Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Quand la mort échoue ...

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Quand la mort échoue ... - Ven 1 Nov 2013 - 19:52
La chute, la mort, les regrets et sans oublier la douleur. Que faisait-elle déjà à courir en pleine nuit avec juste une veste sur ses frêles épaules ? Sachant que ce n'était pas une nuit d'été... Mais elle n'avait plus à se soucier de tomber malade puisqu'elle allait mourir... ou était-elle déjà morte ? Elle n'en savait rien. Ses pensées et sa conscience s'étaient perdues, elle crue même voir un homme qui lui parlait. Une hallucination ou une dernière vision du monde, celle d'un homme voulant l'aider ? Elle souriait. Rien ne s'était passé comme prévu et jamais cela se passera comme elle le souhaite. Une malédiction pesait sur elle. Du moins, c'est ce qu'elle voulait croire sans vraiment y croire vraiment. Son cœur de petite fille s'en était allé, la vie aussi. Elle regrettait tellement de chose, elle voulait vivre encore. Et surtout dire désolé à ses parents. Mais ça ne produira jamais. Aucune pensée religieuse ne l'avait atteinte durant sa vie. Dieu ? Non, pas vraiment envie d'y croire mais pas non plus envie de le réfuter. La seule chose qu'elle croyait lorsque la mort venait, c'était la disparition pure et simple. Elle ne pouvait pas savoir comme elle avait tord jusqu'à maintenant.

Elle reprenait conscience doucement, comme lorsqu'elle avait l'habitude de dormir étant enfant. Une sensation de protection et de chaleur l'enveloppait délicatement. Ah ! Qu'est-ce qu'elle voulait y rester dans ce lit. Or, les sensations se firent plus précises, elle sentit alors le sol, dur et froid, sur lequel elle se tenait, allongée sur le coté en position quasi fœtale. Les cheveux étaient étalés sur le sol. Ses paupières s'ouvrirent doucement. Elle fut d'abord éblouit puis elle observa ses mains et le sol. Elle se releva doucement pour se mettre en position assise. Ses doigts passèrent dans ses cheveux et mirent une mèche derrière son oreille droite. Elle contempla les alentours. Elle trouvait cela très étrange. Réaction normale puisqu'elle devait être morte et au lieu de cela, elle se retrouvait dans un endroit parfaitement inconnu. Ce qui la surpris aussi fut ses habits. Elle était vêtue d'une robe à manche courte et arrivant juste au dessus des genoux de couleur abricot avec une cordelette brune autour de la taille et un nœud. C'était une robe mignonne mais faisant aussi un peu adulte avec un dos nu et un décolleté. Elle ressemblait à celle qu'elle avait acheté par elle même lors de ses 16 ans mais qu'elle avait malheureusement déchirée le soir même. Ses pieds étaient chaussés de léger talons compensés blanc. Cependant, elle remarqua aussi une feuille posée à ses côtés qu'elle lut.

" Repentie ? Effet papillon ? ... Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? " pensa-t-elle.


Elle se releva en poussant un soupir. La jeune fille éperdue dans ce nouvel environnement, donna quelques coups à sa robe pour faire tomber la poussière, si poussière il y avait. Elle ne cessait de se demander ce qui était arrivé. Cela était-il un rêve ou la réalité ? Avait-elle vraiment réussi à fuir cet homme ? Mais si cela était arrivé, elle ne savait pas si ce monstre était encore en vie ou non. L'idée de tuer lui donna le frisson. Jamais dans sa vie elle n'avait voulu en arrivée à ces extrémités. Un coup de pression, une fois de trop, la nervosité entraînée par un quelque chose dont elle ignorait l'identité a fait qu'elle avait agit de la sorte. Mais tandis qu'elle se pavanait dans les couloirs de ce lieu dont elle ne pouvait donner de nom, avec diverses colonnes, de la luminosité abondante et de la verdures au delà des fenêtres, elle entendit des bruits de pas autres que les siens résonner.

- ... Qui est là ? 

Un sentiment la submergea, ce n'était pas vraiment de la peur, ni de la surprise. Un sentiment d’appréhension ? Au fond d'elle même, elle savait qui lui était impossible d'être seule, et elle l'espérait. Si la personne était là pour lui donner des infos pour repartir chez elle .. Chez elle ? Elle n'en n'avait plus depuis déjà fort longtemps. Qu'est-ce qu'elle espérait alors ? Elle ne savait rien. Et ne rien savoir lui faisait peur, c'était comme si elle avait un trou dans son cœur, des pièces manquantes. Elle resserra une main, froissant ainsi son papier, près d'elle. Elle attendit patiemment de voir le visage de l'inconnu.
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Re: Quand la mort échoue ... - Ven 1 Nov 2013 - 20:21


L'ivresse était quelque chose que Janma avait toujours évité. C'était l'avoeu du corps, les réflexes engourdis et la promesse de se réveiller avec un affreux mal de crâne. Les hommes, ces bons à rien perdant leur temps à bâiller aux corneilles devenaient moins efficaces encore passée la troisième bouteille. L'alcool pourtant n'était pas un ennemi pour tous, comme on voulait le faire croire aux jeunes gens. C'était l'ami des marchands, comme lui. Un tonneau d'alcool celte ou une amphore de grec haut de gamme raportait suffisamment d'or pour se dorer les deux fesses pendant un bon mois. Malheureusement pour lui, Janma n'avait ni l'un ni l'autre, non.

