Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Topaze au Pays des Merveilles

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Topaze au Pays des Merveilles - Lun 28 Oct 2013 - 23:47
Première Nuit



« Notre barque glisse sur l’onde
Que dorent de brûlants rayons ;
Sa marche lente et vagabonde
Témoigne que des bras mignons,
Pleins d’ardeur, mais encore novices,
Tout fiers de ce nouveau travail,
Mènent au gré de leurs caprices
Les rames et le gouvernail.

Soudain trois cris se font entendre,
Cris funestes à la langueur
Dont je ne pouvais me défendre
Par ce temps chaud, qui rend rêveur.
« Un conte ! Un conte ! » disent-elles
Toutes d’une commune voix.
Il fallait céder aux cruelles ;
Que pouvais-je, hélas ! contre trois

La première, d’un ton suprême,
Donne l’ordre de commencer.
La seconde, la douceur même,
Se contente de demander
Des choses à ne pas y croire.
Nous ne fûmes interrompus
Par la troisième, c’est notoire,
Qu’une fois par minute, au plus.

Puis, muettes, prêtant l’oreille
Au conte de l’enfant rêveur,
Qui va de merveille en merveille
Causant avec l’oiseau causeur ;
Leur esprit suit la fantaisie.
Où se laisse aller le conteur,
Et la vérité tôt oublie
Pour se confier à l’erreur.

Le conteur (espoir chimérique !)
Cherche, se sentant épuisé,
À briser le pouvoir magique
Du charme qu’il a composé,
Et « Tantôt » voudrait de ce rêve
Finir le récit commencé :
« Non, non, c’est tantôt ! pas de trêve ! »
Est le jugement prononcé.

Ainsi du pays des merveilles
Se racontèrent lentement
Les aventures sans pareilles,
Incident après incident.
Alors vers le prochain rivage
Où nous devions tous débarquer
Rama le joyeux équipage ;
La nuit commençait à tomber.

Douce Alice, acceptez l’offrande
De ces gais récits enfantins,
Et tressez-en une guirlande,
Comme on voit faire aux pélerins
De ces fleurs qu’ils ont recueillies,
Et que plus tard, dans l’avenir,
Bien qu’elles soient, hélas ! flétries,
Ils chérissent en souvenir. »


Quelle était donc cette voix si familière ?
Ce timbre si doux à l’oreille ?
Cette mélodie enchanteresse qui en ses songes venait la bercer ?

Elle lui semblait si lointaine et si proche à la fois.
Caressant son cœur tendrement
Et dans sa tête résonnant,
S’insinuant pas à pas.

A travers ses paupières mi-closes,
Il lui semblait reconnaitre,
Les joues mignonnes et roses
D’un tout petit être.

Blotti en des bras protecteurs,
Il accompagnait de son gazouillis,
La voix de tout à l’heure
Qui, sans broncher, continuait son récit.

La voix appartenait à une femme à la chevelure d’ébène,
Qui, un sourire sur les lèvres, contemplait son bébé,
L’air merveilleusement sereine,
La voix et le cœur apaisé.

Pour Topaze, cette femme n’était pas inconnue,
Elle était son guide dans son ancienne vie,
De loin sa seule amie
Et probablement même un ange déchu.

Elle était sa sœur,
Sa tendre Luna,
Belle jeune femme au grand cœur
Qui pour elle avait toujours été là.

Se redressant quelque peu,
La blonde ouvrit lentement les yeux,
Découvrant alors un soleil radieux
Qui au loin là-haut brillait dans les cieux.

L’endroit était joli,
Paisible, comme endormi.
Le vent était frais
Et les oiseaux chantaient.

Autour, il n’y avait que des herbes hautes à perte de vue,
De l’herbe et des fleurs discrètes,
Et au beau milieu de cette verte étendue,
Un érable les abritait de son ombre offerte.

Dans ce joli tableau, Topaze souriait,
Et, comme perdu dans un doux rêve,
De ses grands yeux appréciait
En ce monde de fou cette agréable trêve.

Quand soudain, sous ses yeux étonnés,
Des ailes d’argent virevoltèrent,
Comme une trainée étoilée,
Comme une pensée passagère.

Un papillon farceur était passé par là
Semblant briller d’une lueur familière,
Jugeant bon d’interrompre ses ébats,
De sa danse tendre et légère.

Le regard ainsi captivé,
La déesse perdit le fil du récit,
Laissant s’envoler son esprit,
Au gré de ces battements agités.

Alors, emportant dans sa course sa curiosité,
La créature enchanteresse poursuivit son chemin
Et bien vite alla se poser
Sur la blanche robe d’un étrange lapin.

Prise de court et sursautant,
La jeune femme bondit sur ses pieds,
Car même en ce doux instant,
Ce visage, elle le reconnaissait.

En effet, coiffé de grandes oreilles,
Un air paniqué sur son visage doux,
Vêtu de blanc de la tête jusqu’aux orteils,
S’enfuyait celui qu’elle connaissait sous le nom de Ritsu.

Un vague souvenir lui revenait
Murmurant à son cœur de ne le laisser partir
Comme si quelque chose en dépendait,
Comme si sa vie pouvait en pâtir.

Alors elle le suivit,
De sa démarche dansante,
Mais malgré elle et sans un bruit,
Amorça soudain une descente.

Elle n’avait guère idée,
De ce qui venait de lui arriver.
Elle avait marché jusqu’au terrier
Et sans prévenir était tombée.

S’en suivit alors une chute folle,
Interminable, effrayante et pourtant si intrigante,
Voyant défiler des étagères emplies de bricoles,
Ne semblant pourtant pas à leur place dans cet antre béante.

De temps à autres, un son, un bruit,
Comme un flot d’eau continu,
Semblait s’imposer à son esprit,
Accentuant la sensation grandissante d’être perdue.

Dans un immense miroir, au passage,
La déesse aperçut soudain son reflet,
Et se fit en son for intérieur la réflexion étrange
Qu’elle paraissait changée.

Avait-elle toujours eu ces cheveux en bataille ?
Cette robe bleue et blanche par endroits troués ?
Ciel ! Quel était donc cet attirail
Qu’elle avait soudain choisi d’adopter ?

La chute lui parut sans fin,
Et elle eut le temps de se faire milles réflexions,
Se surprenant à avoir faim
Même si ne s’y prêtait guère cette situation.

Qu’à cela ne tienne,
Il n’y avait après tout pas de moments,
Et elle était si affamée qu’à cet instant
Elle aurait bien pu manger une baleine.

Alors comptant sur ses doigts,
Avec plaisir énuméra,
Les bonbons et autres chocolats,
Qu’enfant elle mangeait autrefois.

Enfantine et insouciante,
Elle espérait trouver en bas,
Au bout de cette folle descente,
Un festin digne d’un roi.

Mais qu’elle ne fut pas sa surprise,
Lorsqu’enfin elle y parvint,
De l’eau trouver l’emprise
Et dans l’agitation couler bon train.

Un instant elle suffoqua,
Perdant son souffle peu à peu,
Et finalement se réveilla
Quittant cet enfer houleux.






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Dernière édition par Topaze Aryia le Lun 18 Nov 2013 - 15:22, édité 1 fois
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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Dim 17 Nov 2013 - 16:47
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



Quel étrange rêve avait-elle fait là…
Comme si soudain, elle se retrouvait aux pays des merveilles…
Non décidément, il fallait qu’elle cesse d’avoir l’imagination si fertile…

Et avec tout ça, elle avait chaud… Si chaud…

Passant le dos de sa main sur son front couvert d’une sueur froide,
elle poussa ses draps avec les pieds et s’étira avant de poser pied à terre.
Essuyant ses yeux fatigués d’une main, la jeune femme rejoignit le balcon
et savoura la fraîcheur de la nuit. Le sol était gelé sous ses pieds nus
et une brise fraiche caressait sa peau, jouant avec ses cheveux,
mais elle n’en avait que faire, le regard perdu dans le bleu sombre de la nuit.

Ce rêve avait un air de déjà vu… Elle n’aurait su dire pourquoi…

Finalement, encore fatiguée, elle bailla à s’en déchirer la mâchoire,
jeta un rapide regard aux alentours, espérant y voir son amoureux et,
ne le voyant pas, haussa les épaules avant de reprendre la direction
de son lit douillet, un sourire endormi sur les lèvres.

Insouciante, elle se rendormit paisiblement, sans se douter
qu’elle referait encore le même rêve…

Sans se douter non plus qu’elle referait le même rêve
encore et encore durant trois nuits…
Sans se douter qu’elle allait en devenir insomniaque…
Sans se douter qu’elle allait en perdre l’appétit…
Sans se douter qu’elle allait devoir mentir par omission
pour ne pas inquiéter l’homme qu’elle aime…
Sans se douter que tout cela la mènera à sa mort.

Au cours des jours suivant, elle croisa la route du professeur Ethan Rheme,
en cherchant quelques informations concernant la signification des rêves…
Et puis finalement, elle rencontra Gabrielle Walter, son humaine liée…
et lui sauva la vie en se jetant dans une chute d’eau.





