Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie]

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Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Ven 27 Déc 2013 - 0:48
D’ordinaire, Sariel n’éprouve pas de difficulté à dormir. Loin de là. Il est même du genre à dormir comme un loir. Il se couche tôt, passe une bonne nuit, et se lève tôt. Cependant, jamais il n’est réveillé aussi tôt. En effet. Le soleil n’est pas encore levé qu’il est déjà debout, habillé, et en pleine forme. Impossible de se rendormir. Après s’être tourné et retourné, il a dû accepter qu’il faille abandonner l’idée de retourner dans les bras de Morphée. Alors à la place, eh bien il a enfilé un t-shirt noir, à manches courtes, ainsi qu’un pantalon ras du corps –mais pas trop. Il a chaussé ses rangers, mis une veste, puis il est sorti de sa chambre, direction… là où le mènent ses pas.
Le silence, le calme le frappent de plein fouet. C’est si différent, lorsque toute l’académie est endormie, et qu’il est seul à profiter du crépuscule… La rosée rend l’atmosphère fraîche et humide. Il se dit qu’il a bien fait de se couvrir un peu. Il en frissonne, même. Il se demande bien ce qui pourrait le réchauffer, mais ne voit rien d’autre que l’entraînement. Oui… Il jette un coup d’œil à sa montre. Cinq heures du matin… En somme, une heure parfaite pour courir un peu. Du moins, faire le trajet pour aller jusqu’au centre de sports. Là, il pourra s’étirer, puis commencer à manipuler quelques lames pour s’entraîner. Car pour l’instant, même avec son don, qui n’est autre que le maniement des armes blanches, eh bien… il ne sait manier que les épées dites à une main –hormis son katana qui est l’unique exception- et aurait bien besoin d’apprendre à utiliser… eh bien le reste. Armes d’hast, arme de jet, dagues, épées à deux mains… Tout le reste, donc.
Il s’arrêta de marcher quelques secondes, observant tout autour de lui, profitant de la solitude et du vent matinal qui caresse sa peau. Quelques notes de musique lui effleurent les oreilles. Naturelles. Belles… La mélodie du monde dans lequel il vit. La mélodie de la liberté… Oui. Pour quelques heures, il est libre. Personne sur le dos. Personne à devoir lui dire ce qu’il doit faire ou non. Quelques instants pour lui.

Il se remet en route, au pas de course, un sourire non pas sur les lèvres, mais dans l’âme. La salle est ouverte. L’est-elle toute la nuit ? Ou bien y a-t-il une quelconque magie, là-dedans, qui l’ouvre lorsque quelqu’un désire y entrer ? Il n’a pas envie d’y réfléchir. Le principal est là : il y a accès. Alors il entre. Il commence à se sentir chez lui, ici. Non pas qu’il le désire vraiment, mais tout simplement que c’est là où il passe le plus clair de son temps. Il imprègne les lieux de sa présence, en quelque sorte. Oui, c’est  cela. Il hume l’air, comme s’il y avait une quelconque empreinte olfactive présente. Et… en réalité, il y en a belle et bien une. Plusieurs même. Celle de la sueur, tout d’abord. Celle de la persévérance, de la volonté, ensuite… la défaite. La victoire. La fatigue. L’effort… Cette salle en est remplie.

Il avance d’un pas, referme la porte derrière lui. La lumière s’allume d’un coup, comme si quelqu’un venait d’appuyer sur l’interrupteur. Il se protège les yeux quelques instants, éblouit par ce brusque changement de luminosité, puis une fois qu’il s’y est accoutumé, il rabaisse la main. Il avance, un peu plus loin, et retire sa veste au passage. Il la pose, juste à côté, et se met à s’étirer, comme il faut toujours bien le faire, et comme on lui a appris à faire depuis tout petit. Puis pour se mettre dans le bain, il décide de se mettre un peu au karaté. Les armes attendront un peu.

Il se met alors en position d’Hachiji Dachi, c’est-à-dire, debout, pieds pointés vers l’extérieur, écartés de la largeur des hanches, les bras le long du corps, poings serrés, prêt à commencer. Il inspire profondément. Expire. Et il commence lentement. Coup de poing Maete Tsuki, Gyaku Tsuky, blocage Gedan Baraï, avec déplacement Yori Ashi, rotation à gauche à droite en arrière, coup de pied Mae Geri, puis Yoko Geri… le faisant de plus en plus rapidement. Jusqu’à en avoir marre et décider de finalement de s’arrêter pour passer à autre chose…

Les armes. Enfin. Le sabre pour commencer.  Oui. C’est ce qu’il y a de mieux à faire. Enfin… Faire du Kendo, et se vider la tête. Alors il s’imagine un compagnon d’entrainement imaginaire, avec lequel il perfectionne son Harai… Mais seul… seul… ce n’est vraiment pas pratique. Mais à cette heure-ci, personne ne doit être réveillé, à part lui…

Et qui sait… peut être quelques matinaux…
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Ven 27 Déc 2013 - 17:17
Il est l'heure...L'heure de se réveiller, Annie. Du coin de la pièce, une ombre roule de grand yeux blancs et un sourire s'illumine. La belle au bois dormant remue les bras, les jambes, le bassin. Elle cauchemarde langoureusement dans les draps emplis de sueurs. L'ombre s'avance et tends des bras crochus vers elle. Un éclat de rire dans la chambre et les bras ont presque atteint leurs buts. Et au moment où ils se saisissent d'Annie, celle-ci se réveille ! Haletante, une mèche collée au front. Elle se redresse et reprend son calme. Son souffle redevient régulier et elle regarde dans le coin de la chambre. Il n'y à rien. Rien d'autre qu'un coin ténébreux. Elle se lève donc de son lit et jette un coup d'oeil au réveil sur la commode. Il est tôt. Trop tôt pour dire quelle heure il est. Elle soupire et s'étire doucement. Vêtue d'un seul short un peu trop serré et d'un t-shirt, elle file dans la salle de bain faire un brin de toilette. Ensuite, elle s'habille rapidement d'un jogging souple, d'un t-shirt bleu et d'une veste à capuche verte. Que pouvait-elle faire à cette heure-ci ? Le soleil n'était même pas levé ! Et les autres élèves de sa chambre dorment encore à poings fermés.

