Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Ce rêve qui lève mon ultime défense...

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Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Jeu 10 Oct 2013 - 23:55
Maya Tensho
Suki Jigen

Vers les cieux et au-delà...

- Mais tout ce qu'on voit est réel, pas vrai ?
- Oui.

L'espace.
Maya Tensho et Suki Jigen, déesse des dimensions, se trouvent dans le vide qui compose l'espace. Elles flottent à l'intérieur d'une bulle dimensionnelle, représentant un monde complètement différent de celui qui les entoure. Cette dimension transparente, sans gravité propre, fait 2 mètres de diamètre et l'air qu'elles y respirent est équivalent à celui qu'on trouve sur Terre. Par des choix physiques et mathématiques, les lois de la physique conventionnelle n'y sont plus toutes appliquées et de nouvelles peuvent exister... ce qui permet notamment le renouvellement de l'air par des principes « d'Endisynthèse », la « respiration des vêtements ». Pour cela, il leur suffit de toutes les deux porter une longue robe noire créée spécialement dans ce monde parallèle, le tissu les composant réapprovisionnant continuellement l'air en oxygène par captation du CO2. Pourquoi des vêtements noirs ? Plus simples à synthétiser puisqu'ils n'ont pas de lumière ni de couleur à renvoyer. Les échanges entre deux dimensions étant ce qu'ils sont, mieux vaut se simplifier la vie...
Tout cela découle d'explications fournies par Suki Jigen, une autiste à l'intelligence, à la mémoire et à la connaissance remarquable. Voilà une particularité qui l'a suivie dans ce monde des dieux... comme quoi certains gardent un pied dans leur ancienne vie même après avoir sauté la pas chez les êtres divins. Personne ne doit renier ce qu'il était auparavant, dans sa précédente vie...

La bulle dimensionnelle se déplace lentement, les deux femmes étant plus occupées à observer l'espace et ses mille merveilles. Elles ont quitté l'atmosphère terrestre et entame une première aventure vers la Lune. N'étant pas un moyen de locomotion conventionnel, la dimension n'est pas soumise aux dangers de l'espace : pas d'attraction de planètes ou d'étoiles dirigée sur elles, pas de rayonnement dangereux, pas d'interaction avec les comètes ou autres débris spatiaux, pas de température extrêmes... Il fait tout de même un peu chaud là-dedans, plus d'une trentaine de degrés. Une température idéale pour Suki, pas forcément pour Maya... mais peu importe. C'est déjà une chance d'être ici, ce n'est pas le moment de harceler une graine de génie pour des problèmes de confort. Parce que le seul danger finalement, c'est que cette dimension disparaisse et que les deux femmes se retrouvent dans l'espace sans moyen de s'en protéger...

- Ouaah... ! Le Soleil est vraiment trop lumineux, je pensais qu'on pourrait le regarder plus simplement après avoir quitté l'atmosphère...
- D'ici, la magnitude apparente du Soleil est d'environ -26.73 en bande V. Qu'on soit sur la planète ou non, la magnitude visuelle ne change pas beaucoup.

Suki Jigen, 13 ans, n'a d'intérêt que pour la physique et les mathématiques qui s'y rapportent. En contrepartie, elle a été presque incapable de se déshabiller et de se rhabiller de sa robe endisynthèse... ce n'est pas son élément. Là où tout le monde est de niveau intermédiaire dans tous les domaines, Suki n'en maîtrise qu'un... quoiqu'elle s'exprime plutôt bien, même si ce qu'elle raconte n'est pas forcément compréhensible. Elle croit sûrement que les autres ont autant de connaissance qu'elle... soit un temps de retard, ou un temps d'avance sur toutes les réponses qu'elle leur fournit.

L'espace est silencieux. Vide. Plus les déesses s'éloignent de la Terre, plus elles voient ces énormes sphères flotter au milieu de cette obscurité angoissante... plus elles sont impressionnées. C'est le premier voyage pour l'une comme pour l'autre, sur une idée de Maya et une réalisation sans accrocs de Suki. Elles voient pour la première fois la planète bleue et ses nuages qui masquent presque entièrement ses continents. Sur la face sombre, on peut néanmoins distinguer les illuminations éternelles humaines qui attestent d'une vie et d'une activité nocturne, et ce même quand le Soleil ne les éclaire ni ne les réchauffe plus. De nombreuses zones sont pourtant étrangement noires... l'œuvre des renégats à n'en pas douter. Tout laisse à croire qu'ils ont déjà décimé une bonne partie de la population. Mais là n'est pas la question. Il faut faire abstraction de cette triste réalité.

Elles volent en direction de l'astre lunaire à vitesse croissante. Les distances étant ce qu'elles sont, Suki doit accélérer tout en maintenant la dimension active et stable : un exercice qui paraîtrait bien compliqué. Les deux femmes se tiennent la main pour faciliter les calculs et garder une cohérence dans les mouvements et les vitesses. La dimension entoure Suki... et pour que le phénomène soit répercuté sur Maya, il faut qu'elle soit très proche de sa camarade, soit un mètre de distance au maximum. Cette dernière n'aura alors qu'une seule dimension à gérer au lieu de deux, soit un moyen de diviser la difficulté par deux. La Lune n'est pas très loin et assez grosse vue de la Terre... elles y seront en 3 petites minutes.

- C'est vraiment... horriblement vide et calme... fait Maya, d'une voix peu assurée.
- Oui.
- Et trop grand aussi... mais... il faut reconnaître que... Elle laisse un temps d'arrêt. Le centre de la galaxie a beau être masqué, ces lueurs sont magnifiques. Et toi, dis-moi, que penses-tu de toutes ces étoiles qu'on voit au loin ?
- Euh... je... je... je... c'est... beau...

« C'est comme c'est » voudrait-elle répondre. « Logique, prédictible, conforme à la connaissance qu'on en a »... mais son passage sur Terre a dû lui apprendre à mettre un peu de sentiment et d'émotion là-dedans, même pour faire illusion d'être comme les autres. Bien sûr, elle a l'air étrange comme ça, à ne pas savoir quoi répondre à une question si simple... mais celle qui se sent la plus stupide, c'est Maya, qui, étant remplie et parfois débordante d'émotions, fait semblant de ne plus en avoir depuis trop longtemps maintenant.

- Je m'excuse, je m'excuse ! fait Maya, désolée. Ne t'inquiète pas. Et si on allait voir le Soleil ensuite ?
- Nous pourrions, mais nous serions aveugles avant de l'atteindre.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Plus on l'approche et plus les photons émis par le Soleil sont concentrés, à la différence de leur diffusion quand on s'en éloigne. Donc plus on approche, plus la magnitude apparente du Soleil de notre point de vue sera basse. Sur l'échelle logarithmique inverse, chaque point perdu représente un taux de 2,51 sur le calcul de l'irradiance . Si nous parcourons la moitié du chemin vers le soleil, on obtiendra une magnitude apparente de -28,24 ce qui signifie que le Soleil nous paraîtra déjà 3 fois plus brillant.
- Je vois... réplique Maya, légèrement perdue... et si on regarde de l'autre côté pour ne pas être ébloui ?
- On ne voit plus le Soleil.
- ... Effectivement...

Idée stupide, quand tu nous guettes... enfin, peu importe.
La Lune, donc. La bulle dimensionnelle ralentit et s'arrête à environ 10 000 kilomètres du satellite naturel terrestre. C'est terriblement impressionnant... et toutes deux sont émerveillées à leur façon. Maya pose sa main libre sur le poignet de sa camarade et serre pour sentir son pouls : elle sait que c'est le seul moyen de savoir ce que Suki ressent. Son rythme cardiaque est rapide, ce qui signifie qu'elle est soit en proie à un effort conséquent, soit... excitée par ce qu'elle voit. Suki tourne la tête vers sa partenaire, attendant une remarque ou un commentaire. Elle affiche un calme olympien...

- On peut descendre ?
- Oui.

