Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Rendez-vous des amochés.

 
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Rendez-vous des amochés. - Mar 14 Jan 2014 - 21:18


Silencieux, le chevalier ouvrit les yeux, et contempla ce qu’il voyait … Un plafond blanc qu’il connaissait plutôt bien … Oui, il fixait bêtement le plafond de l’infirmerie … Il n’était pas dans la zone où s’entassait les petites blessures en revanche …Il serra un peu les poings, sa présence ici une fois de plus lui indiquait clairement qu’il s’était fait correctement écraser … Il grimaça et tourna rapidement la tête pour observer autour de lui, personne, même pas le bruit de l’infirmière traînant dans le secteur …

Et là il vit un dossier poser sur une petite table à côté de lui, il se tourna malgré la douleur qui le frappait, l’attrapa et se mit à le lire. En fait c’était une liste de blessure, ça parlait de tendons, d’os brisé, tout un vocabulaire qui ne lui parlait que très peu, surtout les noms étrange donné au os … D’ailleurs c’était un peu flou dans sa tête mais il se souvenait encore clairement de sa connerie, et elle n’était pas mentionnée. C’était étrange, enfin ça lui retomberait dessus forcément un moment où un autre mais maintenant qu’il avait été stoppé, qu’allait-il devoir faire ?


*Bon … Je fais quoi moi …*

D’instinct il a voulut tenter de se relever, mais … En fait visiblement il n’était pas parfaitement soigné et n’arriva pas à se relever directement, il dut donc se contenter de rester allongé … Il se tâta, il y avait de nombreux bandages, et plus de trace de ses vêtements … Il soupira qu’elle misère … Mais bon, il n’était pas attaché, après ses blessures étaient assez handicapante pour que au mieux il se retrouve en bas du lit …
Il relança sur la table le dossier qui traînait et soupira, se remettant à regarder ce plafond blanc.
Blanc et vide de toute décoration, comme son esprit en fin de compte, c’était vide, il se perdait et se noyait dans ce blanc qu’il pense ou qu’il regarde le plafond … Certains disent pourtant que le blanc et la couleur de la pureté, la couleur du bien, mais le chevalier n’y voyait plus rien en fait … Que ce soit noir, rouge, la mort, la vie, humain, dieu, le pauvre professeur ne savait absolument pas quoi penser.
Il cherchait désespérément une raison qui le pousserait à avancer, mais ne savait pas si elle lui viendrait. Oui, il est un peu comme ce plafond, vide et plat … Sans aucun objectif qui lui reste … Il repensa à son combat de la veille, avec les trous qui l’accompagnaient dans sa mémoire. Il resoupira, Deus se moquait bien de lui … Ou qu’importe la force supérieur qui est au dessus, elle se moque de lui et prends un malin plaisir à le détruire, mais maintenant c’est fait. Il est un chevalier au moral brisé … Lui qui s’était juré de ne jamais flancher …
Soudain il y eu du bruit, le chevalier garda les yeux ouvert, intrigué, mais impossible de vraiment voir quelque chose lorsque des os brisés vous maintiennent contre un lit, et on oublie pas les tendons coupés !


*L’infirmière revient ? Si elle me drogue, je ne répond plus de moi à mon réveil !*

Pour le moment il fallait attendre de voir ce qu'il se passait d'abord. Vu qu'il ne savait plus quoi penser et ce qui allait se passer ... Quitte à tenter ou faire quelque chose il valait mieux savoir non ?




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Re: Rendez-vous des amochés. - Jeu 16 Jan 2014 - 18:49

Rendez-Vous des Amochés

Il était une fois une jeune femme blessée. Blessée jusqu'au sang, jusqu'au os, et pis encore que cela, blessée jusqu'au plus profond de sa pensée. Personne se le savait encore, sauf pour les deux premiers cas. Peut-être que ce qui venait de se passer pour qu'elle finisse rouge de sang sur tout le corps, les vêtements lui couvrant que le peu de chair qu'il faudrait couvrir, la douleur la faisant crier, hurler, jusqu'à s'en percer les tympans, et percer ceux des autres. Elle s'était tout d'abord écroulée sur le sol devant la chambre qu'elle venait de quitter. Le sourire sadique qu'elle avait affiché s'était évanoui aussi rapidement qu'il était venu. Et puis les gens accouraient pour voir se qui se passait, avant de remarquer qu'elle n'était pas très propre. L'un deux eu un éclair de génie et de sang-froid. Il se mit à la porter doucement, tentant de la rassurer par des chuchotements tels qu'ils auraient pu être pour un enfant effrayée. Il la calma et fit s'écarter tout le monde, comme sourd aux plaintes de la femme et au dégoût des élèves qu'il tenait dans ses bras.

Son visage ? Oh il était caché. Une cape d'un bleu sombre qui le lui couvrait presque, il était d'une taille impressionnante. Mais ce n'était pas important puis Raven ne saurait jamais que c'est lui qui l'avait sauvé. Sauf si... Sauf si elle pouvait reconnaître le parfum lavande du jeune homme, adouci un peu plus par le miel. Mais ce n'était pas son parfum, c'était son odeur naturelle. Ce qui contrastait avec l'odeur âcre du sang que portait la fille aux cheveux blancs, souillée, tâchée. D'ailleurs, elle avait clos ses yeux, gémissait de douleur, s'imaginant le plaisir qu'aurait ressenti cet abruti de double du miroir.

-On y arrive presque Raven, déclara-t-il d'un ton calme, mais froid. Le reconnaîtrait-elle un jour ?

Après tout, il connaissait son nom, elle l'avait entendu. D'ailleurs elle ne l'entendait plus que lui. Tous les autres sons étaient flous, insaisissables.

-Tu ne sombreras pas, tu n'as jamais sombré.

Si elle avait été en état d'ouvrir la bouche, elle lui aurait peut-être craché au visage et hurlé dessus pour comprendre qui il est. Or, ce n'était pas le cas, du tout. Et puis, de toute façon, il venait d'arriver devant la grande porte de l'infirmerie. Déjà, en ouvrant la porte, l'odeur du désinfectant envahit les narines de Raven qui toussa fortement, crachant un peu de sang sur la cape de l'inconnu. Il salua quelqu'un avant de poser la jeune femme sur le lit à côté de cette même personne. Il l'observa, longuement. Elle le su parce qu'elle réussit à ouvrir quelque peu les yeux et elle a pu apercevoir une partie de son visage.

-J...

Non, elle n'arrivait pas à dire plus qu'un pauvre "J". Puis se fut à lui d'entamer la discussion avec l'infirmière qui se dépêcha à la panser, par quelconque moyen, pour qu'elle puisse guérir plus vite. Cheveux Blancs se mit à hurler de douleur lorsqu'une pression se fit sur son ventre, où la plaie saignante était encore là. Elle n'avait plus de vêtements sur elle, elle l'avait deviné avec le vent qui balayait son corps, lentement, lentement. Le jeune blond sur le lit d'à côté avait peut-être le temps d'en profiter, ce qui força Raven à ouvrir les yeux et fixer le plafond, les lèvres tremblantes.

