Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou]

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Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Sam 30 Nov 2013 - 23:05
Enfin, la liberté !
Je sors en courant de ma dernière heure de cours en saluant rapidement mon professeur et m'élance dehors pour profiter de l'air frais.
Je remarque que tous les élèves qui m'accompagnaient accélèrent le pas et se frottent les bras mutuellement pour essayer de se réchauffer...
Hahaha, c'est vrai qu'il fait frisquet, mais c'est tant mieux !
La température ambiante me donne envie de sautiller partout, qu'est-ce que ce serait bien si il y avait de la neige ! Bah, en cette saison, ça ne saurait plus tarder, ce n'est plus qu'une question de patience.
Tout en m'amusant avec les nuages de vapeur qui sortent de ma bouche, je remarque un homme qui semble se disputer avec un autre.
J'observe la scène de loin, l'une de ces deux personnes me rappelle quelqu'un, ce doit être un membre de la direction de l'établissement, vu son air sérieux et important. Par contre, l'autre ne me rappelle personne, ce doit être un autre étudiant...
Je m'approche un peu, et remarque que l'élève semble insister pour avoir quelque chose. Je continue de m'avancer, en faisant mine de regarder le paysage, et maintenant, je peux voir sa drôle d'allure :
Il est grand, les cheveux bruns mal coiffés, une mine dure et adulte, alors qu'il ne doit pas dépasser la vingtaine, il fait vraiment penser à un arbre, ça ne m'étonnerait même pas que ce soit son domaine divinatoire !
Je m'approche encore plus, avec un air innocent ridicule, vu l'intensité de leur discussion, ils ne peuvent parler que de quelque chose d'important !
A cette distance, j'entend tout, mais n'ayant pas encore saisi le contexte, je ne comprend pas tout de suite de quoi ils parlent. Quand les pièces du puzzle se rassemblent, je me retiens de crier de surprise :
Le chêne demande l'autorisation de quitter l'académie temporairement !
A la simple idée de ce projet, je m'excite, ça fait si longtemps que je ne suis pas retourné dans mon monde ! Depuis ma mort, il y a 3 semaines, en fait. Bon, d'après ce que j'entend, il veut juste aller dans une forêt pas loin d'ici, mais c'est déjà bien !
Je n'écoute pas les arguments qu'il met en avant pour avoir son autorisation, trop absorbé par ma réflexion pour tenter d'obtenir la même chose que lui.
Après quelques instants de débat, l'homme sérieux finit par céder, l'étudiant l'abreuve de remerciements et s'éloigne satisfait, triomphant, fier, orgueilleux...
Ah !
Je crois que je suis jaloux.
N'écoutant que mes émotions, je met mon écharpe devant ma bouche et me met à lui courir après, comme si je courais après un ballon qui allait passer dans le jardin des voisins.
Une fois arrivé à son niveau, je lui tire doucement la manche et me met en mode "yeux de chatons", en marmonnant assez fort pour qu'il entende malgré l'épaisse couche de tissu qui recouvre ma bouche :
- Dites, vous allez sortir de l'académie ?
Il se prépare à répondre avec un petit sourire, mais je ne lui en laisse pas le temps :
- Je peux vous accompagner ? S'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait !
Je sautille sur place, mais le platane ne semble pas prêt à m'emporter dans sa valise, je rajoute :
- Je serais sage comme une image, promis, juré, craché ! 
Comme il semble toujours réticent, je ne lui laisse pas le temps d'en placer une et je continue :
- Vous me remarquerez même pas ! Je vous suivrais et je me tairais, c'est tout, s'il vous plait, laissez-moi vous accompagner !
Voyant que mon caprice ne semble pas fonctionner, je commence à faire une petite grimace comme pour lui dire que je vais me mettre à pleurer et gémis :
- Ça fait 3 mois que je suis ici, et je suis toujours pas sorti, je m'ennuie comme un rat mort, je vous en supplie !
Je lui cache que je voudrais rentrer chez moi, pour éviter qu'il ne croit à une tentative de fugue, je préfère lui mentir comme un arracheur de dents.
Je lui adresse mon regard le plus désespéré d'enfant maltraité, et joins mes mains comme pour une prière, suppliant à son cœur de le faire changer d'avis.
Dans le feu de l'action, mon écharpe est passée sous mon menton, balayant ma personnalité d'enfant timide et laissant place à celle d'enfant capricieux, pour le plus grand malheur de mon nouvel ami baobab.



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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Mar 3 Déc 2013 - 11:40
Enfin! Mes cours sont enfin terminés pour aujourd’hui. Quel bonheur de pouvoir retourner me balader en forêt, seul tranquille... Sauf que.... Je n'ai pas le droit de sortir de l'académie. Je sais que c'est pour ma sécurité étant donné ma condition d'élève, mais quand même. Je suis plus vieux que certains professeurs et repentis, je sais que ce n'est pas réellement un argument valable, pourtant il faut que je réussisse à obtenir une autorisation de sortie, je n'en peux déjà plus de ces enceintes constamment closes...

Il y a de quoi devenir fou! Je n'ai beau être un dieu que depuis deux semaines, j'ai besoin de la forêt... Certains peuvent dire que j'y suis drogué. Laissons-les dire. J'ai pourtant mis au point une "stratégie", et un ensemble d'argument, devant m'assurer le succès de ma demande.

Quoi? Pourquoi fais-je une telle stupidité que demander la permission? C'est tout simplement par mesure de précaution. En effet, si jamais je faisais le mur, trois issues seraient possibles, tout d'abord, je risquerais de me faire repérer à mon retour par un quelconque membre du personnel de l'académie, ensuite, je risque de faire une mauvaise rencontre à l'extérieur, (comme par exemple un renégat, contre qui je sais n'avoir aucune chance) et il faudrait moins de temps à ce même personnel pour se mettre à ma recherche. Enfin, ce qui est le plus probable néanmoins, il se pourrait que je réussisse à revenir sans être vu...

