Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Nostalgie [PV]

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Nostalgie [PV] - Ven 29 Nov 2013 - 18:12
Pour la première fois, je me suis posé la question, retrouverai-je, un jour, mes anciens camarades ? Regardez autour de moi, voyez dans quel endroit je me trouve actuellement, voyez-vous du blanc ? Voyez-vous de la forêt ? Voyez-vous un lac congelé ? Alors vous devriez voir aussi mon ancienne demeure… Mon regard ne cesse de fixer cette maison en bois, ma maison, abandonné depuis un bon moment, j’hésitais à savoir si je devais entrer à l’intérieur ou si je devrai rebrousser mon chemin… C’est difficile de revenir dans son ancien demeure pour le voir vide de tout sens, regardez ! La neige l’a presque englouti, j’avais eu du mal à trouver mon chemin, par ici il fait toujours froid, après tout, je me trouve à l’Est de l’Oural, pas très loin de la montagne, d’ailleurs je peux la voir d’ici.

Cet endroit me fait rappeler tant de chose, je me rappelle de cet endroit, pourtant j’ai l’impression que je suis étranger en me tenant devant ma maison, mon cœur bat soudainement si vite que… Je m’emballe. C’est peut-être que j’ai peur de me rappeler qui j’étais avant ma mort, car oui, depuis que je me suis intégré à l’académie je commençais à oublier mes vieux souvenirs et là… je sens que tout va surgir d’un seul coup, dès que j’entrerai à l’intérieur, pourtant, je voulais découvrir ce que j’étais dans le passé, la personne que j’étais, me souvenir l’homme que j’étais autrefois.

J’ai inspiré un bon coup, puis laissant échapper d’énorme vapeur due à l’atmosphère glacial et de mon halène encore chaude il y a un instant, un peu de courage, je suis venu de loin rien que pour ce satané habita, alors il ne me reste plus que quelques pas à faire. Je me ressaisi, l’air sérieux, je m’avance vers la porte, j’ai voulu l’ouvrir, mais elle est fermée. C’est cet instant que je me suis rappelé où j’ai pu cacher la clé, du grand classique, ou presque, j’ai levé ma tête, il y a la toiture en bois, puis parmi les poutres qui soutient le toit la clé s’y cache derrière. Heureusement que je suis assez grand pour passer ma main dessus, puis je l’ai trouvé, toujours au même endroit, elle n’avait pas bougé depuis mon absence. J’ai donc inséré la clé dans la serrure, la porte s’ouvre, je découvre l’intérieur à quel point cet endroit m’avait marqué, manqué, des brides de souvenirs refont surface.

Après avoir fermé la porte derrière moi, je commence à parcourir l’intérieur, le sol, les meubles, commencent à se couvrir de poussière, ce qui est marrant c’est que rien n’a bougé, tel que je l’avais trouvé avant de partir pour une dernière mission. J’ai parcouru le salon, je regarde autour de moi, la première chose que je me suis focalisé c’est cette cheminé qui n’a pas été utilisé depuis un moment, une buche de bois et des branches correctement entassé, n’attendant plus qu’à être allumé. J’ai découvert aussi le briquet que j’utilisais souvent et un paquet de tabac posé à côté. Je prenais le paquet dans ma main, je regardais son contenu et en fait, ce sont des cigares qui se trouvent à l’intérieur, j’en ai pris un entre mes doigts puis je l’ai passé sous mon nez pour sentir son parfum typique de la Colombie, je m’en souviens à présent. Ce cigare, je l’avais souvent fumé pendant mes services, avec mes camarades, c’était en Amérique du Sud, ce Zippo en acier argenté avec l’insigne de la Gru, offert par mon ancien commandant, ces deux choses sont mes effets personnels que je me promène partout, tout comme mon couteau que je porte même après ma mort.

Je pense et je pense, mais je ne resterai pas pensif éternellement avec ce froid, je me décide donc d’allumer cette cheminée et de m’installer confortablement sur ma fauteuil et de m’en allumer un cigare. Inspirant une bonne bouffée, dégustant cette fumée exotique, puis relâchant dans l’atmosphère, comme je l’ai toujours fait quand je suis ici, de mon vivant.


« Pas mauvais »
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Re: Nostalgie [PV] - Sam 30 Nov 2013 - 12:52
Flocons et chansons....

Oui. De la neige. Du blanc. Du froid. Partout. C'est trop bien, j'adore ça. Bon, je dois vraiment avoir l'air d'une folle à courir comme une dératée dans la forêt, à sauter partout dans tous les sens, à me rouler dans la neige pour dessiner des petits anges dedans ou encore à faire des familles entières de petite bonhommes de boules blanches et glacées mais je m'en moque, c'est trop bien. Il y avait si longtemps que je n'avais pas pu profiter autant de la neige. Je dois bien l'avouer, ça m'a manqué. Vraiment beaucoup. Pourtant, j'ai me les couleurs et tout mais tous ces reflets brillants, cette légère brulure liée à la bise glaciale, le bruit caractéristique de la poudreuse craquant sous mes pas.... Tant de petits sons et de souvenirs qui me sont si agréables. Bon, d'accord, des craquements de branches intempestifs me font sursauter, paniquer quelques instants même, tandis que mes yeux cherchent les présences hostiles des chiens ou des soldats mais non, ici, il n'y a personne. Rien que moi, la neige et mon sac. Bon, la forêt et ses habitants aussi mais ça, c'est normal.

Une fois que je me suis bien dépensée, je m’assois dans un coin, sur un rocher et je mange un peu. J'ai pris des réserves cette fois parce que je sais que le froid ça creuse. Et j'ai tellement envie d'en profiter. Oui, je sais, je n’aurais pas dû partir seule de l'Académie mais je ne suis pas allé voir les Humains, je vais juste jouer avec la neige dans la forêt, pour ça c'est autorisé de descendre, nan? Je sors mes sandwiches que je dévore et puis, pour me reposer un peu, je joue de la musique. Les animaux ils viennent m'écouter, c'est trop bien. Dommage, je ne peux pas les caresser en même temps que je joue mais au moins, j'ai de la compagnie. Et puis, au bout d'un moment, je commence à bailler un peu. Bah oui, à m'être excitée comme ça, j'en ai dépensée de l'énergie et maintenant, j'ai sommeil. Alors je chantonne pour ne pas m'endormir. Et regarder encore les oiseaux voleter en tous sens et venir picorer les miettes de pain et le gras de jambon que j'ai posé pour eux par terre devant moi. J'aimerais bien voler moi aussi, ça doit être chouette de voir le monde d'en haut.

J'ai froid et je ne rigole plus du tout maintenant. La nuit est tombée, je me suis endormie malgré tout et je crois que si ce renard n'était pas venu tirer sur mes cheveux, je serais sans doute encore en train de roupiller. Je commence à avoir peur parce que je suis seule. Ma Tanya n'est pas là, je ne sais pas où je suis et je serais incapable de nuit de retourner jusqu'au bateau. Je repense à tous ces contes et ces histoires où les méchants, ogres et autres sorcières se manifestent avec les ténèbres et je frissonne encore plus. Je prends es affaires et je marche mais je ne sais pas vraiment où aller. Je suis les étoiles dans le ciel plutôt clair mais s’il se couvre trop, comment je ferais? Non, ne pas paniquer, tout ira bien. De toute façon, qu'est-ce que je risque? Je suis déjà morte, nan? Alors pourquoi ça ne me rassure pas?

Je souffle sur mes doigts et frotte mes mains fortement l'une contre l'autre. la température descend très vite et je ne suis pas préparée pour affronter ça. Bon, j'ai l'habitude un peu mais quand même, s'est pas une raison. Je me force à me calmer et j'avance au hasard, avant de finir par arriver pas très loin d'un lac complètement gelé. Si je n’avais pas été aussi perdue, j'aurais couru dessus, pour le traverser en patinant mais là, ce n'est pas le moment. Bon, allez. Juste une mini-glissade pour la route. Youhou!!!

Et Blaff! Oui, décidément, je ne m’améliore pas et ça glisse toujours autant la glace. Mais en me relevant, je repère quelque chose. De la fumée, une illusion de lumière et de chaleur. Ça vient d’une espèce de cabane, par là-bas. J’hésite à m'approcher mais le froid à raison de ma peur. Je veux pas finir congelée ici, je veux revoir ma Tanya. Alors, je reviens sur la terre ferme et j'avance doucement jusqu'à arriver devant la porte de la petite maison. Elle a souffert du temps, ça se voit. Mais au moins, ce sera un toit pour la nuit. Pourvu qu’elle ne soit pas habitée par un monstre qui voudra faire de moi son souper. Je déglutis, prend mon courage à deux mains et frappe à la porte, attendant avec angoisse une réponse.
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Re: Nostalgie [PV] - Sam 30 Nov 2013 - 17:44
Alors que je terminais lentement mon cigare devant la cheminé, je viens de me souvenir que je devais avoir une armoire contenant des liqueurs, je dépose donc mon cigare sur le cendrier et je me suis levé pour aller fouiner dans le meuble en question. Cette armoire bâtie de façon prestigieuse, elle date de la seconde guerre mondiale, celui qui l’avait façonné travaillait pour le Tsar, le dernier représentant royal avant d’être renversé par Lénine, toujours aussi bien entretenu, une double porte en bois clair recouverte de résine en plus d’une vitrine recouverte de décoration en or, le rendant exceptionnel. Je voulais quelque chose d’inestimable pour accommoder mes bouteilles de whisky, je me rappelle encore, son prix pouvait acheter une belle voiture, mais pourquoi m’embêter alors que je me déplaçais souvent en véhicule militarisé ? Gratuitement en plus, juste remplir de l’essence. Quand j’ai ouvert l’armoire il y a des bouteilles, mais je ne vois qu’une seule Vodka, les restes sont des bouteilles que je n’avais jamais osé l’ouvrir. En réalité ces bouteilles sont des cadeaux offerts par mes hommes, quand j’étais le commandant, je m’entendais très bien avec eux, c’est avec l’alcool qu’on échangeait les meilleurs moments de notre vie, boire et parler, comme des frères d’armes, nous étions très liés à cet époque.