Pour cette réponse, l'adolescente a eu une hésitation quasi imperceptible... étrange. Inhabituel. Elles entament néanmoins leur descente, sans que Maya ne s'en méfie plus que ça. Dix secondes plus tard, elles stoppent à un mètre du sol... et c'est à partir de là que Suki commence à grimacer. Elle ferme les yeux et serre les dents tandis qu'elles approchent du sol, centimètre par centimètre. Il est déjà trop tard pour s'inquiéter. Que lui arrive-t-il ? Suki transpire et son rythme cardiaque a encore accéléré...

- Suki ? Ça va ?
- ... Je... j'y arrive pas...
- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui t'arrive ? fait Maya en se plaçant face à Suki et en posant ses mains sur ses épaules, très inquiète.
- J'y arrive pas... réplique la jeune fille, paniquée.

C'est grave : la bulle dimensionnelle perd en volume. Quelque chose est en train de se passer dans l'esprit de Suki, quelque chose qu'elle n'est pas capable d'expliquer. Son cerveau doit être en proie à des calculs qu'elle ne peut résoudre en maintenant la dimension stable... mais elle n'est pas non plus capable de s'arrêter. Entre deux états, c'est la femme et tout son pouvoir qui sont devenus instables. Que faire ? Mis à part prier et l'encourager, la déesse de la matérialisation est dans l'incapacité avérée de l'aider. Elle la serre dans ses bras, tente de la calmer mais rien à faire, la bulle rétrécit encore et encore dangereusement. L'adulte parle à sa partenaire, lui raconte une histoire, essaye de la détourner de ses équations... mais cela ne la détend pas elle-même. Suki répète une troisième fois qu'elle n'y arrive pas, transpirante et totalement bouleversée. Elles ne peuvent même plus tenir droites, tant la bulle a diminué de volume...
Un ultime recours : la méthode électrochoc.
La tirer de là en l'obligeant à penser à autre chose.
Maya lâche sa petite protégée, flotte légèrement vers l'arrière... puis elle la gifle violemment. Le temps d'un clignement d'yeux et toutes deux tombent doucement sur le sol poussiéreux de la planète. Au ralenti, elles se redressent alors et se regardent dans les yeux. Suki, toujours transpirante, s'essuie calmement le front avec la manche de sa robe. Elle a retrouvé son air serein, elle a pu se calmer. L'espace d'un instant, Maya s'attendant à des reproches après son geste un peu brutal... mais elle se souvient que la jeune adolescente n'est pas capable de commencer une conversation. Elle ne sait que répondre... savoir ce qu'elle a dans la tête est tout bonnement inimaginable pour une personne normalement constituée.

- Suki ? Ça va ?
- Oui.

Il serait aisé de demander si elle lui en veut pour son geste... mais il y a de grandes chances que cela perturbe Suki. Peut-être qu'elle ne comprend même pas ce principe de sympathie/aversion envers une autre personne... et si c'est vraiment le cas, elle va bégayer et se sentir perdue. Ne rien demander, c'est lui rendre service... ou être lâche, tout dépend du point de vue.

- Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
- Je n'arrivais pas à intégrer la gravité et le sol lunaire dans nos dimensions respectives.

Maya et Suki sont désormais seules dans leur bulle dimensionnelle... et on peut imaginer l'effort colossal que ce travail a dû demander. Deux bulles distinctes à gérer, modification des dimensions pour prendre en compte la gravité environnante et matérialisation du sol Lunaire pour ne pas passer au travers... tout ça en continuant de respirer de l'air, synthétiser de l'oxygène et en stabilisant les deux mondes pour qu'elles puissent toutes les deux se mouvoir librement. Et les sons ainsi que leur voix passent sans problème d'une dimension à l'autre, alors qu'il n'y a pas d'air pour propager les ondes sonores. Elles sont sur la Lune sans équipement... et tout fonctionne à merveille.
Et Suki regarde sa camarade, silencieusement... presque souriante, comme si tout ça était d'une simplicité enfantine...
C'est vraiment... affolant...

- Tu as créé une nouvelle dimension... juste pour moi ?
- Oui.
- Bon Dieu... j'ai simplement demandé à atterrir et tu as dû penser à tout... ?
- Oui.
- Il fallait me le dire... commence Maya en baissant la tête. Enfin, je ne savais pas que ce serait si difficile... En plus, tu as hésité, j'en suis certaine maintenant. Ce petit temps d'hésitation avant ta réponse, tout à l'heure... il fallait parler ! Il fallait tout dire, j'aurais compris. Je ne mords pas...

La déesse des dimensions cligne des yeux... elle ne semble pas comprendre ce qu'on lui reproche. La faute revient à Maya, qui n'a pas su déterminer tout ce qu'impliquait cet atterrissage sur ce morceau de roche... alors que de son côté, Suki pensait qu'elle le savait et qu'elle demandait en connaissance de cause. La communication est difficile entre elles, Maya ayant de plus en plus l'impression de se servir d'une espèce de robot esclave pour se divertir, alors qu'en réalité, elles profitent toutes les deux l'une de l'autre.
Ce qui est fait est fait : elles sont sur la Lune, en vie, et vont pouvoir se balader un peu dans ce paysage désertique. Tout le mérite revient à une seule femme...

- Excuse-moi Suki...
- De rien. répond-elle machinalement, donnant l'impression d'une réponse apprise par cœur à ressortir dans certaines situations.
- ... elle soupire. Très bien... c'est fait, c'est fait. Alors, on va se balader un peu ?
- Oui.

Maya se relève et se stabilise sur ses deux jambes, puis effectue un pas au ralenti. Puis un autre, sous le regard impassible de Suki. Elle prend un peu d'élan et saute à plus de cinq mètres de hauteur avant de retomber, là encore, très lentement. C'est exactement comme on le lui avait décrit : une gravité inférieure de la Terre qui permet de bondir n'importe comment sans jamais ressentir la lourdeur de son poids. Ou de sa masse, un des deux mais elle ne se souvient jamais duquel. S'il y avait un panneau de basket, elle ferait des smatchs monstre... mais pour une ex-gymnaste, c'est plutôt le nombre de rotation en un unique saut qui l'intéresse. Elle tente : nouvelle prise d'élan, elle saute et tourne, tourne, tourne encore. Ça n'en fini plus... à tel point qu'elle ne sait pas à quand s'attendre à retrouver le sol. Par chance, elle retombe sur ses jambes et effectue une petite roulade pour terminer son mouvement. Hmmm... entre 10 et 12 rotations, elle n'est pas parvenue à bien décompter. Record du monde.

Coup d'œil en direction de Suki : elle observe le sol et a dû effectuer un ou deux pas... pas plus. Une nouvelle fois, c'est compliqué... comment savoir, comment comprendre ce que la jeune fille ressent ? Est-ce qu'elle s'amuse en faisant simplement deux pas ? Est-ce qu'elle en est à évaluer et vérifier la gravité lunaire par des mesures compliquées ? Qu'est-ce qui la botte... ? Qu'est-ce que Maya pourrait faire de mieux pour elle... ?
L'adulte aux cheveux argentés court (c'est relatif) vers sa camarade pour lui administrer une prise de catch, une charge ou un plaquage frontal, histoire d'échanger une activité avec elle. La cible aperçoit sa prédatrice et saute en arrière pour esquiver. Toute souriante, Maya entame une nouvelle approche, encore une fois évitée habilement par Suki. Vu de l'extérieur, c'est une scène tirée du film Matrix... composée de sauts impossibles et d'esquives improbables.
Est-ce que Suki s'amuse ou est-ce que Maya la fait purement chier... ?
Une question qui ne trouvera jamais de réponse. Il faut dire que même si elles sautent toutes les deux dans tous les sens sans temps d'arrêt, elles ne se fatiguent pas. Elles sont entraînées, naturellement résistantes et peut-être même incapable de savoir qu'elles mollissent. Le jeu dure plus d'une dizaine de minutes tout de même. Il s'arrête quand Suki finit par glisser et tomber. Maya lui agrippe le poignet, la relève et la ceinture, l'empêchant ainsi de bouger. Victoire !

- Je t'ai eue Suki !
- Oui.