Autant dire que je préfère ne pas tenter le diable. J'ai donc fait passer une lettre à une personne influente, il y a deux jours, pour que nous nous retrouvions à la sortie de mon cours... Cette personne est présente, et à l'heure, au rendez-vous.

- Bonjour. C'est toi l'auteur de cette lettre, ce Simon? Si oui, que me veux-tu? Si non, dis lui de faire l'effort d'être à l'heure lorsqu'il se permet de faire déplacer les autres.

Cet avant goût, sec, de la discussion me permet de vite comprendre comment se dérouleront les négociations.

- Bonjour monsieur. Je suis bien Simon, et je vous prie de m'excuser de vous avoir dérangé. J'aimerais cependant vous demander une faveur...
- Eh bien vas-y, je t'écoutes
- Voilà, je sais que je n'en ai normalement pas la permission, mais j'aimerais faire un tour dans une des forêts proches d'ici... Pourriez-vous m'en accorder la permission s'il-vous-plaît?

C'est à ce moment précis que commence le débat, que nous tentons chacun de notre côté de rendre le plus discret possible, et ce sans tomber dans le "dialogue de sourds". Il me sort directement le règlement intérieur, et me l'expliques. Je tentes de mon côté d'argumenter sur les raisons qui me poussent à demander une exception à ce fameux règlement. Je commence par mettre en avant mon âge, ce à quoi il réfute que c'est plus une question de domaine divin.

- Venez, éloignons-nous des portes, les autres cours vont se terminer.

Nous nous déplaçons donc, pour nous dissimuler quelque peu. Le débat reprends alors, même si mon 'invité' se montre de moins en moins patient. Je finis par jouer mes dernières cartes, après avoir tenté de le convaincre que je ne sort que pour aller dans une forêt, avec pour but d'améliorer ma maîtrise de domaine divin.

- Je serais même prêt à être sermonné, à mon retour,comme si je n'avais pas reçu d'autorisation.
- Dans ce cas, je ne vois pas que dire de plus... Je sais que je ne devrais pas, mais je vais te laisser le bénéfice du doute pour cette fois. Va, je t'autorise à sortir de l'enceinte, mais à plusieurs conditions.

Des conditions, comme si je ne m'y attendais pas, c'est évident que c'est sous conditions!

- Comme tu l'as suggéré, à ton retour tu sera sanctionné pour être sorti. Cependant, tu devras aussi m'expliquer en détail ce que tu as vu et fait durant la journée de samedi, que tu passeras dehors. Enfin, il est impératif que tu fasses preuve d'une extrême prudence. Au revoir.

Je ne m'en sort pas si mal, finalement, on peut même dire que c'est une bonne performance pour un élève comme moi. Je n'ai par contre pas encore remarqué le petit truc à écharpe qui me fonce dessus puis me tire la manche.

- Dites, vous allez sortir de l'académie ?

Alors que je commence à sourire pour le faire repartir, en me disant que les nouvelles vont relativement vite par ici, il se met à sautiller.

- Je peux vous accompagner ? S'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait !

- Je serais sage comme une image, promis, juré, craché !

- Vous me remarquerez même pas ! Je vous suivrais et je me tairais, c'est tout, s'il vous plait, laissez-moi vous accompagner !

- Ça fait 3 mois que je suis ici, et je suis toujours pas sorti, je m'ennuie comme un rat mort, je vous en supplie !


Ce gosse, c'est un vrai moulin à parole ou quoi? Je n'en reviens pas... Il a au moins le mérite de savoir trouver les bonnes informations, alors...

- Bonjour, déjà... Ensuite, viens avec moi, on va discuter, et évite de crier comme ça...

Je l'entraîne ensuite encore plus à l'écart, étant donné qu'il risque d'ameuter tous les élèves en criant de cette manière.

- Tu es là depuis trois mois, c'est ça? Je penses que tu as déjà eu l'occasion de sortir, accompagné d'un enseignant.

Je dis ça mais... J'ai comme l'impression, à sa tête, qu'il va tenter de me faire chanter, et ça, ce n'est pas ce que je désire le plus on peut dire.
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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Sam 7 Déc 2013 - 23:25
- Bonjour, déjà... Ensuite, viens avec moi, on va discuter, et évite de crier comme ça...

Yeeeees !
Comment ça, je m’excite vite ? D’accord, il n’a pas dit oui, mais il n’a pas refusé non plus !
Je le suis, avec une démarche dansante et écoute ce qu’il a à me dire avant de partir.

- Tu es là depuis trois mois, c'est ça? Je penses que tu as déjà eu l'occasion de sortir, accompagné d'un enseignant.

Gêné, je croise mes bras derrière ma tête, regarde le bâtiment de classes, et invente un nouveau mensonge à l’improviste :

- Oh, vous savez, ici, on fait pas énormément de sorties, à part lors d’événements spéciaux…

J’embraye, en haussant un peu le ton :

- C’est pour ça que je voudrais sortir un peu, j’ai pas envie d’attendre des années avant de pouvoir sortir à nouveau !

En levant la tête vers lui, je lui fais une bouille tristounette, avant de gémir :

- Dites oui, s’il vous plait ! De toutes façons, il nous arrivera rien, c’est pas comme si on avait un océan à traverser !

Voyant qu’il hésite, je décide de lui forcer un peu la main en marchant à reculons vers la grille, un sourire enthousiasme aux lèvres.

- Allez, dépêchez-vous, sinon, il va faire nuit quand on va rentrer !

Je me retourne brusquement et me met à trottiner vers la grille, foulant bruyamment le gravier, avant de m’arrêter devant la sortie et de crier au retardataire :

- Vous venez ?




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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Lun 16 Déc 2013 - 20:49
Non mais c'est quoi ce gamin!? Il est tellement pressé qu'il ne me laisse même pas en placer une...

