Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 C'est reparti pour un tour

 
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C'est reparti pour un tour - Mar 26 Nov 2013 - 13:18
Une nana bizarre avec des cheveux rouges/roses, tout ce qu'il y a de pas naturel du tout. Elle me regarde, me sourit et une tend une feuille de papier. C'est quoi ça, mon pass à montrer au vieux barbu dont parlait les humains, celui qu'à une clef et qui garde les portes du Paradis? Genre j’aurais accès à du repos, enfin ? A moins que ce ne soit un récapitulatif de mes méfaits pour m'envoyer en enfer. Ce serait déjà plus logique à mon avis. Remarque, je m'en fous, je connais ce truc-là. Ce n’est pas comme si j'y étais née après tout. Enfin, elle ouvre la bouche pour laisser sortir une phrase et s’avance pour sortir avant de se tirer. Normal quoi. Dans un tourbillon de pétales de fleur en prime. Dommage, parce que si elle cherche à m'impressionner, c'est raté. Enfin bon, comme je suis seule, je regarde le papier et là, un détail tilt. Morte.

"- Mawrr?..."


Putain, ce que j'ai mal au crane. Forcément, je vais poser ma main dessus et puis, je cligne des yeux. Attendez deux secondes, c'est quoi cette embrouille? Plus de flingue, plus de cadavres, c'est le jour. Et c'est quoi cet endroit? On dirait un Temple. Genre, depuis quand je mets les pieds dans un lieu de ce type? Et puis, je suis morte. 9 fois. Alors maintenant, c'est fini. Pourquoi je suis encore là. La balle à littéralement traversé mon crâne, je m'en suis personnellement assurée. Alors pourquoi je n’ai rien, à part cette migraine de merde? Nan mais sans déconner, c'est quoi ce merdier?

Je me relève et je m'étire. Bon, au moins, j'ai la chance d'avoir la paix maintenant que l'autre rouquine aux obus s'est tirée. Tiens, j'ai toujours ce fichu papier d'ailleurs. Je prends le temps de le lire tranquillement. Repentie. Comment ça, repentie? Mais je n’ai rien à me faire pardonner, moi? C'est quoi encore cette arnaque? Et puis ils savent tout quoi, genre ils m'ont stalkés toute ma vie où quoi? Mon âge, ma race et même mon nom. Je manque de devenir mauvaise en le voyant alors je l'arrache et j'avale ce morceau de la feuille. Personne ne saura. Personne. Enfoirés. Ici, ce sera Nelsha, point final.

Infirmière? Alors là, j'éclate de rire. Nan mais sans rire, ils ont vu ma tronche? Ils savent qui je suis pourtant et puis cette histoire de domaine divin, en fait, ça me gave alors je n'y prête aucune attention. J'observe les lieux. Bon, niveau décoration, on a déjà fait mieux parce que là, ça fait sérieusement rétro. Côté mode, ils ne sont pas à jour ici. Un soupir m'échappe. Comme si j'en avais quelque chose à foutre en plus. Non mais sérieux, me voilà dans un temple, catapultée infirmière par la volonté d'un connard qui visiblement se fait appelé Deus, dans une académie sortit d'on ne sait où alors que je viens de crever à nouveau. J'aurais fini par devenir folle? Remarque, ce n'est pas impossible. Je crois que ça m'arrangerais même au final. Mais je n'y crois pas.

Au fait, ils ont précisés ma race sur leur papier bizarre de tout à l’heure. C'est bien joli mais est-ce que je peux toujours faire mumuse? Ils ont intérêt sinon je sens que je vais faire un carnage. Je ne sais pas qui sont ses ploucs mais déjà qu'ils m'ont forcés à revivre sans me consulter, vaudrait mieux pour eux qu’ils n’aient pas trop faits les cons. Enfin, pour le savoir, pas 50 solutions. Alors hop, je me visualise en chat. Et ça marche. Yes!!! Ah, au moins, je pourrais m'éclater. Bon, d'abord, réussir à m'extirper de mes fringues parce que ça, c'est toujours galère. Mais je maitrise alors c'est vite fait. Tiens, y a quelqu'un qu'est là. Je me retourne et le fixe sans vergogne, un sourire sur le visage. Chouette, une première victime. Ça tombe bien, j'ai envie de jouer.

"- T'es qui, toi? Tas un problème? T'as jamais vu un chat qui cause?"


Belle entrée en matière n'est-ce pas? Je me marre intérieurement et j'attends de voir sa réaction. Je sais pas trop où je suis tombée mais finalement, ce n’est pas mon problème. Ça ne me fera pas changé d'un pouce et il en faudra bien plus pour me déstabiliser. Après tout, ce n’est pas comme si je mourrais pour la première fois. Même si j'avoue que bon, ce coup-ci, je ne m'attendais sérieusement pas à rouvrir les yeux, encore moins dans un endroit comme celui-là.
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 1:00
Cela fait déjà quelques jours que je suis revenu de cette mission avec Lev. Quelques jours que je passe à me reposer. Quelques jours que je passe à essayer de me soigner. Et pourtant, les marques que j’ai sur le visage n’ont toujours pas disparues. J’ai toujours la pommette magnifiquement bleue/violette/jaune, et un œil au beurre noir, ainsi qu’une lèvre fendue. La classe totale. Vraiment.

Alors voilà. Depuis quelques jours, je n’ai pas mis le nez dehors. Mais ce matin, en me levant, je me suis dit qu’il fallait peut être que j’assume et que je sorte, de jour, qu’importe l’état de mon visage… Alors je me suis préparé. Je me suis douché, puis habillé. Un simple jean slim, une paire de Dr Martens et un t-shirt noir suffisent pour aujourd’hui. Pas de robe, pas de petit haut mignon, rien de bien travaillé. Le plus simple possible. Histoire d’essayer de passer un peu inaperçu. Même si je savais que ce n’était pas bien possible, avec cette tête-là.

Et puis je me suis rendu sur mes lieux habituels de travail. Je suis allé prendre un café, et tenter d’avaler quelque chose. En vain, comme d’habitude. Et puis l’endroit m’a mis mal à l’aise. Alors j’ai pris mes affaires, emballé le pauvre pain au chocolat, et je suis allé retrouver les collègues. Ils ont parus choqués en voyant mon visage, puis se sont moqués. J’ai un peu ris –mais ça faisait mal à la lèvre, alors j’ai vite arrêté- et leur ai dit que très clairement que je n’avais pas envie d’être ici, mais qu’il fallait bien que je sorte de ma chambre. Alors ils se sont regardés, ont souris, et l’un d’entre eux n’a rien trouvé de mieux que de me dire :

« Ça tombe bien ! On a une nouvelle repentie à aller accueillir au temple, mais aucun d’entre nous ne voulait y aller… alors pour fêter ton retour, c’est toi qui va t’y coller. Ne lui fais pas trop peur avec ta tronche de Frankenstein, hein. Ahah. »

Ahah. Très drôle en effet. J’étais mort de rire. Et je le suis toujours, maintenant que je suis en route pour le temple. Je soupire. Bref.

J’arrive à l’entrée du bâtiment, qui pour une fois est plutôt désert. Cela sera encore moins difficile de repérer le nouvel arrivant alors. Déjà que d’ordinaire… eh bien il suffit de chercher celui avec une expression de paumé sur la face. Là… là elle devrait être seule. Déjà, au moins, je sais que c’est une fille. C’est déjà ça. Y a des fois on ne me donne aucun détail… Je ris, amer.

Je passe le seuil de la porte. Et je regarde tout autour de moi. Je suis venu, hier. Discrètement, de nuit, pour éviter que l’on me voie. Oui. Mon image est quelque chose d’important à mes yeux. J’ai peur de ne pas être présentable, qu’est-ce que j’y peux ? Je suis comme ça, point. Que l’on ne m’embête pas avec cela… Bref. Je regarde autour de moi. C’est fou comme c’est différent de jour et de nuit. Et c’est dingue comme je peux penser à des choses inutiles… pourtant, j’y pense. Voilà tout. Enfin… je me mets en route pour aller vers l’avant du temple, mais… de loin, je ne vois personne.

De près non plus. Pas un chat… ou presque. Par terre, un tas de vêtements, et une boule de poil qui s’en dépêtre. Je l’observe. C’est… elle la nouvelle repentie ? Sérieusement ? On se fou de ma gueule ? Bon sang, sur quoi suis-je tombée, encore ? Héé…

Hé. Tiens, elle remarque ma présence…

"- T'es qui, toi? Tas un problème? T'as jamais vu un chat qui cause?"

Pas la peine de regarder tout autour de moi pour savoir à qui elle s’adresse, la peluche. Je soupire. Souris, amer. Un chat qui parle, hein ? Je dois mentir ou dire la vérité ? Ahah. Je fais non de la tête.

« Parce que t’en connais des milliers, toi, des chats qui parlent ? Alors non. Je n’ai jamais vu de chat qui cause. »

Je m’avance un peu, m’assoit sur un banc, pas loin. Mal au corps, moi… c’est plus confortable d’être assis.