C'est... comment dire... affligeant... et décourageant. Mais compréhensible. Il lui est impossible de répondre autre chose, même si Maya y mettait la meilleure volonté au monde. C'est ainsi, c'est elle... c'est Suki, personne ne pourra la refaire.
Maya la lâche et baisse la tête en soupirant. L'adolescente lui agrippe alors une main doucement, puis la porte jusqu'à son visage pour se caresser la joue. Vraiment... ? C'est vraiment en train de se passer ? Une initiative ? Une marque d'affection ? Une autre expérimentation physique pour vérifier les indices de « toucher » sur la Lune... ? C'est le jeu de la bonne question... et là encore, il n'y en a certainement aucune d'exacte, ce qui signifie que Maya a le droit de choisir celle qui lui plaît le plus. Probablement. Dans ces conditions, c'est tout réfléchit : Suki a apprécié la petite poursuite et remercie sa partenaire de sa mignonne petite façon.

- Arrête, tu vas me faire rougir... Dis simplement... « merci » si tu veux me remercier... fait Maya en rougissant.
- Merci. répond la jeune fille instantanément.
- Arrête... c'est normal voyons. Je n'allais pas te laisser dans ton coin...
- Merci Maya.
- … alala. C'est avec plaisir, Suki.

La plus jeune relâche la main de sa partenaire, puis la regarde... de son petit air qui attend déjà la décision ou l'ordre suivant. En ont-elles terminé avec la Lune ? Sans doute... oui, déjà. Le système solaire étant très vaste, il ne faut pas rester trop longtemps sur la même planète, sans quoi elles... seront en retard pour les cours du lendemain.
D'un commun accord, Maya se rapproche de Suki pour ne reformer plus qu'une seule et même dimension, qui sera plus simplement maintenable et facilement maîtrisable. La gravité est retirée, les échanges physique avec la planète, annulés... et toutes les deux reprennent de l'altitude, main dans la main. Direction de nouvelles aventures, vers quelque chose de plus éloigné et de plus énigmatique... là où personne encore n'a jamais posé les pieds.

Normal, puisque là-bas, de sol, il n'y a point.


Dernière édition par Maya Tensho le Jeu 17 Oct 2013 - 22:07, édité 1 fois
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Re: Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Ven 11 Oct 2013 - 23:06

... je serais toujours mon propre danger...

La plus grosse planète du système solaire n'est plus très loin désormais. Enfin... comparativement aux échelles, nos deux aventurières voient désormais la planète Jupiter aussi grosse qu'elles ne voyaient la Lune avant d'atterrir... ce qui signifie qu'elles sont encore loin. Environ 41,1488 fois plus loin même, d'après une réponse très précise de Suki qui calcule tous ces chiffres de tête en s'aidant de ses connaissances. On pourrait mettre l'équivalent de 1 321,33 Terres là-dedans... ou encore 65 182,62 Lunes. Ce ne sont que des nombres faits pour impressionner de toute façon, parce qu'en vérité, la Lune paraissait déjà très imposante quand elles s'y approchaient, une demi-heure plus tôt. À partir d'un certain seuil, il devient difficile d'évaluer toute cette démesure...
Maya indique à son amie qu'elle souhaite passer voir les anneaux avant d'approcher davantage le mastodonte. Elles en survolent un depuis quelques secondes maintenant, mais le plus lumineux est encore un peu plus loin. 100 000 kilomètres quoi, l'histoire de quelques secondes. Voyageant un peu au-dessus (par rapport à leur propre référentiel, elles sont debout dans le « bon sens »), elles descendent pour mieux voir les éléments qui composent cet anneau. Poussières glacées, morceaux de roche, le tout sur une trentaine de kilomètres d'épaisseurs, cela ressemble de moins en moins à un anneau parfait au fur et à mesure qu'elles approchent. Un brouillard dense, avec des rochers qui bataillent à l'intérieur... voilà comment décrire et visualiser concrètement un tel endroit. Un caillou d'une vingtaine de centimètre passe juste au-dessus de leur tête et quitte son orbite en direction de la géante gazeuse. S'il ne rencontre aucun obstacle, à cette vitesse, il sera avalé dans une dizaine de jours... pauvre de lui.

- C'est sinistre...
- Oui.
- En comparaison, notre bonne veille Terre est agréable... calme... paisible... Si seulement on pouvait trouver une planète où on aurait la paix éternelle garantie en plus, ce serait chouette.

La déesse tourne la tête vers Jupiter. Elle la regarde, l'observe sans parler pendant une minute ou deux... puis soupire, déçue. Bien entendu, on ne voit pas la planète tourner aussi rapidement qu'on nous le montre, petits étudiants humains ou téléspectateurs férus de programmations astronomique. 9 heures pour effectuer une rotation complète, c'est presque la durée d'une journée d'hiver... hors, on ne voit jamais le Soleil se déplacer, on sait simplement qu'il bouge dans le ciel quand on ne l'observe justement pas pendant plusieurs minutes.
Il n'empêche qu'il faut aller voir ça de plus près, pour étudier et s'extasier devant les créations de la nature. Elles reprennent donc leur route.
Mais pas vers Jupiter, plutôt vers le côté gauche en s'en éloignant.

- Où est-ce qu'on va ? s'étonne Maya.
- Voir la lune Io. Je voudrais l'étudier un peu.
- Où est-elle ?
- Plus loin que l'anneau gossamer externe, à distance égale à la distance Terre-Lune à son apogée.
- Apogée ?
- Oui.
- Non mais... qu'est-ce que c'est que cette histoire d'apogée ?
- Quand la Lune est la plus éloignée de la Terre, environ une fois par mois, on parle d'apogée, à contrario du périgée qui indique le moment où la distance entre mère et fille est minimale.

De ce que la passagère comprend, les anneaux s'étalent sur une distance inférieure à la distance Terre-Lune alors les lunes se trouvent un peu plus loin... voilà pourquoi elles doivent s'éloigner de Jupiter. Dans ces conditions, pourquoi ne pas aller voir Jupiter en premier ? Une optimisation de parcours, sans doute... même si les deux femmes n'ont pas réellement décidé de la planète ou l'endroit qu'elles iront visiter par la suite. Mais puisque c'est le souhait de Suki, Maya ne va pas le lui refuser. Elles arrivent très rapidement devant le satellite Jupitérien et commencent à atterrir, exactement comme sur la Lune précédemment.

- Ne va pas nous faire une crise comme tout à l'heure s'il te plaît...

Suki tourne la tête vers Maya et, sans même changer d'expression ou faire le moindre mouvement, elle lui fait comprendre qu'elle va suivre le conseil. Enfin... Maya l'espère. Le sol d'un ton orangé se rapproche sous leur pied et doucement, la bulle dimensionnelle stoppe sa course à quelques millimètres de la surface. Maya regarde le ciel, très obscur malgré la présence du Soleil. Autour d'elles, tout est tranquille, dégagé et calme... soit un paysage similaire à la Lune en beaucoup plus coloré néanmoins.

- Pourquoi Io et pas une autre lune ? fait l'adulte, curieuse.
- Pour l'activité volcanique plus forte que sur Terre.
- Je vois... mais, en fait, il n'y a aucun volcan ici...

Grondement qui les fait sursauter toutes les deux. Retour du bruit... rassurant par rapport au silence religieux de l'espace, mais peu rassurant quant à ses conséquences. Le sol craque sous leur pied. Cette partie du satellite naturel doit être la proie de séismes très violents, mais ceux-ci n'affectent pas les deux filles. Bientôt, un liquide rougeâtre commence à remonter du sous-sol et déborde, juste à leurs pieds. Maya a pour réflexe d'essayer de s'écarter, entraînant son amie dans le mouvement en la tirant par le haut de sa robe.

- Il s'en est fallu de peu... assure Maya après plusieurs pas d'éloignement du danger.
- Non.
- Non ? Mais regarde cette lave... un peu plus et nous étions brûlées vives...
- Nous sommes dans une autre dimension et même si à travers la bulle, nous voyons des éléments d'une autre dimension, ça ne veut pas dire qu'on peut interagir avec.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on peut passer au travers du sol ?
- Oui.