Attends, mais il commence à aller vers la grille? Sans préparation ni rien? Je le rattrape et l'arrête en lui posant brusquement la main sur l'épaule, sans pour autant y aller fort. Après tout je suis un adulte et lui un enfant, ça fait une bonne différence de force.

- Stop! Tu vas où comme ça, hein? Tu crois vraiment que j'ai prévu de partir pendant la semaine, alors que n'importe qui peux nous voir, et sans préparation? Il faut réfléchir un peu. J'ai eu une autorisation pour moi, et je vais tout de même être sanctionné après alors calme toi un peu.

Je le regarde, soupire, et le ramène vers la fontaine avant que quelqu'un ne nous voie. Je lui chuchote :

- Bon, je ne suis pas un monstre, je veux bien t'emmener, mais on iras seulement samedi matin ok ? Tu as intérêt à être préparé et ici à sept heures moins quart, ou je part sans toi.

Un peu de pression n'est pas de trop je penses. Il faut qu'il se calme un peu ou on risque de mal finir. En effet, s'il reste aussi bruyant, on ne pourra même pas passer le mur de l'internat. Je le laisse ensuite pour aller manger puis me coucher.

La semaine continue, ennuyante à mourir, et je fais tout mon possible pour me préparer sans croiser l'autre jeune. Il faut rester discret tout de même. Je réussit cela, et même à effectuer tous les préparatifs sans que Riku ne s'en aperçoive.

Nous voici désormais le samedi, et je suis présent à 6h30 au lieu convenu. Je sais que je lui ai dit que nous nous retrouverions à 6h45, et pas après, mais je ne suis pas si strict en réalité. Je suis juste en train de tester sa ponctualité.
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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Sam 21 Déc 2013 - 19:20
Moi qui pensait partir à l’aventure dans la minute, voilà que mes espérances s’envolent par une simple main posé sur l’épaule.

- Stop! Tu vas où comme ça, hein? Tu crois vraiment que j'ai prévu de partir pendant la semaine, alors que n'importe qui peux nous voir, et sans préparation? Il faut réfléchir un peu. J'ai eu une autorisation pour moi, et je vais tout de même être sanctionné après alors calme toi un peu.

Préparation ? Sanctionné ? Pour une simple balade en forêt ? Est-ce qu’on est vraiment dans une université ?
La confiance règne ! On est sensé être des dieux, et on a autant de libertés qu’un canari dans une cage rouillée !
Face à ma boue déçue, il soupire et me repousse vers la fontaine, bien décidé à faire le point avec moi.

- Bon, je ne suis pas un monstre, je veux bien t'emmener, mais on iras seulement samedi matin ok ? Tu as intérêt à être préparé et ici à sept heures moins quart, ou je part sans toi.

Je ne peux pas m’empêcher de pousser un petit « Oooh… » gonflé de déception, puis j’acquiesce, réfléchissant à comment je vais bien pouvoir m’occuper pendant tout ce temps…
Je regarde le bouleau s’éloigner après une brève salutation, puis je tourne sur mes talons, direction ma chambre.
Une semaine, c’est long. Le mercredi, ça va, une demi-journée, ce n’est pas la mort, mais le jeudi et le vendredi, lorsqu’on sait qu’on part en excursion le lendemain…

~~~~

- Non, Luke, je suis ton père.

La révélation finit d’achever le pauvre stylo bleu, déjà salement amoché par la terrible bataille qui s’est déroulée en plein cœur du cours de maths. Horrifié, il crache :

- Non… C’est impossible !

Le stylo noir, victorieux, se tient debout, aidé par une petite main froide qui préfère aider le seigneur du mal que d‘aider son cahier de maths à se remplir. Le stylo bleu rampe sur le bois de la table, puis se redresse avec l’aide de son vaisseau-trousse.

- Lis dans ton cœur, tu sauras que c’est vr…

Soudain, la scène s’interrompt.
R2D2 la gomme, tenue par une main étrangère, se place au milieu des deux personnages, puis lance :

- Il te ment ! C’est moi, ton père !

Oliver lève la tête, surpris par l’intervention surprise.
L’Œil sévère du professeur de maths le regarde, teinté d’un soupçon d’amusement. Satisfait de sa petite plaisanterie, il rappelle le fan de Georges Lucas à l’ordre :

- Encore 10 minutes d’attention, c’est possible, M.Drenon ?

Le pauvre élève, noyé par les rires de ses camarades, baisse la tête vers son cahier, qui a arrêté de suivre le cours depuis un bout de temps déjà.

- Bien, reprenons !

~~~~

…Voila le genre de trucs qui arrivent.
Vendredi soir arrive enfin, mais je ne suis pas fatigué, et je peine à m’endormir.
Je vérifie toutes les 5 minutes que mon réveil est bien réglé et que je ne risque pas de rater le rendez-vous fixé… J’ai toujours qu’il se mette à dysfonctionner pile au moment où j’en ait besoin !
Minuit passé, et je ne suis toujours pas dans les bras de Morphée…