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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Lun 18 Nov 2013 - 22:57
Deuxième Nuit



Encore ce rêve… Toujours ce rêve…
N’y avait-il donc jamais de trêves ?
Etait-elle condamnée à jamais ?
Hantée pour l’éternité ?

Toujours cette voix, toujours cette clairière…
Toujours ce lapin à la robe claire…
Et elle savait que sous peu elle allait chuter,
Mais n’était pas en mesure de s’arrêter…

Et comme elle s’y attendait,
Elle suivit le lapin et la chute pu recommencer.
Pour son grand désarroi,
Elle songea à nouveau à de bons petits plats…

Et puis soudain…Rien.
Il n’y avait là qu’un sol froid à portée de main.
Pas une seule goutte d’eau à l’horizon.
Même pas un seul petit poisson.

Elle avait atterri sans dommages,
Sur un étrange carrelage,
De couleurs étranges, changeantes et miroitantes,
Lui renvoyant le reflet aperçu dans la descente.

Apparaissant tantôt jaune, tantôt rouge, tantôt bleue,
La jolie blonde n’en croyait pas ses yeux,
Et, telle une enfant,
Riait de bon cœur en grimaçant.

Quand soudain, se fit entendre un bruit,
Un son bref, comme un cri,
Et, du coin de l’œil, un peu plus loin,
S’enfuyait déjà son blanc lapin.

Ni une, ni deux, Topaze fut sur pied
Et, lui criant de s’arrêter,
Se lança à sa poursuite,
Sans même savoir pourquoi il prenait la fuite.

Ils traversèrent un long couloir,
Puis, sans crier gare,
Le lapin s’engouffra dans une porte immense
Qu’il avait ouvert avec violence.

L’instant d’après, sous son regard courroucé,
L’étrange porte encore ouverte rétrécissait.
Tant et si bien que lorsqu’elle y parvint enfin,
Le panneau de bois faisait la taille de sa main.

Affichant une moue contrariée,
Mais piquée dans sa curiosité,
Topaze se coucha, devant la porte minuscule,
Se sentant quelque peu ridicule.

Avait-on jamais vu pareille absurdité ?
Quelle porte ainsi rétrécissait ?
Topaze la trouvait bien mal polie,
De lui imposer pareil interdit.

Sans compter que de l’autre côté,
Elle pouvait apercevoir, outre un beau ciel d’été,
Ce qui semblait être un magnifique jardin
Et là-bas un peu plus loin, l’ombre de deux oreilles de lapin.

Fâchée, vexée
De ce jardin ne pas avoir l’accès
La jeune femme se redressa,
Et, boudeuse, croisa les bras.


« Voilà ce qu’on gagne à trop manger.
Vous les chats, vous ne savez pas vous arrêter. »

Surprise, Topaze chercha
D’où provenait cette voix.

A quelques mètres de là,
La fixant, l’air las,
Se tenait la sorcière Maggy,
Déguisée en souris.


« Je ne suis pas un chat,
Pourquoi dîtes-vous ça ? »

« Pourquoi je dis quoi ?
Je ne parle pas aux chats. »


« Mais enfin, que dites-vous ?
Quel est cet endroit fou ? »

« Me traiteriez-vous de folle ?
Je n’apprécie guère vos paroles ! »


« Oh non, il ne me viendrait pas à l’idée,
D’oser pareille grossièreté. »

« Vous me traitez de grosse à présent ?
Je vous prie d’arrêter sur le champ ! »


« Mais enfin ce n’est pas ce que j’ai dit !
N’a-t-on jamais vu pareille calomnie !? »

« Vous m’accusez de mensonge ?
Quelle est cette folie qui vous ronge ? »


« Mais, enfin ! Cela va-t-il cesser ?
Je veux juste, de cette porte, passer l’entrée ! »

« Quelle porte ? De quoi est-ce vous parlez ?
Ne voyez-vous pas que nous sommes dans une forêt ? »


Surprise, Topaze regarda autour d’elle.
Effectivement, la forêt était belle.
Il y avait tout autour des arbres si hauts
Et, à bien y regarder, ni porte, ni eau.

Mais déjà la souris s’en allait,
D’un pas rapide, sa longue queue agitée,
Visiblement passablement énervée,
Tandis qu’encore sa voix lui parvenait.


« Voilà pourquoi je n’aime pas les chats,
Toujours à chasser souris et rats,
Les hommes les adorent mais je me demande bien pourquoi
Des fous qui aiment des fous, voilà ce que je crois. »


Sourcils froncés, Topaze posa la main sur son coeur
Se demandant en son for intérieur
Si c’était vraiment si mal
D’aimer un si joli animal…

Et puis soudain, sans prévenir,
Sans faire de bruit,
Des bras vigoureux vinrent la saisir,
Lui arrachant un cri.

Un regard rapide sur ce qui l’avait attrapé
Lui permit d’identifier ce qui semblait être des coussinets,
Un souffle chaud effleurait son cou.
Ce contact lui semblait si doux…

Puis soudain une voix s’éleva,
La mettant subitement en émoi,
Grave, suave et soutenue,
Cette voix ne lui était pas inconnue.


« Puis-je te demander ce que tu fais ici
Ma jolie petite endormie ? »

« Je cherche un lapin…
Il est blanc et plutôt malin. »


« Et pourquoi ça ?
N’as-tu rien d’autre à faire là ? »

« Eh bien, en fait, pour tout vous dire
Je ne sais où je suis et je ne sais comment partir. »


« Dans ce cas, pourquoi, ma chère amie,
N’as-tu pas simplement pris une porte de sortie ? »

« Comment ça ?
Nous sommes dans les bois ! »


L’homme eut un petit rire amusé
Avant de soudain s’éloigner.
Prise de court, Topaze se tourna
Et découvrit Vinpap déguisé en chat.


« Et peux-tu me dire
S’il existe meilleur endroit
Que ces jolis bois
Pour trouver l’objet de ton désir ? »


Topaze eut un sourire amusé
Et se hissa sur la pointe des pieds
Déposant un timide baiser
Sur les lèvres de son bien aimé.


« Puisque tu m’as trouvée,
Je n’ai pas bien besoin de chercher,
Seulement je dois bien avouer,
Que partir d’ici me plairait. »


« Rien de plus facile, mon amie,
Il te suffit simplement de choisir
Mais sache que si tu prends la mauvaise sortie
Tu ne pourras vraiment partir. »


Intriguée, elle l’interrogea du regard,
Mais le chat se dissipa dans le brouillard,
La laissant à nouveau seule dans les bois
Perdue sans savoir où trouver sa voie.

Quand soudain, elle s’avisa,
Que les arbres alentours étaient bizarres
Qu’il y en avait dix qui poussaient là
Disposés en un cercle épars.

Sur leurs troncs, il lui sembla discerné,
Ce qu’on appelait couramment des poignées.
Qu’était-ce encore donc que ceci ?
Étaient-ce les fameuses portes de sortie ?

Intriguée, elle s’avança vers l’arbre qui lui faisait face
Et tenta de pousser, puis tirer le panneau de bois
Quand soudain un visage apparut à sa surface
Visage duquel s’éleva une voix.


« Vous ne pouvez choisir cette porte là,
Vous n’y avez pas accès. »

« Et pourquoi ça ?
Et si c’est celle-là que je dois utiliser ? »


« Vous ne pouvez choisir cette porte là,
Vous n’y avez pas accès. »

« Mais avez- vous entendu ce qu’a dit le chat ?
Je n’ai pas le droit de me tromper ! »


« Vous ne pouvez choisir cette porte-là,
Vous n’y avez pas accès. »

« Ah bah c’est un comble ça…
Pourquoi je ne peux pas y accéder… ? »


La jeune femme s’éloigna,
Laissant la voix reprendre sa litanie,
Et finalement se décida
Pour un arbre un peu plus fleuri.

Cette porte-là ne lui résista pas
Et, ravie, elle y pénétra.
Quelle ne fut pas sa joie de découvrir,
Qu’il s’agissait du jardin de ses désirs.

Malheureusement, le lapin n’y était plus,
Mais elle eut le loisir d’entendre des voix connues.

« Pourquoi peint-on ces roses-là ? »

« Ma foi, je ne sais pas. »


Curieuse, la jeune femme s’avança
Et soudain s’esclaffa.
Les propriétaires de ces voix
N’étaient autres que des renégats.

Des renégates pour être plus précis,
Déguisées en cartes je vous prie,
La démarche chancelante,
La voix bégayante.

L’une avait les cheveux verts,
L’autre les avait plus sombres,
La première avait l’œil pervers
La deuxième, du loup avait l’ombre.

Plates comme des feuilles,
Elles étaient occupées à vernir
Des fleurs qui venaient tout juste de fleurir
Et ne lui réservèrent pas bon accueil.


« Eh bien, regardez qui voilà
N’est-ce pas mon amie saoularde ? »

« Mais non voyons, que dites-vous là
C’est mon amie pleurnicharde ! »


Piquée au vif, Topaze prit la décision de s’éloigner
Mais ses amies étaient loin d’approuver

« Restez donc petite chatte,
Vous devez saluer la princesse écarlate. »






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Dernière édition par Topaze Aryia le Sam 30 Nov 2013 - 1:13, édité 2 fois
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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Mar 19 Nov 2013 - 15:14
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



Les yeux dorés s’ouvrirent brusquement.
La veille, elle était rentrée tard de son escapade dans le monde des humains
et de ce fait s’était couchée tard. Ce qui expliquait que déjà
le soleil la baignait de ses rayons.
Elle se redressa et se prit la tête dans les mains, assise sur son lit.


