Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Act I : The act of despair [P.V.: Farell]

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Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Dim 29 Déc 2013 - 2:29
I feel so untouched right now
Need you so much somehow
I can't forget you
I've gone crazy from the moment I met you


Il est trop tôt. Ou alors trop tard.
Trop tard pour me coucher. Trop tôt pour me lever.
Trop en forme pour me coucher. Trop fatigué pour me lever.

En vérité, je n’ai pas la moindre idée de l’heure qu’il peut être. J’ai perdu toute notion de temps, à rester enfermé dans l’obscurité rassurante de ma chambre. Je n’ai envie de rien. J’ai envie de tout. Je me sens vide. Je me sens seul. Je veux être seul. Je déteste ça.

Je ris. Je pleurs. Je n’en peux plus.

Asmodée semble inquiet. Inquiet pour moi ? Ce n’est pas la peine… Il vient se blottir contre mes côtes, et ronronne doucement. Comme pour m’aider à aller mieux. Mais cela ne m’aide pas. Je me sens enfermé. Prisonnier. Comme un fauve en cage. Comme doit se sentir Asmodée. Ça fait un petit bout de temps que je ne l’ai pas fait sortir… Je m’étonne d’ailleurs qu’il ne m’ait pas détérioré l’intérieur de la chambre. Je soupire. Je devrais peut être faire l’effort de l’emmener se dégourdir les pattes. Oui… je devrais…

Je baille.

D’accord. Je fais un petit somme de quelques minutes, et après, promis, je l’emmène faire un tour…

Juste… quelques… minutes…

[…]

Un contact chaud et humide sur ma joue. Des grognements d’impatience. J’ouvre péniblement un œil, encore endormi. La lumière perce à travers les volets. Le jour doit être bien avancé. Asmodée continue de me lécher la joue. Impatient… oui.
Je me lève tant bien que mal, tangue légèrement. Il m’aide à garder un équilibre précaire.  Je me rends dans la salle de bain, fais un brin de toilette avant de retourner dans ma chambre. Je vais à la fenêtre, ouvre les volets pour pouvoir voir quel temps il fait… Beau. Un grand soleil. Le vent est légèrement frais, mais le ciel est dégagé. Un temps parfait pour porter des hauts légers et des jupes.

Je vais alors à mon armoire, et pioche col roulé manches longues et jean, tous deux moulants. Ce n’est pas par plaisir que je choisis ces vêtements. Simplement… je ne peux montrer ni mes bras, ni mon torse. Tout ça à cause… de mon autre moi. Il m’a criblé de cicatrices… J’ai les bras remplis de traces parallèles les unes aux autres, comme si je m’étais scarifié. Comme si j’avais… tenté de me suicider. Et le torse… n’en parlons pas. Une magnifique croix me le barre.

Je soupire, m’habille en silence. Je vais mourir de chaud… Hum… Sinon… Je crois avoir des bandes de tissus quelques part dans la salle de bain. Je peux toujours mettre un manche courte, et cacher les cicatrices avec cela… Oui, je peux faire ça. Mais le col roulé reste de vigueur. Deus merci, j’en ai un, débardeur. Nouveau soupire. Je ôte celui que j’ai sur le dos, et enfile l’autre. Noir, tout aussi moulant… et je pars à la recherche des bandes blanches. Je les trouve assez rapidement, et les noue autour de mes avants bras. Je regarde le tout dans le miroir… Oui bon, ça fait blessé de guerre, mais tant pis. Et puis cela fera caqueter les apprentis qui n’ont rien à faire d’autres que ragoter.

Je me dirige vers la porte, choisis une paire de chaussure au hasard. Mes dc Martens feront l’affaire. Et je sors, suivis de mon ami. Je ne sais pas exactement où je compte aller, mais ce n’est pas grave. Je vais me laisser guider par mes pas. Comme d’habitude… J’espère juste que cela ne m’emmènera pas droit vers des ennuis, une fois encore.

Nous sortons de l’internat, et Asmodée se met à galoper, heureux d’avoir enfin un peu d’espace. Des étudiants fuient en le voyant arriver, et le spectacle m’arrache un sourire, je l’avoue. Je le suis, allant là où il veut aller. Et étrangement, il m’emmène au parc aux abricots. Je suis un peu sceptique. Après tout, ces abricots sont… quelques peu spéciaux. Je l’ai vu, avec le test sur les goules… Mais je pourrais toujours en cueillir quelques-uns, les faire sécher pour essayer d’en tirer quelque chose à fumer… Je ris doucement. Oui, peut être…

Mon once est comme un fou. Il gambade à une vitesse impressionnante. Rien que de le regarder, cela m’épuise. Alors je vais me poser sous un arbre, pour rester un peu au calme. Il sait très bien s’amuser sans moi… Moi, je n’ai pas le cœur à jouer. Je n’ai le cœur à rien, en vérité…

Je me sens… si seul…
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Jeu 2 Jan 2014 - 0:47








Act I : The act of despair


Farell s'était levé au lever du soleil pour continuer de visiter l'Académie. Cela ne faisait que peux de temps qu'il était arrivé mais il avait déjà explorer la plupart des lieux existant en dehors des bâtiments. Tout en marchant, il réfléchissait à savoir quand et comment il aller donner des cours à des élèves. Le plus gros problème étant de leur enseigner ce qu'il doive savoir sans qu'ils n’apprennent quoi que ce soit qui puisse le gêner si un jour il devait en venir à les manipuler. Il continua d'errer dans l'académie tout en réfléchissant, saluant les élèves, les professeurs et les membres du personnel de l'académie qu'il croisait.

Il finit par arriver dans le parc aux abricots. Toujours prit dans ses pensées, il marchait tout droit jusqu'à arriver devant un abricotier avec un magnifique abricot. Il tendis la mains pour le cueillir mais se souvint d'avoir entendu dire que ces abricots était spéciaux. En effet, ils possédaient des effets hallucinogènes. Farell pensa alors que cela pourrait toujours être utile à un moment ou à un autre. Il cueillit donc le fruit et le mit dans une de ses poches de sa veste. Il se retourna et admira quelques secondes le parc. C'était un endroit plutôt calme et joli. À ce qu'il pouvait voir, il n'y avait pas grand monde à cette heure ci mis à part une personne allonger sous un arbre. Il pensa alors au fait que cet endroit était vraiment bien pour ce détendre.

Il allait partir quand il entendit quelque chose lui foncer dessus. Il fit un pas de coter pour esquiver et découvrit qu'il s'agissait d'un animal, un once pour être plus précis. Farell se demandait pourquoi cet animal lui fonçait dessus puis, il se souvint que désormais il posséder certains attribut de renard et que peut être, l'once l'avait pris pour un véritable renard. L'animal recommença à lui foncer dessus mais ce coup ci, Farell n’eut pas le temps d'esquiver et se fit plaquer à terre. Sur le coups, il eut le souffle coupé et il se demanda comment il allait se sortir de là. Farell roula sur le coté pour repousser l'once et se placer dans une position qui le mettrait en avantage. Une fois l'animal repoussé, il roula dans l'autre sens et se releva rapidement se préparant à une nouvelle tentative d'attaque de la part de l'once.