J’ai une idée !

~~~~

J’entend des bruits de pas sur le gravier, qui me réveillent presque instantanément.
En même temps, je n’ai pas besoin de grand-chose pour quitter mon sommeil, il fait froid et mon lit improvisé à base de feuilles mortes n’est pas très confortable…
Je me lève, plein de courbatures, et pose mon sac sur mes épaules, les yeux alourdis de cernes.
J’ignore l’heure qu’il est, mais la silhouette du platane qui se découpe dans la nuit m’indique qu’il doit être approximativement l’heure du rendez-vous.
Il ne m’a pas encore vu, je m’avance donc vers lui.
En me frottant les yeux, je dis tout bas, en grande partie à cause de la fatigue :

- Salut.

Je tente d‘afficher une mine plus enthousiaste que ma vielle tête fatiguée, tout en retenant un bâillement, et chuchote :

- Je suis prêt, on peut y aller.

Je lui montre mon sac, et l’informe de son contenu, après quelques instants d’hésitation :

- J’ai pris de la nourriture, de l’eau, une boussole et un manteau de pluie, au cas où.

Je baisse lourdement le bras, et essaie de maintenir mon sourire, en me mordant la langue pour essayer de me réveiller.



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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Ven 10 Jan 2014 - 5:32
- Salut.

Je suis un peu surpris du fait qu'il soit là avant moi, puis remarque certains signes sur lui me rappelant les campeurs sur terre. Je comprend donc sa façon de faire, ce qui me tire un sourire amusé.

- Je vois que tu m'attendais. T'es là depuis quand?

Peu après, il m'énumère son équipement, ce qui me semble suffisant. Nous avons à peu près de quoi tenir jusqu'à demain matin, mais je préférerais éviter d'en arriver là.

- T'es sûr de pouvoir partir maintenant?

J'ai beau le lui demander, je sais très bien qu'il voudra continuer, mais j'espère qu'il sera réactif malgré le manque de sommeil. C'est pour ça que je commence à avancer vers la porte, prudemment vu qu'il est possible que des repentis surveillent. Pourtant, nous réussissons à passer sans trop de soucis. Je me retourne pour lui chuchoter.

- Direction, la forêt.

Vu que les alentours du préau, et donc du port astral, sont plus surveillés, j'ai décidé de nous faire sortir par la porte à l'opposé. Ensuite, je lui fais signe d'avancer discrètement à travers les fourrés tant que nous serons visibles depuis l'enceinte.

Une fois ce cap dépassé, je me redresse et lui indique qu'il peut m'imiter. De toute façon, il me semble évident qu'il l'a compris vu que je suis bien plus facile à repérer que lui.

- Maintenant, on devrait pouvoir se détendre un peu, mais attention. D'après ce que j'ai compris il y a quand même des dangers ici. D'accord?

Cette dernière question avait beau avoir l'air d'être rhétorique, si jamais il me répondait 'non', la destination serait évidente. DEMI-TOUR I-MME-DIAT. C'est simple comme résolution.

En attendant, j'essaie de mémoriser les alentours, pour ne pas me perdre sur le chemin du retour. Je finit par repérer quelques éléments utiles, puis me retourne vers oliver.

- Alors? Je te laisse choisir une destination.
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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Dim 12 Jan 2014 - 0:24
- T'es sûr de pouvoir partir maintenant ?

Dis-donc, du gland, si je ne pouvais pas partir, je ne serais pas venu, je ne me suis pas farci ce lit de fortune gelé par la rosée pour rien.
Je lui répond un « Oui », presque en soupirant, puis me réveille en me secouant brusquement, et lui lance mon plus beau sourire.
Il se retourne et commence à avancer à pas feutrés, se retournant de temps à autre pour vérifier que je le suis.

- Direction, la forêt.

Allons-y let's go !
Je marche dans ses pas, traversant les buissons en esquivant les branches avec une agilité digne d'un Matrix, et emprunte un chemin que je connais pas, qui passe par une porte que je n'ai jamais utilisée.
Une fois que nous sommes en sécurité, je remarque qu'il se redresse d'un mouvement lent. Je l'imite, en faisant craquer mon dos, qui n'est pas encore suffisamment étiré. J'observe les alentours, la bouche pâteuse, les yeux presque fermés, et suis du regard le lierre qui grimpe sur les murs qui englobent l'académie.

- Maintenant, on devrait pouvoir se détendre un peu, mais attention. D'après ce que j'ai compris il y a quand même des dangers ici. D'accord?

Des dangers ? Génial, on va croiser 3 écureuils et 2 sangliers, quelle épopée. J'aurais peut-être dû ramener un minigun et quelques grenades à fragmentation, on n'est jamais trop prudent.
C'est vrai que la forêt, à cette heure, est plutôt lugubre, chaque végétal à l'air de vouloir vous bloquer la route et le moindre buisson donne l'impression d'abriter une chimère quelconque, mais pas de quoi en faire tout un fromage quand on a un minimum de bon sens.

- Alors? Je te laisse choisir une destination.

Quoi ? Je croyais qu'on allait quelque part, moi ! Ca veut dire que ce gland m'a fait me réveiller à 6 heures et des bananes pour faire une simple balade en forêt ? Et on aurait pas pu y aller juste après le couvre-feu, plutôt ?
Je ne laisse pas exploser ma colère, de peur qu'il décide de faire demi-tour pour me punir.
Et surtout parce que j'ai la flemme.
Je fais une grimace d'hésitation, et regarde aux alentours, gonflant mes joues pour illustrer mon indécision. J'avance de quelques pas au hasard, tend le cou comme un chien de chasse reniflant du gibier, et aperçoit une petite lumière, très faible, entre deux arbres et apparemment à une bonne distance.
Mon cœur fait un bond : Les lumières de la ville ? L'arbre qui m'accompagne ne l'a sûrement pas aperçue, je décide d'avancer dans cette direction et s'il me demande, je dirais que je ne savais pas.
J'accélère le pas, pour éviter de me faire distancer par les grandes enjambées de mon guide, et me retourne juste à temps pour voir disparaître la silhouette de l'académie.
Plus la lueur se rapproche, plus je penche pour une petite source de lumière. Un lampadaire ? Une ampoule visible depuis la fenêtre d'une vieille cabane ? Un feu de...