*Je suis en train de virer complètement folle… C’était quoi ça…*


*Un joli rêve dont je représentais la chute ! Mouhahahahahahaha*


Sans répondre, la jeune femme sortit du lit, prit sa douche, s’habilla d’un uniforme et sortit de sa chambre, sans même prendre son sac. Elle ne s’était pas maquillée, n’avait pas attaché ses cheveux, n’avait pas emporté de bonbons, pas de bouteille.

Elle fonça directement vers la bibliothèque, piocha une petite brioche
sur le comptoir de la responsable des lieux et,
sans attendre, sans un mot, se dirigea vers le rayon qui l'intéressait.

Les recherches durèrent toute la journée. Elle ne fit qu’une pause pour aller
à son entrainement quotidien avec son bien aimé et revint à la bibliothèque,
à bout de force et légèrement amochée par son manque d’attention.
Elle se doutait que tôt ou tard, Vinpap allait lui faire
des remontrances sévères, mais elle ne lui dit rien pour autant.

De toute façon, elle n’était pas sûre qu’il apprécie
d’apprendre qu’elle rêvait de lui en chat…
Et de manière générale, elle préférait ne pas l’embêter avec ses préoccupations
qui d’un point de vue extérieur devaient paraître ridicules…
Après tout, il ne s’agissait que de rêves.
On n’avait pas idée de se mettre dans des états pareils pour si peu…

Mais c’était plus fort qu’elle.

Il fallait voir le bon côté des choses, si on mettait de côté sa fatigue,
la situation s’était améliorée. Elle avait cessé d’avoir ces sueurs froides
et inexpliquées, elle était plus sereine, n’entendait plus des voix,
ne ressentait plus de sentiments qui à priori n’étaient pas les siens…
Cela dit, il y avait quelque chose de nouveau,
elle songeait régulièrement à Gabrielle et avait parfois
l’impression de ressentir sa présence…
Mais elle mettait tout simplement ça sur le dos de la fatigue.
Après tout, elle dormait peu, mangeait peu, mais continuait ses entrainements…
Et puis la veille elle avait risqué sa vie et escaladé des montagnes…

Autant dire qu’elle se démenait comme une pauvre diable
et qu’elle s’affaiblissait à vue d’œil…
Et c’est pourquoi elle devait trouver une solution rapidement
à ces rêves récurrents. Elle était persuadée qu’ils avaient un sens
et la plupart des livres le confirmaient.

Lorsqu’elle retourna se coucher ce soir-là, elle se douta
que le rêve changerait encore, mais que le principe resterait le même…
Alors, il fallait qu’elle dorme et qu’elle aille jusqu’au bout…





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Dernière édition par Topaze Aryia le Sam 30 Nov 2013 - 1:07, édité 1 fois
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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Jeu 21 Nov 2013 - 0:05
Troisième Nuit


Encore cette voix... Toujours cette voix…
Toujours cette clairière…
Toujours ce lapin à la robe claire…
Elle les voyait à chaque fois…

Encore une fois elle vit le lapin blanc
Et partit à sa poursuite.
Encore une fois il prit la fuite,
Et elle chuta irrémédiablement.

Encore une fois la chute fut sans fin…
Encore une fois elle songea à sa faim…
Un comble quand on sait
Que le jour elle ne voulait manger.

Cependant lorsqu’enfin elle atterrit
Il n’y eut ni lapin, ni souris,
Ni eau, ni couloir, ni porte,
Absolument rien de la sorte.

Voilà qu’elle était déjà dans les bois
Assise sur des fleurs éparpillées çà et là,
Les fesses à peine couvertes par ses vêtements en frippes,
Entourée et abritée d’arbres de tous types.



« Regardez qui voilà !
Mon joli petit chat. »

Surprise, la jeune femme chercha du regard
Qui avait pour elle tant d’égard.


C’était son Vinpap tant aimé,
Son chéri toujours déguisé,
Arborant ses mignonnes moustaches
Et son joli pelage sans tâche.


« Je vois que tu t’es trompée
Tu as pris une porte de sortie
Et ce n’est pas la bonne que tu as choisie
Alors te voilà retombée… »


« Pourrais-tu me conseiller ?
Choisir et trouver n’est pas chose aisée. »

« Pour cela, il faudrait que tu sois,
Tout d’abord au bon endroit »


« Comment ça ?
Ce n’est pas le cas ? »

« Des portes dans un bois ?
Quelles bêtises tu me dis là ? »


Topaze n’en crut pas ses oreilles.
Avait-on déjà vu situation pareille ?
Ce qui est possible une nuit
Ne l’est plus celle qui suit ?


« Dans ce cas que dois-je faire ?
Tout est ici sens dessus-dessous
Les portes pourraient bien flotter dans les airs
Dans ce fichu monde fou. »


« Il y en a effectivement qui le font
Mais honnêtement je te déconseille celles-là
Elles n’ont aucune éducation
Et vont tantôt en haut, tantôt en bas… »


« Et pour y entrer comment fait-on ?
La tâche me semble ardue… »

« Bah comme pour les autres voyons,
N’en as-tu jamais vu ? »


« Ma foi, non, jamais,
Peut-être pourrais-tu m’y conduire… ? »

« A quoi bon y aller ?
Ce n’est pas la direction à suivre. »


« Dans ce cas, je te prie,
Où me faut-il aller ? »

« Ma foi, ce n’est pas bien compliqué,
Vers une porte de sortie. »


« A vrai dire, je crois que j’avais compris
Cette information-là. »

« Dans ce cas, joli chat,
Pourquoi es-tu encore ici ? »


« Mais enfin…
Parce que je ne sais où aller ! »

« Il suffit de suivre le lapin
Et il va t’y mener ! »


« Le lapin ? Ritsu, le lapin ?
Mais je ne sais où il est parti !
Vas-tu me dire à la fin
Où se trouve cette sortie ? »


« Oh puisque tu te fâches
Je m’en vais de ce pas.
Mais sache en tout cas,
Que les lapins souvent se cachent »


Sur ces mots, le chat disparut
Laissant Topaze au dépourvu
Seule avec son désespoir,
Dans ce lieu de cauchemar.

Quand soudain un cri lui parvint
Comme un pleur d’enfant
Légèrement strident,
Mais pas très lointain.

Alors, n’ayant à priori pas d’autres choix,
Topaze, vers ce son, mena ses pas,
Marchant prudemment à travers les bois,
Jusqu’à découvrir un étrange habitat.

De la sombre et asymétrique maisonnée,
Une odeur de poivre se dégageait,
Embêtant ses narines en les chatouillant
Lui arrachant ainsi plusieurs éternuements.

Pourtant, poussée par sa maladive curiosité,
Elle risqua tout de même un regard à l’intérieur
Et rit soudain de bon cœur
En y découvrant des personnes qu’elle connaissait.

Il y avait là Astrid la duchesse
Et dans un landau un bébé
Ce dernier n’arrêtant pas de pleurer
Sans pour autant que sa mère ne s’y intéresse.

Affairée devant une cuisinière
Se tenait Trish la jardinière,
Occupée à faire cuire une de ses plantes
Avec une sauce au poivre à l’odeur oppressante.

Intriguée, Topaze jeta un œil à l’intérieur du landau
Et haussa un sourcil, reconnaissant un Yan en couche culotte
Tout emmitouflé, bien au chaud,
Hurlant d’une voix étonnamment forte.


Faisant un pas en arrière,
Topaze tenta d’attirer l’attention.

« Excusez-moi mes chères,
Je crois que votre bébé a une réclamation… »


A peine eut-elle terminé
Qu’un couteau vola dans sa direction
Et elle eut tout juste le temps de l’éviter
Avant d’entendre une voix sans émotion.


« Toujours à te mêler
De ce qui ne te regarde pas.
Tu devrais, je le crois,
De tes oignons aller t’occuper. »


Topaze n’eut pas de mal à deviner
D’où le projectile provenait,
Soupçonnant la jardinière,
Avec ses grands airs.

Et puis c'était bien là ses manières,
D'envoyer sur autrui,
Les premières affaires
Qui dans ses mains avaient atterries.


« Puisque c’est ainsi,
Je vous laisse à vos besognes. »

« Oui, oui, déguerpissez harpie,
Avant qu’elle se mette vraiment en rogne »


« Honnêtement, je ne suis pas sûre,
Qu’on voit vraiment la différence…
Je ne veux pas être coupable de parjure,
Mais elle n’est pas loin de la démence… »


La réponse ne se fit pas attendre.
Une pluie d’objets se déclencha.
Et sans qu’elle ne puisse se défendre
Topaze subit le courroux de Trish avec perte et fracas.

