Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Le chat et la Poupée

 
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Le chat et la Poupée - Mer 4 Déc 2013 - 17:13
Cela fait à peine quelques instants que l’on se connait, et pourtant, il passe un courant entre nous. Quelque chose qui fait que l’on s’entend bien. Que l’on accroche tous les deux ensembles. Un caractère quelque peu similaire, les mêmes amusements. Et le même goût pour les surnoms douteux. Avec elle, je peux dire des bêtises, je peux rire, je peux rétorquer… Je me sens moi, d’une certaine manière. Je ne suis pas le Sven cynique que tant connaissent, ici. Elle réussit même à me le faire oublier… Disons que… je crois que j’aimerais bien être « ami », avec elle.


"- Allez, en route mauvaise troupe. Et je ne veux pas t'entendre te plaindre sinon, je sévis, compris?"


Une échappatoire. L’occasion de ne pas retourner travailler, et rester avec quelqu’un qui m’est sympathique un peu plus longtemps. Je réponds à son sourire, la laisse me prendre le bras. Elle ronronne… C’est mignon. Et amusant. Il va falloir que je m’y habitue, si elle ronronne dès qu’elle est contente. Enfin… pour m’habituer, cela sous entendrait que je devrais la revoir, plus d’une fois. Donc que j’aimerais la revoir. Oui… je l’avoue. J’aimerais bien devenir amie. J’en suis sûr, maintenant. Ce n’est plus un « je crois » ou quoi que ce soit. Non. Je voudrais.


Je souris. Je viens de faire un pas en avant vers la socialisation. Je crois.


"- Tu crois que je serais convaincante dans le rôle de la pauvre jeune fille perdue et crédule?"


Elle me tire de mes pensées. Hum ? Etre convaincante dans un rôle de… pourquoi pas ? Je ris doucement devant son air de chien abattu trop mignon. Elle m’offre un de ces clins d’œil complice dont elle a le secret, pose un doigt sur sa bouche, comme si cela était un secret entre elle et moi. Et moi, moi, je souris, encore et encore.


« On peut toujours essayer, qui sait, peut-être que cela pourrait marcher… Après tout, les gens ont peu tendance à se méfier du diable lorsqu’il se cache sous pareille apparence. »


Je l’entraîne à ma suite à l’extérieur du temple. J’en ai marre de ce temple. J’y suis trop souvent, c’est assez énervant.  J’en ai marre d’être le bon repenti qui accueille les blanches brebis au sein du troupeau. Troupeau… C’est ça… je commence à me fondre dans le troupeau. Je deviens un mouton, moi aussi… Je grogne. Je ne veux pas être comme tout le monde. Bienpensant, bien suivant, bien propre sur soit… Je veux être celui que je suis, le rester, ne pas changer… Et pourtant, Deus lui-même sait que je change. Je ressens le besoin d’être entouré, d’être apprécié pour ce que je suis, non pas pour ce à quoi je ressemble. Mon cœur s’est remis en marche. Je recommence à sourire sincèrement. C’est… étrange… mais pas désagréable.


« Et… effectivement, je suis très dévoué à mon travail. Après tout, je ne suis qu’un repenti. Un surveillant. Et j’ai beaucoup de collègues, alors je peux bien leur fausser compagnie de temps à autres. Je ne suis pas indispensable. Et pas non plus la personne la plus appréciée. Ni forcément la plus respectée… »


Le soleil m’éblouit tout d’un coup. Oui, on vient de dépasser les portes, de cet endroit que j’exècre de plus en plus. Je me sens tout de suite plus libre. Libre de respirer, de rire, de parler. Non pas que ce ne soit pas déjà ce que je fais, même au temple. Non. Mais c’est juste que… je ne sais pas, je me sens oppressé, un peu, là-bas. Et surtout, je ne m’y sens pas à ma place.


Je reporte mon attention à ma charmante collègue, ne la lâche pas, n’arrête pas de sourire. Je l’entraine un peu plus loin, et lui montre vaguement quelques bâtiments du bout de l’index.


« Là, tu as le bâtiments administratif. Là, la bibliothèque. Là, la cafétéria. Et un peu plus loin, le bâtiment des classes, où se trouve l’infirmerie. Derrière, il y a l’internat… et voilà. Maintenant que j’ai « fait mon travail », on peut parler d’autre chose. Faire autre chose. Penser à autre chose. »


Je soupire, me fait craquer la nuque.


« Je crois que tu me parlais du rôle d’une jeune fille perdue et crédule ? Aurais-tu quelque chose derrière la tête ? Quelque chose que je pourrais t’aider à préparer ? Ou t’observer faire ? Et nous en amuser ? »


Un sourire félin s’étire sur mes lèvres.


« Dis-moi tout, Nelchachat… »

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Re: Le chat et la Poupée - Jeu 5 Déc 2013 - 11:12
« On peut toujours essayer, qui sait, peut-être que cela pourrait marcher… Après tout, les gens ont peu tendance à se méfier du diable lorsqu’il se cache sous pareille apparence. »

"- Le diable? Tu me déçois là, mon chou. Cet énergumène, il y a longtemps que je le regarde de haut tandis qu'il stagne à ma cheville."

Sourire ravageur, assurance démesurée. Égale à mon égo. Je n'ai pas peur d'assumer ce que je dis et ce que je fais. Alors, je reste agrippé à son bras, comme si je n'étais qu'une pauvre petite chose fragile que le moindre coup de vent un peu brutal pourrait venir à rompre. Et la différence flagrante de mon expression et de mon comportement doit être des plus drôles à observer. Tiens, c'est mon Svenounet que j'entends grogner ainsi? Ce n'est ni très félin ni très humain en soi et surtout, ça ne lui va pas mais bon, s'il veut s'amuser, il a le droit. Je serais bien mal placée pour vouloir le juger. Quoique, ça pourrait drôle.

« Et… effectivement, je suis très dévoué à mon travail. Après tout, je ne suis qu’un repenti. Un surveillant. Et j’ai beaucoup de collègues, alors je peux bien leur fausser compagnie de temps à autres. Je ne suis pas indispensable. Et pas non plus la personne la plus appréciée. Ni forcément la plus respectée… »

Rhooo, encore des prétentions bien humaines tout ça. Je lève les yeux au ciel et pousse un profond soupir très exagéré. Pas le plus apprécié, ni le plus respecté, et alors? Oui, je ne vois pas le problème. Enfin, je n'ai pas de conscience c'est peut-être ce qui fait que cela m'indiffère totalement. Mais comme ma chère poupée à quand même l'air un peu préoccupée par tout ça, je vais faire un effort.

"- Je ne suis qu'une repentie, officiellement personne ne m'apprécie et le respect, je l'imposerais. Et moi, je t'aime beaucoup mon petit bout d'homme. Alors arrête de te prendre le chou avec ce genre de détails et profite un peu."

Voilà, non mais et puis quoi encore. Il ne va pas me gâcher ma résurrection avec ces petits états d'âmes non plus. Là, il est avec moi alors on va en profiter tous les deux pour s'amuser un peu. Ça lui fera du bien, il a l'air du genre à se poser trop de questions existentielles. Ça doit être un truc d'humain ça, les démons ne s'embarrassent pas de ce genre de soucis. Enfin, moi en tout cas. Et même si je suis un cas un peu à part même chez les miens, je m'en contrefous.

Ah, enfin on sort de ce lieu désolant. Non mais sans déconner, me faire renaître dans un lieu de culte. Moi. Une démone!! Ils avaient pas plus con comme idée, sérieux? Enfin maintenant que je suis dehors, j'observe les lieux et suit docilement mon guide attitré. Je conserve mon expression de jeune fille désemparée et mon attitude de pauvre âme en peine perdue, histoire de jouer le jeu, tandis que nous avançons tranquillement et que je découvre à quoi ressemble mon nouveau chez moi. C'est propre, c'est classe. Mais bon, ça n'a rien de transcendant.

« Là, tu as le bâtiments administratif. Là, la bibliothèque. Là, la cafétéria. Et un peu plus loin, le bâtiment des classes, où se trouve l’infirmerie. Derrière, il y a l’internat… et voilà. Maintenant que j’ai « fait mon travail », on peut parler d’autre chose. Faire autre chose. Penser à autre chose. »

Hum, en voilà une proposition intéressante. Le genre de celle que j'attendais depuis que je me suis réveillée. Parce que vous n'imaginiez quand même pas que j'allais me dévouer corps et âme à mon merveilleux travail dès mon arrivée, non plus? Il ne faut pas pousser. Et surtout pas rêver.

« Je crois que tu me parlais du rôle d’une jeune fille perdue et crédule ? Aurais-tu quelque chose derrière la tête ? Quelque chose que je pourrais t’aider à préparer ? Ou t’observer faire ? Et nous en amuser ? »
« Dis-moi tout, Nelchachat… »

Un ronron discret qui monte dans ma gorge, qu'il sera seule à entendre, et le sourire démoniaque qui se peint sur mon visage et lui offre. Ouh, qu'est-ce que je l'aime ce petit. A demi-mots, on se comprend. Toi, je vais plus te lâcher, tu me plais trop pour ça.

"- Comment ça? Tu oses me prêter de telles intentions? Je suis choquée. Profondément. Moi qui suis l'incarnation même de la bonté et de la douceur."

Bon là, j'en fais trop, c'est sûr. Mais il est le seul à le savoir et c'est ce qui est bon. Quelque chose derrière la tête? S'il savait tous les mauvais coups qui ont déjà germés dans mon esprit rien que depuis mon réveil, il s'enfuirait en courant. Ou pas? Qui sait.

"- Disons que j'ai bien une toute petite idée. Mais seule, ce ne serait pas aussi drôle. Alors, si tu te sens d'attaque, je ne serais pas contre un petit coup de main. Et je suis certaine que tu pourrais y trouver ton compte, toi aussi...."


Je me rapproche de lui, viens quasiment coller mes lèvres à son oreille pour lui faire partager mon idée. Il ne le voit pas mais il peut le sentir, ce sourire machiavélique qui grandit sur mon visage angélique. Oh oui, nous allons bien nous amuser. Et le pied, c'est que ce sera aux dépens des autres.

"- Que dirais-tu de leur jouer un petit tour à ma façon? Après tout, une jeune fille qui se change en chat, ça à de quoi la faire paniquer. Et un chat en panique, ça court partout, ça griffe et ça mord. Toi, tu seras là pour faire ton travail, me récupérer et me calmer. Accessoirement admirer mon carnage et même me donner des gens à martyriser si le cœur t'en dit. Et au final, personne ne pourra être "puni" puisque tu faisais simplement ton job et moi, je serais pardonnée d'office. Qu'en dis-tu, Svenichou?"
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Re: Le chat et la Poupée - Jeu 5 Déc 2013 - 12:47
Ce que je trouve drôle, avec Nelsha, c’est que, même silencieuse, elle reste très expressive. Un peu comme un chat. Enfin… Peut-être que tout le monde ne penserait pas la même chose en la connaissant autant –c’est-à-dire assez peu- que moi, mais… voilà mon avis. Il vaut ce qu’il vaut.
 
"- Comment ça? Tu oses me prêter de telles intentions? Je suis choquée. Profondément. Moi qui suis l'incarnation même de la bonté et de la douceur."
 
