Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un cours de combat pour un blondinet...

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Un cours de combat pour un blondinet... - Sam 2 Nov 2013 - 22:33
Peu de temps s’est écoulé depuis son arrivé à l’académie, mais déjà, Sariel y a pris ses marques. Il a vite compris ce que l’on attend de lui : former des apprentis dieu aux combats rapprochés. A mains nues ou armés. En combat loyal, ou non. Jamais, jusqu’à présent, il ne s’était vu professeur. Même de maniement au sabre. Après tout, il avait été élevé dans un but unique : reprendre la tête de son clan et le mener vers le sommet. Chose qu’il avait fait pendant un laps de temps horriblement court. Avant de se faire tuer lâchement.
 
Depuis, il avait très peu repensé à sa vie d’avant, se contentant de coller au rôle que l’on lui a imposé au sein de l’académie. Oh. Il s’est bien demandé une fois ou deux qui avait repris la tête du clan, et ce que ce dernier devenait sans lui. Il s’est également posé la question de savoir comment allait sa mère. Est-ce qu’elle avait supporté la mort de son unique héritier. La mort de son unique espoir. Mais très vite il avait balayé les idées noires. Il passait donc son temps au centre de sport, à donner des cours à des apprentis plus ou moins doués, plus ou moins sympathiques, plus ou moins polis, plus ou moins motivés… Et quand il n’y est pas, c’est qu’il est enfermé dans sa chambre, à nettoyer et bichonner ses lames. Ou bien à la cafétéria à siroter un café sous le regard amouraché d’une jeune femme inintéressante. Car c’est bien ainsi qu’il considère les trois quarts des gens.
 
Il n’a pas encore de réelle relation sociale. Quelques mots échangés de temps à autres avec ses collègues, un « bonjour », un « comment ça va ? », parfois quelques poignées de mains. On lui parlait, on lui souriait, mais lui ne se défaisait jamais de son habituelle inexpression. Non pas qu’il se fiche des autres ou quoi que ce soit. Enfin… si, mais pas que. Même ceux qui ont l’air sympathique, ou intéressant, ou autre, il n’arrive juste pas à … être quelqu’un de normal, si l’on peut dire cela ainsi. L’habitude d’être neutre. L’habitude de devoir sembler dur, aussi. Toujours devoir sembler froid. Devoir s’imposer pour être obéit. Même si ici, à priori, il n’en a pas plus que besoin. Il s’est alors décidé d’essayer de faire des efforts. Après tout, c’est triste d’être seul à longueur de temps dans un endroit où l’on vient d’atterrir.
 
Aujourd’hui n’est pas différent d’hier. Il s’est levé, s’est douché,  s’est habillé avec des vêtements pratiques pour le combat –un pantalon ni trop moulant ni trop ample, qui lui permet de courir, esquiver, sauter sans être gêné, et un t-shirt manches trois quart histoire de ne pas être gêné dans ses mouvements pour les attaques- puis est sorti de sa chambre afin de se rendre à la cafétéria, se remplir l’estomac avant d’aller donner ses cours. A la cafétéria, il y croisa le surveillant qui l’avait accueilli à son arrivée. Impossible de lui échapper et fuir une conversation. Alors ils avaient discuté, un peu, sous le regard peu aimable du cuisinier à la peau halée. Puis le repenti l’a laissé, afin de reprendre son travail. Il en a fait de même, se rendant machinalement au centre de sport.
 
Il s’est alors échauffé, méticuleusement, se préparant à enchainer une journée entière de cours, même si rien n’était sûr quant au nombre d’élève. Il ne savait pas exactement combien il en aurait, et s’il allait devoir tenir toute la journée à lui seul, où s’il partagerait le travail avec sa collègue. Enfin. Echauffement du corps terminé, maintenant, il devait commencer à s’échauffer avec une arme, en attendant qu’un apprenti ne se montre. Il sorti une paire de gant en cuir noir, de sa poche, et les enfila. Meilleure accroche, avec des gants, sur la fusée d’une arme.
 
Il alla jusqu’à un râtelier, où nombre d’épées étaient rangées, de la plus petite à la plus impressionnante. Il les observa attentivement, se demandant avec laquelle il allait commencer. Il prit une rapière en main, la posa dans le creux de celle-ci, et la pesa. Pour une arme à une main, elle est plutôt pas mal calibrée. Même si la sienne est bien mieux à son goût. Il se refuse cependant à l’invoquer pour l’instant, tout simplement car il est limité, et qu’il ne veut pas s’effondrer, inconscient en plein milieu de la journée. Il la repose, doucement, au râtelier, avant de saisir une autre épée. Une side sword, l’épée développée pour lutter contre les lames plates et pouvoir utiliser un ricasso tout en continuant à utiliser l’arme à une seule main. Il réitère la chose, la pèse. Parfaite. Il prend donc la side, et commence à s’entrainer contre un mannequin. Mais cela ne lui sert à rien. Ce n’est pas comme s’il savait déjà la manier correctement…
 
Et puis finalement, une présence, non loin de lui, le fait s’arrêter. Il se tourne, et découvre un jeune homme, légèrement plus grand que lui. Une petite tête blonde, une gueule d’ange… Comment croire que ce soit vraiment un élève intéressé par un cours de combat rapproché… Il lui tourne le dos, lentement, et vas ranger son arme, avant de revenir vers le jeune homme.
 