Dernière édition par Farell Urmanis le Mer 22 Jan 2014 - 19:21, édité 2 fois
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Jeu 2 Jan 2014 - 17:58
Bien vite, ma tranquillité est perturbée par l’arrivée de quelqu’un. Je ne lève pas les yeux, je ne réagis même pas. J’entends les bruits de ses pas, non loin. Il s’arrête. J’ose un timide coup d’œil, histoire d’être sûr qu’il ne vienne pas vers moi. Mais non. Il est juste là, devant un des arbres du parc. Et il observe un de ces fichus abricots aux propriétés plus que douteuses… Mais plus que plaisantes. Et il lève la main pour le cueillir. Est-il nouveau ici ? Va-t-il vouloir goûter au fruit défendu ? Je ricane intérieurement en songeant au bad trip que cela peut mener à faire. Il faut dire que je l’ai déjà vécu… Et encore, l’abricot était en tarte. Et non pas pur. Houlà, ce que ça doit faire, pur… Déjà que cela peut mener une goule à dévorer ses compagnes, alors un humain… Humain… Hm. Nous ne le sommes plus vraiment, c’est vrai. Difficile de trouver des mots corrects pour décrire ce que nous sommes, ici… Des… apprentis dieux. Oui, certes. Mais cela ne désigne pas notre « race » comme goule, veut dire goule, ou démon, eh bien… démon. Je soupire, détourne les yeux.

Je ne suis tellement pas dans mon assiette que je serais incapable de vous dire à quoi ressemble cette personne. Je sais juste que c’est un homme. Il pourrait bien être blond brun ou roux, grand ou petit, gros ou mince, je l’ignore. Je l’ai vu sans vraiment le voir. Pour moi, c’était juste une silhouette qui se dessinait, et se mouvait. Mais maintenant, je ne le regarde plus. Mes yeux sont levés vers le ciel, observant les nuages passer.

Et puis une chose me sort de mon état léthargique. Je n’entends plus Asmodée à mes côtés. Il s’est éloigné. Ne me dites pas qu’il… Je me redresse brusquement, le cherche du regard, et le trouve rapidement, fonçant à toute allure sur le jeune homme –qui est donc blond, plutôt grand et mince, maintenant que je le distingue vraiment- et lui saute dessus. Mais cela n’a plus grand-chose d’un jeu. Je bondis sur mes pieds, et court à toute vitesse vers eux pour séparer mon familier du pauvre bougre qui s’est attiré ses foudres, je ne sais comment.

Le blond réussit à repousser Asmodée, mais celui-ci ne compte pas en rester là. C’est le moment ou jamais d’intervenir.

« Asmodée ! Ça suffit ! »

Je parle d’une voix calme, posée, mais tranchante. Qui ne laisse pas d’autre choix que d’obéir. Car mon compagnon est comme moi. Il n’aime pas que l’on hausse la voix à son égard, cela lui donne envie de faire le contraire opposé de ce que l’on lui dit. Là, il s’arrête, me fixe de ses yeux azurs, et vient s’enrouler autour de mes jambes, en ronronnant.

« Ben voyons… Tu agresses les membres de l’académie, et après ça, tu oses venir me réclamer des caresses ? Et puis quoi encore… »

Je pose ensuite mon regard sur le jeune blond et… je crois comprendre pourquoi Asmodée s’est emporté. A première vue, il semble tout à fait normal. Des cheveux mi-longs, blonds comme les blés, des yeux verts, grand, mince… Mais ce qui sort du commun, ce sont… ses deux oreilles de… de quoi au juste ? Canidé, ça c’est sûr. Mais quel canidé ? Hum… En y regardant de plus près, cela ressemble fort à un renard…

Je détourne le regard, ne voulant pas le mettre mal à l’aise. Et puis je n’ai pas envie de continuer à le fixer. Jérémiah me répétait souvent qu’après plusieurs secondes de fixation, l’attirance s’installait. Cela m’a souvent été utile. Mais là, très clairement, je ne veut ni draguer, ni être dragué. Je veux juste… Qu’on me foute la paix.

Ou pas… Enfin, pour le fait que l'on me foute la paix, hein...

« Je… Je suis désolé que mon compagnon vous soit sauté dessus. J’espère que vous n’avez rien ? Je m’en voudrais s’il vous avait causé quelque dommage que ce soit… »

Oui. C’est vrai, cela m’embêterait que l’on prenne Asmodée pour un animal sauvage et féroce, assoiffé de sang. Ceci dit, cette leçon m’apprendra à ne pas le surveiller lorsque je le sors…

« Sinon, j’assumerais mes tords… Je n’aurais pas dû le quitter du regard… »

Pourquoi vais-je passer, encore, moi, hein ? Pour une pauvre jeune fille qui s’inquiète de tout et de rien ? Bordel, ce que je n’aime pas cela. Mais... je dois avouer que cela m'embêterait bien que mon ami ai blessé ce jeune homme. Ce serait dommage d'abimer pareille créature...
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Sam 4 Jan 2014 - 3:05








Act I : The act of despair


Avant que l'animal ne lui ressaute au cou, Farell entendit une voix qui appelait l'animal. Il était sauvé. Farell fut tout de même assez surpris que l'animal qui l'avait attaqué était le familier de cette femme. Il épousseta rapidement ses vêtements tout en écoutant les excuses de la propriétaire de l'animal. Farell sourit tout en regardant la femme. Elle portait des bandages aux bras comme si elle avait été blessé. Elle était habillé avec ce que l'on nomme un débardeur avec un col plutôt haut. Ce débardeur semblait moulant pour la jeune femme. Il répondit à ces excuses:

"Non, tout vas bien, il ne m'a rien fais. Vous n'avez commis aucun tort. Le seul en faute est cet animal mais il ne faut pas lui en tenir rigueur. Après tout, il s'agit d'un félin et je possède des attributs d'un canidé. C'est normal pour lui de vouloir défendre son territoire et ses proches. Je pense même que si il m'a attaqué, cela montre à quel point il tient à vous."

Farell disait cela, mais en réalité il n'en savait rien. Il faisait juste en sorte de paraitre gentil auprès de son agresseur car il valait mieux éviter de se faire des ennemis les premiers jours à l'académie. De plus cette femme était plutôt mignonne alors à quoi bon se battre avec une si belle créature ? Il ajouta:

"Au fait je ne me suis pas présenté. Je me nomme Farell Urmanis. Et vous gente dame, comment vous nommez vous ?"

Tout en disant cela, Farell fit une révérence comme il aurait fais lors des bals et autres cérémonies dans les années 1230 après son entré à la cour du roi. Il gardait cependant un œil sur le félin au cas où ce dernier déciderait de recommencer à lui sauter dessus.