Merde, un serpent !
Je sens un corps m'enserrer la cheville, mais je n'ai pas le temps de regarder ce qui m'attaque que mon assaillant... Me tire violemment la jambe et m’entraîne à plusieurs mètres au dessus du sol, la tête à l'envers.
Un collet ?
Perturbé par ce paysage renversé et le sang qui me monte à la tête, je ne comprend pas tout de suite ce qui m'arrive. Tout ce que je sais, c'est qu'un piège m'a sournoisement arraché au plancher des vaches et que j'ai lâché un bon cri de surprise.
Soudain, j’entends un bruit, qui vient de la lumière de tout à l'heure.
Je me tortille comme un ver au bout de son hameçon pour me retourner dans le bon sens, et regarde dans la direction de la lueur.
Des cris de joie, des pas précipités, des hurlements...
Envahi par le stress, je tente laborieusement de me redresser et de défaire mon nœud, mes doigts fouettant désespérément le pénombre de la nuit, à quelques centimètres de la corde.



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Dernière édition par Oliver Drenon le Dim 23 Fév 2014 - 16:38, édité 1 fois
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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Mer 19 Fév 2014 - 20:26


Mr Baobab et les gobelins

"Il est passé où?"


Le jeune Oliver n'a pas l'air emballé par ma proposition de le laisser mener la marche. Il s'attendait peut-être à ce que j'ai une idée de par où aller, mais aurait-il oublié qu'il s'agit de ma première sortie en forêt?

De plus, au départ, je voulais sortir pour apprendre à maîtriser mon pouvoir, et je m'étais dit qu'en forêt j'aurais plus de facilité...

Je ne suis pas sorti pour jouer aux baby-sitters!

Enfin, après hésitation, il finit par choisir une direction, et je le suit. Pourtant, vu qu'il semble sûr de sa destination, et qu'il ne semble pas vouloir accélérer, je finis par le dépasser, et nous continuons ensuite de marcher en silence.

-Bon... peux-tu me dire où tu veux aller? s'il te plaît?


N'ayant pas de réponses, je me retourne et ne le voit plus.

*Mais où il est passé encore ce gamin?! Il le fait exprès de partir sans prévenir?*

Je me met à revenir sur mes pas en fixant le sol, pour voir une trace de son passage, puis finit par en retrouver. Je les suit à nouveau dans le sens de départ, puis les voit s'arrêter, comme s'il s'était volatilisé, envolé.

J'ai beau cherché à côté, je ne trouves rien. Puis je vérifie en l'air, pour voir s'il n'a pas sauté en utilisant son domaine divin (qui est pour moi une donnée inconnue). Je vois alors un bout de corde ressemblant à un collet dépasser du feuillage, puis me rappelle d'un avertissement du repenti:

"- Attention aux gobelins. Ils sont très retors et tendent des collets aux humains en ballade."

*Eh merde.... Il va s'être fait prendre au piège.... Quelle poisse....*

Heureusement pour moi, les gobelins ne sont pas très discrets une fois leur proie attrapée, et il m'est donc facile de suivre leur trace dans la forêt, qui est tout de même mon "élément" depuis mon vivant.

Je finit par atteindre un camp de gobelins, illuminé par un feu, à peu près dans la direction dans laquelle se dirigeait mon jeune ami tout à l'heure. Je le cherche alors du regard.

© Codé par Moisadike : Never Utopia
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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Dim 23 Fév 2014 - 17:51
Les cris se rapprochent, mais je ne réagis plus. Trop fatigué par ma gravité inversée, je laisse la corde tirer sur ma cheville, et tente de tourner la tête pour voir la source des hurlements.
3 créatures sortent des fourrés, des sortes de nains verts hideux, habillés avec des pagnes de feuilles et des peaux de bête. Ils me regardent, un peu déçus.

- Ark ! J'aurais préféré un sanglier !

Celui qui venait de se plaindre se prend une mandale de la part de son voisin, qui lui crache :

- On s'en fout, tant qu'ça s'bouffe !

Le sang me monte à la tête, je commence à loucher et à voir flou, mais l'un d'eux me détache juste à temps, en coupant la corde avec un petit caillou tranchant. Je me fais réceptionner par les deux autres, qui gémissent à la même seconde que mon atterrissage :

- 'Tain, il pèse rien du tout ! Kril, t'es sûr qu'ça vaut le coup ?

Kril, qui devait être le leader de ce petit groupe, s'avance et me prend les pieds, avant de dire :

- Bah, ça suffira, pour le p'tit déj', allez, on l'attache.

L'un de ses collègues prend une corde posée sur son épaule et commence à m'attacher les pieds et les mains. Les nœuds sont tellement serrés qu'il finissent par me réveiller. J'essaye de bouger un peu, mais je me rend compte que je suis prisonnier lorsque le plus proche me donne un coup de pied au visage pour me calmer.

- Il commence à bouger, faut qu'on aille vite.

Ils m'attachent à un bâton et me transportent à travers les buissons, m'infligeant un balancement régulier qui me tire sur les poignets. Je panique, et cherche mon guide du regard, en me contorsionnant d'une manière peu élégante. Mouvement stupide, puisque de toutes façons, il serait probablement déjà intervenu si il avait été là...
Je suis terrorisé à l'idée de mourir une deuxième fois, mon ventre me fait mal, et les premières larmes sortent.
Je comprend que nous sommes arrivés lorsque mon dos heurte le sol. J’entends des chuchotements dans mon angle mort, comme si mes kidnappeurs ne voulaient pas faire de bruit pour ne pas réveiller quelqu'un :

- Vous arrivez super tôt, j'ai encore rien préparé, moi !

Est-ce qu'ils comptent me manger ? Est-ce que la personne qui parle est un cuisinier ou un équivalent ?

- T'as besoin de rien préparer du tout, tu peux juste découper, ça suffit, non ?

Le cuistot semble réfléchir, puis répond avec un ton presque professionnel :

- Ben, de l'humain cru, c'est pas terrible, vaut mieux que je le cuise un peu.

- Comme tu voudras, on te laisse dans un coin, nous, on va se recoucher.