Il s'était fait avoir comme un bleu, un enfant, un débutant. Ce matin-là, il aurait dû aller travailler. Refusant de se plier à la volonté de Deus, il avait emporté son narguilé, du tabac aux agrumes, et s'était assis là où personne ne viendrait le trouver : le temple. Les élèves étaient de beaux hypocrites. Forts de leurs propres conquêtes et de leurs exploits mineurs, ils se pensaient invincibles car invaincus sous la bénédiction de Deus. Ils ne lui rendaient visite que pour obtenir ses faveurs. Janma avait pour sa part pris l'habitude de venir lui parler deux fois par semaine. C'était son petit moment privilégié, celui où il pouvait insulter celui qui l'avait condamné à la servitude sans devoir en référer à un professeur entendant son discours.

Il avait chargé son narguilé, allumé son charbon, puis commencé à fumer. Il discuta avec les murs du temple de longues minutes, parlant de son rôle, de rêves, d'autres choses, et de Sven. Il avait apporté avec lui une petite flasque d'alcool qu'un marchand lui avait offerte contre un service. Une gorgée l'avait fait tousser. Deux l'avaient un peu endormi. A la moitié de la flasque, il était resté, le regard bovin, à fixer le vide et tirer sur son tabac. Incapable de réfléchir, incapable de penser, totalement assomé. Ce fut le frottement léger d'un tissu qui attira son attention. Un peu plus loin, quelque chose ou quelqu'un était réveillé, vivant, et venait déranger son repos. Il se redressa légèrement, tituba en cherchant son équilibre, et se tint à la colonne de marbre dans son dos pour ne pas s'écrouler.

Il était peut-être un peu trop ivre.

??? : Qui est là ?

Une fille. Une femme, même. Sans doute un peu plus jeune que lui. Il se fraya un chemin jusqu'à la source de la voix, et fronça les sourcils, pour la distinguer à travers le brouillard de son esprit. Elle était plutôt élégante. Menue, cheveux longs, lisses, très fins. Vêtue d'une robe abricot - il aimait bien les abricots. Avec un thé Turc, ou confits dans leur jus, ils étaient un délice sans nom - la jeune femme avait l'air perdue. De première fraîcheur, et sans doute très récemment morte. Janma flancha légèrement en la rejoignant. Il garda la tête haute, malgré son corps se balançant d'avant en arrière - qu'y pouvait-il ? Il était fait comme un coing. Oui. La feuille à ses côtés indiquait clairement une nouvelle arrivante. Ahr. Ces directeur et leur fâcheuse manie de ne rien expliquer aux nouveaux revenus.

Janma : Personne ne te voulant du mal, sois tranquille.

Il leva le regard vers une statue sans visage, qu'il fixa d'un regard torve. C'était une plaisanterie. Le jour, le seul et unique jour où il se permettait d'être plus rond qu'une balle de bowling, il devait accueillir un nouveau mort ? Deus et son sens de l'humour...

Janma : Je suis Janma. Cuisinier de cet établissement. Et toi, je dirais que tu es basiquement... et bien, morte, chère amie. Mes condoléances.  
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Re: Quand la mort échoue ... - Ven 1 Nov 2013 - 21:01
Et elle le vit. Cet homme, cet inconnu qui ne faisait guère une merveilleuse entrée dans cette vie. A moitié retenue par un objet que par ses propres jambes. L'odeur qui planait autour de lui lui était légèrement désagréable, bien qu'elle n'y fasse plus attention rapidement. Il semblait sortir d'un conte, celui d'Ali baba et les quarante voleurs avec ses habits d'une époque largement dépassée mais qui restaient assez distingués et la longue chevelure noir. Il ne fallait pas oublier ses yeux, dorés et originaux, dont elle avait peine à ne pas fixer mais qui paraissaient ne pas voir grand chose. L'ivresse, elle l'avait déjà vu, plusieurs fois même. A jouer cendrillon souvent pour les remontées de ces personnes, on s'en lasse. Réfugiée dans les livres assez souvent, elle avait depuis des lustres abandonnés les contes de fées et autres histoires dignes des Milles et une nuits. Elle avait attaquée les romans noirs pour adultes à un jeune âge. Cependant, ce qu'elle adorait, c'était le fantastique. Or, ce n'était pas ce qui ce passait en ce moment ? Arriver dans ce lieu et rencontrer cet homme. Malgré les premières paroles de jeune homme, elle ne se détendit pas. Mais elle fut étonnée aux secondes.

- Je suis Janma. Cuisinier de cet établissement. Et toi, je dirais que tu es basiquement... et bien, morte, chère amie. Mes condoléances. 

Elle se surprit à sourire et même rire. Complètement  relaxée dorénavant pour une quelconque raison, elle regarda son interlocuteur.

- Au moins, ça a le mérite d'être net, clair et précis !

Elle exhala doucement avant de regarder de nouveau ma fiche, curieusement, ce qu'elle espérait n'était pas affichée. Elle pensa soudainement qu'elle avait l'air idiote. Idiote, oui, une fille qui regarde un morceau de papier pour se présenter n'était guère très adroit et malin. Il allait se tromper sur elle. Cependant, qu'est-ce qu'elle en avait à faire de son opinion ? Elle venait à peine de le voir durant une minute. Elle soupira.

- Arya Emissa, c'est comme cela que je me nomme. Et pour les condoléances, rendez vous un hommage aux mouches mortes que l'on écrase ? Parce que là, il me semble être morte de cette façon ... Mais merci quand même.


Puis elle se reperdit un moment dans ses pensées. Son souhait, celui de savoir son vrai nom, celui qu'elle avait oubliée et qu'elle portait originellement, n'a pas été exaucé. Elle porterait ce nom maudit jusqu'à ... quand d'ailleurs ? Tandis qu'elle regardait dans le vide, le reflet de la lumière sur un des bijoux de Janma lui rappela de garder les pieds sur terre. De plus, sa curiosité était allumée.

