Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Une dépressive et une folle

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Une dépressive et une folle - Mer 6 Nov 2013 - 1:50
La journée commença comme presque toutes les autres depuis mon arrivée à l’académie, il y a une semaine, je me levai, prenais une douche et allait déjeuner avec les autres étudiants. En générale, je restai dans mon coin ou je mangeai avec Yuko, aujourd’hui j’étais seule et me contentai de manger en silence, en observant le réfectoire. C’était toujours un lieu assez agité, les étudiants étaient bruyants et leur hurlé dessus pour qu’ils se taisent n’auraient pas spécialement marché, je suis peut-être une surveillante, mais ces idiots n’en font souvent qu’à leur tête.
Ce n’est pas vraiment évident de se faire écouter par des adolescents, voire des adultes, qui possèdent des pouvoirs plus puissants que les miens ou qui sont simplement plus utile. Le mien ne consistait qu’à pouvoir communiquer avec ma sœur par la pensée, alors certes, c’est cool et pratique, on n’a pas besoin de se parler pour se comprendre, mais bon. Ce n’est pas avec ça que je vais gagner un combat ou soumettre un étudiant, j’espère que mon pouvoir va évoluer un peu mieux que ça, j’ai le domaine divin du cauchemar, ça devrait faire peur et être puissant, mais non… pas pour le moment.
Je n’étais là que depuis peu et on ne devient pas surpuissant du jour au lendemain, avec de l’entraînement et un peu de patience, je deviendrais sûrement plus forte que ces idiots. Mais, chaque chose en son temps, j’avais pour le moment besoin d’un certain calme, loin des étudiants. Je me décidai donc d’aller profiter pour me prélasser un peu au soleil ou sous un arbre. L’idée n’était pas sans déplaire à Lilith, qui en avait aussi marre de tout ça, elle voulait de l’action, tout comme moi, mais nous n’avions pas encore trouvé de lieu où nous déchainer. L’heure était donc au repos et je me mis donc en route du parc et, c’est en approchant de celui-ci, que je commençai à entendre une très faible voix féminine dans ma tête, je ne la reconnaissais pas et n’avait aucune idée de ce qui se passait.
Plus j’approchai du parc, et plus la voix devenait forte et audible, jusqu’à ce que je comprenne ce qu’elle disait. Il s’agissait de pensées dépressives d’une personne qui venait de perdre un être cher et qui commençait à se dire que toutes les personnes autour d’elle mourraient ou disparaissaient. Un flot important de pensées et d’images se déversait dans mon propre esprit au fur et à mesure que j’avançais et tout cela ne faisait que s’amplifier. J’avais l’habitude d’entendre des voix, mais là c’était tout de même beaucoup, Lilith me regardait avec un air intriguée, ne comprenant pas ce qu’il se passait.
L’hypothèse qu’il s’agisse de mon pouvoir fut plus que probable, Yuko n’était peut-être pas la seule avec qui je pouvais communiquer, mais c’était différent d’avec elle. Ici, je ne contrôlais rien, les pensées venaient sans que je ne puisse endiguer le flux ou le stopper et c’est tant bien que mal que je m’efforçais d’y arriver. Après maints efforts, je réussis à le diminuer de très peu, mais j’entendais toujours sa voix, son chagrin et ses doutes.
Une fois au parc, je n’eus guère de difficulté à identifier celle qui me causait ce mal de crâne et en qui je m’insinuais sans le vouloir. Il s’agissait d’une adolescente brune, un peu isolée, assise et adossée à un arbre qui semblait broyer du noir. J’en ai de la chance moi… entendre les problèmes des autres, comme si je n’en avais pas assez. Une partie de moi n’avait qu’une envie, c’était de lui hurler dessus, d’arrêter de se morfondre et de me ficher la paix avec ses problèmes. Mais, au vu de ce que j’entendais, je n’aurais certainement fait qu’empirer les choses, c’est donc avec un grand soupire, que j’allais essayer de faire un peu la gentille, ou tout du moins essayer.
Je m’approchais donc d’elle, restant debout face à elle et, c’est avec un air et un ton neutre que je lui parlai.
« - Broyez du noir à cause de ce qu’il s’est passé n’arrangera rien tu sais, repenser à ton passé non plus n’aidera pas… Au contraire, ça ne fera que t’enfoncer plus. Comment je sais ça ? Bah c’est simple, je connais ça et je suis dans ta tête… C’est loin d’être volontaire et je n’arrive pas à en sortir, j’entends toutes tes pensées et j’ai des flashs de ton passé… Faut pas t’en faire… ça… euh… ira mieux par après. C’est pas dans mes habitudes du tout, mais, si tu veux en parler, défoule-toi. Ça fait souvent du bien et, même si tu veux pas en parler, je sais déjà tout donc bon… perturbant comme truc, tu trouves pas ? »
Lilith qui était non loin, était en train de rire et de se moquer de mes grands talents sociaux et de mon don inouï pour réconforter les gens. Elle n’avait pas tort et je me contentai de lancer un regard noir dans sa direction et de tout bonnement l’ignorer.
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 8 Nov 2013 - 13:25

La mort est partout.... Elle est autour de moi....Et elle m'a aussi pris, moi.....

