Re: Seules... à deux - Mer 22 Jan 2014 - 0:14
Je me sentais étrangement paisible, mes craintes s’envolaient et, pour la première fois depuis quelques jours, mes rêves n’étaient pas désagréables et je n’étais pas anxieuse. Je n’avais pas de réelle difficulté à trouver le sommeil, mais mon esprit était occupé à toute autre chose. Ma sœur avait disparu e même s’il ne s’agissait pas réellement d’elle, je ne pouvais m’empêcher d’être inquiète, où était-elle et que faisait-elle ? Ces questions me taraudaient l’esprit depuis son départ et lorsque j’essayais de m’endormir. Mes rêves étaient de temps en temps agités par des visions d’elle en train de souffrir ou pires encore…
Cette nuit fut quant à elle, totalement calme, pas de cauchemars, ni de pensées négatives. C’était peut-être elle qui provoquait cette étrange sensation de bien-être qui me déstabilisait plus qu’elle ne devrait. Je ne l’avais rencontrée que depuis peu et pourtant je ne voulais plus la quitter. Je lui avais promis de ne pas la laisser, de la protéger, ces promesses étaient très gênantes et faites à la légère, comment est-ce que j’avais pu faire une telle chose ? Pourquoi cette petite quantité de drogue m’avait fait m’ouvrir à ce point à une étrangère ? J’avais été, avec elle, plus honnête que je ne l’avais jamais été avec personne et je ne le regrettais même pas, ma décision de lui parler, de la protéger et de ne jamais vouloir la quitter n’était pas guidée par ma logique, uniquement par mes sentiments…
J’avais trouvé, sur ce toit, par le plus grand des hasards, un monstre comme moi, la chance me souriait enfin. Ma mort m’avait permis de rencontrer une autre personne qui connaissait aussi bien que moi la souffrance que nous imposait la solitude et la peur de le rester à jamais, même si j’enfuyais au plus profond de moi ces émotions. Mais désormais tout était différent, je l’avais trouvée, celle qui me sauverait, celle que je ne voudrais plus quitter, cette pensée était gênante et m’aurait sûrement fait rougir, elle ressemblait un peu trop à une déclaration…
Morphée relâchait peu à peu son étreinte sur moi et je quittais son royaume au même rythme que je reprenais conscience, la première chose que je ressentis, avant même d’ouvrir les yeux, était l’absence de quelque chose. Cette chaleur et cette odeur qui était présente lorsque je m’endormis n’était plus là, avait-elle bougé pendant son sommeil ou pire encore ? Mes yeux s’ouvrirent ensuite, lentement mais sûrement me donnant la vision d’une silhouette floutée proche de moi. J’avais l’impression qu’elle tendait la main vers moi, mais je n’aurais su en être sûr, j’allais tout de même la saluer, mon esprit encore embrumé, je ne réfléchis même pas plus loin que le bout de mon nez.
« - Bonjour. »
Ma voix était clairement celle d’une personne encore à moitié endormie, ce que j’étais évidemment, je n’avais aucune idée du temps que j’avais passé à dormir, mais je me sentais à la fois très bien reposée et trop reposée, j’avais peut-être trop dormi. Ma vision s’éclaircit rapidement et cette silhouette que j’avais vue à mon réveil était bien celle de ma compagne aux cheveux argentés, dans un sens je me sentais rassurée qu’elle ne se soit pas enfuie. Je me redressai, me frottant les yeux avec les mains, ma chemise pendouillant à moitié, certains boutons s’étant défaits durant mon sommeil. Je la regardais, un peu mieux réveillée qu’auparavant, avant de reprendre la parole, ne me rendant toujours compte qu’à moitié de tout ce qui se passait.
« - Bien dormie ? » 
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Re: Seules... à deux - Mer 22 Jan 2014 - 19:39
Yoko fit quelque chose qui surprit beaucoup Arsen, elle ouvrit simplement les yeux. La jeune fille au regard de sang se releva brusquement, cachant ses mas dans son dos et devint rouge jusqu'aux oreilles. Elle se sentait comme une gamine surprise à faire une bêtise. Pourtant elle ne faisait rien de mal hein? Elle-même n'en était pas très sure et ne savait plus où se mettre. Elle n'était vraiment pas douée pour les relations humaines, fallait croire qu'elle ne s'entendait qu'avec les végétaux. Elle avait mis un plant d'herbe du diable en pot dans sa chambre, près de la fenêtre, et ça n'avait été que le début, maintenant l'unique plantouille s'était transformée en une véritable forêt vierge d'intérieur.

" - Bonjour."

L'empoisonneuse sortit de sa confusion et bafouilla un petit salut. La jeune femme avait l'air encore bien endormie, frottant ses grands yeux cyan car elle ne semblait pas avoir remarqué qu'il faisait encore nuit dehors. Ses cheveux argentés étaient en bataille et sa chemise toute dépenaillée. L'apprentie déesse trouvait que ça lui donnait un petit coté mignon très attachant et à peine eut-elle énoncée cette pensée dans sa tête qu'elle s'empourpra à nouveau, honteuse. Néanmoins quelque chose la chiffonnait. Outre le fait que l'on pouvait entrevoir son soutien-gorge ce qui laissait Arsen perplexe quant à son absence quasi totale de poitrine, elle trouvait qu'il ne seyait pas à une femme d'avoir une tenue aussi négligée même au réveil. Évidemment le fait qu'elle soit obligée de retenir son pantalon ne comptait pas. Elle ne se considérait pas comme femme ni comme adulte, elle resterai bloquée dans un corps d'adolescente pour toujours, comme Peter Pan.. Toujours était-il que la jeune fille ne voyait plus que ça, ces petits plis et ces boutons défais, elle avait une irrépressible d'arranger tout ça.

" - Bien dormi ?"

Arsen lui sourit très légèrement, c'était sa première nuit sans cauchemars depuis des mois. Il fallait croire que la présence de la belle aux cheveux d'argent à ses cotés la rassurait, chassant ses inquiétudes et ses terreurs nocturnes. Était-ce sa chaleur tout contre elle ou bien sa douce odeur l'enveloppant?

 "- Très bien merci. Je n'avais pas autant dormi depuis très longtemps.. et toi?"
la jeune fille détourne le regard, "je ne t'ai pas trop gênée?"

Décidément ce n'était plus soutenable pour la demoiselle, elle avança jusqu'à sa compagne et attrapa le col de sa chemise. Elle tira dessus pour le remettre correctement et entreprit de reboutonner chacun des boutons défais, n'utilisant que sa main valide avec une certaine dextérité. L'albinos lissa ensuite les plis disgracieux du plat de la main avec un air concentré et recula d'un pas pour regarder son travail avec un hochement de tête satisfait. Puis elle plongea son regard dans les flots d'azur de celui de son hôte.

" - Comment m'as tu amenée jusqu'ici?"