Oui… expressivement fausse. Je ris doucement. Je la trouve très mignonne lorsqu’elle feint l’innocence, alors qu’elle et moi savons tous deux qu’elle est loin d’être la gentille fille pure et sage qu’elle prétend être. C’est un jeu malsain, mais qui suis-je pour pouvoir oser critiquer ? Après tout, j’ai toujours fait la même. Jouer avec le paraître, c’est une chose que j’adore. Profiter de mon physique de jeune femme fragile, c’est… quelque chose d’horriblement horripilant. Faire tourner les hommes en bourrique, rendre jalouses les –vraies- demoiselles, j’adore ça. Même si je ne l’ai pas fait depuis quelques temps….
 
"- Disons que j'ai bien une toute petite idée. Mais seule, ce ne serait pas aussi drôle. Alors, si tu te sens d'attaque, je ne serais pas contre un petit coup de main. Et je suis certaine que tu pourrais y trouver ton compte, toi aussi...."
 
Toute petite hein… oh dieu. Pourquoi faut-elle qu’elle vienne coller ses lèvres à mon oreille… Pas les oreilles, par tous les saints ! Je frissonne comme une pucelle. Trop sensible… Faut pas, ça me déconcentre totalement, ça… Cela me demande un effort surhumain de fixer mon attention sur ses paroles alors que son souffle me chatouille délicieusement. Humpf. C’est traitre, tout ça. Heureusement que c’est une fille, sans quoi, je crois que j’aurais déjà défaillit.
 
"- Que dirais-tu de leur jouer un petit tour à ma façon? Après tout, une jeune fille qui se change en chat, ça a de quoi la faire paniquer. Et un chat en panique, ça court partout, ça griffe et ça mord. Toi, tu seras là pour faire ton travail, me récupérer et me calmer. Accessoirement admirer mon carnage et même me donner des gens à martyriser si le cœur t'en dit. Et au final, personne ne pourra être "puni" puisque tu faisais simplement ton job et moi, je serais pardonnée d'office. Qu'en dis-tu, Svenichou?"
 
Je retiens ma respiration. Alors ce serait cela son jeu ? Un sourire se dessine sur mes lèvres. Quelle douce tentation… Et moi, je ne désire qu’une chose, me laisser glisser, être complice de ce jeu maléfique. J’adore son idée. Je me recule lentement, m’éloigne, lui prend le menton entre deux doigts et la regarde droit dans les yeux, un petit sourire sur les lèvres.
 
« Je te suis, Nelsha… qu’importe les emmerdes dans lesquelles tu m’emmène, je te suis… »
 
Je le dis avec tout le sérieux du monde. Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai rencontré quelqu’un qui me ressemble, qui me complète, avec qui je peux laisser mes travers sortir, se montrer. Quelqu’un avec qui jouer, et avec qui rire. Quelqu’un dont j’avais besoin depuis longtemps, mais que je n’osais pas chercher. Je me rends compte qu’il n’y en avait pas besoin. Je l’ai trouvé sans chercher, oui. Je lui tourne le visage, légèrement, et dépose un baiser sur la comissure de ses lèvres, avant de m’éloigner, un sourire joueur sur les lèvres. Je lui offre un petit clin d’œil.
 
« Cela scelle mon engagement. »
 
Je m’étire de tout mon long, avant de lui tourner le dos et observer tout autour de moi. Personne à l’horizon, personne n’a rien vu. Cela ne fera pas tomber le plan à l’eau, c’est déjà ça. Et je ne sais pas si je vais me faire gifler pour ce geste. C’est vrai qu’en même temps, j’aurais pu déposer mon baiser n’ importe où. Mais en même temps, elle le cherche. J’ai beau être gay, je sais être charmé par un beau sourire ravageur. Et le nombre d’entre eux qu’elle m’a fait… Enfin.
 
« Bref, je te laisse le champs libre pour lancer la chose, car oui, je suis plus qu’intéressé par ton plan… Cela promet. »
 
Je me re-retourne, face à elle, maintenant. Je me prépare à jouer la comédie, me retient de rire d’avance. Je jette un coup d’œil à l’horloge. Ca va bientôt sonner la fin des cours.
 
« Le moment parfait… j’espère seulement que mes dons de comédiens ne m’ont pas fait faux bond… »
 
Je me rapproche d’elle, lui offre un regard complice, un sourire mi-amusé, mi-démoniaque, avant de reprendre une expression angélique.
 
« Dans quelques instants les élèves vont sortir des classes de cours, puis se précipiter ici pour aller manger, passer un peu de temps entre amis, retrouver leurs amoureux… le moment parfait pour commencer, donc. Je sens que je vais bien m’amuser… et toi aussi, j’espère. »
 
Pour la première fois, je vais avoir le droit à un peu d’action. De l’action intéressante, et pas dangereuse pour moi, contrairement à cette mission dans la montagne. Moins dangereux encore que d’aller chercher des fuyards au-delà du portail, ou sur Terre. Non. Pas dangereux pour deux sous, en fait. Pas pour moi, du moins. Et pas pour elle non plus, je l’espère. Après tout il doit bien y avoir un crétin qui ne doit pas aimer les chats. Hum. Il faudra que je fasse attention à cela aussi. Même si je me doute bien que Nelsha sait se défendre seule. Mais je m’en voudrais s’il lui arrivait quoi que ce soit… Oui.
 
Je suis tiré de mes pensées par le bruit de la sonnerie qui retenti…
 
« C’est l’heure… »
 
Un nouveau sourire, un petit rire…
 

« Tu te sens prête ? »
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Re: Le chat et la Poupée - Jeu 5 Déc 2013 - 16:43
« Je te suis, Nelsha… qu’importe les emmerdes dans lesquelles tu m’emmène, je te suis… »

Je ne suis pas du genre à me laisser faire mais j'ai besoin de son aide pour que l'opération soit vraiment drôle alors je le laisse s'amuser à venir maintenir mon visage. Illusion fugace qu'il pourrait contrôler quelque chose avec moi. Même pas en rêve mon chou, t'es peut-être doué certes, mais on ne joue pas encore dans la même cour. J'ai rien que 1500 d'expérience au compteur alors pour rivaliser, il te faudra encore attendre encore un peu.

Son sourire est comme le mien. Ravissant mais remplis de mauvaises intentions que nous sommes les seuls à sentir. Son regard dans le mien suffit à tous les mots possibles. L'art de manipulation passe par tous les moyens et le premier reste le langage du corps. Il a l'air ravi de m'avoir trouvé et moi, je suis bien contente de lui être tombée dessus. Pour une fois le hasard aura bien fait les choses. Par contre, la suite des évènements n'est pas spécialement à mon gout.

« Cela scelle mon engagement. »

Eh, pause! Comment ça, ce petit con a osé? Espèce d'enfoiré, va. Ce genre de truc, c'est à moi de le faire, depuis quand tu prends l'initiative fils de... Enfin, le voir rire et son regard malicieux en dit long sur sa pensée. Non, je ne lui ferais pas le plaisir de m'énerver. La vengeance est un plat qui se mange froid après tout et j'ai l'éternité devant moi. Oui, je sais ce que je vais faire. Le grondement qui menaçait meurt avant même de sortir. C'est moi qui vais rire, qui aurais le dernier mot. Comme toujours.

« Bref, je te laisse le champs libre pour lancer la chose, car oui, je suis plus qu’intéressé par ton plan… Cela promet. »
« Le moment parfait… j’espère seulement que mes dons de comédiens ne m’ont pas fait faux bond… »

Bien sûr que cela promet. Oserait-il ne serait-ce que sous-entendre que je suis du genre amateur? Quant à ses propres talents de comédiens, je ne fais pas d'inquiétude là-dessus. Si avec moi il arriverait presque à faire illusion, les autres ne verront que du feu dans son petit jeu de sainte nitouche. Ça n'en sera que meilleur encore lorsque la partie sera lancée. Hum, j'en frémis d'impatience.

« Dans quelques instants les élèves vont sortir des classes de cours, puis se précipiter ici pour aller manger, passer un peu de temps entre amis, retrouver leurs amoureux… le moment parfait pour commencer, donc. Je sens que je vais bien m’amuser… et toi aussi, j’espère. »

Confiante, pleine d'assurance, je n'attends plus qu'une chose: le signal de départ. C'est le meilleur instant, celui où l'on sait que tout va arriver, que l'on sait exactement comment tout va se dérouler et que personne autour ne s'y attends. Je suis seule maitresse de la suite des évènements et cela me grise d'avance. Une sonnerie qui retentit au loin. Ca y est.

« C’est l’heure… »
« Tu te sens prête ? »

Au lieu de lui répondre par un simple sourire, je viens lui rendre la monnaie de sa pièce. Il a voulu jouer, avec moi, il va être servi. Le serrant dans mes bras comme le ferais n'importe qu'elle lycéenne avec son petit-ami officiel, je lui offre un baiser brulant et sauvage. T'as voulu faire le malin, hein? Bah maintenant, assume! Ca va mettre du piquant dans notre petit jeu. Je me permets même le luxe de lui glisser quelques mots à l'oreille, qui semble être un point sensible chez lui - c'est toujours bon à noter -.

"- Attrape-moi si tu peux, poupée...."


Un délicieux coup de langue sur le lob de l'oreille, douce vengeance, et hop, plus personne. Je déjà redevenue félin gracieux et agile. Mon expression devient celle de la terreur totale, de l'incompréhension parfaite. Je bondis hors de mes fringues tombées au sol - que je suis bien aise d'abandonner là au passage - et je me dirige vers les couloirs des salles de classes. J'espère qu'il aime courir parce que je vais te le faire cavaler, c'est moi qui vous le dis.

A peine une porte est-elle entrouverte qu'avec un miaulement désespéré et plaintif je me jette entre les pieds des apprentis présents qui restent bêtement là, provoquant une joli collision avec ceux se ruant dans la même direction. STRIKE!!! Je plains l'infirmière. Quoi, c'est moi? Pas encore officiellement, donc ils feront sans moi.

Une porte de classe qui s'ouvre sur un nouveau flot d'élève. Parfait. De quoi semer une belle pagaille. je vire de bord et bondit dans la salle ou les élèves encore présents me regardent, ébahis. Une fille hurle à ma vue. Aurait-elle peur des chats? Non, ce serait trop beau pour être vrai. Alors je cours vers elle et l'effleure, prenant appui sur le mur derrière elle pour faire demi-tour et empêcher ses amis de m'attraper. Ne pas rire, pas encore.

Allez Svenounet, viens me montrer ce que tu as dans le ventre et à quel point tu es doué toi aussi dans ton genre.


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Re: Le chat et la Poupée - Ven 6 Déc 2013 - 15:47
Pas de réponse à ma question. Simplement une paire de bras m’enlaçant, et une paire de lèvres venant rejoindre les miennes pour m’offrir un baiser brûlant. A m’en faire tourner la tête, à m’en couper le souffle. Je me retrouve en apnée, en quelques secondes, avant de me retrouver comme un idiot, les bras ballants le long du corps. Je la regarde, interdit. Et puis je finis par exploser de rire. C’est… c’est exactement le genre de femme pour qui je pourrais presque devenir hétéro. Presque. Là est toute la nuance. Lorsque le baise se termine, je la regarde, interdit, retrouve enfin ma respiration. Et puis je finis par exploser de rire. Tout simplement. Oui. Cela me fait rire. Elle a du chien, la Nelchachat.
 
"- Attrape-moi si tu peux, poupée...."
 