Je me suis servi donc, au hasard, un whisky du nom de Beluga, c’est écrit en petit Gold Line, en fait celle-ci est une Vodka, mais si je me rappelle bien, la personne qui m’avait offert disait que c’est une bouteille préparée avec grand soin que seuls les connaisseurs en recherchent. J’estime donc que cette personne m’avait offert une bouteille de grande valeur et que je ne manquerai pas de la boire. Je remarque que le bouchon est recouvert de cire, je dois donc la briser avant de l’ouvrir. Je prenais un verre et retourne m’assoir, commençant à briser la cire à coup de couteau, délicatement, puis je finis avec ma main, débouchant la bouteille et là… le parfum que dégage soudainement la Vodka si particulier, je ne pouvais attendre plus longtemps que de me servir directement dans mon verre et j’ai commencé à boire lentement, dégustant gorgé par gorgé et là je découvre en fait un nouveau produit, un whisky si doux et rien que de sentir se flux couler tout au long de ma gorge si agréable, mais ensuite il y a ce parfum qui remonte par la narine… Tout simplement merveilleux, c’est quelque chose que je ne pouvais le boire d’un seul trait, c’est bien la bouteille à déguster avec plaisir et sur un long moment de silence et de calme.

Je prenais soin de prendre la bouteille pour me resservir et de refermer avec le bouchon et de le déguster une nouvelle fois, jusqu’à ce que quelqu’un frappe à la porte. Je regarde un coup vers la fenêtre et je n’avais pas remarqué qu’il fait sombre dehors, je me demande bien qui ça pourrait être, néanmoins je ne peux ignorer cette personne qui doit être là pour trouver refuge pour la nuit. Je comprends très bien que l’extérieur et dans la nuit, la température tombe largement en-dessous du zéro, même si je suis devenu un renégat, ça ne veut pas dire que je déteste pour autant les humains, non, j’aime l’humanité, mais à ma manière. C’est alors que je me suis levé et je me dirige vers la porte d’entrée, ouvrant lentement et là, à ma plus grande surprise, je tombe sur Soniya, la russe que j’ai rencontré au temple, juste avant mon départ de l’académie. Est-ce le destin qui fait réunir les deux compatriotes dans ce coin reculé de la civilisation ? Moi, qui ne croyais en aucun cas au destin, maintenant je devrais revoir mon jugement. Je remarque qu’elle tremble, malgré ses vêtements, elle ne survivrait pas la nuit dehors, alors sans plus tardé je passe ma main sur l’épaule de la jeune timide et de la pousser vers l’intérieur.


« Vas t’installer près de la cheminé »

Une fois à l’intérieur, j’ai refermé la porte derrière elle et je suis allé chercher une couverture, en revenant je la découvre installé près du feu, je tends la couverture devant elle, faisant signe de l’utiliser, puis je me suis retourné m’assoir sur mon fauteuil.

« Tu veux boire quelque chose ? J’ai du café, je pense, puis j’ai du whisky, mais je ne sais pas si tu vas aimer »
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Re: Nostalgie [PV] - Lun 2 Déc 2013 - 13:57
Au coin du feu....


C'est idiot mais depuis que j'ai frappé, j'ai encore plus peur en fait. J'ai eu un grand frisson qui m'a traversé tout le dos et j'ai resserré les mains sur les lanières de mon sac à dos. J'ai les doigts qui ont bleuis parce que mes gants étaient tellement trempés que je les ai retirés et calés dans mes poches. Je les sens goutés sur mes jambes et ça me donne encore plus froid. je regarde derrière moi mais à part mes traces, je vois rien. Juste le ciel qui se couvre de plus en plus. Et ça ne fait rien pour me rassurer. Je pense à pleins de choses et du coup, j'ai l'impression d'avoir attendu des heures devant cette porte pourtant, lorsque j'entends la poignée bouger, je reviens aussitôt coller on regard dessus, aussi inquiète que soulagée.

Et finalement, bah je crois que c'est la surprise qui a primé. Franchement, je m'attendais à tout sauf à ça. Pour le coup, je n'arrive même pas à articuler un mot. Son ombre se propage sur moi et dans mon dos, il fait encore plus grand et impressionnant qu'avant, et moi je n'arrête plus de trembloter. Je devrais dire ou faire quelque chose mais je n’y arrive pas, comme si le froid me paralysait complètement. Et finalement, c'est le professeur qui finit par réagir le premier. Il semblait surpris lui aussi mais il me prend par les épaules et me fait rentrer  à l'intérieur avant de refermer la porte dans mon dos.

« Vas t’installer près de la cheminé »

Ça sonne comme un ordre mais ça ne me gêne pas et j’obéis aveuglément. Je n'entends plus le silence de l'extérieur ni le vent glacial dont le souffle doit pourtant caresser la cabane. A la place, il y a le chant des buches en train de flamber dans l'âtre de la cheminée. Je n'ai pas cherché à protester, j'avais bien trop froid pour ça, et je suis allée m'installer juste devant le feu, à distance de bras quand même pour pas être trop proche, et j'ai tendue mais mes mains devant moi. Ça brule en les réchauffant même si c'est qu'une impression. Je souffle un coup dessus, après les avoir ramenées vers moi et les remettre devant le feu lorsqu'une couverture atterrit devant moi.

Je lève le regard et me souviens de la présence du professeur. Ah oui, c'est vrai, y a pas que mes mains qui sont gelées. Alors, je retire mon sac et mon manteau avant de l'étaler devant la cheminée, les gants sortis des poches pour mieux séchés, et de m'enrouler entièrement dans la couverture, ne laissant dépasser que le bout de mes doigts ainsi que ma tête à la tignasse rouge ébouriffée. Ah, ça va mieux comme ça. Bon, je ne suis pas réchauffée instantanément mais ça va venir.

« Tu veux boire quelque chose ? J’ai du café, je pense, puis j’ai du whisky, mais je ne sais pas si tu vas aimer »

"- Je veux bien du café, s'il vous plait."


Le whisky, je ne sais pas ce que c'est alors je n’ai pas confiance. Le café, c'est amer mais au moins, c'est chaud. Je reste encore un peu complètement absorbée par le simple spectacle des flammes dansant dans l'âtre rougeoyante. C'est beau, c'est doux. Pourtant, c'est dangereux aussi. Et puis, mon regard commence à se promener un peu pour découvrir les lieux. C'est drôle, je ne m’étais pas attendue à trouver un abri ici mais ça ressemble drôlement à une maison abandonnée. Pourtant, le professeur il a l'air d'être comme chez lui. La preuve, il cherche rien et trouve toujours tout.

"- C'est votre maison? Vous vous ennuyiez jamais? Parce que, par ici, il y a pas grand-chose. Je ne savais pas qu'on pouvait avoir une maison sur la Terre en plus d'une à l'Académie."


Bon, à la Deus, on n’a pas de maison à proprement parler mais bon, on a un endroit où vivre, c'est un peu pareil, non? Je me frotte un peu les mains, soufflant dessus, parce que c'est tout engourdi et je continue à observer les lieux. C'est simple, peut-être un peu vide à mon goût mais finalement, ça ressemble assez au professeur. C'est mystérieux. C'est vrai qu’au final. A part savoir qu'il est russe et professeur, je le connais pas. Même si visiblement j'ai la manie de régulièrement tomber sur lui.  

"- Vous avez pris des vacances sur la Terre? C'est sympa ici pour se reposer en tout cas. Moi, la neige, ça me manquait alors je suis venue ici mais je crois que je me suis perdue. Heureusement que vous étiez là. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sinon. Merci."