L'élève tenait toujours le bord de son pantalon et trouvait ça assez indécent. Elle alla jusqu'à son sac et farfouilla dedans. Elle devait avoir une paire de bretelles quelque part par là, elle les avait enlevé lorsque Mr Urmanis lui avait offert ses deux couteaux de combat. Tiens, les voila! Arsen essaya donc de les mettre mais il fallait bien avouer qu'il était plus compliqué d'accrocher des bretelles dans son dos avec une seule main que de raccrocher quelques boutons.
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Re: Seules... à deux - Mer 22 Jan 2014 - 21:35
Ma compagne s’éloigna rapidement de moi lorsque j’ouvris les yeux et me redressai, je ne comprenais pas vraiment pourquoi une telle réaction de sa part. Ni elle, ni moi n’avions fait quelque chose de mal, non ? Était-ce la surprise de me voir réveillé qui l’aurait autant agitée et fait paniquer ? Déjà trop de questions si tôt le matin, mon cerveau n’était pas capable de suivre tout ceci. Maintenant que mon regard était concentré sur elle et que j’avais les yeux en face des trous, je pouvais remarquer que ses joues avaient viré au rouge, je ne pris même pas la peine de me demander pourquoi, j’étais encore un peu dans les nuages.
Alors que je l’écoutais me répondre, je m’étirais de tout mon long, poussant par la même occasion quelques grognements, grognements suivis d’un petit bâillement, à peine levée et déjà en train de bailler, rien de plus normal. Je lui souris lorsque j’appris que son sommeil lui avait été agréable et que, visiblement, il n’avait pas été question de cauchemars et elle termina, tout en détournant le regard, par me demander si je ne l’avais pas trop gênée. C’était tout le contraire, grâce à elle j’avais pu me coucher l’esprit tranquille et aucune pensée négative n’était venue m’importuner, comme elle, j’avais passé une bonne nuit. La compagnie de l’autre avait éloigné, de nous deux, tout ce qui nous tourmentait et nous inquiétait, à cette pensée mon corps s’accéléra l’espace d’un instant et mes joues virèrent aux pourpres. Mon regard quant à lui, bien qu’hésitant avec la gêne, était toujours concentré sur elle et c’est accompagné d’un sourire chaleureux que je lui apportais ma réponse.
« - J’ai très bien dormi aussi et… c’est grâce à toi. Ta présence près de moi à éloigner tous mes tracas, je me sentais bien et je ne pouvais penser à rien d’autre… merci. » 
Alors que je lui répondais, elle vint vers moi et, de manière appliquée et soigneuse, elle me rhabilla, remettant ma chemise correctement, avant de la reboutonner. Cette attention me fit virer instantanément au rouge, je ne m’y attendais pas, ne m’étant même pas rendu compte de mon accoutrement. Pour je ne sais qu’elle raison, me savoir aussi débraillée face à elle me gênait, je n’avais pas envie qu’elle me voie ainsi et pourtant, elle était en train de me rhabiller… Elle plongea ensuite son regard dans le mien, me demandant comment je l’avais amenée jusqu’ici, je détournai les yeux, toujours gênée de ce qui venait de se passer.
« - Je t’ai portée dans mes bras jusqu’ici… J’ai pensé que ce serait le meilleur endroit pour se reposer dans le calme. » 
Alors qu’elle s’éloignait un peu de moi, cherchant quelque chose dans son sac, je me frappai les joues, comme pour reprendre du poil de la bête, je me laissais trop aller, elle me déstabilisait bien plus qu’elle ne le devrait et je n’y pouvais rien. Cette fois-ci, et pour la première fois depuis que je l’avais rencontrée, sa recherche fut un succès, elle sortit des bretelles de son sac, sans aucun doute pour retenir son pantalon, trop grand pour elle. Cependant, elle se heurta à une petite difficulté, n’ayant qu’une main de valide, il n’était pas aisé de les mettre seule, c’est donc sans hésitation que je me levai pour l’aider.
« - Laisse-moi t’aider. » 
Je l’aidai donc à terminer de l’accrocher dans son dos sans dire un mot de plus et, une fois la tâche terminée, je la regardai, souriante. Ensuite, pour la première fois, je me rendis compte qu’il faisait toujours noir, c’est étonné que je jetai un rapidement coup d’œil à mon réveil, il était déjà quatre heures du matin, nous avions dormi pendant près de douze heures, j’arrivais à peine à le croire. Cette nuit passée ensemble nous avais réellement été bénéfique à toutes les deux, au vu du nombre d’heures de sommeil que nous avions à rattraper. Le matin, comme le soleil n’allait pas tarder à faire leur apparition, ce qui allait sonner l’heure des cours et du boulot pour moi, mais laissons toutes ces choses dérangeantes pour plus tard, nous n’y étions pas encore. Pour l’heure ma préoccupation était tout autre, je venais de me lever après une nuit particulièrement longue, où j’avais sans doute transpiré. Prendre une douche n’aurait du coup pas été superflu, autant le faire dès maintenant plutôt que tout à l’heure.
« - Ça peut te paraître bête, mais… veux-tu prendre un bain ? » Une pensée me traversa ensuite l’esprit, pensée qui me fit m’empourprer et reprendre tout en bafouillant un peu. « Enfin… seule hein… pas avec moi… je ne voulais pas… enfin… »
Voilà, j’étais à nouveau gênée et je n’arrivais pas à contrôler cette étrange sensation que je ressentais lorsque j’étais avec elle, qu’était-il en train de m’arriver ?
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Re: Seules... à deux - Jeu 23 Jan 2014 - 21:46
Arsen était rassurée, elle n'avait pas trop dérangée sa compagne, bien au contraire. Elle avait bien dormit et ça se voyait, ses traits paraissaient détendus, son teint plus lumineux et malgré le voile de Morphée qui le peuplait encore, son regard était moins triste. En revanche, l'empoisonneuse ne voyait pas du tout en quoi sa présence aux cotés de la surveillante aurait pu changer quoi que ce soit à son sommeil. Elle aurait pu la gêner, prendre trop de place, bouger ou même grogner dans son sommeil.. Mais ça n'avait apparemment pas été le cas vu que Yoko semblait avoir apprécier avec elle.
L'albinos consulta la petite montre à gousset cabossée qui patientait dans la poche de son gilet et la remonta. Il était quatre heure du matin, l'heure parfaite pour une livreuse de poisons. A cette heure-ci tout le monde dormait encore, les fêtards et les clients des maisons closes étaient rentrés chez eux tandis que les travailleurs dormaient encore. C'était aussi l'heure à laquelle elle retrouvait Perle sur son toit avant de partir livrer la mort. Mais ce n'était pas ce qu'elle préférait, ce qui faisait battre son cœur s'était de pouvoir se balader libre comme une ombre dans l'obscurité, sans personne pour la haïr ou avoir peur d'elle, personne pour lui dire si elle devait se comporter en fille ou bien en homme....
La jeune fille au regard infernal se sentait étrangement bien. Il faisait bon dans la pièce, la nuit était encore là, elle n'avait jamais aussi bien dormi et elle était avec une femme à qui elle tenait. Cette pensée la fit rougir jusqu'aux bout des oreilles, depuis quand tenait-elle à quelqu'un d'autre qu'elle même? Et puis elle ne la connaissait depuis quelques heures à peine... quelques heures et pourtant l'empoisonneuse n'avait jamais été aussi proche de qui que ce soit. Perle n'avait jamais pris le risque de la prendre dans ses bras, ni le jour de leur mort, ni aucun autre. Alors que Yoko l'avait portée jusqu'à un endroit calme où elle avait pu se reposer, elle lui avait ôté ses bottes, son manteau et ses armes pour qu'elle puisse dormir confortablement.. Personne n'avait fait autant pour elle
Arsen baissa les yeux et fit mine d'être extrêmement concentrée par le corsage de son amie. Elle ne s'était jamais sentie ainsi, ce sentiment la chamboulait plus que de raison. Était-ce de la gratitude? Non, il devait forcément y avoir autre chose, de la simple gratitude ne la mettrait pas dans un tel état.
« - Ça peut te paraître bête, mais… veux-tu prendre un bain ? » et elle s'empressa d'ajouter, toute gênée, « Enfin… seule hein… pas avec moi… je ne voulais pas… enfin… »
La jeune femme aux cheveux d'argents avait lu dans ses pensées, Arsen avait bien besoin d'une bonne douche. Elle avait transpiré mais surtout elle se sentait mal à l'aise en face de cette belle jeune femme, crasseuse dans son vieux pull tout mité et trop gras pour elle, déjà qu'elle avait été forcée d'accepter l'aide de son amie pour les bretelles. Pour la première fois de sa vie, l'apprentie déesse avait envie d'être présentable et même plus, elle aurait voulu être jolie. Elle avait un peu honte d'être si débraillée devant une belle jeune femme comme Yoko, elle ressemblait à une gamine des rues, une  mal propre et même si durant sa vie c'est ce qu'elle avait été, l'albinos espérait inconsciemment que cela pourrait changer dans ce monde-ci.
Par contre il y avait quelque chose qui la tracassait, outre le fait qu'elle ne pouvait concevoir qu'on puisse prendre un bain autrement que seul. C'était quand même passablement difficile de cacher que l'on n'est pas un homme lorsqu'on est nu comme un ver.
" - Je voudrais bien mais..." elle fixa le bout de ses pieds, penaude. "Je n'ai pas d'affaires de rechange..."
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Re: Seules... à deux - Ven 24 Jan 2014 - 0:49
(un post pas aussi mignon que je l'espérais, mais j'espère qu'il te plaira :3)