Je la regarde, riant toujours, les larmes au bord des yeux, hilare, avant de réussir à me ressaisir brusquement. Un frisson de plaisir me secoue l’échine. A la garce, elle a remis ça. Encore mon oreille, encore une attaque en traitre. Oui… Mais non, ce n’est pas cool du tout. Je sens le rouge me monter lentement aux joues. Fait chaud d’un  coup, non ? Non mais franchement, faudrait qu’elle arrête avec ça. On peut me faire faire n’importe quoi avec ce point faible, c’est dégueulasse… Je lui offre un regard suppliant, mais à peine ai-je le temps de faire cela qu’elle a déjà retrouvé sa forme féline et qu’elle commence à s’élancer vers la foule d’apprentis qui sortent de cours. Ok. Le jeu commence donc…
 
J’inspire, expire, et finit par lâcher un cri de désespoir, un air d’incompréhension sur le visage. Deux apprentis se précipitent à ma rencontre, inquiets. Ils me regardent, puis fixent le tas de vêtements au sol, puis de nouveau moi. Je sens des larmes me monter aux yeux, mon corps tremble. Woo… Ca va loin. C’est super !
 
« Ca ne va pas, Sven ? »
 
Je cache mon visage entre mes mains, sens une main venir se poser sur mon épaule.
 
« Je… je… »
 
Je laisse s’échapper un –faux- sanglot pour plus de crédibilité.
 
« Je… J’étais là, en train de discuter avec une nouvelle arrivée quand tout à coup, elle…. Elle… »
 
Ma voix s’étrangle dans ma gorge, nouveau sanglot. Je sens la main passer de mon épaule à mes cheveux, attirant ma tête contre le torse de l’un d’entre eux.
 
« Elle s’est transformé en chat… Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ça a juste fait « pouf » et voilà… et elle… elle… »
 
Je me redresse, reprend un peu de distance, comme si je venais de me prendre un coup de jus.
 
« Si… Il faut la rattraper ! S’il lui arrive quoi que ce soit, je serais fautif ! Il… j’ai besoin… »
 
Je cache de nouveau mon visage entre mes mains.
 
« J’ai besoin d’aide… »
 
Quel jeu d’acteur ! Je m’offrirais moi-même l’oscar du meilleur comédien, là… Franchement, dix sur dix ! Et en plus, ça marche du tonnerre dans la persuasion. Les deux me sourient, tendrement.
 
« Ne vous inquiétez pas ! On va vous aider à la rattraper ! »
 
Et avant que j’ai pu leur répondre quoi que ce soit, les voilà qui s’élancent parmi leurs camarades. Trop facile, dis donc… Je sens un sourire naître sur mon visage. Un sourire diabolique. Qui meurt aussitôt qu’il est né. Et je m’élance à mon tour à la « recherche » de Nelkitty-cat.
 
Autour de moi, les apprentis sont affolés. Certains saignent du nez, d’autres sont au sol et d’autre encore juste abasourdis, ne comprenant toujours pas ce qu’il vient de se passer. Je tente alors je passer au travers de la foule, en bousculant certains, jouant mon rôle de surveillant affolé. Mais finalement, c’est moi qui me retrouve le cul au sol. On me rattrape, me relève, me demande ce qu’il ne va pas. Je leur explique la même chose qu’aux deux premiers. Et assez rapidement, je me retrouve avec un mini armé prête à passer leur pause repas à chercher le chat. Pour mon plus grand bonheur. Car pour moi, ce ne sont rien d’autre que de la chair à canon que je livre en pâture à ma camarade repentie. Qu’elle en fasse ce qu’elle veut, qu’elle les griffe, les morde, les fasse tomber à volonté. Ils sont là pour ça. Et moi, je peux rester en retrait à observer l’étendu des dégâts.
 
Décidément… je sens que je vais vraiment bien me marrer, moi. Enfin libre de faire les quatre cents coups avec quelqu’un qui a les mêmes envies et goûts que moi… Quelqu’un qui m’a volé un baiser, tiens… Maintenant que j’y repense… Mais cette histoire… je la passe de côté pour l’instant. J’ai d’autres chats à fouetter, moi. Mouhaha, ce que je suis drôle… Non, vraiment, je me trouve très rigolo. J’ai dû faire l’école du rire dans une vie antérieure…
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Re: Le chat et la Poupée - Ven 6 Déc 2013 - 18:25
Me voilà donc lâchée dans la cage aux fauves. Sauf que le fauve en l'occurrence, ici, c'est moi. Et il n'y a aucun doute là-dessus. Entre la pauvre jeune fille qui hurle sa terreur, recroquevillée sur sa table -oui, sur la table, vous avez bien entendu - en pleurant toutes les larmes de son corps, celui qui doit sans doute se prendre pour son Prince Charmant qui tente coute que coute de venir la rassurer et les autres qui hésitent toujours entre se faire malle, essayer de m’attraper ou profiter de l'occasion pour piquer un truc par-ci par-là -Ah, les mauvais instincts qui ressortent- je peux vous assurer qu'ici, c'est un joyeux bordel.

Ce n'est absolument pas parce que j'aurais soudain des accès de conscience mais mes premières proies seront ces voleurs du dimanche. Pourquoi? Pour me couvrir voyons. Je m'amuse mais en prime je punis les mécréants. Je suis absolument multitâche. Vous voyez que j'ai un bon fond. Non, faut pas rêver non plus, simplement je m'amuse et autant le faire un maximum. Provoquer les cris de panique, ceux de douleur tout comme les hurlements d'aide. Parce que oui, ça y est, il y a un petit malin qui se réveille. Ce n’est pas avec les 3 pékins qui sont encore à demeurer dans la salle qu'ils parviendront à quoi que ce soit avec moi.

Ça y est, la pleurnicharde est évacuée et d'autres têtes de turcs entrent dans la salle. J'entends une espèce de clameur venant du couloir. Des phrase du style "Elle est là", "La laissez pas s'échapper", "Faites attention"... Ah ça, ils ne croient pas si bien dire. Enfin, je ralentis l'allure, commence à marcher un peu hasard de la salle, le regard terrifié et la mine désemparée. Je miaule comme une âme peine, à en fendre le cœur du pire monstre qui ai jamais existé. Et tout se calme autour de moi, même l'agitation des élèves. Je les vois, me guetter depuis la porte, m'observer. Ils réfléchissent, un bon point pour eux. Mais ça ne sera pas assez.

Comme mue par une peur soudaine, je m'élance vers la vitre que je mets à griffer, faisant crisser le verre dans un bruit effroyable, obligeant les élèves à se boucher les oreilles en serrant les dents tandis que je m'acharne. Là, combien de temps tiendrez-vous? Parce que s'il le faut, je continue jusqu'à ce que j'arrive à passer au travers. Et ça risque que de prendre un temps phénoménal. Alors je continue, un sourire éphémère sur le visage tandis qu'enfin, un de ces abrutis réalise que je ne compte pas m'arrêter.

Le voilà qui hurle quelque chose à ses camarades et là, c'est la bérézina. Tout le monde s'élance en même temps, façon équipe de rugby des All Blacks - limite avec le petit cri guerre qui va bien avec - pour tenter de me bloquer toute retraite, persuadés que leur plan est infaillible. Seul détail qu’ils n’ont pas pris en compte: Moi. Eh oui, je ne vais certainement pas leur faciliter la tâche. D'abord, je reste paralysée de peur - Pour de faux, hein, mais bon, avec vous, vaut mieux préciser - et j'attends la dernière seconde, l'ultime moment pour bondir aussi haut que possible. Aller, c'est parti pour la danse.

Réception sur la première tête venu, nouveau bond pour atterrir au sol, petit pont entre les jambes du suivant, virage serré à droite pour que la main qui tente de m'attraper se retrouve bloquer sous le pied d'un corps en déséquilibre. Un coup de griffe sur un mollet pour me dégager le passage et les crocs sur le premier doigt qui passe à portée. Ah, que j'aime cette symphonie de coups et de cris divers dont je suis le parfait petit chef d'orchestre. Et sans même les regarder. Mozart, va te rhabiller. Une pointe de vitesse pour prendre appui sur un mur et hop, demi-tour ultra rapide pour éviter les deux collants qui se retrouve à venir se percuter de plein fouet. Une dernière petite pirouette pour forcer le plus proche de moi à se mettre en position instable et, au lieu de foncer droit vers la porte, retour en arrière. Tu ne t’y attendais pas à celle-là, hein? Et du coup, effet domino. Avec le mobilier qui suit les élèves, c'est d'une beauté somptueuse. Mais bon, je commence à m'ennuyer ici alors il est temps de tirer ma révérence.

Avec une adresse et une agilité toute féline, je m'extirpe de tout ce fatras avant de revenir dans le couloir. Tiens, un Sven. Je le fixe une seconde, ajoute même l'audace de lui offrir un clin d’œil avant de disparaitre à nouveau. Cette fois, direction la cafétéria. Je sais que je suis repérée et, en gentille petite fille sage que je suis, - interdit de se moquer - je ralentit juste assez l'allure pour être certaine d'être parfaitement suivie par ma petite tête brune au loin et par ses hommes de mains. Le jeu ne fait que commencer, alors autant en profiter.

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Re: Le chat et la Poupée - Ven 6 Déc 2013 - 22:26
Je me délecte de savoir que je les ai envoyés directement dans la gueule du lion. Enfin… du chat, en l’occurrence. Et quel chat ! Elle semble s’en sortir à merveilles ! J’entends des petits cris, des couinements, gémissements, plaintes, grognements, et j’en passe. Oui, je suis une belle ordure. Mais bordel ce que je peux me marrer… enfin… quand il n’y a personne dans les environs.  Et ce ne sont pas ces apprentis qui vont m’entendre, ils sont bien trop concentrés à essayer d’attraper N’El Chachat ! Franchement, si je m’étais attendu un seul instant, en me levant ce matin, à tomber sur pareil créature aujourd’hui, et qu’en plus, cela se finirait en jeu du chat et de la souris… Mais non. Non, très clairement non, je n’ai pas imaginé un seul instant que je puisse m’adonner à pareil jeu au sein de l’académie. Je ne regrette pas un seul instant, non. Loin de là. Je jubile bien trop pour cela. J’ai même peur que cela ne se termine trop vite à mon goût… Et je me demande déjà quand sera la prochaine fois que je pourrais autant rire, avec Nelsha.
 
Je ne dois pas y penser, pour l’instant. Je dois juste profiter de l’instant présent. Et tenter de trouver encore plus d’apprentis à livrer à Nelsha. Et qui sait, peut-être y mettre du mien aussi. Mais ça… ce sera pour un peu plus tard. Pour l’instant, je regarde la scène qui se déroule devant mes yeux, caché derrière la porte. Et franchement… C’est quelque chose que je n’aurais raté pour rien au monde. Cette minette m’impressionne dans ses bonds. J’en ai presque l’impression qu’elle vole, la créature, tellement elle est vive, rapide, et semble légère dans l’air. Pourtant, loin d’être lourde, elle pèse tout de même son petit poids de chat…
 
Oh… ces miaulements de pauvre chat malheureux… Bon sang, si je ne savais pas que tout cela n’est que du chiqué, je crois que j’en aurais le cœur brisé d’entendre un animal miauler de la sorte. Je vous le jure. Par contre, entendre cette gamine hurler et pleurer de peur, cela ne me fait ni chaud ni froid. Etrange… Je ne dois pas être humain. Je ris de plus belle, essayant d’être discret comme je peux. J’en ai assez vu, à partir du moment où tout se finit en domino humains / mobilier, et me recul, au cas où certains rescapés déciderais de prendre la fuite. Mais la seule chose qui en sort… eh bien c’est ma Kitty-cat. Fière comme un paon ! La tête haute, la queue droite à la verticale… Elle se pavane, fière de sa victoire. Et elle ose même m’adresser un petit clin d’œil. Je ne saurais trop dire si c’est un clin d’œil complice, ou bien un clin d’œil pour me narguer. Et puis elle repart à vive allure. Ah, si elle croit que je vais la laisser partir comme ça… Je lui ai promis un jeu, je vais jouer aussi, quitte à devoir courir un peu. En plus elle est gentille, elle ralenti l’allure pour que je puisse la suivre. Quelle âme généreuse… Sentez bien évidemment l’ironie dans ma pensée.
 