- Et pour un cuisinier, que faites vous là ? ... Vous voulez mes passer à la casserole ? (mettant sa main sur sa bouche ainsi qu'une mimique de peur, elle ajouta : ) Ne me dîtes pas, le cannibalisme est autorisé ici !?

Elle peinait à garder un air sérieux mais elle se concentra. Pourquoi être sérieux d'abord ? Cette situation était comique. Mais elle se gardait d'autres pensées plus gênantes et horripilantes en faisant cela. Elle aimait le théâtre, alors pourquoi pas jouer une petite pièce ici et maintenant, une comique pour oublier une mort tragique. Mieux vaut rire que pleurer, en voilà un de joli dicton !
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Re: Quand la mort échoue ... - Sam 2 Nov 2013 - 10:48


Un rire. Allons bon. Cette demoiselle se mettait à rire. Janma se sentit un peu nauséeux. Il se laissa lentement glisser jusque sur un banc de marbre proche, rajusta la toque de tissu précieux qui recouvrait le sommet de sa tête, attendant qu'elle se calme. Il n'arrivait pas à déterminer s'il s'agissait de nervosité ou d'une véritable relaxation. Cela pouvait bien la soulager d'être morte. A moins qu'elles ne soit en train de prendre cela pour une immense hallucination.

C'était ce qu'il avait pensé au début, que tout cela n'était qu'une énorme farce de son esprit. Qu'il n'avait peut-être jamais quitté sa femme et sa ville natale, que sa vie entière n'avait été qu'un immense comas où il n'avait ni son mot à dire ni le contrôle sur son propre esprit. Et puis il avait refusé cette théorie, pour la simple raison qu'elle aurait remis en question tout ce qu'il avait accompli de son vivant.

Elle au contraire... semblait plutôt contente. Presque soulagée. Ah bon. On pouvait être soulagé de passer l'arme à gauche ? Elle laissa planer un moment de silence, où elle fixa sa feuille divine. Il se rappela avec un sourire en coin sa propre arrivée. Il avait été très excité à l'idée de regagner l'académie. Il était mort seul, enfin, revenu seul. Il avait été émerveillé par les bâtiments, l'existence après la mort, et enfin par toutes les possibilités que lui offraient une nouvelle vie. Ah, naïf repenti persuadé de dominer le monde.

Elle se nommait Arya. C'était un joli prénom, pour une femme plutôt élégante. Elle ne faisait pas partie de ces utérus sur pattes qu'il méprisait d'ordinaire. Et elle était suffisamment terre à terre pour lui plaire. Une mouche qu'on écrase. Si c'était cela, il s'était fait épingler comme un papillon qu'on collectionne. Ce n'était pas franchement glorieux. Il se posa en tailleur, les mains sur les genoux, et retint un rot d'ivresse, fermant les yeux pour faire cesser le monde de tourner. Il n'y avait vraiment pas bon boire trop de liqueur de citron. C'était très acide, et commençait à lui taper sauvagement sur l'estomac.

Arya : Et pour un cuisinier, que faites-vous là ? ... Vous voulez me passer à la casserole ?

Janma rouvrit immédiatement les yeux, fixant la demoiselle avec des yeux ronds. Que, QUOI ? Il avait déjà entendu cette expression plusieurs fois. Et même suffisamment pour savoir qu'il y avait un énorme sous-entendu possible. La passer à la casserole ? Il s'entendit rire, afficha un sourire niais, horriblement aviné. Ah, voilà. Là, il était totalement bon à essorer pour faire de la liqueur.

Janma : Tu es une charmante nouvelle morte, mais je n'ai pas droit de cuissage ici. En plus de ça, je suis gay.

Puis il la fixa. Son air de biche effarrouchée. Ah. C'était bien évidemment une plaisanterie. Mince. Il était tellement aviné qu'il avait du mal à comprendre le second degré. Un comble pour un sensé maître de l'éloquence. Janma répondit à son air choqué par un éclat de rire franc, et se redressa, tangant légèrement.

Janma : Je devrais être en service. Mais depuis une plaisanterie du très haut, je n'ai plus vraiment envie d'obéir bêtement et de jouer le repenti désireux de pardon.

Il étouffa un rot contre le dos de sa main, cligna des yeux, et se redressa, secouant la tête de gauche à droite. Cette liqueur était excellente, mais elle tapait réellement sur son système nerveux et digestif.

Janma : C'est donnant-donnant avec le grand patron. Et s'il n'est pas content, qu'il me fasse crever là maintenant !

Il leva son regard sur le plafond du temple, eut un sourire moqueur. Un sourire d'abandon. Un sourire qui disait au bon dieu d'aller se faire voir.

Janma : J'ai essayé, de mourir. Cela ne marche pas très bien. Tu reviens.

Il haussa les épaules, marcha quelques pas pour calmer la sensation de vertige qui lui prenait jusque dans les jambes. La tête légèrement embrumée, il se frotta l'arrête du nez pour calmer le mal de crâne qui pointait son nez.

Janma : Désolé pour toi. Ah, mais. Tu es une élève, Arya ?
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Re: Quand la mort échoue ... - Sam 2 Nov 2013 - 11:37
Il glissa le long de la colonne pour s'asseoir. Il n'était vraiment dans son état normal. Pourquoi fallait-il qu'elle tombe encore sur un déjanté ou un ivre. Mais cela l'amusait, ça la distrayait. Elle se demanda qui il n'allait pas rendre tripes et boyaux avant d'avoir pu finir cette discutions qui semblait fort intéressante mais néanmoins qui partirait de travers sans rien pouvoir y faire. Et même si l'alcool commençait à lui faire perdre le contrôle de son corps, il gardait une certaine préstence et un esprit encore assez sain malgré la perte de l'humour. De plus, le petit aveu sur le genre qu'il préférait la fit sourire intérieurement. Il n'était pas si mal tout compte fait. Il n'était pas une de ces bêtes de testostérones assoiffés d'actions avec l'autre sexe. Son éclat de rire vint résonner dans ses oreilles. Il était plaisant d'être dans une atmosphère décontractée, elle y était à l'aise.