J’avais du mal à croire que je pouvais être gênée à l’idée qu’elle ait pu penser que je lui proposais de prendre un bain avec moi. Jamais avant je n’avais ressenti de la gêne à cette idée, cela m’étant déjà arrivé. Alors pourquoi est-ce que la possibilité de le faire avec elle me faisait rougir de la sorte ? L’impression de totalement manquer d’expérience émotionnelle et de contrôle sur mes sentiments était désagréable, je n’aimais pas du tout cela. Ce qui était évidemment en contradiction avec ce que je ressentais en ce moment, ce qui me confortait dans l’idée que je n’étais pas normale, il fallait le faire pour apprécier et ne pas supporter la même situation…
Mon attention fut détournée de mes habituelles questions existentielles par ce que disait ma compagne. Se laver pour ensuite remettre les mêmes vêtements sales était assez stupide, il lui fallait donc évidemment des affaires de rechange, je n’y avais pas pensé. Le problème pour lui en fournir était notre différence flagrante de taille, à première vue, n’importe lequel de mes vêtements aurait été trop grand pour elle. Même si cela ne changeait pas réellement par rapport à ceux qu’elle portait actuellement, qui ne la mettaient pas spécialement en valeur au passage, je ne voulais pas qu’elle ait l’air d’une idiote incapable d’avoir des vêtements à sa taille. Peut-être qu’en cherchant un peu, je pourrais lui trouver quelque chose de correct.
« - Ne t’en fais pas, je peux t’aider pour ça. » 
Je me dirigeai vers ma garde-robe, d’abord à la recherche d’un pantalon, le seul problème allait être la longueur, contrairement à son pantalon actuel. Je sortais donc un jeans, pris un peu au hasard, que je mis sur le dossier d’une chaise, il était maintenant temps de passer au haut, je jetai un rapide coup d’œil sur ma compagne avant de me mettre à réfléchir, tout en regardant les choix qui s’offraient à moi. Elle avait un corps assez peu développé pour une adulte, enfin, était-elle seulement une adulte ? Je ne m’étais même pas posé la question avant, elle avait le corps d’une adolescente, elle en était peut-être encore une, je devrais peut-être lui demander par après. Trouver de quoi l’habiller était une priorité.
C’est à cette pensée que me revint en tête ma mésaventure de mes premiers jours, lorsque je m’étais décidée à acheter vite fait de quoi m’habiller. J’avais choisi des vêtements un peu trop petits, n’étant pas familiarisée avec la notation de tailles employées ici. Une petite fouille s’imposa et, c’est au bout de quelques secondes que je retrouvai le sac où je les avais rangées, je le sortis et le déposai sur la chaise, là où j’avais mis le jean. J’en sortis deux chemises, toutes deux blanches, quelques tee-shirts, sous-pulls et pulls (le tour restant assez féminin, Yoko n’est pas un garçon manqué :P), beaucoup de vêtements trop petits pour moi, mais qui allaient peut-être s’avérer utiles.
« - Je suis désolée, je n’ai que ça à ta taille… Si le pantalon ne te plait pas, j’en ai encore d’autres, il suffit de le replier un peu et c’est parfait. Essaye ce qui te plait et si tu veux, je t’offre le tout, ça t’iras bien mieux qu’à moi. Je vais aller te préparer ce qu’il te faut pour te laver, je reviens. » 
J’avais prononcé cette dernière phrase en souriant, avant de m’en aller vers la salle de bain et, alors que je lui préparais de quoi se laver et s’essuyer, mon esprit l’imagina en train de se déshabiller dans la pièce d’à côté. Je virai encore une fois instantanément au rouge face à cette image, tout en cherchant à me la sortir de la tête, j’en profitai pour littéralement me rafraichir les idées en me rinçant à l’eau froide. Je pouvais voir dans le miroir que j’avais encore les joues empourprées, c’était devenu courant depuis mon réveil et alors que je m’essuyais le visage, une seule pensée retentissait dans mon esprit.
* - Regarde-toi, tu es pitoyable et tu ne comprends même pas ce qu’il t’arrive... *
Un soupir et me voilà sortie de la salle de bain, m’adressant en même temps à la jeune femme.
« - Voilà, tout est prêt, c’est quand tu veux. »  
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Re: Seules... à deux - Sam 25 Jan 2014 - 1:06
Yoko était partie farfouiller dans son armoire après avoir dit qu'elle pouvait l'aider. Arsen était bien curieuse de voir ça. Comment espérait-elle trouver quelque chose à sa taille dans ses affaires? La jeune femme était bien plus grande qu'elle et puis elle avait un corps de femme contrairement à l'élève. Au bout d'un petit moment elle paru trouver ce qu'elle cherchait et sortit un pantalon ainsi qu'un sac. L'albinos l'observa attentivement tandis qu'elle déballait les vêtements qu'elle lui destinait. La jeune femme aux cheveux d'argents s'excusa du peu de choix dont l'empoisonneuse allait avoir mais la demoiselle était aux anges. On lui offrait des vêtements et qui plus ai à sa taille ou presque et l'opportunité de les choisir. Elle s'approcha des vêtements et les examina, étirant les tee-shirts avec des yeux comme deux ronds de flan, elle n'avait jamais vu une telle matière. La jeune fille aux yeux couleur de sang finir par prendre le jean (qu'elle trouvait très étrange de part son tissu d'ailleurs), une des chemises blanches et un pull noir fin et cintré avec un large col découvrant une partie de ses épaules. 

Yoko partit dans la salle de bain pour préparer à l'apprentie déesse de quoi se nettoyer et pendant ce temps Arsen commençait à enlever ses vêtements, ce n'était pas la peine d'encombrer la salle de bain et puis elle n'avait pas envie de les mouiller. Elle ôta d'abord son pull, le plia et le posa sur la table à coté d'elle avant de faire de même avec ses chaussettes puis, très précautionneusement avec son gilet d'homme. Sa précieuse montre était ancienne et elle ne voulait surtout pas prendre le risque  de la détériorer en l'exposant à l'humidité de la salle d'eau. Elle tenait ses nouveaux habits dans ses bras, attendant calmement quand Yoko revint dans la pièce en disant que tout était prêt. L'empoisonneuse hocha la tête en guise de remerciements et se faufila dans la salle de bain après qu'elle en soit sortit.

Et la jeune fille au regard infernal se retrouva seule pour le première fois depuis qu'elle avait rencontré son hôte. Un bon bain lui ferait le plus grand bien, elle s'était sentit tour à tour vulnérable, étrange, triste et très mal en point et puis à nouveau étrange.. Les petits papillons dans son ventre ne l'avaient pas quittée depuis son réveil sans qu'elle sache vraiment pourquoi et ça la déstabilisait. Elle s'approcha du robinet et dans un geste maladroit elle renversa un des gels douches qui était posé sur le rebord de la baignoire. Elle se rua dessus mais le flacon laissa échapper quelque gouttes. En panique, Arsen le remit en place en espérant que son hôte ne remarquerait rien et fit couler l'eau. Bientôt la baignoire se remplit d'une épaisse mousse de bulles à la couleur irisante, Arsen en fut subjuguée, d'abord d'horreur (comment allait-elle faire maintenant?) mais elle fut vite remplacée par de l'admiration. C'était tellement magnifique, changeant de couleur à chaque variation de lumière...