Par chance, elle ne me fait pas cavaler comme un dératé pendant trois plombes. Non… juste le temps d’arriver à la ca… fétéria… Là, pour le coup, je la hais. Je ne veux pas y mettre un pied ! Après tout, j’ignore s’il travaille ou non. Et je ne veux pas le croiser. Pas le déranger. Pas… assumer son regard, après ce qu’il s’est passé dans sa chambre… Je ne l’ai pas revu depuis, on ne s’est pas reparlé… Alors je ne sais pas trop quoi penser de ce qu’il a bien pu me dire là-bas. Il était sous le choc, j’étais… sous la colère, puis sous le bonheur de le retrouver… Et … je ne sais pas, j’ai l’impression que je n’étais pas moi, et qu’il n’était pas lui, et j’en ai marre de me chercher des excuses, mais j’avoue que j’ai un peu peur. Et si jamais il ne se souvenait pas de ce qu’il m’a dit ? Et s’il avait oublié nos baisers ? Et si…
 
Bordel, je pense trop. Depuis quand je réfléchis autant avant d’agir ? Je soupire, baisse la tête, fixe mes pieds. Depuis quand Sven Théodore Loki est-il intimidé par un homme ? Oui mais… ce n’est pas un homme… c’est CET homme… et cela fait toute la différence… Bon sang… comme j’aimerais pouvoir être fixé une bonne fois pour toute…
 
Merde.
 
Je ne suis pas ici pour penser à tout ça. S’il est là, tant pis. Je le saluerais, lui sourirais, et basta. Par contre il risque de ne pas apprécier que l’on… FUCK OFF SVEN. Action, réaction. Pas le temps de réfléchir, tu as promis à Nelsha. Je porte la main à mes lèvres. S’il apprenait que les lèvres de cette demoiselle ont rencontrées les miennes, que dirait-il…
 
Oh et puis merde à la fin. Je relève la tête, haute, fier, et je rentre dans la cafétéria, troquant ma fierté contre de l’inquiétude, de l’angoisse.
 
« Arrêtez ce chat !! »
 
J’ai crié cela, l’air le plus innocent du monde.
 
« Ne le faites pas fuir ! C’est une victime ! »
 
Intérieurement je me marre. Mes mots sont quand même assez étranges. Un chat, une victime… oui oui oui tout à fait, Sven… Mais, là, j’attends la suite des événements. Des élèves se lèvent d’un bond, et tentent d’attraper Nelsha comme possible. Moi, pendant ce temps-là, j’ose un regard vers le cuisinier présent… Ce n’est pas lui. Il n’est pas là… Je me sens… soulagé et déçu à la fois. J’ai le cœur lourd, une boule qui se noue, dans mon estomac… Je soupire, avant de me reconcentrer sur Kitty-cat.
 
« J’espère que ce jeu te plait, Nelchachat… »
 
Je murmure, tout bas, pour qu’elle seule puisse l’entendre grâce à son ouïe sur développée.
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Re: Le chat et la Poupée - Sam 7 Déc 2013 - 10:53
Étape une réussie. Premier lot de poursuivants mis à terre et maitrisé avec brio. Ça, c'est du travail de professionnelle ou je ne m'y connais pas. Je suis fière de mon œuvre oui, et je ne m'en cacherais pas. Même si je ne le dirais à personne, histoire de ne pas gâcher notre petit jeu. Oui, je suis ravie du bordel que j'ai réussi à créer dans cette salle de classe. Au moins, j'ai la preuve que je n'ai rien perdue de mon habileté légendaire. Ça fait plaisir de voir que l'on toujours égale à soi-même: loin au-dessus des autres, inatteignable. Mwrrr, j'en frémirais d'excitation tiens. Mais ne pas relâcher la pression, il me reste beaucoup à faire encore.

La cafétéria s'ouvre toue grande devant moi, avec son flot interrompu d'élèves qui entrent et qui sortent. Les deux trois tables en terrasse me regardent arriver sans comprendre ma frayeur, bien que j’entende de douce voix féminines commencer à s'inquiéter pour cette "ravissante boule de poil" qui leur semble complétement perdue. Car oui, mon corps et mon expression restent sans appel. Je suis désespérée, paniquée, perdue, inquiète et de ce fait, parfaitement désemparée. Et je pénètre dans le lieu de restauration comme une furie, comme si mon salut ne pouvais être qu'ici. Alors que je ne viens que remplir leur petit coin tranquille d'un chaos sans nom.

« Arrêtez ce chat !! »
« Ne le faites pas fuir ! C’est une victime ! »

Ah, mon petit bout d'homme a décidé de participer un minimum cette fois. C'est bien, entre dans la danse mon frère, tu verras comme il est encore meilleur d'en profiter lorsque la proximité de l'horreur est proche. Ca y est, les gens réagissant. Chacun à sa manière. Évidemment, les apprentis sont prévisibles, cherchant à m'attraper bêtement et simplement. Je me contente de venir les frôler, leur laissant l'impression du triomphe avant de leur glisser entre les doigts pour augmenter leur déception. Pour le moment, je limite les dégâts, le peu de place fait que tous seuls, les gens vont les provoquer; J'entends déjà les plateaux qui se renversent, les cris de douleur de ceux qui se cognant ou chutent à cause de la proximité du mobilier. C'est jouissif: je n'ai rien à faire, ils se gamellent tous seuls. Ah, comme je suis fan de ma condition.

« J’espère que ce jeu te plait, Nelchachat… »

Si tu savais, mon adorable petite poupée. Si tu avais la moindre idée du plaisir malsain que je prends à martyriser si simplement ces pauvres âmes sans défenses, que penserais-tu de moi? Franchement, je me tape comme de l'an quarante. Mais je ne peux me permettre une réponse, non. Le coup du chat qui parle attendra encore un peu. Faire monter le dramatique de la situation avant d'en rajouter une couche, ne pas griller ses cartouches trop vite. Tiens, une nouvelle tactique se met en place on dirait. Revenons donc à nos moutons, histoire de voir si Deus leur aurait laissé un minimum d'outil de réflexion en les ramenant à la vie.

Ah, voilà que les serveuses font preuve d'un minimum d'intelligence. Tenter de m'appâter avec de la nourriture. Ce n’est pas une si mauvaise idée que ça. Et faire évacuer une partie des lieux. C'est dommage ça par contre, j'aimais beaucoup ce concertos de cris et de chocs mais bon, on ne peut pas tout avoir. Allez, soyons atroce jusqu'au bout. Laissons-les croire l'espace de quelques instants que la solution arrive, que le calme va revenir. Je me suis légèrement calmée bien qu'il soit évident à leurs yeux que je reste sur la défensive. Je les laisse croire qu'en effet, le poisson retient tout mon intérêt et je peux sentir la tension dans la pièce. Ils retiennent leur souffle, espérant qu'enfin tout va pouvoir revenir à la normale. Mais ce n'est que le calme avant la tempête.

Je m'approche et comprends vite la raison de leurs regards avides. L’odeur ne trompe pas, ils se croient malin à avoir déposé un somnifère sur le repas qu'ils m'offrent. Oh, comme ils sont vilains. Comme j'aime ça. Je vais tourner ce détail à mon avantage. Ils ont mis une dose de chat et mon corps est résistant, une bouchée ne me fera rien. Allez, en avant pour le second mouvement. Ça va swinguer les amis. Je m'approche, je renifle, je les entends respirer comme si l'avenir du monde dépendait de ma future réaction et finalement, je croque un peu dedans. Hum, très bon cuisinier en passant. Et là, faire jouer tout mon art.

J'éternue une fois avant de me mettre à tousser. Doucement d'abord puis plus violemment, crescendo. Mes pattes ne me portent plus et il parait évident que je m'étouffe. Je sens la panique qui gronde dans mon dos, les cuisiniers et les serveuses se renvoyant mutuellement la faute. Une arrête à dû rester, trop de somnifère, un chat allergique, toutes les excuses bidon y passe tandis que je continue de feindre mon agonie avec un jeu d'acteur digne du César du meilleur premier rôle félin. Et là, je me laisse saisir sans réagir, limite déjà quasiment décédée tandis qu'un de cuistots tente de me faire recracher. Je le laisse s'acharner quelques instants, juste de quoi rendre la tension plus que palpable et lui crache avec un bonheur jubilatoire les reste du poisson au visage. Je toussote, fais mine de reprendre mon souffle et en découvrant son visage si près du mien, je hurle.

"- Au secours!!!! Pitié!!!!"

L'effet ne se fait attendre très longtemps. Tout le monde se met à hurler en chœur avec moi et même plus fort que moi. J'adore la magie du chat qui parle. Même pas besoin d'un coup de griffe, le cuistot m'a lâché direct et me revoilà libre. Ah, liberté chérie, quand tu nous tiens. Allez, allons voir un peu ailleurs quels dégâts je pourrais encore causer. Je ne m'inquiète pas, je sais parfaitement que Sven me suis, lui et toute sa petite armée. Alors, ce coup-ci, direction là où je verrais le plus de monde. Et visiblement, le contour de la fontaine est très prisé. Qui est partant pour piquer une tête?

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Re: Le chat et la Poupée - Jeu 12 Déc 2013 - 22:59
Je sais bien qu’elle ne peut pas me répondre tout de suite, sans quoi le jeu tomberait à l’eau, et je risquerais de me faire taper sur les doigts pour avoir fichu une telle pagaille au sein de l’académie. Et je n’ai pas spécialement envie de me faire engueuler par mes pète-sec de supérieurs. Bon… en même temps, si je ne faisais pas pareille connerie, je n’aurais pas peur de me faire appeler Arthur…
 
Bref, débarquement en pleine cafétéria, ce qui fait paniquer et réagir les présents. Bousculades, collisions, plateaux qui se renversent… Si Janma voyait ce désastre, et tout ce gâchis, il en serait surement fou. Je suis même presque sûr qu’il tenterait d’étriper Nelsha… et moi, par la même occasion. Un frisson me parcourt l’échine. Mais par chance, tel n’est pas le cas.
 
Je fais mine, de temps à autre, de me mêler au carnage pour mettre un peu de piment. Un coup de coude par-ci, un pied écrasé par là… mais je n’y reste pas suffisamment longtemps, fuyant au bon moment pour éviter les coups que je pourrais me prendre. Enfin… tous. Sauf un que je ne vois pas venir, et que je me prends de plein fouet dans le nez. Et un coup de coude dans le nez, cela ne fait pas que du bien. Je lâche un petit gémissement, tombe à la renverse, faisant perdre l’équilibre à une jeune fille derrière moi. Un bel effet domino qui calme légèrement les apprentis.
 