« Présent pour un cours de combat ? » 
 
Clair, concis…
 
« Si oui, choisis ton arme. »

Froid. Toujours horriblement froid, même s’il était pourtant résigné à faire des efforts. Pas gagné, apparemment. 


Dernière édition par Sariel R. Diter le Dim 3 Nov 2013 - 21:02, édité 1 fois
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Dim 3 Nov 2013 - 0:09
Hors-série Un

Acte Un

Ma chambre… J’habitais ici depuis bientôt un mois et pourtant… Aucune réapparition de cette chose noire. Malgré ça, je sentais en moi une sorte de gêne… Je ne devais pas être là. Je le savais. Je me tournais alors dans mon lit pour regarder mon réveil en forme de cookie. Il était exactement trois-heure quinze… Je n’arrivais pas à dormir. J’avais commencé les cours il y avait déjà deux semaines, seulement, demain, j’avais donc mon premier cours de combat rapproché… La matière que je redoutais le plus… Comment vous dire ? Je n’étais pas un garçon très… actif, j’étais plutôt timide et réservé. J’aimais rester chez moi et dans mon coin mais demain, j’allais devoir me bouger ! Un comble pour moi qui aime plutôt rester sur le banc pour regarder les autres faire. Je me redressais sur mon lit, le drap blanc glissant de mon menton pour aller jusqu’au bas de mon ventre. Je me frottais les yeux en me tenant aux draps du lit avec la main libre pour finalement pivoter pour laisser mes jambes toucher le sol. Je regardais à travers la fenêtre et… Une image surgit hors de la vitre ! L’homme de l’autre fois ! Mais… ! Je me reprenais… C’était qu’un mauvais rêve ? Un rêve éveillé ? Je soupirais me levant pour enfiler autre quelque chose de plus chaud, à cette période, se trimballer en caleçon n’est pas recommandé. Je prenais donc mes affaires pour prendre ma douche, très, très, très tôt.

Pour vous passer mon insomnie et mes parties nocturnes de Mortal Kombat, le petit déjeuné était servi sur la terrasse. J’engloutissais mon croissant et mon chocolat chaud avant de filer le ventre plein vers le cours ! Je rentrais donc dans la salle. Tout le monde était en tenue de sport… Moi, je n’en avais pas… Alors je m’avançais dans ma tenue habituelle en jean blanc et tee-shirt noir avec une tête de griffon dessus. Je baissais la tête, rougissant de honte aux moqueries de mes camarades… Ma mèche blonde alors venait cacher mon œil droit. Puis, le professeur leva donc une lame pour la tester. Le cours commençait et je sentis une main gelée dans mon dos. Je me retournais. Une fille du cours qu’on aurait pu qualifier facilement de « pouffe » à cause de sa tenue plus que légère et de sa voix vint se moquer.

« Aller crevette. Je suis sûr que Jerry te cassera en deux sans que tu souffres trop. Ne t’en fais pas. Ahah… »

Jerry ? C’est le plus puissant des types de ma classe. Physiquement je veux dire. Ses bras font le quadruple de mes cuisses… Lui, son domaine divin c’est qu’il est « Man Of Steel ». Son corps peut se changer en métal très résistant… Alors bon… On me charrie avec lui et le pire, c’est qu’il jouit parfois de ça. En tout cas c’est ce que son ex petite amie dit sur lui.

J’entendis peu après, des pas allant vers moi, je baissais la tête en fermant les yeux, reconnaissant la sonorité des chaussures du professeur de combat. Puis dans ma tête, je me parlais à moi-même.

*Pitié… Pas moi… Je vous en supplie…*

« Présent pour un cours de combat ? »

J’ouvrais les yeux en grand mais ne le regardant pas, rougissant de plus en plus. Ma timidité prenait le pas sur moi…

« Si oui, choisis ton arme. »

Je remontais petit à petit mon regard vers les armes… Sur l’épée grosse du genre que j’avais utilisé contre le démon dans le temple, je pouvais sentir une sorte d’aura se balader dessus… Je fronçais les sourcils.

« Je… Non… Je pense que je me suis trompé de salle… »

Je tournais les talons avant de me précipiter vers la sortie. Mais j’entendis la réflexion de Jerry.

« Poule mouillé ! »

Je partais donc en quatrième vitesse. Mon cœur accéléra jusqu’à presque exploser. Défonçant la porte d’un coup de pied je me retrouvais plier en deux, encore sur mes deux jambes en essayant de respirer calmement malgré mes poumons réagissant assez négativement à l’ordre de mon cerveau…
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Dim 3 Nov 2013 - 2:04
« Je… Non… Je pense que je me suis trompé de salle… »

Une classe entière est présente, en réalité. Mais le seul qui s’avère être intéressant, c’est ce blondinet qui prend la fuite. Et qui semble être en quelque sorte le souffre-douleur de sa classe. Ou quelque chose s’en approchant. Cela lui rappelle quelques souvenirs. Il a déjà assisté à des scènes d’Ijime dans ses écoles. Il faut dire qu’au Japon, l’intimidation, les brimades que subissent ceux qui sont différents et donc exclus d’un groupe sont très présents. On a déjà essayé de le prendre pour cible, à cause de son incapacité –et son manque d’envie- de rejoindre le moule. Il y a d’ailleurs, au Japon, un proverbe qui décrit bien la cause des Ijime : « le clou qui dépasse appelle le coup de marteau ». En l’occurrence, là, le clou, c’est le blond, et le coup de marteau, ses camarades de classe. Pourtant, Sariel ne voit pas ce qu’il y a de mal à être différent. Le jeune homme a simplement l’air un peu plus timide que les autres. Alors ils en profitent.