Le sauveur, lui, s'était seulement installé plus loin, sur une chaise, en silence.


Dernière édition par Raven Cornen le Jeu 23 Jan 2014 - 18:38, édité 1 fois
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Re: Rendez-vous des amochés. - Ven 17 Jan 2014 - 21:27


C’est dingue ce qu’un plafond peut s’avérer être envoûtant quand ce dernier est d’un blanc pur et que votre esprit est vide …
C’est pour cela que le chevalier le fixait comme un mort, clignant encore des yeux de temps en temps, preuve de sa conscience et qu’il était encore vivant. Heureusement qu’il y eut des bruits qui finir par brisé son hypnose sinon il serait rester un sacré moment dans cette position …
Il ne redressa pas la tête, écoutant simplement les conversation, et l’indication d’un lit où poser une personne, juste à coté du sien tien … L’infirmière discutait avec un homme, lui disant qu’il n’y avait plus besoin de lui, même si il voulait aider, que maintenant qu’elle était ici il lui fallait juste du temps que tout se soignerait tout seul et qu’il pouvait partir, mais visiblement pas entêtement il était resté. Ce qui tira une phrase que le chevalier entendait souvent à l’infirmière.


- C’est pas possible ça …

En temps normal il aurait sourit, peut être même un peu rit car il l’aurait parié et prédit, mais rien, ça ne lui avait fait ni chaud ni froid … C’était terrible car en plus il s’en rendait compte, il avait perdu sa volonté, ses désires et ses envies … Un chevalier sans objectif, sans but, et sans choses à défendre, ça devient quoi ?
Il observa un peu l’infirmière couvrir de bandage, avec approximativement autant de bande que lui, la personne dans le lit juste à coté, c’était d’ailleurs intéressant d’observer l’efficacité et la vitesse pour le faire ! D’ailleurs l’infirmière sembla remarquer qu’il regardait et soupira, pourtant il avait bien droit de regarder autre chose que le plafond non ?
Il ne dit rien et elle aussi, mais quand elle eut finit elle ne tarda pas à venir lui mettre une tape sur le nez se qui força le professeur à agiter la tête dans un réflexe.


- Ca va la vue est belle ? Tu t’es bien rincé l’œil ?

Quoi ? Il fallait qu’il se lave les yeux ? Mais cette infirmière perdait la tête ! Il la regarda droit dans les yeux.

- Je ne compte pas me laver les yeux ! Cependant j’admet que se fut plus intéressant de vous observer la soigner que de fixer le plafond que je connais bien … C’est plus actif et distrayant !

La dame des soins soupira et frappe son visage avec sa main, comme ci le chevalier avait encore dit une chose improbable ou énervante, mais il ne comprenait décidément pas. Et elle repartit, le chevalier regarda un instant le plafond. Puis reposa son regard sur sa voisine de lit.

- Enfin cette salle n’est plus désespérément vide …

C’est vrai ça faisait presque mal de se dire que ça faisait quelques heures qu’il fixait bêtement le plafond à réfléchir sur sa vie, à penser sur un objectif futur … Mais enfin quelque chose allait pouvoir l’aider à tuer un peu de temps …

- Bienvenue à l’infirmerie coté grand blessé …




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Re: Rendez-vous des amochés. - Sam 18 Jan 2014 - 14:42

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Les bandages recouvraient son corps qui sentait désormais la crème. C'était étrange d'avoir la sensation d'être glacée jusqu'aux os, mais elle n'avait pas trop le choix, et puis la prochaine fois il faudrait qu'elle évite d'être stupide et qu'elle se jette dans la gueule du loup, ou du double. Ses yeux fixaient vaguement le plafond avec un sentiment de colère. Oui, la colère surpassait presque la douleur. D'ailleurs, elle écoutait tout ce qui se passait à côté d'elle. Elle pouvait remarquer deux voix, une féminine -l'infirmière-, et une masculine qu'elle avait dû entendre dans les couloirs. Puissante, pas de quelqu'un d'immature, non, c'était obligatoirement un adulte. Élève ou professeur, mais jeune adulte. Puis l'infirmière quitta la pièce, qui fut aussitôt envahie d'un silence. Elle voulait bouger plus que tout, mais sa vaine tentative lui arracha seulement un gémissement d'horreur, qui fut effacé par l'homme qui venait de lui parler.

-Merci.

Sa voix était encore plus rauque que d'habitude, ce qui lui arracha une grimace. Puis elle se força de tourner un minimum la tête. Mais elle s'arrêta sur l'homme à capuche, toujours assis au loin. Il baissa un peu plus la tête pour l'empêcher de voir son visage. Les yeux bleus glacés de Raven revinrent sur l'homme blond, qu'elle observa attentivement malgré le fait que sa propre vue était légèrement brouillée.

-C'est qui lui, un surveillant ? Ses paroles s'avérèrent encore plus glaciales que précédemment. L'intéressé se leva, murmura un pauvre "Non" dans un soupir et s'approcha pour couvrir la jeune femme d'un drap blanc. Il lui accrocha un bracelet autour du poignet et partit, comme si de rien était.

-Il est sérieux ?

La fille aux cheveux blancs était définitivement pas ravie de savoir qu'un homme lui avait touché le poignet. D'ailleurs, elle tenta de secouer la main pour se débarrasser de cette horrible sensation. Hors, cela éveillait encore plus de douleur dans tout son bras. Elle décida d'abandonner, et plongea ses yeux dans ceux de son voisin de chambre, avant de remarquer qu'elle l'avait déjà vu plusieurs fois ici. Elle le trouvait plutôt intimidant, en fait.

-Comment vous êtes arrivé là ?

Ce n'était pas son genre de poser trop de questions, mais elle était curieuse, et puis si elle devait passer plusieurs heures ici, autant ne pas se renfermer dans un silence qui veut surtout dire que l'autre personne n'est pas intéressante. Ah oui, elle lui portait de l'intérêt ? Comme c'était étrange de penser soudainement tout cela. Sauf que c'était trop tard, elle avait lancé une conversation, donc il faudrait la finir, que l'autre croit ou non qu'il l'intéresse, elle, une jeune femme à l'envie de fuir à chaque fois qu'elle voit un garçon.


Dernière édition par Raven Cornen le Jeu 23 Jan 2014 - 18:33, édité 1 fois
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Re: Rendez-vous des amochés. - Dim 19 Jan 2014 - 18:22


L’infirmerie … Et l’habitué des lieux … On pouvait dire qu’il commençait à bien connaître ce lieu, vraiment trop, même l’infirmière ne le surprenait plus …
Pourtant on dit de ce genre de lieu qu’il est calme et silencieux, pourtant à chaque fois qu’il y allait, ce n’était pas le cas, enfin pourtant il l’a connus calme aujourd’hui, mais l’inactivité lui déplaisait, le fait d’être incapable d’aller s’entraîner, probablement la seule choses qu’il avait encore envie de faire, était un supplice de chaque seconde, chaque minute qui s’écoulait ne faisait que lui donner envie de partir, de disparaître.
Il voulait ne plus se faire de mal, ce monde lui en faisait, les gens lui en faisait, et en retour il en faisait lui aussi, à chacun … Mais Rain l’avait traîné ici …

Apparemment sa voisine discuta encore avec cet homme qui tenait des propos comme si il la connaissait parfaitement, c’était étrange car elle agissait pourtant comme si il lui était inconnu … Mais il réfléchissait trop, il se posait trop de question sur tout ce qu’il voyait, il voyait le mal partout, c’est terrible alors qu’il voulait se vouer au bien.
Pourtant d’un coup elle enchaîna deux questions. Et comme l’autre homme parti sans vraiment apporter de réponse, il supposa qu’elle lui adressait la parole.
Alexander se redressa avec beaucoup de difficultés, utilisant ses bras, faisant craquer ses épaules, il arriva à se tenir un peu plus droit, même si il sentit aussi la couverture glisser, lui révélant qu’il avait encore quelques couches de bandage ce qui le fit soupirer.