Des bruits de pas s'éloignent, et d'autres s'approchent. Je sens une présence qui me juge du regard, probablement pour repérer les parties les plus grasses et les plus appétissantes.

- Y a que dalle à bouffer, là-dessus...

Je sens une main froide et moite me palper le biceps, en pressant entre ses doigts pour évaluer a quantité de nourriture. Je tente de parler, la voix tremblante :

- Vous allez me manger ?

Question naïve, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la poser. Mais le nain ne me répond pas, et enlève le bâton pour me placer dos au mur. Je découvre alors un monstre vert assez corpulent, avec une face monstrueuse et des dents pointues, pile la tête qui pourrait devenir la source de cauchemars de nombreux enfants.
J'avale ma salive, et l'observe sans bouger.
Il me tourne le dos, puis sort une énorme marmite, avant de la placer au centre de ce qui semble être un village.
Je regarde le feu sur lequel repose le récipient, pratiquement éteint, et reconnais la source de lumière qui m'a conduit jusqu'ici... Le gobelin regarde la même chose que moi, le regard vide, sans doute du à la fatigue, puis prend une décision après quelques secondes d'hésitation :

- J'vais l'rallumer après.

Il continue de préparer le repas, en faisant des allers-retours entre un lieu hors de ma vision et le chaudron, en le remplissant à chaque voyage d'un seau d'eau froide, pendant que je pleure en silence. Après quelques minutes, l'eau est pratiquement au bord du récipient. Le cuisinier se dirige donc vers moi, me soulève comme un rien, et fait demi-tour en sifflotant.
Je crie, je hurle, je me débat, puis je fixe le chaudron comme si c'était l'entrée des enfers.

Et puis, le flash blanc.

La sensation d'un immense froid me perturbe pendant quelques secondes, puis je finis par reprendre mes esprits, en voyant l'eau dans laquelle j'allais être plongé totalement gelée.

- Beuh...

Un énorme soulagement me fait pousser un soupir tout aussi gros, mais je reviens à la réalité lorsque je suis balancé au sol comme un vieux sac de farine.
Le gobelin, furieux, se met à secouer le chaudron pour essayer de briser la glace, en fulminant :

- Comme si j'avais b'soin d'ça, creugneries !

Après le choc, j'ouvre doucement mes yeux humides, puis aperçoit une silhouette haute, imposante, qui pénètre dans le village, illuminé par les rayons de la lune.
Je hurle par réflexe :

- Monsieur !

Je me mord les lèvres immédiatement après, me rendant compte de mon erreur, et prie pour que le cuistot prenne mon cri pour un glapissement de douleur.
Mais lorsque ce dernier se retourne avec un air surpris, je comprends que c'est trop tard.



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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Mer 5 Mar 2014 - 1:16


Mr Baobab et les gobelins

"Pouvoir, te voilà "

Le gamin s’est bien fait attraper, il trône au-dessus d’un chaudron, prêt à tremper dans… De la glace apparemment. Il doit avoir un pouvoir divin en rapport.

Malheureusement pour moi, il me repère aussi, et m’appelle, comme si il n’était pas capable de la fermer deux secondes. Les trucs verts qui se tapaient entre eux se tournent tous vers moi maintenant, suivant le regard du supposé cuistot.

« - Merde. »


Il ne me reste pas grand-chose comme choix, j’espère que le « village » est aussi vide qu’il le semble, sort ma hache, et fonce sur les bestioles, décapitant le plus proche de moi d’un coup franc. Ensuite, trois autres me foncent dessus, droit devant. Je n’ai pas le temps de ramener ma hache assez vite, et ne peux donc qu’en blesser un à l’épaule avant de me prendre un coup de tête dans le ventre et des dents dans le mollet droit.

« -Gnnf… »

Je perds l’équilibre, mais me rattrapes en posant ma hache sur le sol, assommant le gobelin voulant me goûter la jambe droite. Apparemment, vu qu’aucun autre gobelin ne sort des alentours, j’en déduis qu’ils ne sont que six, et ils ne sont pas préparés à recevoir la visite d’un apprenti dieu armé.

Je suis donc encerclé par trois gobelins, le quatrième encore accroché à ma jambe. Je tente de frapper celui se trouvant devant moi, mais il esquive en sautant en arrière. Je continue ainsi sans m’occuper du mollet, car comme le gobelin reste accroché, cela limite le saignement. A chaque fois, les gobelins m’esquivent, et cela commence d’ailleurs à m’énerver.

A un moment, alors que l’un d’entre eux se rapproche d’un buisson en m’évitant, le buisson (une partie) lui donne le coup exact que je voulais, enfin… Je ne sais pas trop comment expliquer… Je sais déjà que je suis le dieu (apprenti) des forêts. Et vu la situation, j’ai voulu que le buisson donne un coup au gobelin, mais seulement une partie m’a obéit, vu que c’était la partie devant être à moins de cinq mètres de moi.

Je comprends alors que c’est comme cela que mon pouvoir agit, et je voie avoir sonné le gobelin. Je lui lance ma hache dessus, puis roule pour aller la récupérer et le finir. La roulade décroche de force le dernier gobelin, qui a attrapé le tournis et tombe dès qu’il me lâche, sans réussir à se lever.

Je me retourne alors pour voir comment se débrouille mon jeune ami prisonnier.

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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Sam 22 Mar 2014 - 19:17
Les lèvres meurtries par mes regrets, je rampe dans la direction opposée du combat qui est en train de se dérouler. Les pieds et les mains attachées, je ne parviens qu'à avancer de quelques centimètres en m'écorchant la peau des avant-bras sur le sol.
Quel idiot j'ai été... À ce niveau là, si j'avais joué de la corne de brume, ça aurait eu le même effet.
Réveillé par l'agitation, tout le village s'est jeté sur mon aîné, l'assaillant de coups et le mordant dès qu'ils le pouvaient.