« Enfin. »

Je soupire.

« Je m’appelle Sven. Je suis ici pour t’accueillir, puisque tu viens de débarquer. M’enfin… je ne vois pas en quoi un chat a besoin d’être accueillit. »

Et puis… un chat repenti. Sérieusement, Deus a un sens de l’humour très douteux. A moins que ce ne soit un chat-garou. Quelqu’un qui puisse se transformer en animal. Enfin… je ne pense pas que cela existe, ceci dit… on est à la Deus tout de même… on peut bien respirer sous l’eau, faire des boules de feu, avoir des ailes, des cornes, être des démons… bref, en fait, cela ne m’étonne plus tant que ça. Je soupire.

« L’a un nom, le minou ? »

Pas aimable pour deux sous, mais j'm'en fou...
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 11:15
« Parce que t’en connais des milliers, toi, des chats qui parlent ? Alors non. Je n’ai jamais vu de chat qui cause. »

Rhoo, attention, Môssieur tente de faire de l'humour. Enfin, vu la tronche qu'il se tire, je peux comprendre qu’il ne soit pas de super bonne humeur. Vu le joli dégradé de couleur qui colorie son visage, il a du se prendre une sacrée dérouillée. Mais s'il a envie de passer ses nerfs sur quelqu'un, il a plutôt intérêt à faire gaffe avec qui il le fera parce que je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Mais finalement, entre sa gueule amochée, sa dégaine de gentil petit garçon fragile limite très efféminé, parce que sérieux on pourrait le prendre facile pour une gonzesse ce petit bout d'humain, et son espèce de flemme qui le pousse à se laisser tomber assis, je me demande lequel de nous deux est le plus paumé. Il me ferait presque pitié tiens.

« Enfin. »
« Je m’appelle Sven. Je suis ici pour t’accueillir, puisque tu viens de débarquer. M’enfin… je ne vois pas en quoi un chat a besoin d’être accueillit. »


Sven, c'est donc bien un mec. Pas que j'avais un doute mais bon, après tout, on sait jamais sur quoi on peut tomber. J'ai bien plus de 1500 ans et des surprises, j'ai eu le temps d'en avoir alors je préfère me méfier. Je suis restée simplement assise sur mes fringues, tranquillement, tandis qu'il palabre, plus pour lui-même que pour moi d'ailleurs. Il est évident qu'il est ravi de me voir. Ça se voit à son expression de je-men-foutiste complet. Quelle ironie quand même. Pour une fois que je pourrais avoir une explication sur ma renaissance, je tombe sur les derniers des fainéants qui n'en a rien à secouer. Enfin, j'ai l'habitude de me démerder seule alors je ferais comme toujours. On n’est jamais mieux servi que par soi-même de toute façon.

« L’a un nom, le minou ? »

"- Minette déjà pour commencer, mon chat. Et oui, j'ai un nom. Mais vu comment t'as l'air intéressé, je vois pas trop l'intérêt de te le donner pour être franche. En tout cas, vu la bonne volonté que met à ton job, ça fait plaisir à voir, je sens que je vais me plaire ici."

Ironie et légère moquerie, tout moi. Jusqu'à ne plus savoir différencier ni l'un ni l'autre. Avais-je seulement donné deux phrases sérieuses? Bah, ça n'avait pas la moindre importance. Je m'étire, teste mes membres, remue la queue et les moustaches avant d'aller rejoindre ce cher Sven. Pas envie de crier et puis, pour m'amuser, ce sera plus drôle d'être à côté de lui. Et puis, je suis de bonne humeur alors je vais faire un effort d'amabilité. Après tout, je n'en suis qu'à ma 10ème mort, pas comme si je ne maitrisais pas le sujet. Mais lui ne le sait pas.

"- Allez, je vais être sage et gentille pour une fois. Je m'appelle Nelsha et d'après le papier de la rouquine aux obus, je suis une repentie. Enfin bon, je ne vois pas de quoi je suis sensée me repentir mais bon... Sinon, Je me suis réveillée là alors que je me disais que j'étais enfin morte pour de bon donc j'ai un peu les nerfs. Et visiblement j'ai écopée de la tâche 'fantastique' de devenir infirmière ici. Voilà, ça va comme résumé? T'es content maintenant? Parce que tu sais, c'est pas en tirant la gueule que ça partira ton maquillage de grand guerrier."

Oui, je sais, je suis incorrigible. Pas moyen d'être sérieuse plus de trente secondes. Enfin, ce n’est pas drôle non plus sinon. La vie, c'est fait pour s'éclater, même si c'est la 10ème, y a pas de raison après tout. Je saute agilement sur le banc et me retrouve juste à côté de lui. Et puis, je m'approche pour mieux visualiser le coup qu'il a pris au visage. Je ne sais pas qui ou quoi lui a fait ça mais c'est du beau boulot. Il n’a pas dû y aller de main morte. Et comme je suis curieuse, pour bien voir, bah je monte sur ses genoux et me dresse en prenant appui sur son torse, pour avoir le meilleur des points de vue. Sans gêne, oui, et j'assume. Sans compter qu'il est bien fait le petit. Frêle d'accord, mais mawrr il y a de quoi faire sous la chemise, j'en mettrais mes moustaches à couper.

"- Tu t'es pas rater mon grand, parole de nouvelle future infirmière."
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 12:57
"- Minette déjà pour commencer, mon chat. Et oui, j'ai un nom. Mais vu comment t'as l'air intéressé, je vois pas trop l'intérêt de te le donner pour être franche. En tout cas, vu la bonne volonté que met à ton job, ça fait plaisir à voir, je sens que je vais me plaire ici."

 
Je soupire. Ouais bon, j’avoue que je n’ai pas géré mort là. Je suis censé accueillir les gens, et répondre à leurs questions, comme Ethan l’a gentiment fait à mon arrivée, pas les envoyer chier parce que j’ai mal au corps et au cœur… Je soupire.  Et elle l’a sentie, en plus, que ça ne va pas. En même temps, je lui ai un peu dit que je ne voyais pas l’intérêt d’accueillir un chat, mais… Raah, quel imbécile heureux je fais. Enfin… heureux…

 
"- Allez, je vais être sage et gentille pour une fois. Je m'appelle Nelsha et d'après le papier de la rouquine aux obus, je suis une repentie. Enfin bon, je ne vois pas de quoi je suis sensée me repentir mais bon... Sinon, Je me suis réveillée là alors que je me disais que j'étais enfin morte pour de bon donc j'ai un peu les nerfs. Et visiblement j'ai écopée de la tâche 'fantastique' de devenir infirmière ici. Voilà, ça va comme résumé? T'es content maintenant? Parce que tu sais, c'est pas en tirant la gueule que ça partira ton maquillage de grand guerrier."



 
Nouveau soupire. Cool, je m’attire d’ores et déjà ses foudres. Je vais avoir le droit à des représailles. C’est génial. Je baisse les yeux, soupire une nouvelle fois. Je ne sais faire que cela, en ce moment. Soupirer, encore et encore… Faut dire que ce n’est pas la joie, mais bon. Je n’ai pas envie de sombrer dans mes pensées. Je… dois me ressaisir. Ne pas être désagréable avec tout le monde, même si je me sens amer.

 
Et puis je suis tiré de mes songes. Par un chat qui monte sur le banc, à côté de moi. Puis qui, carrément, se fait une place sur mes genoux, prend appui sur mon torse, et me dévisage… eh bien la figure.

 
"- Tu t'es pas rater mon grand, parole de nouvelle future infirmière."



 
J’suis au courant, merci. Enfin… c’est le renégat qui ne m’a pas raté. Grumbl… Ceci dit, il est peut être un peu tôt pour lui parler de ceux là. S’agirait pas qu’à peine arrivée, elle s’en aille déjà pour l’ennemi. Enfin… ennemi… je ne sais pas si je peux vraiment les considérer, personnellement, comme des ennemis. A part ce type, là, qui s’est posé sur notre chemin, à Lev et moi, et qu’on a fini par … Je déglutis. Il est mort, oui. Première fois que j’éprouve un quelconque remord à l’idée d’avoir participer au meurtre de quelqu’un…

 
Nouveau soupire.

 
« Désolé. »

 
Je laisse ma tête tomber en arrière, et par un réflexe quelconque, je lève une main pour la poser sur le pelage soyeux de l’animal. Enfin… animal… de la demoiselle ? Après tout, elle parle. Ce n’est pas une mince affaire, pour un chat, que de parler.

 
« Je t’avoue être un peu à côté de mes pompes depuis quelque jours… Et je fais mal mon boulot… »

 
Je passe mes doigts dans ses poils, profitant de la douceur de l’animal, ainsi que de sa chaleur. Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours bien aimé les chats.

 
« Et… ouais. Faut croire que je suis facile à abimer. Un jouet fragile. Pas très bonne qualité. »

 
Je force un sourire, un peu piteux. La lèvre fait mal. Ralala… C’est agaçant. Enfin. Elle m’a dit quoi déjà ? Nelsha ? Nel-chachat. Kitty-cat. C’est parti, j’ai plein de surnoms pour elle, j’adopte ! Ou pas. Pas sûr qu’Asmodée aime beaucoup. Je ris doucement.