Dernière édition par Farell Urmanis le Mer 22 Jan 2014 - 19:33, édité 3 fois
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Sam 4 Jan 2014 - 17:57
"Non, tout vas bien, il ne m'a rien fais. Vous n'avez commis aucun tort. Le seul en faute est cet animal mais il ne faut pas lui en tenir rigueur. Après tout, il s'agit d'un félin et je possède des attributs d'un canidé. C'est normal pour lui de vouloir défendre son territoire et ses proches. Je pense même que si il m'a attaqué, cela montre à quel point il tient à vous."

Je lâche un soupir de soulagement. Wait… de … soulagement ? Nom d’un chien, manquait plus que ça. Décidément, je ne fais que changer depuis mon arrivée à l’académie… Il faudra sincèrement que j’en touche deux mots à Deus, lors de mon prochain passage au temple. Franchement, je n’ai jamais été comme ça, auparavant… C’est… désagréable. Tout ça à cause d’une personne qui a su réchauffer le cœur de glace que j’avais… Je devrais le haïr pour cela. Je devrais oui. Je devrais même lui en vouloir pour me faire souffrir de la sorte. Pourtant je n’y arrive pas…

Sans m’en rendre compte, j’ai baissé les yeux, et le visage. Je fais la moue. Bref, cela se voit que je ne suis pas dans mon bol.

"Au fait je ne me suis pas présenté. Je me nomme Farell Urmanis. Et vous gente dame, comment vous nommez vous ?"

Une voix douce et chaleureuse me tire de mes pensées. Je relève la tête, les lèvres entrouvertes. Je… Oui, forcément, on me prend encore pour une femme. Je devrais avoir l’habitude. Pourtant… autant avant, je m’en jouais, autant là, cela me met parfois mal à l’aise. Surtout lorsque l’on me demande mon prénom. Il faut dire que Sven, cela ne fait pas très féminin. Enfin… pour les gens de mon époque. Mais… vu son vocabulaire, il ne doit pas être un de mes contemporains. J’essaye de peindre un sourire sur mon visage, mais il ne doit pas être aussi enthousiaste que ce que je souhaiterais.

Le dénommé Farell me fait une révérence, ce qui me met légèrement mal à l’aise. Mais ce qui m’amuse légèrement, c’est son regard, surveillant mon familier. C’est vrai quoi, des fois qu’Asmodée prenne le risque de me désobéir pour attaquer un de mes « camarade » de l’académie.

« Sven. Je me nomme Sven… ravis de faire votre connaissance, Farell. »

Pour toute réponse à son geste, je fais un petit mouvement de tête, comme ceux que je faisais lorsque l’on me saluait aux galas et autres soirées mondaines, de mon vivant. Asmodée frotte sa tête contre ma cuisse, et ronronne. Ce félin a le don de comprendre tout ce à quoi je pense, et tout ce que je ressens, c’en ai un peu rageant. Je lui caresse le crâne, doucement. Gentil petit once. Sage. Je relève les yeux vers le jeune homme, le détail du regard. Je ne l’ai encore jamais aperçu dans les environs, lui. Et pourtant, j’en ai vu du monde.

« Vous… êtes nouveau ici ? Je ne vous ai encore jamais croisé. Et pourtant, avec mon poste, j’aurais dû ne serait-ce que vous apercevoir au moins une fois… »

Quel curieux je fais. Je comprends que l'on puisse me prendre pour une femme. En plus de mon physique androgyne, j'ai le caractère et quelques habitudes de celles-ci... Comme la curiosité, la cupidité, l'envie de pouvoir... Ahah. Si je dis cela à une vraie demoiselle, je risque de me faire taper... Mais je suis sûr que ce n'est pas Nelsha qui me contredira!

« Et hum... laissez moi deviner... Vous êtes professeur ! »

Et bavard aussi. J'aime bien parler pour rien dire. J'espère que cela ne va pas l'embêter. Je lui offre un petit sourire gêné.

« Désolé, je... parle peut être un peu trop... »
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Sam 18 Jan 2014 - 1:01








Act I : The act of despair


Ainsi, elle se nommait Sven. Farell n'avais jamais entendu ce prénom mais il ne semblait pas féminin. Cela ne l’empêchait pourtant pas de continuer à considérer Sven uniquement par son apparence. Il écouta patiemment qu'elle ai finit de parler. Finalement, toutes ces années à écouter les nobles et à les écouter longuement parler pouvait servir. Cependant, contrairement à ces nobles, il écoutait Sven avec attention. Du coin de l’œil, Farell ne lâchait pas le familier. Il sourit cependant et répondis à Sven:

"Vous avez vus juste. Je suis bien un nouveau professeur. Je ne suis arrivé qu'il y a très peu de temps. Je suis sensé enseigner la stratégie mais je ne sais toujours pas où et quand." Il ajouta ensuite: "Vous avez beau parler beaucoup, cela ne me gène aucunement. Au contraire, je trouve plus sympathique les personnes ayant de la discussion. De plus j'ai pris l'habitude de beaucoup écouter lors des bals à mon époque. Mais voilà que je parle beaucoup moi aussi." Il sourit "Et vous, que faites vous ici ? Êtes vous ici depuis longtemps ? De quel époque venez vous ?"

Décidément, aujourd'hui il parlait plus qu'à l'habitude. Cette femme avait vraiment l'air gênée de lui parler. C'est certainement pour cela qu'il parlait autant. Il tentait de la mettre à l'aise. Pour le moment, il n'avait pas réussi grand chose mais il verrai bien si par la suite il réussirai à la dérider un petit peu. Il se demanda tout de même pourquoi il tentait tout cela pour une personne qu'il venait à peine de rencontrer. Pour lui c'était nouveau et il pu remarquer que rien que de regarder cette femme, son rythme cardiaque augmentait. Que lui arrivait-il ? Il se le demandais.




Dernière édition par Farell Urmanis le Mer 22 Jan 2014 - 19:34, édité 3 fois
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Dim 19 Jan 2014 - 1:03
C’est… agréable. Cette sensation d’être écouté, même lorsque l’on a l’impression de dire n’importe quoi. C’est agréable de sentir de la patience déborder de l’autre, alors que cette vertu à tendance à être en voie de disparition. Par contre, ce que je ne peux m’empêcher de remarquer, c’est qu’il se méfie toujours d’Asmodée. Pourtant, mon Once est posé, enroulé autour de mes jambes, et ne calcule plus mon interlocuteur. Il a compris qu’il ne devait rien tenter contre lui, sous peine de devoir subir ma colère. Alors il se tient sage, il observe, calmement, les environs, à la recherche de quelque chose pour jouer. Ou tout simplement pour éviter de me gêner dans ma discussion.