L'apprentie déesse de la matérialisation déglutit. Passer à travers les dessins non matérialisés, elle n'a déjà fait... mais ce ne doit pas être la même chose pour les objets réels. Si Suki souhaite voir les éruptions de cette planète et les étudier, il faut peut-être aller... en dessous.

- On pourrait y aller alors, au centre de Io... C'est ce que tu veux ?

L'adolescente ne répond pas. Ou plutôt si : un timide oui, après plusieurs secondes de silence, agrémenté d'une augmentation de la pression sur la main de sa partenaire de voyage. Cette fois, c'est plus qu'une hésitation. Quelque chose cloche à nouveau, mais Suki ne veut pas spontanément dire quoi. Maya ne va pas la laisser s'enfermer : elle va tenter de la questionner et de la rassurer au plus vite.

- Si tu ne veux pas, dis-le. On arrête là.
- Non, non, je veux.
- Alors quoi, qu'est-ce qui t'arrive ?
- Rien.
- Non, c'est faux, je sais que quelque chose te tracasse. Dis-moi, je t'en prie. C'est trop difficile ?
- Non.
- Tu as peur ?
- Non, pas moi.
- Oh. Tu t'inquiètes pour moi alors ? questionne Maya, surprise.

Là encore, elle ne répond pas directement mais hoche simplement la tête pour acquiescer. Évidemment, elle ne doit pas être « inquiète » au sens normal du terme, mais ça doit pouvoir se rapprocher d'une autre émotion qu'elle pourrait ressentir : la difficulté de gérer une autre personne là-dessous peut-être. C'est pour ça qu'elle lui serre la main, elle ne veut pas lâcher sa camarade par mégarde. Maya sourit et lui adresse un clin d'œil pour la rassurer.

- Je ne vais pas te lâcher, soit rassurée ! On peut y aller sans problème, ne te fais pas de soucis pour moi !

Suki acquiesce une nouvelle fois en relâchant légèrement la pression sur la main de Maya.
Peu importe ce qu'on dira, elle n'a pas l'air rassurée pour autant. Mais elle va faire confiance à son amie.

Lentement, la bulle descend et plonge sous le sol de Io. Leurs pieds, leurs jambes, leur ventre... telles des fantômes, elles s'engouffrent à travers la matière. C'est au tour de leur tête de disparaître, totalement enterrée... et le noir profond remplace désormais toute lumière visible. La nuit... impossible de voir, impossible de se diriger, elles sont prisonnières sous terre. Le cœur de Maya s'accélère soudainement quand elle comprend où voulait en venir Suki : seule leur main les lient. Si l'une ou l'autre lâche et s'éloigne, Maya se rematérialisera ici même, écrasée dans cette planète et définitivement perdue. Elle serre plus fort. Il fait sombre et elles avancent, sans savoir ce qu'elles trouveront. Mais qu'y a-t-il plus au centre de cette planète ? De nouveaux grondements se font entendre et brusquement, elles passent de l'obscurité à un lac de lave souterrain rougeoyant. Maya tressaillit et ferme les yeux en se protégeant le visage avec son bras libre. Elle ne sait même pas où se trouve Suki, elle ne voit même plus son propre corps... et les voilà qui retournent dans l'ombre angoissante du centre d'une planète.
Qui sait ce qui se passe quand on reste coincé par ici. Peut-être qu'elles pourraient rester prisonnière de cet endroit et vivre pour l'éternité à côté de la géante gazeuse... ? Peut-être qu'elles finiraient par être avalée par Jupiter ? Qu'est-ce qui serait le plus horrible d'ailleurs ? Rester immobile enterrée sur cette planète ou être réduite en miette par la force de gravité d'un soleil avorté ?

Maya est folle... folle d'accorder autant de confiance à Suki alors que cette jeune fille ne sait pas s'occuper d'elle-même. Encore une fois, ce n'est pas sa faute... mais arrivé à ce stade de danger, c'est de l'inconscience. La panique se transforme en claustrophobie. Confinée dans un espace dense et restreint, totalement aveugle, les forces de Maya l'abandonnent alors qu'elle est prise de vertiges. Ses muscles sont bientôt tétanisés. Il n'y a plus que cette main dans son esprit, cette main qui constitue la différence entre la vie et la mort... Cette main qu'elle ne doit surtout pas lâcher. Elle est bientôt prise d'hallucinations : la silhouette d'une bête immonde et obscure apparaît juste devant elle et tente de croquer son bras pour briser le lien. Maya gémit et essaye de chasser cette bête, mais rien à faire. D'autres créatures similaires avancent et viennent la traverser, provoquant des douleurs hallucinogènes atroces. Et puis, toutes ces bestioles s'enfuient. Une boule commence à se dessiner au loin et approche tout doucement. Le noyau de la planète. Un piège. Celui qui y entre ne peut plus jamais en sortir. C'est un véritable dieu qui vit là, conformément aux dires d'Isanagi Tensho : un dieu un peu trop seul qui souhaitera de la compagnie pour l'éternité... Elles approchent, approchent... le mur se rapproche... rapproche.

Maya lâche la main de Suki.
Ses deux poignets sont aussitôt agrippés et on l'entraîne vers ce noyau. Maya se débat, tente d'arracher la prise pour s'enfuir, mais elle n'a plus de force. Elle traverse la première couche, puis se dirige vers le centre de Io. Petit à petit se dévoile le futur : un siphon dont le centre est noir. Une spirale dont plus jamais rien ne sort. Le trou noir qui l'avalera et qui la détruira ou l'emprisonnera jusqu'à la nuit des temps, dans mille souffrances. L'enfer qui lui est promis, en récompense de la vie qu'elle a menée. Dans ce trou noir, elle peut voir des visages connus... ses amis, ses amours, tous ceux qui souhaiteront se venger d'elle.


Elles s'échappent du sol du côté sombre de la planète et s'éloigne dans le ciel jusqu'à quitter l'atmosphère.
À bout, aveuglée par cette vision, Maya se rétracte, vomit et perd connaissance dans l'immensité de l'espace.
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Re: Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Sam 12 Oct 2013 - 23:37

... et quand un ennemi viendra...

Vision trouble. Des yeux. Un visage. Suki.
Maya cligne des yeux. Que lui est-il arrivé ? Où est-elle ?
Elle tourne la tête pour s'apercevoir qu'elles n'ont pas l'air d'avoir énormément bougé. L'espace, la lune Io, la géante gazeuse Jupiter... tout est toujours là, immobile. L'information néanmoins rassurante, c'est qu'elles sont sorties de cet enfer souterrain... c'est déjà ça.

Toute tremblante, Maya reporte son regard sur Suki qui lui fait face. Elle lui a agrippé les deux poignets... sûrement pendant qu'elle dormait, pour « veiller » sur elle. Mis à part ça, aucun changement dans son attitude ou quoi que ce soit. Cela signifie que si Maya ne s'était pas réveillée rapidement, Suki aurait attendu... encore et encore. Longtemps. Indéfiniment peut-être...

- Suki... fait Maya en l'enlaçant tendrement. Suki... je suis désolée de ce qui s'est passé...
- C'est rien.

L'autiste aura beau dire ce qu'elle voudra, elle ne pourra pas cacher ce cœur qui bat à toute allure et ces tremblements incontrôlables... à moins que ce ne soit le corps de Maya qui raisonne au travers de sa camarade ? Elle respire fort... signe qu'elle n'est toujours pas calmée et sous le coup du choc qu'elle a subi. C'était une expérience vraiment... terrorisante, quelque chose qu'elle ne refera plus jamais. Ces planètes et ces étoiles sont extraordinaires, magnifiques... mais si dangereuses... En comparaison, la Terre est un endroit tranquille, paisible, plus qu'on ne voudrait le croire. Les humains sont des créatures sensibles et calmes comparés à ces immensités... et ça, il vaudrait mieux que les renégats le remarquent s'ils veulent que tout cela continue. La Terre est un cadeau, il faut en prendre soin.
Silence. On n'entend plus que la respiration saccadée de Maya.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Nous allons voir Jupiter ?
- ... pas de problème.