 
« Infirmière, hein, Kitty-cat ? T’as des bases ? Ou tu vas faire souffrir ceux qui auront besoin de tes services ? »

 
Je la regarde, dans les yeux, amusé. Ce n’est pas dit méchamment. Juste un peu taquin. Après tout, nous sommes collègues de par notre statut de repentis. Nous sommes dans la même galère.

 
« Ah euh… si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser, hein… après tout, je suis là pour ça. Même si je ne l’ai pas montré dès le début. »

 
Je me demande soudaine si Nelsha est son vrai prénom ou si c’est un pseudonyme. Enfin. Cela ne me regarde pas, et je ne lui poserais pas la question. Ça restera une réflexion personnelle. Baah... 
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 13:45
« Désolé. »
« Je t’avoue être un peu à côté de mes pompes depuis quelque jours… Et je fais mal mon boulot… »
« Et… ouais. Faut croire que je suis facile à abimer. Un jouet fragile. Pas très bonne qualité. »


Hum, il a beau vouloir faire le malin, il a l'air plutôt cool en fait. Bah oui, faut dire ce qui est. Les Humains sont toujours comme ça, le culte de l'apparence. Et les mecs, je vous raconte pas. Le sexe fort, celui qui protège qui est plus puissant, plus grand, plus, plus, plus et bla bla bla.... Y a des fois vraiment, avec certains d'entre eux, y a des baffes qui se perdent mais bon, ce Sven, au moins, il accepte la réalité. Ça doit faire mal aussi, peut-être même plus que de se prendre des coups. Quoi que ceux-là l'ont pas ratés mais bon, c'est un autre souci. A côté de ses pompes, je veux bien le croire. Faire mal son boulot, j'en sais rien, puisque je ne sais pas c'est quoi son taff au final du coup, je ne peux pas juger. Puis je n’en ai pas envie, pas maintenant. Sa dernière remarque sur le jouet me fait sourire, sans moquerie. Tiens, il se compare tout seul à ça? Marrant, j'avais jamais vu ça, comme quoi les Humains sont pleins de surprises.

"- Bah, ça vaut ce que ça vaut, mais pour un jouet pas de très bonne qualité, tu te débrouilles très bien niveau caresses pour chat."


Nan, je ne me moque pas. Enfin peut-être un tout petit peu, d'accord, mais ça n'a rien de méchant. Oui, je suis à moitié chat et même si je parle, bah les caresses et les grattouilles, c'est sacré. Et ça se sent tout de suite qu'il aime les félins, il sait s'y prendre. Peut-être même plus qu'avec les gens au final mais ça ne me regarde pas ce détail. Je vais me contenter de profiter outrageusement de ces quelques instants, avec un grand sourire sur le visage. Je retiens un ronronnement, histoire de ne pas montrer que j'apprécie. Ce ne serait pas drôle sinon.

« Infirmière, hein, Kitty-cat ? T’as des bases ? Ou tu vas faire souffrir ceux qui auront besoin de tes services ? »

"- Kitty-cat? Tu sais qu'il y a des gens qui ont perdus des doigts pour moins que ça?"


Je me marre, sous forme de chat ça produit toujours un certain effet en plus. C'est vrai, j'ai 'arraché’ des doigts voir des yeux pour moins que ça mais là, ce n'est pas une menace. Simplement un jeu. Et je suis persuadée qu'il l'a compris. Il se maitrise trop pour que cela ne soit qu'une coïncidence mais je ne poserais pas de questions. Je préfère découvrir par moi-même et puis il attend une réponse.

"- Disons que j'ai eu le temps de m'exercer, même si plus souvent je faisais du mal que du bien. Le corps humain, je maitrise bien maintenant. Alors, je pense que mes soins seront plus ou moins douloureux en fonction de mon humeur et de la tronche du client."


Autant être cash dès le début. Je ne vais pas me cacher. Je suis comme ça et j'assume parfaitement. Et même si je ne suis pas spécialement à une place intéressante, repentie ça sonne plus comme 'femme à tout faire' que comme 'responsable des ressources humaines', ma place me permettra quand même d'avoir une certaine influence voir un poids sur certains. Alors je vais me gêner pour en profiter.

« Ah euh… si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser, hein… après tout, je suis là pour ça. Même si je ne l’ai pas montré dès le début. »

"- Ah, tu te dérides un peu? C'est bien, j'aime pas les gens qui font la gueule.
Alors, des questions.... Hum, moi aussi je devrais passer par ton état? C'est une sorte de bizutage ou quoi qui t'a mis dans cet état?"


Oui, je suis curieuse. Et je ne lui foutrais pas la paix tant que je n’aurais pas une réponse satisfaisante. Est-ce que son cas m'intéresse? Pas vraiment. Mais bon, je sens aussi que malgré mes coussinets et ma forme animale, il y a quelque chose en moi qui se réveille. Depuis que je me suis approchée de son visage tuméfié. Tiens donc...

"- Tu m'excuses deux secondes, je veux juste faire un test."

Je redescends, restant quelques secondes sur ses genoux, je me relève me rapprochant de son visage, je recommence encore une fois, avec le visage concentré. Puis je saute au sol, vais fouiller dans mes fringues au sol, parcours à nouveau le papier de tout à l'heure avec les diverses infos qu'il contient et retourne m'installer sur les genoux de Sven. C'est moins froid que le carrelage en plus, c'est vachement plus agréable.

"- Tiens, j'ai une question intelligente du coup. Pour changer. Le Domaine Divin, ça sert à quoi? Et comment ça marche?"
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 16:27
"- Bah, ça vaut ce que ça vaut, mais pour un jouet pas de très bonne qualité, tu te débrouilles très bien niveau caresses pour chat."
Je souris. Ah bon. Je ne le savais pas. Je n’ai pas spécialement l’habitude de caresser des chats, je ne prenais pas le temps de m’en occuper, de mon vivant. Mais je les aime bien quand même. En même temps, j’en ai un gros, de chat, maintenant. Bien plus gros format que celle-ci, mais bon. Ça reste un félin. Et je crois qu’ils aiment à peu près la même chose.
"- Kitty-cat? Tu sais qu'il y a des gens qui ont des doigts pour moins que ça?"
 
Je ris doucement. Et je crois qu’elle rit aussi. Mais… faut le comprendre. Un chat qui rit, c’est assez étrange. Assez comique en fait. Tellement comique qu’en fait, j’avale ma salive de travers et manque de m’étouffer. Avant de me ressaisir. Woah.
 
"- Ah, tu te dérides un peu? C'est bien, j'aime pas les gens qui font la gueule. Alors, des questions.... Hum, moi aussi je devrais passer par ton état? C'est une sorte de bizutage ou quoi qui t'a mis dans cet état?"
 
Je perds peu à peu mon sourire. Un bizutage, hein ? Non pas vraiment. Enfin… si, maintenant qu’elle me le dit, on aurait pu croire à cela. Après tout… on nous a envoyé à deux chercher un artefact dont on ne sait rien, en sachant pertinament qu’on allait rencontrer des difficultés, mais il ne s’agissait surtout pas de nous prévenir, de nous mettre en garde ou quoi que ce soit. Non… cela aurait été trop facile. Je grince des dents.
 
"- Tu m'excuses deux secondes, je veux juste faire un test."
Uh ? Oui. Enfin je suppose que je peux l’excuser. Tant qu’elle ne me met pas un coup de griffe ou de quenottes. Enfin, cela n’en a pas l’air. Elle ne fait rien d’autre que descendre de mon torse, avant de remonter pour s’approcher de mon visage. J’ai presque l’impression qu’elle va me mettre un coup de langue. Ses moustaches ne sont pas loin de me chatouiller la joue. Je souris. Quel drôle d’animal. Surtout qu’après ce petit manège, elle descend de mes genoux pour aller fouiller dans son tas de vêtements, récupérer ce qui, je suppose, est sa feuille divine, et revenir sur mes genoux. Je ne dois pas être très inconfortable puisqu’elle revient.
"- Tiens, j'ai une question intelligente du coup. Pour changer. Le Domaine Divin, ça sert à quoi? Et comment ça marche?"
 