Il soupire, fixe le jeune blond qui semble ne pas être très bien, puis le grand baraqué. Il a une impression de déjà-vu. Le grand gaillard, qui le dépasse d’au moins une tête et demi et qui se prend pour le roi du monde, qui tente d’intimider le jeune qui lui n’a rien demandé à personne, histoire de se faire bien voir par les demoiselles de la classe.

«»
Il n’a pas spécialement envie de voir un de ses nouveaux élèves se suicider ou bien tomber dans l’Hikikomori. Il retourne au râtelier, récupère deux rapières. Une pour lui, une pour la montagne. 
« Vous. »
 
L’apprenti attrape maladroitement la rapière. Grand gaillard, petite épée. Ironique, mais tellement plus réaliste.
« En garde. »

Il prend la position de garde classique de l’escrime. La sixte. Après tout, c’est là la position la plus favorable que peut prendre le tireur afin d’être prêt à la défensive, à l’offensive ou à la contre-offensive. Buste droit, de profil, les épaules effacées afin d’offrir le moins de surface valable possible à l’adversaire, l’arme placée de manière à menacer l’adversaire tout en préservant sa position permettant de se défendre, donc la pointe dirigée vers l’épaule adverse et le bras armé légèrement écarté du tronc… Il est prêt. 

« Attaquez ! »
L’apprenti fonce maladroitement sur lui. C’est l’heure pour lui de se faire corriger. En deux fentes, il est touché. Il réitère la chose, une fois, deux fois, trois fois. Il finit par récupérer la rapière du géant, lui offre un magnifique regard assassin.
 
« Je suis sûr que la « poule mouillée » aurait fait mieux. »
 
Une jolie couleur cramoisie qui naît sur le visage du jeune homme fait inconsciemment plaisir à Sariel. Mais aucune expression, sur son visage, ne trahit ce sentiment de plaisir.

« Vous êtes tous dispensés de ce cours pour aujourd’hui. »
 
Il se racle la gorge. 

« Sauf le jeune homme au fond. » 
La seule personne réellement intéressante de toute cette classe de prétentieux. Le seul à qui Sariel a envie d’enseigner, aujourd’hui. Et le seul qu’il retiendra jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus… ou qu’il ait un autre cours. Il laisse toute la foule s’en aller, avant de se diriger vers le jeune homme.

« Je suis Sariel Diter. Professeur de combat rapproché. Cependant, je ne veux pas de « Monsieur Diter », « Monsieur » ou autre. Sariel, ira très bien. »

Il le regarde de haut en bas, devant légèrement lever la tête pour cela. C’est quoi cette manie que tous ont à être plus grand que la moyenne japonaise ?
« Je pense qu’il n’y a pas d’erreur quant à la salle où vous devez être aujourd’hui. Et je pense que vous n’avez aucune crainte à avoir. »

Il ne sait pas exactement à quoi pense le jeune homme, c’est vrai. Peut-être est-il du genre pacifique. A ne pas aimer la violence, cependant le combat rapproché ne se résume pas qu’à cela. Ne serait-ce que pour l’auto-défense, c’est un cours utile. Armé ou à main nu, Sariel n’est pas mauvais. Loin de là. Après tout, il a été formé pour cela. 

« Vous êtes maintenant seul. Navré. Mais je pense que cela sera plus simple pour vous de vous exprimer de la sorte, plutôt que devant une classe entière aux rictus moqueurs… » 


Dernière édition par Sariel R. Diter le Dim 3 Nov 2013 - 21:04, édité 2 fois
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Dim 3 Nov 2013 - 2:47
Acte deux

Je respirais à fond… Je sentais mes muscles se dissoudre… J’avais plus de force… Je m’appuyais contre le mur et je sentais des picotements dans les avants bras, je regardais donc ceux-ci en panique total. Je sentais des ombres m’envahir jusqu’à disparaitre d’eux même… Je regardais au loin et je pouvais observer Jerry tomber par terre, se tenant la tête, un de ces laquais le soulever pour le faire sortir.

« Vous êtes tous dispensés de ce cours pour aujourd’hui. »

J’écarquillais mes deux billes bleues en scrutant la scène. Les élèves mes regardaient d’un air assez méchant… J’étais dans de beaux draps… Déjà que je n’étais pas aimé ici mais en plus, être le chouchou du professeur... Oh... Je sentais déjà les coups de poings sur mes joues. Je me les tenais d’une façon plutôt « cute » comme certaines auraient peut-être dit.