C'est bien ce que l'apprentie déesse de la matérialisation craignait : Suki n'a aucune notion de santé. Non pas qu'elle s'exprime en sachant que Maya est affaiblie... elle ne s'en doute tout simplement pas. D'ailleurs, ce n'est pas naturel de s'inquiéter de l'état des autres tant qu'ils sont en vie, c'est un truc typiquement humain. Tant que Maya ne dira rien, Suki ne pourra que continuer d'agir normalement, comme s'il ne s'était rien passé. Tout repose sur les épaules de l'adulte, c'est elle qui décide ce que doit penser sa partenaire... Encore faut-il être assez responsable pour s'arrêter à temps, ce que notre adulte n'est assurément pas.
Puisqu'on ne lui a pas demandé le contraire ni soumis de remarque particulière, la déesse des dimensions repart vers la planète gazeuse en entraînant Maya avec elle dans la bulle dimensionnelle. Direction la grande tâche rouge, l'anticyclone le plus important du système solaire. Qu'est-ce que cette tâche rouge ? Une tempête. Pas la plus violente des environs, mais la plus large d'après Suki. Il y souffle des vents de plus de 700 km/h... de quoi garder une représentante de la famille Tensho en lévitation dans les airs, sans qu'elle puisse tomber plus profondément dans la planète malgré l'absence de sol palpable. Merci pour l'exemple... ce n'était pas très utile.

10 000 km, 1 000 km... 100 km... 10 km.

- A... attends ! Stop ! crie Maya.

La bulle s'arrête instantanément.
Maya ne peut pas. Elle ne veut pas revivre cela. Ce brouillard rouge... elle a l'impression que si elles y entrent, elles ne pourront jamais en ressortir. Elle aurait voulu faire abstraction pour faire plaisir à Suki, pour que cette graine de génie puisse étudier cette tâche rouge comme elle le souhaitait... mais elle n'en est plus capable. Émotionnellement et psychologiquement, elle ne résisterait pas. D'ailleurs, à quelques kilomètres encore de la surface, elle se sent déjà mal. Comme si cette géante allait tout d'un coup les capturer dans son champ gravitationnel. Cette sensation de se faire avaler...

- Reculons, je t'en supplie, éloignons-nous d'ici...
- Ok.

Serait-ce un air déçu qu'elle affiche ?
De son côté, Maya regarde la planète, terrorisée.
La grande tâche rouge... vient de bouger. La tempête s'élargit, du gaz s'échappant petit à petit de la sphère et se dirigeant dans la direction des deux femmes. Un long bras se forme et à son bout, l'image d'une main humaine géante ne tarde pas à s'afficher.

Elles déglutissent.

La vitesse du phénomène est vertigineuse... et comme l'avait pressentit Maya, cette chose veut les capturer et les emporter dans la planète ! D'un regard, les deux déesses se mettent d'accord pour fuir sans perdre une seule seconde. Elles se placent dos à dos tout en gardant une main liée l'une à l'autre, Maya faisant face à la manifestation tandis que Suki calcule une trajectoire de fuite. La poursuite infernale est sur le point de débuter...
Maya sort son pinceau. Son pouvoir sera-t-il utile ? Elle le saura bien assez tôt. La main faite de gaz se rapproche d'elles malgré la vitesse prodigieuse que Suki a transféré à la bulle dimensionnelle. Normalement, il n'y a aucun danger puisqu'il n'y a pas d'interaction entre l'intérieur et l'extérieur... mais un tel phénomène implique une méfiance absolue. D'un trait vertical, Maya matérialise une barre de fer qu'elle empoigne et lance hors de la bulle dimensionnelle. Au contact du vide spatial, cette barre durcit en s'auréolant de glace, puis est réduite en miettes au contact de la main de Jupiter. Ça ne fonctionnera pas... Tous les objets qu'elle matérialisera finiront de la même façon.

- Suki ! Est-ce que tu sais comment créer une réaction dans ce gaz ?
- Euh... je... je... ce n'est pas mon... domaine !
- Quoi ? Quel est ce gaz alors, donne-moi juste son nom !
- Je... je... je ne sais pas...
- Mais... qu'est-ce que tu voulais faire ici alors ?
- Étudier le vent et la pression atmosphérique... Étudier la tempête...

Une réaction chimique qui aurait pu annuler le gaz ou le transformer pour l'arrêter... c'était ça l'idée. Malheureusement, il leur manque la connaissance pour ça. Alors que reste-t-il ? En attendant de trouver une autre idée, Maya matérialise un autre objet contondant et le balance sur le prédateur, sans meilleur résultat que la première fois. L'ennemi se rapproche dangereusement maintenant, alors que Suki est au maximum de ses possibilités. Reste Maya qui, n'ayant encore jamais fait face à un danger si soudain et rapide, est incapable de trouver une idée de dessin qui pourrait les sortir de là.
Quelque chose reste à tenter. Lentement, Maya dessine une droite dans l'air, puis, sans arrêter de dessiner, elle la matérialise. La matérialisation en continu, l'objet qui se synthétise au fur et à mesure qu'il est dessiné. Maya va sortir un bout de la barre en dehors de la bulle et continuer de dessiner et de matérialiser pour finalement créer un objet qui sera d'une longueur infinie. Tant qu'elle résistera, elle dessinera et allongera l'objet aussi loin qu'elle le pourra. D'ailleurs, le bout entre déjà en contact avec la main et se fracasse, provoquant une pression sur le poignet de la demoiselle qui la fait reculer, entraînant Suki et accélérant ainsi la vitesse de la bulle dans l'espace. L'interaction existe désormais entre les deux dimensions... c'est cette barre, et c'était peut-être une erreur que de la concrétiser.

Le morceau de métal se détruit d'un côté et se reconstruit de l'autre à vitesse constante. Pendant ce temps, la main de Jupiter ne se rapproche plus... et les deux femmes peuvent continuer de s'éloigner de la planète. Une minute aura bientôt passé, elles doivent actuellement se trouver sur l'orbite de Io. Cette main, ce bras fait de gaz qui s'échappe de la planète géante fait désormais plus de 400 000 km de long... et il n'est pas près d'être en manque de matériau. Maya tient bon, mais elle fatigue. Jamais elle n'a autant créé... et elle ne sait pas quand surviendra sa limite. Mais soudain, le centre de la main cède et trois colonnes s'en détache... Trois colonnes, trois serpents immenses qui se jettent sur elles pour les avaler par trois côtés différents. Maya grimace, incapable de faire face à ce nouvel assaut. Il n'y a plus rien à faire... ou si, juste un bouclier pour protéger d'une attaque frontale. Elle dématérialise sa barre de fer et dessine en vitesse un énorme cercle en le remplissant grossièrement. Elle se concentre quelques secondes pour dessiner les quelques détails qui permettront de le matérialiser dans un matériau solide : l'or.

Avant qu'elle n'ait pu terminer, les trois serpents ouvrent leur gueule... et voilà les deux apprenties encerclées dans des estomacs faits de gaz, dans une tempête où les vents soufflent dans tous les sens et où tous les points de repère disparaissent. Mais comme prévu, il n'y a aucun échange entre la bulle et ce qui se passe autour : elles sont sauves et en sécurité. Seul le bruit des turbulences les oblige à hausser sérieusement le volume de leur voix.

- Avance, continue d'avancer Suki, nous n'avons rien à craindre.
- M... Maya... bégaye Suki.
- Quoi ?
- Nous sommes arrêtées.
- Mais... Il faut s'éloigner de la planète, le plus vite possible ! fait Maya en se retournant et en regardant son amie dans les yeux.
- Je suis perdue.
- Avance, ne réfléchis pas !
- Je n'ai plus aucun repère, je ne sais pas où se trouve la planète, si nous nous en approchons ou si nous nous en éloignons... Je ne sais plus...

Maya tourne la tête pour lui dire d'aller tout droit mais... il faut se rendre à l'évidence : le vent balance ces sortes de nuages dans tous les sens, allant faire perdre jusqu'à la notion de « ligne droite ». Pas de point brillant à l'horizon pour distinguer le soleil... elles sont donc perdues au milieu de cette tempête. Par chance, elles sont dans l'œil du cyclone, tout se passe à 10 mètres autour d'elles. La lumière reste importante, elles ne sont pas plongées dans le noir... du moins pour le moment.