Depuis mon retour à l'académie et le retour de ma mémoire, j'avais changé de chambre. Rester dans celle où j'étais avant m'étais trop difficile. Trop de souvenir qui transformait ma nostalgie en regret. Avoir beaucoup de changement autour de moi allait peut-être me faire du bien. Je devais aller de l'avant, mais c'était compliqué. J'avais peut-être la force égale à un dieu physiquement, mais ma force mentale était plus faible que celui d'une feuille. Mes colocataires étaient toutes des filles et avaient l'air d'être tous sympathiques. J'allais peut-être m'intégrer, un jour. Pour l'instant, je souffrais trop pour m'ouvrir aux autres. Au fond de moi, je criais, j'appelais à l'aide. Mais, personne ne pouvait entendre ma voix. Pour me changer les idées, je m'habillais avec un débardeur noir avec des motifs rond de couleur blanc et violet, un short court et des bottes noirs, puis j'allais au parc des abricots pour changer d'air. Je m'étais adossés contre un arbre, me laissant tomber sur le derrière, regardant les gens passaient. Plus je réfléchissais et plus je me recroquevillais sur moi-même.

Durant toute ma vie, c'était la même chose. J'étais une enfant abandonnée par sa propre famille, j'avais indirectement tué ma mère adoptive, son mari la rejoignit quelques années plus tard avec une overdose, leur fille fut tuée encore des années plus tard avec un accident d'avion.... Et maintenant moi. La mort m'avait accompagnée même ici, sur la Deus Academia. Tous mes camarades tués lors de la rébellion d'Isanagi Tensho.... Je me demandais toujours pourquoi j'avais survécu à tout ça. Pourquoi Deus m'avait élu Apprentie-Déesse de la nature ? J'étais trop jeune et inexpérimentée pour ce rôle. Je n'avais pas pu supporter le poids de tous ces morts... J'étais responsable des malheurs des autres. On souffrait à cause de moi. Je n'étais pas fait pour cette vie. Et de toute les vies perdues à cause de moi, il y avait celui de Ritsu, l'homme que j'aimais. Je l'avais mis un râteau la dernière fois que je l'avais vu alors que je ne le voulais pas.... Il avait souffert à cause de moi.... Et je n'étais pas là pour l'aider.

Soudain, une voix de femme m'enleva de mes pensées. Lorsqu'elle avait prit la parole, j'avais levé ma tête, lui lançant un regard vide. Une magnifique femme aux longs cheveux argentées et bleu cyan. Je ne l'avais jamais vu dans l'académie. J'aurais pu retenir un jolie visage, même de loin. Elle me parlait avec un ton neutre, tout en restant devant moi et debout.

« - Broyez du noir à cause de ce qu’il s’est passé n’arrangera rien tu sais, repenser à ton passé non plus n’aidera pas… Au contraire, ça ne fera que t’enfoncer plus. Comment je sais ça ? Bah c’est simple, je connais ça et je suis dans ta tête… C’est loin d’être volontaire et je n’arrive pas à en sortir, j’entends toutes tes pensées et j’ai des flashs de ton passé… Faut pas t’en faire… ça… euh… ira mieux par après. C’est pas dans mes habitudes du tout, mais, si tu veux en parler, défoule-toi. Ça fait souvent du bien et, même si tu veux pas en parler, je sais déjà tout donc bon… perturbant comme truc, tu trouves pas ? »

Deus avait vraiment le sens de l'humour. Une personne capable de lire dans les pensés. On voyait bien qu'ici, les lois humaines dites incontestables ne valaient plus rien. Maintenant, je ne pouvais plus avoir d'intimité, de vie privé. Ce n'était pas contre elle, surtout qu'elle lisait mes pensées. Mais d'un côté, cela pouvait lui être utile, en plein combat. Si elle connait les pensées des autres, elle pourrait déterminée les stratégies et trouver des failles. J'espérais qu'elle ne rejoindrait pas les Renégats, un tel pouvoir pourrait se retourner contre nous. Non mais, qu'est ce qui me prenait ? A parler de combat alors que j'étais....Non. Il serait impolie de ma part de l'envoyer balader alors qu'elle était gentille avec moi. Mais ça, elle devait sans doute le savoir, ironique non ? A en perdre la tête. Je me décidais de dire, dans un ton neutre comme elle :

Tu as aussi perdu des gens qui te sont chers ?