Prise de court et terrifiée
Topaze n’attendit pas une minute de plus
Et retourna prestement vers la forêt
Laissant derrière ces étranges individus

Seulement, là encore,
Le paysage avait changé,
Et elle pénétra sans accord
Dans une nouvelle maisonnée.

C’est là qu’elle vit à nouveau
Son ami le lapin blanc
Essayant quelques chapeaux
En compagnie d’un chapelier savant

Lorsque tous deux se tournèrent
Topaze eut soudain tout le loisir
De reconnaître la chapelière
Dont le costume allait à ravir

En effet, coiffée d’un haut-de-forme,
Se tenait, aux côtés du Lapin, Rain Sinclaire
Vêtue d’un costume difforme
Et arborant à sa ceinture une théière.


« Que faites-vous ici ?
Je ne vous y ai pas invitée ! »

« Pardonnez-moi de vous avoir effrayé
Mais je cherche une porte de sortie. »


« Une porte de quoi ?
On n’a pas de cela ici ! »

« Ce n’est pas ce qu’on m’a dit
Ce n’est pas ce qu’a dit le chat ! »


« Vous venez me parler de chat ?!
Nous n’allons pas être amis !
Sortez sur le champ je vous prie,
Où j’appellerai mes soldats ! »


« Mais enfin qu’ai-je fait ?
J’aimerais justement pouvoir m’en aller. »

« Ah alors vous faites la maline !
Je vais vous montrer moi coquine ! »


Sur ces mots, le lapin blanc hurla
Quelques noms qui lui étaient déjà connus
Et ce fut le branle-bas de combat
Sous les pas des soldats bourrus.

Et soudain elle les vit arriver,
Tous verts et plein d’écailles,
Les bras droits armés
Prêts pour une bataille.

Sans attendre plus longtemps,
La jeune femme se mit à courir
Et y mit tout son élan,
Espérant d’ici pouvoir partir.

Elle finit par arriver dans un couloir
Où l’attendait une dizaine de portes
Et, toujours poursuivie par la verte cohorte,
Ouvrit la N°2 sans trop d’espoir.

Ainsi enfin à l’abri,
Elle se plaqua contre le bois
Et, soulagée, soupira,
Ayant eu la peur de sa vie.

La salle où elle s’était réfugiée
Ressemblait à une simple chambre d’hôtel
Et à première vue rien ne la différenciait
De celles du monde réel.


Et puis, soudain, sans prévenir,
S’éleva une voix inquiétante.

« Tu t’es enfin décidée à venir ?
Dépêche-toi, je m’impatiente… »






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Dernière édition par Topaze Aryia le Sam 30 Nov 2013 - 1:06, édité 1 fois
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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Sam 23 Nov 2013 - 16:55
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



On l’attendait…

La jeune femme resserra ses poings sur les draps qu’elle avait remontés
jusque sur son visage. Cette seule pensée la terrifiait.

Elle s’était réveillée aussi brusquement que la veille,
le corps parcouru d’un frisson glacial et incontrôlable…
Il faisait encore nuit cette fois… Pour plusieurs heures encore…

Depuis, elle réfléchissait. Elle connaissait cette voix.
Elle connaissait même très bien cette voix…
Pourtant, quelque chose bloquait… Elle ne parvenait pas à lui donner un nom.


Elle resta longtemps ainsi, jusqu’au petit jour.
Sans pour autant trouver solution à son problème…

Finalement, enfilant un uniforme après une douche rapide,
elle sortit de sa chambre en grignotant une barre chocolatée sans gourmandise.
Sans attendre, elle fila vers la bibliothèque et y resta là encore
jusqu’à son entrainement.

Puis vint l’heure de rejoindre son bien aimé.

L’entrainement ne dura pas bien longtemps.
Elle ne parvint pas à éviter le premier coup, ni même le second
et s’écroula lamentablement au moment où elle s’apprêtait
à bloquer un éventuel troisième coup.
Et c’est là que Vinpap se mit en colère.


« Stop ! Topaze, tant et aussi longtemps que tu ne feras pas plus
attention à toi, je ne te ferai plus de cours ! »



Prise de court, la jeune femme croisa le regard froid de l’homme
et son cœur sembla s’arrêter. Elle se maudit intérieurement et serra les poings.
Il fallait qu’elle trouve ce qui était responsable de tout ce gâchis.

Il la prit dans ses bras, mais elle demeura immobile, l’esprit trop embrumé
par la fatigue, trop concentrée sur sa détermination de régler son problème.


« Écoute, si ça peut te faire du bien, je pars quelque jours,
un animal s'est évadé et je dois le retrouver.
Peut être que cela te donnera du temps pour régler ce qui te tracasse. »



Soudain, elle émergea. Il partait. Se relevant tant bien que mal,
elle fit de son mieux pour le rattraper et se pressa contre lui,
passant ses bras autour de sa taille.


« Reviens vite... S'il te plait...
Je n'aime pas te savoir loin de moi... J'ai besoin de toi... »



Elle avait prononcé ces mots d’une voix faible, mais il sembla s’en contenter. Leurs lèvres se lièrent une dernière fois et il se mit en marche.
Elle l’observa partir, les jambes légèrement tremblantes,
puis ses yeux se posèrent sur la paume de sa main droite
dans laquelle il avait glissé la clé de sa chambre de prof.

Elle esquissa un faible sourire. Elle se doutait qu’il lui coûtait de partir
en la laissant seule, elle se doutait qu’il lui en voudrait d’avoir
ainsi mis sa propre vie en danger… Mais elle ferait de son mieux
pour régler son problème avant le retour de l’homme.

La journée se passa sans encombre, mais sans réponse,
la bibliothèque était immense, pleine à craquer de livres,
mais où donc se trouvait celui qui l’aiderait ?

Epuisée, la nuit tombée, elle rentra se coucher
dans la chambre de son bien aimé et s’écroula sur le lit,
s’endormant aussitôt.





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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Dim 24 Nov 2013 - 19:33
Quatrième Nuit



Encore et toujours cette clairière,
Toujours ce lapin à la robe claire,
Cette histoire n’en finissait plus
Oppressante et incongrue.

Lorsqu’elle atterrit après sa chute,
Elle se retrouva dans une ruelle
Et hésita l’espace d’une minute
Devant cette situation nouvelle.

Soudain, une voix,
Il était donc encore là,.
Toujours fidèle à son maudit poste,
Il allait encore lui parler de portes.

Se retournant, d’un air intrigué,
Elle découvrit son chat adoré,
Vêtu d’un long manteau noir
Dans cette nouvelle histoire.


« Je t’attendais impatiemment
Mon joli petit chat tant aimé !
Tu as bien trouvé le lapin blanc
Mais de porte tu t’es encore trompée ! »


« En effet, ce fait, je ne puis nier,
Mais cette fois j’ose espérer
Que vous n’allez pas encore fuir
Avant d’à mon but, me conduire. »


« Pensez-vous vraiment, chère amie,
Que je puisse oser telle infamie ? »

« Cela ne vous a guère arrêté
La nuit passée. »


« Oh vous devez là encore vous tromper,
Car ce n’est guère dans mes habitudes
D’avoir telle offensante attitude
Avec ma tendre bien aimée. »


« Oh comme j’aimerais, croyez-moi,
Me tromper sur ce point-là,
Mais vous m’avez bien abandonnée
Après vous être soudainement fâché. »


« Haha ! Chère amie !
Rien n’est moins sûr que cela !
Mais changeons de sujet, je vous prie,
De cette conversation je suis las. »


Contenant sa colère,
Topaze croisa les bras
Et tapant du pied par terre
Jeta des regards çà et là.


« Dans ce cas, s’il-vous plait,
Pourriez-vous m’indiquer
La porte qui conviendrait au mieux
A mon départ de ces lieux ? »


« Malheureusement, chère amie,
C’est là un acte interdit.
Vous devez trouver par vous-même
Et bien sûr d’ici sortir indemne. »


« Quoi ? Qu’est-ce encore
Que cette nouvelle règle effrayante ? »

« Croyez-vous donc, à tort,
D’ici pouvoir ressortir facilement vivante ? »


Le chat eut un petit rire mesquin,
Et soudain lui prit le bras,
Se mettant en chemin,
L’entraînant sans lui laisser le choix.

Sous le choc, Topaze suivit en silence
Cette fois, il ne l’abandonnait pas,
Mais c’était tout comme à l’évidence,
Puisqu’en elle il ne croyait pas.


« Pensez-vous vraiment
Que je vais mourir ? »

« C’est une chose que je ne puis dire
Surtout que nous manquons de temps. »


Le chat s’arrêta brusquement
Sans attendre une réponse

« Je dois partir maintenant.
Mais je ne veux pas que tu renonces. »


Ils échangèrent un tendre baiser
Les moustaches venant la chatouiller
Puis l’homme s’engouffra dans la foule dense
Qui semblait la fixer avec malveillance.

Il y avait là, des cartes vivantes
Et plusieurs animaux savants
Une foule bien peu accueillante,
Qui s’approchait d’elle tout doucement.

Prise d’une panique sourde,
Topaze s’avida soudain
Que dans cette ambiance si lourde
Sa seule échappatoire était un magasin.