Finalement, elle ne pouvait pas se recoucher ni même rester tranquille. Elle sortit dehors et se fit mordre par la glaciale morsure du froid. Brr, elle se réchauffe un peu en frottant ses bras et commence sa tranquille marche. Le silence est pesant et l'obscurité en demie-teinte. Ses membres lui font encore un peu mal à cause des efforts fourni il y a quelque jours. Lors de son voyage dans le monde des humains avec Lev. Mais elle jugea bon de se dire que c'était de la bonne douleur. Que c'était une habitude qui s'installait. Elle prit à gauche le long d'une allée pavée et reconnut aussitôt l'endroit. Les murs, les fenêtres et tant d'autres détails : C'était la route qui menait vers le bâtiment sportif (ou le gymnase pour citer vulgairement). Elle réfléchissait. Lors de son voyage, elle avait apprit quelque chose. Elle devait s'entraîner et devenir plus forte. Manier des armes blanches et apprendre à son corps des mouvements qu'elle n'avait jamais imaginée. Oui, elle devait devenir forte.

Et, voyant la lumière et la porte du gymnase ouverte, elle se dit qu'il y aurait peut-être quelqu'un à l'intérieur. Un élève, un prof ou quoique ce soit d'autres. Si elle avait de la veine, elle tomberait sur un prof qui pourrait lui offrir quelque leçons. La belle blonde atteignit la porte et jeta un coup d'oeil furtif avant d'entrer. Une drôle d'odeur se dégageait de là. Un puanteur masculine bien profonde. Elle se boucha le nez et se hissa jusqu'à la salle principale. Et là, elle vit une personne. Au beau milieu, un homme, un bel homme. Il était entrain de s'entraîner ? On aurait bien dit que c'était le cas. De plus il porte un sabre entre les mains. Parfait, pour le coup elle avait été chanceuse. Et d'une voix légèrement moins tranchante que d'habitude, elle l'aborda en s'approchant de lui. - Excuse-moi mais pourrais-tu me donner quelque leçons de combats ? Moi qui pensais être la seule à être levée, je suis bien tombée dis donc. Alors, tu es d'accord ? Dis-oui, s'il te plait.

Oui, une approche moins tranchante que d'habitude mais avec tact, délicatesse et douceur. Oui, Annie était loin d'être une bourrine socialement. Enfin, vous n'êtes pas d'accord ? Ou je me trompe peut-être ? Mais si ! Annie est une vraie douceur, à la fois sucrée, salée. Qu'il faut aborder avec précaution.
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Lun 30 Déc 2013 - 17:21
Une présence se fait sentir non loin de lui. Pas besoin de vérifier, de jeter un regard en direction de la porte, il sait pertinemment que quelqu’un est là. Il tente de se concentrer sur son compagnon imaginaire. Mais une petite voix le force à arrêter, et à tourner la tête.

Une jeune femme. Blonde. Taille moyenne. Plutôt mince. Dans l’ensemble, elle est ce que l’on pourrait qualifier de jolie. Tout du moins, une demoiselle avec du charme. Oui. Même ce nez aquilin, que certains pourraient déprécier, lui donne quelque chose d’unique. Mais il en perdrait presque ses bonnes manières, a dévisager la nouvelle venue de la sorte. Il détourne alors le regard, quelques instants, avant de venir le planter dans celui de la demoiselle.

- Excuse-moi mais pourrais-tu me donner quelque leçons de combats ? Moi qui pensais être la seule à être levée, je suis bien tombée dis donc. Alors, tu es d'accord ? Dis-oui, s'il te plait.

« Excuse-moi », « pourrais-tu », « tu es », « s’il te plait »… Il sent un tic nerveux lui secouer la lèvre supérieure. Elle le tutoie allègrement. Pourtant ils n’ont pas élevé les cochons ensemble. Certes, il ne doit pas être bien plus vieux qu’elle, quelques années tout au plus, mais tout de même. Il reste un professeur. Et quand bien même elle en serait une aussi –ce dont il doute fortement-, la politesse veut que l’on vouvoie les inconnus jusqu’à autorisation explicite du principal intéressé.

Voilà, ça y est, il est contrarié. Il en viendrait presque à préférer être seul, maintenant. Mais… elle lui demande un cours. C’est sincère, pas comme ce blond de la dernière fois. En même temps, à cette heure-ci… cela ne peut qu’être sincère. Il soupire silencieusement, mais ne montre rien. Ni son agacement, ni quoi que ce soit d’autre. Juste son habituel air blasé. Il a envie de dire non. Oh oui, cela le démange. D’ailleurs, il va le dire, tiens.