 Je devrais être en service. Mais depuis une plaisanterie du très haut, je n'ai plus vraiment envie d'obéir bêtement et de jouer le repenti désireux de pardon. 


- J'avoue. Il arrive toujours le moment où l'on a envie de voler par ses propres ailes, l'âge rebelle arrive à toute heure frapper à notre porte.


Oh, elle l'avait souhaité aussi que ce moment arrive, mais au contraire de lui, elle n'y était jamais arrivée. Enfermée dans la tour qu'elle s'était construite pour se protéger, elle n'avait pu osée sauter, faire le premier pas pour sortir de cet enfer. Elle avait juste attendue. Ridicule. Elle le regarda retenir un rot , haussant un sourcil avec un air taquin, et se demandant si il allait bien.

" Alcool, alcool, quand tu nous tiens ! Savoir modérer est un art très rarement maîtrisé à ce que je vois !"


En entendant Janma s'exclamer sur le fait d'avoir tenté de mourir de la surpris pas. Qui voudrait se rendre saoul au point de ne plus tempérer ses paroles sur un lieu qui paraissait sortir d'un conte de fée. Un sourire feint se dessina sur son visage.

- Au moins, vous avez le mérite d'avoir fait quelque chose ! Ce n'est pas rien, vous n'êtes pas un paresseux comme moi qui se languis de sortir d'un cauchemar... Mais bon. Si un homme comme vous qui souhaite rejoindre l'autre côté, je crains pour mon avenir !

Elle fit une moue ironique puis fut interpellée par la question suivante. Si elle était élève, elle ne le croyait pas, et pour vérifier, elle regarda de nouveau ce bout de papier. Oui, elle l'avait déjà lu mais ce n'était pas rentré dans son esprit assez profondément. Après tout, quand on vient de mourir, on a autre chose à se soucier que des mots écrit sur un bout de papier. Par ailleurs, elle froissa ce papier dans sa main, ne sachant que faire de lui. Elle observa de nouveau son interlocuteur

- Non. Je suis point élève, je n'ai pas le droit de l'être a priori. De toute manière je n'ai jamais aimée les études, long et ennuyeux. Je suis une repentie ! Car je suis une mauvaise fille. Il paraîtrait que je n'ai pas assez payé de mon vivant... 

Elle haussa des épaules exagérément, d'une façon plutôt théâtrale. Elle passa une main dans ses cheveux qui étaient retombés sur son visage. Mais elle poussa un soupir exaspéré. Croire, elle avait toujours été mauvaise dans ce domaine. Elle avait crue au moment de sa mort, bien qu'elle n'avait pas désiré mourir sur le moment, que tout serait terminé. Elle s'était encore trompée. Combien de fois encore allait-elle être leurrer ? Et a en croire les paroles de Janma, mettre fin à sa vie était impossible. 

- Cela ne ferait-il pas de nous des partenaires ?

Elle fit un clin d'oeil à l'homme.
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Re: Quand la mort échoue ... - Dim 3 Nov 2013 - 10:45


Voler de ses propres ailes. Janma ne put retenir le sourire mi-figue mi-raisin qui lui sauta au visage. Arya n'aurait pu utiliser une expression plus juste. C'était précisément son don d'ailes divines qui était responsables de tout le tumulte qu'il avait traversé. Son domaine divin prenait petit à petit le dessus, et il supportait de moins en moins l'autorité supérieure, aussi légitime soit elle. Une pie était un animal égoïste et solitaire. Voleur, envahissant, une saleté. Pourtant, c'était lui, le dieu Pie Voleuse. Un dieu des voleurs, en somme. Un dieu de la liberté, également. Voler de ses propres ailes, cela voulait aussi dire risquer de se crasher de ses propres ailes.

Au moins, elle ne le jugea pas durement, et c'était un bon point pour elle. Les élèves de l'académie avaient tendance à tout prendre au premier degré, à se sentir directement visés ou encore à être effrayés par tout ce qui concernait de près ou de loin la mort. Janma avait appris, par deux fois, que la mort n'était pas un fin en soi. De fait, deux choses comptaient maintenant réellement pour lui. Vivre le plus possible. Et mourir le moins bêtement possible. Certaines causes valaient la peine qu'on se sacrifie pour elles. Sven en était une. Faire de ce monde un monde meilleur en était une. Et malheureusement pour lui, servir tous les matins à manger à ces chiards d'apprentis était également une raison. Il poussa un long soupir, redressa la tête.

Arya : Non. Je ne suis point élève, je n'ai pas le droit de l'être à priori.

Oh. Un sourire curieux se dessina sur son visage. Janma offrit un regard neuf à Arya. Elle venait de gagner énormément d'intérêt et de points dans son estime. Quelqu'un partageant le sort de repenti l'intéressait bien évidemment. Plus encore lorsqu'il était fraîchement mort, et que la raison de sa damnation était encore inconnue. Tous ceux qui mourraient ne venaient pas à la Deus Academia. Certains étaient...juste morts. Pour atterrir dans ce lieu de formation pour être supérieurs, il fallait y être...particulièrement disposé. Une sorte de karma de volonté. Ou alors de jeu où Deus prendrait des âmes qu'il apprécie à travers le temps.

Arya : Cela ne ferait-il pas de nous des partenaires ?