Normalement, je ne devais pas révéler mes propres faiblesses. Mais, avec une "télépathe", "empathique" ou quoi que vous préférez, je n'avais pas le choix. En effet, je l'avais tutoyé car les bonnes manières comme le vouvoiement étaient devenus secondaires. J'avais tellement changé depuis mon arrivé à la Deus Academia que je parierais que mon frère biologique et mes amies n'allaient plus me reconnaitre. Cela faisait peur, d'un côté. Je ne me reconnaissais plus moi-même, je ne savais plus qui j'étais et....Je ne savais pas quoi faire de ma vie. Se faire protéger par les membres du Conseil des élèves qui combattaient à eux cinq les Renégat ? Suivre les cours comme si j'étais encore vivante alors que le danger planait au dessus de nos têtes ? Désolé, mais ce n'était pas comme cela que je voyais mon avenir. Je savais que je voulais devenir plus forte, mais j'ignorais le "pourquoi voulais-je devenir plus forte ?". Par soif de pouvoir ? Pour ne pas se faire tuer ? Aller savoir....  
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Re: Une dépressive et une folle - Sam 9 Nov 2013 - 0:46
Après tout ce que je venais de lui dire, la seule chose qu’elle voulait savoir, c’est si j’avais moi aussi perdu des êtres chers. Ce n’est pas la première question qui me serait venu à l’esprit si une personne était venue me dire qu’elle pouvait lire dans mon esprit. Ce n’est quand même pas tous les jours que quelqu’un trifouille dans ta mémoire et tes pensées… enfin, peut-être que dans l’académie c’est chose courante. Après tout vu le nombre d’élèves et professeurs qu’il y a, il ne serait pas étonnant que plusieurs d’entre eux puissent avoir cette faculté et, si elle est là depuis longtemps, elle a dû s’y habituer ou bien elle est dans un tel état qu’elle s’en fiche un peu.
C’était assez perturbant d’entendre chacune de ses pensées, surtout qu’à cette distance, je n’en ratais aucune. Elle était emplie de doutes sur elle-même et sur sa vie, elle ne savait plus quoi faire de sa vie. Je pouvais m’imaginer ce qu’elle était en train de traverser, et de bien des manières vu que je le ressentais d’une certaine manière via elle. Seulement, je n’étais jamais passée par là, nous avions au moins eu la chance de ne jamais perdre d’êtres chers durant notre vie mortelle, même si moi je l’ai connu l’espace d’un instant. Ce n’était donc pas évident pour moi de comprendre réellement et de choisir mes mots en conséquence, je n’étais déjà pas très douée pour ça, ce qui n’arrangeait en rien les choses. Je poussai donc un léger soupir, avant de m’asseoir en tailleur face à elle.
« - On peut dire ça… mais moi je n’ai pas réagi comme toi. Non, moi quand j’ai vu ma sœur se suicider, je suis devenue folle et j’ai… disons… fais un massacre… Mais, évitons d’en parler, j’ai pas envie de te donner de mauvaises idées, même si ça pourrait être amusant… »
Je l’observais un peu plus attentivement avant de reprendre la parole, sachant déjà ce que j’allais lui dire concernant ses doutes. Elle paraissait bien plus jeune que moi, je ne lui aurais pas donné plus de dix-huit ans, à cet âge-là, ce n’est jamais très facile de gérer ce genre de situation, surtout pour une personne comme elle. Après toutes les épreuves qu’elle avait déjà dû avoir à passer, j’en venais presque à avoir de la peine pour elle, ce qui était étonnant en soit, en général, ce genre de personne me fait juste pitié et je ne m’y intéresse guère. Était-ce parce que contrairement aux autres, j’étais dans sa tête ? Ou bien est-ce que mourir m’avait rendue plus gentille ? Non, ce n’était pas le cas, c’était juste toutes ses pensées qui me brouillaient l’esprit. Chassant ces pensées de mon esprit, je repris la parole, toujours sur un ton neutre, bien qu’un peu plus attentionné qu’auparavant.
« - Laisse-moi te dire pourquoi tu pourrais devenir plus forte ma grande. Ça me semble pourtant évident, surtout pour quelqu’un comme toi… Et si tu devenais plus forte pour protéger ceux qui te sont chers ? Te plaindre du faite que tous ceux à qui tu t’attaches ne servira à rien, par contre, tu peux faire en sorte que ça n’arrive plus. Si tu ne veux pas rester en retrait pendant que les autres te protègent, deviens assez forte pour te battre à leurs côtés et les protéger comme eux te protègent. C’est clairement le plus mauvais choix en termes de durée de vie, surtout si le danger est grand, comme tu sembles le penser mais, n’est-ce pas ce qui rend la vie si intéressante ? » 
C’est avec un léger sourire en coin que je prononçais cette dernière phrase. Pour une folle comme moi, le risque et l’aventure étaient on ne peut plus intéressants, j’éprouvais même un certain plaisir dans les situations dangereuses. Mais ce genre de situation n’était pas pour tout de suite, pour le moment la vie ici s’annonçait plutôt calme et sans encombre. Une pensée me vint alors à l’esprit, je ne m’étais pas encore présentée, s’était la moindre des choses alors que j’étais plongée dans sa tête.

« - Ho, et sinon, moi c'est Yoko, surveillante depuis peu ici. Et toi ma grande, c’est quoi ton petit nom ? » 
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Re: Une dépressive et une folle - Sam 9 Nov 2013 - 23:02
« - On peut dire ça… mais moi je n’ai pas réagi comme toi. Non, moi quand j’ai vu ma sœur se suicider, je suis devenue folle et j’ai… disons… fais un massacre… Mais, évitons d’en parler, j’ai pas envie de te donner de mauvaises idées, même si ça pourrait être amusant… »

Cette femme était un peu comme moi. Elle avait perdu une personne qui lui était chère. Sauf que je n'avais pas réagis comme elle. Je n'avais pas causé de massacre car on m'avait apprit que c'était mal et c'était contre mes principes. Maintenant, je pouvais tuer sans gêne. Peut-être que le fait d'être une apprentie déesse me donnait le permis de défier les lois humaines, comme celle de ne pas tuer. La femme s'était assise en face de moi et continua de me parler.