« … D’accord. »

Pardon ? Mais enfin ! Il voulait dire non ! Lui-même il s’étonne… Surement sont-ce ses yeux qui l’ont fait dire oui. De la même couleur que les siens. Un point commun. Chose qu’il n’a jamais beaucoup vu au japon, où tous les gens sont bruns aux yeux foncés. De ce fait, il est facilement attiré par les gens aux yeux et cheveux clairs… Etrange, oui. Mais c’est ainsi. Sa tête dit non, mais son cœur dit oui. Il est ainsi. L’envie d’apprendre de cette demoiselle le touche plus que son manque de politesse et d’éducation. Il s’en veut. Un peu. Oui…

« Cependant je ne suis pas votre ami. Aussi apprécierais-je d’être vouvoyé, tout comme mon statut de professeur l’exige… »

Vieux jeu. Oui, il l’a toujours été, et il n’en a jamais eu honte. Pourtant, combien de fois, des gens de son âge l’ont-ils raillé à ce sujet… Non pas ceux des écoles qu’il fréquentait. Non. Ceux-ci étaient tous comme lui. Mais ceux… comme son frère, en quelque sorte. Les jeunes femmes qui cherchaient à s’attirer son attention, lorsqu’elles le croisaient dans la rue. Ou les jeunes gens qui le bousculaient volontairement, pour se battre sans savoir à quoi ils s’attaquaient réellement. Oui. Combien de fois lui avait-on dit « Tu parles comme mon grand-père » et combien de fois avait-il ordonné à ce que l’on le vouvoie, faisant trembler les impudents qui l’avaient traité familièrement ? Sariel aime l’ordre, le calme, et plus que tout, le respect et la politesse. C’est un homme droit. Et c’était d’autant plus fort qu’à présent, il était professeur. Et elle, elle ne semblait pas en être une. Et quand bien même…

« Que souhaiteriez-vous apprendre ? Que puis-je faire pour vous être utile ? »

Question utile. Parce que demander un cours, c’est bien beau. Mais un cours de quoi ? En sachant que Sariel fait aussi bien le corps à corps que l’arme blanche… aussi bien la pratique, que la théorie… Il doit savoir ce qu’attend l’élève pour tenter de coller au mieux à ses envies, et ses besoins, afin de l’intéresser, qu’il ne perde pas son envie –ce qui se fait déjà bien rare.
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Sam 4 Jan 2014 - 22:42
La belle Annie attendait alors la réponse de l'étrange personnage. Il avait un air un tantinet blasé ou niais. Elle ne savait que choisir entre ces deux adjectifs. En tout cas, les neurones mirent du temps à se mettre en marche et il ne répondit qu'après un bon laps de temps. Oui, et en précédant sa réponse d'un disgracieux soupir, c'est pour dire quel engouement il avait ! Alors qu'une charmante demoiselle venait vers lui, tôt le matin. Il avait dit "D'accord" en toute simplicité mais étonnement, il enchaîna sur une drôle de remarque. Et le thème était le vouvoiement. Il fallait que la petite blondinette se mette à le vouvoyer. Décidément ! Qu'est-ce qu'il avait tous avec ça. Elle hocha malgré tout la tête pour dire oui. Il faisait jeune, ça allait faire bizarre mais il semblait bien se démerder en matière de combat d'épée. Par la suite, il expliqua qu'il était un professeur et ce qu'Annie voulait précisément comme leçon.

S'avançant vers lui d'un déhanché non provoquant, elle lui répondit avec un sourire feinté. - Vous ne faite pas professeur dis donc. Enfin, je suis bien tombée quand même. Pour être franche, j'aurai besoin des bases déjà avec une épée, un sabre ou quelque chose de tranchant. Ensuite, un peu de combat rapproché, avec les points, ça ne serait pas de refus.

Elle vogua dans le gymnase à la recherche d'une quelconque armurerie. Si cet homme en avait trouvé une, elle aussi pourrait sans doute en avoir. Ses yeux passaient en revue chaque partie du gymnase et elle trouva un renfoncement assez étroit et discret. Il débouchait sur une petite pièce avec quelque grands armoires plaquées de métal. Elle ouvrit et trouva ce qu'on pourrait appeler une ribambelle d'armées blanches disposés l'une au-dessus de l'autre. Son choix se porta sur une lame...à double tranchante, petite, moins d'un mètre et légère. Elle retourna au plus vite auprès de son professeur matinal.

- Je m'appelle Annie Vangeline. Je viens d'arriver il y a environs un mois si je me souviens bien. Dernièrement j'ai fais une mission qui s'est déroulée de manière assez laborieuse alors c'est pour ça que je veux m'améliorer. J'ai quelque connaissance en matière de combat rapproché, je faisais de la boxe du temps où j'étais, hum, vivante je crois.... Elle leva l'arme et la regarda avec attention. Puis elle reporta celle-ci sur l'homme qui se tenait devant elle.

- Et vous vous appelez comment ? Comment faite-vous pour donner des cours alors que vous me paraissez aussi jeune que moi ? Vous venez d'un temps révolu ? Ah je sais ! Vous êtes d'une autre époque ! Un moyen-âgeux ? Un chevalier ? Vous viviez à ce temps-là ? J'en ai déjà croisé des comme ça. Un grand blond avec des manières bizarres et toute une troupe derrière lui. Enfin, je l'ai vu de loin mais bon, c'était presque certain que c'était un chevalier. .

Elle parlait, parlait, parlait. Bien évidemment, ce n'était pas son genre de parler autant. Quoique niveau question, curieuse comme elle était, elle s'en donna à coeur joie ! Mais en temps normal, elle se faisait muette, observatrice et attentive. Donc, pour ainsi dire, elle cherchait à titiller l'homme aux étranges manières de vieux garçon et voir même plus. Voir s'il pouvait changer son air blasé en une autre multitude d'expression. Mais elle ne devait pas oubliée son but principal de ce matin ! Un cours personnalisé sur l'art du combat avec des épées.
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Mer 15 Jan 2014 - 23:15
Un geste de tête, un hochement, pour signifier un accord. Une démarche chaloupée. Elle s’approche, lentement. Et lui, il la fixe sans vraiment la regarder. Mais il se moque bien de ce qu’il voit. Ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il sent. Ce qu’il constate. Et le constat est simple. Cette fille est vraiment intéressée par le fait d’apprendre. Pour une raison ou une autre. Oui. Alors, rien que pour cela, rien que parce qu’elle est motivée, qu’elle en a réellement envie, il est prêt à prendre sur lui, faire des efforts, et enseigner. Après tout, c’est son rôle.
 