Hum. Cette question précisément. Question un peu compliquée, je l’avoue. Mais je vais essayer de faire de mon mieux pour lui expliquer comme je le peux. Avec les moyens du bord. Enfin… raaa. Même si c’est un chat, que, je l’avoue, j’ai un faible pour son poil tout doux et ses coussinets duveteux, et son museau humide, et ses moustaches qui chatouillent… pourquoi moi ? Pourquoi l’un des surveillants les plus récemment arrivé ? Et tout abimé en plus ? Humpf.
« Eh bien… si tu m’arrache un doigt, je serais au moins sur place pour me le faire soigner, voyons le bon côté des choses. »
 
Je ris doucement. Ça me permet de décompresser légèrement et préparer dans ma tête ce que je vais bien pouvoir lui dire au sujet du domaine divin.
« Et… me dérider… ce n’est pas une mince affaire. Disons que j’ai peut-être quelques tendances bipolaires qui font que c’est compliqué. A un moment, je peux rire, sourire, et l’instant d’après, me tirer une tronche de six pieds de long quoi… C’est… chiant. Même pour moi… enfin, j’arrête de te raconter ma vie un peu. »
 
J’inspire profondément. Zen, Sven. Tu vas pas gaffer, tu maîtrise quand même un peu le sujet, mon grand… ouais. Aller, on y croit.
« Le domaine divin, hein… Eh bien… en gros, tu sais déjà que tu es morte sur terre, et donc Deus –ce petit plaisantin- t’as fait revenir ici, pour devenir une déesse. Oui oui, parfaitement, tu m’as bien entendu. Te voici donc à la Deus Academia… là, tu es donc une repentie –je ne sais pas ce que tu as bien pu faire de ton vivant pour avoir ce statut, et je ne te poserais pas la question, mais ça ne doit pas être bien joli-, c’est-à-dire que tu vas devoir travailler, gratuitement –bon t’es quand même nourrie, logée, blanchie et en fait si, un chouïa payé mais pas hyper bien. »
Je reprends mon souffle, fait une petite pause, sans quoi ma voix va finir par barrer en cacahuète sous le manque d’oxygène, et … bon, ce serait dommage de finir ma phrase comme si j’avais pris de l’hélium.
« Donc voilà, tu vas devoir servir les apprentis, qui sont tous super charmants, super aimables, super bien élevés, et qui ne te prennent pas du tout pour un chien. Enfin... ça dépend lesquels. »
 
J’espère qu’elle sent toute mon ironie à travers cette phrase…
« MAIS ! Y a un avantage, au moins. Oui oui. C’est ton domaine divin. Ton pouvoir à toi, rien qu’à toi. Ce qui fait que tu en es la déesse. Moi, je suis le dieu de la manipulation, par exemple… »
 
Je fais craquer ma nuque, prends un élastique dans ma poche, ramène mes cheveux en une queue de cheval haute, et les attaches, avant de me remettre à la caresser, sous le menton, puis derrière les oreilles.
 
« Et donc voilà. Comment ça marche ? Eh bien… ça, ça dépend de chacun. De ton pouvoir. De … de pleins de facteurs, je suppose. Moi, par exemple, il faut que je me concentre bien sur ce que je veux faire pour y arriver. C’est… fatigant. Et j’ai le droit à de superbes maux de crânes, souvent. »
 
Je lui prends sa feuille rapidement –ou tout du moins ce qu’il en reste, elle à l’air d’en avoir arraché un bout- et je jette un rapide coup d’œil.
« Tu permets ? »
 
Oui, question après action, chose tout à fait logique, héhé.
« Hum… Le corps humains… pour une infirmière… C’est… tout ce qu’il y a de plus normal. »
 
Je souris.
 
« Je ne suis pas sûr de moi, mais je pense que dans ton cas, tu vas avoir besoin de tripotter tes victimes… enfin. Tes patients. Ou tes ennemis. »
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 27 Nov 2013 - 17:52
« Eh bien… si tu m’arrache un doigt, je serais au moins sur place pour me le faire soigner, voyons le bon côté des choses. »
« Et… me dérider… ce n’est pas une mince affaire. Disons que j’ai peut-être quelques tendances bipolaires qui font que c’est compliqué. A un moment, je peux rire, sourire, et l’instant d’après, me tirer une tronche de six pieds de long quoi… C’est… chiant. Même pour moi… enfin, j’arrête de te raconter ma vie un peu. »

C'est qu'il sait avoir de l'humour quand il s'y met le petit. Pourquoi je le soignerais si c'est moi qui le blesse, rien ne m'y obligera. Enfin, on est pas là donc autant laisser tout ça de côté. Par contre, le voilà qui commence à s'étaler sur lui et ses états d’âme. Franchement, soit il se sent vraiment seule et mal à cause de cette espèce de dérouillée qu'il s'est ris dans la tronche, soit c'est encore mon côté chat mignon tout doux auquel rien ni personne ne peut résister qui a eu raison de lui. Car oui, si vous saviez combien les gens peuvent causer à leurs bestiaux et toutes les conneries et autres horreurs qu'ils peuvent leur raconter, franchement, vous n'envierez pas ma place. Même les pires meurtriers du monde aiment à se confier à leurs animaux de compagnie et parfois, on apprend des choses.... J'ai beau avoir l'estomac bien accroché, c'est dur. Mais là, on est loin de tout ça alors je le laisse parler, simplement. Je suis sage, hein? Vous avez vu?

« Le domaine divin, hein… Eh bien… en gros, tu sais déjà que tu es morte sur terre, et donc Deus –ce petit plaisantin- t’as fait revenir ici, pour devenir une déesse. Oui oui, parfaitement, tu m’as bien entendu. Te voici donc à la Deus Academia… là, tu es donc une repentie –je ne sais pas ce que tu as bien pu faire de ton vivant pour avoir ce statut, et je ne te poserais pas la question, mais ça ne doit pas être bien joli-, c’est-à-dire que tu vas devoir travailler, gratuitement –bon t’es quand même nourrie, logée, blanchie et en fait si, un chouïa payé mais pas hyper bien. »
« Donc voilà, tu vas devoir servir les apprentis, qui sont tous super charmants, super aimables, super bien élevés, et qui ne te prennent pas du tout pour un chien. Enfin... ça dépend lesquels. »

Alors, je suis une repentie mais je suis là pour devenir une déesse? Sérieux? Eh bah, ce qu'il a fumé leur Deus mais sans déconner, je veux bien qu'il m'en donne un peu parce que ça doit être de la bonne. Servir les apprentis, être nourrie et logée, travailler, être payée... Bon, y a du plus et y a du moins là-dedans. Pour le coup j'ai du mal à me faire une idée claire de tout ça. Mais qu'ils essaient de me prendre pour un chien et ils comprendront pourquoi les chats étaient vénérés en Égypte ancienne. Et si besoin, ils tâteront de mes griffes et mes crocs pour ça. Non mais, on ne mélange pas les torchons et les serviettes comme les félins ne se mélangent pas avec les canidés. Et puis quoi encore. Beurk!

« MAIS ! Y a un avantage, au moins. Oui oui. C’est ton domaine divin. Ton pouvoir à toi, rien qu’à toi. Ce qui fait que tu en es la déesse. Moi, je suis le dieu de la manipulation, par exemple… »
« Et donc voilà. Comment ça marche ? Eh bien… ça, ça dépend de chacun. De ton pouvoir. De … de pleins de facteurs, je suppose. Moi, par exemple, il faut que je me concentre bien sur ce que je veux faire pour y arriver. C’est… fatigant. Et j’ai le droit à de superbes maux de crânes, souvent. »

Dieu de la manipulation? Marrant, je trouve que ça lui va bien. Il cache bien son jeu le petit, je l'apprécie d'autant plus. Et non, les grattouilles sous le menton et derrière les oreilles n'y sont pour rien. Enfin bon d'accord, peut-être un peu, si. Chacun ses petites faiblesses. Et le ronronnement qui m’échappe ne trompe pas, j'adore ce doux petit traitement. Et comme il est curieux aussi, ce qui ne m'étonnes pas vraiment, le voilà qui me pique ma feuille. C'est là que je me félicite d'avoir avalé la partie qui ne me plaisait pas auparavant.

« Tu permets ? »
« Hum… Le corps humains… pour une infirmière… C’est… tout ce qu’il y a de plus normal. »
« Je ne suis pas sûr de moi, mais je pense que dans ton cas, tu vas avoir besoin de tripotter tes victimes… enfin. Tes patients. Ou tes ennemis. »

"- Bon, visiblement on est arrivé à la même conclusion. Et vu ton état, je vais te nommer cobaye n°1 de force. Parce que bon, vu la couleur de ton visage, ce n’est pas d'aujourd'hui ton truc. Et ça ne va pas du tout à ton teint. Alors, voyons voir si Deus à pas trop fait l'con et si j'arrive à réparer la poupée de basse qualité que tu es. "

Il veut jouer à l'ironie, on sera deux. Dieu de la manipulation? Il n'est pas né celui qui me manipulera moi. Pas avec les années d'expérience que j'ai derrière moi. Enfin, ce n’est pas la question du moment. Je lui rends son sourire, toujours sous forme de chat, c’est encore plus drôle. Et puis, je me relève. Bah oui, il est peut-être pas super grand mais je suis un chat et faut bien que je sois debout sur ses cuisses pour atteindre ses joues. Bon, je fais attention à pas appuyer trop quand même, déjà parce que je ne sais pas trop comment marche mon pouvoir mais aussi parce que jusqu'à maintenant, il ne mérite pas que je lui fasse mal. Je pose les pattes, les déplace un peu et je sens bien que quelque chose se passe. Mais c'est frustrant, y a comme un blocage.