Et pendant ce temps, moi, je rampe, fuyant, impuissant. Réaction lâche typique d'un ver de terre. Après un effort conséquent, je parviens à me relever, sautillant à pieds joints pour m'éloigner de la mêlée. Les gobelins ne semblent pas faire attention à moi, et me passent devant sans montrer aucune forme d’intérêt, ils doivent sûrement se dire que je n'irais pas loin dans ma situation, et qu'ils finiront par me rattraper. Effrayé par cette intuition, je bondis plus vite, à la limite de me vautrer sur le sol, le front en sueur.
Mais le cuisinier de tout à l'heure, qui a visiblement préféré ne pas se mêler au combat, me double, et s'interpose entre moi et ma liberté. Il tient un vieux couteau de cuisine rouillé, qui reflète partiellement son sourire moqueur : Il sait que je ne peux plus m'échapper.
Et en une seconde, il me saisit par la nuque, et me traîne vers le combat, ignorant mes gestes brusques pour tenter de me libérer. Mon cou me fait mal, et sa poigne de fer me laissera sûrement un bleu, si je survis.
Une fois arrivé devant le baobab, qui était en train de s'amuser avec le sang de nos potes verdâtres, le cuistot hurle, expulsant d'énormes postillons de sa bouche :

- Stoooop !

Le concerné s'arrête, n'ayant de toutes façons plus d'adversaires dans les environs à castagner, et regarde dans la direction de l'interpellation. Mon kidnappeur, jubilant au point de rire tout seul, me colle la lame de son arme sur ma gorge, et dit d'un ton menaçant :

- Un geste de plus, et ton petit frère, y crève.

Les autres gobelins, qui avaient préférés se cacher en voyant l'intérieur de leurs amis, commencent à sortir de leurs cabanes. Ils sont facilement une dizaine, et se positionnent par sécurité derrière le preneur d'otage, devenu en un instant le leader du village.
La sueur coule sur l'ensemble de mon visage, blême comme un linge. J'ai presque envie de vomir face au stress et au massacre qui s'est déroulé devant mes yeux.
La créature, qui voit que je commence à m'exciter et que ça risque d'énerver le géant, essaye de régler l'affaire à l'amiable :

- On veut ben te le laisser, mais faut donner kek'chose en échange, t'vois ?

Trop paniqué, je ne comprend même pas la discussion, et mon cerveau se met progressivement à se refroidir.
Lentement, mais sûrement, ma température corporelle diminue, diminue, diminue... Et lorsque je suis enfin prêt, mon visage se tourne brusquement vers le visage du gobelin et lui crache un glaçon dans l’œil. Un hurlement strident attaque mes oreilles, mais je m'en fiche : Mon front est déjà entré en collision avec sa mâchoire. De douleur, il lâche tout, et se met les mains sur la bouche, marmonnant bruyamment des injures pendant que ses potes reculent de quelques pas, effrayés. Le temps complètement arrêté, je m'élance avec des bonds de lapin atrophié vers mon sauveur et me cache derrière lui, tortillant mes poignets dans tous les sens pour me libérer de ses maudits cordages.
Next round.



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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Mer 26 Mar 2014 - 12:36


Mr Baobab et les gobelins

"C’est bon ? T’es libre?"


« - Stoooop ! »


Ce cri n’est pas humain, mais son émetteur ne l’est pas non plus. Ce qui y donne une explication plus que logique. Le cuisinier vient de transformer son plat du jour en otage ? Il n’est pas si bête que ça finalement.

« - Un geste de plus et ton petit frère, y crève. »


Mouais… Fallait pas s’attendre à un miracle non plus… Il ne voit apparemment pas que nous ne nous ressemblons en rien, Oliver et moi. Mais bon, il utilise un otage, c’est donc preuve qu’il est un poil plus intelligent que ses congénères, massés derrière lui.

Pendant ce temps, je vois que mon jeune ‘’frère’’ commence à s’agiter, sans doute à cause de l’inconfort de sa situation, ce qui me fait serrer ma hache à m’en faire blanchir les articulations. Vu sa réaction, le cuistot vert s’en est rendu compte.

« - Quelque chose en échange ? Tu veux ma hache peut-être ? »


Mettant l’objet bien en évidence en parlant, je m’apprête à faire semblant d’accepter lorsque mon jeune compagnon réussit à revenir à mes côtés. Je tranche ses liens délicatement à l’aide de mon arme, puis la rengaine et approche en marchant du chef, encore en train de se tenir l’œil en pestant. Il me repère alors que je suis à deux pas de lui, et relève la tête pour me regarder.

Hache à la ceinture, je lui lance un regard glacial avant de lui décocher un coup de genou le plus puissant possible dans le menton, le projetant ainsi à terre. Ensuite, je me prépare à me faire attaquer par les derniers gobelins, au cas où.


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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Mer 2 Juil 2014 - 1:58
Je n'ai même pas le temps de cracher tous les gros mots que je connais que l'arbre coupe mes liens avec un sang-froid déconcertant, comme si j'étais le seul à paniquer devant la horde de monstres verts qui n'étaient qu'à quelques mètres de nous, hésitant à nous attaquer. Pour ne rien arranger, et toujours avec le même courage, il s'élance vers mon ancien kidnappeur et lui décoche un coup de genou dans le menton qui fait voler quelques postillons dans la direction de ses congénères. En retrait, pétrifié, j'étrangle mon écharpe en tentant de faire face à tous les assaillants, avec un jeu de jambes de danseur de claquettes sous acides. Le baobab, lui, se démène comme il peut, contrôlant tant bien que mal la situation, et donnant des uppercuts au hasard.
Certains, plus malins que les autres, voient bien que j'ai du mal à me décoincer de ma position de terreur et s'avancent vers moi, méfiants à cause du glaçon dans l’œil de tout à l'heure. Ils crachent, grognent, tentent d'élaborer une stratégie éclair alors que je suis juste en face d'eux. Gémissant comme jamais, je peine à rester debout, et ma différence de taille s'accentue au fur et à mesure que mes chevilles flanchent. Puis, je me rends compte que l'obscurité prend une légère teinte blanche, comme si un lampadaire venait de s'allumer. Un bref regard vers le haut confirme mes doutes : la lune, cachée par les nuages depuis plusieurs jours, vient de sortir de derrière un épais manteau de cumulonimbus, piquant du nez vers la ligne d'horizon.