« Sauf le jeune homme au fond. »

Je lâchais mes joues en regardant le professeur qui gardait toujours son air assez neutre et froid. Il me rappelait comme la jeune femme aux cheveux ébènes dans le temple et aussi… Quelqu’un… Mais qui ? Quelqu’un de mon passé enfouie tellement loin que je ne peux le retrouver. Je lançais ma tête de droit à gauche en baissant les bras et en restant à ma place sans faire un bruit.

« Je suis Sariel Diter. Professeur de combat rapproché. Cependant, je ne veux pas de « Monsieur Diter », « Monsieur » ou autre. Sariel, ira très bien. »

Je regardais le professeur se rapprocher de moi. Il était clairement plus petit que moi mais son esprit semblait si… Sage ? Peut-être pas au final. Je me tenais un peu plus droit en le regardant finalement arrivé devant moi. Il voulait clairement me voir à l’épreuve mais… Non. Je ne pouvais pas. Il était un professeur et même… Je ne devais pas l’attaquer du tout… Mais il y avait une raison à ça…

« Je pense qu’il n’y a pas d’erreur quant à la salle où vous devez être aujourd’hui. Et je pense que vous n’avez aucune crainte à avoir. »

*Et moi… je… je pense que vous, vous êtes… très, très… mal renseigné sur vos élèves.*

Ce que j’avais fait à ce garçon… Enfin ! Ce que j’avais failli faire… En sortant du temple… Un pouvoir s’était éveillé en moi. Des flammes bleues avaient percutés sans que je puisse y faire grand-chose sur cet enfant. Heureusement, un homme dans la foule a soigné le petit grâce à son domaine divin. Légèrement affaibli il avait pris le gosse dans ses bras, voulant le protéger de moi… Il m’avait regardé d’une façon… si… Méprisante celons la foule et les rumeurs, on a dit de moi que j’étais trop dangereux pour l’académie… Depuis, des gens comme Jerry me méprise car je suis un danger pour la population. Peut-être que j’aurais dû partir mais… J’ai couru sans vraiment faire attention vers le dortoir et mes cours arrivèrent bien trop vite pour me faire des provisions… Bref… Mas ce professeur voulait sans doute voir quel danger je représentais.

« Vous êtes maintenant seul. Navré. Mais je pense que cela sera plus simple pour vous de vous exprimer de la sorte, plutôt que devant une classe entière aux rictus moqueurs… »

Je reculais et je regardais la grosse épée dans le coin. Elle s’était changée dans un éclat bleu en l’arme qui était apparue dans le Temple. Je tendais la main et elle apparue dans celle-ci. Je la plantais dans le sol. Un halo blanc se dessina sur le sol et sur le mur. Je devais faire peur au professeur pour le forcer a arrêter le cours pour… m’exiler peut être ? Bien. Je fermais les yeux et d’un coup, je sentais une chaleur m’envahir pour créer une aura bleue autour de moi. Dans le halo blanc, le sol tremblais petit à petit. Je lançais des démarrages de cris puis… Un cri sorti du fond de mes tripes envahissait la salle !

« UHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAW !!!! »

Je sentais mon cœur battre de plus en plus fort, la chaleur me dominer et dominer maintenant la sphère créer dans le périmètre du halo blanc qui commençais lui a grimper sur mes jambes pour m’arriver à la taille. Je continuais a crier pour faire voir ma force et peut être effrayer le professeur !
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Jeu 7 Nov 2013 - 0:48
Un mouvement de recul.
 
Sariel a l’impression de se retrouver face à du gibier. Un lapin effrayé. Qui recul, recul, et recul tant qu’il se retrouve acculé au mur. Pris au piège par sa propre faute. Il soupire. Son objectif n’est pas de l’effrayer. Il ne veut pas voir ses élèves avoir peur. A moins que ce ne soit pas lui qui le mette dans un pareil état. Il ne sait pas. Il n’arrive pas à trouver ce qui cloche.
 
Le regard du jeune homme est posé sur quelque chose, derrière lui. Il tourne la tête, cherche du regard ce qui peut bien le captiver autant. Et il la voit. Une épée, au râtelier, imposante. Une épée broyeuse. Le genre très lourde et peu pratique. Le genre que Sariel aurait clairement du mal à manier, dans sa forme actuelle. Sans compter que pour l’instant, à part le sabre, les armes à deux mains ne sont pas son point fort. Mais ce n’est pas tant la taille de l’arme qui dérange le jeune professeur. Ni le fait que le jeune homme semble être totalement concentré dessus. Non… C’est le fait que celle-ci se soit mise à luire. Un halo bleu l’entourait. Puis elle disparue. Et lorsqu’il se retourna vers le blond, celui-ci la tenait dans la paume, avant de la planter dans le sol. Serait-elle trop lourde ? Aurait-il du mal à la manier ? Il doutait que ce soit vrai. Non. Il y avait une sorte de « complicité », entre cette arme et l’apprenti. Comme s’ils se connaissaient. Car pour Sariel, il y a toujours un lien qui relie un combattant à son arme. Et il pense également que les armes ont une âme. Il en a aujourd’hui la preuve. Cela peut sembler stupide pour quiconque n’y connait rien, et n’aime pas cela. Cependant, pour lui, c’est tout à fait logique.
 