Quant aux serveuses, elles sont blanches d’effroi. Il faut tout de même préciser qu’après tout, ce sont elles qui vont devoir tout nettoyer une fois que l’on aura décampé. L’une d’entre elle s’approche lentement, une assiette à la main. Tiens, il y en a au moins une qui fait preuve d’intelligence… Dedans, du poisson. Rien de tel pour tenter d’appâter un chat. Moi, on m’aide à me relever, on me tend un mouchoir pour éponger le sang qui coule le long de menton, essuyer mon nez, et tant qu’à faire, essayer de stopper l’hémorragie.
 
Tout autour de moi, l’on retient son souffle. Je cherche alors Nelsha du regard pour tenter de comprendre pourquoi une telle tension. Je la vois en train de s’approcher du poisson, et je tilt. Ah ok. Carrément, ils ont sortis les somnifères… Je ris en silence, conscient que cela ne suffira pas pour la maîtriser. Elle ne se laissera pas faire aussi facilement, non. Après tout, c’est peut être un chat, mais elle est doué d’intelligence… Et puis je remarque seulement maintenant qu’ils ont fait évacuer une partie des apprentis. Hmm… dommage, ça.
 
Je reporte mon attention sur le spectacle offert par mon amie à poil, qui se décide à… à croquer dans la boustifaille ? Mais qu’est-ce qu’elle fou ? Elle ne l’a pas senti, le somnifère là ? Elle veut déjà mettre fin au jeu ? Je soupire. Doucement, Sven… tu dois lui faire confiance, elle sait ce qu’elle fait. Enfin… j’espère. Sinon, eh bien, tant pis. Je n’aurais plus qu’à récupérer son petit corps et l’emmener à l’abri.
 
Un éternuement. Puis un toussotement. De plus en plus violent. Elle tangue, ses pattes ne la portent plus. La tension est palpable tout autour de moi, la mienne y comprise. Si elle joue la comédie, elle joue vachement bien la bougresse. Parce que même moi je n’arrive pas à savoir si c’est du chiqué ou non. Et j’avoue que cela m’inquiète… Je fais un pas en avant, mais un cuistot est plus rapide que moi. Il attrape ma camarade repentie et tente de la faire recracher. Mais rien ne vient… Ah si ! Elle lui crache un reste de poisson à la face. Je me retiens de rire, rassuré quant à son état. Je me permets une petite baisse d’attention jusqu’à ce que…
 
"- Au secours!!!! Pitié!!!!"
 
Ah ! Ca y est, elle a sorti sa carte du chat qui parle ! Et l’effet ne se fait d’ailleurs pas attendre. Un myriade de cris, des sursauts, des gens qui se précipitent pour fuir… Hey ho, ça va, elle va pas vous bouffer non plus… On croirait presque qu’ils ont vu un tyrannosaure quoi… Et là, je me fais re-renverser… Et limite assommer, en plus. Je sens qu’elle va avoir du pain sur la tranche… euh… du pain sur la planche, côté guérison. Je soupire, me relève. Un type me fonce droit dessus. Mon seul reflexe et de l’attraper et le renverser sur le dos. Puis je reprends ma course, mon nez saignant toujours un peu. Je tente d’appuyer dessus pour faire stopper le saignement, mais apparemment, il n’est pas décidé à me foutre la paix. Tant pis, je me viderais de mon sang petit à petit…
 
Bref, poursuite de Kitty-cat qui galope comme une dératée. J’ai du mal à la suivre, la bougresse… Elle sort de la cafétéria, se dirige vers l’endroit où il y a le plus de monde… et c’est près de la fontaine… Bonté divine, je n’aime pas ça. Y en a un qui va finir à l’eau, et combien de paris que ce sera moi… Je le sens gros comme une maison, et ça me déplait. M’enfin… Je risque quoi… ? Un rhume ? Ouais, ça doit être ça. C’est-à-dire pas grand-chose, donc. Je soupire. Ouais, elle va avoir intérêt à me réparer, après ça. Humpf.
 
« Les gars ! Attrapez-moi ce chat, je vous en prie !! »
 
Je suis essoufflé bordel… Elle me fait trop courir, je n’ai plus l’habitude de faire autant de sport… Même si avant, c’était tous les jours, tous les soirs… Bref, va falloir que ces types se bougent le cul, sinon je les force à le faire…
 
Attrapez le chat ! *
 
J’essaye d’en avoir deux en même temps avec mon pouvoir, mais c’est… pas mal compliqué, et ça épuise. Ça m’épuise tellement que je me retrouve à genoux, essoufflé, comme une loque humaine… Mais ça s’active enfin. Ça commence à courir après Nelsha, tenter de l’attraper bêtement, comme ils le font tous. Y en a décidément pas un pour rattraper le niveau… Tss…
 
En attendant, on m’excuse, mais je vais me poser un peu… En plus, avec le nez qui s’arrête pas, ça commence à me tourner la tête…
 

« Fuck… »


N'empêche... heureusement que je n'ai pas mis de jupe / robe et de talons... J'aurais pété un câble depuis longtemps, sinon...


Dernière édition par Sven T. Loki le Sam 14 Déc 2013 - 13:13, édité 1 fois
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Re: Le chat et la Poupée - Ven 13 Déc 2013 - 10:11
Bon alors, récapitulons. Salle de classe, fait. Se faire poursuivre, ok. Cafétéria mise à sac, nickel. Le coup du chat qui parle, mémorable. La fontaine maintenant. Encore un grand moment qui nous attend mes amis, je vous le garanti. Ah, comme il est bon de pouvoir s'amuser de la sorte aux dépens des autres. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pu en profiter de la sorte et je ne m'en cacherais pas, je m'éclate. c'est tout simplement jouissif. Alors, j'en oublie tout autour de moi, ne pensant plus qu'à la mise en place de ma prochaine connerie.

« Les gars ! Attrapez-moi ce chat, je vous en prie !! »

Ah oui, mon petit Svenichou est là lui aussi. Enfin, on dirait qu'il n’a pas réussi à se faire complètement épargné. Je savais bien qu'il lui manquait encore quelques techniques à ce brave garçon. Et puis, on dirait qu'il commence à fatiguer. Mais moi, j'ai encore envie de jouer un peu. Bon, de toute façon, là d'où il est, il peut assister au spectacle alors je lui en offrir encore un peu et après... Eh bien, il verra, je lui réserverais la surprise rien que pour lui. A moins que je ne mette fin à tout ça, mais ce serait dommage, c'était si bien parti.

Oups, avec tout ça, j'ai manqué de me faire attraper. Mais c'est qu'ils auraient soudain découvert comment se servir de leurs matières grises ceux-là? Remarque, ça ne rendra que les choses plus drôles encore. Allez, venez me chercher. En tout cas, ils font preuve d'astuces ces derniers. Tenter de m’encercler, me forcer à me replier dans des coins exigus, je pourrais presque leur dire bravo. Mais pour tous remerciements, ils n'auront droit qu'à une douche. Eh oui, moi je peux sauter sur le rebord sans finir emportée par mon élan dans le bac juste en-dessous. Pas eux.

Je me paie même le luxe de sauter sur la partie supérieure de la structure, acceptant de me mouiller les pattes au passage -brr, c'est froid- pour mieux admirer mon carnage. Ils sont 4 à être trempé de la tête aux pieds et l'on dirait bien que malgré l'effervescence, beaucoup de personnes commencent à se lasser de cette chasse. Très bien. Nous allons y mettre le point final alors. Mais comme tout dans cette histoire, c'est moi qui en serais l'instigatrice de A à Z. Et puis quoi encore. Pas question que mon triomphe ne soit terni par quoi que ce soit. Le jeu c'est moi qui le terminerais, comme je l'ai commencé. A ma manière.

Pour redescendre sans me mouiller davantage, je me sers des têtes et autres bouts de bras des pauvres malheureux qui tente vainement de s'extirper de la fontaine, enchevêtrés les uns dans les autres. Ça, c'était vraiment sublime comme spectacle. J’espère que ma poupée n'en a pas raté la moindre miette. Enfin, avec tout ça, c'est que je commencerais presque à fatiguer moi aussi. Après tout, je viens de crever et de ressusciter, alors j'ai des excuses. Et puis, je ne tiens pas à mettre trop vite trop à mal mon cher petit corps félin. Allez, préparons notre sortie comme elle se doit, digne et sublime.

Nouvelle petite partie de chasse qui commence alors que je me recule de la fontaine. Elle a eu son lot de baigneurs pour aujourd'hui. Je file entre les doigts, laisse les mains me frôler pour leur donner l'espoir de m'approcher sans m'atteindre lorsque soudain, une ombre se dessine dans mon dos. Hein, quoi? Saleté. Cette veste pleine d'eau qui s'écrase littéralement sur moi, je ne l'ai pas vu venir. Petit malin, enfin un qui se réveille. Mais je ne me laisserais pas avoir de la sorte. Je vais les prendre à leur propre jeu. Allongée au sol, aplati comme une crêpe, je retiens mon souffle. Et du coup, ils me croient disparus, partis ailleurs. Un vrai chat se serait débattu, pas moi. J'attends sagement, guettant leurs réactions.

Et là, ce que souhaitait arrive; Est-ce mon Svenounet qui a réalisé à temps? Je ne sais pas trop, les sons sont trop étouffés pour que je comprenne bien. Mais les pas s’éloignent, les élèves râlent et partent à la recherche du chat dans une direction lointaine et parfaitement opposée à la mienne. Puisque je suis toujours ici. Oh, ça aussi, c'est jouissif. Voir tout le monde me chercher partout alors que je suis à leurs pieds. Eh, fais gaffe connard, je suis là. Putain, y a en a qu'à manquer de e marcher dessus. Petit con, va. Enfin, le brouhaha se dissipe totalement et je me décide à pointer le bout de mon nez hors de ma cachette. Mon Svenichou est toujours assis sur son banc et plus âme qui vive à l'horizon. Plus la sonnerie qui retentit. Déjà? Ce que le temps passe vite quand on s'amuse.

Je m'extirpe noblement de ce vieux tas de tissu, m'ébrouant pour chasser un maximum d'eau de mon pelage. C'est glacé ce truc, merde. Enfin, de ma démarche altière, je me rends au côté de Sven et monte nonchalamment sur ses genoux. Un peu de chaleur humaine contre le froid de l'eau, il n'y a rien de mieux, parole de minette. Je ronronne doucement tandis que mon petit cœur de chat calme ses tambourinements. Bah oui, après une telle course, je suis quand même un peu essoufflée. Je reste un chat, malgré tout, je ne fais pas d'apnée.

"- Alors, comment as-tu trouver mon petit jeu? Tu t'es bien amusé? Oh, regarde-moi dans quel état tu t'es mis. Tsss, ce n'est pas sérieux tout ça. Tu sais, si tu veux des papouilles, ce n'est pas la peine de te blesser, il te suffit de demander."

Eh oui, pour me faire sortir de mon délire, il en faudra beaucoup. Et encore, est-ce seulement possible de me faire devenir sérieuse, j'en doute en fait. Enfin, je lui adresse un ravissant sourire et un clin d’œil. Même sous cette forme, je sais que je fais mon petit effet. Et je me pelotonne mieux sur ses genoux. Je n'aime pas être mouillée et en plus, il ne fait pas chaud ici. Enfin, au moins, je me suis bien amusée.