Pour être exacte, il y en avait environ dix
Tous fermés par de lourds panneaux de bois
Et elle comprit soudain avec effroi
Que le chat l’avait mené à ses sorties.

Sur la porte la plus proche,
Une épée et un bouclier étaient gravés
Et elle fut heureuse de voir que sans anicroche
Elle pouvait en abaisser la poignée et entrer.

Elle se réfugia donc sans attendre
Dans sa toute nouvelle cachette
Et se jura de ne plus se faire prendre
A suivre ce chat à l’aveuglette.

Quand elle releva ses grands yeux dorés,
Rassurée que personne n’ait essayé d’entrer,
Elle eut la surprise de découvrir, attablées,
Saya, Rain et Leiko prenant le thé.

Elles ne l’avaient pas encore remarquée,
Bien trop occupées à converser.
Se disputant une bouteille translucide
Tandis qu’elles ne semblaient plus, justement, très lucides.

Rain était toujours coiffée d’un haut de forme,
Portant fièrement son écharpe rouge et un manteau noir,
Taquinant une Leiko visiblement déguisée en loir
L’invitant à boire avant qu’elle ne se rendorme.

A leurs côtés, déguisée en lièvre,
Saya trempait un sushi dans son thé alcoolisé,
Avant de porter d’un geste distrait,
Le mets étrangement imbibé à ses lèvres.

Légèrement intimidée devant ces trois professeures
Étrangement accoutrées à cette heure,
Topaze se félicita que les vraies ne puisse jamais apprendre
Ce que son imagination avait cru bon d’entreprendre,

Finalement, après quelques secondes de ce spectacle déroutant
Topaze s’efforça de s’éclaircir la gorge discrètement
Et s’avança en se triturant les doigts
Appréhendant la suite avec effroi.


« Bonjours mesdemoiselles jolies,
Navrée de vous interrompre,
Mais à moins que je ne me trompe
La sortie que je recherche devrait être ici »


« Oh oui mon amie !
Je vous reconnais !
Venez donc boire le thé
Et restez donc un peu ici ! »


Redressant sa tête endormie,
Leiko se remit soudainement debout,
La forme d’une cuillère imprimée sur la joue,
Poussant un léger cri.


« La princesse arrive !
Rangez les tartes !
Si vous ne voulez subir l’offensive
De la princesse écarlate ! »


Soudain, ce fut le branle-bas de combat
Les trois femmes se mirent à courir partout
En soulevant la nappe, quelques tasses se brisèrent avec fracas
Mais, sans s’en soucier, elles cachèrent les tartes dessous

Légèrement tremblante,
Topaze resta un instant hésitante
Se demandant en son for intérieur
S’il ne valait mieux pas partir sur l’heure

Perdant son sang-froid, le loir poussa un cri strident
Et, équipée de ses fidèles Desert eagle, Rain tira
Créant dans le plafond un trou béant,
Lorsqu’une partie du toit, par terre, s’écroula.

Réprimandant sa partenaire
Saya se mit en colère
Mais s’arrêta aussitôt
En entendant une voix plus haut.


« Ha ha ! Comme je vous retrouve
Vous êtes là en charmante compagnie !
Ignorant l’impatience que j’éprouve
Vous osez donc me faire poireauter ainsi ! »


Sur ces mots, une silhouette s’élança du toit
Et Topaze ne put voir qu’une vague écarlate
Se cachant du mieux possible, maladroite,
Avant de fermer les yeux avec effroi.






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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Mar 26 Nov 2013 - 11:11
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



Lorsqu’elle rouvrit les yeux, son cœur battait toujours la chamade,
mais elle ne reconnaissait pas l’endroit. Il n’y avait plus de nouvelle venue
à la robe écarlate dont la voix inquiétante lui glaçait encore le sang.
Il n’y avait plus de Rain chapelière, plus de Leiko en loir,
plus de Saya en lièvre… Il n’y avait plus de tartes cachées sous la table,
de tasses éclatées sur le sol, de chaises tombées par terre dans la panique…
Ne restait qu’une chambre toute simple imbibée d’une présence
qui lui était familière.

Serrant Plop, sa peluche chien, dans ses bras, Topaze s’accorda un moment
de réflexion afin de remettre toutes ses idées en place.
Dans sa tête, les pensées se bousculaient, les souvenirs de ses rêves aussi.
C’était d’ailleurs étonnant qu’ils lui paraissent toujours aussi limpides.
Elle se souvenait de chacun d’eux, dans les moindres détails.
Il ne lui semblait pas qu’un seul souvenir ait été altéré par le temps…
Encore une raison de croire que ces rêves n’avaient rien d’ordinaire…

Un instant, elle songea que, peut-être, il serait plus prudent de les noter
dans les moindres détails afin de n’en rien oublier…
C’était bien beau de lire des livres en veux-tu en voilà
et d’en noter les infos intéressantes, mais peut-être aurait-elle dû
songer plus tôt à consigner la trame de ses rêves
et les analyser plus en détail sur papier… Et puis…
Peut-être que ça lui libérerait un peu l’esprit.

C’est donc ainsi qu’elle passa sa journée et elle ne sortit pas une seule fois
de la chambre de Vinpap. Elle se contenta de grignoter les quelques bonbons
cachés dans son Plop multifonction - à savoir câlineur en chef et gardien
de la réserve de bonbons de secours, s’il vous plait ! -,
sans même se préoccuper d’ailleurs de la possibilité que son bien aimé
puisse revenir dans les heures qui suivent, tantôt attablée sur le bureau
de Vinpap, tantôt en tailleur par terre, tantôt couchée sur le ventre sur le lit,
un stylo sur chaque oreille, un autre dans la main, de trois couleurs différentes
– restes de ses études de médecine -, le tout vêtue uniquement
d’une petite culotte en coton et d’un débardeur léger.

C’était étonnant qu’elle arrive encore à se concentrer,
étonnant qu’elle arrive encore à se déplacer, mais elle tenait bon.
Les cernes sous ses yeux ne cessaient de se creuser,
mais elle mangeait toujours sans faim, sans réussir à s’expliquer pourquoi.
Elle n’avait pas faim et manger l’écœurait…
Pourtant, son corps aurait dû commencer à crier famine
depuis longtemps déjà !

Elle alla se coucher sans trouver de réponses à cette énigme,
mais avec l’impression d’avoir avancé tout de même.
Sur le bureau, une liste d’éléments regroupés en 4 paragraphes patientait.
Il y avait des traits de plusieurs couleurs reliant différents éléments
entre eux et un lot de symboles éparpillés de ci de là.
Pour autrui, tout ce charabia n’aurait probablement aucun sens,
mais pour elle les choses semblaient plus claires.
Alors, ce soir encore, elle retourna au Pays des Merveilles, apaisée.





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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Mer 27 Nov 2013 - 16:56
Cinquième Nuit



Toujours ce lapin à la robe claire,
Toujours aussi pressé et fier.
Il la narguait dans cette course infernale
Et elle le suivait sans trop de mal.

Elle connaissait le chemin par cœur
Ce n’est pas cette course qui lui faisait peur
En revanche ce qu’elle ne savait pas
C’est ce qu’elle allait trouver en bas, cette fois.

Après l’eau tumultueuse et terrifiante
Après le couloir et la porte minuscule,
Après la forêt étrange et intrigante,
Après la ruelle sombre et l’échoppe ridicule,

Qu’allait-elle bien pouvoir trouver,
Dans ces étranges contrées,
Inquiétantes et peuplées de fous,
Qui faisait suite à cet infernal trou ?

Lorsqu’enfin elle se mit à tomber,
Elle sourit paisiblement,
La réponse n’allait pas tarder
Arrivant au bon moment.

Et c’est avec surprise,
Qu’elle tomba à nouveau dans l’eau
Retrouvant avec effroi sa terrible emprise
Et s’y enfonçant illico.

Effrayée, elle poussa soudain un cri,
Avant de brusquement réaliser
Qu’elle avait toujours pied
Et avait donc tort de paniquer ainsi.

Il était loin à présent l’effrayant tumulte,
Qui la première fois l’avait accueillie dans sa chute,
Remplacé par un petit bassin d’eau fraîche
Ses pieds nus posés sur un sol rêche.

On aurait dit une sorte de lac souterrain,
Sur lequel s’ouvraient une dizaine de cavernes
Dont trois seulement étaient éclairées par des lanternes
Bien que les autres en auraient eu aussi bien besoin.

Inspirant un grand coup,
Topaze lentement s’avança
Quand un rire résonna
Le rire du chat fou.


« Hey ma jolie petite chatte !
Ôte-moi d’un doute
Tu n’as toujours pas croisé la route
De la princesse écarlate ? »


Surprise, Topaze chercha un instant,
Avant d’apercevoir dans la pénombre,
Perché et dissimulé en amont d’un rocher branlant,
Son Vinpap à moustaches pareil à une ombre.