Et puis quelque chose le sorti de ses pensées. Une aura. Etrange. Il fixa son attention sur le jeune homme. Le halo de l’épée s’étendait au blond. En fait, c’était compliqué. Du bleu, du blanc. Cela se mélangeait. Et puis un cri qui sort du fin fond de ses tripes. Enfin quelque chose de réel chez le jeune homme. Enfin quelque chose de solide. Cela arrache un micro sourire à Sariel. Qu’essayait-il donc de faire ? Lui faire peur ? Le faire fuir ? S’il était du genre à rire, il l’aurait fait. Sariel ne fuit pas. Même s’il se retrouve dépassé de loin, en nombre, il ne fuira pas. Il affrontera son adversaire. Mais le gamin… ce n’est pas son adversaire. C’est son élève. Un apprenti dont il doit s’occuper, que celui-ci le veuille ou non.
 
Il lève les deux mains, paumes vers l’avant, comme pour montrer patte blanche, et lui signifier par là qu’il n’est pas son ennemi. Loin de là.
 
« Si vous voulez me faire faire demi-tour, il va me falloir plus que cela. »
 
Son ton est sec, cassant, comme d’habitude. Ce n’est pas l’effet qu’il veut donner, mais il ne sait pas parler autrement. C’est sa manière d’être, c’est tout.
 
« Je suis professeur. Je n’ai pas choisi de l’être. Vous êtes apprenti. Vous ne l’avez surement pas choisi non plus. Et les coïncidences font que je dois vous donner cours. »
 
Enfin non. La vérité est qu’il est censé donner cours à sa classe entière, apparemment. Mais il est professeur débutant, et il n’aime pas les groupes. Il faudra qu’il en parle à ses supérieurs. Il ne peut pas enseigner à une classe entière en même temps. Ce seront des cours en très petit comité ou rien. Et quand il pense petit comité, c’est trois élèves maximum.
 
« Cependant, je ne crois pas aux coïncidences. Si vous êtes ici, ce n’est pas pour rien. Déridez-vous. Vous ne me blesserez pas. Je ne vous blesserais pas. »
 
Il pose sur lui un regard calme, presque amical. Enfin dans la mesure du possible. Il s’approche lentement, ne cherchant pas à faire peur au jeune homme, et encore moins à se faire agressé à coup de broyeuse et de pouvoir dont il ignore tout. Bien qu’il sache qu’il devra faire face à ce genre de cas, un jour ou l’autre. Les pouvoirs, c’est tout de même la base de ce « monde ». Et lui-même en a un. Voire même deux. Ou trois. Il rit intérieurement, dans la mesure du possible. Oui. Il peut se décupler, et se rendre résistant aux attaques. Très pratique pendant les cours de combat contre des élèves plus doués que d’autres, où il doit utiliser toutes ses ressources possibles.  Il avait juste découvert que son point faible, lors de l’utilisation de son deuxième pouvoir commun, était le feu… En même temps, avec un peau d’écorce… Quant à son clone, il a surtout tendance à servir de bouclier. Il soupire, discrètement.
 
« Je ne suis pas là pour vous faire peur ou autre, mais bel et bien pour vous aider… »
 

Il se retient de rajouter « alors cessez de faire votre tête de mule et coopérez un peu » à la fin, de peur de brusquer le pauvre apprenti-gibier.


Dernière édition par Sariel R. Diter le Mer 13 Nov 2013 - 19:54, édité 1 fois
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Sam 9 Nov 2013 - 2:32
Acte III

Ma puissance disparaissait au fur et à mesure. Le professeur me regardait. Je sentais dans son regard, sur son visage… une sympathie… Peut-être qu’au fond, il pourrait m’aider à maitriser cette puissance pour ne plus faire de mal aux autres personnes de cette académie. Mon aura partait au fur et à mesure que ce jeune homme un peu plus âgé que moi s’approche.

« Je suis professeur. Je n’ai pas choisi de l’être. Vous êtes apprenti. Vous ne l’avez surement pas choisi non plus. Et les coïncidences font que je dois vous donner cours. »

Je le regardais faire, mon arme toujours en garde, quelques gouttes se baladant sur mes joues pour tomber sur le sol.

« Cependant, je ne crois pas aux coïncidences. Si vous êtes ici, ce n’est pas pour rien. Déridez-vous. Vous ne me blesserez pas. Je ne vous blesserais pas. »

Il se rapprochait encore et encore. Je baissais alors mon arme et ma garde par la même occasion pour regarder dans le vide, ne cherchant pas d’explication… Mon esprit m’avait ordonné de choisir la manière forte pour avoir la paix… Cela prouvait que j’étais quelqu’un de mauvais ? Quelqu’un de perdu ? Je m’adossais au mur. Le cri… ce déferlement de puissance m’avait épuisé. Je laissais la lame tomber à terre pour la voir disparaitre dans un éclat blanc, si pur…

« Je ne suis pas là pour vous faire peur ou autre, mais bel et bien pour vous aider… »

Je tombais à terre pour ne pas le regarder en me recroquevillant sur moi-même. Sur ma petite personne. Je fermais les yeux en imaginant tout ce que j’aurais pu faire à cet homme. Même si lui me disait le contraire… J’en étais pas vraiment sûr… Je reprenais peu à peu ma respiration en tremblant de peur, de froid bizarrement aussi… J’ouvrais les yeux en le fixant d’en bas.