-Il est sérieux ? Comment vous êtes arrivé là ?

Il tourna la tête en direction de la blonde. Plongeant son regard dans le sien, elle restait allongé sur le lit, et elle était maintenant couverte. Il ne pouvait pas vraiment dire ce qu’il avait exactement fait, mais il pouvait toujours dire la vérité sans étaler les points les plus durs.

- Un combat avec une furie dans le monde des humains … Je crois que j’ai visé un peu trop fort cette fois …

Cela devrait suffire comme explication, sans pour autant donner les détails qui fâchaient, par exemple le fait qu’il voulait détruire l’humanité et tout les dieux. Pourtant maintenant qu’il parlait il ne manquait pas d’envie de dire ce qu’il pensait maintenant de ce monde.

Enfin voila, c’est ça de viser quelque chose de hors de sa portée, même si ce n’est pas l’envie d’y retourner dés que j’irais mieux qui me manque …

Il essaya de sourire, même un faux, mais rien à faire, son visage refusait maintenant d’afficher une émotion qu’importe laquelle. Il se frotta un peu les yeux, il aurait presque la tête qui tourne avec le simple fait de se relever …

- Et vous, comment en êtes vous arrive à atterrir ici dans les bras d’un jeune homme ?

Et soudain il réalisa qu’il avait oublié encore une fois une chose importante, se présenter …

- D’ailleurs … J’ai oublié de me présenter, je suis Alexander Urmanis.




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Re: Rendez-vous des amochés. - Dim 19 Jan 2014 - 19:21

Rendez-Vous des Amochés

Ses yeux ne quittèrent pas les siens. C'était bizarre comme ambiance, mais il fallait faire avec, d'après elle. Sa mission était de se débarrasser du drap le plus vite possible; parce qu'elle se sentait comme enfermée. Et puis elle voulait voir le bracelet, à tout prix. Elle était déterminée, et alors ? Quitte à souffrir elle avait le besoin de savoir. La jeune femme n'avait pas l'habitude des cadeaux, et n'en avait pas envie. Surtout que les inconnus qui offrent des cadeaux, c'est louche. Elle se tortilla un peu, mais rien à faire, la douleur ne cessait de revenir, encore et encore. C'est dans un soupir qu'elle capitula, et accepta de répondre aux questions de l'homme. Qui dit répondre, dit écouter l'autre.

Bon, première étape, il lui parle d'un combat avec une furry. Alors elle se fait mentalement image d'une femme, furrie, d'après les descriptions qu'elle avait lu dans des sites stupides et dans des livres. Elle grimaça, de nouveau. Elle n'avait accepté la magie et les créatures magiques que lors de son enfance. Sauf qu'elle y faisait face, donc elle devait le croire. Ensuite, il vise quelque chose hors de sa portée. La première idée de Raven ? L'amour. Ouais, parce que souvent on est prêt à tout pour ça, d'après ce qu'elle avait, encore une fois, lu. Sauf qu'elle n'en n'avait jamais fait l'expérience, donc elle ne pouvait pas dire grand chose sur cela. Avant dernière chose, il lui demande en retour ce qu'elle a fait. Elle lâche un profond soupir avant de répondre, d'une voix toujours aussi faible.

-J'ai dû poursuivre un double maléfique. Ouais, ça fait du bien de foutre une raclée à quelqu'un. Sauf que quand t'es face à un double maso, t'as plutôt envie de lui arracher la tête.

Puis elle l'écoute pour une nouvelle fois, perdue un peu dans ses pensées. Dirigées, oui, vers l'inconnu.

-Et je retrouverais cet inconnu pour lui faire la peau.

Un sourire radieux et des yeux pétillants de rage s'affichèrent sur son visage toujours tournée vers le jeune blond. Sauf que, c'est la douche froide lorsqu'elle apprend que son nom est Alexander Urmanis. Comme le prof. Ah oui, normal, c'est lui. Elle manqua de s'étrangler, mais se retint, parce qu'elle tenait à vivre plus longtemps que ça. Et puis qu'est-ce qu'il pourrait faire avec la dépouille de cette fille hein ? On sait jamais, des psychopathes l'auraient démembrée et donné son cadavre en lamelles à des serpents et des chiens affamés.

-Raven Cornen, répondit-elle seulement après quelques minutes, secouée d'une horrible toux.

Elle secoua légèrement la tête en clignant plusieurs fois des yeux. C'était dur d'avoir mal. Ouais, ça l'avait toujours été pour elle. Raven était fille d'une mère poule, dont elle ne se blessait pratiquement jamais. Enfin si, mais quand elle était majeure. A croire que son âge l'avait soudainement désavantagé. Est-ce normal ? Enfin, bref, ce la, mal ou pas mal la voilà sur un lit dans une infirmerie à papoter avec un homme. Qui de plus, s'avère être un professeur, voilà pourquoi elle l'avait déjà croisé et entendu sa voix. Sans réfléchir, elle lança une phrase plutôt surprenante, venant d'elle :

-Ne profitez pas de votre charme et du fait d'être à demi rétablit pour m'approcher, je pourrais le prendre mal.

Bon, il faut préciser que dans sa voix, cela s'entend qu'elle a un peu peur de lui, et qu'elle dit juste ça pour combler le silence qu'elle n'a jamais trop apprécié. Elle n'avait qu'une envie ,c'était de bouger. Ouais, bouger, retrouver une liberté immense. Raven n'aimait pas être dans cet état, parce que ça lui rappelait trop qu'elle pouvait mourir à tout moment, comme si elle allait mourir une autre fois pour avoir tué un homme, même par pure légitime défense. Elle se rappela du bracelet à son poignet, d'un coup. Elle gémissait à chaque mouvement mais parvint à porter son bras à son visage pour lire l'inscription. Elle cria. D'un coup, deux secondes. C'était le nom gravé sur le bracelet qui l'effraya plus que tout, et elle se mit à agiter son bras pour qu'il s'en aille de là, mais elle n'y arrivait pas. Son voisin allait-il la prendre pour une folle ?