« Tiens, toujours là, toi…
Ça commence à manquer d’originalité… »

« Tu n’es pas contente de me voir là ?
J’étais pourtant heureux, moi, de te retrouver… »


« A vrai dire, ce n’est pas toi qui me gêne,
Mais ce dans quoi tu vas encore m’embarquer… »

« Je suis bien triste de voir en toi tant de haîne,
C’est pourquoi je m’en vais sans me faire prier. »


Sur ces mots, le chat lui tourna le dos
Puis sans crier gare s’élança vers l’eau.
Il n’y eut cependant pas un bruit, pas une goutte,
Car il s’évapora avant de toucher ce que tout chat redoute.

Devant ce spectacle, Topaze ne put que soupirer.
Elle était encore bien avancée,
Restait plus qu’à se débrouiller,
Réfléchir, choisir et trouver.

Elle resta là plusieurs minutes,
Regrettant d’avoir entraîné cette dispute,
Réfléchissant au mieux à ses options
Observant les cavernes avec attention.

Finalement, après réflexion, elle se décida
Et du milieu prit finalement la sortie
Ainsi, elle avait enfin choisi
Et advienne que pourra !

Alors, de l’eau jusqu’à la taille,
Elle avança tant bien que mal,
Jusqu’à remarquer un petit détail,
Des sons interrompant le silence glacial.

Se cachant derrière un énorme rocher,
Topaze jeta un regard curieux par-dessus
Et y découvrit, légèrement émerveillée
Un groupe d’oiseaux dansant loin de la crue.

C’était à vrai dire un drôle de troupeau,
Rassemblés sur un petit îlot,
Ils étaient à priori aussi hauts qu’elle
Et dansaient et couraient avec de grands battements d’ailes.

Intriguée et amusée,
Elle se pencha quelque peu pour mieux voir
Et se retrouva bien embêtée
Quand elle glissa et tomba de son perchoir.

Lorsqu’elle se redressa,
Les cheveux devant les yeux,
Elle découvrit derrière ces blonds entrelacs,
Tournés vers elles, plusieurs regards curieux.

Gênée, elle se recoiffa maladroitement
Et s’approcha lentement et difficilement,
Luttant avec une certaine ardeur
Contre l’eau et l’apesanteur.

Quand, enfin, elle mit pied à terre,
Tous les regards étaient tournés vers elle
Et ce fut soudain une belle surprise pour la demoiselle
De reconnaître des visages auxquels elle ne s’attendait guère.

Il y avait là, le rassemblement complet
Des étudiants de son examen précédent,
Des élèves qu’elle avait dû garder,
De vrais petits garnements.

Et, au milieu de cette joyeuse compagnie,
La toisait une immense souris,
C’était évidemment la sorcière Maggy,
Qui présidait, perchée sur un rocher ridiculement petit.


« Tiens… Voyez qui va là…
Ne serait-ce pas le vilain petit chat ? »

« Toujours ces histoires, je suis humaine que je sache !
Je n’ai ni petites oreilles, ni coussinets, ni moustaches ! »


« A d’autres mon petit,
J’en vois l’ombre à vos pieds ! »

« Mais enfin allez-vous donc cesser ?
Je suis lasse de toutes ces âneries ! »


Éreintée, les nerfs à fleur de peau,
Topaze s’assit à son tour sur un rocher
Fatiguée d’avoir trop « nagé »
Dans ces froides et interminables eaux.


« Ecoutez, je ne reste pas longtemps
Continuez votre folle danse,
Laissez-moi me sécher légèrement,
Et freinez un peu sur les remontrances. »


« Mais enfin, êtes-vous sérieuse, petite sotte ?
Croyez vous qu’il vous suffit de vous asseoir ?
Jamais je n’avais entendu quelque chose de la sorte !
Moi qui pensais, à mon âge, n’avoir plus rien à voir ! »


« Qu’y a-t-il encore ?
Qu’ai-je dit de si bête ?
Auriez-vous quelques serviettes ?
Ou peut-être avez-vous envie de souffler alors ! »


« Mais enfin, ma petite dame,
Pour sécher convenablement,
Il suffit de danser prestement
Il est là le drame ! »


Et sur ces mots, un oiseau lui prit le bras
Et sans crier gare on la malmena
L’envoyant valser de ci de là,
En une effroyable ronde qui n’en finissait pas.

Et quand enfin prit fin ce quadrille infernal,
Elle était effectivement sèche de la tête aux pieds
Mais, prise de vertige, se sentait mal,
Et du prendre appui sur le premier objet à sa portée.

Lorsqu’elle retrouva ses esprits,
Elle s’aperçut avec étonnement
Que les animaux s’étaient enfuit
L’abandonnant dans son isolement.

Mais ce n’était pas le pire !
La situation semblait avoir changée.
Le niveau de l’eau avait baissé
Et la nature avait dressé son empire.

Il y avait là un amoncellement de ronces épineuses,
Des arbres, des buissons et des fleurs immenses,
Qui lui rappelaient une ancienne mission périlleuse,
Dont le lieu avait la même apparence.

Sur ses gardes, elle avança lentement,
S’attendant à voir des insectes géants,
Se rappelant avec une certaine inquiétude,
De son flagrant manque d’aptitude.

Soudain, un mouvement dans un buisson,
Attira brusquement son attention,
Étouffant un cri de surprise avec ses doigts,
Fixant les feuilles avec effroi.

Ce fut Lev qui en sortit,
Déguisé en chien à priori,
Bondissant sur elle avec une joie non contenue,
La renversant de manière incongrue.


« Coucou toi !
Enfin te voilà !
Je t’attendais impatiemment !
D’arriver, il était temps ! »


Prise de court et gênée,
Trouvant Lev trop proche à son goût,
Elle se mit à bafouiller
Un rouge caractéristique sur les joues.


« Vous…m’attendiez ?
Mais…Hum…Pourquoi ça ?
Est-ce bien prudent de reste là ?
Peut-être sommes-nous en danger. »


« Oh non ne vous en faites pas !
Ils n’oseront pas approcher !
L’endroit est sécurisé,
Sinon je ne vous attendrai pas là. »


« Il n’y aurait donc ici
Aucune mante religieuse ?
Aucune bête furieuse ?
Aucun insecte ayant oublié d’être petit ? »


Le mignon petit chien
Eut soudain un rire amusé,
Finit par se relever
Et pour l’aider lui tendit une main.


« Nous avons effectivement une espèce
De mante religieuse dans nos jardins
Mais elle préfère qu’on l’appelle princesse
Et au vert elle préfère le carmin. »


Acceptant l’aide pour se remettre sur pied,
Topaze eut peur de comprendre
Et dans le doute choisit de demander
Sans trop attendre.


« Feriez-vous référence par hasard
A la fameuse princesse écarlate ?
On m’en vient parler chaque soir
Et ça fait un moment que ça date ! »


« Haha ! Bien sûr que je la connais
Nous sommes dans son royaume ici ! »

« Dans ce cas, je vous prie,
Sauriez-vous me dire qui elle est ? »


Soudain, un rire éclate,
Le chien rit de bon cœur.

« Alors ça c’est la meilleure,
C’est vous, la princesse écarlate ! »


Sur ces mots, Topaze baisse les yeux,
Découvre ses vêtements changés,
Et passe une main tremblante dans ses cheveux
Soudain devenus d’un noir de jais.







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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Mer 27 Nov 2013 - 18:20
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



« Alors c’était toi et tu ne m’as rien dit !? »


« …J’te l’ai dit y a….trois jours… »


Topaze s’arrêta dans son mouvement.
Elle perdait son sang-froid, il fallait qu’elle se calme.

A peine réveillée, elle avait envoyé voler Plop à travers la pièce
et Nasline n’avait pas tardé à se matérialiser sous cette forme fantomatique
qu’elle n’employait que rarement. Perchée sur le bureau de Vinpap,
les jambes croisées, elle la toisait de son regard sanglant, fière, froide,
inquiétante et pourtant si…insoupçonnable en apparence.


« Je ne vois pas pourquoi tu montes sur tes grands chevaux
pour de simples rêves… »


Exaspérée, Topaze rejeta les draps, se leva et s’attabla au poste de travail,
faisant s’évaporer sa vision d’un geste vague de la main,
comme si elle chassait un moustique ou une mouche…


*C’est ça continue à sombrer dans la folie…
Ça m’arrange bien personnellement….*


Les heures s’écoulèrent, Topaze travailla encore et encore.
Finalement, elle en vint à la conclusion que la solution devait être
de se séparer de Nasline, d’une manière ou d’une autre.

C’est ainsi qu’elle se retrouva à parcourir les couloirs de l’académie
d’un pas énergique, la mine renfrognée, dialoguant avec sa parasite
qui n’approuvait pas sa conclusion.

Et c’est ainsi que dans sa folle course, elle percuta un élève, un grand baraqué,
qui, l’ayant vue arriver, avait tenté de se pousser mais pas assez.
Les pupilles dorées alors traversées par des éclairs rouges
devinrent temporairement écarlates, tandis que la blonde défiait du regard
l’homme qu’elle avait percuté.


« Passe ton chemin ! C’n’est pas le moment ! »


Elle reprit sa marche, avant de se retourner quelques secondes après,
les yeux redevenus complètement dorés temporairement.


« Et pardon ! »


*Ridicule*


La jeune fille continua son chemin sans se préoccuper de l’impression
qu’elle avait dû donner à l’homme. Malheureusement, l’administration ne lui fut
d’aucun secours et après avoir posé ses questions un peu partout,
aussi discrètement que possible, elle revint dans la chambre éreintée.