Janma : Oh si. Des partenaires de très mauvaise aventure Arya. En tant que repentie... tu te rendras vite compte que tu es passée de vilaine fille à larbine.

Le cuisinier se racla la gorge, but une petite gorgée de sa flasque pour calmer la gorge qui le démangeait, et massa lentement ses tempes. Ouch. Il avait un pic-vert dans la tête. Il n'était pas encore au point de se lever pour hurler "REPENTIS INDÉPENDANTS" mais pas loin. Il ramena ses cheveux sur son épaule droite, joua avec les pointes sèches, puis leva un regard inquisiteur sur Arya. Un regard dur.

Janma : Dis-moi. Qu'as-tu fait pour mériter ton rang après la mort ? Hm. Laisse-moi deviner. Escroquerie ?

Elle avait un visage d'ange, des vêtements délicats. La peau blanche, les mains fines. L'air innocent, le parler doux. Elle aurait pu être une veuve noire. Une collectionneuse d'hommes riches puis leur dernière vision avant la mort. Oui, c'était crédible. Ou bien...

Janma : Non. Pas de prostitution. Vol ? Vol à main armée. Un meurtre peut-être. Ou adultère. Ah, mais. Ou alors...

Il la fixa avec tout le sérieux du monde, lui offrant un regard à faire frémir une statue de marbre. Sourcils légèrement froncés, visage totalement neutre, il murmura à demi-mot.

Janma : Tu as mis des chaussettes à un âne.

Un sourire en coin illumina son visage. Oui bon. Si on ne pouvait plus s'amuser.
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Re: Quand la mort échoue ... - Dim 3 Nov 2013 - 15:09
Arya contempla les réactions plus ou moins aisés à voir, tantôt soudaine, tantôt feintes. Le visage de Janma reflétait tellement d'expression, se pliant à sa pensée du moment. Il était comme un livre ouvert, néanmoins, on pouvait aussi lire entre les lignes. Mais un visage diffère complètement. Ce n'est qu'une vague représentation, elle le savait puisque elle avait largement maîtrise ce savoir faire. Et ce qui l'amusait c'est qu'il suivait ses idées. Partenaires de très mauvaise aventure, oui, on pouvait en effet les considérer comme tel. Deux personnes ayant sur la conscience des crimes de n'importe quelle sorte, des pensées sombres, des êtres s'étant égarés du droit chemin par force ou par gré. Ils étaient les chaperons rouge avalés par le loup. Mais ce loup n'habitait point dans la forêt, il était intérieur, dévorant lentement ce qui restait de potable dans le cœur.

- En tant que repentie... tu te rendras vite compte que tu es passée de vilaine fille à larbine. 

Elle ouvrit plus largement ses paupières et laissa échapper un sourire amusé bien que sombre. La jeune repentie passa sa main dans sa longue chevelure d'un geste vif pour laisser éclater au grand jour un rire anodin, enfantin mais d'un enfant pris au piège.

- Vous me sous estimez là ... Larbine ? Qui vous a dit que je n'en était pas une autrefois ? De quelqu'un ou de moi même ?

Étouffant un petit rire, elle dévisagea calmement le cuisinier se racler la gorge et tenter de soigner le mal causé par l'abus d'alcool. Cependant, elle ne s'attendit pas au regard qui lui donna. Ce regard dur, froid et immuable. Elle l'avait déjà vu auparavant. Cet homme ? non. Il ressemblait plus à un miroir. Oui, c'était cela. On aurait dit qu'elle se regardait dans un miroir. C'était le regard qu'elle portait sur elle même depuis trop de temps. Des yeux de bourreaux, Arya était devenue son propre bourreau, elle s'était jugée et rendue coupable de pêchés qui n'étaient pas forcément les siens mais le courage, la volonté lui manquait pour croire le contraire. Qu'a t-elle fait pour mériter ce rang après sa mort ? Juste le poids de ses mots et une conscience jamais tranquille. Si a ce moment là, elle s'était retournée, aurait-elle été absorbée dans son ombre où ses monstres habitaient, ce néant qui ne cessait de la suivre ? Elle n'en savait rien. Elle ne pouvait même pas savoir si elle était assez loin de cet homme ou si elle était prête à ouvrir sa boite de pandore qui la traînait vers le fond. Ne serait-ce que pour une fraction de seconde, elle reproduisit ce regard. Tachant de garder un peu de contrôle, elle saisit son poignet d'une main derrière son dos, une sueur froide passant le long de son échine. Puis elle sourit, se penchant légèrement pour regarder Janma par dessous. Une petite flamme se ralluma dans son regard tandis que ses cheveux cascadaient par dessus son épaule.

- Vous m'avez bien eu, fichtre ! Mais pour ce qui est de mon crime, en proposant toutes ces options vous avez tué le jeu ! C'est comme si vous m'en avez imposer quelques uns ... Pour le meurtre, vous êtes proche ... Et même si vous l'aviez renié, vous n'aviez pas tout a fait tord pour la prostitution . Mais n'allez pas croire que j'en faisait. C'est plus dans la thématique mais il y a tellement de nuances que jamais vous parviendrez à trouver !

Se redressant soudainement, elle posa son doigt sur ses lèvres comme pour indiquer le silence. Elle le dévisagea malicieusement. Maniant habilement les masques blanc théâtrales pour masquer les quelques troubles intérieurs, elle continua.

- Mais je ne peux rien dire de plus, car après tout, un secret fais d'une femme une femme. Sinon, vous, vous avez fait quoi dans le passé pour être ici comme repenti ? Voleur célèbre ou dictateur sanglant ? ... Ou bien âme malchanceuse rongée par des sentiments aigres et amer, menant au meurtre ?