Dernière édition par Raven Cornen le Jeu 23 Jan 2014 - 18:32, édité 1 fois
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Re: Rendez-vous des amochés. - Mar 21 Jan 2014 - 18:49

-J'ai dû poursuivre un double maléfique. Ouais, ça fait du bien de foutre une raclée à quelqu'un. Sauf que quand t'es face à un double maso, t'as plutôt envie de lui arracher la tête.

Alors c’était cela, un combat contre un double maléfique qui était … maso ? Bon le terme raclée semblait plutôt compréhensif, probablement combattre et vaincre. Mais le terme maso l’intriguait vraiment, le dialecte avait vraiment changer depuis son époque, il était sans cesse confronté à ce genre de problème de vocabulaire ou de nouveau objet. Alors il restait un peu pantois, ne pas comprendre, encore une fois.

-Et je retrouverais cet inconnu pour lui faire la peau.

La par encore elle commençait à lui sembler plutôt sympathique, direct, réglant ses soucis de façons expéditive. Il eut d’ailleurs un petit rire.

-Raven Cornen

Voila, enfin son nom, mais voila qu’elle toussait avec énergie. C’est dur d’être mal en point, mais elle pourrait un peu se retenir, c’était presque signe de faiblesse. Enfin, lui était un habitué de la salle, il se blessait si souvent que soit avant ou après sa mort, qu’à force il avait développé une sorte de retenue de la douleur … Mais la suite l’intrigua encore d’avantage.

-Ne profitez pas de votre charme et du fait d'être à demi rétablit pour m'approcher, je pourrais le prendre mal.

Il la regarda, elle était particulièrement intrigante et lui faisait soudainement penser à la jeune mademoiselle Silvermoon. Il se frotta rapidement ses genoux qui refusait encore de bouger, les blessures aux articulations hein … Puis soupira, il ne pouvait vraiment pas bouger … Le commentaire sur son charme lui faisait ni chaud ni froid mais le faisait pourtant réfléchir, un chevalier bourru, meurtri, et complètement dépassé par l’époque avait du charme ?

- A moitié rétablit, mais sans genoux fonctionnel rester debout reste un défi … D’ailleurs je ne vois pas vraiment en quoi je pourrais avoir du charme… Enfin … Enchanté de vous rencontrer mademoiselle Cornen.

Il continuait à fixer ses genoux, il avait baisser sa garde un poil trop longtemps, il savait pourtant que l’armure était moins épaisse à cette articulation, il s’en voulait … Aveugler par la colère il en avait oublié l’art du combat, il était conscient de ses faiblesses, mais il les oubliait à chaque fois qu’il perdait le contrôle de lui …
Il s’étira un peu les bras, ça faisait du bien, mais tirait sur ses côtes et le fit un peu souffrir, lui tirant une grimace d’étouffement de la douleur un bref instant. Après il laissa ses mains retomber sur le matelas.


- Hmmm … J’ai encore quelques difficultés avec le dialecte assez spécial de cette époque, quelle est la signification de maso ? Une raclée c’est bien d’offrir une défaite et de le faire trépasser c’est cela ?

Autant qu’il se renseigne avant toute chose sur les points qu’il n’avait pas bien comprit, Farell lui avait annoncé qu’il fallait comprendre avant d’agir, peut être valait-il mieux qu’il suive ce conseil avisé … De toute façons, ce n’est pas comme si il manquait de temps … Il étai encore coincé ici pour une bonne journée dans le meilleur des cas, d’ailleurs l’infirmière s’était mise à refaire des lits un peu plus loin, changeant les tissus blanc pour d’autres, elle était terriblement rapide !




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Re: Rendez-vous des amochés. - Jeu 23 Jan 2014 - 19:13

Rendez-Vous des Amochés

Elle n'arrive pas à détacher son regard du bracelet, quasi les larmes aux yeux. Ouais, elle avait envie de pleurer, le laisser sortir tout ce qu'elle avait sur le cœur. Mais la douleur l'emporterait aujourd'hui. Elle l'emportait sûrement déjà. Et puis il fallait se montrer forte, il y avait tout de même un prof en face d'elle. Enfin, professeur, elle ne savait pas trop. Ses pensées se mélangeaient, elle ne savait que penser de toute cette histoire. Elle tendit douloureusement le bras vers le plafond. Son bras était tellement fin que la chaîne glissa à la moitié de son avant-bras. Elle pu se faire une idée de la taille des muscles du garçon, qui l'avait déposé là et fui. Puis elle se souvint qu'on lui parlait, alors elle reposa doucement son membre contre le lit et tourna de nouveau la tête vers le blond. "Enchanté", avait-il dit. Alors elle se contenta de sourire pour lui faire comprendre qu'elle pensait la même chose, ou presque. Puis son sourire la quitta à l'évocation du terme de maso.

-Masochiste. Aimer la douleur, aimer se faire souffrir. Si ça peut vous donner une idée de pourquoi j'suis dans cet état. Et ouais, j'l'ai vaincue, j'l'ai renfermé cette grognasse.

Elle rigola, un peu de temps, ayant pendant quelques secondes une lueur de sadisme dans les yeux. Mais Raven se reprit rapidement.

-J'le connais, l'inconnu. C'est pas un inconnu en fait.

Elle prit quelques minutes pour fermer les yeux et souffler. Faire le tri aussi. Pourquoi dans le présent son passé survenait-il si soudainement à lui en tordre les boyaux ? Elle était incapable de tourner la page, elle s'en voulait. Alors elle se força, en gémissant, à s'asseoir. Sauf que sa tête lui tourna, et elle vit tout blanc. Alors la jeune femme se laissa choir de nouveau, trop faible.

-J'ai pas envie de rester là toute la journée. Vous voulez m'aider à fuir ?

La fille aux cheveux blancs avait plongé ses yeux de bleu glacé dans ceux de la même couleur de l'homme voisin. Elle ne savait pas s'il allait accepté, et elle en doutait. Vu leur état, ils allaient sûrement rester ici des heures durant. Elle soupira. Ses gestes se furent de plus en plus effacés. Jusqu'à ce qu'elle cesse tout mouvement, pour se focaliser sur son souffle irrégulier. Elle grommela comme une insulte, mais pas envers Alexander, juste envers l'autre, l'homme à capuche. En fait, elle n'avait pas envie de le revoir, sauf pour le faire souffrir, de l'avoir fait souffrir des années durant.

-Si vous voulez pas, c'est pas grave, de toute façon j'partirais de là, j'ai un autre compte à régler, puis elle reprit, après un silence; au fait, vous êtes professeur non ?

Bon, elle le fixait toujours, d'un air légèrement sérieux. Elle s'en voulait d'avoir fini là, même si, au final, il était charmant et très beau cet homme. *Mignon, ou canon ?* pensa-t-elle en fronçant les sourcils.
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Re: Rendez-vous des amochés. - Ven 24 Jan 2014 - 11:53

-Masochiste. Aimer la douleur, aimer se faire souffrir. Si ça peut vous donner une idée de pourquoi j'suis dans cet état. Et ouais, j'l'ai vaincue, j'l'ai renfermé cette grognasse.