A bout de nerfs, elle déchira ses notes en deux et les jeta en l’air,
avant d’aller se recoucher. Si elle ne pouvait régler le problème qu’en rêve,
alors elle allait le faire. Elle allait leur prouver qu’elle n’était pas
leur princesse écarlate, elle allait leur prouver qu’elle était Topaze
et qu’il ne fallait pas la chercher.





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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Jeu 28 Nov 2013 - 2:23
Sixième Nuit



Toujours cette course,
Pourquoi cette course… ?
Ne pouvait-elle donc pas rester
Et le récit de sa sœur écouter ?

Était-elle vraiment obligée de suivre
Ce satané lapin dans sa fuite ?
Et ensuite essayer de survivre
Aux événements de la suite ?

Et voilà qu’elle se levait à nouveau
Voilà qu’elle courrait,
Voilà qu’elle plongeait
Et vers l’inconnu faisait le saut.

Non vraiment, c’était à en devenir fou
Nasline n’avait peut-être pas tort après tout.
Peu à peu elle perdait la raison
Et ces rêves étaient là pour sonner le gong.

Quand elle toucha enfin le fond,
Elle atterrit dans une pièce sombre,
Dans laquelle ne régnait aucun son,
Juste le silence et l’ombre.

Elle percevait encore son propre corps
Par un phénomène qu’elle ne s’expliquait pas
Mais sa vision était troublée par on ne sait quoi
Rendant la situation plus étrange encore.

Elle ne parvenait pas à savoir
Si ses cheveux étaient blonds ou noirs
Et sa robe était tantôt rouge, tantôt bleue
Changeant à volonté sous ses yeux.

Intriguée et effrayée par ce qu’elle voyait,
Topaze baissa les yeux sur les paumes de ses mains,
Et s’aperçut que leur corpulence variait
Ses doigts devenant par moment plus courts et plus fins.

Topaze ou Nasline… Qui était-elle ?
Elle ne savait plus vraiment…
Était-elle la poupée à l’air innocent ?
Ou bien la princesse cruelle ?

Et ces lieux vides, ce noir oppressant,
Personne ne viendrait ?
Le silence se faisait pesant
Et son cher Vinpap tardait à arriver.

Ô combien elle regrettait,
Peut-être s’était-il vexé.
Lui au moins saurait la reconnaître
Oui il saurait et il allait apparaître…

Chérissant cette pensée de tout son cœur
Elle fit de son mieux pour patienter
Et les minutes s’écoulèrent avec lenteur.
Sans que personne ne vienne se montrer.

Finalement, le cœur lourd,
Elle laissa à ses émotions libre court
Et s’écroula brusquement à genoux,
Des larmes coulant sur ses joues.

Alors, dans cette boite faite de ténèbres,
Seuls ses sanglots résonnèrent,
En une ambiance malsaine et funèbre,
Qui ne l’apaisait guère.

Et soudain, ce fut le salut,
Des bras l’entourèrent tendrement
Et elle ferma les yeux, s’abandonnant,
Reconnaissant cette présence connue.


« Pourquoi pleures-tu petit chat ?
Je n’aime pas te voir comme ça… »

« Je ne sais plus qui je suis,
Je suis perdue depuis que je suis ici… »


« C’est étrange, en effet,
Mais moi je sais qui tu es.
Tu es simplement ma jolie princesse,
Ma princesse écarlate, ma maîtresse. »


Les yeux dorés s’ouvrirent
En une expression de stupeur,
Et soudain découvrirent
L’étendue de son erreur.

Vinpap lui faisait face
La mine triste, le regard bas,
Toujours déguisé en chat,
Avec son pelage blanc sans trace.

S’arrachant à l’étreinte
Des bras qui l’entouraient,
Elle s’éloigna avec crainte
Avant de se retourner.

Il s’agissait en réalité de Kaze,
Egalement déguisé pour sa part,
En un chat à la robe noire,
Coiffé d’une couronne dorée.


Elle le fixa bêtement d’un air désemparé
Tandis qu’il esquissait un sourire mauvais.

« Alors c'est lui que tu as choisi ?
La sortie était pourtant ici… »


Et sur ces mots, il s’évapora,
Laissant le couple là,
Dans cette pièce noire,
Où Vinpap représentait l’espoir.

Ils échangèrent un regard
Et il lui sourit tendrement.
Il n’avait pas besoin d’être bavard
Ce simple geste était suffisant.

Alors, elle lui rendit son sourire
Et leurs lèvres se rejoignirent
Oubliant leurs problèmes un instant,
Fermant les yeux un petit moment.

Lorsqu’elle les rouvrit, Il n’était plus là,
Et à vrai dire, il n’était pas le seul.
Puisque, sur le noir, la lumière avait pris le pas
Et qu’elle se tenait à présent sous un immense tilleul.

Il y avait là une étendue d’herbes,
Des fleurs et des buissons partout
Une clairière fleurie et superbe
Au milieu de laquelle, elle se trouvait, debout.

Qu’était-ce encore que cette nouveauté ?
Cela dit, il faut voir le bon côté des choses
Rien ne servait de marcher
Il suffisait d’attendre une métamorphose.

Elle savoura l’instant présent
Et regretta que son chat s’en soit allé
Car après tout, y a-t-il meilleur endroit pour s’aimer
Que sous l’arbre de l’amour et des amants ?

Finalement, ne voyant rien venir,
Elle se décida enfin à partir
Et se mit en marche prestement,
Se frayant un chemin prudemment.

Soudain, un petit rire résonna,
Et, surprise, elle se retourna,
Cherchant d’où pouvait provenir
Ce son qu’elle n’avait vu venir.

Alors, dans un écran de fumée,
Assis sur un immense champignon,
Elle vit un Ethan Rheme, affalé,
Qui l’observait avec attention.


« Puis-je savoir pourquoi
Vous vous riez de moi ? »

« Je ris parce qu’il me plait de le faire
Pourquoi serait-ce vos affaires ? »


Fronçant les sourcils,
Topaze croisa les bras,
Se demandant d’où il était sorti
Puisqu’à l’instant il n’était pas là.


« Sinon...Dites-moi, demoiselle,
Pardonnez cette question, mais qui êtes-vous ? »

« Hum… Je ne sais plus bien je vous l’avoue
Une poupée, un chat ou une princesse cruelle. »


« Oui je crois bien deviner,
Que vous n’êtes pas en accord avec vous-même.
Vu la façon dont vous clignotez
Bien que je ne m’explique pas ce phénomène »


Surprise, la jeune femme baissa les yeux
Et vit sa robe passer du rouge au bleu
Avant de rougir de plus belle
Comme une guirlande de Noël.

Déglutissant avec peine,
Elle se sentit défaillir
Avant de réentendre un rire,
Comme une horrible rengaine.

Cherchant alentours,
Soudain elle s’avisa,
Que la clairière n’était plus là
Ce monde lui jouant un nouveau tour.

Et voilà qu’à présent elle flottait
Au-dessus d’une étendue d’eau glacée
Qui lui renvoyait le sombre reflet
De celle qui représentait sa moitié.

Et, alors qu’elle se penchait,
Pour regarder Nasline avec curiosité,
La Princesse Écarlate lui sourit,
L’observant d’un air ravi.


« Auras-tu bientôt fini de courir ?
D’ici tu ne peux partir…
Il nous faut maintenant décider
Si, moi, je peux rester. »


Par ces mots, prise au dépourvue,
Topaze entrouvrit la bouche
Mais Nasline disparut à sa vue,
Et Topaze tomba alors comme une souche.








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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Jeu 28 Nov 2013 - 11:10
Ainsi il y eut un soir

et il y eut un matin



Un frisson parcourut la surface de son frêle corps et elle émergea tant bien que mal, rouvrant ses grands yeux dorés dans la pénombre de la chambre.
D’une main maladroite, elle attrapa la couverture pliée près du lit
et la tira jusqu’à elle afin de s’y envelopper.

Elle se sentait vidée, aussi glacée à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Les mots de Nasline résonnaient encore dans sa tête
tandis qu’elle fixait vaguement le plafond.

Soupirant amèrement, elle regretta d’avoir laissé son bien aimé partir
sans lui avouer ce secret qu’elle conservait bêtement.
Cela dit ce n’était pas le premier et ce ne serait probablement pas le dernier
puisqu’elle était ainsi depuis toujours, cachottière et discrète, dans son monde.

Elle demeura ainsi longuement, ressassant son passé et ses secrets,
pensant à sa sœur et à son bien aimé, faisant le point sur tout
ce qu’elle partageait avec Nasline depuis si longtemps…

Elle s’efforça de ne pas penser à ces rêves qui la terrifiaient,
mais ils s’imposaient toujours à son esprit.
Alors lorsqu’elle ne parvint plus à s’en empêcher,
elle se décida à quitter la chambre de son professeur privé
et partit errer tel un fantôme dans les couloirs,
fredonnant pour elle-même des paroles réconfortantes, en vain.