« - Laisse-moi te dire pourquoi tu pourrais devenir plus forte ma grande. Ça me semble pourtant évident, surtout pour quelqu’un comme toi… Et si tu devenais plus forte pour protéger ceux qui te sont chers ? Te plaindre du faite que tous ceux à qui tu t’attaches ne servira à rien, par contre, tu peux faire en sorte que ça n’arrive plus. Si tu ne veux pas rester en retrait pendant que les autres te protègent, deviens assez forte pour te battre à leurs côtés et les protéger comme eux te protègent. C’est clairement le plus mauvais choix en termes de durée de vie, surtout si le danger est grand, comme tu sembles le penser mais, n’est-ce pas ce qui rend la vie si intéressante ? »

Elle avait lu dans mon esprit, sur le fait que je me demandais pourquoi je voulais devenir plus forte. Protéger ceux qui m'étaient chers... Je ne savais plus. J'avais tellement perdu que je ne savais pas si j'avais encore la force de protéger ceux qui m'étaient chers. Et qui m'étaient chers ? Yan ? Il était l'élève de Rain, il me semble. En fait, tous ceux qui m'étaient chers étaient déjà forts pour que je puisse les protéger. Et puis, comment devenir forte ? Je regardais l'inconnue aux longs cheveux blancs. Elle me souriait. On dirait qu'elle voulait me réconforter en utilisant le fait qu'elle pouvait lire dans mon esprit.

« - Ho, et sinon, moi c'est Yoko, surveillante depuis peu ici. Et toi ma grande, c’est quoi ton petit nom ? »

Une surveillante, c'était donc une repentis. Peut-être que c'était à cause des massacres dû à la perte de sa sœur. Lorsque j'avais perdu la mienne, même si on n'avait pas le même sang coulant dans nos veines, on avait dû m'envoyer voir un psy pour en parler. Bon, cela n'avait que durer pendant quelques mois et la psy était arrêtée car elle avait usé de drogue pour me faire faire des choses illégales. Comme on m'avait manipulé, il n'y avait aucune charge contre moi. Et puis, je me demandais si je méritais vraiment d'être là.

Kate. J'étais membre du conseil des élèves, mais on m'a viré car j'avais laissé mes pulsions meurtrières guider mes choix et car j'avais été enlevé par une Renégate. Protéger les élèves de cet académie fait partie du rôle du Conseil des élèves. Sans les informations confidentiel que le conseil des élèves possèdent, je ne peux affronter les Renégats et donc protéger qui que ce soit. Et puis....

Je posais ma main sur mon ventre. Cela venait de me revenir à l'esprit. A l'intérieur de moi se trouvait une future progéniture d'une apprentie déesse et d'un Renégat. Je ne l'avais dit à personne, mais maintenant, Yoko devait le savoir. Oui, j'étais enceinte et cela allait bientôt se faire savoir. J'avais peur de ce qui allait arriver à cet enfant. Mon grand rêve était de fonder une famille, mais pas de cette manière. Je ne pouvais pas supporter l'idée de me séparer de mon futur enfant en tant que mère, mais je n'étais pas prête pour endosser ce rôle. Tout ne se passait pas comme je le voulais. Et puis.... Si on m'enlevait mon enfant, je ne pourrais pas le supporter. J'avais peur. Peur d'être faible, de ne pas pouvoir sauver mon enfant. Et s'il mourrait comme les autres ? Et si tout le monde apprenait qu'il était l'enfant d'un Renégat ?

Je ne sais pas quoi faire.... Tu lis mes pensés, tu sais ce que je pense. Je pense qu'il vaut mieux que je renferme mon cœur à tout le monde. Ne plus avoir d'attachement. Ne plus s'occuper des autres. Mes sentiments sont ceux qui m'ont toujours conduits dans le mauvais chemin. Tant de gens ont été triste et ont été mort par ma faute.
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Re: Une dépressive et une folle - Mar 12 Nov 2013 - 13:16
Cette fille semblait attirer la malchance et les ennuis de manière naturelle, que ce soit dans son passé ou dans le présent. Était-ce vraiment possible d’avoir si peu de chance de son vivant et que ce soit encore pire par après ? Deus avait, dans un sens foiré son coup en la ramenant à la vie, au final, cela ne faisait que lui apporter plus de souffrance. J’hésitais entre penser que ce Dieu était un sadique brillant ou un gros enfoiré, même si mon premier choix prédominait quelque peu. Dans un sens, elle me rappelait Yuko, en bien pire évidemment, elle non plus n’avait pas eu la chance d’avoir une enfance normale, bien que ses problèmes soient bien moins graves que ceux de cette fille.
Elle se présenta ensuite, elle était une ex-membre du conseil des élèves et, la raison pour laquelle elle en fut virée dessina un léger sourire sadique sur mon visage. S’en suivirent des excuses que je qualifierai de pathétique, sur le fait que sans les informations du conseil, elle ne serait pas en mesure de protéger qui que ce soit des renégats. Les gens déprimés étaient toujours très chiants avec leurs excuses, comme ils broient la vie en noir, ils sont incapables de se motiver et de trouver les moyens de remonter la pente et d’aller de l’avant. Bien que, dans son cas je pouvais difficilement lui en vouloir, elle n’avait pas eu une vie facile la pauvre petite et c’était loin d’être fini…
Lorsqu’elle posa sa main sur son ventre après s’être présentée, toutes ses pensées s’articulèrent sur une seule et unique chose, l’enfant qu’elle portait. J’étais vraisemblablement la seule personne au courant, je ne lui avais pas laissé le choix de me le dire ou non de toute façon. Bien que je n’avais aucune idée de qui était vraiment les renégats, je pouvais m’imaginer qu’ils n’étaient rien de bon et que donc, le fait qu’elle porte l’enfant de l’un d’eux allait évidemment être un problème pour les autres. Je ressentais ses peurs grandissantes concernant ce bébé et sa future vie, Lilith, elle, semblait jubiler de ce ressentit, elle prenait souvent plaisir du malheur des autres et ici, elle était gâtée.
Je poussai un long soupire, avant de reprendre la parole, mon ton se voulait maintenant plus sévère qu’auparavant, il fallait qu’elle comprenne que ce n’était pas en se lamentant que tout allait s’arranger.
« - Donc, puisque tu n’es plus au conseil, tu vas te contenter de rester à ne rien faire et attendre que ça passe ? Tu cherches des réponses et je t’en donne, mais au final tu ne fais que fuir et te cacher derrière tes doutes et ta peur, quelle belle preuve de courage… Te refermer sur toi-même peut être une solution, mais une solution de lâche, tu n’es pas capable d’affronter tes problèmes et donc tu les fuis. Apprends à maîtriser ces émotions et utilise-les pour devenir plus forte, pour ensuite casser du renégat ! Ce ne sera pas facile c’est sûr, je sais de quoi je parle, je suis plus ou moins passée par là, bien que j’ai un peu été aidée, mais ce n’est pas chose impossible. Tu verras qu’en surmontant ça, tu te rendras compte que tu n’es pas responsable de la mort de tes proches, tu n’as rien fait d’autre que demander à vivre une vie normale. Ce n’est pas toi qui as causé tout ce malheur, ce qui devait arriver est arrivé, que tu sois là ou pas. »
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Re: Une dépressive et une folle - Mer 13 Nov 2013 - 15:51
« - Donc, puisque tu n’es plus au conseil, tu vas te contenter de rester à ne rien faire et attendre que ça passe ? Tu cherches des réponses et je t’en donne, mais au final tu ne fais que fuir et te cacher derrière tes doutes et ta peur, quelle belle preuve de courage… Te refermer sur toi-même peut être une solution, mais une solution de lâche, tu n’es pas capable d’affronter tes problèmes et donc tu les fuis. Apprends à maîtriser ces émotions et utilise-les pour devenir plus forte, pour ensuite casser du renégat ! Ce ne sera pas facile c’est sûr, je sais de quoi je parle, je suis plus ou moins passée par là, bien que j’ai un peu été aidée, mais ce n’est pas chose impossible. Tu verras qu’en surmontant ça, tu te rendras compte que tu n’es pas responsable de la mort de tes proches, tu n’as rien fait d’autre que demander à vivre une vie normale. Ce n’est pas toi qui as causé tout ce malheur, ce qui devait arriver est arrivé, que tu sois là ou pas. »