"- C'est bizarre ce truc. Je sens que ça marche, parce que ça réagit dans mes coussinets, c'est marrant d'ailleurs, mais c'est comme s'il manquait quelque chose. Ou comme si y avait un truc qui bloquait en fait. Y a pas une notice ou un mode d'emploi avec le papier?"

Bah quoi, je viens de renaitre, je suis accueillie par une gonzesse qui me plante là après m'avoir salué et donné une feuille débile et c'est tout? Sérieusement, le Deus-là, t'abuse sérieusement. Je redescends sur ses genoux et essaye de réfléchir un peu. Pourquoi ça ne marche pas?

"- Dis, y a pas une histoire de conditions à remplir pour pouvoir utiliser ses dons bizarres qu'ils nous filent? Je ne sais pas moi, prier la statue de l'autre absent, se montrer gentil, résoudre une énigme ou une autre connerie du genre?"


Non mais c'est vrai, maintenant, je me préparais à toutes les éventualités. Et puis, c'était rageant. Je voulais m'en servir de mon pouvoir, moi. Au moins voir à quoi ça ressemblait. Si tout le monde en a un et peut l'utiliser, y a pas de raisons que moi je ne puisse pas le faire. Grrr, avec tout ça, je vais réussir à m’énerver et ça va me faire gonfler le poil encore cette histoire.

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Re: C'est reparti pour un tour - Ven 29 Nov 2013 - 22:00
"- Bon, visiblement on est arrivé à la même conclusion. Et vu ton état, je vais te nommer cobaye n°1 de force. Parce que bon, vu la couleur de ton visage, ce n’est pas d'aujourd'hui ton truc. Et ça ne va pas du tout à ton teint. Alors, voyons voir si Deus à pas trop fait l'con et si j'arrive à réparer la poupée de basse qualité que tu es. "

Je souris. Cela ne me va pas au teint. Je le savais déjà, merci d’insister sur ce point. Ma peau délicate, abimée de la sorte par une brute épaisse… Et dire que de mon vivant, j’en aurais fait toute une maladie. Non pas parce que cela fait mal, ou autre. Mais tout simplement parce qu’il aurait abimé mon outil de travail. J’aurais été obligé de me plâtrer le visage au fond de teint pour essayer de maquiller tout cela… Mais ici, étrangement… non. Je n’ai plus ce genre de réaction. C’est… je ne sais pas vraiment. Je change, voilà tout. J’éprouve des choses, à présent. J’éprouve même du remord pour ceux que j’ai pu tuer. En fait, je ne regrette pas de les avoir tués. Ou plutôt de les avoir fait tuer. Je regrette plutôt le fait d’avoir dû me salir les mains. Mais si je ne l’avais pas fait, je ne serais peut-être ici. Et je n’aurais pas rencontré Janma. Et je n’aurais pas commencé à changer considérablement. En parlant de lui… je ne sais plus quoi penser. Alors je préfère penser à autre chose, éviter le sujet.

Cobaye, donc. Hein ? Je ris doucement. Je trouve cela comique. Je me suis fait nommer rat de laboratoire par un chat. Un chat qui parle. Rien que cela. Mais Deus a vraiment un sens de l’humour douteux, et ça, ça ne me fait plus vraiment marrer. Si je pouvais seulement savoir ce que, concrètement, il attend de moi, ce serait… génial. Je ne suis pas un simple pion qu’il peut déplacer à sa guise, il faudra qu’il s’en rende compte. Et s’il ne le fait pas, alors je le forcerais à ouvrir les yeux. Je soupire.

Enfin soit. Je laisse Kitty-cat faire comme bon lui semble. Je ne suis plus à ça près, après tout. Et puis, bon… c’est la nouvelle infirmière, alors… autant lui être utile, un peu, quand même, et la laisser expérimenter ses tout nouveaux pouvoirs sur moi. Comme ça, si elle réussit à m’effacer tout ça, moi, ça m’arrangerait. Sinon… tant pis.

Elle se redresse sur ses pattes arrière, une fois encore, et pose celles avant sur mon visage. C’est vraiment doux, des coussinets de chats…

"- C'est bizarre ce truc. Je sens que ça marche, parce que ça réagit dans mes coussinets, c'est marrant d'ailleurs, mais c'est comme s'il manquait quelque chose. Ou comme si y avait un truc qui bloquait en fait. Y a pas une notice ou un mode d'emploi avec le papier?"

Je ris doucement. Un mode d’emploi, hein ? C’est tellement banale… Hors tout le monde sait qu’ici, à la Deus, on ne fait rien dans la banalité… Ce serait trop simple sinon. Les gens trouveraient trop facilement comment faire telles ou telles choses, et ils devineraient trop rapidement ce que l’on attend d’eux. Non, franchement, ce n’est pas une bonne idée de faire les choses comme tout le monde penserait à les faire… Tss…

"- Dis, y a pas une histoire de conditions à remplir pour pouvoir utiliser ses dons bizarres qu'ils nous filent? Je ne sais pas moi, prier la statue de l'autre absent, se montrer gentil, résoudre une énigme ou une autre connerie du genre?"

Décidément, je l’aime bien, Nelchachat. Elle me fait rire. JE me remets à la caresser pour la calmer. Et puis pour m’apaiser aussi. Ça fait du bien aux nerfs… comme lorsque je caresse Asmodée.

Ceci dit, sa question n’est pas stupide. C’est vrai que si l’on résonne logiquement, Deus pourrait attendre une condition particulière pour que ses futurs dieux lui prouvent leurs bonnes volontés. Oui. Cela aurait pu être plausible. Cependant, moi, je n’en ai rempli aucune, de ses conditions, et j’ai très vite trouvé seul comment user de mon don.

« Oh. C’est vrai que maintenant que tu le dis, tu n’as pas signé la décharge qui déleste l’académie de toute responsabilité s’il venait à t’arriver quoi que ce soit. Tu n’as pas non plus prié Deus sur un pied, les mains jointent au-dessus de la tête, ni fait le tour du temple en rampant, avant de finir par danser la macaréna en tournant sur toi-même… »

Je ris doucement, même si en fait, ce n’est pas drôle. Et pas sympa de ma part de me moquer. Je dis vraiment n’importe quoi, en plus…

« Pardon… c’est pas cool de ma part… »

J’inspire, expire, tente de me calmer. Et je m’arrête de rire. Je lui présente mon index, avec mon visage d’ange innocent.

« Tiens, mords-moi si tu veux te venger de mes vilains propos pas très drôles, en plus de ça… »

Je ne suis pas un mauvais bougre. Non. Je ne pense pas à mal en disant de telles choses. Mon objectif n’est en rien de la voir vexé. Si tel est le cas, je crois que je m’en voudrais vraiment d’avoir dit pareilles conneries. Enfin… je ne crois pas que ce soit son genre de se vexer aussi aisément. Mais je ne la connais pas… je ne m’appuie que sur ce que j’ai pu voir en quelques minutes…

« Enfin… non. Il n’y a rien de spécia… »

Et puis je tilt.

« Cependant… on n’a pas d’animaux qui parlent comme toi, Nelsha, à l’académie. Enfin… je n’en ai pas encore croisé, s’il y en a… de ce fait… »

Je fixe la pile de vêtement au sol, tout en réfléchissant.

« Peut être que sous ce que je suppose être ta forme d’humaine –car je trouve que ces vêtements sont un peu grands pour un chat-, cela marcherait ? Enfin. Ce n’est qu’un hypothèse. Et peut être que je me trompe sur ta capacité à te transformer. Mais tes vêtements, là… ne me donnent pas tord. »

Je reprends mon souffle, quelques secondes.

« A moins que tu n’aies fait disparaître leur véritable propriétaire pour pouvoir te glisser au chaud dedans… »

Petite pointe d’humour… humour douteux, oui, je le concède… enfin… à voir comment elle va réagir.
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Re: C'est reparti pour un tour - Ven 29 Nov 2013 - 23:33
« Oh. C’est vrai que maintenant que tu le dis, tu n’as pas signé la décharge qui déleste l’académie de toute responsabilité s’il venait à t’arriver quoi que ce soit. Tu n’as pas non plus prié Deus sur un pied, les mains jointent au-dessus de la tête, ni fait le tour du temple en rampant, avant de finir par danser la macaréna en tournant sur toi-même… »

Un instant, je le fixe avec une expression laissant deviner toute la stupidité qui ressort de ses paroles tandis que mon adorable cobaye se met à rire doucement. Alors comme ça, tu trouves ça drôle, mon chéri? Remarque, je suis mal placée pour dire quoi que ce soit puisque j'aurais été la première à faire le même genre de chose. Alors, je me contente de hausser les épaules et de poser la patte un petit peu plus fort sur son nez avec un sourire ironique pour bien lui montrer que je ne suis pas dupe de ces âneries. Bien qu'elles soient plutôt bien trouvées, il faut lui reconnaitre ça. Ouais, il me plait bien ce petit.