L'albinos se dépêcha de se déshabiller pour plonger très lentement son petit pied blanc dans les bulles en retenant son souffle. La mousse était douce et l'eau brulante en dessous. La jeune fille y plongea tout entière et savoura la chaleur du premier bain qu'elle prenait depuis de nombreuses années. N'ayant pas de baignoire dans sa chambre de son mourant et très peu d'occasion d'en prendre de son vivant, la demoiselle était plutôt coutumière des douches rapides mais cette fois elle prendrait son temps. Elle faisait de petits "clap clap" sur l'eau avec ses doigts en jouant à faire apparaitre et disparaitre sa peau de nacre entre les monticule de savon formé à la surface, effaçant ainsi toutes les marques de son passé inscrites dans sa chair. Elle avait presque l'air d'être une femme comme une autre. Arsen laissa voguer ses pensées à leur guise et naturellement elles se tournèrent vers la la jeune femme dans la pièce d'à coté. Que pouvait-elle bien faire en ce moment? Avait-elle réellement bien dormi ou avait-elle menti pour lui éviter de s'en vouloir ou par simple politesse? Et puis pourquoi la mettait-elle dans cet état? Parce que c'était forcément grâce ou à cause (elle ne saurait encore le dire) d'elle qu'elle se sentait ainsi, rien n'avait changé autre que sa rencontre avec la demoiselle du toit. L'albinos immergea entièrement sa tête sous l'eau pour faire taire toutes ces questions. Le silence était tellement reposant... Après quelques secondes qui lui semblèrent des heures elle ressortit le visage de l'eau. Elle finit sa toilette sans se presser, se rinça et quitta la baignoire.

La demoiselle au teint pale s'enroula dans la serviette chaude que lui avait préparé Yoko et se pencha sur sa tenue. Elle enfila ce qui ressemblait à une culotte bien que très étrange et resta perplexe devant un truc en tissu à ficelles élastique. Après quelques minutes à sécher sur la manière de porter cette chose qui devant certainement destiné à sa poitrine à en juger le reste des vêtements, elle se décida à sortir de la salle d'eau pour demander de l'aide.

L'empoisonneuse se sentait terriblement ridicule, serrant sa serviette contre elle, ce qui était un soutien gorge à la main. Arsen piqua un fard en un rien de temps en demandant à son amie quelques explications.