Le ton de sa voix était un peu plus sévère, comme si je l'énervais. Si je la dérangeais, elle pouvait partir. Elle me traitait de lâche, disant que je fuyais mes problèmes en me cachant derrière mes doutes et ma peur. En fait, elle commençait à me gonfler...Car je savais, au fond de moi-même, qu'elle avait raison. Depuis toute petite, la mort était autour de moi. Et quand elle m'avait prit, elle aussi, et que j'étais seule à la Deus Academia... J'étais destinée à perdre tous ceux qui étaient autour de moi. Du moins, c'était ce que j'avais fini par conclure. Apprendre à maitriser ses émotions..... Était-ce possible ? Je me relevais subitement en me mettant devant Yuko, pour lui faire face même si elle était assise.

Si tu es une surveillante, tu devrais savoir que quitter l'académie sans autorisation est interdit pour les élèves ! Je suis peut-être une lâche, je l'ai comprise assez récemment pour voir à quelle point j'en suis une ! J'ai abandonné l'académie pour qu'on m'y ramène afin qu'on me vire du conseil et qu'on me dise que je suis en sécurité... On m'a toujours traité comme une faible, ici ! Je suis toujours faible !

Sous le coup de la colère, je donnai un coup de poing à l'arbre, qui fut détruit par mon attaque. Tout ceci grâce à mon contrôle de limite, un don de Deus. Cependant, j'avais le sentiment que ma force physique n'allait pas suffire dans tous mes combats.

J'ai beau avoir une force démentiel, pouvoir créer du vent et provoquer des tremblements de terre, voire même maitriser le maniement à l'épée, on me traitre comme une gamine qui doit juste rester dans cette prison tranquillement en étant encore protéger ! Quand j'agis, il y aura toujours des morts ! Comment aller affronter les Renégats si on ne nous laisse pas l'opportunité de le faire en nous faisant aller en cours avec des notes comme s'il fallait avoir un diplôme pour être une divinité alors que nos professeurs ne sont pas dieux ou déesses eux-mêmes ?! On nous traitre comme des enfants avec leurs systèmes "d'éducations" à la con !

En effet, vous ne rêvez pas. Là, je jetais toute ma haine sur Deus. Comme à mon arrivé. J'avais déjà tout perdu et ce Dieu endormi m'avait arraché à mon frère... C'était pour cela, que les Renégats avaient réussi à manipuler mon esprit, que j'étais d'accord avec leurs idées envers Deus. Plus ma colère montait, plus le vent commençait à lever. Car je détestais Deus, j'avais une haine insoutenable envers lui.. Comme si je voulais....

Je veux juste être libre de faire ce que je désire. Être avec mon frère, ma famille....Qu'il y a-t-il de mal d'être heureuse ?! Quand j'avais commencé à vivre une vie saine et calme, on m'a tué ! Pour qu'on me réincarne en tant que déesse de la nature ! On est tous prisonnier d'un destin qu'on ne voulait pas ! Et on ne peut plus reculer....