C'était tout ce qu'elle arrivait à imaginer pour ce cuisinier aux allures orientales, un prince déchu ayant perdu toute raison logique en ce bas monde et s'accrochant au moindre détails insignifiant. Il avait traverser de mauvaises épreuves mais ce n'avait pas été toujours le cas à en croire ses bijoux dorés. Des babioles pour elle. Rien n'a jamais été précieux, toutefois, elle éprouvait au fond d'elle une certaine jalousie absurde qui s'envola rapidement.
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Re: Quand la mort échoue ... - Mar 5 Nov 2013 - 9:34


Sous-estimer une femme... voilà quelque chose que Janma jamais n'aurait fait. Il savait que certaines d'entre elles étaient de véritables poisons. Des gangrènes qui lentement rongeaient leurs époux et leurs fils avec la même rancoeur qu'une maîtresse délaissée. Oui, les femmes étaient un véritable cauchemar ambulant. Des créatures faibles de corps qui silencieusement s'étaient retranchées dans d'autres pratiques. La gent féminine était l'affre de l'homme puissant. Quelqu'un avait dit un jour que derrière tout grand homme il y a une femme. Effectivement, Janma approuvait cette conception. Derrière tout grand homme, il y avait une femme. Loin derrière. Sa mère, sa femme, sa soeur, son amante, sa maîtresse. Une dame prête à le prendre à la gorge au moindre faux pas. Ah. Toutes des vipères, y compris sa mère.

Arya était, à n'en pas douter, ce genre de femme. Un visage d'ange et une âme noire. Les gentilles demoiselles bien sous tous les rapports n'étaient pas destinées à entrer à l'académie en tant que repenties. Elles étaient élèves, professeurs, directrices... mais pas larbines. Oui, il avait quelque peu tué le jeu. Mais était-ce vraiment un jeu? Janma était intrigué par ce qu'elle avait pu faire, cachée derrière sa robe abricot et ses yeux en amande. Il l'imaginait bien empoisonner son cher mari avant de l'étrangler pour aller plus vite, et de prétendre à une crise cardiaque. Elle avouait un meurtre. Et une forme de prostitution. Un sourire de connivence incrusta son visage, laissant planer sur son regard un quelque chose de prédateur. Il avait trouvé à n'en pas douter une femme très intéressante. Un léger battement de cils marqua sa présence sur ses lèvres. Janma perdit une ou deux teintes de couleur. Une femme l'avait touché.

Il sentit le dégoût typiquement sien pour la gent féminine refaire surface comme un tsunami. Il retint à grand peine la main qui menaçait de dégainer son sabre pour lui mettre un coup de pommeau dans la tempe. D'autant qu'elle ne répondit pas à sa question. Non. Au lieu de quoi, elle lui retourna sa question. L'attention momentanément retenue par ce manque ponctuel de courtoisie, Janma posa sa main sur le poignet gracile de la demoiselle et regarda ailleurs un moment. Non. Mais. Il planta son regard félin dans le sien, et sourit. Oui. Pauvre âme innocente. Si elle savait.

Janma : Tu refuses de me confier ton crime et tu souhaites que je te confie les miens ?

Il se leva, tenant bien droit. Il était toujours dans le brouillard mais parvenait tout de même à garder une certaine forme d'équilibre. Il joua machinalement avec son collier de rubis, et porta sa main à sa hanche pour constater la rassurante présence de sa bourse de saphirs. Voleur célèbre, il ne lui faisait pas dire. Dictateur sanglant, ah, si seulement. Les traces de son règne à travers l'histoire avaient été mal rédigées. Son nom déformé. Comme les grands oubliés des livres de vainqueurs, ses accomplissements étaient attribués à un autre, sans visage. Pourtant, c'était bien son portrait qu'on retrouvait tout au fond de la bibliothèque, parmi les livres que plus personne ne lisait.

Janma : Cependant, tu ne te trompes pas. Enfin. Pas totalement. On m'a connu joueur, tricheur. Puis voleur, menteur. Enfin, esclavagiste, et pour finir je crois qu'on peut dire que ma position sociale faisait de moi un tyran. Mais ce sont des histoires que je ne partage qu'avec des amis, ici. Autrement dit avec personne. Pas même Sven.

Ah oui, Sven. C'était lui qui le mettait dans cet état-là. Sa lumière. Son âme. La seconde moitié de sa personne, perdue, et enfin retrouvée. C'était lui, et ses paroles, qui l'avaient aidé à refaire face. C'était lui qui lui montrait la voie, qui le voyait comme un roc, un bouclier lumineux, quelqu'un d'impossiblement mis à terre. Sven était la seule personne au sein de cette académie qui comprenne ce qu'il avait traversé et qui lui pardonne les erreurs qu'il avait pu faire. Janma ne voulait pas le décevoir. Et en cela, il commençait à réfléchir par lui-même. Deus était supposément amour et pardon. Il n'avait vu là qu'un arrogant dieu au dessus des dieux prêt à leur taper sur les doigts au premier pas fait de travers. Il n'allait pas se laisser faire. Il n'allait pas le supporter en baissant la tête. Mais pour cela, il aurait besoin d'autres repentis.

Janma : Voyons les choses comme ça, Arya. Tu viens d'arriver, tu es une repentie, tu as une chance de vie après la mort. C'est formidable. C'est génial. Et c'est tout ce que tu pourras jamais avoir espéré tout au long de ta palpitante vie. Reste ici un mois, deux mois. Un an s'il le faut. Quand tu te sentiras diminuée, condamnée. Réduite à la servitude... viens me voir.

Un sourire ironique orna son visage.