" -Euh.. Excuse moi mais... Je ne.. Enfin.. comment mettons ceci?"
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Re: Seules... à deux - Sam 25 Jan 2014 - 15:34
(Je suis partit du principe que vu que tu ne l’as pas précisé, tu ne t’es pas essuyé les cheveux, si c’était implicitement sous-entendu, tu me le dis et j’éditerai ^^)
Elle était debout, à moitié déshabillée, attendant mon retour de la salle de bain, tenant contre elle les vêtements que je lui avais offerts. J’eus le réflexe idiot de détourner le regard alors qu’elle me passait à côté, pénétrant dans cette pièce que je venais de quitter. Une fois la porte fermée, j’allai me laisser tomber dans mon lit, restant quelques instants la tête contre ce dernier. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, pourquoi est-ce que je réagissais si différemment uniquement avec elle ? Nous étions semblables, certes, mais ce ne pouvait être la raison qui me faisait me sentir si… étrange ? Je fus tirée de mes réflexions par Lilith, qui pour la première fois me surprit, je fis un léger sursaut lorsqu’elle racla sa gorge pour attirer mon attention, ce qui la surprit tout autant que moi.
* - C’est nouveau que je te fasse peur en apparaissant ? Et tu aurais pu demander mon avis avant de la ramener ici… *
Je m’assis sur mon lit, fixant la démone et de temps en temps les affaires de la jeune albinos posée sur la table basse et c’est sur un ton sec que je lui répondis.
* - Je suis libre de faire ce qu’il me plait, je n’ai et n’aurai jamais besoin de ta permission. * Je marquai une petite pause, reprenant d’une voix plus douce. * Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Je ne me reconnais pas quand je suis avec elle… *
* - Et tu ne le remarques que maintenant ? Ces changements sont dérangeants et je ne les accepte pas, tu devrais t’en débarrasser avant de créer une brèche dans cette carapace que nous avons créée pour te protéger. Ne viens pas pleurer près de moi lorsque ça arrivera, je t’aurais prévenue. *
* - Je… je ne veux pas. Je sens que j’ai besoin d’elle, même si elle doit me conduire à ma perte… Je ne supporte plus cette solitude… *
La démone fut énervée en entendant cette dernière partie et c’est furieuse qu’elle s’approcha de moi, plantant l’une des griffes lui servant de doigts dans ma jambe, pénétrant ma chair comme si de rien n’était. Je retins un cri de douleur en la sentant s’enfoncer, bien qu’il ne s’agisse que d’illusion créée par mon esprit, la douleur était bien réelle, créée justement par cet esprit un peu trop créatif, inconsciemment persuadé que ce qu’il se passait était réel. C’est au bout de quelques secondes qu’elle se calma et enlever sa griffe, faisant disparaître la douleur et provoquant chez moi le réflexe d’appuyer là où elle m’avait blessée, il n’y avait évidemment rien.
* - Donc moi, qui suis avec toi depuis toujours, je n’existe et ne compte pas ? Tu mériterais bien pire pour oser dire ça après ce que j’ai fait pour toi. *
C’est dans un mélange de colère et de gêne que je m’excusai auprès de mon amie, elle savait tout autant que moi ce que je voulais dire par solitude, mais je pouvais comprendre aussi ce qu’elle voulait dire. S’en suivit un silence pesant, perturbé par des bruits provenant de la salle de bain, ma compagne semblait tapoter dans l’eau, comme une enfant qui s’amuse dans son bain. Cette pensée m’amusa et me fit rire, un rire silencieux que je contins pour ne pas qu’elle m’entende. Elle était vraiment à part et semblait venir d’un monde bien différent du mien, peut-être devrais-je la questionner à ce sujet ?
Mon attention fut de ce fait recentré sur ses vêtements, je m’interrogeai quant à la manière dont elle les avait eus et surtout, pourquoi n’en avait-elle pas à sa taille ? Il était aisé de s’en procurer ici, à l’académie, alors pourquoi était-elle restée ainsi ? La chaine se sa montre dépassait de l’une de ses poches, Lilith alla la prendre et me l’apporta, tout aussi curieuse que moi, j’avais cependant l’étrange sensation que ce n’était pas elle, mais moi qui était allée la chercher, mélangeant cette fois aussi, réalité et imaginaire. Sa montre était ancienne et abimée, il était clair qu’elle n’était pas de notre époque. S’il s’agissait d’un souvenir de son ancienne vie, elle devait venir d’une époque plus reculée que la mienne, mais il aurait pu tout aussi bien s’agir d’un objet appartenant à l’un de ses parents, qu’elle conserve précieusement, impossible de le savoir comme ça.
C’est alors que la porte de la salle de bain s’ouvrit, laissant apparaître mon amie encore mouillée, enroulée dans sa serviette, la retenant d’une main et tenant le soutien-gorge de l’autre. La surprise se dessina sur mon visage, était-il trop grand pour elle ? Il n’en était rien, le problème était qu’elle ne savait pas comment le mettre. Ma surprise laissa la place à un rire un peu moins discret qu’à l’accoutumée, que j’essayai cependant d’étouffer, la voilà ma réponse. Il ne me restait qu’à avoir confirmation, mais j’étais presque sûr qu’elle venait d’une époque plus reculée que la mienne. Je m’arrêtai de rire, posant délicatement la montre sur le lit avant de me lever et la rejoindre.
« - Ne va pas croire que je me moque, c’est juste que c’est… très surprenant et inhabituel pour moi d’entendre ça. Je vais te montrer comment on le met. »
C’est une fois le soutien-gorge en main que je me rendis compte d’une chose, elle allait devoir enlever sa serviette pour le mettre et se retrouver, évidemment, à moitié nue. Elle n’était déjà que peu vêtue avec sa serviette, mais l’enlever allait être bien pire. Cette pensée me fit, encore une fois, virer au rouge, je me plaçai rapidement derrière elle pour le cacher le plus possible. Une fois dans son dos, je lui donnais les instructions pour mettre le soutien-gorge, que je tenais toujours à la main, tout en l’aidant à l’enfiler, en finissant par l’accrocher. Une fois mis, je repris la serviette que j’utilisai pour essuyer un peu ses cheveux qui étaient encore mouillés, en détournant au maximum mon regard de son mince corps pale, je restai les joues empourprées tout le long, toujours gênée de cette situation. Je n’eus même pas le bon sens de lui dire de me laisser faire, partant du principe qu’elle ne m’en empêchera pas, ce n’était pas très malin, mais cette pensée m’avait échappée. Une fois que ses cheveux furent assez secs à mon goût, je m’arrêtai dans ma tâche, tout en prenant sa main.
« - Viens, tu vas terminer de t’habiller et je terminai de te sécher les cheveux après, il ne faudrait pas que tu prennes froid. »
J’étais submergée par la gêne et par un sentiment indescriptible, mais je ne voulais pas me laisser dominer par ces derniers, je comptais bien reprendre le dessus et ne pas me laisser écraser. Je l’amenai donc à la salle de bain, tout en lui tenant la main et une fois toutes deux rentrées, je lui tournai le dos et préparait le sèche-cheveux le temps qu’elle termine de s’habiller.
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Re: Seules... à deux - Sam 25 Jan 2014 - 21:37
Arsen avait vraiment cherché à mettre le soutien gorge toute seule, elle avait essayé tous les sens possibles et imaginable mais rien n'y avait fait. Elle avait donc du aller chercher de l'aide au près de la seule personne en mesure de lui apporter.  La jeune fille se sentait vraiment ridicule, elle savait bien qu'elle ne devrait pas, après tout ce dessous n'était pas de son temps, il était normal qu'elle ne le connaisse pas mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que ça le serait pour son amie. Et elle avait raison puisque celle-ci se mit à rire sitôt sa question posée. L'albinos se renfrogna, son regard se durcit, ce n'était pas la nudité qui la gênait le plus c'était sa faiblesse, le fait qu'elle soit aussi dépendante de quelqu'un, surtout pour une chose aussi facile et quotidienne que s'habiller.
« - Ne va pas croire que je me moque, c’est juste que c’est… très surprenant et inhabituel pour moi d’entendre ça. Je vais te montrer comment on le met. »
Mouis. Arsen n'était pas convaincue par son explication et elle se mura dans l'indifférence, ne remarquant même pas Yoko virer à l'écarlate et se cacher dans son dos. Néanmoins elle suivit attentivement ses explications, peut-être aurait-elle à en remettre un un jour et elle ne voulait pas que cette mésaventure se reproduise. Et puis elle commençait à envisager le fait d'aller acheter des habits neufs, il était temps de s'adapter à son époque.
Elle se tint à moitié nue mais droite tandis que son amie l'aidait à enfiler le dessous. Elle était gênée d'être ainsi dévêtue, était-ce parce qu'ainsi elle était plus vulnérable ou bien s'exposer à la vue de Yoko, à son jugement l'intimidait? Le jugement des autres sur sa personne lui importait peu mais celui de la surveillante lui paraissait presque insurmontable. Qu'allait-elle pensé d'elle, toute gringalette, pleine de cicatrices..? Une fois ses vêtements enlevés ne lui restait plus que sa fierté pour dissimuler son malaise.
Les mains de sa compagne étaient douces et délicates, prenant garde à ne pas faire claquer les élastiques tandis qu'elle ajustait les bretelles ou qu'elle agrafait le soutien gorge. La demoiselle quant à elle avait son regard rouge sang plongé dans son décolleté, scrutant chaque détail du sous-vêtement. C'était un soutien gorge noir assorti à la petite culotte avec une fine couche de dentelle cousue dessus et un petit nœud entre les seins, simple en somme mais avec une touche féminine. Arsen adorait la dentelle depuis toujours, elle en avait pas mal manipulé lorsqu'elle livrait de l'arsenic, "Habille moi cette vieille dame versatile mon garçon, ou elle changera d'avis et nos clients n'auront plus qu'à changer de poisons." que lui disait toujours son maître, mais c'était réservé aux femmes et à cette époque elle ne pouvait pas revendiquer ce droit... Ce soutien gorge était vraiment très joli, bien qu'un peu trop grand pour elle et il aurait vraiment très bien été à une femme telle que Yoko. D'ailleurs, c'était le sien, si elle l'avait choisi c'est qu'il lui allait et l'espace d'un instant, Arsen imagina son hôte en petite tenue noire et elle devint écarlate en une fraction de seconde et jusqu'au bout des oreilles.
La demoiselle au regard d'azur ne paru pas le remarquer et ramassa la serviette que l'albinos avait laissée choir pour enfiler le soutien gorge avant de lui poser sur la tête. L'élève sortit instantanément de ses pensées avec un petit frisson de surprise. Son amie lui massa alors doucement les tempes, essuyant soigneusement ses longs cheveux de nacre. Il était vrai qu'elle était sortie rapidement de la salle de bain et n'avait pas prit le temps de les essuyer si bien qu'ils ruisselaient encore. Elle ferma les yeux pour mieux apprécier le soin avec lequel elle s'occupait d'elle, chacun de ses gestes étaient emplis de douceur. Quand elle eut fini, elle la prit par la main et l'entraina dans la salle d'eau pour qu'elle puisse finir de s'habiller. Arsen prit le jean qu'elle avait déposé sur le radiateur collé au mur et l'enfila, la matière était toute nouvelle pour elle mais elle ne s'en formalisa pas. Vint ensuite le tour de la chemise et du pull noir. Après avoir fait de gros revers au bas du pantalon et avoir rajouté ses bretelles, le tout était parfaitement ajouté, cintré pour une coupe plus. féminine. L'apprentie déesse n'en revenait pas, en se regardant dans le miroir elle y vit une vraie fille, presque une femme. C'était si différent de d'habitude...
Un gros bruit retentit dans les oreilles de l'albinos et un vent fort et chaud balaya sa nuque. Arsen bondit dans la direction opposée et se retourna avec un regard où se mêlait menace et peur.
" - Qu'est ce que c'est? Qu'est ce que tu vas me faire avec ça? gronda la jeune fille d'une voix sourde."
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Re: Seules... à deux - Sam 25 Jan 2014 - 23:46
Seules... à deux
Nous étions toutes deux dans la salle de bain, elle s’habillant et moi sortant et branchant le sèche-cheveux. Je ne m’étais que rarement retrouvée dans une telle situation, je ne saurais même pas dire à quand remonte la dernière fois, ce devait être au début de mon adolescence, peut-être même avant. Depuis je n’ai plus vraiment été proche de qui que ce soit, il ne m’est donc plus jamais arrivé de faire ça pour quiconque, j’éprouvais néanmoins un certain plaisir à refaire ça. Encore une fois, je ne saurais dire si c’est l’acte ou bien la personne avec qui je le partage qui me fait cet effet-là.
 
Je ne prêtai pas trop d’attention à la jeune femme, trop perdue dans mes pensées et à ma tâche pour la regarder. Elle devait sûrement avoir déjà fini de s’habiller désormais et par habitude, j’allumai le sèche-cheveux l’espace d’un instant avant de m’en servir, une vieille habitude qui avait la vie dure. C’était sans compter sur les origines de mon amie, à peine eut-il été mis en marche, touchant par hasard son cou, qu’elle fit un bond en arrière, apeurée par l’appareil. Elle m’interrogea d’une voix sourde, alors que je l’éteignais, sur l’utilité de l’objet et sur ce que je comptais lui faire avec. J’avais oublié qu’elle n’était pas familière avec cette technologie et je n’avais pas pensé à l’avertir de ce qui allait se produire, je pris une voix douce et rassurante pour lui expliquer, masquant en même temps mon étonnement.
 