Il eut alors un tremblement de terre qui apparut autour de nous, montrant à quel point je haïssais Deus. Comme si toute les souffrances, tristesse, haine et colère de toute ma vie se manifestait à cet instant.

Si je veux être libre, je n'ai pas d'autre choix. Je suis peut-être une lâche, j'ai peut-être peur.... Mais je sais une chose. J'attendrais le jour où je serais une déesse et à ce moment là.... Je tuerais Deus !

Oui, j'étais sérieuse dans mes propos. Je pouvais entendre les autres crier et s'enfuir, comme des lâches. Deus avait laissé Isanagi Tensho se rebeller et tuer plusieurs élèves de l'académie en invoquant un dragon et en détruisant la tour d'Horloge. Deus n'avait rien fait, à part nous contrôler comme si nous étions ses marionnettes. Je refuse qu'une entité qu'on avait jamais vu en vrai, un vrai lâche qui préfère s'endormir et nous laisser gérer tous ses conneries. Mon regard était devenu celui d'un meurtrier. J'étais déterminée à accomplir cette mission que je m'étais donnée. Pour mon enfant, pour tout le monde. Quiconque essayerait de m'en empêcher mourront de mes mains. Je ne laisserais personne décider de mon destin et de ma vie. J'avais assez joué avec ces règles. Pour être libre, pour tourner tous les situations à notre avantage.... Il fallait changer les règles. Et c'était ce que j'allais faire. Changer les règles. J'étais là, debout, le vent et la terre sous mon contrôle.
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 15 Nov 2013 - 23:24
J’avais semble-t-il fait mouche, c’est sans prévenir qu’elle se leva subitement avant de prendre la parole, quelque peu énervée. Sa frustration était compréhensible, être incapable de faire ses preuves et éternellement considérée comme étant à protéger et faible pouvait s’avérer des plus agaçants. Je n’aurais moi-même pas supporté une telle situation, mais je n’aurais certainement pas réagi comme elle, je me serais battue pour prouver de quoi j’étais capable sans me laisser marcher sur les pieds, mais chacun était différent et gérait la situation à sa manière. Je ne dis rien, préférant la laisser extérioriser un peu tout ça, m’attendant à ce qu’elle ait autre chose à dire.
C’était encore le cas, mais elle me surprit en donnant un coup de poing à l’arbre, auquel elle était précédemment adossée. Ce n’est pas tant l’acre en lui-même qui était surprenant, mais plus ce qui en résultait, la destruction de l’arbre susnommé. Cette force me surprit autant que Lilith, nous ne nous attendions pas à ce qu’une fille de cette carrure puisse réaliser un tel exploit, mais après tout, dans cette académie tout était possible. Et, comme je m’y attendais, elle continua sa complainte, me citant par la même occasion ses pouvoirs, qui était, je dois bien l’avouer, très intéressant.
Cet élan de violence et de force avait attiré mon attention et celle d’un peu tout le monde dans ma tête, seul Kobal restait en retrait, écoutant en silence. Elle laissait sa colère exploser et cette vision d’elle excitait Lilith et Abaddon au plus point, ils en devenaient presque agaçants. Cependant, je ressentais moi aussi une certaine excitation montée en moi, la voir ainsi sombrer et perdre le contrôle de ses émotions était très amusant et ses capacités suscitaient en moi un grand intérêt. En parlant de pouvoirs, elle semblait aussi en perdre le contrôle, au fur et à mesure qu’elle parlait et sombrait dans la colère, un vent de plus en plus fort se levait. J’avais fini par me relever pour m’éloigner de quelques pas d’elle, juste à temps semble-t-il, car le sol se mit à trembler violemment autour de nous, me faisant perdre l’équilibre, pour finir par me faire tomber le cul sur le sol.
C’est avec ses objectifs à venir qu’elle termina de parler, tuer Deus. Sans même relever le regard, ni même sans prendre la peine de me relever, j’éclatai de rire, l’un de ces rires qu’on associait souvent au méchant psychopathe dans les films. Et c’est en voyant son regard semblable à celui d’une tueuse que j’en eus la certitude, cette fille avait tout pour m’intéresser, tout du moins dans son état actuel. Elle avait désormais toute mon attention, ainsi que celle des autres, je voulais voir plus de réactions aussi violentes et impressionnantes.
Un débris coupant, frôla ma joue et laissa derrière lui une coupure, de laquelle coulait un peu de sang, sentant ce dernier couler le long de ma joue, je l’essuyai avec mon doigt, avant de lécher ce dernier, l’air satisfait. Je m’approchais ensuite d’elle autant qu’il m’était possible de le faire avec ce vent et ce tremblement de terre et une fois la limite atteinte, j’écartai les bras, un sourire sadique aux lèvres montrant à quel point je pouvais jubiler de la situation. C’est donc avec ce sourire que je repris la parole, cette fois-ci en criant pour me faire entendre, le vent couvrant une partie de ma voix.
« - Et tu crois que c’est avec cette force que tu vas aller contre ton destin et tuer un dieu ? Laisse-moi rire, je suis sûr que tu es capable de bien plus, montre m’en plus. Montre-moi cette colère que tu es incapable de maîtriser, cède face à elle et montre-moi que tu ne vaux pas mieux que ces renégats que tu détestes tant. Tu es comme eux après tout, tu veux être libre et tuer Deus et tous ceux qui te barreront la route. Tu te crois meilleur que tout ce système, alors donne-moi de quoi croire en ce que tu sembles penser. » 
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 3 Jan 2014 - 22:34
« - Et tu crois que c’est avec cette force que tu vas aller contre ton destin et tuer un dieu ? Laisse-moi rire, je suis sûr que tu es capable de bien plus, montre m’en plus. Montre-moi cette colère que tu es incapable de maîtriser, cède face à elle et montre-moi que tu ne vaux pas mieux que ces renégats que tu détestes tant. Tu es comme eux après tout, tu veux être libre et tuer Deus et tous ceux qui te barreront la route. Tu te crois meilleur que tout ce système, alors donne-moi de quoi croire en ce que tu sembles penser. »