"- Si tu m’emmènes au chaud, je me change et je te soigne tout ça. Ça te va, mon Chou?"

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Re: Le chat et la Poupée - Sam 14 Déc 2013 - 22:11
J’observe la scène de là où je me trouve. Hors de question que je m’en mêle, là. J’estime que j’ai déjà assez morflé comme ça. Je m’essuie le nez d’un revers de poignet, me tâche la peau. C’est drôle, mais je n’ai pas souvenir d’avoir été hémophile dans ma vie. Et pourtant, là, cela ne veut juste pas s’arrêter de pisser. Et ça me les brise. Franchement. Non mais sérieusement ! Un truc qui est censé prendre deux minutes à se calmer, ben… là ça prend plus de dix minutes… Ce n’est pas normal, y a une couille dans le potage quoi ! Il m’a fait quoi, le Deus, là, avec mon corps ? Je n’aime pas ça du tout. Mais alors PAS DU TOUT. Bref. Je dois rester calme. Calme… et m’amuser. Pourtant là, cela ne m’amuse plus vraiment… Non pas que la scène ne soit pas comique. Loin de là. Nelsha s’en sort très bien pour mettre de l’ambiance, vraiment. Mais ça m’aberre de voir à quel point ces apprentis sont stupides. Y en a pas un qui est foutu de trouver une idée pour l’attraper, ou même pas un seul qui à la bonne idée de se sortir les doigts du cu… ahem, pour utiliser son domaine divin. Bon ceci dit, si ledit domaine est un truc offensif qui risque de réduire considérablement l’espérance de vide de mon chat, c’est sûr qu’il vaut mieux éviter. Mais y en a pas un seul dans le tas qui aurait un truc qui pourrait la calmer ? Non ? Bon ben tant pis. Elle va les foutre à l’eau et puis basta.
 
Ce qui finit d’ailleurs par se produire. Et elle ne doit pas être chaude. J’ai bien fait de ne pas me mêler de cette partie ci. Mais quelle grâce dans ce petit être… Freinage contrôlé, bond avec atterrissage amortit, et pouf, tous à la flotte. Et elle se paye même le luxe de les narguer en montant sur les parties supérieures de la fontaine. Et elle observe les pauvres apprentis pataugeant comme des malheureux dans le peu d’eau du bassin. Et je suis presque sûr qu’elle est fière d’elle. Espiègle créature. Comme j’aime te regarder les mener par le bout du nez… Ils se relèvent comme ils peuvent, j’entends des grondements, des grognements, des soupirs, des jurons… Ça commence à en avoir marre de lui courir après en vain. Il va falloir mettre un terme à tout cela, sans quoi je vais devoir subir la colère générale. Surtout que moi, pendant ce temps, je me tourne les pouces… Je crois qu’elle l’a compris aussi. Alors elle descend de son perchoir, atterrissant en toute délicatesse sur la tête la plus proche, pour ne pas se mouiller les coussinets. C’est bien un chat, tiens… J’essayerais de lui faire prendre un bain, un jour, pour voir comment elle réagit. Même si je suis certain d’écoper de nombreuses griffures à la suite de cette tentative. Je souris, amusé par cette pensée. Un jour peut-être.
 
Nelsha réussit à s’en sortir indemne, et moi, je ris en silence. Les apprentis sortent comme ils le peuvent, éprouvant quelques difficultés. Mais là, le plus improbable se produit : l’un d’entre eux à enfin un éclair de génie. Il retire sa veste, et avant que je n’ai le temps de prévenir Nelsha, il la lui jette dessus. Je vois ma pauvre amie se retrouver totalement écrasé par le vêtement imbibé d’eau. Je me lève d’un bond, court vers l’attroupement.
 
« Vous l’avez raté ! Il est parti par-là ! »
 
Ils me regardent, ébahit. Ils ont du mal à me croire. Je chancèle, perd l’équilibre. L’un d’entre eux me rattrape de justesse et me ramène jusqu’au banc. La sonnerie retentit, et je ne peux m’empêcher de fixer la veste du regard. J’ai peur que quelqu’un s’en approche et veuille vérifier si elle y est ou non. Et une jeune fille le fait effectivement. Ou tout du moins essaye. Là, c’est fini, je dois vraiment intervenir.
 
Eloignes toi de ça de suite et vas en cours ! *
 
Ordre clair, précis, et c’est efficace. Tous ont le regard fixé sur moi. Je dois être pâle comme un linge…
 
« Qu’est-ce que vous attendez ? Ca a sonné, tous en cours… Je l’attraperais moi-même. »
 
De nouveaux soupirs, de nouveaux grognements… Ça m’agace.
 
« Illico. »
 
Ça finit par m’obéir. Je sens que je vais devoir retravailler ça. L’obéissance… Le charisme aussi. Humpf. Bref, je les regarde s’éloigner petit à petit, avant de reposer mon regard sur la veste, d’où Nelsha finit par sortir. Elle doit être trempée, et gelée la pauvre. Je la vois s’ébrouer, ce qui confirme mes dires. Et puis elle vient vers moi, grimpe à côté de moi, avant de venir s’échouer sur mes genoux. Je la prends dans mes bras pour tenter de la réchauffer. Je sens son cœur battre à toute vitesse. Elle doit être un peu fatiguée, la minette…  Je tente de la sécher comme je peux, la frottant entre mes bras.
 
"- Alors, comment as-tu trouver mon petit jeu? Tu t'es bien amusé? Oh, regarde-moi dans quel état tu t'es mis. Tsss, ce n'est pas sérieux tout ça. Tu sais, si tu veux des papouilles, ce n'est pas la peine de te blesser, il te suffit de demander."
 
Je ris doucement. Non pas que ce soit over méga marrant, mais quand même. Ça l’est un peu. Je soupire légèrement.
 
"- Si tu m’emmènes au chaud, je me change et je te soigne tout ça. Ça te va, mon Chou?"
 
Je la prends dans mes bras, la serre contre mon torse, et me lève.
 
« Je me suis bien amusé oui. A part ce foutu coup de coude dans le nez. P’tit con qui m’a fait avoir une hémorragie… Mais je ne te cache pas que la perspective de sentir tes douces mains sur ma peau me tente énormément. Alors ça marche, je t’emmène au chaud. Après, je ne sais pas vraiment s’il y aura beaucoup de fringues de rechange, mais on peut toujours aller voir. Au pire je te prêterais les miens, de vêtements… »


Je me tais deux secondes. 


« Ah. Ou au pire je peux carrément te ramener jusqu’à ma chambre pour te prêter des vêtements en attendant que tu en ai de nouveaux. Et en plus, il doit y faire chaud. »


Je la caresse doucement, prenant le chemin de l’internat.


« Et en plus, j’ai des serviettes pour te sécher. » 


Oui, cela me semble la meilleure chose à faire. Même si Asmodée pourrait ne pas apprécier des masses. Ou au contraire, beaucoup aimer la compagnie… Baah, on verra bien comment il réagira. Au pire, je le calmerais de force avec mon pouvoir. Même si je suis pas mal claqué déjà…


« Ça te vas ? Baah, de toute façon, je ne te laisse pas vraiment le choix. Et puis comme ça, après, tu seras sur place pour aller investir ta propre chambre. »


Je lui souris doucement. Pas le choix, non. En plus, avec mon pas rapide, nous y arrivons en deux temps trois mouvements. Quelques escaliers à monter, et hop, nous y voilà. Et Asmodée qui fait le pied de grue à la porte... je crois qu'il a envie d'aller se promener. Je soupire. Et moi qui voulait me poser un peu, je sens que je vais devoir me coltiner sa sortie, après cela. J'aurais du choisir un animal plus petit... même si en fait, je n'ai pas vraiment choisit. On... était fait l'un pour l'autre quoi.

« Bienvenue chez moi, Nelsha... je te présente Asmodée, mon animal de ... »


Aie ! Il me mord cet idiot ! Ah... Oui.

« ... Mon ami. »
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Re: Le chat et la Poupée - Dim 15 Déc 2013 - 19:50
« Je me suis bien amusé oui. A part ce foutu coup de coude dans le nez. P’tit con qui m’a fait avoir une hémorragie… Mais je ne te cache pas que la perspective de sentir tes douces mains sur ma peau me tente énormément. Alors ça marche, je t’emmène au chaud. Après, je ne sais pas vraiment s’il y aura beaucoup de fringues de rechange, mais on peut toujours aller voir. Au pire je te prêterais les miens, de vêtements… »

Mwrrr, j'en frémirais presque. Vil flatteur que tu es, mon adorable Poupée. Je lui offre un regard charmeur, juste histoire d'en rajouter encore une couche. Il n'y a pas que mes mains qui sont douces, mon chéri, si seulement tu savais. Par contre, il a vraiment l'air contrarié par son pauvre petit nez abimé. Bah, je lui remettrais ça à neuf en un rien de temps, sauf si je décide de faire durer le plaisir. Ah, comme il est bon de se sentir les pleins pouvoirs. Enfin, je commence à avoir hâte de trouver un abri. J'ai horreur de sentir le chat mouillé. Enfin, ce n'est pas comparable à un chien mais quand même, je trouve ça désagréable. Et plus, ça a tendance à coller le poil, ce n'est absolument pas esthétique.

« Ah. Ou au pire je peux carrément te ramener jusqu’à ma chambre pour te prêter des vêtements en attendant que tu en ai de nouveaux. Et en plus, il doit y faire chaud. »
« Et en plus, j’ai des serviettes pour te sécher. »

Porter les vêtements de mon cher Svenichou, je dois bien admettre que c'est une idée qui me plait assez. Oui c'est un homme mais avec sa carrure de gonzesse, je suis certaine de trouver mon bonheur dans ses affaires. Parce que bon, mais si ses papouilles sont terriblement agréables, me faisant sans aucun scrupule mettre en marche la machine à ronrons, Il faut bien admettre qu'il n'a pas le physique type du surveillant. Bon, niveau muscle, il est quand même plutôt bien pourvu, juste assez pour être confortable. Mais me voilà promenée gratuitement, je ne vais pas me plaindre.

« Ça te vas ? Baah, de toute façon, je ne te laisse pas vraiment le choix. Et puis comme ça, après, tu seras sur place pour aller investir ta propre chambre. »

"- Allez, fais donc le guide jusqu'au bout. Après tout, c'est bien pour ça que tu es embauché aujourd'hui, nan? Alors profites-en pour éviter de bosser sérieusement. En tout cas, moi, c'est que je ferais."

Il n’est peut-être pas forcément très viril mais il galope mon petit bout d'homme. Une jolie foulée déliée, qui a le parfum de l'habitude. Je me laisse transportée, bien installée, tandis que nous arrivons à destination. Terminus, tout le monde descends. Enfin, pas tout de suite. Je reste dans les bras de mon cher porteur du moment le temps d pénétrer dans ses appartements.

« Bienvenue chez moi, Nelsha... je te présente Asmodée, mon animal de ... »
« ... Mon ami. »

"- PELUCHE!!!"

Pour le coup, je n'ai d'yeux que pour l'Once devant moi. Vous saviez que j'étais une fanatique des félins? Nan? Bah maintenant vous le savez. Je saute des bras de Sven pour atterrir sur la tête de mon cousin lointain. Et là, c'est parti pour une mini-bagarre. Vous savez, celles où ça fait plein de bruits, où sa court partout mais où savez que ce n'est que du jeu. Je rigole, l'autre feule et ronronne un peu -les Pantheras, nous sommes les meilleurs- et finalement, je me laisse attraper, me mettant sur le dos tandis de mes pattes je tapote son museau qui cherche à me chatouiller. Bon allez, on arrête un peu le bordel. Je me redresse un peu et m'adresse à Sven.