Le jeune homme, me sourit. Je sens mon cœur manquer un battement. Bon sang, ce qu’il est mignon… Mais à l’instant même où je pense cela, les yeux couleurs sable de Janma m’apparaissent. Puis son sourire. Je sens mon cœur se serrer. Je détourne le regard. Pourquoi suis-je incapable de l’oublier ? Pourquoi revient-il me hanter lorsque je réussis enfin à me concentrer sur autre chose ? Je soupire, serre les poings. Mais la voix du jeune professeur me tire de mes pensées. Elle me tire de ma douleur.

"Vous avez vus juste. Je suis bien un nouveau professeur. Je ne suis arrivé qu'il y a très peu de temps. Je suis sensé enseigner la stratégie mais je ne sais toujours pas où et quand. Vous avez beau parler beaucoup, cela ne me gène aucunement. Au contraire, je trouve plus sympathique les personnes ayant de la discussion. De plus j'ai pris l'habitude de beaucoup écouter lors des bals à mon époque. Mais voilà que je parle beaucoup moi aussi. Et vous, que faites vous ici ? Êtes vous ici depuis longtemps ? De quel époque venez vous ?"

Je repose mes yeux sur lui, pendant qu’il me parle. Sa voix est claire, chaleureuse. A vrai dire, tout, chez lui, semble chaleureux. De ses cheveux, blonds comme le soleil, à son sourire qui me réchauffe de l’intérieur. Il parle beaucoup. Comme moi. Et je me sens un peu moins gêné, d’un coup, de parler autant. Parce qu’il m’a dit que cela ne le dérange pas. Parce qu’il fait pareil. Et en quelques secondes, il a réussi à éclipser Janma de mes pensées. Je sens un sourire naître sur mes lèvres. Lentement, timide, fragile. Pourtant, il est là…

« Vous m’en voyez flatté… »

Je rougis légèrement. Mais je rougis. Je le sais. Je le sens. Je sais que mes joues ont dû prendre cette teinte légèrement rosée que je n’arborais jamais, auparavant, mais que depuis quelque temps… eh bien, je découvre.

« Je suis un repenti. Surveillant. »

En deux mots, j’annonce que je suis un homme. De manière détournée, certes. Mais je le dis. Je le dis, parce que je ne veux pas que ce jeune homme si charmant me prenne pour une femme. Je ne veux pas que ce type, qui réussit à faire réagir mon cœur ne me prenne pour quelque chose que je ne suis pas. Je ne veux pas que ce Farell, qui réussit à me faire oublier, en quelques mots, Janma, ne puisse penser une seule seconde que je lui ai menti…

Je ne saurais dire pourquoi je ne veux pas jouer ce petit jeu avec lui, alors que cela ne me dérange pas, avec n’importe qui d’autre. Cependant, c’est le cas. Je m’y refuse. Parce que j’ai l’impression que c’est ce que je dois faire, je crois. Mais je ne suis pas sûr. Je ne suis plus sûr de rien. Tout ce que je sais, c’est que pour une fois, j’ai l’impression de remonter vers la lumière, de sortir des ténèbres, petit à petit.

« Je… je suis là depuis bien quelques mois, je crois… Je vous avoue que je ne compte plus. Après tout, les jours se suivent et se ressemblent, comme on dit… »

Je lui souris, tristement. Non, c’est faux. Les jours se suivent, certes, mais tous ne se ressemblent pas. Je suis juste un peu trop amer, pour accepter cela. Je veux effacer les souvenirs douloureux, me convaincre que tout cela n’a été qu’un rêve, et que ma vie n’a rien connue d’exceptionnelle.

« Je viens du vingt-et-unième siècle. Année 2013. Je suis né en Finlande, mais ai vécu à Londres… Et vous donc ? »

Je lui souris, de nouveau, discrètement. Et puis soudainement je perds mon sourire. Une pensée vient de me traverser l’esprit. Et si je m’attachais à nouveau ? Et si j’étais à nouveau déçu ? Je sens mon corps se mettre à trembler, légèrement. Trembler… de peur. Oui, je crois que c’est cela. J’ai peur. Ce type me fait peur… J’ai peur de ma réaction…

Je baisse les yeux. Il faut que je me ressaisisse. Si cela se trouve, il ne va rien se passer du tout. Oui. C’est même sûr. Après tout, il n’a pas l’air du genre à aimer les hommes… Je ris silencieusement. Crétin. Il n’y a pas vraiment de « genre à aimer les hommes ». Je soupire…
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Mar 21 Jan 2014 - 14:26








Act I : The act of despair


Farell continuait d'écouter tranquillement Sven quand soudain il remarqua quelque chose dans ses dires. Quelque chose qui le gênait et qui lui semblait étrange dans ses paroles.

"Un repentit. Surveillant."

Si Sven parlait ainsi de lui cela voulait dire qu'il était... un homme !? Farell était surpris d'apprendre ça mais il n'en fit rien paraître. Il se contenta de s’excuser:

"Tu es un homme ! Je suis désolé de t'avoir pris pour une femme."

Il ne savait que dire. La personne avec laquelle il parlait, qui avait un physique de femme était en réalité un homme ?! Après ses excuses quelques peu maladroites, il écouta les réponses de Sven à ses questions. Ainsi il venait de l'an 2013. Cela voulait donc dire qu'il connaissait ce monde dans lequel il allait devoir évoluer désormais. Il répondit ensuite à Sven:

"Je vient des années 1200. J'étais un noble de la famille Urmanis à la cour du roi Frédéric 2 de Prusse. J'ai vécu en Prusse toute ma vie et y suis mort."

Il préféra ne pas spécifier que ça femme l'avait tuer. Il préférait éviter que cela se sache. Cependant, il pensait qu'un jour peut être, il en parlerai avec Sven. Il ne savait pourquoi, il se sentait bien avec Sven. Malgré la présence de l'once qui le gênait, sans qu'il ne sache pourquoi. Il sentait son cœur qui battait plus vite qu'a l'habitude. Il se demanda alors:

*Mais que m'arrive-t-il ?*

C'était la première fois qu'il ressentait cela. Ce sentiment était une nouvelle expérience pour lui et il ne savait pas ce qu'il signifiait.

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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Jeu 23 Jan 2014 - 16:11
Je le fixe en attendant sa réaction. Parce qu’après tout, il va bien tilter que je suis un homme, et là… ça risque d’être drôle. Enfin… oui et non. Tout dépend de comment il va réagir. S’il se met à me bafouiller une excuse pour fuir, je crois que je serais… vexé. Et blessé. Blessé ? Sérieusement ? Je ne crois pas moi-même à ce à quoi je viens de penser. Décidément, il me met légèrement sens dessus/dessous… Je baisse les yeux, un peu mal à l’aise. Et j’attends. J’attends sa réponse…

"Tu es un homme ! Je suis désolé de t'avoir pris pour une femme."