Décidément intriguant, il avait l’impression d’entendre la description d’un flagellant … Mais le flagellant était donc un double d’elle, donc, il était raisonnable de penser qu’elle était comme ce double mais … Il haussa un sourcil à cette idée, qu’elle intérêt, et ce dernier mot … Encore une de ce verbe de ce dialecte nouveau et aberrant de cette époque … Il eut beau se demander ce qu’était une grognasse, mais à part que ce devait être un genre de nom peu commun … Ou peut être une boutade entre connaissance … Enfin du coup il se gratta le menton en la fixant un peu perplexe …

- Je vois … une sorte de flagellant … mais … te ressemblant …

Décidément des fou qui aiment souffrir il y en a à toute les époques … Il eut une petite anecdote sur un homme qui était venu se présenter comme sorcier simplement pour subir la torture réservée à ces derniers par les ordres de chevalier religieux … Mais n’allez pas lui demander pourquoi et de les comprendre, il avait encore assez de mal à tenter de se comprendre lui-même … Mais pour la suite il l’écouta en la fixant. Elle ne s’agitait plus, elle paraissait résignée … comme lui en somme …

-J'le connais, l'inconnu. C'est pas un inconnu en fait. …. J'ai pas envie de rester là toute la journée. Vous voulez m'aider à fuir ? Si vous voulez pas, c'est pas grave, de toute façon j'partirais de là, j'ai un autre compte à régler, puis elle reprit, après un silence; au fait, vous êtes professeur non ? .

Il eut fallut attendre qu’elle lui propose qu’il l’aide à partir malgré ses blessure pour qu’il se revoit, rampant de l’infirmerie de son ordre pour tenter de rejoindre le champ de bataille avec une grave blessure … A ce moment précis il avait presque honte de lui, sa détermination qui était partie … Comment pouvait-il s’oublier ainsi … Mais pire encore, il crut se voir juste après la blessure dans son dos, celle qui lui avait donner cette volonté et ce désir de puissance qui l’avait guidé dans son ordre. Il avait tenu des propos similaire. Il ne parvint pas à retenir un rire qui se coupa rapidement par une quinte de toux, il essuya rapidement une petite tâche de sang au coin de sa bouche, reste de ses côtes brisées.

- Et dire que cela fait plus d’une demi journée que je fixe le plafond immaculé et me torture l’esprit … Il faut que ce soit une inconnu qui en tenant des propos étrangement similaire à ceux que j’ai tenu durant une sombre période de ma vie qui me redonne cette envie d’agir …

Il soupira et la regarda droit dans les yeux, essayant de ce souvenir du nom de la jeune fille avec une couleur de cheveux similaire qu’il avait déjà croisée … Il avait une tonalité spéciale … Ar … Arsen ! Le chevalier se frotta rapidement les genoux, depuis quand une si petite blessure l’avait stoppé, il avait honte de lui, il était en colère contre lui-même d’être toujours perdu … D’un mouvement sec il glissa ses jambes hors du matelas, les laissant pendre en direction du sol.

-De pareil blessure ne me stoppaient pas dans le passé, je fais honte à mon histoire en plongeant mon esprit droit vers l’abandon … Alors, vous avez raison, il me faut sortir aussi, je me doit de faire honneur à mon passé, et si vous tenez à sortir d’ici, alors je vous aiderais !

Par contre si ses jambes ne le portait toujours pas … Il ne ferait pas le malin, mais il avait confiance en sa détermination, quitte à user de subterfuges pour se maintenir droit. Il fixa ses genoux un instant et releva la tête.

- Effectivement je suis un professeur, professeur de sport … Il laissa un bref silence, comme si il réfléchissait puis poursuivit. Je ne peux pas enseigner d’autres choses avec mes connaissances d’un autre temps …

Il voulut retenter de sourire, il essayait, mais son visage restait terriblement inerte d’expression faciale, son rire n’était vraiment qu’un simple rire nerveux, c’est terrible … Il serra un peu les poings sur ses cuisses emballé de bandage comme tout le reste de son corps.

- Dîtes moi … Quel heure est-il ? et … je ne vous ai pas encore croisé, vous êtes nouvelles ?

La question sur comment ils allaient s’évader de cette pseudo prison n’était pas encore à l’ordre du jour, surtout qu’il allait falloir réfléchir à une solution pour aider une personne qui ne veut pas qu’il approche, ce n’était pas gagné d’avance …




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Re: Rendez-vous des amochés. - Ven 24 Jan 2014 - 22:08

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La situation paraissait bizarre, d'après Raven. D'abord elle se fait tabasser par un double qu'elle coince dans un miroir, ensuite elle se fait emporter à l'infirmerie par un inconnu qui, au final, la connait très bien, et vice versa, et pour finir elle se retrouve dans l'infirmerie avec un professeur vide d'émotions et très charmant. Que voulait-elle de plus ? Oui, fuir, simplement fuir. Au final c'était stupide, elle avait tout ce qu'elle voulait ici ! Il suffisait qu'elle demande un coca, elle aurait pu en obtenir un. Et la voilà qui songeait à déguerpir. Quelle drôle d'idée.

*Une demi-journée ?! J'resterais pas ici aussi longtemps, hors de question !* pensa-t-elle en secouant doucement la tête, un peu dans les vapes. En écoutant le prof dire qu'il faisait honte à son histoire, et qu'elle avait raison, la jeune femme commença à se méfier. Sauf que bien sûr, elle ne put s'empêcher de rire quelques instants à cette idée. Comment osait-elle encore rire à l'idée qu'un professeur -car il avait confirmé ce fait juste après ses premières paroles-, lui dise que son passé fut sombre ? Jamais elle n'avait pensé se moquer autant d'une histoire. Sauf que c'était faux. Au fond de ses yeux, dans son âme même l'on peut apercevoir qu'elle est curieuse envers cet homme.

Elle en profita pour observer ses jambes. Il les avait facilement sorties du lit, et elles semblaient flotter au dessus du sol désormais. Elle ne savait que dire sur les membres du blond, étant donné qu'elle n'aimait pas réellement porter d'intérêt sur des membres qui ne servent qu'à marcher. En voyant les bandages aux genoux, elle pu facilement s'imaginer ce qu'il avait pu endurer de pire dans sa vie. Ah, mais quel âge avait-il au juste ? Elle l'ignorait, et, tout simplement, n'oserai jamais demander ceci. Elle se poserait quand même la question, car le fait qu'il ai pu prononcer "d'autre temps" lui donna une indication temporelle qui semblait lointaine.

-A mon époque, on dit que les blonds sont stupides, soupira-t-elle. Ils ne sont pas capables d'être intelligents. Quels moyens voulez-vous donc utiliser pour que nous puissions sortir de là ?

Ce qu'elle disait n'avait aucun sens, aucun but, aucun intérêt. Elle avait été blonde et cela se voyait aux racines de ses cheveux blancs, qui recommençaient à kidnapper la couleur naturelle de la jeune femme. Il ne fallait pas un si bon œil pour le remarquer. Sauf que ses cheveux n'étaient pas le sujet principal, donc il n'y avait aucune bonne raison pour qu'elle développe une idée de ce genre.