À partir de là, que faire ?

- Suki. Comme on se retrouve.

Une voix d'homme, toute proche d'elles. Suki et Maya se retournent pour constater qu'un individu, un être humain ou divin se trouve là, juste à côté d'elles. À 10 centimètres du visage de l'adolescente, il la toise. Il se trouve dans la bulle, et pourtant hors de la dimension : il n'a donc aucune chance de la toucher quoi qu'il fasse... et vu son air, c'est sans doute mieux ainsi.

- Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?
- C'est Tyrion, le dieu de l'alchimie. L'homme au QI parfait qui domine les molécules par des réactions chimiques.
- Qu... quoi ?
- Nous avons une certaine... « rivalité » avec votre guide.

Quelle catastrophe... Une rivalité entre les domaines de la physique et de la chimie, par deux êtres extraordinairement intelligents... Les voilà dans de beaux draps.

- Ce n'est pas le moment... laissez-nous partir, je vous en prie...
- Pas question. Je vous l'ai dit, nous sommes rivaux. Explique-lui, Suki.
- Il veut proposer un exercice, un défi que je dois remporter pour qu'il me laisse tranquille.

Il hausse les épaules et lève les bras.
La tempête fait rage, mais il n'est pas touché...
… et c'est en souriant qu'il leur propose son défi.

- ... trouver la faille dans cette tempête et sortir d'ici ? Une petite précision et pas des moindres : la tempête autour de vous grandit de seconde en seconde. Je vous suggère de réfléchir vite.
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Re: Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Mar 15 Oct 2013 - 0:10

... tu devras me protéger...

Les éléments sont déchaînés, mais aucune des trois personnes ici présentes n'est affectée : c'est le pouvoir des dieux en action. Sans limite, sans défaut, mis à part la finalité qu'on lui donne. Faire le bien ou faire le mal, ce n'est que l'humain derrière le titre de « Dieu » qui décide.

- Il faut vous affronter pour pouvoir s'échapper, c'est ça ?
- Exact. Mais pas d'affrontement comme vous l'entendez : je vous parle plutôt d'un combat intellectuel.

Seuls Maya et Tyrion discutent. De son côté, Suki regarde simplement les environs, pensive. Le vent souffle sans arrêt dans tous les sens... elle doit essayer de trouver une faille dans le processus. Pour elle, inutile de parler, ça ne serait qu'une perte du temps. Et remarquez... elle n'a pas l'air de vouloir écouter cet individu qui tente de leur barrer la route. Ils se connaissent... et ce doit être pour le meilleur et pour le pire.

- Et qu'est-ce que ça vous apporte ?
- Je sens que vous préférez discuter plutôt que réfléchir. À chacun sa façon de combattre, en effet, même si la vôtre doit avoir un taux de réussite très bas. fait-il, moqueur. Très bien, jouons dans ce cas. Ça m'apporte du plaisir, émotion que vous devez rarement ressentir puisque vous daignez poser la question.

Bam... un coup direct au cœur et dans le moral.
Il a raison... Maya ne sait plus s'amuser comme avant. Tout a cette touche de noirceur, cette petite fausse note qui enlaidit le résultat final pour un oui ou pour un non. Prenons cette aventure qui devait être la concrétisation d'un rêve : visiter les étoiles. Voir les planètes, les diversités de l'espace, les merveilles créées par Deus... Tout cela a fini par mal tourner. La déesse a dû croire que ce ne serait qu'un jeu, une partie de plaisir... et elle ne s'est pas bien préparée. Résultat : elle n'a pas eu le cœur assez solide pour résister à ses propres peurs. Elle n'est également pas prête pour l'éventualité qu'un dieu débarque et tente de les assassiner dans l'espace. Croit-elle que le monde est tout rose, tout mignon, tout gentil ? Voilà de quoi la ramener les deux pieds sur Terre... façon de parler.

D'un coup, Tyrion s'éloigne. Comme un boulet de canon, il disparaît en moins d'une seconde. Qui a bougé ? Lui ou elles ? Impossible de savoir... seule Suki connaît la réponse. Mais puisqu'il s'approche à nouveau et vient à les rattraper, on peut conclure que les deux femmes ont tenté une escapade. Manquée, en l'occurrence.

- Tu as cru entrevoir l'obscurité de l'espace, pas vrai ? Manqué Suki, essaye encore.
- ...
- Mais laissez-la tranquille ! s'emporte Maya. C'est pire que du harcèlement... Elle n'est pas à votre niveau, elle n'est même pas capable de faire certaines choses très simples de la vie... Alors pourquoi est-ce que vous la bousculez ? Pourquoi est-ce que vous la visez, elle ?
- Parce que vous croyez réellement que Suki est autiste ? Elle est simplement mille fois plus intelligente que vous. Mille fois moins honnête aussi, mais il faut la comprendre. Ce qu'elle vous fait là, ce comportement qu'elle adopte, c'est son choix, croyez-moi.
- ...
- Je ferai mieux de faire comme elle et ne plus vous rép...

Maya s'interrompt. Suki vient de renforcer la pression sur sa main. Elle communique physiquement pour que Tyrion ne remarque rien. Qu'essaye-t-elle de dire ? Qu'il faut continuer de parler ou au contraire, cesser ? Bien entendu que ce type est intelligent et qu'il va tenter de semer la zizanie entre elles, mais même Maya n'est pas dupe. Elle lui répond donc d'une brève pression pour que sa camarade se rassure.
Et elle se met à regarder autour d'elle pour, comme Suki, trouver un moyen de sortir d'ici.

Orange, rouge, le tout dans un ton très lumineux... que faut-il trouver par ici ? La noirceur de l'espace qui pourrait s'afficher dans un petit coin, à travers le brouillard ?

- Tenez, petite question rien que pour vous : depuis quand le fait de « respirer » tient-il de la physique ?
- Tyrion m'a aidée pour créer ces vêtements. Le tissu en lui-même est physique, c'est un matériau classique auquel nous avons ajouté un principe de synthèse au niveau des atomes. Le CO2 devient O2 alors que l'atome de carbone restant est lui aussi synthétisé avec d'autres éléments qui entrent dans la composition de la robe.
- Mais c'est que la bougresse s'empresse de répondre pour dissiper le brouillard ! Étrange, n'est-ce pas ?
- C'est lui qui a inventé ce principe ?
- Nous deux, surtout lui.
- à ce que j'entends, tu n'as même pas la prétention de te l'attribuer alors que tu pourrais.
- Suki n'a aucune prétention et n'a pas la moindre disposition à mentir à qui que ce soit. Taisez-vous maintenant. Termine Maya, fermement.

Bruit étrange, indescriptible. Maya regarde tout autour d'elle pour constater que la bulle dimensionnelle a grandi. Doublé de volume même.
Autour d'elles, la tempête se calme, puis petit à petit, le brouillard se dissipe.
Suki, de son côté, est tout à fait sereine face à ce changement qui n'augure...

- Bien joué...

Alors, ce sera une prise de risque maximale : la déesse des dimensions a autorisé le dieu des atomes à entrer dans la bulle dimensionnelle. Pris dans cette nouvelle dimension, son pouvoir n'affecte plus la dimension classique... il ne peut donc plus manipuler la grosse tâche rouge de Jupiter qui s'en retourne à son point d'origine. Le Soleil réapparaît dans l'espace alors que tout s'est clarifié autour d'elles. CQFD.
D'un autre côté, cela signifie qu'il peut désormais manipuler l'air qu'elles respirent toutes les deux... et ça, c'est peut-être légèrement plus dangereux que tout. C'est sûrement ce qu'il attendait, la seule solution que trouverait Suki pour s'en sortir. Il sourit, alors que l'adolescente se réfugie derrière Maya pour se protéger d'une éventuelle attaque.

- Il fait chaud là-dedans. Permettez-moi de faire baisser la température de quelques degrés.