Je relève le regard. Il vient de… s’excuser ? Et c’est tout ? Il ne prend pas la fuite ? Il veut quand même continuer à me parler ? Je sens mon cœur manquer un battement dans ma poitrine avant de repartir de plus belle. Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qu’il me fait, là, mon cœur ? C’est comme s’il cherchait à s’échapper de sa cage que forme mon corps…

"Je vient des années 1200. J'étais un noble de la famille Urmanis à la cour du roi Frédéric 2 de Prusse. J'ai vécu en Prusse toute ma vie et y suis mort."

J’essaye de me remémorer de mes vagues cours de géographie et histoire, lorsque j’allais à l’école, mais vu que je séchais les cours, le résultat est assez laborieux. Je sais que je le sais. J’étais toujours premier de ma classe, que ce soit en Finlande ou en Angleterre. Et il me semble l’avoir vu. Le seul détail, c’est qu’à l’époque je n’estimais pas cela important pour ma réussite sociale… alors je l’ai casé dans le coin des trucs inutiles… Alors pour retrouver cette information-là parmi tout ce que j’ai pu y ranger… Ah. Ça commence à me revenir… C’était un territoire germanophone de l’Est de l’Europe. Un royaume, fort grand. Mais cela m’épuise de chercher plus encore. Et puis, puisqu’il me donne quelques informations, alors je me contenterais de cela. Pour l’instant…

Mais, ce qui me fait réagir, légèrement, ce sont les mots « cour » et « roi » ensemble. Si je me souviens bien… Les maisons disposant d’une cour, étaient, pas le passé, celles de hauts personnages. Des gens importants, ou d’institution. Et la cour désignait les assemblées qui s’y réunissaient, les dignitaires et d’autres personnes formant l’entourage habituel d’un souverain. C’est le suite d’un grand seigneur, d’un monarque, d’un prince… Et il me semble que j’avais dit à mon professeur que, tant qu’il y a un roi, il y a une cour, c’est-à-dire des flatteurs, des parasites, des fats qui se croirons seuls nobles, et dépouillerons la noblesse. Bien sûr cela marchait également avec la Présidence. Mais là, étrangement, je rougis d’avoir pu généraliser ce dont j’ignorais tout. J’ai insulté, plusieurs siècles plus tard, et indirectement, ce jeune homme, face à moi. Je baisse les yeux, honteux. Et mal à l’aise, encore une fois. Il fait remonter en moi des souvenirs que j’aurais préféré garder enfoui. Tout ce qui s’est passé sur terre, je préfèrerais ne pas m’en rappeler. Et bien d’autres choses, également… Si je pouvais trier mes souvenirs, ce serait génial…

Je tente de reprendre contenance, éviter de perdre mes moyens. Pas tout de suite, en tout cas, ce serait cool.

« Ho ! Ne vous inquiètez pas, ce n'est pas de votre faute. Je... ressemble vraiment à une femme, alors je ne peux pas blâmer ceux qui se trompent... Et puis en général, cela à tendance à m'amuser. Et… et nous avons donc prêt de huit siècles d’écart… »

Je viens de tilter. Je cligne des yeux. Décidément, il n’y a bien qu’ici que l’on peut rencontrer des gens que l’on n’aurait jamais pu espérer croiser de notre vivant. Des gens de tous siècles, toutes époques, tous pays et toutes races…

« Mais… je me demande… La durée de vie à cette époque était assez basse, en générale, comparée à celle de mon époque à moi. Vous, vous avez… survécu jusqu’au moins la vingtaine, car je ne vous donne pas moins, et vous n’avez surement pas plus de trente ans… Vous auriez pu vivre encore jusqu’à au moins soixante ans, si bien sûr vous n’aviez pas eu d’accident ou été malade… Alors… qu’est ce qui a précipité votre décès ? »

Je le regarde, cherchant à comprendre. Assassiné ? Mort d’une maladie bénigne, qui pourtant était incurable à l’époque ? Et puis, je ne m’y connais pas trop non plus, mais il me parait grand… Oh bon sang, ma curiosité l’emporte sur la politesse, et je ne m’en rends compte que maintenant. Je baisse de nouveau les yeux, et bafouille quelques excuses.

« Excuses-moi… »

Je me mords la langue. Je viens de le tutoyer… Baah en même temps, il en a fait de même alors, je suppose que j’y ai le droit.

« Ma curiosité à tendance à me pousser à demander des choses qui peuvent être gênantes… Bien sûr, si tu ne veux pas répondre, rien ne t’y oblige. »

Je souris, quelque peu gêné.

« Je suis incorrigible… »
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Ven 31 Jan 2014 - 19:25








Act I : The act of despair


Farell remarqua que Sven avait l'air quelque peu gêné. Mais voilà qu'il venait de soulever le sujet qu'il voulait à tout pris éviter. Pourtant, il ne voulait que Sven ou qui que ce soit d'autre que son frère sache qu'il était mort des mains de sa femme. Il ne pouvait pourtant se résoudre de mentir à Sven. Il ne savait que répondre. Il détourna le regard de Sven et regarda dans le vide tout en disant:

"Pour être franc, je préfèrerai ne pas en parler. Mais il est vrai que ma mort est arrivé quelque peu tôt dans ma vie. Ce qui a provoqué ma mort fut un poison. Je ne sais pas quels raisons ont provoqué cet assassinat. Cela n'empêche que je préfère cette vie à ma vie précédente."

Il était vrai que sa vie dans les années 1200 n'avait pas était très amusante. Il n'avait connu que peu son frère, avait était marié de force à une femme qui l'assassinat par la suite. Il arrêta de regarder dans le vide et sourit à Sven. Mais ce sourire n'était pas un vrai sourire mais plutôt un sourire forcé et triste. Malgré ce qu'il disait, il regrettait toujours de n'avoir pas pu connaitre son fils. Il avait quand même eu de bon moments dans sa vie et il regrettait ne pas pouvoir en avoir plus. Farell secoua rapidement la tête, il ne voulait plus penser à tout les remords qu'il avait de sa vie passée. Il ajouta ensuite:

"Et ne dit pas que tu est incorrigible, je le suis tout autant que toi. Je suis habituellement quelqu'un de très curieux et qui ne demande qu'à en savoir plus."

Il ne savait que dire de plus. Il ne savait pas que demander. Il préférait éviter de demander comment Sven était mort pour ne pas remémorer des souvenirs trop douloureux comme les siens.



Dernière édition par Farell Urmanis le Mar 18 Fév 2014 - 8:37, édité 1 fois
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Sam 1 Fév 2014 - 23:28
Après ma question, il détourne les yeux, pour fixer un point invisible. Il a le regard perdu dans le vague. Je le sais, cela se voit. Je crois que j’ai touché un point sensible avec cette question. J’aurais peut-être dû éviter. Après tout, tout le monde n’a pas eu une mort douce, moi le premier, et tout le monde n’a pas forcément envie de s’étendre sur le sujet. Je me mords la lèvre inférieure, me traitant silencieusement d’idiot.