Puis elle releva les yeux, dont la vue s'était légèrement éclaircie. Elle regardait l'homme en face d'elle, sauf qu'elle le voyait penché, enfin, c'était elle qui était allongée donc au final, c'est elle l'intruse. Mais bref, elle se noyait dans cette voix étrange qu'il portait. A lui au moins, ça lui allait bien. *Je ferais tout pour changer de voix.* se dit-elle mentalement, avant de souffler tout en tentant de s'asseoir, encore une fois. Sauf qu'un visage la hantait, donc elle eut un vertige qui la fit bouger sur elle-même, un peu de la même manière qu'un homme qui titube, mais assis. Ses doigts la retinrent douloureusement au lit de blessé. Elle ne l'entendit même pas lui demander l'heure, alors elle ne répondit pas. Elle reprit juste un peu conscience de ce qui se passait à l’appellation de "nouvelle". Elle marmonna quelque chose, inspira, expira. La fille aux cheveux blancs regardaient autour d'elle à la recherche d'un verre d'eau qu'elle ne trouva pas, alors elle ne quitta plus des yeux Alexander.

-Oui, depuis quelques temps mais je ne saurais vous dire combien.

Ses pensées divaguèrent de nouveau. Il s'était passé tellement d’événements... Elle n'avait jamais fait autant de rencontres que quand elle était humaine, et pas apprentie-déesse. Or, elle devait se faire à cette vie, car elle n'était plus vraiment humaine, elle n'était plus là à bosser dans un bar puant la sueur d'hommes bien virils ni quoi que ce soit. C'était simplement un nouveau départ.

-Je peux vous dire que... C'est bien étrange de croiser des hommes qui ne sentent pas l'alcool ou la transpiration.
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Re: Rendez-vous des amochés. - Sam 25 Jan 2014 - 10:06


Comment faisait-elle pour arriver à rire aussi légèrement ? Lui n’y arrivait plus, déjà qu’il n’arrivait pas à comprendre pourquoi il avait eut un fou rire juste avant … Ce rire si léger, il en venait à se demander si ce n’était pas une marque de bonheur et de joie de vivre … Et lui il restait là, assit sur le rebord de son lit, le tissu couvrant partiellement ses cuisses, les jambes pendant tranquillement vers le sol sans toucher ce dernier.

-A mon époque, on dit que les blonds sont stupides. Ils ne sont pas capables d'être intelligents. Quels moyens voulez-vous donc utiliser pour que nous puissions sortir de là ?

A ces mots, il porta machinalement sa main sur sa chevelure de la couleur qu’elle venait de citer. L’intelligence … Malheureusement il ne saurait donner tord à cette remarque en citant sa personne car il n’était pas connu pour sa ruse et ses qualités de stratège ou de manipulateur …Quand à la méthode à laquelle il avait songé pour quitter ce lieu … Il lâcha sa mèche et refixa cette demoiselle aux cheveux couleur givre.

-Peut être que votre proverbe est justifié … Je ne suis pas connu que ce soit ici où de mon vivant pour avoir été quelqu’un de subtile et de rusé … Mais je compensais par ma dévotion totale et ma détermination sans faille.

Il se frotta rapidement les genoux, espérant que l’infirmière lui avait mentit en lui avouant qu’il devrait encore attendre avant de pouvoir se déplacer … Car si il ne peut marcher, partir serait bien plus difficile encore …

- Quand à la méthode pour partir … Déjà je serais d’avis de savoir si je peux marcher et vous aussi avant de commencer à réfléchir …

Il écouta ensuite sa remarque, plutôt vague d’ailleurs, en ce qui concerne la duré de sa présence dans l’académie. Elle enchaîna d’ailleurs sur un fait plutôt intéressant concernant l’alcool et la transpiration. Remarque à laquelle il s’empressa étrangement de répondre aussi naturellement qu’il pourrait dire bonjour.

- L’alcool transforme les homes, je n’en prends en général que très peu ou alors il s’agit de fêter un événement récent … En ce qui concerne la transpiration, c’est probablement car je ne me suis pas entraîné depuis quelques jours …Il leva la tête en direction du plafond et lâcha un profond soupir.L’entraînement c’est un peu ma façon personnelle de m’isoler, de tout oublier … Et ne pas bouger comme ici … Je dois rester fort, assez fort pour pouvoir défendre les choses en quoi je crois …

Il venait de se surprendre lui-même avec ses propre paroles, sa nostalgie devait vraiment l’affecter pour qu’il se confie comme cela, peut être qu’il avait vraiment besoin de parler … Soudain il posa les pieds au sol et s’écarta enfin du lit, il avait une posture un peu bancale, ses genoux avaient du mal de le supporter, et il devait terriblement forcer pour se maintenir debout … Il attrapa alors quelques tissus et bandage posé sur la petite table et s’assit au sol en soupirant …

-C’est faisable …

Il commença à faire une autre sorte de bandage au dessus de celui de ses genoux, il en fit un beaucoup plus serré, il voulait maintenir le plus possible ses articulations pour qu’elles le soutienne du mieux possible. Mais il ne prêtait absolument pas attention à sa tenue assez spécial … La pudeur était un terme inexistant dans le vocabulaire de la tête blonde qui s’occupait de son bandage sans aucune hésitation.

- Vous êtes capable de marcher ou pas ?




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Re: Rendez-vous des amochés. - Jeu 30 Jan 2014 - 19:13

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Apr-s l'avoir longuement écouter dvaguer, une bouffée de chaleur envahit la jeune femme qui ne manqua pas de grogner tel un loup. Elle ne fixait que les genoux du professeur, et alors ? Pas de quoi rire. Pourquoi donc le fixe-t-elle étrangement ? Pourquoi donc ? Ah oui, peut-être parce qu'elle même avait planqué quelque chose sous sa robe. Sachant qu'elle ne l'avait plus... Elle grogna, fixa autour d'elle et grommela qu'il lui fallait des fringues neufs. Sa tête lui tournait autant qu'elle tournait à la recherche de quelque chose. Puis elle haussa lamentablement les épaules, s'assit au bord du lit en tentant d'ignorer la douleur qu'elle éprouvait, avant d'attraper le drap, désormais nue -quoi que couverte de quelques bandages-, et enroula celui-ci autour d'elle. D'une manière aussi énergique elle le noua sur le côté, plusieurs fois, et s'arrange en le déchirant en bas pour qu'elle ne marche pas dessus une fois debout. Puis elle se servit de ce faible morceau de tissu pour s'en servir de ceinture. Un sourire triomphant s'afficha sur son visage tordu par une grimace de douleur. Cela ne la rendait que plus effrayante, surtout qu'elle était désormais entièrement couverte de blanc, de la tête aux pieds.

-J'suis un peu la Fée Clochette, mais en Fée Blanche. Et gare à ceux qui croient qu'en blanc sont les anges. Et pour répondre à votre question, j'vais tenter de marcher.