"- Je comprends d'où te vient ton habilité aux caresses maintenant. Tu ne m'avais pas dit que tu avais un copain à fourrure. Tu montes dans mon estime là. Les amis des félins sont mes amis.
Enfin, ce n’est pas tout ça mais tu m'avais promis une serviette et des fringues. Je vais me servir en fouillant où c'est toi qui m'amènes le tout? Je ne voudrais pas me montrer impolie ni discourtoise. "


Bah quoi, faire preuve d'un minimum de savoir-vivre de temps en temps, ça peut servir. Je serais sous forme humaine, je serais déjà en train de faire mon shopping dans son armoire mais là, j'ai un copain félidé et ce n’est pas tous les jours que j'ai la chance d'en profiter. En attendant sa réponse, je tends la patte vers Asmodée qui vient y appuyer sa tête alors que cette dernière se change en main. Et tout le reste suit. Me voilà redevenue humaine, accroupie devant l'Once qui bien qu'un peu surpris se laisse câliner. Eh oui, je sais exactement où grattouiller pour que ce soit le plus agréable. D'ailleurs, il vient même se coller à moi, me servant de radiateur le temps que je récupère de quoi retrouver une allure décente.

"- Sven, regarde. J'ai un nouveau manteau de fourrure avec chauffage intégré."

Sera t'il jaloux que son ami soit aussi le mien? Je suis curieuse de le savoir, tiens.
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Re: Le chat et la Poupée - Lun 16 Déc 2013 - 0:16
"- PELUCHE!!!"

Pas le temps de faire quelque mouvement que ce soit, que Nelsha a déjà foutu le camp de mes bras pour atterrir sur mon ami. Je roule des yeux, me demandant bien comment va réagir celui-ci. Je ne le connais pas encore parfaitement, et espère qu’il ne va pas tenter de la bouffer ou la dépecer. Ce n’est pas une souris à offrir à son maître, qu’il retienne bien cela. Mais il n’a pas l’air de réagir violemment. Non, il se met même à jouer avec elle. Et elle en fait de même. Ils courent –enfin si courir est vraiment possible dans ma chambre- et roulent, tournent, feulent, ronronnent, rient… Et moi, je ferme la porte derrière moi. Pas envie d’effrayer un quelconque passant du couloir avec mes deux félins en train de s’amuser. J’observe la scène, bras croisés, un petit sourire sur les lèvres. Je me fais totalement snober par mon Asmodée au profit de cette midinette… C’en est presque vexant. Oui. Presque. Cela le serait si je ne trouvais pas la scène attendrissante.

Ils s’arrêtent, elle se laisse attraper, se met sur le dos, comme pour montrer sa soumission –même si ce n’est pas le genre de Nelsha de se laisser soumettre. Elle lui tapote le museau, et lui, il lui chatouille le ventre. Eh bien… elle aura réussi à charmer homme et félin, cette demoiselle. Je ris doucement.

"- Je comprends d'où te vient ton habilité aux caresses maintenant. Tu ne m'avais pas dit que tu avais un copain à fourrure. Tu montes dans mon estime là. Les amis des félins sont mes amis.
Enfin, ce n’est pas tout ça mais tu m'avais promis une serviette et des fringues. Je vais me servir en fouillant où c'est toi qui m'amènes le tout? Je ne voudrais pas me montrer impolie ni discourtoise. "


Je ris doucement, lui offre un petit hochement de tête en guise de remerciement pour son compliment. C’est vrai qu’Asmodée, bien qu’ayant son petit caractère, aime bien se faire caresser. En fait, il aime avoir de la présence. La mienne, tout du moins. Et je suppose que maintenant, il aimera bien celle de Nelsha. Mais que l’on n’aille pas croire qu’il aime tout le monde. Loin de là. Il a déjà craché sur plusieurs personnes que l’on a croisé, que ce soit des apprentis, des repentis ou des professeurs. Et il est pas mal possessif et protecteur, aussi. C’est-à-dire que là, il sait bien que Nelsha ne me veut aucun mal. En revanche, si elle commence à me demander beaucoup trop d’attention, il risque de ne pas apprécier du tout… Comme moi, il aime être le centre d’attention, oui… Ce n’est pas pour rien que c’est mon familier.

Enfin. Une serviette et des vêtements, oui. Oui carrément oui. Je m’étire deux secondes, avant de me diriger vers la salle de bain pour récupérer une serviette propre sur l’étagère, et la ramener à Nelsha.

"- Sven, regarde. J'ai un nouveau manteau de fourrure avec chauffage intégré."

Je regarde par la porte, observe la scène et… et rit doucement en voyant Asmodée tout autours de Nelsha pour la réchauffer, alors que celle-ci est redevenue une demoiselle tout ce qu’il y a de plus humaine. Enfin… dans la mesure du possible. Après tout, on parle de Kitty-cat. M’enfin… mon familier, mon ami, s’enroule et se frotte à une personne autre que moi. Humpf… Possessivité, quand tu nous tiens… Asmodée me jette un coup d’œil de défi. Ah ouais. Il fait ça pour se venger, le fourbe. Je soupire, fais mine de l’ignorer. Je sais que, personnellement, c’est le genre d’attitude qui m’énerve le plus, lorsque je tente de faire réagir quelqu’un. Et comme il est comme moi… Eh bien, je n’ai qu’à continuer en cette voie.

Je m’approche doucement de Nelsha, lui tend la serviette.

« Tiens, sèche toi un peu, le temps que je te sorte des fringues. »

Je lui souris gentiment, avant de me planter devant mon armoire, et chercher des vêtements féminins un peu habillés. Je trouve quelques hauts, des pantalons, des jupes… Par contre, je n’ai pas de sous-vêtements. Enfin des boxers, mais pour homme quoi. Je lui amène le tout.

« Regardes si tu trouves ton bonheur là-dedans. Sinon, eh bien… tu peux toujours aller fouiller dans mon placard. Pour les sous-vêtements, je n’ai pas de soutien-gorge, et que des boxers masculins… Donc soit tu te retrouves nue sous tes vêtements, soit tu me taxe un boxer… A toi de voir. »

Je ris doucement. Ben oui, faut bien le dire, tout féminin sois-je, je reste un homme, et les culottes, string et tanga, ça fait... comment dire… un peu mal aux attributs. Je regarde Nelsha, quelques instants. Non pas que j’en ai spécialement envie, ni quoi que ce soit, mais tout simplement… je ne sais pas, je la regarde sans vraiment la voir en fait. Une espèce de bug de mon cerveau. Je la regarde, mais je pense à tout à fait autre chose. Par contre je ne saurais dire quoi, c’est ça le plus étrange. Et puis là… Un feulement, suivit d’un coup de langue, me sortent de mes pensées. Je baisse les yeux, et voit Asmodée qui m’engueule du regard. Ahah, je savais que ça marcherait. Je me connais trop bien. Et par conséquence, lui aussi, je vais surement très bien le connaitre.

« Enfin… voilà. Habille toi, tu auras moins froid que nue comme un vers. »

Je ne me défais pas de mon sourire, mais j’avoue que j’ai un coup de barre soudainement…

« Humpf… ce fut tout de même un peu fatigant, cette course poursuite… »

Je soupire, vais jusqu’à la salle de bain, prend un linge qui traînait par-là, le passe sous l’eau, et m’éponge le nez, tout en revenant dans la salle principale.

« Bien physique… Mais j'espère au moins que tu ne t'es pas ennuyée... »

Je vais m’asseoir sur mon lit, complètement vanné. Asmodée s'approche de moi, avec ce regard que je commence à lui connaître, lorsque je me sens à cour d’énergie... Il tente de caler sa tête dans ma main, mais je le repousse gentiment.

« S'il te plait non... je n'en ai pas besoin... »
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Re: Le chat et la Poupée - Lun 16 Déc 2013 - 10:13
« Tiens, sèche toi un peu, le temps que je te sorte des fringues. »

Je saisis la serviette au vol, en frotte un coup la tête de mon manteau sur pattes, juste pour lui défriser un peu le poil et histoire de l'enquiquiner un peu, puis je m'enroule dedans avant de me frotter les bras énergiquement. Ah, il n’y a pas à dire, ça fait du bien. Je ne suis pas spécialement frileuse mais bon, il ne fait quand même pas très chaud par ici. Je parierais qu'il ne tardera pas à neiger par ici. C'est Asmodée qui serait content, il doit aimer ça, la neige, lui. Nyah, oui, je suis une vraie gosse avec les autres félins. Mais ils sont si intelligents et tellement craquants par-dessus le marché.

« Regardes si tu trouves ton bonheur là-dedans. Sinon, eh bien… tu peux toujours aller fouiller dans mon placard. Pour les sous-vêtements, je n’ai pas de soutien-gorge, et que des boxers masculins… Donc soit tu te retrouves nue sous tes vêtements, soit tu me taxe un boxer… A toi de voir. »
« Enfin… voilà. Habille toi, tu auras moins froid que nue comme un vers. »


Je me lève et viens donc jeter un coup d'œil à ce que mon adorable petite poupée m'a sorti comme affaires. Pourquoi je ne suis même pas surprise de le voir e sortir des jupes et des débardeurs typiques de gonzesse? Je ne cache pas mon sourire même si je ne dis rien pour le coup. Je m'amuse à observer chaque vêtement et à l'imaginer sur mon petit bout d'Homme. Mwrrr, y a de quoi se rincer l’œil, c'est moi qui vous le dit. Un jour, on ira faire du shopping tous les deux. Je VEUX pouvoir m'amuser à lui faire essayer des centaines de tenues toutes plus féminines les unes que les autres.

"- Vraiment? Là, tu me déçois mon Chou. Moi qui pensais que tu parais à toute éventualité, tu n'as même pas des sous-vêtements adaptés? Il faudra que l'on règle ça. Je t’emmènerais en acheter, tu verras...."


Et en prime, j'ai trouvé la parfaite excuse pour mettre au point mon plan diabolique. Oh oui, mettre à sac les magasins pour ne rien prendre au final, c'est jouissif. Et je veux continuer à m'amuser avec mon Svenounet. Même si visiblement, je devrais parfois lever le pied, Peluche a aussi des vues très spécifiques sur son camarade. T'as raison, mors-le quand il dit des conneries et rappelle-lui que c'est toi qui décides. Mais laisse m'en un peu quand même. Moi aussi, je l'aime bien ton Humain. Une grattouille rapide pour Asmodée en passant et je finis par prendre le premier haut qui vient avec une jupe. Comme si le fait de ne pas avoir de sous-vêtements pouvait me gêner.

« Humpf… ce fut tout de même un peu fatigant, cette course poursuite… »
« Bien physique… Mais j'espère au moins que tu ne t'es pas ennuyée... »


"- Pas le moins du monde. C'était très drôle, de mon point de vue. Une belle entrée en matière. Ne t'en fais pas, bientôt, tu auras l'habitude. Et en prime, ton physique ne s'en trouvera pas changé. Regarde, qui pourrait croire que sous mes allures de pauvre jeune fille, je peux tenir en respect à la course prêt d'un quart des étudiants des lieux?"