"Pour être franc, je préfèrerai ne pas en parler. Mais il est vrai que ma mort est arrivé quelque peu tôt dans ma vie. Ce qui a provoqué ma mort fut un poison. Je ne sais pas quels raisons ont provoqué cet assassinat. Cela n'empêche que je préfère cette vie à ma vie précédente."

Je baisse les yeux, sincèrement désolé. J’aurais dû me taire. Mais ce qu’il dit attise ma curiosité. Sincèrement. Il préfère cette nouvelle vie à l’ancienne ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui change vraiment tout ? Qu’est ce qui fait que c’est mieux d’être enfermé dans cette académie, à devoir enseigner à des étudiants comment faire quoi que ce soit ? Je ne comprends pas tout. Mais en même temps… Pourquoi est-ce que j’ai autant envie de comprendre ? Pourquoi est-ce que je veux à ce point le comprendre lui ? Pourquoi est-ce qu’il me perturbe à ce point ? Cela m’agace. Mais en même temps je ne peux pas lui en vouloir.

Et puis finalement, il repose son regard sur moi. Et il sourit, en plus. Mais pas un sourire sincère. Le genre de sourire que les politiques arborent. Un sourire faux, vide de sens. Un de ces sourires que j’utilisais quotidiennement, avant. Quoi qu’un peu plus mystérieux, et vicieux sur les bords. Un sourire de façade pour faire plaisir aux clients, et parvenir à mes fins… Mais un sourire qui sonne si faux, sur lui. Sur ce jeune homme.

"Et ne dit pas que tu est incorrigible, je le suis tout autant que toi. Je suis habituellement quelqu'un de très curieux et qui ne demande qu'à en savoir plus."

Je souris doucement, avant de lever une main, et la poser sur ses lèvres, pour cacher ce sourire qui sonne comme un mensonge.

« Ne te forces pas à afficher un sourire qui ne vient pas du cœur. »

Je parle tellement bas que je murmure presque. Pourquoi est-ce que je réagis de la sorte ? N’importe qui d’autre, je l’aurais laissé sourire de la sorte si cela lui fait plaisir. Alors pourquoi est-ce que, sur le visage de Farell, je ne veux pas voir cela ? Pourquoi est-ce que je trouve que cela sonne plus faux sur les lèvres du blond que sur celle de n’importe quel inconnu ? Je soupire. En plus de ça, elles commencent à m’attirer légèrement, ces lèvres… Ça, c’est gênant. Je détourne le regard, rabaisse ma main, la laissant tomber et pendre le long de mon corps.

« Je … sais que tu n’as pas posé la question, mais je pense qu’une réponse de ma part serait la bienvenue, en dédommagement de ma curiosité… »

D’où je sors ça, moi ? Non mais sincèrement, je vais lui raconter ma vie ? Enfin, plus exactement ma mort ? Je suis sérieux, là, ou bien ? Je soupire. Je ne sais vraiment pas ce qu’il se passe. Est-ce à cause de l’atmosphère ? Du fait que l’on soit dans le parc aux abricots, entouré de ces choses aux propriétés plus que louches ? Je n’en sais rien. Cela me perturbe. Vraiment.

« Je… suis mort à l’âge de vingt et un an. Écrasé. Par une voiture. Et c’était tout sauf un accident… »

Je soupire à nouveau. Je ne le sais que trop bien que c’était un meurtre de sang-froid. Et bien douloureux, en plus…

« Enfin. Tu ne sais sûrement pas ce qu’est une voiture, alors cela ne doit pas t’avancer à grand-chose. »

Je ris doucement. Un rire mi sincère, mi ironique. Je me sens tellement bête… J’en ai presque envie de prendre mes jambes à mon cou, fuir à toute hâte. Partir loin, loin de ce type qui me fait réagir étrangement. Qui me fait oublier tout. Tout sauf ma curiosité à son sujet.

« Enfin… Ce qui est fait est fait. Et puis, je ne suis pas le seul, à l’académie à être mort de façon plus ou moins violente. »

Je ris, amer.

« Ici, on est tous logé à la même enseigne… Et puis, voyons les choses du bon côté : cela nous permet de rencontrer des personnes que l’on n’aurait jamais pu imaginer croiser auparavant… n’est-ce pas ? »

Je lui souris, un peu moins amer, d’un coup.
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Mer 19 Fév 2014 - 21:51








Act I : The act of despair


Farell fût assez surpris de la réaction de Sven, il ne pensait vraiment pas que son sourire "vide" allait autant le gêner. Malgré la voix très faible que Sven avait utilisé, Farell avait parfaitement compris ce qu'il voulait dire. Cependant, sa réaction avait redonné un peu de contenance au sourire de Farell. Il écouta ensuite ce que Sven voulait lui dire sur sa mort. Les renseignement qu'il venait d'obtenir ne l'avançait pas beaucoup comme le disait Sven mais il pouvait sentir dans sa voix et dans son attitude que cela remontait des souvenirs douloureux pour lui.

"C'est vrai que cela ne m'avance pas mais si tu ne voulais pas en parler, je ne t'en aurais pas tenu rigueur. On a tous des regrets et des choses que l'on veut oublier de notre ancienne vie."

Farell parlait de façon générale malgré le fait qu'il ne connaissait que Sven et Alexander ici, mais cela ne l’empêchait pas de penser qu'ils n'étaient pas les seul dans ce cas là. Sven lui confirma juste après. Vint ensuite une demande de confirmation sur le fait que cette nouvelle vie offrait l’opportunité de rencontrer des personnes de différentes époques toutes plus différentes les unes que les autres. Il répondit :

"C'est vrai, on peut vraiment rencontrer toutes sortes de personnes ici. Pour moi, c'est aussi une aubaine puisque je peux retrouver mon frère. Je peux aussi voir toutes les différentes inventions qui ont été faites après ma mort."

Farell sourit. Seulement, cette fois ci, son sourire était sincère. Il était content de pouvoir rencontrer des personnes qui n'était pas comme ceux de son époque, tous égocentriques et ne demandant que les louanges de leur seigneur. Farell continuait de regarder Sven avec un grand sourire et finalement fit quelque chose que lui même ne comprit pas : il attrapa Sven, se rapprocha et l'embrassa passionnément. Farell ne comprit pas réellement ce qu'il venait de faire mais profita du moment puis s'éloigna rapidement se confondant en excuses :

"Je suis vraiment désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a pris..."

Il se demandait comment Sven allait réagir. Si jamais il venait à lui en vouloir, cela lui briserait certainement le cœur même si il ne comprenait pas pourquoi il avait fais ça ni même pourquoi il était tombé amoureux de cet homme en face de lui.

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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Jeu 27 Fév 2014 - 0:34
Je ne sais pas si ce sont mes mots, ou mes actions, qui font que son sourire devient plus sincère, ou si c’est à cause d’une pensée à laquelle il songe, sur le coup, mais le résultat est le même. Son sourire sonne juste, à présent. Je détourne les yeux, gêné. Ou éblouit, je ne sais pas. Après tout, je dois bien reconnaitre qu’il est… radieux. Avec ses cheveux blonds, ses grands yeux verts, et ce sourire… il est comme un soleil, brillant de mille feux. C’est dérangeant. Et en même temps cela m’attire. Cela m’effraie.