« Pardon… c’est pas cool de ma part… »
« Tiens, mords-moi si tu veux te venger de mes vilains propos pas très drôles, en plus de ça… »


"Eh, je suis censée te soigner, pas te bouffer, imbécile. Alors ne me tente pas. Parce que tu as l'air drôlement appétissant, même ainsi amoché."

Hihihi, s'il veut jouer, je n'ai aucun problème avec ça. Cette bouille d'ange aussi innocent que l'agneau qui vient de naitre, je la connais par contre. Et pour cause, je l'utilise depuis 1500 ans. Alors, ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Au moins, les repentis ont pas l'air trop chiant. Tout est faux chez lui dans les apparences, mais il reste vrai dans le fond; Comme c'est mignon. S'il est gentil, je lui donnerais peut-être une ou deux astuces pour se perfectionner dans cet art mais ça, on verra plus tard.

« Enfin… non. Il n’y a rien de spécia… »
« Cependant… on n’a pas d’animaux qui parlent comme toi, Nelsha, à l’académie. Enfin… je n’en ai pas encore croisé, s’il y en a… de ce fait… »


Ah, ça c'est un bon point. Il n'y a pas d'animaux comme moi. Je suis donc un cas unique. Parfait. C'est le genre de détail que j'adore apprendre. Je vais pouvoir en jouer à fond de ce fait, voilà une nouvelle fort agréable à entendre. Et déjà, j'ai l'esprit qui fourmille d'idées toutes plus agréables les unes que les autres de profiter de ce merveilleux avantage qu'est ma double nature. Après tout, j'ai quand même écopée de 9 morts avant d'avoir droit même pas au repos éternel mais au boulot éternel. C'est la moindre des choses que pouvait faire ce débile de Dieu inconnu pour se faire un tant soit peu pardonner.

« Peut être que sous ce que je suppose être ta forme d’humaine –car je trouve que ces vêtements sont un peu grands pour un chat-, cela marcherait ? Enfin. Ce n’est qu’un hypothèse. Et peut être que je me trompe sur ta capacité à te transformer. Mais tes vêtements, là… ne me donnent pas tord. »

"- Ça alors, tu m'as démasquée!!! Mon Dieu... Enfin par Deus ou je ne sais pas trop quoi en fait, comment as-tu fait? Certes, je l'avoue, je suis la coupable. Cette jeune fille était terriblement appétissante et elle était succulente en plus. Je dirais du jambon aux noisettes en arrière-gout, un régal. Tu aurais du gouter, vraiment fabuleux. Désolée mais la résurrection, ça creuse incroyablement."

Et le pire, c'est que j'ai sorti ma tirade avec tout le sérieux du monde, les expressions en prime. Bon, le mode est peut-être pas le plus parfait pour le jeu d'acteur mais je sais me montrer super crédible malgré tout. J'attends quelques secondes, laissant luire mes crocs, histoire que le doute s'installe ne serait-ce qu'un instant et finalement, j'éclate de rire purement et simplement. Qu'est-ce que c'est bon de pouvoir céder à ses plus vils instincts. J'adore ça. Oui, Repentie, ça me va comme un gant, bien trouvé Deus, je te tire mon chapeau sur ce coup-là.

"- Allez, rien que pour toi, une petite surprise. Mon Svenichou..."


Moi aussi je peux lui donner du surnom débile. Et encore, il ne s'attend certainement pas à la suite. On s'y attend rarement. Hâte de voir sa réaction. Alors, la ravissante et adorable boule de poil que je suis pose son front contre celui de mon premier patient avant que l'image ne se brouille un instant pour laisser la place... A moi. Eh oui, encore et toujours moi. Mais cette fois, je suis sous ma forme humaine. Mes yeux vairons n'ont pas changés mais pour le reste... Si garde voix et expression, ronronnement et feulement aussi. Je recule ma tête, un sourire diabolique sur mon joli minois avant de venir poser ma main sur sa joue blessée.

Et là, miracle. Ça marche!!! Sérieux. Je sens les picotements dans ma main en contact avec la peau tuméfiée alors que les couleurs disparaissent pour laisser place à une peau de lait impeccable. Ça, c'est du travail de professionnelle. Décidément, je suis trop forte. Même dans la mort, y a pas photos. Pour le fun, je m'amuse à lui chatouiller la lèvre du bout du doigt avant de la refermer également. Et voilà le travail. Je me recule légèrement, restant assise sur les genoux de mon compagnon d'infortune pour observer mon œuvre. C'est de l'art, à n'en pas douter.

"- Et voilà. La poupée est à présent réparée. Enfin, du moins en apparence mais c'est déjà ça de gagné non? Le reste n'a pas tant d'importance que cela après tout...."


Un petit clin d'œil complice. Je suis certaine qu'il sait lire entre les lignes. Et je suis curieuse de voir comment il va prendre la chose. Enfin, je m'étire un peu, histoire de me dérouiller les muscles, ce n’est pas tout à fait la même chose en chat et en humain. Mais tout va bien de ce côté-là.
Au fait, aurais-je oubliée de préciser que je suis en tenue d'Eve? Bah oui, mes vêtements ne sont pas revenus me voir tous seuls et gisent toujours au milieu du Temple, vide de leur occupante. C'est à dire, moi.
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Re: C'est reparti pour un tour - Lun 2 Déc 2013 - 22:19
"- Ça alors, tu m'as démasquée!!! Mon Dieu... Enfin par Deus ou je ne sais pas trop quoi en fait, comment as-tu fait? Certes, je l'avoue, je suis la coupable. Cette jeune fille était terriblement appétissante et elle était succulente en plus. Je dirais du jambon aux noisettes en arrière-gout, un régal. Tu aurais du gouter, vraiment fabuleux. Désolée mais la résurrection, ça creuse incroyablement."

Je fixe Nelchachat tout du long de sa tirade, me mordant la lèvre inférieure, jouant le rôle de celui qui croit à son histoire. Mais bien sûr, ce n’est que de la comédie. Après tout, il n’y a pas une goutte de sang pour indiquer un quelconque meurtre… Je finis par exploser de rire, n’arrivant plus à me retenir, de pair avec l’animal. Un rire vrai, sincère. Un rire comme cela faisait longtemps que je n’avais pas ri…

"- Allez, rien que pour toi, une petite surprise. Mon Svenichou..."

Eh bien, je constate avec plaisir que je n’ai pas le monopole des surnoms stupides. Svenichou… c’est encore plus gay que ce que je ne suis, tiens. Je ris doucement, avant de m’arrêter. Nelsha pose son front contre le miens, me chatouillant les joues de ses moustaches. Je la fixe, me demandant bien ce qu’elle me prépare. Et puis son  visage commence à changer, s’allonger, s’agrandir, laisser place à un visage plus… humain. Je la fixe, retenant mon souffle. Je me doutais bien qu’elle me cachait quelque chose, mais je ne m’attendais pas exactement à me retrouver avec une demoiselle sur les genoux, et encore moins que celle-ci soit… nue. Elle sourit. Oui. Un sourire diabolique.

« Bonjour Mademoiselle. »

Je lui dis, totalement indifférent. Elle pose sa main sur ma joue, pendant que je continue à la fixer. Je dois bien avouer que je ne la voyais pas ainsi. Mais je ne suis pas déçu. Et puis au moins, je la reconnaitrais sous n’importe quelle forme, à présent.

Quelques picotements dans la pommette me rappellent à l’ordre et me tirent de mes pensées. Est-ce que ça marche, maintenant ? Je lève ma propre main, et viens appuyer là où se trouve l’hématome mais… je n’ai plus mal !

"- Et voilà. La poupée est à présent réparée. Enfin, du moins en apparence mais c'est déjà ça de gagné non? Le reste n'a pas tant d'importance que cela après tout...."

Je ne sais trop quoi penser de cette phrase, de ce clin d’œil. Je soupire. Mon regard est toujours posé sur Nelsha, nue comme un vers qui s’étire de tout son long, devant moi, sans gêne. Je ne sais trop ce que je dois faire dans pareille situation. Si je dois rire ou rougir. Que ferait quelqu’un de normal dans pareil cas ? Je suppose qu’elle commencerait par détourner le regard. Puis s’excuser. Puis peut être se lever, se précipiter pour récupérer ses vêtements et la couvrir avec. Alors je ne dois pas du tout être normal. Je ne me sens ni gêné, ni honteux. Mais je n’éprouve également aucune attirance. J’avoue qu’elle n’est pas mal du tout. Plutôt jolie, même.  Mais… ça reste une femme. Je ris, amusé, même, par l’absurdité de la situation. Et par mes pensées.

« L’important, c’est que mon apparence fragile et sage de poupée soit de nouveau intacte…. Le reste est… inutile. »

Ma main sur ma joue passe sur mon oreille où se trouve la pierre qu’ « il » m’a offert et que j’ai fait sertir en boucle. Non, cela n’a pas d’importance… Je soupire, baisse les yeux. J’entends des chuchotements outrés derrière nous.

« Hum… je crois que tout le monde n’apprécie pas la beauté d’un corps nu dans la maison de Deus… »

Je ris de plus belle, avant de me retourner et faire taire les gens présents d’un regard. Ils se figent, avant de se disperser, rétablissant le silence. Je suis quand même un peu efficace, mine de rien…

« Je… crois également que ça va ragotter sur notre dos. »

Je soupire, avant de sourire.