Et la température baisse... du tout au tout.
En pratique, il suffit de diminuer la quantité de chocs et d'échanges thermiques entre les atomes pour faire baisser la température... et c'est exactement ce qu'il doit être en train de faire. Son rayon d'action doit être aussi grand que celui de Suki, d'où un pressentiment de refroidissement global. De 30°C, elles passent donc à... 0°C. L'air qu'elles expirent devient soudainement trop chaud par rapport à leur environnement : elles rejettent de la vapeur d'eau condensée sous forme de fumée, signe que la température à l'extérieur de leur corps est très différente de l'intérieur. Elles se mettent rapidement à frissonner et à claquer des dents. Mais puisque Suki vient de ceinturer Maya par l'arrière, elles vont pouvoir se réchauffer mutuellement en se frictionnant l'une à l'autre...

- Vous... êtes complètement... givré...
- Ah ah ah ah ! rigole-t-il. Excellente répartie !
- Suki... qu'est-ce... qu'on peut faire ?
- L'isoler dans une autre dimension.

Son sourire disparaît. Il penche la tête sur le côté, signe d'un étonnement et d'une gêne marquée. Il ne s'attendait sans doute pas à une telle solution. Peut-être ne connaît-il pas si bien le pouvoir de Suki qu'il ne semble le croire... Maya, elle, sait parfaitement que cela lui est possible : elle l'a expérimenté sur la Lune. Maintenant, il est probable que cela ne l'arrête pas... mais au moins, il ne pourra plus leur faire de mal, perdu dans son propre monde.
Il s'avance vers elles pour tenter d'attraper le bras de Maya avant d'être séparé d'elles.
Trop tard, il lui passe au travers.

- Ma future femme est encore plus douée que je ne le pensais.

Suki presse à nouveau la main de Maya. Un avertissement ?

- Elle n'est pas votre future femme. Vous êtes bons pour rester ici pour l'éternité, pauvre fou !
- Idiote. Elle a pourtant essayé de vous prévenir, je le vois dans ses yeux. La voix passe toujours... termine-t-il en sifflotant.

Si la voix passe, c'est qu'il reste des échanges entre les deux dimensions... et cette température qui chute à nouveau, ce n'est pas un hasard. Tyrion est encore capable d'agir et c'est ce que Suki voulait dire ! Si elle avait parlé, elle aurait elle-même provoqué la contre-réaction de l'homme... mais malheureusement pour elles, Maya n'a pas été capable de comprendre le signe qui lui a été envoyé. Le pouvoir de la parole a encore une fois montré ses faiblesses.
L'air semble également se raréfier. Est-il sur le point de leur retirer tout oxygène ? Souhaite-t-il réellement les tuer ? Est-ce que ce sera par le froid, le manque d'oxygène ou encore un empoisonnement chimique inodore et indétectable ? Suki semble essayer de résoudre le problème, mais le manque d'oxygène se fait rapidement ressentir sur leur capacité à réfléchir correctement. Par ailleurs, la température négative n'aide pas à garder son sang froid... enfin si, mais bon. Bientôt, les vêtements font exactement l'inverse de ce pour quoi ils ont été conçus, absorbant l'O2 et rejetant le CO2. Le tout devient si intenable que l'adolescente aux longs cheveux noirs est obligée de fusionner à nouveau les deux dimensions parallèles.

- Alors ? fait l'homme, souriant de plus belle. Premier éch...

Ça n'aura duré que deux secondes. Suki a une nouvelle fois redivisé les dimensions. Par ce processus, elle a récupéré l'air saint contenu dans l'autre dimension et a coupé tous les échanges possibles et imaginables entre elles et lui. Elles voient ses lèvres bouger, mais ne sont plus capables de discerner le moindre son. Par ailleurs, l'air est de nouveau respirable et la température est légèrement remontée... aux alentours de -10°C. Pourquoi ? Parce que tout ce que pouvait faire Tyrion de son côté, c'est récupérer toutes les molécules et atomes dans sa dimension, pas les faire disparaître. Au jeu du plus malin, il n'a certainement pas fait le poids face à l'adolescente... malheureusement pour lui.
Suki, se sentant maintenant en sécurité, relâche Maya, la contourne et vient se blottir dans ses bras.

Les deux femmes regardent l'homme qui, comprenant qu'il n'est plus entendu, cesse de bouger les lèvres. Ils s'observent mutuellement, sans plus rajouter de commentaire. Cette fois, le défi est remporté, Tyrion est neutralisé et les filles peuvent fuir sans redouter de se perdre, aveugle dans l'immensité de l'espace, ou d'être attaquées par derrière. L'homme jette un œil tout autour de lui, cherchant une faille dans le processus comme Suki recherchait la faille dans la tempête précédemment. Il tente d'avancer vers elles, mais la dimension ne suit pas... Il s'abstient donc. Il pourrait avancer et sortir dans l'espace... mais il y a peu de matière à contrôler, peu d'oxygène à respirer et peu d'air par lequel s'entourer pour se protéger des dangers du vide, comme il le faisait plus tôt. Il est donc définitivement prisonnier, jusqu'à ce que la bulle explose naturellement et que les dimensions ne fassent plus qu'une. Alors, il pourra continuer d'utiliser les atomes comme il fait actuellement, dans le petit monde duquel il est prisonnier.

Il relève la tête, fait un mouvement des lèvres et relève les bras pour applaudir, lentement.
Elles n'entendent rien, mais sont convaincues de leur victoire désormais. Maya reporte son regard sur Suki qui l'observe déjà depuis un moment.

- Bon... j'imagine que l'aventure va se terminer un peu plus tôt qu'on ne l'espérait.
- Oui.
- On rentre chez nous alors, voir cette bonne vieille Terre ?
- Oui.

Et la bulle commence à bouger tandis que Suki adresse un petit geste de la main à son adversaire. Une salutation amicale, comme il a dû en voir des dizaines avant... un pour chaque défi perdu. Et d'un coup, elles accélèrent et le perdent de vue. Soupire de soulagement pour Maya : comme il est bon de revoir le Soleil et de s'approcher de lui. D'ici, il est d'ailleurs toujours aussi lumineux... pas autant que sur Terre il est vrai, mais tout de même largement plus qu'une pleine lune par temps dégagé. Il faudra passer par la ceinture d'astéroïdes, puis du côté de l'orbite de Mars même si la planète est en ce moment éloignée du trajet qu'elles emprunteront... puis enfin, ce sera le retour sur la planète bleue.
Pendant ces trente minutes, elles vont devoir utiliser beaucoup d'énergie pour se réchauffer. Le volume de la bulle étant plutôt restreint, il se réchauffe en même temps qu'elles de la même façon qu'on se réchauffe en restant dans son lit. Petit à petit, les atomes frappent et captent la chaleur de leur peau, chaleur elle-même renouvelée par leur corps et les calories qu'elles brûlent. Mais il fait froid... et ce travail qu'elles ont à effectuer les fatiguent plus qu'elles ne le sont déjà. Après la visite et les péripéties sur la Lune, après le voyage jusqu'à Io et sa traversée renversante, après la fuite de la main de Jupiter et l'affrontement avec un dieu... ce voyage de retour est la dernière chose qu'elles espèrent avoir à vivre aujourd'hui.

La ceinture d'astéroïdes. Suki prend soin d'éviter de traverser ces cailloux, par égard pour Maya. Elle montre qu'elle a tout compris et a très bien suivi ce qu'il s'était passé sur Io. Plus attentive qu'elle ne veut le montrer ? Peut-être pas si autiste qu'elle le dit...
Non, c'est un adversaire qui a voulu lui mettre cette idée stupide en tête. Suki est ce qu'elle dit être, elle n'a aucune raison de mentir. Les deux comparses ne se connaissent que depuis quelques jours, mais c'est suffisant pour instaurer quelque chose entre elles. Il est possible que la relation soit unilatérale comme c'est souvent le cas avec Maya, mais mieux vaut croire au scénario le plus heureux, quitte à se voiler la face.