Je lui souris gentiment, resserrant un peu la couverture autour de mes épaules. J'espère que Tanya ne s'inquiètera pas trop pour moi.
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Re: Nostalgie [PV] - Mar 3 Déc 2013 - 23:34
Quand elle a fait son choix, après tout cela ne s’appelle pas réellement un choix, je me lève aussitôt de mon siège et je me dirige vers ma cuisine. Je commence d’abord part mettre de l’eau à bouillir, j‘utilise une bouteille d’eau que j’avais gardé en réserve avant de quitter ma maison, mettant dans une bouilloire, le temps que je trouve cette boîte. Si je me rappelle bien, la boite doit se trouver quelque part, parmi ces placards, peut-être que je finirai par la trouver après avoir ouvert les meubles. Ah ! Je l’ai trouvé, cachée parmi les boites de conserves, d’ailleurs elles sont pas périmées ? Bref, c’est vrai que le café est conservé précieusement dans une boîte hermétique en acier et de couche d’aluminium, une forme que vous trouveriez dans l’armée, en fait c’est de là-bas que je l’ai prise. A la base, cette boîte devait servir pour contenir notre ratio, maintenant je m’en sers comme conserve pour les graines de café que j’ai tout de même réussi à en récupérer après une mission en Colombie, ces graines sont enrobés dans un torchon de cuisine, l’odeur y est imprégné. Il n’est pas difficile de chercher le moulin à café, décapsulant la boite et prenant le torchon contenant les graines et j’en ai pris une petite poignée que je les mets dans le moulin puis je commence à le faire tourner. Le son produit par cette minuscule machine indique que les graines sont broyées et mises en poudre pour obtenir le café aussi frais, dans le sens de sa qualité, gardant son arôme intense du robusta qui pourrait faire émerveiller les amateurs de café, rien qu’à l’odeur j’en ai presque envie d’en boire. Malheureusement j’ai toujours mon verre à terminer.

J’ai continué à faire tourner cette petite manivelle quand tout à coup Soniya s’est mise à parler. Au début je voudrai bien rire de sa remarque, mais vers la fin, je me suis figé. J’ai compris qu’elle pensait que je suis sur terre pour les vacances, mais elle ne sait probablement pas que cette maison était là bien avant que je sois mort. Néanmoins, je ne suis pas resté de marbre plus longtemps et j’ai repris là où je me suis arrêté, écoutant jusqu’au bout de ce qu’elle avait à dire et comme je le pensais, elle croit que je suis en vacance. Au fond, je pense qu’elle n’a pas tort, je ne travaille plus, je ne suis plus un professeur, je suis devenu en quelque sorte un renégat, mais ça elle ne le sait pas et je ne sais pas si je dois le dire. Je me suis dit qu’au fond, elle n’est pas obligé de savoir que je suis un méchant, juste qu’elle a en face d’elle un garçon qui a en fait l’âge d’un vieil homme qui a vécu tellement de bataille.

A présent, les graines sont en poudres, j’entends le sifflement produit par la bouilloire, j’éteins. Je me souviens que j’avais un filtre exprès pour cet effet, je voulais m’en servir comme il se devait être servi, un bon café, alors j’ai pris une tasse plutôt grande, j’utilise le filtre en forme de conne allongé, contenant déjà la poudre de café moulu, je verse ensuite l’eau bouillante à l’intérieur, au bout l’eau transparent prend un couleur noir, bien sombre, l’odeur parcoure la maison, facile à savoir que le café de la petite demoiselle est prêt. J’arrive vers le salon, avec la tasse en main, puis je la tends vers elle.


« Voilà ton café »

Puis je retourne m’assoir sur mon siège et prenant mon verre en main, bien décidé à répondre enfin à ses questions.

« Pour être honnête, cette maison était là bien avant ma mort, j’habitais ici, dans l’Oural, vu qu’on est tous les deux mort et je pense qu’entre camarade venant du même pays, je peux te parler de mon histoire… »

Je me suis levé et tout en marchant, je tentai de me souvenir de l’endroit où je pourrai avoir rangé ce livre. Puis je me suis arrêté devant un meuble, auquel se trouve quelque babiole de souvenir, puis je tire le tiroir et à l’intérieur se trouve l’album de photos prises pendant mes services. Prenant sur moi je suis allé voir Soniya et je l’ai tendu vers elle.

« Si tu vois type avec des cheveux blond tournant vers le blanc, c’est moi (rappel pour imaginer moi dans l’ancien vie, c’est Ocelot de mgs). A l’époque, j’étais un spetsnaz, ancien soldat d’élite de l’armée rouge, j’ai voyagé à travers le monde pour accomplir mon devoir et ici c’est ma refuge pour oublier un peu le monde d’extérieur, j’ai pris souvent des photos en équipe, tu me verras grandir au fur et à mesure que tu tourneras les pages, mais jamais tu ne trouveras moi très jeune, car je n’avais personne étant petit, j’ai vécu seul et l’armée est en quelque sorte mon foyer »
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Re: Nostalgie [PV] - Mer 4 Déc 2013 - 10:02
Des mots et des images....

Je reconnais le son de la bouilloire qui siffle un peu plus loin dans la maison et cela me fait sourire. Pourquoi? Je ne sais pas trop. Simplement, je sais que cela va me réchauffer et ça me fait plaisir. Mon regard reste collé aux flammes douces et chaleureuses avant que je ne ferme les yeux quelques instants, pour mieux me concentrer sur les sons. J'aime écouter les choses car cela fait comme une autre forme de musique. Ici, il y a l'eau qui se verse pour finir de préparer la boisson fumante, le crépitement de l'âtre, le froufrou lointain du vent et des flocons, parfois un craquement de bois. Et des pas proches de moi qui me font revenir sur terre.

« Voilà ton café »

"- Merci beaucoup professeur."

Je fais attention de bien prendre la tasse pour ne pas en renverser et respire l’arôme corsée du café. Ouah, il sent drôlement fort celui-là, ça ne ressemble à rien de ce que je connais déjà. Par contre, je n'ai qu'à tremper mes lèvres dedans pour savoir ce que je redoutais. C’est amer en effet mais en même temps, je lui trouve plus agréable comme ça. C'est bizarre non? Et puis, une fois la première gorgée descendue, ça passe mieux dans l'ensemble. Mais bon, je souffle un peu dessus, il est encore chaud et ce n'est pas le moment de me bruler. Le professeur est retourné s'asseoir et prendre son verre à lui, qui vu la couleur n'est pas du café, c'est sûr.

« Pour être honnête, cette maison était là bien avant ma mort, j’habitais ici, dans l’Oural, vu qu’on est tous les deux mort et je pense qu’entre camarade venant du même pays, je peux te parler de mon histoire… »

Ah, je vais avoir droit à une histoire? Alors là, je ne m’y attendais pas du tout. Et moi j'adore les histoires. Du coup, je me suis retournée un peu, curieuse et avide d'en savoir plus. Mais je le vois se lever et chercher quelque chose. Un livre visiblement, qu'il finit par prendre et par venir me tendre. Un instant étonnée, je le fixe lui et le livre avant de le prendre. Y a quoi dedans? J'ai posé ma tasse à côté de moi en attendant.

« Si tu vois type avec des cheveux blond tournant vers le blanc, c’est moi. A l’époque, j’étais un spetsnaz, ancien soldat d’élite de l’armée rouge, j’ai voyagé à travers le monde pour accomplir mon devoir et ici c’est ma refuge pour oublier un peu le monde d’extérieur, j’ai pris souvent des photos en équipe, tu me verras grandir au fur et à mesure que tu tourneras les pages, mais jamais tu ne trouveras moi très jeune, car je n’avais personne étant petit, j’ai vécu seul et l’armée est en quelque sorte mon foyer »

"- Toi aussi tu avais pas de famille quand tu étais petit? Moi c'est pareil. Enfin si, j'ai ma Tanya mais sinon, on a grandi toutes seules, à l'orphelinat."

Je savais bien que tous les enfants russes ne vivaient pas seuls, j'en avais vu beaucoup avec des papas et des mamans, même certains se faire adopter. Mais quelque part, ça me rassurait de savoir qu’on n’avait pas été les seuls dans ce cas. Le professeur avait connu ça aussi. C'est bête mais quand même. Enfin, maintenant, que j'ai le livre entre les mains, je commence à l'ouvrir et à parcourir les pages. Lentement, les unes après les autres, prenant le temps de m'en imprégner. J'ai les yeux grands ouverts, complètement fascinée. Il y a tant de choses dedans.

Et c'est fou, le professeur à drôlement changé. Pourtant, je le reconnais facilement. Et il a l'air heureux su les images, les gens avec lui aussi. J'en aurais presque un pincement au cœur. Ça ressemble à une vraie famille. Quelque chose dont je n'ai jamais pu que rêver. Il y a quasiment que des garçons, je ne vois pas beaucoup de filles sur les images. Mais les paysages changent beaucoup eux, et il y a de tout. J'ai presque l'impression de partir en voyage en tournant les pages. Et quand j'arrive sur la fin, je suis presque déçue. C'est fini, plus d'images, plus de rêve. Je le referme doucement, avec soin, pour pas l'abimer.

"- Eh bah, tu en as vu des choses. J'aimerais bien avoir un livre comme ça moi aussi mais j'ai rien vu et rien fait dans ma vie alors j'aurais rien à y mettre. Et part ma Tanya, je n’ai pas de famille à montrer aux gens.
Dis, les gens sur les photos, tu les as déjà revus? Ils sont toujours vivants? En tout cas, moi, je te préfère comme ça. Ça te va bien le vert."


Et puis surtout, ça ressemble moins aux couleurs des militaires qui nous ont enlevées, enfermées et tuées, ma jumelle et moi alors j'aime autant. Je reprends ma tasse avale une nouvelle gorgée. C'est fort mais c'est bon. Et ça réchauffe bien. En y repensant, la seule image que je possède, c'est Tanya qui l'a, dans son pendentif. Celle d'un homme aux longs cheveux de feu dont même le visage est effacé par le temps et la mauvaise qualité de l'image. Il restait pourtant un concept que j'avais du mal à accepter.