« Je le sens gros comme une maison… »

Je ris.

« Quel comble pour un androgyne homosexuel. »
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Re: C'est reparti pour un tour - Mar 3 Déc 2013 - 10:28
« Bonjour Mademoiselle. »

Pour le coup, je serais presque déçue de sa quasi absence de réaction. Mais bon, je ne vais pas me plaindre non plus, je ne tiens pas à aller manger le carrelage parce que mon perchoir du moment ne saurait comme réagir et se lèverais soudainement. Ce que je trouve le plus drôle en fait, c'est que tout ça lui paraitrait presque tout à fait normal alors qu'avez quand même que ce genre de choses ne se produit pas tous les jours. Troquer la Bête contre la Belle, ce n'est pas à la portée du premier venu. Sauf pour moi évidemment. Il faut bien que je conserve un avantage tactique quand même, et puis quoi encore.

Et là, je peux enfin mettre ma magie en œuvre. Je sentais bien que ça picotait déjà sous forme de matou mais là, je sens les choses bien plus clairement. L'hématome qui se résorbe, comme absorbé par ma paume posée dessus, le recul de la blessure et la remise en place douce et progressive de chaque cellule de sa peau. Pour un peu, j'aurais ralentit le processus, juste pour l'étudier encore un peu. Mais bon, ma poupée a déjà assez morflé, sans compter que je lui en fais baver moi aussi depuis tout à l'heure alors je ne vais pas faire mumuse ce coup-ci, je trouverais une autre occasion plus propice.

Il a vérifié lui aussi que je ne l'avais pas amoché davantage mais bien réparé - c'est là qu'on voit que la confiance règne - et maintenant, le silence est retombé. Il me regarde de haut en bas, réflexe assez traditionnel quand on rencontre quelqu'un en soi même si d'habitude, les gens sont habillés, le tout en souriant. J’aimerais beaucoup être dans sa tête à cet instant, ça à l'air très drôle ce qui s'y passe. Enfin, le voilà qui se remet à rire, à mes paroles ou à ses pensées, cela restera cependant un mystère mais ça ne me gêne pas.

« L’important, c’est que mon apparence fragile et sage de poupée soit de nouveau intacte…. Le reste est… inutile. »

Hum, je me tords légèrement la bouche en une expression dubitative. Pourquoi je ne suis pas vraiment persuadée par ses paroles? Cela ressemble plus à du discours pré-fait, réchauffé et facilement servi à tous qu'à du vrai Svenichou pur à 100%. En même temps, je ne suis personne pour faire ce genre de remarques mais j'ai l’expérience. Je me serais bien permise une réflexion typiquement de mon cru mais je réalise seulement que visiblement, nous ne sommes plus seuls dans les environs. Des murmures résonnent à présents. Et bien plus outrés qu'admiratifs. Pourtant, ne suis-je pas une création de leur Deus de malheur, donc une partie de sa propre perfection? Oui, je m'y crois, je sais.

« Hum… je crois que tout le monde n’apprécie pas la beauté d’un corps nu dans la maison de Deus… »

Il rigole et je fais pareil. Les gens n'ont décidément plus aucune éducation de nos jours. Et puis vive leur discrétion. Ils sont stupides en prime. Au lieu de se rincer l’œil gratos sur du beau, voir du sublime - n'ayons pas peur des mots - les voilà qui bavachent assez pour se faire repérer. Un regard de mon hôte du moment et le silence qui tombe avant que le vide ne se fasse. Ouh, mais c'est qu'il serait presque effrayant le petit bout d'homme devant moi. Presque.

« Je… crois également que ça va ragotter sur notre dos. »
« Je le sens gros comme une maison… »


"- Et alors? S'ils s'ennuient au point de colporter de tels ragots, autant leur donner de quoi s'amuser. Et si ça va trop loin, je n'aurais besoin de personne pour faire taire les enquiquineurs un peu trop curieux. Ne va pas ma faire croire que tu t'inquiètes pour ta réputation, je n'y crois pas une seule seconde."


« Quel comble pour un androgyne homosexuel. »

Han, en voilà une nouvelle intéressante. Un sublime éclat de malice s'éveille dans mon regard, transparaissant littéralement sur tout mon être. Nan, sérieux? Mais c'est génial ça! Franchement, je ne pouvais pas rêver mieux pour ma première rencontre ici. Lui, c'est définitif, je l'adore mon Svenichou. Pour son plus grand malheur d'ailleurs. Un sourire adorable et un brin machiavélique, je le fixe un instant, comme un prédateur près à fondre sur sa proie avant de rigoler doucement et de poser de façon provocante mon doigt sur le bout de son nez.

"- Justement, ce n'en sera que plus drôle encore. Tu sais qu'on pourrait former un duo exceptionnel? La poupée fragile et le chat qui parle. Owi, je vois ça d'ici, de quoi rendre fou tout le campus de ce crétin de Deus.
Bon, c'est pas que tu n'es pas confortable, au contraire, mais ils ont oubliés de mettre le chauffage par ici. Alors, je vais aller récupérer ce qui m'appartiens si tu permets, Svenounet."


Je me relève tranquillement, sans chercher nullement à me dissimuler. Au contraire, debout, je m'étire à nouveau, histoire d'être bien dérouillée. Et en ronronnant en prime, si c'est as la classe. Bon, maintenant, se rhabiller. Pff, dans la famille corvée, c'en est une. Enfin, comme je ne peux pas y couper, je m'y colle. Heureusement que je n’ai pas des tas d'épaisseurs, ça m'aurait saoulée. Et voilà, je ressemble enfin au commun des mortels, si l'on excepte mon regard vairon toujours si particulier.

"- C'est mieux comme ça. La morale populaire va pouvoir se rassurer, le monstre blasphématoire qui osait de sa simple présence souillé ses lieux de par sa nature impudique est enfin revenue dans le droit chemin. La brebis galeuse ne fera plus de mal dans le calme troupeau de ce cher absent."


Oui, je me fous ouvertement de la gueule de tous ces gens trop bien-pensants. D'ailleurs, j'accompagne ma tirade d'une expression pleine de sainteté et même d'un simulacre de signe de croix, histoire de pousser le truc au bot. La demi-mesure? Connais pas. Maintenant que j'en ai fini avec mes conneries, j'en reviens à mon petit bout d'homme.

"- Je récupère ce papier-là, il m'appartient après tout. Et maintenant, c'est quoi la suite des évènements, Poupée?"
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Re: C'est reparti pour un tour - Mar 3 Déc 2013 - 22:19
« Ho non, clairement non, je m’en moque bien de ma réputation. Tant que l’on ne me sous-estime pas. »

Ce sourire qui illumine son visage et lui donne un petit air malicieux ne m’aide pas à savoir à quoi m’attendre. Elle est… je ne sais pas. Je n’arrive pas à deviner à quoi elle pense. Avec sa manière de me regarde, elle me fait me sentir comme une souris devant un chat. Elle est le plus sérieux de monde. Et puis finalement elle rit, doucement, et pose son doigt sur mon nez. Je me retient de le regarder –et de me couvrir de ridicule en louchant par la même occasion-, et continue de fixer son visage, ô combien expressif.

"- Justement, ce n'en sera que plus drôle encore. Tu sais qu'on pourrait former un duo exceptionnel? La poupée fragile et le chat qui parle. Owi, je vois ça d'ici, de quoi rendre fou tout le campus de ce crétin de Deus.
Bon, c'est pas que tu n'es pas confortable, au contraire, mais ils ont oubliés de mettre le chauffage par ici. Alors, je vais aller récupérer ce qui m'appartiens si tu permets, Svenounet."


Tiens, on passe de Svenichou à Svenounet. C’est qu’on en deviendrait presque intime avec toutes ces bêtises. Je souris, la laisse se lever, s’étirer une fois encore. Mais ce qui m’arrache un petit rire, ce sont ses ronronnements. Même sous cette apparence, elle peut ronronner… Que peut-elle faire d’autre ? Miauler ? Feuler ? Cracher ? Qui sait… Je ne peux m’empêcher de remarquer que cela semble l’embêter, voire carrément l’agacer de se rhabiller. Moi, je trouve cela amusant. En même temps, c’est vrai que sous sa forme de chat, elle n’a pas besoin de vêtements. Elle est libre de ses mouvements… un animal quoi. Alors cela doit faire une petite différence, de passer sous forme humaine. Une pensée fait son apparition dans ma tête, et me fait pouffer de rire. Je pourrais bientôt dire que c’est mon amie à poil…

"- C'est mieux comme ça. La morale populaire va pouvoir se rassurer, le monstre blasphématoire qui osait de sa simple présence souillé ses lieux de par sa nature impudique est enfin revenue dans le droit chemin. La brebis galeuse ne fera plus de mal dans le calme troupeau de ce cher absent."