En temps normal, et surtout en pareille situation, je n'aurais jamais fait attention à ça, mais... Alors que mon attention se reporte sur les créatures, ma vision se floute, et une nouvelle sensation de froid me traverse le corps. Je me sens partir, et la moindre pensée devient une épreuve, bien qu'elles soit destinés à ma survie et à ma volonté de rester conscient face au danger qui m'entoure.
Mais alors que la lune dévoile enfin son disque plein, mon esprit se fige.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

En pleine bataille, un cri retentit. Puissant et déchirant, on croirait entendre un écartelé, mais le timbre de voix enfantin indique clairement qu'il n'y a pas de torture médiévale dans les environs, et que le hurlement provient juste d'Oliver, écroulé par terre et les deux mains farfouillant frénétiquement ses cheveux. Les gobelins, surpris et les tympans violemment agressés, font un mouvement de recul, avant de fléchir les jambes, comme s'ils se préparaient à fuir. Ce n'est pas parce qu'ils n'osent pas attaquer un adversaire à terre, non...
C'est plutôt parce que les veines bleues qui apparaissent sur sa peau ne leur présagent rien de bon. Lentement, avec une démarche de blessé de guerre, Oliver se relève, la main sur l’œil gauche, en faisant une grimace comme s'il avait perdu un membre et se fige en voyant les monstres qui l'entourent, suspicieux. Par réflexe, ses muscles du visage se tendent, dévoilant sa rangée de dents humaines dans un feulement vaguement félin. Ses assaillants ont sans doute vu pire qu'une mâchoire munie de seulement 4 canines, mais le contraste de comportement brutal entre le pisseux et ce truc ne les inspire pas.
Dans le pénombre, la méprise est facile. Qui pourrait croire que cet enfant courbé en une pose bestiale est un être-humain ? Mais alors que les créatures se préparent à lancer l'assaut, pensant à un habile bluff de la part de leur repas, le mioche retire sa main et fouette l'air d'une manière menaçante, dévoilant une face rongée par le givre, recouvrant entièrement un œil bleu vif, réfléchissant la lumière de la lune comme un bloc de glace. L'un des gobelins, effrayé, réagit courageusement en montrant également ses crocs, largement plus pointus que ceux d'Oliver et invite ses alliés par de brefs gestes à se mettre en repli derrière lui, profitant de son impulsion d'héroïsme.
Et tout s'accélère.
A côté, le combat de l'arbre continue, violent à souhaits, impliquant les membres les plus courageux de la tribu, tandis qu'à côté, le combat avec l'enfant-monstre vient tout juste de commencer, impliquant les membres les plus jeunes, les plus faibles et les plus lâches, persuadés de se battre contre une proie facile. Mais les gencives qui se plantent dans la jugulaire d'un des leurs indiquent clairement qu'ils auraient dû mieux répartir les tâches. En un dixième de seconde, c'est la panique, et toute la bande chargée de dépecer Oliver détale, exceptés quelques-uns qui trébuchent ou hésitent désespérément à aider leur ami, qui se débat vainement en poussant de petits hurlements étouffés par les dents qui lui déchirent la gorge. Quelques secondes de plus, et les participants de la bagarre d'à côté se rendent compte de ce qu'il se passe, et les plus verts d'entre eux restent figés de stupeur lorsque le morveux petit et trouillard qu'ils ont capturé arrache une partie de la chair de sa victime, projetant des gouttes de sang sur l'herbe humidifiée par la nuit. Tout le petit peuple fait un pas de recul, horrifiés par le fait qu'un élément placé bas dans leur chaîne alimentaire mâche sans forme de dégoût un prédateur. En évaluant rapidement les pertes, les leaders jurent quelques insultes en vieil argot et se taillent à travers les fourrés, rapidement suivis par le reste des survivants, laissant derrière eux un village désert, faiblement éclairé par les dernières braises d'un feu de bois et de la lune, seule témoin de toute la scène. En moins de 30 secondes, il ne reste plus personne, à part un grand désabusé, des cadavres un peu partout et un enfant qui dévore un monstre à terre, qui essaye faiblement de se débattre malgré ses blessures.

- Personne... Attaque... Maître...

Entre chaque morceau de peau avalée, la goule articule un mot d'une voix faible et rauque, comme si elle était prise par une énorme toux doublée d'un rhume. Mais alors qu'il se rend compte de la mort de l'être vivant dans lequel il plante ses ongles, son oreille est attirée par les bruits de pas de Simon, qui semble hésiter face à la conduite à prendre face à son allié. Il se retourne avec la grâce d'un ressort de canapé trop tendu, et remet le couvert avec son feulement de hyène, propulsant des postillons mêlés de sang. Mais alors qu'il se prépare à avancer comme un loup autour d'un mouton égaré, il remarque qu'il est lui aussi couvert de sang, ce qui le pousse à susurrer :

- Moi... Boréas... Qui toi être ?

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Re: Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou] - Dim 14 Déc 2014 - 16:03

« Moi être Simon Riou, toi vouloir nonos ? »… ça aurait pu continuer comme ça mais j'en doute… et du coup, dommage qu'on ne sache pas, c'est certain !

Une situation initiale logique, un piège, des gobelins, une parade, un combat, un élément perturbateur, un événement inattendu… ne restait plus qu'une deuxième partie de combat, une discussion, une explication et une conclusion et ce RP aurait été complet. Je ne sais pas si tu as pu reprendre cette… « chose »… autre part, avec quelqu'un d'autre, mais je te le souhaite !
Les… « choses étranges »… il n'y a que ça de vrai !
:devil:

Désolée, pas de récompense bonus pour cette quête, malheureusement inachevée.
PS : Oliver, c'est ton dernier post qui est le meilleur, alors continue sur cette lancée !

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Mr.Baobab et les gobelins [Quête ~ Simon Riou]
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