"- L'armée, ils étaient gentils alors? T'es sur?"
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Re: Nostalgie [PV] - Mer 4 Déc 2013 - 21:52

Alors elle fait partie de ceux qui ont été abandonné, tout comme moi, par les parents trop lâches pour s’en occuper, décidément, le monde est bien cruelle, même si je dis ça alors que le taux d’abandon est très faible, cela reste leurs enfants. J’ai renié mes origines depuis longtemps, j’étais dit que mon histoire débute dans l’armée, un loup solitaire qui a trouvé sa place dans la meute. Puis, sur le coup, je viens de penser à la personne qu’elle avait citée, Tanya ?


« Tanya, c’est ta sœur ? Je me demande à quoi elle pourrait très bien ressembler »


Puis j’ai observé la petite rousse observer les photos au fur et à mesure qu’elle tourne la page, moi aussi je ne pouvais me détacher de ces photos, car cela me rappelle de ce que j’étais autrefois, un jeune homme qui ne connaissait pas grande chose de l’extérieur, mes anciens camarades m’avaient aidé à comprendre et a apprendre à rire, jouer, draguer… enfin si ce n’est pas vraiment mon point fort, puis le dernier, très important, s’amuser. C’était à ce moment-là que j’ai oublié de ce que j’étais, que j’avais grandi dans l’orphelinat, une réalité douloureuse à s’en rappeler que je n’étais personne, mais si je restais encore longtemps là-bas je n’aurai peut-être pas eu l’occasion de faire tant de choses et de rencontrer tant de camarades, mais… Pour Soniya, dans ses paroles j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas vécue assez longtemps pour découvrir ne serait-ce que l’extérieur de la Russie.


« Tu sais, je ne sais pas ce que sont devenus mes camarades, je suis mort pour servir mon pays, mais aussi pour sauver mes hommes, maintenant je ne sais plus rien, cela fait plus d’un an et je pense qu’ils ont probablement trouvé leur propre voie, quant à moi je ne tenterai pas de m’interposer à leur choix, je préfère les voir vivre heureux de loin que de savoir que je suis toujours vivant et surtout, me voir dans ce corps… Bonjour la crédibilité. »


En effet, comment vont-ils réagir ? Vont-ils croire mon histoire ? Je les connais très bien, ce sont des hommes qui ne croient qu’en un seul dieu et au destin, puis presque tout le monde ont leur famille à gérer, je pense que c’est mieux de laisser ainsi, qu’ils m’oublient et j’espère que cela ne dégénérerait pas l’ancien unité auquel j’étais affecté. Maintenant que j’y repense, quand elle parle de gentil, j’ai bien envie de rire, c’est ironique, l’armée ? Gentil ? Difficile de le dire, il faut vivre dans l’armée pour comprendre, mais je vais tenter de la résumer.


« Il faut comprendre, dans n’importe quel pays, l’armée a deux faces. La première, ouverte à tous, est la partie positive, que tous voient en ces soldats comme de vaillant combattant accomplissant leur devoir, toujours la camaraderie et le soutient des autres, montrant aux nouveaux recrus la gloire et l’honneur, en gros je vais te dire en un seul mot, la propagande. C’est bien beau de voir la parade militaire avec ces soldats dans leur uniforme si bien travaillé, traditionnel, les rendant exemplaire, mais ne te fie pas aux apparences… Puis il vient à la seconde face, la partie négative et aussi la vérité de cette face cachée »


J’ai pris une nouvelle gorgé de mon vodka pour réhydrater ma gorge, étrange hein ? Cela se fait avec de l’eau, n’est-ce-pas ? Eh bien moi j’aime ça, je ne bois que de l’eau en service, là je suis déjà mort, autant en profiter.


« Ce n’est pas pareil partout, mais il y en a en grande partie, par exemple, ceux qui s’occupe des affaires internes, ce sont les plus flemmards, abusant de leur autorité sur les plus démunis, ils gagnent l’argent en magouillant et en volant au peuple l’argent qui devait être servi pour améliorer les conditions de vie de notre peuple, même après la chute du communisme ils continuent encore, ces gens ne connaissent pas la gloire, ni l’honneur, agissant même par la violence pour assouvir leur désir. Ils me répugnent au plus haut point que j’ai envie de les tuer… Enfin, pour résumer ceci, c’est la corruption… »


Ça me fait repenser que j’ai eu quelques accrochages avec ces gars, des vrais mauviettes qui se soient supérieur, surtout quand ils arrivent en groupe. A moi seul, je les ai mis au tapis, j’ai pu éviter la cours martial grâce à des contacts haut placés et aussi de mon grade. Puis je m’étais dit qu’elle doit aussi savoir qu’il n’y a pas que des mauvaises choses à connaitre sur l’armée, alors je me remémore de mon passé et tous ces moments que j’ai passé.


« Néanmoins, ce ne sont que des minorités, la majorité sont des vaillants soldats qui se battent pour leur pays, pour leur foyer, des gens qui ont de l’honneur en leur cœur pour accomplir leur devoir, risquant leur vie sur le front auprès de leurs frères d’armes. Je fais partie de ces soldats, enfin c’est du passé maintenant… Néanmoins ça me rappelle bien des souvenirs. Oh oui, je me souviens très bien quand j’étais jeune, avant d’être affecté au Gru (une division Spetsnaz) j’étais encore affecté à l’armée rouge, pour être plus précis dans les troupes aéroportées de l’URSS »
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Re: Nostalgie [PV] - Jeu 5 Déc 2013 - 9:24
Paroles échangées....

« Tanya, c’est ta sœur ? Je me demande à quoi elle pourrait très bien ressembler »

"- Bah ça, c'est pas dur comme question. Tu me vois, moi? Eh bah, Tanya elle est exactement toute pareille. On est jumelles toutes les deux alors on se ressemble comme deux gouttes d'eau. Mais c'est plus vrai pour l'allure que pour le comportement. Ma sœur, c'est une vraie marmotte par exemple, je passe toujours beaucoup de temps à arriver à la lever le matin. Et elle me protège parce que moi, j'y arrive pas très bien...."

Maintenant que j'ai fini de raconter ça, je me sens un peu bête quand même. Enfin bon, en même temps, ça se voit bien que je ne suis pas du genre à être douée alors pour ce qui de se battre. Je laisse mon regard se faire absorber par l'album photo devant moi et je voyage. Tous ces paysages, tous ces gens que je vois lentement vieillir sur le papier, ils ont eu une vie sur Terre. Une vraie et plus longue que moi. Et ils sont toujours en train de sourire, sur toutes les images. Si c'est ça une famille, moi aussi j'en voudrais une vraie rien qu'à moi. Que je partagerais avec ma Tanya. Parfois, il y en a qui ont des bandages ou des marques, ça montre bien qu'ils sont des militaires en plus de leur tenues mais ils sont toujours heureux. Ça me fait plaisir de les voir comme ça même si je ne comprends pas vraiment. Parce que moi, ceux que j'ai croisés, ils ne ressemblaient pas du tout à ça. Rien que d'y penser, j'en frissonne.

« Tu sais, je ne sais pas ce que sont devenus mes camarades, je suis mort pour servir mon pays, mais aussi pour sauver mes hommes, maintenant je ne sais plus rien, cela fait plus d’un an et je pense qu’ils ont probablement trouvé leur propre voie, quant à moi je ne tenterai pas de m’interposer à leur choix, je préfère les voir vivre heureux de loin que de savoir que je suis toujours vivant et surtout, me voir dans ce corps… Bonjour la crédibilité. »

Han, mais c'est vrai qu'il a beaucoup changé. Je n'avais pas pensé à ça. Les gens ne le croiraient pas, il avait raison. Je suis d'accord avec lui, les voir vivre heureux de loin, c'est toujours mieux que rien. Moi, même si un jour je disparaissais pour de bon, je voudrais seulement que ma Tanya elle continue à vivre et à sourire, à faire les spectacles et à être heureuse. Alors, je souris à sa remarque en acquiesçant de la tête.

"- Et puis, tu les as toujours avec toi quand même. Dans le livre, dans tes souvenirs et dans ton cœur. Tu peux même choisir de ne garder que le mieux et de laisser le reste de côté. C'est pas plus mal finalement."

C'est sorti un peu tout seul, je n'avais pas prévu de dire ça mais c'est vrai après tout alors je ne m'en cache pas. Moi, c'est ce que j'essaye de faire, me souvenir que du bien et oublier le reste. Mais c'est dur des fois. J'ai repris mon café et je le bois par petites gorgées tandis que j'écoute les explications du professeur sur l'armée et ces deux visages. Je ne suis pas certaine de vraiment tout bien comprendre mais l'essentiel, j'ai saisi. Il y a des gens qui font leur métier bien comme il faut et d'autres qui en profitent pour en abuser et le faire aux dépens des autres. C'est sur ceux-là que nous ont à du tomber. On n’a pas eu de chances au final, c'est tout. Le professeur aussi il boit son verre qui descend plus vite que ma tasse, parce que comme il parle beaucoup, bah il a soif, c'est logique. Je me suis presque réchauffée maintenant.