Janma : Je ne suis jamais loin du groin des porcs que l'on sert. Après tout. C'est moi qui leur prépare la confiture.
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Re: Quand la mort échoue ... - Jeu 7 Nov 2013 - 22:19
Son cœur se contracta quand la main de cet homme se posa sur son poignet. Elle se rappela ce moment précis lors de sa fuite qui avait finit en esclandre et en sang, or, la délicatesse ou la force contenue mise en oeuvre pour la tenir lui effaça ses pensées évitant ainsi un autre coup d'éclat de sa part, elle avait eut peur qu'il ne la prenne violemment. Ils pouvaient être ignobles quand ils le voulaient, prenant en compte que leur propre désire, leurs rêves pour des réalités et détruisant toutes choses sur leurs passages à leur bon vouloir. C'étaient les hommes, abjectes, violent, sournois. Cependant elle manqua aussi de remarquer les différentes mimiques de Janma durant ce court laps de temps. Passer d'un teint a peu près normal à assez pâle ou bien la main. Elle les vit mais n’analysa rien d'extraordinaire. Néanmoins, une certaine suspicion s'efface de son esprit, laquelle, elle ne saurait dire. Elle n'était pas dans un état que l'on considérerait comme normal, les émotions fort récentes n'avaient toujours pas calmées le jeu malgré son apparence qu'elle gardait neutre autant que possible. Lorsque le regard doré et félin se posa sur elle, elle se calma et sourit légèrement plus à son tour.

-Tu refuses de me confier ton crime et tu souhaites que je te confie les miens ? 

"Ooh ooh ... tu es bien perspicace !"

Arya regarda cette silhouette se lever en se demandant si il allait tanguer, trébucher ou faire l’équilibriste mais rien de tout ça. Elle allait de surprise en surprise avec lui jusqu'à même s'émerveillé un peu face à lui. Janma était un homme admirable, sa tenue, sa contenance et ses paroles sublimement retenues et le tout dans le cliquetis du collier. A le regarder, elle se tâta le cou pour ne rien trouver. D'ailleurs, elle n'avait rien de sa vie d'avant même la robe n'était surement pas l'originale. Mais c'était surement pour le mieux, elle avait déjà une conscience lui rappelant bien assez cette vie. Elle ouvrit plus largement ses yeux lorsqu'il commença à énumérer ses crimes, ceux dont il était accusé. Ah. En effet, elle avait misée juste pour quelques uns comme lui précédemment. Elle tilta lors de l'évocation d'un nom qui lui était inconnu, assurément quelqu'un d'important à ses yeux pour le dire à une personne fraîchement rencontré. Elle esquissa un sourire en coin en étouffant un rire à l'intérieur.

- Hum... Intéressant. Mais sachez que je ne m'attendais pas à ce que vous me dites vos méfaits. C'est bien là un homme surprenant que j'ai devant moi. Je le pense vraiment.

Pour sur qu'il l'était. Une personnalité originale et tenant le coup aux dérouillées de l'alcool. Un être différent, complètement, de celui qu'elle avait connu, d'un calme avant une tempête et d'une violence inouïe quand il cédait, des mots durs ou doux mais âpres. Mais c'était du passé, enfin, c'est ce qu'il paraît. Elle écouta les paroles du cuisinier. Il lui remémora en mémoire des faits qu'elle avait un peu voir beaucoup oubliée au fil de la discutions. Elle en fut un peu décontenancée puisque c'était la première fois qu'elle perdit son attention mais elle n'en laissa rien paraître sur son visage. Elle se demandait vraiment qui il était car avec le peu de temps qu'ils avaient eu à discuter, aucun des deux n'avaient pu et ne pourrait découvrir réellement l'identité de l'autre. Un homme mystérieux, unique en son genre et captivant. Elle sourît vaguement.

"Ah ... c'est vrai. Je suis récemment morte. Un nouveau corps pas encore décomposé de plus dans le monde d'où je viens. "

Relevant le menton, elle contempla les alentours, la verdures et le vent les secouant puis le ciel, les nuages et un oiseau qui passa par la. Il battait des ailes pour s'élever toujours plus haut, la tête toujours en direction de l'horizon, il ne flanchait pas. Elle l'enviait un peu, elle qui n'était qu'un oiseau en cage aux ailes mutilées. C'était un Titi attrapé par Gros-minet dans un monde parallèle. Même toute petite elle avait prit en pitié ce chat au destin cruel de toujours se faire ridiculiser, en aurait-elle payée le prix ? La jeune femme regarda de nouveau les yeux de cette personne. Elle hésita, mouvant ses lèvres légèrement, elle avait peur et aucun son ne sortait. Elle soupira puis se reprit avec un sourire qui se voulait sincère. Puis enfin elle put prononcée à voix haute ce don elle voulait toujours parlé. Ce n'était qu'après sa mort qu'elle avait eu le droit à une personne à son écoute, une personne devant elle, à qui confier ses secrets lourds. Elle avait juste envie de se faire juger, condamnée ou pardonnée, mais elle se retint. Si c'était un souhait, elle ne voulait pas le demander de peur qu'autre chose lui soit pris en échange, elle avait compris la leçon. Mais elle décida de parler, il voulait savoir, elle voulait se séparer de ce fardeau. Et lui, qui avait réussi à lui délier la langue, bien qu'il soit arrivé a un moment vulnérable, était surement la bonne personne. Tous deux repentis. cela lui faisait moins peur.

- Je ... Oui, je viendrais vous voir si ça arrive ... Sinon, connaissez vous l'effet papillon ? Petite cause grande conséquence et le pouvoir des mots... Voilà ce qui me pèse sur les épaules. Une parole, un souhait de travers dans la mauvaise oreille.