« Qui vous dis que je ne suis pas le démon ? Hein… ? Qui vous dit que je ne suis pas le mal incarné ? Que j’ai été créé rien que pour venir ici tout saccager ? Qui vous dis qu’ils n’ont pas raison en me traitant de traitre, de monstre… Je ne me souviens pas de mon ancienne vie… Mais pourquoi ? Pourquoi il n’y a que moi qui a ça… ? Hein ? Je ne suis peut-être jamais mort et je suis peut-être une simple création... »

Ma voix changea… C’était celle d’un autre garçon. Pas la mienne…

« Qui suis-je… ? »

Choqué. Je mis la main devant la bouche en me relevant, mes larmes nettement visible. Je courais alors, en esquivant l’épaule du professeur vers la sortie mais c’est alors, devant la porte vitré que je vis le groupe de brute de toute à l’heure qui m’attendaient. Je les regardais dans les yeux pendant que certains invoquaient leurs pouvoirs avec cet air malicieux… Je reculais, encore et encore… Pour chercher une sortie. Mais… Il n’y en avait qu’une. C’était eux ou le professeur.

« Je… Je veux juste sortir d’ici. Et partir de l’académie ! Vous n’avez pas le droit de me retenir ici ! »

[hrp : post merdique et trop petit... Désolé mais du mal en ce moment...]



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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Mer 13 Nov 2013 - 19:53
Son arme se baisse. Sa garde aussi. Son aura de puissance se dissipe, presque aussi brutalement qu’elle n’est apparue. Sariel continue de le fixer. Quelque chose cloche chez le jeune homme, cependant il ne saurait trop dire quoi. Peut-être cette innocence qu’il dégage, ou bien cet air totalement perdu sur son visage, alors qu’il pointe une arme sur son professeur. A moins que ce ne soit sa garde qui, bien qu’un peu fragile, ne lui semble pas mauvaise du tout.

« Qui vous dis que je ne suis pas le démon ? Hein… ? Qui vous dit que je ne suis pas le mal incarné ? Que j’ai été créé rien que pour venir ici tout saccager ? Qui vous dis qu’ils n’ont pas raison en me traitant de traitre, de monstre… Je ne me souviens pas de mon ancienne vie… Mais pourquoi ? Pourquoi il n’y a que moi qui a ça… ? Hein ? Je ne suis peut-être jamais mort et je suis peut-être une simple création... »

Sariel fronce les sourcils. Il commence à le trouver plus agaçant qu’intrigant.

« Qui suis-je… ? »

Il regarde autour de lui, à la recherche de celui qui a parlé. La voix était totalement différente de celle ordinaire de l’apprenti qui lui fait face. Pourtant, vu les peu de gens présents autour d’eux, il doit bien se rendre à l’évidence : c’est bien le blond qui venait de parler. Celui-ci semble d’ailleurs choqué. Il se relève, contourne Sariel, et court vers la sortie. Mais il s’arrête brusquement devant la porte vitrée. Le professeur suppose que quelques-uns de ses camarades doivent l’attendre devant la sortie. Il sourit, discrètement. Le blond est comme… piégé.

« Je… Je veux juste sortir d’ici. Et partir de l’académie ! Vous n’avez pas le droit de me retenir ici ! »

Un claquement de langue, signe d’agacement. Un nouveau froncement de sourcils. Ah bon. En tant que professeur, il n’a pas le droit de tenter d’aider ses élèves. Soit. Qu’il s’en aille, si c’est ce qu’il désire. Qu’il aille où bon lui semble, il s’en lave les mains. Ce ne sont plus ses affaires. Dorénavant, il s’abstiendra de vouloir aider qui que ce soit. Si c’est pour se faire traiter de la sorte…

« C’est bon ? Vous avez finit votre colère, là ? »

Ton sec, cassant. Comme d’habitude. Cependant, il y a un petit quelque chose de plus. Une point d’agacement, que l’on peut entendre, si l’on fait suffisament attention. Oui. Il est légèrement énervé.

« Un démon, hein ? Si tel est le cas, présentez le moi. Je suis certains qu’il sera de meilleure compagnie que le gamin pleurnichard que j’ai en face de moi depuis plusieurs longues minutes. »

Provocant, oui. Mais il s’en moque. Si les divagations du blond sont correctes, alors ce n’en serait que plus intéressant. Faire cours à un adolescent en pleine crise d’identité, et pas motivé, c’est bon, il a donné. Mais un démon…

« Des démons, sur terre, j’en ai croisé. Peut-être pas ceux auxquels l’on peut faire référence dans les comptes de fées et autres âneries. Cependant, tu n’as rien de semblable à ce que j’ai pu connaître. Vous, vous n’êtes qu’un enfant perdu, qui se cherche. Vous ne vous souvenez plus de votre passé ? Croyez-moi. Je vendrais un rein pour oublier le miens. »

Il serre le poing, inspire un bon coup, avant de continuer, tentant de sembler le plus calme possible.