- Vous ne faite pas professeur dis donc. Enfin, je suis bien tombée quand même. Pour être franche, j'aurai besoin des bases déjà avec une épée, un sabre ou quelque chose de tranchant. Ensuite, un peu de combat rapproché, avec les points, ça ne serait pas de refus.
 
Ah bon. Parce que l’on pouvait « faire professeur » ou non. Il y un profil type, peut-être ? Faut-il à tout prix être âgé, les tempes grisonnantes et le corps marqué pour « faire professeur » ? Cela en serait presque vexant. Mais Sariel s’en moque. Après tout, lui-même ne pensait pas devenir enseignant, un jour. Chef de clan, oui. Ceci dit, il s’est vite habitué à sa condition, ici, à l’académie. Et il pense qu’après tout, ce n’est pas l’âge de la personne ou quoi que ce soit d’autre que ses compétences, ses aptitudes, qui peuvent déterminer si oui ou non, l’on est apte à transmettre le savoir. Or lui, il en est capable. Il a le combat dans le sang, et peut aisément l’enseigner. Pour peur que l’on veuille vraiment apprendre.
 
Et elle, c’est le cas. Elle souhaite des bases. Des bases en combat à « l’épée, au sabre ou quelque chose de tranchant ». Il fronça les sourcils. Il allait vraiment devoir revoir TOUTES les bases avec elle. Si elle voulait apprendre à manier « quelque chose de tranchant », elle allait devoir connaître la théorie avant la pratique. Oui, Sariel est à cheval là-dessus, mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir… après tout, c’est son travail.
 
Il se reconcentre sur la demoiselle lorsque celle-ci se décide à partir en quête d’une arme. Il la regarde se mouvoir, essaye de la jauger. Une démarche féline, souple. Elle pourrait faire une bonne élève. Modelable à souhait. Il porte attention sur le type d’arme qu’elle choisit, fixe la lame. Une épée à une main, à double tranchant. Petite, légère. Parfaite pour une débutante. Il se dirigea alors vers la remise pour reposer son sabre, et récupérer une épée semblable à celle de son élève. Toujours travailler avec un équivalent, en matière d’arme, c’est important.
 
- Je m'appelle Annie Vangeline. Je viens d'arriver il y a environs un mois si je me souviens bien. Dernièrement j'ai fais une mission qui s'est déroulée de manière assez laborieuse alors c'est pour ça que je veux m'améliorer. J'ai quelque connaissance en matière de combat rapproché, je faisais de la boxe du temps où j'étais, hum, vivante je crois....
 
Il lève sur elle son regard froid habituel. Annie Vangeline. Bien, au moins il connaît son nom. Pour le reste, il n’en a cure. Peu lui importe si ses élèves sont ici depuis longtemps ou non, cela n’a aucune importance à ses yeux.
 
- Et vous vous appelez comment ? Comment faite-vous pour donner des cours alors que vous me paraissez aussi jeune que moi ? Vous venez d'un temps révolu ? Ah je sais ! Vous êtes d'une autre époque ! Un moyen-âgeux ? Un chevalier ? Vous viviez à ce temps-là ? J'en ai déjà croisé des comme ça. Un grand blond avec des manières bizarres et toute une troupe derrière lui. Enfin, je l'ai vu de loin mais bon, c'était presque certain que c'était un chevalier. .
 
Son nom. Oui, en effet, c’est la moindre des choses. Elle s’est présentée, c’est à son tour d’en faire autant. Par contre, ce qui l’agace, c’est qu’elle pose trop de questions. Vraiment beaucoup trop. Qu’est-ce que cela peut bien faire, de quelle époque il vient ? Un chevalier ? A-t-il vraiment l’air d’être un chevalier ? Un samouraï, à la limite. Mais un chevalier… nippon. Sérieusement… ? Il lâche un nouveau soupire. Bon sang, elle ne pourrait pas se taire un peu ? Elle est ici pour discuter autour d’un thé ou apprendre à manier l’épée ? Vient un moment il faut choisir ses priorités : la curiosité ou l’apprentissage. Mais pas les deux en même temps. C’est un coup à se blesser, cela. Sauf si elle arrive à se montrer bonne élève et digne qu’il lui adresse la parole pendant qu’il lui apprend comment croiser le fer, il n’ouvrira pas la bouche pendant les exercices. Alors autant répondre un peu maintenant, puis le reste… viendra peut-être plus tard. Mais rien n’est moins sûr que cela…
 
« Je me prénomme Sariel Diter. Connaître votre nom m’est utile. Mais le reste, je n’en ai que faire. Sauf preuve du contraire, je ne suis pas là pour devenir l’ami des apprentis. Seulement leur professeur. »
 
Il lève le bras, et par extension, l’épée. Il en observe la lame, légèrement émoussée. Cela lui vaut un froncement de sourcil. Ils ne prennent donc pas soin de leurs équipements, ici ? A moins que ce ne soit qu’un oubli ? Il baisse le bras, repose son regard sur ladite Annie.
 
« Je paraît surement froid, et je m’en excuse. Cependant, que l’on se comprenne bien : comme tout le monde ici, je suis mort. Et comme tout le monde ici, Deus m’a donné une seconde chance, dans l’optique de former les élèves au combat rapproché. Aucunement de faire ami-ami avec eux. Ou même avec les professeurs. Et c’est bien ce que je compte faire. Aussi, mon époque importe-t-elle guère, mais si cela vous empêche de vous concentrer sur le but de votre présence ici, autant vous répondre : je ne viens pas d’une époque révolue. Je ne suis pas chevalier. Ni même samouraï, ni même ninja. »
 
Ses lèvres ne bougent plus, mais sa pensée, elle, continue. Il se dit que c’est bien dommage. Qu’il aurait aimé être un samouraï. Un vrai samouraï, pas une pâle copie…
 
« Quant à mes capacités, je ne pense pas que l’on puisse les remettre en doute, puisque c’est grâce à elles que j’ai été choisi et promu à ce poste, aussi jeune sois-je. »
 
Tout est dit. Il espère qu’elle ne va pas prendre ses jambes à son cou, ni se mettre à devenir agressive parce qu’il a réagi… comme il réagit tout le temps dans ce genre de situation.
 