« - C’est un sèche-cheveux, ça envoie de l’air chaud et fait beaucoup de bruit aussi, pour te sécher les cheveux. Ils sèchent beaucoup plus vite comme ça et c’est évidemment sans danger, regarde. »
J’allumai le sèche-cheveux à nouveau, cette fois-ci en direction de mon visage, faisant voler par la même occasion mes cheveux. Je m’approchai ensuite un peu d’elle, en lui prenant la main avant de pointer l’appareil sur cette dernière, sans jamais lui lâcher la main. J’éteignis l’appareil avant de la regarder en souriant.
 
« - Tu vois, aucun danger, pas besoin de s’inquiéter. Maintenant, tourne-toi, je vais m’occuper de toi. » 
 
J’attendis qu’elle s’exécute et je me mis au boulot. À cause de ce petit imprévu, je ne lui avais pas encore fait de remarque sur ses habits, en plus de lui aller bien mieux qu’à moi, elle était bien plus jolie habillée ainsi qu’avec ce qu’elle portait avant. Elle ressemblait vraiment à une femme maintenant, bien que ses traits s’apparenteraient plus à ceux d’une adolescente, mais là n’était pas la question. Je terminai ma tâche en silence, ne voulant pas être obligée de crier ou parler plus fort pour surpasser le bruit du sèche-cheveux, s’aurait été désagréable. Je poussai un petit soupir de satisfaction une fois que j’en eu finis, la suite allait être bien plus pratique pour discuter et j’en étais ravie.
 
« - Voilà, tes cheveux sont secs maintenant, encore une petite chose et tu seras parfaite. » Je pris ma brosse que je lui montrai avant de l’utiliser. « On va te coiffer et tu seras encore plus jolie que tu ne l’es maintenant. Enfin… je veux dire… ces vêtements te vont bien et… tu es plus jolie comme ça… » 
 
Et c’était reparti, me voilà de nouveau en train de bafouiller, tout ça parce que je l’avais complimentée, pathétique. Je pus entendre un grognement de la part de mon amie démone, comme pour me rappeler à l’ordre, ce qui fonctionna extrêmement bien, il faut dire qu’elle savait se rendre convaincante. Je demandai à l’albinos de s’approcher de moi en me tournant le dos, alors que je m’installai sur un rebord encore mouillé de la baignoire, ça allait être bien plus simple de la coiffer en étant à sa hauteur, pour moi comme pour moi dos. Je recommençai donc à prendre soin d’elle, la prévenant que ça pourrait faire un peu mal avec les nœuds, mais j’étais toujours très délicate, faisant mon maximum pour ne pas la blesser. Je ne comptai cette fois pas laisser le silence s’installer et je pris l’initiative.
 
« - Je ne veux pas paraître grossière ou impolie, mais… j’aimerais en apprendre plus sur toi. Qui tu es, d’où tu viens, de quelle époque tu viens, j’aimerais savoir tout ça. Je… je me demandais aussi, enfin… quel âge as-tu ? Enfin… » Je marquai un petit silence, m’arrêtant dans ma tâche et baissant la tête le temps de poursuivre. « Il n’est pas facile pour des gens comme nous de s’ouvrir aux autres… je ne t’en voudrais pas de vouloir garder tout ça pour toi. » 


Dernière édition par Yoko Nishimura le Mar 28 Jan 2014 - 10:47, édité 3 fois
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Re: Seules... à deux - Lun 27 Jan 2014 - 23:10
Seules... à deux
   
Arsen était tétanisée. Son hôte tenait à la mai un appareil inconnu pour la jeune fille et, en plus de faire le bruit d'une locomotive à vapeur, avait une forme très approchante de celle du tromblon. Et l'albinos avait une très mauvaise expérience de cette arme, son flan droit s'en souvenait encore. Elle était là, terrifiée, coincée par la baignoire sans aucune possibilité de fuite ce qui ne faisait qu'amplifier sa panique.   La surveillante essaya de la calmer en lui expliquant ce qu'était cet appareil qu'elle avait en main d'une voix rassurante, lui montrant que c'était sans danger et lui faisant même une petite démonstration. Ce paru marcher car Arsen se rassereina, Yoko lui prit la main et pointa le "sèche-cheveux" vers son visage. L'empoisonneuse ferma très fort les yeux tandis que le bruit se fit tonitruant dans ses petites oreilles et le vent chaud soufflant sur son visage, chaud mais pas trop, son amie prenant garde à ne pas l'approcher trop près pour ne pas risquer de la bruler. La jeune fille aux cheveux d'argent paru se détendre complètement, son visage revêtant son indifférence habituelle pourtant sa petite main serrait très fort celle qui lui tenait, toujours un peu inquiète.

« - Tu vois, aucun danger, pas besoin de s’inquiéter. Maintenant, tourne-toi, je vais m’occuper de toi. »

Elle s’exécuta sans un mot, lâchant sa main à regrets. La demoiselle ferma à nouveau les yeux, se concentrant sur les mains de son amie dans ses cheveux, les manipulant avec soin pour les faire sécher au mieux. Quand elle eut terminé, elle reposa l'appareil à sa place avec un soupire satisfait et prit une brosse. C'était pour elle? La demoiselle aux yeux d'azur allait-elle réellement la coiffer? Arsen avait vu lors que ses pérégrinations entre chiens et loups dans les rues de Londres des petites filles des beaux quartiers faire peigner leurs cheveux soyeux par les mains expertes et délicates de leur mère ou de leur gouvernante. L'albinos avait toujours vu cet acte comme un moment privilégié qu'elle n'avait jamais eut et auquel elle s’apprêtait à gouter.

« On va te coiffer et tu seras encore plus jolie que tu ne l’es maintenant. Enfin… je veux dire… ces vêtements te vont bien et… tu es plus jolie comme ça… »


Arsen devint rouge pivoine. Elle la trouvait donc jolie? Si elle était gênée d'un tel compliment, sa compagne semblait l'être tout autant vu les bafouillis qu'elle prononçait. l'empoisonneuse articula un vague "merci"et la laissa prendre place sur la baignoire derrière elle. Ce moment était aussi agréable qu'elle avait pu l'imaginer, voire même plus. Était-ce le fait qu'on s'occupait d'elle ou bien que ce soit Yoko qui le fasse qui lui faisait paraitre cette sensation si douce?

Et voila que sa compagne rompit le silence qui les enveloppait. Elle désirait en savoir plus sur elle, ses origines, sa vie d'avant.. *Nous y voila..* pensa la demoiselle au regard vermeil, elle n'aimait pas parlait d'elle, elle ne voulait pas. Pourtant son hôte désirait savoir, elle marchait sur des œufs en posant ces questions, prenant soin de ne pas la brusquer et ne pas la forcer mais on sentait dans sa voix un profond intérêt pour ce qu'elle pourrait bien lui dire. Elle soupira pour elle-même en repensant à ce que Perle lui avait dit. La superbe brune avait tenté de lui expliquer qu'un ami était la personne à qui on pouvait donner des informations sans en attendre en retour, juste donner un peu de sa personne comme un cadeau. Elle lui avait aussi dit qu'il pouvait être celui qui vous sauverait tout comme celui qui serait en mesure de vous faire le plus de mal. C'était un risque à prendre. Et Arsen avait envie de prendre ce risque avec Yoko, pour le première fois de sa vie elle désirait vraiment être son amie. Elle se tourna vers sa compagne et plongea son regard infernal dans le sien.

" - Je suis Arsen Icum, bien que ce ne soit pas le nom qu'on m'ait donné à ma naissance. J'ai vécu entre deux époques, entre deux siècles, née au XIXème et morte au XXème." Elle s'interrompit un instant et se retourna avant de reprendre. "J'ai aperçu des livres sur le japon, c'est de là que tu viens n'est ce pas? Moi je n'ai, à ma connaissance, jamais quitté Whitechapel plus de quelques jours. " La demoiselle sourit ironiquement pour elle-même, sa compagne osait enfin lui poser la question de son âge, c'était sur qu'avec son physique il était difficile de savoir ce qu'il en était vraiment. Une ombre voila son regard un instant. " Tel que tu me vois là, j'ai dix neuf ou peut-être vingt ans. Surprenant non? Je resterai dans ce corps de gamin pour l'éternité..."