Yoko tentait de me provoquer. Moi ? Être pas mieux que ces Renégats meurtriers ? Tant pis. Je me fiche pas mal de ce que pouvait penser les autres sur mon compte. Je voulais juste être libre. Je briserai les règles s'il le faut. Le bien, le mal, je dirais tant pis ! Je veux être libérée, délivrée ! Plus rien ne m'arrêtera ! Plus mon envie de liberté grandissait, plus le séisme était plus intense. Le ciel s'assombrit vite aussitôt par des nuage gris et les rafales de vent devenaient plus fortes et nombreuses. La pluie tombait rapidement. Une véritable tempête, la plus violente que j'avais moi-même vu. Cependant, je m'en fichais.

Je suis seule maîtresse de mon destin. Je serais peut-être pire que les Renégats, mais que cela tienne. Je ferais ce qui me semblera juste. Je suivrai mes propres règles. Peut-être que ma voie ne sera pas meilleure que tout le système, mais je ne regretterai pas de suivre ce que mon cœur me dicterai. Deus n'en a que faire de nous, de toute façon.

Ma puissance était tellement dangereuse que je ne pouvais plus rien contrôler. Mon pouvoir lâcher prise. J'entendais des élèves crier de peur ou de terreur. Je regardais mes mains et je voyais à quel point tout avait échappé à mon contrôle. J'étais dangereuse pour la Deus Academia. Je serrais les poings, comme si je tentais de lutter de quelque chose qui venait de l'intérieur de moi. Un mal me rongeait. Je me mettais à genoux, comme si le désespoir s'abattait sur mon sort. Je mis ma main gauche sur le sol et je donnais un gros coup de poing sur la terre avec ma main droite, ce qui provoqua un immense cratère et fit beaucoup de débris. J'étais au centre du trou, à genoux, tenant mes cheveux.

Quelqu'un.... A l'aide.... murmurais-je.

Je venais de m’apercevoir à quel point mon pouvoir était dangereux et destructeur. Et encore, je n'étais pas encore une déesse à part entière. Mon domaine divin servait à protéger ou à détruire ? Pouvait-on détruire pour protéger ? J'avais peur. Ce pouvoir pouvait détruire tout ce qui m'était cher. Incluant mon bébé. C'était tellement immense que je n'arrivais pas à arrêter. Mes cheveux et mes vêtements flottaient violemment sur mon corps. Je ne savais pas quoi faire. A quoi bon la vengeance si je me détruisais moi-même ? Je n'avais presque plus de raison de vivre. Et je savais que mon enfant me serait enlevé. Que je ne pourrais pas être à ses côtés. A cause de "règles" que je n'avais jamais consentis. Je voulais justement fuir ses règles pour ne plus avoir peur. Car ses règles ne m'apportait aucune protection, et aussi aucune liberté.
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 3 Jan 2014 - 23:52
Une réponse des plus satisfaisantes, un pouvoir des plus puissants et dévastateur et un plaisir grandissant de plus en plus en moi. Je n’avais eu aucun mal à transformer une bête discussion en une démonstration spectaculaire de force, la provoquer fut une chose tellement aisée, que je trouvais cela des plus amusants. Lilith jubilait autant que moi face à la situation et à la destruction provoquée par Kate, je n’avais jamais assisté à un tel spectacle de mon vivant, ni même depuis que j’étais ici et je l’appréciais plus que tout, même s’il s’avérait être un peu dangereux pour moi.
La pluie se mêlait maintenant au vent et au tremblement de terre, plongeant le parc dans un chaos total, faisant fuir les autres étudiants qui y étaient auparavant, mais moi, je me tenais là, observant cette scène, qui échappait maintenant à tout contrôle. Je ne m’attendais pas à un tel déferlement de puissance, elle n’est qu’une étudiante, je ne l’imaginais pas aussi forte, cela remet un peu en question la vision que je peux avoir de ces apprentis-dieux. Question force brute et pouvoirs, je suis bien loin derrière eux, comment suis-je censé surveillé des phénomènes pareils alors qu’ils peuvent me balayer comme si de rien n’était. J’avais choppé là un boulot amusant, mais aussi vachement dangereux, mon séjour ici promettait.
Mais là n’était pas mon principal problème pour le moment, l’état mental de la jeune fille empirait d’instant en instant. Elle ne contrôlait plus rien, écrasée par ce pouvoir qui l’oppressait, submergé par la peur de détruire ce qui l’entourait, d’être une menace à éliminer, perdant sa raison d’être. J’étais à mon tour dépassée par toutes ces pensées et émotions qui émanaient d’elle, ce pouvoir me dépassait, j’étais incapable de réguler le flux d’informations provenant de la jeune fille. Je commençais à éprouver une sorte d’empathie à son égard, comme je l’avais fait de nombreuses fois pour ma sœur, à cette pensée mon esprit s’embrouilla et, l’espace d’un instant, ce n’était plus Kate que j’avais à quelques mètres de moi, au centre de ce cratère, mais Yuko. Il n’était plus question de logique ici, il était clair que ce n’était qu’une hallucination, mais mon corps était déjà parti et mon esprit était persuadé de ce que j’avais vu un instant plus tôt.
Sans perdre un instant, je me précipitai vers elle, affrontant ce vent qui m’oppressait, m’envoyant plusieurs objets sur le corps, me blessant et coupants, la pluie qui me tombait sur le visage, me glaçant jusqu’aux os et ce sol tremblant, manquant de me faire tomber à chaque instant. J’avais de plus en plus de blessures sur tout le corps et, alors que j’étais pratiquement aux côtés de la jeune fille, un rocher pointu, qui était jusqu’alors projeté par le vent, vint se planter dans mon dos au niveau de mon épaule, me propulsant en avant, me faisant ainsi parcourir le peu d’espace qu’il me manquait pour la rejoindre. Je pouvais sentir le sang couler le long de mon dos et de plusieurs endroits partout sur mon corps.
Je tombai pratiquement sur Kate, c’était sans aucun doute un miracle que j’y sois arrivée vivante, même si ma dernière blessure pourrait peut-être me coûter la vie, tellement elle était profonde et grosse (à moitié transpercée, pas loin du cœur et le rocher presque aussi gros qu’un poing), sans réfléchir à mon état, je la serrai dans mes bras, ne sachant même plus faire la différence entre réalité et illusion, je pris la voix douce et apaisante que j’avais lorsque je réconfortai Yuko, ce que je pensais être en train de faire.
« - Je suis là maintenant, tout va bien, calme-toi, ne pense plus à rien, tu es assez forte pour surmonter ça. Et je ne laisserai personne te faire du mal, je te protégerais quoiqu’il arrive, peu importe d’où vient la menace, je serais toujours à tes côtés. On surmontera ça ensemble comme tou…  » 