Ces paroles avaient été prononcées d'un ton sec, les yeux rivés dans ceux du professeur de sport : Alexander. Elle n'avait pas envie de faire cela pour le prévenir qu'elle voulait le tuer, au contraire, puisque son regard s'était fait aussi indescriptible que le sien, à lui. Elle fit qu'elle mouvements de tête, un peu comme des échauffements, et se força à s'étirer doucement en demandant au blond s'il voulait bien lui passer un verre d'eau fraîche. En attendant, elle chercha du regard un placard dans cette salle pas si petite que ça finalement. Elle le fixa longuement, tentant d'élaborer un plan pour l'ouvrir de là où elle était. Sauf qu'elle n'en avait pas d'autre que de se lever. Et alors qu'elle s'énerva pour tenter de descendre sur le sol, ce placard fit entendre un petit "clic" et s'ouvrit dans une volée phénoménale. Bien entendu, il ne bougea pas d'un poil, sauf ses portes. Raven en eut un hoquet de surprise, puis regarda d'un aire perplexe le grand homme :

-Tu pourrais me prévenir tu m'as foutu une peur bleue en ouvrant ce placard !

Ah, le souci ? C'est que c'était elle qui avait fait ça, pas lui. Bon, elle l'ignorait, en effet, mais pourquoi avait-elle parlé ainsi à un prof ? Elle allait se faire lessiver. Il ne fallait pas penser à ça. Passant à autre chose elle fouilla encore une fois la pièce du regard et posa pieds à terre. Elle hurla de surprise en s'écroulant face contre terre, ses pieds ne la portant pas. Ses bras avaient mal, mais elle se refusait de demander de l'aide au seul homme présent dans la pièce. C'est alors en rampant miraculeusement qu'elle se dirigea tel un soldat vers le placard. Lorsqu'elle y fut enfin, après avoir balayé le sol sans le vouloir de sa robe improvisée. Elle tendit le bras, et attrapa les premiers médicaments qui étaient là. Forcément, elle n'arrivait pas à lire l'inscription sur les boîtes, alors elle se tourna dos sur terre, et fixa Alex tout en lui tendant d'un air fier et souriant la trouvaille qu'elle venait de faire.

-Vous pourriez pas m'aider s'il vous plait ?
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Re: Rendez-vous des amochés. - Ven 31 Jan 2014 - 1:21


Il marmonnait beaucoup, vraiment … Mais elle semblait vouloir … s’enrouler dans son drap ? Le chevalier ne comprenait décidément pas les femmes, les hommes, quel était l’intérêt ? Il n’en voyait vraiment aucun. Mais bon, il fallait bien faire avec ce genre de désirs de constamment rester dissimulé …

-J'suis un peu la Fée Clochette, mais en Fée Blanche. Et gare à ceux qui croient qu'en blanc sont les anges. Et pour répondre à votre question, j'vais tenter de marcher.

La … ok … Il ne comprenait toujours pas … elle comptait lui faire souvent ce genre de chose ? Par contre il comprit mieux le reste, les anges, le blanc, et qu’elle allait tenter de marcher. Alors il sourit répondant tout simplement par une brève petite phrase.

- Rien n’est blanc, pas même une divinité ou un ange. Même les oiseaux ne sont pas blanc sous leur plumes.

Elle lui demanda un verre d’eau,il posa simplement celui qui lui avait été donné, et il le laissa sur la petite table entre eux, afin qu’elle puisse s’en servir si elle le souhaitait. Puis soudain il y eut un bruit, un placard s’ouvrant comme ça, le chevalier resta perplexe en le fixant, l’écoutant lui dire clairement ses plaintes, de façons un peu familière.

-Tu pourrais me prévenir tu m'as foutu une peur bleue en ouvrant ce placard !

Alors il la regarda, il n’avait absolument rien fait, et elle se permettait trop de choses là, vraiment … Mais qu’importe, de toute façons il savait maintenant que les règle de bienséance n’étaient plus que des ombres qu’aucun ne respectait … Alors il soupira, exaspéré … La laissant faire tandis qu’elle se levait, enfin, s’écrasait au sol et se mit à … ramper ?! Instantanément il se revit des ses moments de faiblesse, lui aussi rampait. Alors il la suivit, lui réussit à rester debout, en fait ses tendons semblaient déjà s’être remit, il avait cru en un mensonge. Il la suivit donc jusqu’au placard d’ailleurs.

-Vous pourriez pas m'aider s'il vous plait ?

Elle lui tendait une petite boite en plastique, mais demandait-elle de l’aide pour se redresser, ou bien pour quelques chose par rapport à cette boite ? Si c’était la deuxième, il ne pouvait l’aider, il n’y connaissait rien, encore moins que l’électronique ! Alors il se pencha vers elle et plaçant ses mains sous les épaules de la jeune fille il la redressa tranquillement.

- Je vais vous transportez, car bon si on se …

Le bruit de la porte, l’infirmière revenait à nouveau ! Le chevalier était le mieux placé pour savoir ce qu’elle faisait lorsque les gens tentent de partir sans son accord ! La terrible piqûre et finir attaché au lit ! Non, pas question de subir une nouvelle fois ceci, hors de question de finir attaché, en plus il avait dit l’aider à sortir, et il comptait le faire maintenant ! Mais là il fallait se dissimulé, il n’était pas en état de rivaliser avec l’infirmière. Il grimaça de douleur tant ses gestes se firent précipité, mais il s’enfonça dans l’immense placard avec la jeune Raven dans les bras. Directement il plaça une main sur la bouche de celle-ci et posa un doigt sur sa propre bouche après avoir refermé le seul lieu valable pour se cacher qu’il avait vu. Oui, il était assez bête pour ne pas avoir pensé à sous les lits où l’espace serait un peu mieux. Cependant il fallait qu’il lui explique, alors il murmura doucement son explication.

- Si nous sommes prit à partir sans autorisation, nous allons recevoir une piqûre nous paralysant et seront attaché sur le lit, il ne faut pas être repéré.

Ils étaient un peu étroits dans ce placard … Mais en plus il n’avait absolument pas d’autres tissus sur lui que ses bandages et ses genouillères faites à la barbare. Autant vous dire que niveau couverture du corps il était loin d’être un exemple … Mais cela ne le gênait pas le moins du monde, il agissait comme si il était habillé, cela ne le gênait absolument pas d’être exposé de la sorte … La seul chose qu’il surveillait vraiment était les bruits de l’infirmière paniqué qui courait un peu partout, leurs disparition étaient déjà le sujets de discussions de tout le personnel de l’infirmerie qui tournait partout. Le visage du professeur montrait clairement qu’il ne voulait pas être aperçut dans cette situation …




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Re: Rendez-vous des amochés. - Ven 31 Jan 2014 - 22:18

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La situation était en train de virer à l'insolite. Raven avait directement perdu son sourire en faisant tomber la boîte de médicaments au sol, et la regarda rouler jusque sous le lit. Elle n'eut pas vraiment le temps de réagir au fait que le professeur l'avait suivie et sans aucune hésitation, avait tenté de la remettre sur ses jambes. Sauf qu'elle était comme un enfant sans l'usage de ses jambes, alors elle les regardait pendre dans le vide, ayant mal partout, absolument partout. Ses bras lui tirait les muscles, endoloris. Elle se sentait plus le sang circuler dans ses pieds, et, pis encore, son cœur battait de plus en plus la chamade. Derechef, un bruit de porte se fit entendre, avec quelques pas. Alors Alexander se précipita, la souleva pour la porter dans un... grand placard. Oui, un placard, banal, rempli d'une penderie de blouses blanches. La jeune femme manqua de hurler lorsqu'il referma en hâte la porte derrière eux. Or, elle n'eut pas le temps de crier, étant donné qu'il le lui avait empêché, en mettant une main sur la bouche.