Elle s'interrompit. Elle souriait et pourtant, une larme, une seule, celle d'une vie, d'un soulagement, se fraya son chemin le long de sa joue. Effaçant du dos de sa main la larme, elle rit.
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Re: Quand la mort échoue ... - Dim 10 Nov 2013 - 20:22


Petite cause grande conséquence. Quel concept étrange. Janma cessa un moment ses réflexions sur le renversement idyllique qui lentement prenait forme entre ses tempes et adressa un froncement de sourcils interrogatif à Arya. Petite cause. Pour lui, il n'y avait jamais de petite cause. Seulement des actes plus ou moins volontaires qui menaient sur une voie ou une autre. Mettre la main aux fesses de la femme de l'empereur voisin déclenchait aussi sûrement une guerre que de mettre directement le feu à son ambassade. Le pouvoir des mots. Il ne voyait pas ce que tout cela avait à faire ensemble, mais il aimait l'idée qu'une déesse de la conséquence ait été choisie par Deus.

C'était vrai que chaque petite chose était soumise à conséquence au sein de cette académie. Qui savait. Si Janma n'avait jamais choisi Judal comme esclave, sa vie aurait sans doute été différente du tout au tout. S'il avait refusé de se marier. S'il s'était laissé mourir. S'il n'avait pas tabassé son esclave dans cette mine. S'il n'avait pas mené une révolte. S'il n'avait pas accepté de se marier une seconde fois. Tout aurait alors été tellement différent. Janma sentit un sourire orner ses lèvres. Arya portait plutôt bien son domaine divin. Elle n'avait vraiment aucune raison de se mettre à pleurer. Aussi obscure ou absurde qu'avait été sa vie, elle était maintenant passée de l'autre côté de la barrière.

Qu'y avait-il de plus illimité que l'immortalité. Dieux. Ils étaient des dieux. Pas de vulgaires hybrides sélectionnés pour l'amour de Deus comme une collection de gentils phénomènes de foire. Des freaks. Non, chacun d'eux était un élément unique du tout qu'était la vie. De ses concepts les plus généraux aux aspects les plus noirs en passant par chacune des cellules complexes qui composait l'être humain. La pie voleuse se leva, et essuya de l'index la larme d'Arya. Il n'aimait pas les femmes pour ça. Tellement fragiles. Tellement émotives. Si enclines à se laisser tomber dans la déprime et la compensation en sucres et graisses. Il lui offrit sa main, paume vers le bas, puis jeta un regard aux statues de Deus.

Janma : C'est un domaine divin que tu apprendras à apprivoiser, va. Deux a un grand sens de l'ironie. Il donne la survie aux suicidés et la lumière aux immolés. Et à moi, voleurs de mon vivant, il m'a donné ceci.

Il était totalement ivre, le monde tanguait, et il doutait même d'être capable de jouer de son don sans se manger un pilier du temple, mais il fit un effort de concentration intense. Il n'avait jamais montré ce tour à personne. Il se manifestait généralement de manière totalement inconsciente lorsqu'il rattrapait un objet en quatrième vitesse ou bien se mettait à courir pour rattraper quelqu'un. La pie voleuse ferma les yeux, et rouvrit deux iris d'or vif sur Arya, tout sourire.

Janma : A moi, il m'a donné la capacité du voleur ultime.

Une volée de plumes noires s'échappa de ses bras, et de son visage. La douleur fut vive, et son départ plus vif encore. Dans une course effreinée qu'il ne contrôla pas, Janma sentit l'air faire barrage comme un seul homme, alors qu'il traversait le temple d'une seule traîte. De loin, le ventre en vrac, blanc comme un linge, il se plia en deux, se raccrocha à un pilier.

Janma : Génial n'est-ce pas ? Je suis un énorme poulet qui peut rattraper un cycliste au galop.

Il revint à Arya brusquement, dans un déplacement d'air qui mit ses cheveux sens dessus dessous. Il secoua le bras pour faire disparaître ses plumes. La douleur le fit tanguer doucement. Il se laissa choir à-même le sol, épuisé. Il avait soif, nom de Deus. Et il n'avait sur lui que cette liqueur d'agrumes dont il ne voulait plus entendre parler pendant la prochaine décennie.

Janma : Tâche d'être moins inutile que moi Arya. Exploite ton don à son avantage dès tes débuts. J'ai été charlot un peu trop longtemps. Si le battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde, tu tiens peut-être l'un des pouvoirs les plus précieux que Deus ait accepté de confier.

Il se tapota la narine de l'index, la fixa en plissant les yeux. Son don activé rendait chaque chose un peu plus brillante qu'à l'ordinaire. Les joyaux du temple et la lumière du soleil rendaient la scène un tout petit eu trop luxuriante pour ses pauvres yeux déjà fatigués.

Janma : Ah. Mais ne reste donc pas là. L'académie est droit...droit devant. Je ne t'y accompagne pas, ne m'en veux pas.

Il ferma les yeux, les rouvrit, la vue de nouveau au calme. La persistance rétinienne avait gravé très nettement l'image du temple sous le soleil, lui collant une migraine de tous les diables. Il n'avait aucune idée de comment il réussirait à se lever pour rejoindre sa chambre. Il allait devoir se laver. Désaoûler. Et ensuite, retourner travailler. Rmpf. C'était d'un ennui... mortel.

Janma : Je vais rester ici encore un peu. Au cas où une nouvelle morte aurait besoin de présence.
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Re: Quand la mort échoue ... - Dim 23 Fév 2014 - 0:47

Ce RP a été jugé trop inactif par le Staff.

De ce fait, il est clôturé sans notation.

Pensez à signaler vos absences et à prendre vos responsabilités vis-à-vis de vos rps en cours ainsi que de vos partenaires.

Merci de votre compréhension.




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