Elle en vint même à s’accorder une petit gourmandise
et s’accorda une part de tarte, sans appétit.

Puis, reprenant sa marche tranquille, elle finit par atterrir
dans le parc aux abricots et s’y perdit longuement,
chantonnant toujours des paroles dictées par son cœur,
des paroles que seule elle connait.

Et, finalement, la nuit tombée depuis plusieurs heures déjà,
elle jeta un dernier regard inquiet à la lune et se surprit
à lui présenter un souhait, un vœu, une prière,
et cette simple confidence l’apaisa.

Alors, suivant les conseils de Nasline, elle rentra se coucher
et affronta son dernier rêve, son dernier choix.





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Re: Topaze au Pays des Merveilles - Sam 30 Nov 2013 - 0:38
Septième Nuit



Le dernier acte pouvait commencer
Pareil aux autres nuits,
Laissant l’intrigue se lancer,
Suivant sans cesse le même circuit.

Et lorsqu’elle arriva au fond
Du terrier du lapin blanc
Elle reconnut avec soulagement,
Le couloir et le petit salon.

Il y avait la porte minuscule,
La fameuse porte ridicule,
Et une table juste à côté
Où deux gâteaux l’attendaient.

Ceux-ci n’étaient pas là la dernière fois
Et elle les observa, intriguée.
Ils avaient la forme de têtes de chats
Et l’un était clair et l’autre foncé.

En fait, à bien y regarder,
La pièce entière était de noir et blanc,
Et elle ne risquait pas de clignoter,
N’ayant aucune couleur à cet instant.

Ses doigts fins hésitèrent
Entre un gâteau et son voisin,
Puis brusquement elle se souvint
Et ses doigts choisirent le plus clair.

Puisque dans ce pays des merveilles,
Tous ses rêves étaient en accord,
Peut-être y avait-il un rapport,
Avec les événements de la veille.

Forte de cette conclusion,
Elle n’eut aucune hésitation
Et mangea le chat blanc,
Manquant de s’étouffer en avalant.

Brusquement, sans crier gare,
Les couleurs étaient revenues,
Troublant son regard,
Vives et soutenues.

Puis un grincement se fit entendre,
Elle s’avisa que la porte avait grandi
Et, qu’ouverte, elle semblait l’attendre
Comme s’il s’agissait de sa sortie.

Inspirant profondément,
Elle y risqua quelques pas,
Et dans un jardin entra,
Celui d’un de ses rêves précédents.

Elle s’attendit à tout moment
A entendre la voix de Kym et Lyra
Les fameux renégâts,
Rencontrés ici précédemment.

Mais seul régnait le silence,
Et elle demeura quelques temps
Dans une absolue errance
Sans rencontrer un seul être vivant.

Puis, au détour d’un buisson,
Un cri attira son attention,
Un cri effrayant à priori féminin,
Ne semblant pas venir de bien loin.

Portée par son grand et insouciant cœur,
Elle ne songea pas un instant à avoir peur,
Et, rassemblant tous ses jupons pour mieux courir,
Partit chercher la propriétaire de la voix pour la secourir.

Et c’est ainsi qu’elle débarqua enfin,
Décoiffée et essoufflée,
Dans une étrange assemblée,
Présidée par le lapin.

On aurait dit un tribunal
Et tout le monde était là
Se serrant tant bien que mal
Sur des bancs étroits.

Devant le blanc lapin,
Le valet de cœur, Akalie, en pleurs,
Implorait de tout son cœur,
Niant un odieux larcin.

Puis, il y eut des murmures de ci de là
Lorsqu’on remarqua sa présence,
Et une silhouette encapuchonnée se leva,
Imposant brusquement le silence.

Effrayée, Topaze frémit de peur,
Comme toute l’assemblée d’ailleurs,
Et naturellement la capuche tomba
Et la Princesse Ecarlate se révéla.


« Tu as misé sur le mauvais chat
Et maintenant te voilà devant moi. »

Nasline émit un petit rire
Et tendit ses mains, en un sourire.


Et ses doigts fins vinrent se poser
Sur des têtes qu’elle connaissait bien
Car, à gauche, se tenait le chat noir et mesquin
Et, à droite, les yeux baissés, son Vinpap adoré.


« Ainsi donc, tu crois savoir qui tu es ?
Mais sais-tu au moins ce que je suis ?
Pourquoi crois-tu que je t’ai suivie,
Lorsque l’on t’a tuée ? »


Avant que Topaze n’ait pu répondre
Le lapin se racla la gorge bruyamment
Et, voyant se poser sur lui un regard menaçant,
Se mit à bégayer, devenant difficile à comprendre.


« Ma…ma… Ma Reine… P….P…Princesse…
Vous….Vous oubliez l’affaire… qui nous intéresse… »
« Comment ? Non, non, je n’oublie pas.
Le valet est coupable, ma foi ! »


A ces mots, Akalie se remit à crier
Et des soldats vinrent l’embarquer.
Topaze reconnut plusieurs élèves de l’académie
Et d’un « Arrêtez ! » les interrompit.

Tous les regards se tournèrent vers elle
Et elle balbutia quelques excuses
Puis le brouhaha reprit de plus belle
Et elle saisit la main d’Akalie dans la foule confuse.

La poussant vivement à la suivre,
A toutes jambes, elle s’enfuit,
Car déjà, par la garde, elles étaient poursuivies
Et elles devaient être rapides, pour espérer survivre.

Malheureusement leur course dut s’arrêter
Lorsqu’elles rencontrèrent une porte immense
Et contre le panneau de bois se firent acculer
N’ayant plus qu’à espérer la clémence.

D’autant plus que Topaze n’avait aucune idée
Des torts dont Akalie était accusée,
Mais dans ce monde de fous
Elle s’attendait vraiment à tout.

Après la garde, vinrent les invités,
Puis leur princesse cruelle,
Par son escorte accompagnée,
S’avança jusqu’à elles.


« Eh bien, qui aurait cru que vous vous étiez associées,
Et que dans mon dos vous conspiriez ?
Tu t’es donc faite complice
De cette servante et de ses vices ? »


Déglutissant, Topaze s’avança fièrement
Et soutint le regard de la reine,
Ne prêtant pas attention aux ricanements
Du chat noir plein de haine.


« Je…Je ne sais ce qu’elle a fait
Et quoi qu’il en soit, je m’en défends,
J’aimerai juste d’ici m’en aller
Et reprendre le court de ma vie tranquillement. »


Un sourire méprisant se dessina
Sur les lèvres de la princesse
Puis, soudain elle s’approcha,
Et attrapa le menton de la déesse.


« Haha ! Tu me fais rire,
Crois-tu vraiment d’ici pouvoir partir ?
Tu m’appartiens corps et âme à jamais,
Tu ne pourras pas m’échapper. »


Sur ces mots, elle la repoussa
Et fit demi-tour en ordonnant
Qu’on arrête le valet sur le champ
Déclarant que sa tête tombera.

Désespérée, Topaze saisit
L’épaule de son chat blanc
Qui coula sur elle un regard sans vie
Ce qui l’arrêta dans son mouvement.

Qu’était-ce encore que cette nouveauté ?
Dans quoi s’était-elle embarquée ?
Déjà tout le monde s’en allait,
Laissant derrière une Topaze désemparée.

Puis, soudain, une main saisit ses poignets
Et un souffle vint caresser son cou
Puis s’éleva une voix qu’elle reconnaissait
Celle d’un professeur possédé par un fou.


« Topaze, sachez que vous me décevez
J’espérais que vous trouveriez la réponse vous même
Mais votre situation semble désespérer
Et ce rêve est déjà le septième… »


« Qu’y a-t-il à comprendre ?
Les évènements se suivent sans se ressembler
Mais si vous avez quelque chose à m’apprendre
Allez-y, je vous écouterai. »


« Tu n’as donc pas compris ?
Que parmi ces dix sorties,
Tu détiens la clé
Pour acquérir ta liberté ? »


Topaze encaissa le choc sans sourciller
Et il lâcha finalement ses poignets,
Et elle resta là immobile
Tandis qu’il repartait d’un pas tranquille.

Elle resta là un moment,
Les yeux clos, réfléchissant,
Revoyant passer devant ses yeux
Les personnages et les lieux.

Puis finalement, elle les rouvrit
Et Nasline lui sourit
Juste avant d’enfoncer sa lame
Dans son ventre et son âme.


« L’homme est un loup pour l’homme,
Et je t’ai choisi pour être ma proie,
Alors, abandonne, tu n’as pas le choix,
Ton corps restera à jamais mon royaume. »







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Invité
Re: Topaze au Pays des Merveilles - Mer 11 Déc 2013 - 21:41

J'ai adoré ce solo ! Ta façon de l'écrire est vraiment originale (tu dois être le premier rp solo en forme de poème inspiré d'un conte). De plus j'ai bien aimé ta façon de faire ressortir le caractère des personnes du forum dans les différents protagonistes du conte parce que tu as bien respecté leur caractère et leur façon d'agir.

Et Vinpap en lapin; j'ai envie de dire : ça lui va bien ~  

Papaze : 550 xps

Xps attribués : Yep
Topaze au Pays des Merveilles
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