"C'est vrai que cela ne m'avance pas mais si tu ne voulais pas en parler, je ne t'en aurais pas tenu rigueur. On a tous des regrets et des choses que l'on veut oublier de notre ancienne vie."

Des regrets. Oublier… Oublier, non. Je ne veux rien oublier. Je n’ai pas honte de ce que j’ai pu faire, avant d’arriver ici. Des regrets… Oui. Je regrette d’être mort aussi jeune et de ne pas avoir pu arriver là où j’aurais voulu arriver. Oui, je crois bien que c’est mon seul regret. De ne pas avoir pu aller jusqu’au bout de mes ambitions. Je souris, tristement. Dire que j’étais voué à un bel avenir. Avec ça, j’aurais pu devenir célèbre, j’aurais pu faire tellement de choses insoupçonnées… Il a fallu que quelqu’un mette fin à tout cela, et de la pire manière qu’il soit. Quel gâchis. Enfin. C’est eux qui ont perdu quelque chose d’unique –oui je parle de moi. Je soupire.

"C'est vrai, on peut vraiment rencontrer toutes sortes de personnes ici. Pour moi, c'est aussi une aubaine puisque je peux retrouver mon frère. Je peux aussi voir toutes les différentes inventions qui ont été faites après ma mort."

Je lève les yeux vers Farell. Oui, il n’a pas tort. Je suppose que cela doit le changer, beaucoup. Mais… ce sourire sur ses lèvres… je m’en retrouve bouche bée. Je ne m’attendais pas à pareille expression sur son visage. Il est… vraiment rayonnant. Je n’aime pas ça. J’ai l’impression d’être un de ces papillons de nuit, constamment attiré par la lumière. Attiré au point de s’y brûler les ailes. Est-ce là ce qui m’attend si je continue à m’adonner à cette fascination que j’ai pour lui ? Je détourne à nouveau les yeux, croise les bras, mal à l’aise. Mais je sens son regard peser sur moi. Je le sens s’approcher lentement, et je ne peux que relever le visage, pour voir ce qu’il fait.

Et je me fige. Les yeux grands écarquillés, le corps crispé. J’observe son visage, si proche du miens, tandis que ses lèvres sont collées aux miennes. Je sens mon cœur s’emballer douloureusement dans ma poitrine. Je revois le visage de Janma, ses traits si fins, si parfaits. Ses yeux, couleur sable, posés sur moi. Son sourire, hautain, et cynique. Je veux repousser Farell, rester fidèle à mon premier amour. Mais quelque m’en empêche. Peut-être tout simplement qu’en fait, ce n’est pas vraiment ce que je désire. Parce que Janma m’a abandonné. Qu’il ne reviendra jamais. Que tout espoir est vain. Parce-que cette passion que Farell m’offre, c’est pour moi et moi seul. Parce qu’il sait ce que je suis, mais qu’il m’embrasse tout de même. Pourquoi d’ailleurs ? Pourquoi ? Je l’ignore. Je ne veux pas le savoir. Pas maintenant. Je sens les larmes me monter aux yeux. Et petit à petit, je sens mon être entier céder. Lui rendre peu à peu ce baiser. Mes yeux se ferment. Mes bras se décroisent, mes mains viennent instinctivement se poser sur son torse, tandis que je me rapproche lentement, afin de mieux répondre, encore. Cela me semble durer des heures… jusqu’à ce qu’il interrompt le contact, se reculant, et me laissant soudainement seul. Je le laisse faire, je lâche totalement prise, le fixant, abasourdit.

"Je suis vraiment désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a pris..."

Mon cœur cogne fort dans sa prison qu’est ma cage thoracique. Mes yeux sont plongés dans les siens, le temps que je me remette de mes émotions. Et que je réalise ce qu’il vient de se passer. Et une fois que c’est chose faite, je me sens rougir. Je détourne alors le regarde, baisse la tête, tandis que deux doigts viennent se poser sur les lèvres. Tout cela me laisse… songeur. Perdu. Complètement paumé, oui. Est-ce qu’il a juste agit sur une impulsion ? Va-t-il faire comme si de rien n’était ? Va-t-il nier avoir fait le premier pas, m’avoir embrassé, m’avoir… volé un baiser… C’est bien la première fois que l’on me fait ça, à moi… Je sens mon corps se mettre à trembler. Mes cheveux tombent devant mon visage. Je fixe le sol, ne sachant plus quoi penser.

« Je… c’était quoi, ça, au juste… ? »

Je murmure. Je veux dire. Je sais que c’était un baiser, je ne suis pas con non plus. Mais… pourquoi ? Bon, ça m’emmerderait un peu qu’il me sorte juste « parce que j’en avais envie ». Je soupire. Je n’arrive pas à retrouver mon calme. Je n’arrive pas à… à me sortir cet instant de la tête. Et à me demander comment on en est arrivé là ? Pourquoi ? Je ne comprends plus rien. C’est… compliqué. Effrayant. Je lève à nouveau les yeux, le regardant à travers les cheveux qui formant un rideau devant mon visage, que je relève également.

« Est-ce que… c’était juste… comme ça ? Par envie ? Par… simple, envie ? »

Je le regarde droit dans les yeux, fixement, le plus dur possible. Et je me redresse, remet mes cheveux en place. J’espère qu’il est bien clair pour lui que je ne suis pas, ou plutôt, que je ne suis plus, le genre d’homme que l’on prend, avec lequel on joue, puis que l’on jette. J’ai souffert une fois que l’on me prenne pour un objet avec lequel on peut jouer quand bon nous semble, disparaître, pour revenir, et disparaître à nouveau. Non. Ça c’est fini.

« J’espère pour toi que tu n’as pas l’intention de jouer avec moi, Farell Urmanis… Car je ne suis pas ce genre de personne… »

Je me rapproche de lui, menaçant, avant d’attraper son menton, me hisser sur la pointe des pieds, et venir à mon tour lui voler un baiser. Rends moi ce que tu m’as volé. Rends le moi ! RENDS LE !
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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Ven 28 Fév 2014 - 23:49








Act I : The act of despair


Et voila... Il avait encore fais une erreur. Et en plus il ne savait plus où se mettre... Sven commençait à trembler. Farell ne savait que faire pour sortir de ce mauvais pas. Ensuite vint la question qu'il redoutait et dont lui même ne savait pas la réponse: pourquoi il avait fais ça. Était-ce par simple envie comme le soulignait Sven ? Non... Ce n'était pas pour une raison comme celle ci... Il n'aurait jamais fais cela par simple envie. Avant même qu'il ne puisse répondre, Sven ajouta qu'il n'était pas une personne avec qui il fallait jouer. Et à ce moment là, Sven se mit sur la pointe des pieds, lui attrapa le menton et l'embrassa. Farell fut surpris sur le coup mais réagit une fois de plus sans savoir ce qu'il faisait. Il passa ses bras dans le dos de Sven et le bloqua pour prolonger le baiser. Et c'est alors qu'il commença à comprendre ce qu'il lui arrivait. Il était tombé amoureux. Amoureux d'un homme. Farell songea un instant que cet amour était contre nature mais fini par se laisser aller. Il relâcha Sven et le regarda en souriant. Oui c'était ça... il était définitivement tombé amoureux de cette personne. Il ne la connaissait pas depuis longtemps mais tout ce qu'il savait de lui suffisait à le faire ressentir ce genre de sentiment. Il répondit alors à Sven:

"Ce n'est pas par envie. ça peut sembler bizarre mais c'est surtout car je suis tombé amoureux de toi."