« Néanmoins, ce ne sont que des minorités, la majorité sont des vaillants soldats qui se battent pour leur pays, pour leur foyer, des gens qui ont de l’honneur en leur cœur pour accomplir leur devoir, risquant leur vie sur le front auprès de leurs frères d’armes. Je fais partie de ces soldats, enfin c’est du passé maintenant… Néanmoins ça me rappelle bien des souvenirs. Oh oui, je me souviens très bien quand j’étais jeune, avant d’être affecté au Gru (une division Spetsnaz) j’étais encore affecté à l’armée rouge, pour être plus précis dans les troupes aéroportées de l’URSS »

Quand il en parle, de ces soldats et tout, j'ai presque envie d'en devenir un moi aussi. Pour aider les gens, les protéger et défendre ceux qui en ont besoin. Mais je rigole un peu parce que je sais que je n'y arriverais pas. Je suis vraiment pas forte, encore moins douée et je ne me vois pas tenir une arme. Je me suis retournée un peu pour pouvoir l'écouter, c'est conte s'il dévoilait devant moi une histoire inconnue, nouvelle et magique. Oui, ça parle de l'armée et alors? Le rêve n'a pas de frontières, c'est pour ça que je suis très tête en l'air.

"- Tu auras fait dans les couleurs alors. L'armée rouge, maintenant t'es tout vert. Et c'est quoi les troupes aréoportées? Ça remonte à quelle année quand tu étais jeune, en vrai année? Les Grues, ce n’est pas pour construire les grands bâtiments, tu as fait de la construction?"

Oui je suis curieuse, et il est fort possible que je n'ai pas tout à fait tout compris de ce qu'il m'a déjà raconté. Je ne vois pas le rapport entre les grues et l'armée moi par exemple. Et puis, j'essaie de m'imaginer moi, toute rouge dans l'armée rouge. Je serais sans doute passée inaperçue même avec ma tignasse.
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Re: Nostalgie [PV] - Jeu 5 Déc 2013 - 23:23

Choisir de ce que j’ai envie de garder… hein ?
 
 
Malheureusement, ce n’est pas une chose que l’on peut réaliser quand on est née guerrier. Même après la mort, je doute que je puisse oublier, car, pour moi, ces souvenirs sont les fruits de mon vécu, l’expérience que j’ai accumulé depuis ma jeunesse, je m’en sers pour mieux mener ma vie, selon mon jugement, selon mon désir tout comme la liberté de choisir son destin. C’est de ça que j’ai pu devenir quelqu’un de très respecté dans mon domaine, mais bon, cela fait partie du passé. Quand j’étais encore vivant, j’avais pensé à prendre ma retraite et voir si je pouvais monter une famille, cependant le destin en a décidé autrement et je suis mort en n’ayant jamais connu l’amour, c’est peut-être pour ça que, en tant que dieu, j’incarne la guerre. Quel ironie, mourir en héro, maintenant je deviens un méchant qui doit purger l’humanité, ceci est mon plus gros dilemme, j’aime l’humanité, mais j’aime encore plus voir ce monde plonger dans le désastre causé par les humains. Peut-être que ce n’est pas très renégat pour quelqu’un qui ne tue pas (enfin pour l’instant) les gens, puis ce n’est pas très exemplaire de la part d’un professeur qui aime les voir s’entretuer.
 
« Tu sais, je préfère garder mes souvenirs autant que possible, voir même me remémorer, cela m’aide à avancer »
 
C’est ça, avancer, éviter de faire les mêmes erreurs, faire le bon choix, agir de façon juste… Je rigole intérieurement, dans mon être, car cela sonne bien chevaleresque alors qu’il en est nullement dans mon cas. De toute façon, dans les batailles, tout le monde pensent surtout à survivre, alors ils seront prêt à utiliser n’importe quoi, même les coups bas, alors il est préférable de rester avec ceux que l’on connait bien que d’être avec des gens peu fiables. Malgré que je pense à tout ça, Soniya a su me faire sortir de mes pensées en entendant ses dernières paroles. A la suite j’en suis resté bouche bée, puis j’ai éclaté de rire, bah oui, comment se retenir de rire après avoir entendu ça. Vraiment, elle ne connait absolument rien ou quoi ? Elle n’a pas du étudier sur ce qu’est l’armée, mais ce n’est pas grave, je vais l’apprendre, si je garde toujours mon titre de professeur je serai un historien.
 
« Tu ne sais pas ce que c’est vraiment l’armée ? Alors laisse-moi répondre à tes questions. Tout d’abord, en Russie, notre uniforme est généralement vert, certes, mais à l’époque de l’URSS, l’armée rouge portait divers couleur, représentant leur propre section, là où j’étais portait un uniforme de couleur vert foncé avec un béret bleu, je pense que c’était vers 1984. La troupe aéroportée sont des unités de combat bien entrainés et en fait, ce sont des parachutistes, ils sont largués par avion ou hélicoptère à des points clés et de commencer à faire le ménage. Puis la GRU… *j’ai du mal à me retenir de rire* n’est pas pour faire le chantier, la GRU est une division Spetsnaz composé des hommes d’élites qui parcourent le monde et combattent contre le terrorisme, il n’y a pas meilleur combattant dans la Russie que ces gars-là. J’étais dans cette division, mais c’est difficile, les conditions de vie n’était pas de tout repos, enfin, cela ne m’a pas empêché de faire le tour du monde. »
 
En effet, je suis allé de droite à gauche, un peu partout, un peu plus sur les terres musulmans qu’en amérique du sud. Quoi ? C’est souvent en Arabie Saoudite que l’on trouve plus de terroristes que de civils, n’empêche que c’est grâce à eux que l’URSS gardait la tête haute en vendant leurs armes et faire du profil. En tout cas, je me rappellerai toujours de la fois où j’étais largué en Afghanistan, là-bas, quand je vois des rebelles utilisaient nos propres armes contre nous, c’était vraiment du grand n’importe quoi, heureusement qu’ils n’avaient pas de blindés, ni d’hélicoptère, sinon on l’aurait perdu la guerre depuis longtemps. Cependant, pour cette foutu guerre ça a duré 9 ans, moi j’ai passé un peu plus de la moitié à me battre, toujours à surveiller mes arrières et j’ai du mal à dormir avec tous ces embuscades et attaques surprises, à force c’est fatiguant à devenir parano. Enfin, grâce à ça, aujourd’hui même, je reste encore à l’affut. Bref, si je dois bien résumer mon histoire, il va falloir qu’elle sache par où j’ai commencé.
 
« Pour que tu comprennes mieux, je vais te parler plus en détail de ce que sont les troupes aéroportées, tu verras, ce n’est pas compliqué, mais c’est vraiment difficile pour les volontaires d’accomplir l’initiation, c’est-à-dire l’entraînement. Je peux te dire que nos instructeurs étaient sans pitié, ils passaient leur temps à nous hurler sur nous, nous traiter de moins que rien, des larves, la pire espèce qu’existe sur cette terre, nous étions trainé dehors, très tôt dans la matinée pour nous faire courir avec un gros sac rempli de cailloux et sous le soleil, à force de courir on avait la gueule bien ouverte à respirer comme des chiens à la langue pendu de leur museau… On crevait de soif, mais on a continué de courir sur plusieurs kilomètres, nos instructeurs ne nous lâchaient pas, ils nous courraient par derrière, à nous pousser vers l’avant, toujours en hurlant sans arrêt, personne n’avait pensé à cet instant que même les instructeurs en avaient bavé pour nous courir à force, mais ils n’ont montré aucune faiblesse, ils étaient très fort, endurant, bien entraîné. C’est par leur expérience qu’ils nous reliaient afin de mieux faire face à des situations difficiles.
 
Quand nous étions arrivé jusqu’au bout, on était tous à bout de souffle, nos jambes étaient sur le point de nous lâcher, nos poumons hurlaient à la douleur, à chaque fois qu’on haletait c’est comme si quelqu’un avait trafiqué notre corde vocal et de ne presque rien entendre de ce que l’on disait, comme réduit en silence. L’entraînement continua jusqu’au soir, on s’était tous réuni pour aller manger, il n’y avait que de cet instant pour échanger des mots, oui, c’était comme ça que l’on apprenait à se connaître, chaque jour nos relations s’étaient resserré et nous nous entre-aidions pour mieux surmonter les épreuves devenant, chaque jour, de plus en plus difficile, mais personne n’avait lâché, personne n’avait baissé les bras, car nous étions unis. Puis le jour tant arrivé où nos instructeurs nous annonçaient qu’on était suffisamment entraîné pour passer au parachutage, ça c’était ma partie préféré. »
 
Je me suis rendu compte que j’avais soif en repensant à toutes ces difficultés passé quand j’étais encore jeune, j’ai repris un autre gorgé et j’ai tout de suite repris, tellement cette histoire m’avait bien marqué je ne pouvais m’interrompre.
 