J’hausse les sourcils, ouvre la bouche, faussement offusqué par sa tirade récitée avec une tête de sainte. Et je lâche même un cri aigu avant de me cacher les yeux lorsqu’elle se signe.

« Par tous les saints ! Quel comportement indécent, insultant envers le Créateur ! Pardonnez-la, Seigneur ! Elle est possédée ! »

Je la regarde, silencieux, puis explose littéralement de rire. Oui, je l’ai accompagné dans son délire, et je suis presque sûr que nous avons eu des spectateurs.

Mais qu’est-ce que je m’en fou… Après tout, selon les religions –ou du moins selon les croyants extrémistes, et les cons- je suis déjà une aberration de la nature. Une insulte au Seigneur. A cause de mon apparence, ma faculté et mon plaisir d’en jouer, mais aussi à cause de mon orientation sexuelle. Après tout, l’homosexualité est contre nature, totalement immorale… Oui… Je rappellerais à l’occasion, à certains, que Jésus avait tout de même deux papas et une maman… C’est peut-être la raison pour laquelle il a fini crucifié, tiens. Et puis je rajouterais aussi que c’est ce même Dieu, au nom duquel je suis traité de monstre, qui m’a ramené à la vie pour devenir moi-même un dieu. Bon, je dois me repentir, c’est vrai mais… tiens… Maintenant que j’y pense… est-ce vraiment de mes crimes que je dois me repentir ? Ou bien de mon orientation sexuelle ? Hum…

"- Je récupère ce papier-là, il m'appartient après tout. Et maintenant, c'est quoi la suite des évènements, Poupée?"

Sa voix me tire de mes pensées. Son papier… Oui ! Bien sûr. Quel maladroit, malpoli et maljenesaistropquoiencore je fais… Je soupire. La suite des événements, hein ? Eh bien… cela dépend de ce qu’elle veut faire en premier, hein. Je ne crois pas qu’il y ai une réelle marche à suivre. Vu qu’il n’y a pas de réel manuel du bon petit repenti…

« Hum… Déjà, ne m’appelle « Poupée », s’il te plait Nelchachat. Svenichou, Sveninou, si tu veux, mais Poupée… J’ai juste l’impression d’entendre un gros lourdeau en pleine tentative de drague active… »

Je ris doucement, inspire, et continue.

« Ensuite, eh bien… Tu as le choix. Soit tu vas à l’internat pour obtenir ta chambre perso, sois tu vas investir l’infirmerie… Sinon, tu peux aussi visiter l’académie, si tu es curieuse. Mais c’est à toi de voir ce qui te tente le plus… »

Je me lève, m’étire à mon tour. Je me frotte le poignet à la recherche d’un élastique, et le trouve. Alors je le prends, et m’attache les cheveux en une queue de cheval haute, pour m’aérer un peu la nuque. Ça fait du bien… Je me sens presque d’attaque pour retourner au boulot, tiens… Enfin. Presque.

« Enfin. C’est vraiment comme tu le sens, toi. Moi je ne peux pas te dire de plutôt faire telle ou telle chose… Quoi que tu décides, je peux au moins t’accompagner pour te montrer le chemin… et après j’irais reprendre mon boulot… »

Sur la dernière phrase, on peut sentir mon entière motivation… haha… ou pas.
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Re: C'est reparti pour un tour - Mer 4 Déc 2013 - 9:23
« Par tous les saints ! Quel comportement indécent, insultant envers le Créateur ! Pardonnez-la, Seigneur ! Elle est possédée ! »

Décidément, on forme vraiment une belle brochette d'imbéciles à nous deux. Entre moi qui ne cesse de faire l'idiote et de provoquer aussi bien les gens dans leurs convictions profondes que le courroux divin qui, comme un drôle de hasard, ne vient pas et ne tombera jamais puisque Dieu/Deus/Allah et compagnie c'est du pareil au même c'est à dire rien, et mon adorable androgyne de compagnie qui ne fait qu'en rajouter une couche en me suivant mieux que je ne l'aurais espérer dans mes délires les plus improbables, au moins, je n'aurais pas perdu ma journée. Pour une résurrection, en voilà au moins une que j'apprécie. Je sens que je vais me plaire ici. Et si je m'ennuie, je saurais à quelle porte aller frapper.

Un grand éclat de rire commun alors que dans notre dos, à nouveau, la rumeur prend vie. Oh oui, allez-y pauvres apprentis désœuvrés, faites naitre le qu'en dira t'on. Que tout le monde sache que je suis arrivée. Car dès cet instant, aucune âme ne sera à l'abri de mes sales coups et autres délires. A part peut-être Svenichou. Bah oui quoi, quand on trouve un petit bout d'homme avec autant de réparti et le même sens de la manipulation que soit - sachant que je pousse déjà le niveau très haut - j'ai pas l'intention de le perdre. On ne jette pas de la confiture aux cochons et lui, il m'amuse. Alors, je le garde. Point final.

Bon, et maintenant, c'est quoi la suite?

« Hum… Déjà, ne m’appelle « Poupée », s’il te plait Nelchachat. Svenichou, Sveninou, si tu veux, mais Poupée… J’ai juste l’impression d’entendre un gros lourdeau en pleine tentative de drague active… »

"- Dommage, ça te va bien pourtant. Alors dans ce cas, tu laisses le kitty-cat de côté également. Ce sera du donnant donnant. Pas de raisons que je sois seule à faire un effort, non plus. Namého !"


« Ensuite, eh bien… Tu as le choix. Soit tu vas à l’internat pour obtenir ta chambre perso, sois tu vas investir l’infirmerie… Sinon, tu peux aussi visiter l’académie, si tu es curieuse. Mais c’est à toi de voir ce qui te tente le plus… »

Une chambre perso? Parce qu'il y en a qui partagent? Quelle horreur. Je veux mon antre, ma cachette, mon chez moi. Que je puisse y faire toutes les conneries qui me passent par la tête sans avoir de comptes à rendre à personne. Investir l'infirmerie... Vu mon nouveau titre, je risque d'y passer beaucoup de temps là-bas. Et surtout d'être obligée d'y travailler. Beurk. Non, autant rester loin de ce lieu aussi longtemps que possible. Je viens juste de revivre, je vais au moins profiter de cette journée pour ne faire que ce que j'ai envie. Visiter l'Académie. Bof, je suis un chat. Le sens de l'orientation c'est inné chez moi. Mais ce ne serait peut-être pas un mal. Enfin, je soupire, pas réellement motivée.

« Enfin. C’est vraiment comme tu le sens, toi. Moi je ne peux pas te dire de plutôt faire telle ou telle chose… Quoi que tu décides, je peux au moins t’accompagner pour te montrer le chemin… et après j’irais reprendre mon boulot… »

"- Hum, qu'est-ce que tu as l'air dévoué à ton job, ça fait plaisir à voir. Allez, aujourd'hui, on va se payer du bon temps. T'as la malchance de devoir me supporter, je vais donc t'enquiquiner jusqu'au bout. Donc je te réquisitionne afin de me faire une visite guidée et détaillée des lieux. Ça te fera une bonne excuse et à moi, une agréable compagnie. On y sera tous deux gagnants. Qu'en dis-tu mon chat?"


Vous avez vu un peu comment je suis douce et gentille? Je ferais presque minette bien élevée par moments, hein? Et oui, je lui demande son avis. Enfin, c'est évidement bien plus pour la forme qu'autre chose mais si les langues de vipères nous écoutent encore, on sera couvert quand même. C'est ça, l'art de tout maitriser. Je suis la maitresses des cartes, je les prends toutes en main pour manipuler les jeux à ma guise. Ne m'emmenez jamais dans un casino, vous le regretteriez. Mais je m'égare. Revenons à mon petit agneau innocent pour l'instant.

"- Allez, en route mauvaise troupe. Et je ne veux pas t'entendre te plaindre sinon, je sévis, compris?"

Un charmant sourire enjôleur et je viens lui attraper le bras pour glisser le mien dessous, me collant à lui comme une groupie adolescente à son chanteur de rock préféré. Je dissimule un rire, un ronron m'échappant avant que je ne vienne lui glisser quelques mots à l'oreille, avec un air de conspiratrice.

"- Tu crois que je serais convaincante dans le rôle de la pauvre jeune fille perdue et crédule?"

Et là, le regard digne du Chat Potté qui va bien. Provocatrice, moi? Pas pour deux sous voyons. Joueuse, oui. A fond. Un clin d'œil complice et un doigt sur ma bouche, comme pour garder un secret qui n'en est pas un. Il est l'heure de se jeter dans la fosse aux lions. Mais ces derniers risquent de rester sur leur faim aujourd'hui.

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Re: C'est reparti pour un tour - Ven 6 Déc 2013 - 15:31

Très drôle ce rp ^^ Qui aurait cru que ces deux-là ressortiraient aussi complices de cette rencontre. x) J'ai particulièrement aimé la réaction de Sven face à la surprise de Nelsha o/ Vivement le prochain rp que vous ferez avec ces deux-là, pour un duo de choc, ça l'est !

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Sven : 485 xps

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