-Mais.. . voulait-elle répliquer alors que l'homme entama doucement la parole, à voix basse :

- Si nous sommes prit à partir sans autorisation, nous allons recevoir une piqûre nous paralysant et seront attaché sur le lit, il ne faut pas être repéré.

Elle comprit donc. Non, elle ne voulait pas finir comme un oiseau en cage. Elle aimait bien les colombes, parce qu'elles étaient libres, tout comme elle pouvait souvent l'être. Mais elle les aimait en train de voler et de s'épanouir d'elles-mêmes. Donc, il fallait qu'elle soit sage, bien que ce soit difficile dans un moment aussi étrange et embarrassant que celui-ci.

Car après avoir pris conscience qu'elle était corps contre corps dans un placard, avec un homme blond qui de plus était professeur, et couvert que de peu de bandages, n'était pas une situation qu'elle appréciait de trop -sachant qu'elle n'avait jamais vu d'homme nu dans sa vie, il fut normal qu'elle écarquille les yeux en le dévisageant de la tête aux pieds dans la pénombre, avant de rougir en remarquant qu'elle ne se gênait pas pour le détailler. Mademoiselle Cornen releva donc ses yeux glacés dans ceux de la même nuance d'Alex, puis pris un grand soupir avant de s'accrocher maladroitement à lui, autour de la taille, manquant de glisser. Elle ne sentait pas plus ses pieds qu'il y a quelques minutes. Ses oreilles étaient occupées à écouter la conversation de l'infirmière paniquée et d'une autre personne, plus calme. A les entendre, elle pouvait facilement s'imaginer que oui, elle risquait d'être endormie et attachée si elle était découverte ici, et le blond aurait quelques soucis en sortant d'ici...

-Pardonnez-moi mais... commença-t-elle d'une voix calme, basse; vous pensez qu'on va devoir rester ici pendant combien de temps ?

Cette question était quasi obligée de sortir de ses lèvres. Imaginez, une femme, n'ayant jamais établit de contact physique humain depuis son enfance, qui se retrouve subitement comme tel, dans un meuble étroit dans une pièce blanche. Oui, forcément, ça pose quelques problèmes. Enfin, pour l'instant, il faudrait plutôt les éviter. Elle tentait désespéramment de voir l'intérieur de cette endroit, afin de savoir si elle pouvait s 'asseoir, sauf qu'il faisait trop sombre pour cela. Voilà de nouveau un désavantage qui lui donnait plus envie de sauter dans la gueule de la louve -infirmière-, que de rester près de la nouvelle connaissance.

Ses mains le lâchèrent d'un coup, et elle se rattrapa comme elle pouvait, ayant sans le faire exprès attrapé les bras de l'inconnu en finissant la tête contre son épaule, bloquée. Tel un paresseux accroché à sa branche... Elle ignorait si elle allait sortir avec toute sa tête.

-Je... Je tiens pas sur mes jambes.


Dernière édition par Raven Cornen le Lun 3 Fév 2014 - 12:49, édité 1 fois
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Re: Rendez-vous des amochés. - Dim 2 Fév 2014 - 21:39


Alexander restait sur ses gardes, l’oreille tendue, pas question d’être prit une nouvelle fois … Il ne savait toujours pas quoi faire, mais dans l’immédiat il lui avait annoncé qu’il allait la faire sortir d’ici, alors il comptait bien le faire ! D’ailleurs une chose le perturba légèrement, c’était les étranges acrobaties qu’elle effectuait, s’accrochant tantôt à la taille du chevalier, s’appuyant sur ses épaules, à croire qu’elle ne tenait pas debout ! …Ah … Effectivement en fait c’était le cas, il l’avait soulevée juste avant …

-Pardonnez-moi mais... vous pensez qu'on va devoir rester ici pendant combien de temps ?

Il tourna un instant sa tête pour la fixer droit dans les yeux, déterminé à ne pas se faire prendre, il ne savait vraiment, il ne savait absolument pas … L’infiltration n’est pas son domaine, la patience non plus en fait … Son visage s’attrista légèrement lorsqu’il repensa un peu à son passé à cause de sa réflexion, mais il retourna rapidement à sa neutralité pour hausser brièvement les épaules. Et répondre donc à l’interrogation de la demoiselle à voix basse.

- Si je le savais … Ce n’est pas trop dans mes habitudes de me cacher mais … je ne peux pas les mettre à terre dans mon état.

Il ne savait vraiment pas si il avait les moyens en tentant, d’ailleurs il n’avait même plus son pendentif … Il le comprit lorsqu’elle s’accrocha à son bras. Avec ce genre de geste il aurait du sentir le médaillon en forme de croix teutonique heurter son torse mais … rien … Alors machinalement il porta sa main gauche à son cou et comprit la dur réalité … Plus de pendentif, il avait été retiré avec ses affaires ! Le stress et l’inquiétude devaient se sentir dans ton son corps, pourtant il essayait de garder contenance, vraiment. Et heureusement pour cela elle lui parlait encore un peu, lui permettant d’éviter de devenir fou et se déchaîner de nouveau.

-Je... Je tiens pas sur mes jambes.

IL tourna un instant la tête et passa le bras qu’elle tenait dans son dos, puis la main saisit le coté droit de la jeune fille. Il la maintiendrait début dans ce cas, c’était le plus facile dans cette situation ! Pourtant de ne plus porter aucun des symboles auxquelles il s’accroche tant le mettait particulièrement mal à l’aise. Pourtant il continua à discuter à voix basse, gardant toujours un oreille attentive au bal des infirmiers et infirmières.

- Dans ce cas je vais te tenir, ne force pas … et … et ça nous laisse un peu de temps pour …

Il se stoppa net car des bruits de pas passèrent assez proche, alors il fixa intensément les deux battants de la porte pendant quelques secondes avant de retourner son regard vers cette fille dans son bras.

- … pour discuter … Alors dis moi, tu pense quoi de ce monde ?

Évidemment il amenait le sujet qui le perturbait le plus, il fallait vraiment qu’il sache si ce monde vaut vraiment la peine d’être défendu par lui même comme il défendait son ordre, ses camarades, et les homes à son époque. Il étant tellement désespéré que l’avis d’une parfaite inconnue pouvait avoir un poids conséquent dans ses choix, c’est terrible de se dire cela … Et pourtant, malgré un esprit brisé, il conservait toute sa contenance apparente … Mais à ne pas en douter ça ne pourrait durer des années, il lui fallait vraiment une nouvelle raison …
En tant que chevalier il lui fallait vraiment un cause à défendre, même une personne, il fallait un quelque chose pour survivre psychologiquement et se dévouer à cette dernière.





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