Un silence s'était installé entre les deux femmes quand un grognement étrange se fit entendre. Arsen posa sa main sur son ventre en s'empourprant. Elle commençait à avoir faim et son estomac lui faisait remarquer avec une subtilité à toutes épreuves. Il était vrai qu'elle n'avait pas mangé depuis le matin de la veille, avant de partir faire sa balade dans l'établissement et de se perdre, encore. Il fallait vraiment qu'elle pense à faire des réserves quand elle partait en exploration, avec son terrifiant sens de l'orientation, elle ne trouvait jamais la cafétéria.
      


Dernière édition par Arsen Icum le Mer 29 Jan 2014 - 13:37, édité 2 fois
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Re: Seules... à deux - Mar 28 Jan 2014 - 12:59
Seules... à deux
Ma compagne m’étonna légèrement en se retournant vers moi, en me redonnant son nom et l’époque d’où elle venait. Ce n’était pas totalement inattendu d’avoir une réponse de sa part, mais je m’attendais à devoir attendre un peu plus pour qu’elle prenne une décision, j’avais même envisagé la possibilité qu’elle ne souhaite pas encore parlé d’elle et qu’elle garde donc le silence, mais il n’en fut rien. Elle s’interrompit un moment avant de refaire volteface, me tournant de nouveau le dos. Elle mentionna ensuite les livres sur le japon qui se trouvaient sur ma bibliothèque, me demandant s’il s’agissait de mon pays natal, ce à quoi je lui répondis par la positive. Quant à elle, elle venait de White Chapel, je n’avais aucune idée d’où cela pouvait se situer, je ne connaissais pas toutes les villes des autres pays, d’autant qu’elle aurait pu changer de nom avec le temps et ne plus s’appeler ainsi.
 
Vint ensuite la réponse à ma question un peu sensible, celle de son âge, sa réponse me soulagea pour je ne sais quelle raison. Elle avait presque le même âge que moi, elle n’était qu’au gros maximum trois ans plus jeune, c’était à la fois rassurant et triste, elle pensait être condamnée à avoir ce corps d’enfant toute sa vie. Cette pensée me rendait triste pour elle, ce qui était une chose impensable… il ne m’était jamais arrivé d’être triste pour le sort de quelqu’un d’autre que celui de ma sœur, pourquoi était-elle différente ? Je ressentis l’envie de la prendre dans mes bras et de la consoler, j’hésitais pendant plusieurs secondes à le faire et alors que me décision fut prise, un grognement se fit entendre, l’albinos avait visiblement faim. Alors qu’elle semblait plutôt gênée par ce son des plus naturels, je fus quant à moi plus détendue et décidée dans mes choix.
 
Je me mis debout et sans un mot, je la pris dans mes bras en la serrant contre moi, avant de lui murmure à l’oreille, d’une voix douce.
 
« - Tout est possible dans ce monde, tu pourras peut-être avoir le corps que tu devrais avoir, je ferais tout mon possible pour t’aider si tu le souhaites. Ce corps est peut-être celui d’une enfant, mais tu es très belle comme tu es maintenant, regarde-toi dans le miroir, tu es superbe… »
 
Je regardais en même temps ce miroir, dans lequel nous nous reflétions, je lui adressais un sourire chaleureux et empli de tendresse. Un sourire que je ne me connaissais pas, ou tout du moins que je ne pensais pas revoir sur mon visage, quelque chose était en train de changer en moi et elle en était la cause. Mon ami démone n’aimait pas du tout ce qui se produisait, m’assurant que tout ceci ne ferait que me causer à ma perte. Je n’avais rien à faire de ce qu’elle me disait, je comptais faire comme je le sentais. Je reposais le peigne après avoir lâché mon amie.
 
« - On ira manger quelque chose après que je me sois douchée, ça te va ? J’essayerais de faire vite pour que tu n’attendes pas trop. » 
 
La prend de nouveau par la main et l’amène dans la chambre et choisit, sans la lâcher, ses vêtements du jour, ce n’était pas chose aisée avec une seule main, mais pour l’instant elle ne voulait pas la lâcher. Il n’était pas question de chemise aujourd’hui, elle prit simplement un tee-shirt et un pull en V, accompagné d’un jeans. Une fois ses vêtements choisis et en main, je me tournai vers ma compagne en lui lâchant la main, le sourire aux lèvres.
 
« - Je reviens vite. »
 
Je pris ensuite la direction dans la salle de bain que je fermai derrière moi. Je me déshabillai, posant mes vêtements sales dans le bac adéquat, avant d’allumer la douche et de m’y plonger. Peut-être que j’allais pouvoir y voir clair après une bonne douche, que je saurais remettre un peu d’ordre dans le merdier qu’était mon esprit en ce moment. Je réfléchissais à ce qui la rendait unique à mes yeux, pourquoi elle et pas une autre, ou un autre, provoquait des réactions totalement opposées à celles que j’avais d’habitude. Nous étions semblables, était-ce détail qui me donnait envie de la protéger et la soutenir ? Peut-être, je n’en savais rien et pour le moment je ne devais pas y penser, je ne devais penser à rien. Je devais faire le vide dans mon esprit et juste prendre ma douche en vitesse, ce que je fis assez rapidement, une fois celle-ci terminée, j’enroulai ma serviette autour de moi, pendant que j’en utilisai une autre pour m’essuyer les cheveux.
 
Une fois mes cheveux suffisamment secs, je terminai de m’essuyer et commençai à m’habiller, repensant à l’incapacité d’Arsen à mettre le soutien-gorge, je ne pus retenir un petit rire discret à cette pensée. Vint ensuite l’étape du sèche-cheveux qui passa assez vite et alors que j’avais ma brosse en main, une idée me vint à l’esprit et je sortis de la salle de bain en souriant.
 
« - Tu peux m’aider à me coiffer ? Tu verras c’est très simple. » 
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Re: Seules... à deux - Mer 29 Jan 2014 - 13:43
Seules... à deux
  