Oui, je me vante peut-être un peu mais il n'empêche que quand je cavale, celui qui compte m’attraper n'a qu'à bien se tenir. Et oui, comme je le laisse sous-entendre, je compte bien continuer à m'amuser de la sorte. Et pauvre de Sven, j'ai bien l'intention de l'emmener avec moi dans mes conneries. Enfin, on dirait qu'il a un sérieux coup de pompe là. Et puis, l'est un peu pâlichon. Il aurait pris un bon coup on dirait quand même. Et déjà, Asmodée qui vient le voir et tente une approche assez spéciale. Du moins, pas celle traditionnelle d'un félin. Alors, j'observe et j'écoute.

« S'il te plait non... je n'en ai pas besoin... »

Pas besoin. Il y a donc quelque chose qui se passe entre eux. Hum, pour le coup, j'en serais presque jalouse. Enfin, je finis d'ajuster ma tenue et viens caresser la nuque de l'Once avant de venir m'installer sur le lit à côté de mon cher repenti. Et là, c'est à Asmodée que je m'adresse en souriant.

"- Tu es une brave bête, toi. Prends bien soin de lui, il est mignon mais pas toujours très doué alors il risque d'avoir bien besoin de toi."

Un clin d’œil au félin qui m'a comprise, j'en suis certaine. Oui, je ne vais pas te le piquer, t'inquiètes boule de poil. Même si ça pourrait être tentant mais bon, un autre jour peut-être. Maintenant, j'en reviens à mon petit bout d'homme.

"- Allez, montre-moi ta frimousse toi. Que je te répare tout ça bien comme il faut."

Alors, voyons voir tout ça. Mes mains viennent se poser sur ses joues mais non, c'est bien le nez qui est touché, c'est marrant ce truc, je le sens avec une telle précision. Enfin, là, j'ai trouvé le gros point faible et je laisse mon pouvoir entrer en action. Et voilà, tout est parfaitement remis à neuf maintenant. Bon, il reste un peu palot quand même mais je ne suis pas magicienne non plus, faut pas trop m'en demander non plus.

"- Voici un Sven tout beau tout neuf. Enfin, une fois tes batteries rechargées, tu pourras retourner bosser. Mais pas dans cet état. En tant qu'infirmière, je te l'interdit. Tu es donc assigné à ta chambre jusqu'à nouvel ordre. Ou jusqu'à ce que je décide que tu puisses en sortir."

Et une nouvelle excuse pour ne pas le lâcher. Le pire, c'est que j'en ai parfaitement le droit, c'est dans mes attributions après tout. J'éclate de rire. Moi qui ne voulais pas de ce rôle, au moins une fois, il m'aura servi à quelque chose. Je prends le temps de jeter un œil à la chambre en elle-même. Je suppose que la mienne sera sensiblement similaire. C'est déprimant cette idée.

"- T'as jamais songé à mettre de la déco, personnaliser un peu ton intérieur? Franchement, ça fait glauque leur piaule, tu préfèrerais presque aller bosser que de rester enfermer ici. Enfin, maintenant que tu es obligé de te reposer, je me vois dans l'obligation de veiller sur toi. C'est quand même ma faute si tu es dans cet état et puis, c'est mon job en même temps. Tu vois, je prends mes attributions très à cœur."

Faut sérieusement que j'arrête mes conneries mais non, j'y arrive pas. Je m'éclate trop pour ça. Je m'allonge nonchalamment en travers du bout du lit de Sven gardant un œil sur Asmodée qui veille au grain de son côté. Tu ressembles pas à ton pote toi, ça pourrait être drôle ça aussi. Mais un autre jour.

"- Alors, dis-moi. Et si tu me parlais un peu de toi, hein?"
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Re: Le chat et la Poupée - Lun 16 Déc 2013 - 22:45
J’écoute la réponse de Nelsha d’une oreille distraite. Enfin, ce que j’en retiens, en gros, c’est que non elle ne s’est pas ennuyée, et que dans l’ensemble, elle est même contente de son petit effet. Je souris. Je dois bien l’avouer, c’était marrant. Mis à part ce passage de… raah. Marre de ressasser. Ceci dit j’avais vraiment les nerfs. Et maintenant que j’y repense, j’ai encore les nerfs. Humpf. Inspirer, expirer. Voilà. Ça va mieux… Asmodée l’a senti et ronronne légèrement pour me calmer, ce qui a un effet quasi immédiatement. Y a pas à dire, il a du coffre mon once… Ah, et elle veut aussi m’emmener faire les magasins. Bizarrement, je devine aisément pourquoi. Je revois le visage d’Amber, dans ma tête, et me remémore  cette sortie en plein Londres. Ralala que de souvenirs… Mais Nelsha me sort de mes pensées en s’adressant à Asmodée.
 
"- Tu es une brave bête, toi. Prends bien soin de lui, il est mignon mais pas toujours très doué alors il risque d'avoir bien besoin de toi."
 
Pardon ? Je que quoi ? Ma bouche s’ouvre en un « eh » muet, mes sourcils se haussent, mes yeux s’agrandissent. C’est faux ! Je suis toujours doué ! … Bon d’accord, peut-être pas toujours ! Mais quand même ! Pas la peine de le souligner… C’est… c’est vexant… ça heurte ma petite fierté. Je soupire.
 
"- Allez, montre-moi ta frimousse toi. Que je te répare tout ça bien comme il faut."
 
Elle laisse ses mains courir sur mon visage. Elles passent sur mes joues, avant de venir sur mon nez, m’arrachant une petite grimasse de douleur. Humpf, il ne m’a pas raté en fait, ce crétin. Je me mords la lèvre inférieure, jusqu’à ce que je n’aie plus mal. Ce qui arrive d’ailleurs plutôt vite, en fait. Décidément, ce pouvoir est super utile… Je souris, content de ne plus avoir ce soucis, me penche légèrement, et dépose un baiser sur la joue de mon amie.
 
« Merci. »
 
Je lui glisse, après qu’elle m’a parlé. Et qu’elle m’a assigné à ma chambre… Wait… WHAT ? Hein ? Mais enfin je…  mais ma chambre quoi… C’est… je ne veux pas rester enfermé ici… même si j’avoue que je l’aime bien, mais je ne suis pas dans ma période dépression là… Et même si je suis tout pâlichon –j’ai failli sursauter en croisant mon reflet dans le miroir, dans la salle de bain-, je peux me ressaisir rapidement. Sans avoir à piocher dans les réserves de mon familier.
 
"- T'as jamais songé à mettre de la déco, personnaliser un peu ton intérieur? Franchement, ça fait glauque leur piaule, tu préfèrerais presque aller bosser que de rester enfermer ici. Enfin, maintenant que tu es obligé de te reposer, je me vois dans l'obligation de veiller sur toi. C'est quand même ma faute si tu es dans cet état et puis, c'est mon job en même temps. Tu vois, je prends mes attributions très à cœur."
 
Décorer ? Hum… Non, jamais. Enfin, pas vraiment. Disons que j’ai toujours été comme ça. Pas très attaché à ce genre de chose. Les vêtements, oui, les sacs, chaussures, et autres accessoires, oui, mais les objets déco, les tableaux, les statues et statuettes… non. Et encore moins les photos. Après tout, je n’ai pas de photos qui me tiennent à cœur. En général, celles que j’avais, c’étaient des photos de galas de charités où j’accompagnais des clients pour la soirée… et la nuit, bien sûr. Mais cela tombe sous le sens. Alors non, je ne voulais pas forcément les afficher, aussi beau étais-je dans toutes ces robes hautes coutures faites sur mesure… Il y aurait peut-être eu cette photo avec Jérémiah… mais je l’ai perdu. Je ne me souviens plus si je l’ai brûlé ou déchirée… ou tout simplement jetée. Non. Je ne me souviens plus. Je reporte mon attention sur Nelsha et rit doucement. Décidément, elle sait se trouver de bonnes excuses pour mettre à exécution ses plans diaboliques. Cela me plait.
 
"- Alors, dis-moi. Et si tu me parlais un peu de toi, hein?"
 
Et voilà. On y arrive. Je souris tristement. Parler de moi hein… Mais… que dire au juste ? Après tout je n’ai pas vraiment vécu, si je peux dire cela ainsi. Je soupire. Baah… je suppose que je n’ai pas trop le choix. Après tout, ce sont ce que font les « amis » entre eux. Enfin je crois. Je peux toujours me lancer… Et puis je lui demanderais de me parler d’elle aussi un peu. C’est donnant donnant…
 
« Je te parle de moi si tu me parles de toi en retour, Nelsha… »
 
Je souris doucement. Asmodée monte sur le lit, s’enroule autour de moi, et me chatouille le cou de sa queue touffue. Ca a vraiment trop de poils, ces bestioles. J’imagine déjà quand il fera un peu plus chaud et qu’il les perdra en masse… Je ferais mieux, d’ailleurs, d’éviter d’y penser, sinon je vais déjà angoisser.
 
« Par où commencer… »
 
Je ramène mes genoux contre mon torse, les entour de mes bras.
 
« Par le début, je suppose. Cela pourrait être une très bonne idée. Eh bien… »
 
Je prends une grande inspiration. Ça risque d’être un peu. Pas qu’il y a vraiment énormément de choses à raconter. Mais simplement qu’il faut que je replace tout dans son contexte. Et que je trouve comment en parler.
 
« Je m’appelle Sven Théodore Loki… enfin. Loki n’est pas mon vrai nom de famille. J'ai vingt et un ans. Je suis d’origine Finlandaise, et ai vécu à Helsinki jusqu’à ce que j’aie l’âge d’aller faire mes études universitaires ailleurs. Je suis orphelin, et ai vécu en foyer toute ma jeunesse. J’étais bon à l’école, mais je m’y ennuyais, alors je séchais les trois quarts du temps… »
 
Je ris doucement. C’est banale comme histoire, ça…
 
« Jusque-là, j’étais juste un jeune homme comme les autres, si ce n’est que j’avais déjà un physique assez atypique et que cela m’apportait quelques difficultés. Et puis un jour, alors que j’avais fait le mur pour aller à un concert, j’ai rencontré un jeune homme. Il s’appelait Jérémiah. C’était le chanteur du groupe en question. Beau garçon, charismatique… toutes les filles de la salle étaient sous son charme. Mais moi, j’ai vu quelque chose en lui que d’autres ne voyaient pas. Et puis, je ne sais pas trop comment, mais il m’a remarqué aussi. Surement parce que j’étais la seule « fille » accoudée au bar, qui buvait comme pas possible et qui refusait toutes avances de qui qu’elles viennent. Et puis occasionnellement, on s’est battu pour moi. »
 
Je ris doucement. C’était vraiment ridicule, comme histoire.
 
« Le fait est qu’on s’est revu après. Et on est devenu amis. De très bons amis. Je venais souvent squatter chez lui, m’échappant un peu de la solitude du foyer… Et puis je suis parti pour Londres, un beau jour, quasiment sans prévenir. Je ne me suis pas retourné, je ne lui ai pas dit au revoir, et étrangement, je n’en ai jamais éprouvé aucun remord… »
 
Je lève les yeux, fixe Nelsha et lui souris.
 
« … A toi. Parles moi un peu de toi, si tu veux la suite… »
 

Je ris doucement. Quel idiot je fais. Je suis vraiment très différent du Sven d’avant… il me manque un peu, cet énergumène sans cœur et sans regret…
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