« Passons donc à ce cours… Savez-vous ce que vous avez dans les mains ? »
 
Question la plus sérieuse du monde. Si elle répond « une épée », elle prend la porte.
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Sam 25 Jan 2014 - 18:01
Cet homme est jeune, cet homme est prof et cet homme éveille grande la curiosité ahurissante de la demoiselle. Elle ouvre grand ses yeux bleus cristal et fixe l'homme. Il est froid, strict et rude dans ses paroles. Néanmoins elle boit toute ses paroles et comprend rapidement ce que c'est d'être professeur. Son prénom, elle le note dans un coin de son esprit, au chaud. Elle a dans l'idée de vouloir apprendre mais du coup, cette coquille froide qu'elle a en face d'elle, elle a aussi envie de la briser et d'apprendre à le connaître. Oui, même si ce Sariel dit ne pas vouloir faire ami-ami avec quiconque. Annie veut l'inverse, apprendre à le connaître et s'en faire un ami proche. Enfin bref, elle secoue sa main dans le vide sans vraiment faire gaffe et Sariel termine sur une question. Ce qu'elle a entre les mains ? Ce n'est pas une glace, ni une banane ou même un miroir ou une brosse. C'est une épée, c'était flagrant. Il ne fallait pas être con pour le savoir mais dans le même temps, il pose cette question et la belle Annie arque un sourcil, perplexe.

- C'est une question piège n'est-ce pas ? fit-elle en regardant la lame de plus belle. Oui, ça devait être ça. Si elle répond une épée, ça sera bon mais pas bon quand même. Elle rapprocha la lame de son visage, de ses yeux et le scruta intensément. L'arme était biseautée des deux cotés, il y a un reflet noirâtre des deux cotés alors que de ce qu'elle connaissait une lame ou même un couteau était tranchant d'un seul coté. Elle glissa son ongle des deux cotés et en observa le léger tranchant. Toute fière, elle répondit en regardant Sariel. - Je dirais que c'est une lame à double-tranchant. Mais l'un des deux cotés a un tranchant plutôt bof, sans doute celui le plus utilisé et émoussé.

Elle baissa l'arme pour la glisser le long de ses jambes afin d'éviter tout accidents ou malencontreuses manipulations. Comme le ferait un cuisinier connaissant les risques d'un couteau et par là, son boulot. La belle attendit la réponse de Sariel comme si c'était un jeu télévisé où l'on pourrait gagner des millions sur une question tel que "Comment appelle-ton le cri d'un cheval" ou encore "Épelez-moi le mot diarrhée (pour le coup, j'ai marqué le mot diarrhée correctement d'un seul coup sans utiliser le correcteur !). Elle regardait Sariel avec attention et sans s'en rendre compte, elle s'était rapprochée de lui, toujours dans la même démarche chaloupée, un tantinet osée. Elle n'était à même pas à un mètre de lui et elle plantait son regard dans le sien. La matinée commençait bien se fit-il mentalement. Elle était tombée sur un prof des plus canons, un peu strict mais prêt à l'entraîner.

Elle poursuivit sans vraiment attendre. - Sinon, je sais plus si je vous l'ai dit mais j'ai fais de la boxe pendant deux ans mais c'était quand j'avais seize ans, j'ai un peu perdu depuis je pense. Enfin, voilà, j'ai juste ou non, cher monsieur Sariel ? . Le lumière filtrait à travers les petites lucarnes du gymnase et arrosait les deux êtres divins étonnement. C'était comme une pièce de théâtre où deux acteurs jouaient une pièce tragique, flanquée dans une lumière tamisée...

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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Lun 10 Fév 2014 - 17:34
Son regard de glace la fixe, sans ciller. Il attend impatiemment sa réponse. Il souhaite voir si elle connait la réponse ou non. Et si, tel est le cas, elle préférera dire la vérité, ou se contenter de la facilité. Oui, il est un peu vicieux sur sa manière de sélectionner correctement ses élèves. Mais il en a plus qu’assez des élèves qui ne sont pas motivés, pas honnêtes, pas intéressé. Ce n’est pas ce qu’il souhaite, d’enseigner à des élèves qui n’en n’ont strictement rien à faire de ce qu’il peut bien dire ou faire. Alors maintenant, quitte à passer pour un « méchant » professeur, trop strict, ou trop coincé. Peu lui importe, oui. Tant qu’il sait qu’il peut compter sur ses élèves, et qu’il sait qu’il peut en tirer le meilleur.

Il continue de l’observer, attendant patiemment sa réponse. Elle, elle a les yeux posés sur la lame. Elle réfléchit. C’est déjà ça. Il se dit qu’il peut espérer une réponse autre que la première idiotie que l’on lui aurait, en temps normal, sorti.

- C'est une question piège n'est-ce pas ?

Un très imperceptible sourire se dessine sur les lèvres. Au moins, elle a saisi la chose. Et, intentionnellement ou non, avec cette simple phrase, elle vient de se donner quelques minutes de sursis. Il rit silencieusement. Il se dit qu’il a peut-être été trop froid, avec la pauvre bougresse, et que, peut-être, ne méritait-elle pas pareil traitement. Mais ce qui est fait, est fait. Et peut-être pourra-t-il essayer de se détendre, juste après. Peut-être. Rien n’est moins sûr. Parce qu’après tout, demander à Sariel de se détendre, c’est un peu comme demander à un garde royal du Buckingham Palace de bouger pendant sa garde.