« On était tous embarqué dans un avion, nous étions lourdement équipé, on avait un sac dans notre dos contenant le parachute et tout le devant il y avait un gros sac qui couvrait totalement la partie haute de notre corps -je mimai avec des gestes pour qu’elle puisse mieux comprendre- On était tous aligné, nous étions près, depuis le temps que l’on attendait ça, maintenant nous pouvions le faire pour de vrai. La soute arrière s’ouvrit et on attendait le feu vert, les instructeurs commençaient à hurler ‘Davaï davaï davaï’ puis comme des moutons, on sautait l’un après l’autre par-dessus bord, enfin dans le vide en fait, sur une altitude de 5000 mètres. Notre parachute s’ouvrait automatiquement et tout ce qu’on avait à faire s’était de se laisser poser tranquillement sur le sol. On planait pendant 3-4 minutes, ça nous avait paru long, sinon c’était agréable de voir le paysage de haut, par contre à l’atterrissage c’était dur, avec notre équipement on s’était écrasé un peu brusquement au sol. Je comprends pourquoi ils nous faisaient subir ces entraînements de guerrier, parce que c’est pour mieux prévenir des chutes, ça nous a bien évité de nous briser les jambes. C’est pour te dire que tout ce que j’ai vécu n’était pas en vain, je trouve que, à la fin, quand on sautait de l’avion, c’était notre récompense pour avoir continué sans abandonné… »
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Re: Nostalgie [PV] - Ven 6 Déc 2013 - 10:17
En apprendre plus....

« Tu sais, je préfère garder mes souvenirs autant que possible, voir même me remémorer, cela m’aide à avancer »

Oui, je peux comprendre ça. Après tout, même si je suis morte, même si j'ai extrêmement peur sur les derniers jours de ma vie, je ne veux pas les oublier. Enfin, j'aimerais bien parfois mais en fait, c'est aussi des moments que j'ai partagés avec ma Tanya. C'était dur mais on était ensemble, toujours. Alors je ne veux pas oublier. Parce que moi, j'avais qu'elle. Je n'ai toujours eu que ma sœur et pour rien au monde ne voudrait la perdre. Du coup, maintenant, je me sens un peu coupable. Parce que ce soir, je ne vais pas rentrer à l'Académie et que si elle s'en rend compte, je sais qu'elle va se faire du souci et je ne voudrais pas que ça arrive.

J'en étais là de mes pensées quand j'ai réalisé que le professeur avait éclaté de rire? Sur le coup, j'ai pas trop compris pourquoi mais il avait l'air de tellement s'amuser que ça me faisait sourire. C'est drôle, il fait drôlement moins impressionnant quand il est comme ça. Enfin, je trouve. Sagement assise entre lui et la cheminée, profitant de la chaleur des flammes qui me remonte dans le dos, j'écoute ces explications. Ah oui, en effet, je comprends mieux pourquoi il rigolait. En même temps, je ne savais pas que son unité spéciale avait le même nom que la machine pour construire les immeubles. Et puis, ce n’est pas logique que l'Armée rouge soit habillée en vert mais bon, peut-être pour ça que maintenant même ses cheveux le sont devenus, verts.

Et puis, je crois que finalement, ça lui plaisait bien de parler de tout ça parce qu'il s'est mis à tout m'expliquer, les entrainements et tout. Lui, il avait l'air de trouver ça normal alors que moi, j'étais plutôt horrifiée. Je crois que je n'aurais jamais pu faire l'armée, je me serais faite écrasée par le poids de mon propre sac. Et puis, j'ai peur des gens qui crient alors je n’aurais pas réussi tout ça. Pourtant, quand il en parle, ça ne fait pas si peur que ça. Juste c'est comme si il revenait dans le passé. Et j'adore l'écouter en parler parce c'est comme une sorte de conte. Je m'imagine les images, je vois les petits personnages qui bougent, je me représente tout c dont il parle et même si ce n’est pas vraiment gai, en fait, c'est presque magique. Moi qui étais terrifiée par tout ce qui touchait aux militaires, j'ai moins peur. Finalement, eux aussi ils ont peur des fois. Et ils ont soufferts aussi. Ca rapproche ça, nan?

Le coup des parachutes, c'est comme la cerise sur le gâteau. Moi qui ai toujours le nez tourné vers le ciel, la tête dans les étoiles, ça me fascine. Se retrouvé au milieu des nuages et des oiseaux, ça doit être fantastique et rien que d'y penser, j'en ai les yeux brillants. Je m'y croirais presque mais bon, je pense que je n’aurais pas eu le courage de sauter moi. En tout cas, en sachant tout ça, je l'admire drôlement. Il en a fait des choses dans sa vie, il en a eu de la chance.

"- Bah dis donc, tu en as fait des choses. Moi, je n’ai jamais quitté la ville ou on a grandi avec Tanya, on ne nous laissait pas beaucoup sortir et de toute façon, les gens, ils ne nous aimaient pas. La seule fois où on a voyagé, c'est quand les soldats sont venus nous emmener...."


J'hésite à continuer. Un grand frisson me passe dans le dos rien que d repenser à tout ça. Oui, je suis une trouillarde. Et même aujourd’hui, j'ai encore peur de pleins de choses. Mais ça, c'était spécial quand même. Et puis, si je e souviens bien de ce que Yuri à dit, il ne sait pas ce qui s'est passé pour moi et Tanya. Parce que si il était jeune en 1984, il n’était pas né quand moi et ma sœur on est morte.

"- En fait, on vivait dans un coin un peu beaucoup perdu au nord de la Russie, dans un orphelinat avec d'autres enfants abandonnés. Ça a commencé à parler de guerre et on mangeait encore moins bien que d'habitude quand les soldats ils sont venus. En pleine journée, ils nous ont attrapés et emmenés de force, sans qu'on sache pourquoi. Personne n'a essayé de les arrêter. On a été entassées avec des tas d'autres gens dans des wagons et on a roulés vers je ne sais pas où. Quand on est sortis, c'était pour être parquées dans des camps horribles, ou on nous criait des ordres en nous prenant tout ce qu'on avait. On a essayé de s'enfuir tout de suite, on a même réussi mais... Ils nous ont retrouvés... Ils ont tués ma Tanya... et moi aussi...."

Je retiens un sanglot parce que je ne veux pas pleurer. Je revois Tanya s'écrouler sur la neige, au ralenti, sans un son. Non, ils n'avaient pas le droit, ont avaient jamais rien fait de mal à personne alors pourquoi? Je ne comprends toujours pas. Je renifle et me recroqueville dans la couverture. Yuri il me fait pas peur mais les autres soldats, si. Et je crois que ça restera toujours, ça.
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Re: Nostalgie [PV] - Ven 6 Déc 2013 - 22:37

Quand j’ai écouté son histoire, je me sentais un peu triste pour elle, encore si jeune et pourtant elle n’avait pas eu l’occasion de découvrir le monde. Cependant je commence à comprendre un peu de ce qu’elle a vécu de cet instant, je me souviens d’une histoire racontait par un vieux vétéran de guerre, racontant des histoires horribles sur le régime, bien sûr il l’avait fait après la chute de l’URSS, sinon lui et le KGB auront de longue discussion… Je pense même que je le reverrai plus après, enfin, dans le cas de Soniya et de sa jumelle elles serraient déporté dans l’un des camps de production afin d’alimenter l’armée. Il est bien probable qu’elle soit morte bien avant que je sois née, car cette histoire remonte vers la fin de carrière de notre camarade Staline le dictateur, voir vers la seconde guerre mondiale. Cet homme qui voit son pays comme un outil pour assouvir sa suprématie contre les forces alliées, mais il faut avouer que grâce à lui, l’économie s’est nettement amélioré et dès à sa mort le régime a changé une nouvelle fois, ces horribles choses… Fort heureux, je ne l’ai pas vécu, mais pour les deux jumelles, si.
 
« Ecoutes Soniya, personnellement, c’était mieux ainsi que vous soyez mortes pour la liberté et non être asservi comme des bêtes à travailler sans relâche, toi et sa sœur auriez souffert encore plus et ça jusqu’à la fin de votre vie. J’ai entendu dire que des orphelins sont pris pour travailler dans des usines pour produire des armes pour l’union soviétique et c’est souvent les femmes qui sont emportées, quant aux hommes, ils sont envoyés sur le front, sans formation, sans rien, pour faire face à la guerre, puis mourir pour gagner juste du temps. Ce que vous avez fait vous deux, était un acte courageux, mais malheureusement, vous n’aviez pas eu la chance d’être née au bon moment »
 
Elle aurait pu être quelqu’un de respecté, elle aurait pu travailler dans un grand entreprise, elle aurait pu avoir une famille, enfin ce qui est arrivé ne peut être changé.
 
« Néanmoins, il faut que tu regardes du bon côté des choses, tu es ressuscitée, tu vis à nouveau, il serait peut-être temps de visiter un peu les coins, voir même faire le tour du monde, comme moi, tu apprendras plus  de choses et sur l’histoire de notre pays. Je te propose même d’aller visiter Moscou, maintenant, la vie n’est plus du tout pareil qu’avant, l’URSS n’est plus, le communisme n’existe plus, c’est un pays démocratique, avec un président, un bien belle exemple de notre rival, les américains. »
 
Bon, en même temps, leur gouvernement et les vieillards bien fat avec en tête de l’argent… De bien vilain manipulateur ces gros lascars, d’ailleurs, j’espère que mon pays ne subira pas le même sort, juste pour dire que si le gouvernement lançait la guerre… Ca tournera en carnage, aussi sanglante que la seconde guerre mondiale. Enfin, ce n’est pas plus mal, je n’aurai pas trop à intervenir dans le monde des humains si jamais cela devait arriver, par contre si le monde s’unifie et qu’ils cessent toute hostilité, voir même, lever les frontières… Alors là… Je ne saurai quoi faire, l’humanité entrera dans une nouvelle ère et le dieu de la guerre que je suis… Ne sera pas utile au final. Pour l’instant, ceci n’est pas prêt de venir de sitôt, alors je n’ai pas à m’inquiéter.
 