Je n’eus pas la force de finir ma phrase que je perdis connaissance, libérant de mon étreinte la jeune Kate, tout en glissant sur le côté pour m’écrouler au sol entouré de mon sang qui s’y était déjà répandu. Mon heure était-elle déjà venue ?
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 17 Jan 2014 - 14:47
Ce pouvoir que Deus m'avait donné n'était pas un don. C'était une malédiction. Ce domaine divin reflétait bien ma vie. Tous les gens qui étaient autour de moi disparaissaient. Ma famille m'avait abandonné, ma nouvelle famille mourrait petit à petit et... à la fin, c'était moi qui fut tuée. Et maintenant, me voilà réincarné en apprentie-déesse. Je n'étais qu'une calamité. Je me demandais encore quelle était la raison de mon existence. Pourquoi j'étais toujours en vie. Le fait que je ne contrôlais plus mon pouvoir ne faisait qu'empirer mon état. Je paniquais, j'avais peur, je ne savais pas quoi faire. Tout semblait insignifiant pour moi. Autant tout détruire. Je détruirais le monde jusqu'à ce que mon âme ne pourrait plus le supporter.

Plus mon pouvoir prenait de plus en plus d'ampleur, plus je perdais contrôle de moi-même. Je commençais à être inconsciente de ce que je faisais. Je ne faisais plus distinction entre le bien et le mal. Combien de victime il y avait ? Combien de blessé je faisais ? Combien de mal je causais ? Cela n'avait plus d'importance. Les pupilles de mes yeux étaient devenues invisibles, montrant mon inconscience. Mon âme était vide de sentiment. J'étais paralysée, à genoux au centre d'un cratère que j'avais provoqué avec un seul coup de poing. Alors que j'étais prête à abandonner mon humanité, Yoko, toute blessée, arriva vers moi et me prit dans ses bras. Sous une voix douce et apaisante, elle me dit :


« - Je suis là maintenant, tout va bien, calme-toi, ne pense plus à rien, tu es assez forte pour surmonter ça. Et je ne laisserai personne te faire du mal, je te protégerais quoiqu’il arrive, peu importe d’où vient la menace, je serais toujours à tes côtés. On surmontera ça ensemble comme tou…  »

Je ne comprenais pas pourquoi elle me disait ces mots avec tant de douceur. Des mots si puissants. Comme si j'étais un être qui lui était cher. Elle voulait déjà me protéger alors qu'elle m'avait poussé à utiliser tout mon potentiel. Elle était bizarre. Cependant, quelque part, je me sentis apaisée. Je devenais de plus en plus calme. Alors que Yoko était tombée dans les pommes, sur une flaque de sang, les tremblements de terre étaient de moins en moins violente, la tempête se calmait aussi et la pluie arrêtait de tomber. Cependant, à cause de tout cette grande puissance que j'avais sorti en un coup, j'étais très épuisée. Je ne pouvais même plus tenir sur mes genoux. Je tombais sur ma tête, sur le sang de Yoko et je perdis à mon tour conscience. Tout devait être calme au parc, à présent.
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Re: Une dépressive et une folle - Ven 17 Jan 2014 - 20:20
Une rencontre intéressante entre vos deux personnages. Enfin, vous aimez pas jouer avec le feu toutes les deux. J'espère que vous ne finirez pas pour vous brulez les ailes à force de tenter le diable. Et je renforce la surveillance de Kate pour la peine, nah. /ZBAFF/

Yoko : 440 xps
Kate : 410 xps

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Une dépressive et une folle
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