Belle, superbe... "Tu es superbe" , c'était ce qu'avait dit Yoko. Arsen s'était figée, le regard plongé dans le vide devant elle à l'instant même où la jeune femme aux yeux bleus avait enroulé ses bras autour d'elle. Ses mots étaient-il vraiment pour elle? Comment cela pouvait-il être possible? C'était vrai que son albinisme n'avait jamais paru la déranger, elle avait même dit adorer la couleur sanguine de ses yeux... Alors c'était vrai, son amie pensait réellement ses mots, ce n'était pas du simple réconfort ou des flatteries inutiles et son sourire tendre dans le miroir devant elle le prouvait. Ses paroles résonnaient en elle et l'albinos se prit à espérer. Aurait-elle un jour la chance d'avoir un corps adulte? Avant peu lui aurait importer, elle avait toujours eut cette morphologie de pré-adolescent, plate comme une planche à pain, haute comme trois pommes et blanche comme la neige. Son allure inquiétante l'arrangeait bien, on ne venait pas la déranger et le mythe du "démon blanc" lui avait rapporté pas mal de travail de son vivant. Mais maintenant c'était différent, il y avait Yoko. Sans qu'elle ne sache trop pourquoi, l'empoisonneuse voulait lui plaire, qu'elle reste près d'elle.. Ce désir était complètement invraisemblable pour elle qui avait toujours avancé seule mais la jeune fille aux yeux d'azur avec quelque chose de spécial, quelque chose qui l'attirait irrémédiablement vers elle.
Son hôte desserra lentement son étreinte et la prit par la main avant de l'emmener dans la pièce d'à coté pour choisir ses habits. C'était son tour de prendre sa douche et Arsen allait devoir attendre un peu.
« - Je reviens vite. »
La jeune fille au regard infernal hocha la tête et la regarda s'éloigner d'elle tandis qu'elle entrait dans la salle de bain à nouveau. Elle soupira et se dirigea vers son sac. Elle n'était vraiment pas dans son état normal en présence de cette femme. Pourquoi son avis lui importait tout à coup? Pourquoi ressentait-elle un petit pincement au cœur quand elle quittait la pièce? Pleins de question fourmillaient sous son crâne, elle secoua la tête pour essayer de les en chasser, fallait qu'elle trouve de quoi s'occuper pour ne plus y penser. Elle attrapa son gros livre et une petite boîte en bois et s'installa sur la table. L'apprentie déesse ouvrit le plumier en bois qui semblait avoir un certain âge et bien vécu à en croire les taches d'encre et les égratignures qui le maculait et choisit un vieux stylo plume parmi les divers scalpels, pince et loupe qu'il contenait puis ouvrit son livre à une page planche et se mit à écrire. Elle coucha sur le papier les conseils de Yoko sur comment enfiler un soutien gorge en agrémentant son explication de petits dessins. Elle s'attela ensuite à la description du sèche-cheveux avec l'écriture en pattes de mouche inclinée qui emplissait déjà une bonne partie du volume. Quand elle eut fini, l'empoisonneuse tourna les pages jusqu'à en trouver une autre vide, il fallait dire que les pages vierges se faisait de plus en plus rares. Elle avait prit l'habitude de tout consigner dans son livre, au cas où la mémoire lui ferait à nouveau défaut. La jeune fille aux cheveux d'argent se concentra en vain, elle ne se souvenait toujours pas des premières années de sa vie. Est-ce que le rêve qu'elle avait fait après sa crise avait un rapport avec cette partie de son enfance oubliée? Et dans ce cas, qui était cette femme au voile jaune? Et cette comptine d'enfant, Arsen avait l'impression de l'avoir toujours entendue, d'ailleurs lorsqu'elle chantonna tout doucement les paroles lui vinrent d'elles-même.
"Ring around the rosie
A pocket full of posies
Ashes, ashes,
We all fall down..."
Tandis qu'elle murmurait, sa plumle continuait de courir sur le vélin de la page, répandant son encre noire dans des traits fins et soignés et bientôt un regard émergea de la page. On apercevait presque les reflets d'azur dans le regard à l'encre noire, les yeux de Yoko l'observait tandis que l'albinos esquissait son visage d'un trait délicat. Elle n'oublierait pas, elle ne voulait pas l'oublier. Elle commençait ses cheveux d'argents lorsque sa compagne sortie de la salle de bain, sa brosse à la main.
« - Tu peux m’aider à me coiffer ? Tu verras c’est très simple. »
Arsen referma précipitamment le gros volume en cuir et se leva lentement.
" - Je n'ai jamais fait ça, je risque de te faire mal... "
Après quelques hésitations, elle prit la brosse et attendit que la jeune femme s'assit sur la chaise. Elle prit délicatement quelques mèches de cheveux dans sa main et les peigna avec autant de soin et de prestesse dont elle état capable. Ils étaient doux comme de la soie entre ses doigts, leur couleur nacrée accrochait le moindre rayon de lumière pour les faire briller dans un  miroitement d'argent pur. Ils étaient superbes, rien à voir avec ses cheveux blancs à elle. Elle continua à la coiffer en faisant très attention à ne pas lui faire mal.
" - C'est comment le japon? Ce doit être très différent de Londres..."
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Re: Seules... à deux - Mer 29 Jan 2014 - 18:20
Seules... à deux
Ma compagne semblait afférée à quelques occupations que ce soit dans son livre, au vu de stylo à plume qui trônait juste à côté, elle devait être sans doute en train d’y écrire quelque chose, quant à savoir de quoi il s’agissait, s’en était une toute histoire et trop l’interroger pourrait ne pas lui plaire. Elle s’approcha de moi, m’annonçant ses doutes quant à sa capacité à me coiffer sans me faire mal, je lui répondis avec un regard et un sourire chaleureux, qu’elle était seule à connaître.
 
« - Je suis sûre que tu t’en sortiras bien, ne t’en fais pas. » 
 
Je lui tendis la brosse avant de m’installer sur une chaise pour être plus à l’aise et à sa hauteur. Elle commença ensuite à s’occuper de mes cheveux, comme je l’avais fait pour elle un peu plus tôt. Malgré ses doutes, elle était douce et s’en sortait plutôt bien, je m’attendais à ce qu’elle ait éventuellement quelques difficultés au début, mais il n’en fut rien. Je la laissai faire en silence, appréciant ce moment tellement plaisant et que personne ne m’avait fait depuis des années. Elle brisa le silence qui s’était installé en m’interrogeant sur mon pays natal, le Japon, en soulignant la différence importante qu’il devait exister avec Londres. Dans mon esprit, elle vivait à White Chapel, mais ce n’était peut-être pas le nom d’une ville, mais plutôt celui d’un quartier, je pouvais donc désormais lui donner une origine, elle était anglaise. Je pris quelques instants pour réfléchir avant de lui répondre finalement.
 
« - Je ne sais pas comment ça se passe dans ton pays, surtout à ton époque, mais je pense qu’on peut dire que sur certains points notre vie est plus stricte et différente de la vôtre. On nous pousse beaucoup à réussir nos études et à être performants au boulot, voire beaucoup trop. Ce n’est cependant pas cela qui m’a empêché de profiter de la vie et de beaucoup m’amuser, du moins, durant une partie de mon adolescence… Nous avons aussi une culture assez riche et différente des autres pays, je pense qu’elle pourrait te plaire si tu es curieuse comme moi. Si tu veux… je… pourrais t’en parler plus en détail plus tard en te parlant un peu de mes propres expériences et de mon pa… » 
 
* - Stop ! *
 
Je fus interrompue par la voix forte et autoritaire de Lilith et sans réfléchir une seconde, je répondis sur un ton agressif.
 
« - Quoi stop ? Je fais ce que je veux… »  
 
* - Tu fais peut-être ce que tu veux, mais évites de parler de ton passé sans même la connaître, ne fais pas l’imbécile qui s’ouvre trop vite et s’en mord les doigts… Je t’aurais prévenue… *
 
« - Préviens-moi si ça te chante, je lui dirais ce que j’ai envie de lui dire, point final ! » 
 
L’espace d’un instant, j’avais totalement oublié la présence de ma compagne, qui devait sans aucun doute se poser des questions. Je ne m’étais, contrairement à d’habitude, pas retenue de lui répondre à voix haute, excédée qu’elle intervienne de la sorte alors que je ne lui avais pas sonné. Je rosis en baissant la tête, gênée de lui avoir montré un tel spectacle, surtout avec une voix des plus agressives que je ne souhaitai pas lui montrer. Je repris la parole, la tête toujours baissée, jouant avec mes doigts, sur un ton empli de gêne.
 
« - Je… je suis désolée… je ne voulais pas te surprendre ou t’effrayer, j’ai juste eu un léger différent avec Lilith sur… sur toi… Elle n’apprécie pas que je veuille m’ouvrir à toi, partager mon passé avec toi tout en apprenant à te connaître toi et le tien… Elle n’est pas méchante… enfin avec moi… elle veut juste me protéger, mais… » 
 
Je rosis de plus belle, baissant encore un peu plus la tête, comme pour le cacher.
 
« - Mais, je ne veux pas qu’elle me protège de la seule personne à qui je tiens, en dehors de ma sœur, et à qui je sens que je peux tout dire et tout partager sans crainte. Je veux juste être moi-même et partager avec toi cette vie et cette folie qui est la mienne, quel qu’en soit les conséquences. »
 

Mon visage était rouge et mon cœur s’emballait, je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, pourquoi est-ce que je lui disais tout ça, pourquoi ne pas avoir simplement résumé tout ça à un conflit sans importance avec Lilith, sans ajouter ses détails qui me paraissait de trop et que je n’avais pourtant pas réussi à garder pour moi, je voulais inconsciemment qu’elle le sache, mais pourquoi ? Je ne bougeai plus, envahie par la gêne et un sentiment inconnu, j’attendais qu’elle me sorte de cette situation inconfortable et gênante.
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Seules... à deux
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