« Si… vous étiez en vie, que vous ayez réussi à vous enfuir, vous seriez prête à quitter votre pays ? Rejoindre ailleurs ? Vivre une nouvelle expérience ? Après tout, même si vous ne connaissez rien, toi et ta sœur, je pense que je peux t’indiquer les prochaines étapes à faire… Pour ma part, je voulais visiter le Japon, tout le monde disaient que c’est un pays pacifique, avec de très faible taux de criminalités, il y a pas mal de choses à voir là-bas, je pense que ça va être bien »
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Re: Nostalgie [PV] - Sam 7 Déc 2013 - 10:13
Et si....

Sur le coup, ces paroles me paraissent un peu étranges. Alors comme ça, lui aussi il trouve ça mieux que je sois morte? Comme les soldats qui m'ont abandonnées pendant que je me vidais de mon sang? Comme ces gens à l’orphelinat qui nous ont littéralement offerts à ces monstres? Mais très vite, j'ai réalisé que ce n'était pas du tout comme ça qu'il voyait les choses. Nan, en fait il me ... félicitait? J'étais morte, oui, mais jusqu'au bout, on avait essayé de sa battre, de s'en sortir ma Tanya et moi. Parce qu'on s’était promis de toujours aller jusqu'au bout de nos rêves. Bon, ce n’est pas vraiment allé loin, jamais, mais de temps en temps, on arrivait encore à y croire. A un joli futur, à un avenir meilleur. Et finalement, maintenant qu'on était morte, on aurait peut-être l'occasion de les connaitre, ces jours plus heureux.

« Néanmoins, il faut que tu regardes du bon côté des choses, tu es ressuscitée, tu vis à nouveau, il serait peut-être temps de visiter un peu les coins, voir même faire le tour du monde, comme moi, tu apprendras plus  de choses et sur l’histoire de notre pays. Je te propose même d’aller visiter Moscou, maintenant, la vie n’est plus du tout pareil qu’avant, l’URSS n’est plus, le communisme n’existe plus, c’est un pays démocratique, avec un président, un bien belle exemple de notre rival, les américains. »

Hein? Quoi? Pour le coup, j'ai manqué de lâcher ma tasse de café. Elle est presque vide donc j'aurais limité les dégâts mais quand même. Je le fixe, limite ahurie. Je n’ai pas rêvée, il vient de me proposer de m'emmener avec lui voyager? Moscou. Je connais de nom, je vois même vaguement où c'est maintenant que j'ai fait quelques leçons de géographie mais malgré tout, je reste stupéfaite. En fait, je ne sais pas si je suis plus surprise que ravie. Parce que, s franchement, partir voyager, voir le monde, pour moi qui ai jamais quitté mes 5 pâtés de maisons de mon vivant, c'est comme proposer à un aveugle de voir des images l'espace de quelques secondes. Ça me parait tellement impossible et en même temps, je ne rêve que de ça.

« Si… vous étiez en vie, que vous ayez réussi à vous enfuir, vous seriez prête à quitter votre pays ? Rejoindre ailleurs ? Vivre une nouvelle expérience ? Après tout, même si vous ne connaissez rien, toi et ta sœur, je pense que je peux t’indiquer les prochaines étapes à faire… Pour ma part, je voulais visiter le Japon, tout le monde disaient que c’est un pays pacifique, avec de très faible taux de criminalités, il y a pas mal de choses à voir là-bas, je pense que ça va être bien »

"- On serait partie n'importe où. On ne voulait juste pas qu’ils nous retrouvent. Nous, on voulait faire un cirque. Enfin, faire des spectacles comme on faisait à l'orphelinat. Avec Tanya qui jonglait, faisait les marionnettes et parlait avec son ventre pendant que moi, je chantais, je faisais la musique et je racontais les histoires. On aurait continué à dessiner ensemble des étoiles et pleins d'autres choses encore. Je voulais continuer à voir les enfants tristes se mettre à sourire et rêver, voir leurs yeux briller de bonheur même après le spectacle, le temps que la réalité les rattrape. J'aurais voulu que ça continue toujours...."

Oui, je n'avais jamais songé à m'enfuir de l'orphelinat, Tanya non plus. De façon, ils nous auraient mis dehors pour notre majorité, comme partout ailleurs. C'est pour ça que je sais que je n’ai pas 18 ans même si je n’ai pas d'idée de mon âge exact. En parlant de ça, je sais que mon visage s'est illuminé, je le sens. Je me suis complètement laissé emporter, je mimais même les choses. Mais c'est fini tout ça. Alors, comme j'ai une deuxième chance, il serait bête de ne pas la saisir.

"- Dis, tu parlais de m'emmener voir Moscou. Mais j'ai le droit? Je veux dire, si je ne rentre pas là-bas, je vais plus aller en cours. Je ne risque pas d'avoir des ennuis? Et toi non plus?"


Oui, je crève d'envie de pouvoir découvrir le monde. Mais ma conscience me travaille. Déjà que je n'avais pas prévenue Tanya que j'étais descendue aujourd'hui, si en plus je ne reviens pas tout de suite, elle risque de se faire un sang d'encre pour moi. Et puis, est-ce que j'ai le droit de laisser tomber la Deus comme ça? Je me pose peut-être trop de questions mais j'ai peur de provoquer des problèmes et de causer des soucis aux gens. Je suis tellement pas douée moi.

"- Et puis, il faudra que je prévienne Tanya au moins. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète pour moi. Et puis, si ça se trouve, elle voudra venir aussi. Ce serait chouette ça, non? Un voyage à Moscou entre anciens Russe, je trouve ça drôle moi, nan?"


Dernière édition par Soniya Siankov le Jeu 12 Déc 2013 - 9:30, édité 1 fois
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Re: Nostalgie [PV] - Mer 11 Déc 2013 - 12:04

"- On serait partie n'importe où. On ne voulait juste pas qu’ils nous retrouvent. Nous, on voulait faire un cirque. Enfin, faire des spectacles comme on faisait à l'orphelinat. Avec Tanya qui jonglait, faisait les marionnettes et parlait avec son ventre pendant que moi, je chantais, je faisais la musique et je racontais les histoires. On aurait continué à dessiner ensemble des étoiles et pleins d'autres choses encore. Je voulais continuer à voir les enfants tristes se mettre à sourire et rêver, voir leurs yeux briller de bonheur même après le spectacle, le temps que la réalité les rattrape. J'aurais voulu que ça continue toujours...."



Bien… Très bien même. Elles auraient pu faire rire plus d’une personne au moins, alors que dans mon cas ce n’était pas trop ça, avec mon kalachnikov, je tuais des gens qui viennent me barrer la route, tout ce qui est hostile je les élimine. J’ai le talent pour ôter la vie des autres, mais comment donner du bonheur dans ce cas ? Je me rappelle que… Oui, s’était dans la Russie, quand on devait lutter contre le terrorisme, on était tombé sur des dissidents armés, tout ce qu’on devait faire c’était de nettoyer le bâtiment et de sauver les otages. Vous devez le savoir, s’était quand l’URSS était tombée et que le Spetsnaz était née, à ce moment-là nous étions connus pour opérer de façon vive et radicale,  il y a très peu de survivant après notre passage. Les traîtres pensaient pouvoir changer quoi que ce soit, malheureusement ils n’étaient pas assez intelligent pour tenter de faire plier le gouvernement par une si petite poignée de militants, alors on les a tous tué et sauver les otages. Lorsque nous étions en train de faire évacuer ces personnes, une femme s’était dirigée vers moi et d’un sourire elle a tout simplement dit merci… C’était la seule fois que j’ai eu droit à ce genre de sourire de soulagement.
 
C’était pour vous dire que dans le métier, nous sommes vu comme des tueurs, nous inspirons la peur, nous sommes le marteau au poigne de fer de la mère patrie, des élites, des hommes capables de faire face à toutes sortes de situations.  Seulement, ils doivent comprendre que ces hommes sont des êtres humains, ils ont une vie, ils savent rire, ils savent s’amuser, ce ne sont pas des machines, ils peuvent faire des erreurs, ils ont aussi de la pitié. Peut-être que ces qualités sont moins fréquent dans d’autre pays, mais tout le monde ont des défauts, tout comme avoir des atouts, c’est ce qui rend l’humanité imprévisible. Dans mon opinion, j’aime tel quel est, je trouve que la vie est bien plus palpitante que de vivre à chaque fois la même chose et qu’à la fin cela nous ennuie, monotone, à croire que la vie devient noir et blanc, sans couleur. Soniya et sa jumelle pourraient redonner de la couleur et je trouve ça bien.
 
"- Dis, tu parlais de m'emmener voir Moscou. Mais j'ai le droit? Je veux dire, si je ne rentre pas là-bas, je vais plus aller en cours. Je ne risque pas d'avoir des ennuis? Et toi non plus?"