- Je dirais que c'est une lame à double-tranchant. Mais l'un des deux côtés a un tranchant plutôt bof, sans doute celui le plus utilisé et émoussé.

Il la regarde baisser son arme. Bien. Bon réflexe. Celui de la sécurité. Car après tout, même s’il doit lui apprendre à manier une épée, cela reste un cours. Il ne s’agirait pas de s’empaler, malencontreusement, sur une lame, parce que l’on aura trébuché d’une quelconque manière. Puis il la regarde s’avancer. Cette même démarche chaloupée. Cette même démarche qui pourrait intéresser n’importe qui. N’importe qui, sauf lui. Il soutenait son regard, n’étant nullement impressionné par le fait d’être fixé de la sorte. Après tout, il en a l’habitude. De son vivant, tout le monde le dévisageait, le jugeait, le jaugeait… pour savoir s’il ferait un bon chef de clan, un bon élève, un bon mari. Tant de raisons qui poussent l’humain à scruter quelqu’un de la sorte. Il soupire, silencieusement.

- Sinon, je sais plus si je vous l'ai dit mais j'ai fais de la boxe pendant deux ans mais c'était quand j'avais seize ans, j'ai un peu perdu depuis je pense. Enfin, voilà, j'ai juste ou non, cher monsieur Sariel ?

A son tour de l’observer. A première vue, il aurait pu deviner qu’elle avait déjà pratiqué un quelconque sport de combat. Peut-être pas la boxe, mais… Mais quelque chose. En revanche, ce qui le fait très légèrement tiquer, c’est ce « cher monsieur Sariel ». Elle peut l’appeler Monsieur, Professeur ou tout simplement Sariel, mais pas de mix avec « cher » et il ne sait trop quoi après. Il serre son poing autour du manche de son épée, faisant blanchir ses jointures.

« Juste. Pour l’arme du moins. Pas pour le « monsieur Sariel ». Monsieur ou Sariel, choisissez. Quant au « cher », vous pouvez d’ores et déjà le bannir de votre langage avec moi. »

Il se recule d’elle, à présent. Trop de proximité tue la proximité, et puis lui, il n’aime pas cela.

« Je note cette information. Cependant, évitez de vous disperser. Pour l’instant, nous parlons arme. Nous verrons plus tard pour le combat rapproché. Concentrez-vous, maintenant. »

Il fixe sa propre lame, à nouveau, avant de commencer à la faire tournoyer dans sa main, grâce à ses mouvements vifs, agiles. Tellement légère. Le moindre faux mouvement, et elle risque de s’envoler dans une direction plus ou moins dangereuse, surtout vu la vitesse à laquelle il s’amuse à la faire tourner.

« Savez-vous pourquoi, pour vous, choisir cette arme consiste un choix judicieux ? »

Il s’arrête d’un coup dans ses mouvements, stoppant net la lame.

« Une lame légèrement, facilement maniable. Parfaite pour un débutant. Et pour une femme. »

Il hausse un sourcil, s’attendant déjà à une protestation digne des plus grandes féministes, et anticipe une quelconque réclamation.

« Je ne sous-entends pas que les femmes sont plus faibles ou quoi que ce soit d’autre de machiste. Mais c’est un fait. Les lames courtes et légères sont plus pratiques. Si vous voulez en être sûre, je peux pour prêter un espadon, ou ne serait-ce même que mon katana. A moins de vous faire faire une arme sur mesure, c’est, ce que vous avez entre les mains, ce qu’il y a de mieux. »

Ceci n’appelait aucune contestation. Il s’y connaissait assez pour pouvoir l’avancer. Que cela plaise ou non, c’était scientifiquement prouvé. Et professionnellement aussi, dans le monde du combat à l’arme.

« Maintenant que les présentations sont faites, je vais peut-être pouvoir commencer à vous apprendre comment vous en servir. Après tout, c’est là l’intérêt du cours. N’est-ce pas, mademoiselle Vangeline ? »
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Mar 11 Fév 2014 - 22:30
La Blondasse trop ténébreuse pour certain avait visée juste avec sa réponse. Enfin, ses deux réponses, celle sur la question piège et celle sur l'arme. Contrairement au prof au visage charismatiquement neutre et déprimant, elle, elle souriait doucement et ne se gêna pas pour se rapprocher. Attendant avec une impatience non-voilée les futures réponses du prof de cette matinée. Finalement, il fit tournoyer avec agilité son arme avec sa main, comme un balai des plus gracieux et dangereux aussi. Et, se vantant légèrement au goût d'Annie, il répondit. Le choix d'une arme était judicieux ? L'apprentie croisa les bras devant le prof et hocha la tête positivement. Sariel continuait alors sur sa lancée et avançait sur une voie des plus glissantes. Un mélange entre le machisme, la misogynie et le concours de celui qui peut porter la plus grosse. Elle se mordilla la lèvre et réprima quelques réponses piquantes qu'elle aurait pu lui faire illico-presto.

- Je comprend, je comprend. De toute façon, je préfère tenir les petits calibres. Comme vous l'avez judicieusement souligné, une femme aurait plus de mal à tenir une grosse lame comme une épée bâtarde ou un espadon plutôt qu'une dague ou une machette. fit-elle tranquillement et sans une quelconque nervosité apparente. Après tout, elle lui devait le respect pour ce qu'il allait lui enseigner. Faire la fine bouche devant un tel individu serait du gâchis. Tenant fermement son arme au creux de son poignet, elle rajouta également une petite "contestation". - Et puis, je n'ai pas envie de m'épuiser au combat, de me ruiner le dos ou de me forcer pour combattre.