Voila... C'était fais il avait avoué son amour à Sven. Maintenant, il cagnait sa réaction. Allait-il Lui dire qu'il ressentait là même chose ou au contraire allait-il être rejeté ? Plus il pensait et plus il avait peur de la deuxième solution. Si jamais il se faisait rejeter, il regretterait d'avoir dit qu'il préférait cette vie à son ancienne. Une vie en sachant que l'amour de votre vie est non loin mais ne veut de vous est certainement horrible et il ne voulait surtout pas l'expérimenter.

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Re: Act I : The act of despair [P.V.: Farell] - Mar 4 Mar 2014 - 17:18
Immobile. Aucune réaction. Cela ne dure que quelques secondes, pourtant, j’ai l’impression que cela dure des heures. Mes lèvres contre les siennes, nos corps non loin l’un de l’autre. La proximité de sa chaleur. Son impassibilité sur le moment. Je suis à deux doigts d’interrompre tout ça. Après tout, bien sûr que si, ce n’était qu’une envie, comme ça. Fugace désir d’obtenir mes lèvres sur un coup de tête, et me savoir à sa merci. Qu’importe l’époque d’où il vient, un homme est un homme. Ce qu’il désire, il le prend. Il se sert. Tant pis si pour ça il doit mettre l’autre dans l’embarras, tant qu’il assouvit ses envies égoïstes…

L’espoir qui est apparût en moi est mort-né. J’aurais dû m’en douter. Je ne le savais pourtant que trop bien. J’ai été habitué à passer de mains en mains, avant. Pratique sociopathie, que je te regrette… Pas d’attaches, pas de souffrances. Les idées se bousculent dans ma tête, comme les larmes à mes yeux. Je vais mettre fin à ce baiser, à cette rencontre, et j’oublierais. Tout comme je m’efforce de l’oublier, lui.

Mais alors que je m’apprête à reculer, je sens ses bras venir s’enrouler autour de ma taille, ses mains venir se poser dans mon dos, ses lèvres se presser un peu plus contre les miennes. Il me rend mon baiser. Je ferme les yeux, lève une main jusqu’à sa nuque, l’y pose. Je caresse sa peau, entortille délicatement une de ses mèches de cheveux autour d’un de mes doigts. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine, tandis que je m’abandonne, là, entre ses bras. Je ne comprends plus rien, mais je ne cherche plus à y réfléchir. J’ai envie d’être là, contre lui, et de l’embrasser. Lui. Pas un autre. Pas la peine de me demander pourquoi. Du moins, pas tout de suite.

Mais à partir du moment où ses lèvres quittent les miennes, à peine quelques minutes après que j’ai collé les miennes contre les siennes, les questions, le doute, la peur m’assaillent à nouveau. Et si… ? Pourquoi… ? Comment… ? Ai-je seulement envie de m’écouter ? D’obéir à cette force qui me pousse vers cet homme, qui, une bonne dizaine de minutes plus tôt, n’était encore qu’un inconnu ? Je baisse les yeux, la tête, pose mon front contre son torse. Je tremble légèrement. J’ai un peu froid, soudainement.

"Ce n'est pas par envie. ça peut sembler bizarre mais c'est surtout car je suis tombé amoureux de toi."

Mon cœur manque un battement, avant de repartir de plus belle. Ma mâchoire se contracte, sous l’incompréhension. Tomber amoureux ? En dix minutes… comment cela peut-il être possible ? Je repense sans le vouloir à ma première rencontre avec Janma, et cette fascination pour lui, que j’ai ressenti directement, dès la première seconde. Et ce que j’ai plus ressentir après… je me mets à rougir, petit à petit. Je comprends…

Je laisse ma main qui, jusqu’alors, étais sur sa nuque, redescendre. Elle glisse le long de son épaule pour venir se poser sur son torse, paume ouverte. Je ne sais pas trop que répondre à cela. Je ne suis pas sûr, moi-même, de comprendre ce qu’il se passe, dans ma tête, dans mon corps… J’ai l’impression d’être une de ces créatures pitoyables qui se laissait capturer par le premier crétin venu, lors de mon vivant. Ce genre de personne, au cœur d’artichaut, que j’exécrais au plus haut point. Et actuellement, me voici dans le rôle principal de la greluche fragile, facile. Je ne veux pas le repousser, mais j’hésite à accepter ses avoeux.

Je ne me décroche pourtant pas. Je reste là. Le visage contre sa poitrine, mains dessus également, Le sang me bat aux tempes. Je me sens légèrement engourdit…

« Je… Farell, je… »

Je me mords la lèvre inférieure. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir répondre à cela ? Je cherche mes mots, ne souhaitant pas le blesser. Ne voulant pas le repousser. Oh non… surtout pas…

« Je… »

Je suis hésitant.

« Je sors d’un histoire qui… m’a fortement marqué. Je ne m’en suis pas encore vraiment relevé… mais… ne vas surtout pas t’imaginer que je veux repousser tes aveux, me refuser à toi, s’il te plait ! »

Je marque une pause. Mes doigts se crispent un peu sur son haut. Je suis tellement fragile depuis que je suis revenu à cette académie… J’ai beau faire genre, vouloir me montrer comme le même petit connard que de mon vivant, j’en souffre. Un peu. Pas toujours. Ca dépend avec qui. Ou. Quand. Comment… Et là… là, je ne peux pas paraître fort. Et ça m’énerve. C’est comme si la Belle au Bois Dormant m’avait repris ce qui faisait ma force. Il m’a donné les sentiments. C’est une chose horrible. Qui fait mal. J’étais mieux sans…

« J’aimerais juste… du temps. En apprendre plus. Tu… me plait. Vraiment. Je le sens. Mais… je ne veux pas me précipiter. J’ai… »

Peur. Le mot n’ose pas franchir mes lèvres, mais je crois bien que cela se sent assez.

« Je ne veux pas… souffrir à nouveau… C’est si douloureux… J’ai… peur. »

Le mot est enfin lâché.
Act I : The act of despair [P.V.: Farell]
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