« Pas mort hein. Et cela vous rend triste de vous dire que vous n’avez jamais connu de point à votre vie ? Si vous tenez tant que cela à mourir, allez-y. Sortez. Vos « amis » vont surement se faire un plaisir de vous aider à raccourcir considérablement votre espérance de vie. Sérieusement. Vous pensez que les souvenirs d’une mort jeune et douloureuse sont préférables à rien ? Si vous me répondez « oui mais je n’ai rien », je n’aurais alors qu’une chose à dire : fabriquez-vous une vie. Ce que vous voulez. DEVENEZ qui vous voulez être. Un homme bien. Un homme mauvais. Un homme aimé des femmes. D’une femme… Qu’importe, mais bougez-vous un peu, au lieu de vous morfondre. C’est une attitude lâche que vous avez là. »

Il se tourne, dos à l’apprenti. Il reprend son souffle. Il s’est emporté, chose qui arrive rarement. Cependant, si l’on ne le connait pas, l’on ne peut pas le savoir… Habituellement, il évite de tenir une conversation de plus de deux phrases. Là… Il a bien dépassé la dizaine, d’une seule traite, de son ton froid, sec, cassant, et une imperceptible pointe d’agressivité.

« Je constate fort bien que Deus a un sens de l’humour démesuré. Faire de moi un professeur, connaissant mon caractère… »

Il murmure, pour lui-même.

Son attention est toujours portée sur le jeune homme dont il ignore toujours le nom.

« Vous pouvez partir si vous le voulez, puisque vous refusez aide et cours. Mais n’allez pas croire que vous êtes hors d’atteinte parce que vous avez une mystérieuse et puissante aura, ainsi qu’une grosse épée. Du peu que j’en ai vu, vous avez pas mal de faille… Et quiconque aura pris quelques cours de combat, sérieusement, pourra vous faire mordre la poussière. »

Tout au fond de lui, il espère sincèrement que cela va le faire réagir… L’apprenti n’a pas l’air d’être un mauvais bougre… Seulement un jeune homme perdu qui cherche des réponses.
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Ven 15 Nov 2013 - 20:03
Acte IV

« C’est bon ? Vous avez finit votre colère, là ? »

J’écarquillais les yeux en grand en le regardant… Il me prenait pour un gosse. Lui aussi… Moi qui croyais… Je croyais que j’avais enfin trouvé quelqu’un qui pourrait me comprendre… Je regardais à terre, triste. Je l’avais déçu.

« Un démon, hein ? Si tel est le cas, présentez le moi. Je suis certains qu’il sera de meilleure compagnie que le gamin pleurnichard que j’ai en face de moi depuis plusieurs longues minutes. »

Je maintenant mon poing fermé, si fort… Je voulais lui en mettre une mais… Je ne pouvais pas. Alors je desserrais mon poing pour le regarder dans les yeux cette fois-ci, avec un regard qui déterminait largement la flamme qui brûlait en moi.

« Des démons, sur terre, j’en ai croisé. Peut-être pas ceux auxquels l’on peut faire référence dans les comptes de fées et autres âneries. Cependant, tu n’as rien de semblable à ce que j’ai pu connaître. Vous, vous n’êtes qu’un enfant perdu, qui se cherche. Vous ne vous souvenez plus de votre passé ? Croyez-moi. Je vendrais un rein pour oublier le miens. »

*Peut être vous professeur… Mais moi. J’aimerais vraiment le savoir. Peut-être que j’ai fait de mauvaise chose ? Ou peut-être bien qu’on s’est sacrifié pour moi. Je dois le savoir… En fait, peut être avez-vous raison ? Je ne suis qu’un gosse…*

Je sentais l’eau me monter aux yeux encore… J’étais un pleurnichard, il avait raison.

« Pas mort hein. Et cela vous rend triste de vous dire que vous n’avez jamais connu de point à votre vie ? Si vous tenez tant que cela à mourir, allez-y. Sortez. Vos « amis » vont surement se faire un plaisir de vous aider à raccourcir considérablement votre espérance de vie. Sérieusement. Vous pensez que les souvenirs d’une mort jeune et douloureuse sont préférables à rien ? Si vous me répondez « oui mais je n’ai rien », je n’aurais alors qu’une chose à dire : fabriquez-vous une vie. Ce que vous voulez. DEVENEZ qui vous voulez être. Un homme bien. Un homme mauvais. Un homme aimé des femmes. D’une femme… Qu’importe, mais bougez-vous un peu, au lieu de vous morfondre. C’est une attitude lâche que vous avez là. »

« Lâche ». Le mot résonna dans ma tête, à chaque écho de celui-ci, je sentais une baffe s’aplatir sur mon visage. Je restais immobile alors que lui se retournais pour marmonner dans sa barbe comme l’expression le dit. Moi je regardais la porte vitré avec le groupe qui m’attendait… Visiblement, je n’avais plus le choix. J’étais peut être un lâche en fin de compte ? Ça se voyait à moi. Je ne semblais pas fort, je ne semblais pas intelligent et le seul truc que j’avais fait jusqu’à maintenant…