Et finalement, après quelques réponses échangées entre eux et les présentations faites, Sariel termina sur un petit "n'est-ce pas Mademoiselle Vangeline" et sur un hypothétique et véritable début de leçon. Elle serra de plus belle sa lame courte, gracieuse et émoussée d'un coté. De sa main de libre, elle balaya sur le coté la mèche rebelle qui la saoulait régulièrement. - Oui, je suis plus que prête, Sariel. .

Elle avait mit en application les paroles du professeur et l'avait nommée Sariel. C'était plus cool à la prononciation et bien plus rapide comme ça. Posant son arme à plat sur le sol, elle fit quelques flexions, quelques étirements sur le devant, sur le coté, sur le derrière et à distance surtout du professeur un tantinet strict et, osons-nous le dire ? Coincé. Maintenant, elle était parée pour commencer la leçon et donner quelques coups factices ou en apprendre justement. Après tout, elle manquait de vocabulaire aussi ! Mise à part l'estocade qu'elle avait déjà entendu devant la télé en regardant l'escrime, c'était la limite du raisonnable ! Et elle comptait bien étendre ses connaissances au-delà de ça. - Voilà, je pense être finalement prête ! Si jamais vous me montrez des mouvements, croyez-moi, je ferai de mon mieux pour les copier, les imiter et les reproduire aux centimètres prêts, croyez-le, Sariel ! .

Si avec ces mots-là, elle n'arrivait pas à définitivement le convaincre de sa volonté d'apprendre et d'en connaître plus que l'inimaginable alors pas de bol pour elle ! Mais elle ferait avec et, s'il le fallait, apprendrait d'elle-même. Surtout que depuis le début, ils n'avaient encore rien mis en pratique mis à part leurs présentations et une question. Il fallait plus ! Du combat, de la sueur pardi ! Bien plus pour la petite blondinette...

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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Sam 1 Mar 2014 - 21:01
C’est étrange, mais il sent que son discourt ne plait pas à la blonde. En même temps, il peut comprendre. Cela peut paraître pour du machisme pur et dur. Pourtant, il ne dénigre pas les femmes. Il s’est même déjà pris de sacrés roustes de la part de celles-ci, lors de combat singuliers. Là où les femmes ont un désavantage physique par rapport aux hommes, elles le comblent avec autre chose. La souplesse, la rapidité, l’intelligence, parfois, aussi. C’est dans les lois de la nature. Cependant, Sariel n’étant pas forcément à l’aise avec le sexe faible –ni tout simplement avec quelqu’un d’autre que lui-même-, ni grand orateur, il n’a sûrement pas su tourner correctement la chose pour ne pas blesser le petit égo de la jeune femme. Du moins, c’est ce qu’il en conclu, en voyant ce petit mordillage de lèvre, qui sous-entend qu’elle ne partage pas son point de vue.

- Je comprend, je comprend. De toute façon, je préfère tenir les petits calibres. Comme vous l'avez judicieusement souligné, une femme aurait plus de mal à tenir une grosse lame comme une épée bâtarde ou un espadon plutôt qu'une dague ou une machette.

Ses mots, en revanche, sont surprenants. Il hausse un sourcil, et ose même un petit sourire en coin. Il trouve cela drôle, l’écart entre son expression faciale et ses paroles. Mais il note qu’il lui aura au moins appris quelque chose aujourd’hui : le respect. Et ça lui plait qu’elle mette en pratique cela. Plus pervers que lui aurait pu voir une allusion quelconque. Mais lui, cela ne lui effleure même pas l’esprit.

- Et puis, je n'ai pas envie de m'épuiser au combat, de me ruiner le dos ou de me forcer pour combattre.

Ah. Voilà un peu de piment. Sa petite touche personnelle à tout ça, l’ironie qu’il attendait, le mordant qu’il souhaite entendre. Respectueuse, mais piquante. De bonnes qualités pour sa nouvelle élève. Il la regarde encore quelques instants, juste le temps de noter que la coupe de cheveux, ce n’est pas encore ça. Si elle est déjà gênée par une mèche, ce n’est pas bon. Il faudra y remédier.

- Oui, je suis plus que prête, Sariel.

Il rit silencieusement. Elle a donc opté pour simplement l’appeler par son prénom. Soit. Il ne grognera pas là-dessus, puisque c’est lui-même qui lui a dit d’en faire ainsi. Pour lui, en revanche, cela risque de rester « mademoiselle Vangeline » un bon moment. Il n’appelle déjà pas ses collègues par leurs prénoms, ce n’est pas pour le faire avec la première élève venue.

- Voilà, je pense être finalement prête ! Si jamais vous me montrez des mouvements, croyez-moi, je ferai de mon mieux pour les copier, les imiter et les reproduire aux centimètres prêts, croyez-le, Sariel !

Hum. Si elle le dit. En tout cas, cela prouve sa motivation. Et puis elle continue de le vouvoyer, et ça, ça lui plait. Il vient alors se poster à côté d’elle, histoire de lui montrer quelques trucs de base, comme la position par exemple.

« J’espère que tu as bien saisi que ce que je vais t’apprendre, ce n’est pas de l’escrime moderne, qui consiste simplement à toucher, du bout de l’épée, du sabre ou du fleuret, une partie du corps de l’adversaire, mais bien un combat d’épée, qui a pour but de t’apprendre à te défendre contre un quelconque assaillant armé, en face à face. »

Il prend son épée dans sa main droite –habitude oblige-, les talons écartés de la largeur des épaules, le pied droit avancé, genoux fléchis. Soixante-dix pourcent de son poids est situé vers l’arrière, presque comme s’il était assis sur sa jambe. Enfin, son torse est légèrement fléchi. Il tourne la tête vers Annie et…

« Ça, c’est la position de base. Elle vous servira sur tout ce que je pourrais t’apprendre. »

Il la lui montre, correctement, avant de se permettre de la placer correctement. Lui donner la bonne inflexion de buste, le bon angle pour les pieds, pour en tirer le plus de puissance possible lorsqu’il faut feinter.