 
Là encore je ne sais pas trop quoi répondre, je sais bien qu’elle a l’air innocente, voir même naïf, mais personnellement, je ne vois pas comment la répondre au sujet de mon statue, je ne peux pas sortir : je ne suis plus un prof, maintenant je suis un renégat, je fais ce que je veux et quand je veux sans que personne ne puisse m’arrêter… A la base, la guilde noire est là pour exterminer l’humanité, moi je veux voir l’humanité se livrer la guerre, car cela me redonne envie de vivre, voir les nouvelles facettes qu’offres les hommes qui ont un désir sombre tel que la conquête, l’argent, la technologie, tout ça je pourrais bien m’en servir à un but, malheureusement ce but n’est pas encore décidé, mais je sens que cela ne va pas tarder à arriver.
 
"- Et puis, il faudra que je prévienne Tanya au moins. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète pour moi. Et puis, si ça se trouve, elle voudra venir aussi. Ce serait chouette ça, non? Un voyage à Moscou entre anciens Russe, je trouve ça drôle moi, nan?"


Ah ça oui, ce serait chouette de visiter Moscou, je voudrai bien les faire visiter, que si elle ne pose pas la question concernant moi et mon activité, en attendant.
 

« Ne t’en fait pas pour moi, je suis là depuis fort longtemps à l’académie, c’est pas comme s’ils allaient s’inquiéter de mon absence, mais dis-moi, si jamais ta sœur est d’accord, que vous veniez une nouvelle fois sur terre, vous saurez me retrouver ? Cela reste un monde qui vous est inconnu, comment je peux en être sûr de vous revoir un jour ? »
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Re: Nostalgie [PV] - Jeu 12 Déc 2013 - 10:06
Se revoir....

« Ne t’en fait pas pour moi, je suis là depuis fort longtemps à l’académie, c’est pas comme s’ils allaient s’inquiéter de mon absence, mais dis-moi, si jamais ta sœur est d’accord, que vous veniez une nouvelle fois sur terre, vous saurez me retrouver ? Cela reste un monde qui vous est inconnu, comment je peux en être sûr de vous revoir un jour ? »

Alors comme ça, quand cela faisait longtemps que l'on était à l'Académie, on pouvait aussi descendre sur Terre, plus facilement et plus longtemps. Je ne savais pas tout ça mais j'étais content de l'apprendre. Parce que j'aime bien le professeur Yuri et je voudrais qu'il ait des ennuis par a faute. Ça arrive toujours trop souvent je trouve. Après tout, si ce jour où on s'enfuyait avec ma sœur je n'étais pas tombé, elle ne serait pas revenue en arrière, elle ne serait pas morte. Si, quand même? Je ne sais pas en fait mais je me sens coupable malgré tout. A force de vouloir me protéger, j'ai tué ma Tanya. Non, penser à autre chose. Sinon, je vais me mettre à pleurer.

Je me reconcentre sur les mots du professeur devant moi. Si ma sœur était d'accord? Bien sûr qu'elle le serait. après tout, c'était notre rêve de quitter la Russie, de voir autre chose, de ne plus n'être que deux pauvres petites orphelines mais de faire ce que nous voulions, vivre de nos arts respectifs, ensemble. Pour toujours. Oui mais maintenant qu'on était morte, est-ce que c'était toujours vrai? Est-ce que ma Tanya partagerait mon enthousiasme? Il faudrait que je lui en parle d'abord. Finalement, depuis que l'on était morte, on passait moins de temps ensemble qu'avant. Il y avait tellement de choses à faire et à voir partout. Elle restait ma jumelle quand même mais ça me faisait un peu bizarre malgré tout. Non, je la perdrais pas, jamais, ce n’était pas possible ça. Alors je ne vais pas m'inquiéter pour rien.

"- Nous revoir? Déjà, ça veut dire que tu veux bien de nous deux. C'est super ça. C'est la première fois que quelqu'un me dis ça, ça me fait drôlement plaisir. Tanya aussi elle sera trop contente de te connaitre. J'en suis certaine."


Bon, je m’emballais peut-être un peu parce que je connais bien ma Tanya et des fois, je sais qu'elle peut être un peu susceptible. Surtout quand elle a peur pour moi. Elle se méfie beaucoup des gens, encore plus depuis notre mort. Mais je sais qu'elle est adorable, c'est juste qu'elle nous protège toutes les deux. Si j'étais plus forte, moins maladroite, elle aurait plus à s'inquiéter autant pour moi. Je soupir un peu. Je ne suis pas douée, même ma jumelle je fais que d'être un poids pour elle. Mais un jour, c'est moi qui la protègerais, je le sais.

"- Pour se retrouver, bah, je sais pas trop. On ne peut pas se donner un point de rendez-vous? Un endroit qu'on pourrait trouver tous, même si on est séparés? Moi, je suis allée à Saint-Pétersbourg et maintenant, je connais un petit peu la ville et ses environs.
Sinon, on pourrait se rejoindre ici? Bon, là je m'étais perdue mais en prenant des repères, je pourrais dessiner une carte et comme ça, je saurais toujours retrouver le chemin pour venir. "


Comme il ne semble pas aimer l'Académie, je ne lui propose pas de venir nous chercher là-bas. Mais se retrouver, ça pouvait vite devenir difficile. J'arrivais bien à perdre ma Tanya dans les dédales de la Deus alors dans tout le monde Humain, arriver au bon endroit, ça risquait d pas toujours être facile. Comment je pourrais faire?

"- De toute façon, on se retrouvera toujours. Il suffit de le vouloir et on finit toujours par croiser les gens qui nous sont chers. Et moi, j'espère bien te revoir. Je voudrais bien que tu me fasses découvrir Moscou et tout le reste."


J'ai dit ça en souriant un peu bêtement. Ça, c'était un truc que les livres de conte m’avaient appris. On retrouve toujours les gens qui comptaient pour nous, peu importe la distance et les années. Après tout, j'avais bien retrouvé ma Tanya même au-delà de la mort alors je pourrais revoir Yuri, il n'y avait pas de raisons pour que ça ne marche pas. Par contre, j'étouffe un bâillement. Je ne sais pas si c'est le froid, le chaud, le café ou tout à la fois mais soudain, je me sens fatiguée moi.
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Re: Nostalgie [PV] - Sam 1 Mar 2014 - 18:42
« Je… vois »
 
Elle est si innocente que je ne sais pas trop quoi dire, va-t-elle apprécier si je dis tout sur moi ? Que va-t-elle penser de moi ensuite ? C’est évident, je suis un dieu de la guerre, ce n’est pas fait pour apporter la paix, je ne suis pas un figure d’héroïsme, mais malgré tout, j’ai un cœur qui m’empêche de faire tant de mal, de devenir une machine comme l’autre. Je vois, je suppose que je ne peux toujours aimer l’humanité après avoir vu tant de choses, tant de désastres, depuis le temps où j’étais vivant… Et même aujourd’hui. Pourtant, quelque part, je me suis dit que l’humanité à droit à une seconde chance, comme cette petite fille qui se trouve juste en face de moi, une gamine qui ne ferait pas de mal à une mouche.  
 
« Je l’espère aussi  jeune fille, je l’espère… »
 
Puis je viens de me rendre compte qu’elle commence à se sentir fatigué, après tout, elle est jeune, elle a besoin de repos, elle a dû traverser  tant de chose à l’extérieur, elle doit se reposer. Justement, elle pourra profiter du canapé et dormir devant la cheminé, il serait dangereux pour elle de sortir dans cet état.
 
« Ecoutes, je sais que tu t’inquiètes de ta sœur, elle aussi elle s’inquiète que tu ne viennes pas la rejoindre aujourd’hui, mais il serait regrettable que tu partes dans cet état, fatigué, sans savoir où aller, alors tu devrais mieux te reposer ici et de reprendre ta route au lever du jour et le mieux c’est de dormir tôt pour aller la rejoindre très vite, ainsi elle n’aura pas le temps de s’inquiéter »
 
Puis je me suis levé pour l’obliger à s’allonger et d’être couvert sous son drap. En la regardant, je pensais voir un petit ange, si mignonne et… Enfin, elle est vraiment innocente et naïf, il est peut-être facile de la manipuler, néanmoins je ne vais pas le faire, enfin pas que j’en ai l’intention, même à l’avenir.
 
« Maintenant, dors, demain sera un autre jour où il faudra continuer à sourire »
 
Maintenant je retourne m’assoir dans mon fauteuil et patienter jusqu’à ce qu’elle dort pour de bon, en attendant je commence à écrire une lettre que je la laisserai sur elle « Cher jeune fille, je ne connais pas ton nom, mais je n’oublierai pas la couleur de tes cheveux, je te laisse le soin de bien refermer la porte à clés et de la cacher sous le paillasson. J’espère que tu rentreras sain et sauf, mais je vous attendrai sur terre, quelque part dans le monde, je saurai te trouver, toi et ta sœur et à ce moment-là on visitera Moscou. A une prochaine fois  -Yuri - »



J’ai pris le soin de bien faire brûler le bois et que cela dure toute la nuit, ainsi elle n’aura pas froid et ne perdra pas de courage avec le peu de lumière dans cette maison, quant à moi, je ne peux rester auprès d’elle. Je me suis décidé à quitter ce lieu et de la laisser tranquille, j’ai d’autre chose à faire, enfin, on va dire que ce n’était une pause avant de reprendre le travail, et ce travail m’appel.  
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