« Vous pouvez partir si vous le voulez, puisque vous refusez aide et cours. Mais n’allez pas croire que vous êtes hors d’atteinte parce que vous avez une mystérieuse et puissante aura, ainsi qu’une grosse épée. Du peu que j’en ai vu, vous avez pas mal de faille… Et quiconque aura pris quelques cours de combat, sérieusement, pourra vous faire mordre la poussière. »

Alors je répondais en ne le regardant même pas, tournant les talons en regardant la vitre et les monstres qui allaient me frapper ce soir encore…

« Alors soit. Je suis un lâche alors… De toute façon, je ne pense pas arriver un jour à quoi que ce soit dans cette école. »

J’eus un sourire triste avant de me diriger vers les portes pour les ouvrirent. En partant je faisais signe de la main au professeur. Je regardais le groupe, ils étaient armés de battes de base-ball. Je me mettais donc à courir… Ça ? Une journée banale.  

[HRP : Je te propose d'arrêter là, j'ai plus d'inspi' Tu veux faire un dernier post ? =/]
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Sam 23 Nov 2013 - 1:29
« Alors soit. Je suis un lâche alors… De toute façon, je ne pense pas arriver un jour à quoi que ce soit dans cette école. »
 
Alors c’est ainsi. C’est le genre de type à accepter ce que l’on appelle la fatalité. Le type qui accepte qu’on le prenne pour un faible. A ne pas se rebeller. C’est ça. Et cela dégoûte Sariel. Lui qui a toujours lutté contre ce que l’on lui imposait de son vivant, ne supporte pas de voir que d’autres se laissent faire aussi facilement. Et ce blond, c’est l’archétype même de ce genre de personne là.
 
Des souvenirs lui reviennent en mémoire. Une discussion qu’il a eu, avec son oncle, plusieurs années auparavant. Les paroles de ce dernier l’ont marqué. Il n’a pas eu le temps de les dire à l’apprenti. Pourtant elles auraient pu l’aider, tout comme elles l’ont aidé lui, lorsqu’il se cherchait. Lorsqu’il cherchait une réponse à ses questions.
 
« Tu te demandes si t’es une bête féroce ou bien un saint.
Mais tu es l’un, et l’autre. Et tellement de choses encore.
Tu es infiniment nombreux.
Celui qui méprise, celui qui blesse, celui qui aime, celui qui cherche. Et tous les autres ensembles.
Trompe-toi, soit imprudent, tout n’est pas fragile.
On n’attend rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie.
Parce que le plus important n’est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d’être. »
 
Il avait médité là-dessus des jours et des jours durant, réfléchissant à chaque mot, chaque phrase, chaque sens. Et au fur et à mesure, il en était sorti grandit. Il avait choisi d’être. D’être libre. D’être grand. D’être lui. Sariel. Et pas le fils de sa mère. Pas l’héritier de son clan.
 
Tout comme le blond semblait avoir choisi d’être la victime de ses camarades. D’être le peureux qu’il est. Alors Sariel ne luttera pas pour l’aider. S’il a choisi, alors ainsi soit-il. La vie est la succession d’une multitude de décisions à prendre. De chemin à choisir. Il avait choisi les siens, et ses chemins n’étaient plus destinés à croiser ceux de Sariel. Et si un jour, leurs routes venaient à se juxtaposer à nouveau… Il ignorait comment il réagirait. L’ignorerait-il tout bêtement ? Ou bien essayerait-il à nouveau ? C’est une excellente question. Il n’a cependant pas envie d’y réfléchir. Non. Il ne veut plus y penser. Il ne veut pas se torturer l’esprit avec cela. Ce serait tout à fait inutile. Et puis de toute façon, ce n’est pas dans sa nature. Après tout, ce n’est pas pour rien qu’il se prénom « égoïste ».
 
Il reste planté là, dos à la porte. Il n’a plus rien à faire.
 
« Parce que le plus important n’est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d’être. »
 
Cette phrase lui repasse en boucle dans la tête. Il avait choisi d’être un battant. L’apprenti a choisi de fuir. Même lorsque l’on lui a offert la chance de s’en sortir, il l’a refusé. C’est dommage. Dommage pour lui. Il va devoir continuer de courir, de se cacher, de souffrir. De se faire souffrir. Ce n’est pas une vie. C’est… non. Il n’y a pas de bons ou de mauvais choix. Seulement des décisions à prendre.
 
Et celle de Sariel, là, tout de suite, c’est de reprendre son entrainement, comme si de rien n’était. De faire comme si tout ceci ne s’était pas passé. Ignorer le tout. Ignorer le fait que le blond pourrait se faire mettre dans une boite en bois s’il ne court pas assez vite. Qu’il va sourire. C’est tellement plus facile de sourire, plutôt que d’être heureux…
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Re: Un cours de combat pour un blondinet... - Sam 23 Nov 2013 - 11:07

Un rp de combat ou en effet, il n'y a pas beaucoup de combat. Mais la réflexion des personnages est intéressante malgré tout, bien qu'ils soient très différents, le côté prof/élève est bien exploité. Peut-être à un prochain cours, qui sait? Je serais curieuse de voir ça.

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Un cours de combat pour un blondinet...
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