« Très important. Ta jambe la plus avancée doit toujours, je dis bien TOUJOURS être celle du même côté que là où tu tiens ton épée. Si tu la tiens dans ta main gauche, tu avances la jambe gauche. Si au contraire, c’est dans la main droite, tu avances alors la jambe droite. Si tu fais le contraire, en désuni –main droite jambe gauche-, tu perds de l’allonge pour porter ton coup. Tu comprends ce que je veux dire ? »

Il continue à l’aider pour lui montrer la position parfaite, avant de se rendre compte qu’il l’a tutoyé. Il s’est perdu dans ses explications, et il a oublié de la vouvoyer… Il se sent soudainement mal à l’aise. Tutoyer quelqu’un, c’est accepter un rapprochement… Hors il n’en veut pas. Mais cette fille, il semblerait que, sans qu’il ne s’en soit rendu compte, elle ait réussi à percer un petit trouve dans sa muraille. Cela ne lui plait guère. Non en fait cela ne lui plait pas du tout. Cela lui déplait même fortement. Il soupire. Et reprend.

« Je vais ensuite te montrer une série de cinq coups : quatre tailles et un estoc. »

Il lève son épée, fait passer la lame par-dessus son épaule, avant de l’abattre en diagonale devant lui, puis la même chose dans l’autre diagonale, puis horizontalement, amenant son bras sous son aisselle, au niveau des côte, puis l’inverse, puis finir par l’estoc, en voulant frapper un ennemi invisible de la pointe de son épée.

« A t…vous. »



https://www.youtube.com/watch?v=YnaYCNBpTd8
https://www.youtube.com/watch?v=8sFcfSNuMGs





Pour te montrer ce dont je me suis inspiré pour ce début:
 
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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Mer 12 Mar 2014 - 23:06
La petite blondinette s'affaire à écouter avec son plus grand sérieux le prof sexy qui lui faisait face avec sa lame. Absorbant chacune de ses explications, elle faisait attention à tout. Comme un petit lapin qui gambade dans les près et qui fait attention à la moindre menace. Enfin, le rapport est difficilement imaginable mais dans ma tête il y est. Le prof a un sourire aux coins des lèvres au bout d'un moment et Annie voit rapidement le pourquoi du comment. Ses petites remarques avaient réussis à humaniser le masque qu'il portait. Celui du professeur rigide, frigide et insociable.

Ensuite, il lui explique qu'elle doit bien saisir chaque explications, chaque leçon qu'il lui donne et faire la différence entre "l'escrime moderne" et le vrai "combat d'épée". Elle hoche vigoureusement la tête et la mèche rebelle de blonde redescend sur son front. Elle pfeufotte et la fait remonter illico-presto. Sariel lui montre alors la position de base qu'elle mime rapidement. Mise à part un petit détail qu'elle avait omit d'oublier. La petite femme était une gauchère avertie. Ainsi donc elle se mit à réfléchir un instant et changea toute la configuration de la position de base pour se mettre en parfaite symétrie. Et dans le même temps, Annie décèle une faiblesse chez le professeur qui mélange vouvoiement et tutoiement. A ces mots, elle affiche à nouveau un grand sourire. Elle vous servira sur tout ce que je pourrais t’apprendre. L'apprentie déesse ne s'y trompait pas ! Il commençait à y avoir un fifrelin d'amitié entre eux deux. Elle aurait bien voulu lui lancer cette petite remarque mais aucun mots ne sortit de sa fine bouche.

La suite se révèle un peu plus ardue. Jambe la plus avancée en même temps que la lame. Donc elle plaça sa jambe plus en avant tandis que la lame pendouillait devant elle. Resté figée tel quel était une tâche plus difficile que prévue et quelques perles de sueurs descendirent sur l'arcade sourcilière. A présent, Sariel chéri abandonne tout vouvoiement pour tutoyer de plein gré la belle Annie aux perles salées. Elle fait mine de ne pas remarquer encore une fois et s'exerce à se remettre droite pour ensuite se mettre en "position de base". Et là, Sariel lui montre des mouvements d'épées en un instant. Rapide, puissant, viril et didactique, il enchaine les mouvements en un instant et Annie fait les gros yeux. Tranquillou, il s'arrête et lui dit "A t...vous" gentiment, sans même souffler un instant. - Euh...avant de tout reproduire vos gestes, je tiens à signaler que nos relations s'améliorent au fur et à mesure que vos leçons avancent. Est-ce un signe de votre humanisation ? .

Sans vouloir attendre plus longtemps, elle reproduisit les mouvements d'épées avec sa lame à double-tranchant. Sur les cinq coups, elle n'en cantonne que trois. Les trois qui lui avaient paru le plus simple à refaire. Les coups en diagonales. Le premier allant de la pointe nord-ouest jusqu'à la pointe sud-est se passe niquel. L'estocade aussi, mise à part un petite déséquilibre sur son appui. Mais quand elle passe à la l'inverse diagonale, elle perd son équilibre et voit son épée se tailler au loin, en direction de Sariel. La belle dévie alors sa lame inextrémis. Mais engagée dans une chute maladroite, elle fait un trois-quart de tour et tourne le dos vers Sariel pour enfin ! LE PERCUTER ! Soufflant comme un boeuf, elle s'excuse sèchement par ces quelques mots. Ouch. J'ai un peu fail mes manips là ! .

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Re: Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie] - Mer 2 Juil 2014 - 20:02
Encore un rp qui se termine suite au départ d'un joueur. C'est vraiment dommage. En plus, le cours était drôlement intéressant, j'étais curieuse de voir la suite. Enfin, c'est la vie.

Annie : 450 xps

Xps attribués : Yep
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Entrainement aux premières lueurs du jour... [P.V.: Annie]
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