Mars. Il fait froid... vraiment froid dans cette bulle. Maya frotte le dos de l'adolescente pour décongeler ses propres mains et faire un peu de bien à sa camarade, mais ce n'est pas très efficace. Elle sent à peine le bout de ses doigts et de ses pieds. Il est vrai qu'une robe est un vêtement agréable quand il fait une trentaine de degrés... mais au-dessous d'un certain seuil, c'est presque suicidaire. La déesse de la matérialisation souffle sur ses mains et se les frotte l'une contre l'autre. Plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver. Un mauvais moment à passer... mais après tout, rien ne peut entamer leur joie de retrouver leur planète natale ! La chaleur d'une couverture et le confort d'un lit...


Enfin, la Terre est là, toute proche désormais. Elles entrent dans l'atmosphère et entame la descente vers leur maison, leur chez-elles. Brusquement, la bulle décélère puis éclate, telle une bulle de savon... et les voilà en chute libre. Le vent, la gravité... Maya tente de lutter contre ces éléments qui reprennent soudainement leurs droits. Qu'est-il arrivé ? Suki a fermé les yeux et s'en est partie rejoindre le monde des rêves. Maya la serre bien contre elle et supervise la chute. Ce sera simple, comme à chaque fois qu'elle l'a fait : déployer ses ailes dans le dernier kilomètre, puis reprendre un peu d'altitude juste avant de toucher le sol et atterrir sans secouer la passagère. Un jeu d'enfant, même avec une autre personne à porter, le plus compliqué étant de trouver le point de chute idéal. L'académie... il n'y a pas d'autres choix de toute façon. C'est l'endroit où vit Suki, le seul lieu qui peut la rassurer. Tant pis si toutes les deux tombent sur des individus peu recommandables en chemin.
Les kilomètres s'égrainent à une vitesse vertigineuse. Nuages, oiseaux... la forêt est en vue, et l'académie doit se trouver juste à côté. Maya se redresse pour freiner et effectuer un virage afin de se rapprocher de la cible. Ce n'est plus qu'une affaire de secondes. Elle ferme les yeux pour se concentrer et laisse ses ailes se matérialiser de dessous sa peau. Alors, elle commence à battre des ailes pour freiner doucement la chute, sans brusque, sans choc.


Elles atterrissent finalement près de la fontaine de Deus, sans dommage, comme il était convenu. Maya observe la petite adolescente dans ses bras et sourit en voyant son visage endormi. Elle a vraiment tout donné jusqu'au bout, tout fait pour qu'elles s'en sortent toutes les deux. Il lui aura manqué les derniers kilomètres pour terminer en beauté... mais elle savait qu'elle pouvait compter sur son amie pour retrouver l'académie et s'y poser en douceur.
Désormais, tout est bien qui finit bien. Chacune a pu réaliser son rêve.
À cette heure, Tyrion doit être libéré de sa bulle, lui aussi. Pourvu qu'il n'essaye pas de revenir si tôt vers elles... que le rêve puisse se terminer aussi bien qu'il avait commencé !
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Re: Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Mer 16 Oct 2013 - 23:51

... ou à la fin... je partirais.

Les deux femmes sont entrées dans l'infirmerie pour se reposer.
N'ayant trouvé aucun dieu guérisseur pour s'occuper d'elles, Maya a déposé le corps de Suki dans un lit et s'est elle-même enveloppée dans une couverture. Assise sur une chaise et épuisée, elle s'est endormie à son tour, d'un sommeil bien mérité.


À son réveil, du raffut. On s'active autour d'elle... plusieurs médecins sont au chevet de Suki.
Maya se frotte les yeux et redresse un peu pour voir ce qui se passe.

- C'est vous qui l'avez tué ? fait l'un des types en regardant la déesse.
- P... pardon... ? Mais qu'est-ce qui se passe... ? répond-elle, endormie.
- Cette gosse est morte. Vous y êtes pour quelque chose ?
- Laisse tomber Agglow, c'est la fatigue qui l'a emportée. Elle est abusé de son pouvoir et de son énergie.

La fatigue... ? Agglow ? Maya regarde ce médecin qui a été désigné par son prénom... mais ce n'est pas lui. Pas celui qu'elle connaît en tout cas, il ne lui ressemble d'ailleurs en rien. C'est signe qu'elle rêvasse toujours et que ce qu'elle entend n'est qu'une combinaison aléatoire de la réalité et du songe. L'apprentie déesse se lève donc et se penche sur Suki à son tour, pour constater par elle-même ce dont il en retourne. Cette enfant a gardé son air détendu, endormie... ce qui signifie qu'ils mentent tous autant qu'ils sont : elle est vivante. Elle doit être vivante, le contraire n'est même pas envisageable.
Maya écarte tous ces charlatans de l'adolescente et leur lance un regard noir. Elle s'agenouille ensuite près du lit et pose ses mains sur les joues de Suki. Sa peau est froide... mais c'est normal, il faisait une température fraîche dans la bulle dimensionnelle. Elle agrippe ensuite son poignet et cherche son pouls. Pas de réponse. Erreur 404. Son propre cœur commence à douter de la déduction de son cerveau. Ce dernier, par contre, présume qu'elle ne presse pas au bon endroit ou pas assez fort. Même faible, il doit rester un pouls... il suffit simplement de le trouver. Elle serre donc un peu plus fort et ferme les yeux pour mieux ressentir. On dit que le rythme cardiaque peut baisser jusqu'à 20 battements par minutes... mieux vaut chercher le plus longtemps possible pour être sûr de son diagnostique.

- Elle est vivante.
- Elle le sera de nouveau quand nous l'aurons ressuscitée, en effet.
- Vivante je vous dis !

Elle se relève et leur fait face, prête à se battre pour se faire entendre.
Affaiblie comme elle l'est, seule la violence peut lui permettre de s'exprimer. De leur côté, les dieux guérisseurs savent qu'elle est prise de démence, qu'elle n'a plus toutes ses capacités mentales... qu'elle n'arrive pas à accepter la vérité. C'est une patiente pour l'aile psychiatrique, une femme qui a besoin d'aide. D'ailleurs, au moins un d'entre eux a reconnu la fille Tensho et connaît ses antécédents.

- Calme-toi Maya.
- Vous mentez sans cesse juste pour me détruire et ça fait plus d'un an que ça dure ! J'en ai assez, laissez-moi tranquille ! se met-elle à crier.
- Tu te conduis comme une folle complètement démente, est-ce que tu te rends compte... ?
- Je ne suis pas folle, c'est vous !
- Regarde-toi enfin...
- Tout le monde est contre moi parce que je suis la fille d'Isanagi Tensho ou parce que j'ai forniqué avec Atios Kurokami. Pourquoi est-ce que vous voulez en plus détruire ma relation avec Suki ? Pourquoi ? demande-t-elle, totalement hors d'elle.
- Nous ne voulons rien détr...
- Suki est mon amie ! Vous ne toucherez pas à un seul de ses cheveux !
- C'est toi qui l'a amenée ici... réfléchis Maya, pourquoi l'aurais-tu amenée si ce n'est pour la ressusciter ?
- Pour... parce que...
- Qu'est-il arrivé pour cette enfant se retrouve dans état ? coupe le plus sage d'entre eux. Morte de fatigue... c'est vraiment pas commun. Dans tous les cas, le corps doit normalement se défendre et cesser toute activité dès la moindre faiblesse mentale. Ça n'est pas arrivé pour elle : toute son énergie y est passée. Dis-nous comment cela a pu arriver.
- C'est... je...
- Parle sans crainte.

Baissant la tête, Maya tergiverse... puis craque et fond en larmes.
Elle sait et reconnaît tous ses torts... Elle n'a jamais pensé qu'à elle.

- ... C'est... c'est moi qui l'ai tué... tout est ma faute...

Ces adultes sont soudainement pris d'un certain malaise. La tension est à son paroxysme. Assister à un spectacle pareil n'a rien d'amusant... Aussi, l'un des dieux guérisseurs a l'amabilité de s'approcher d'elle, poser une main sur son front et lui demander de dormir... ce qu'elle fait immédiatement, hypnotisée par cette magie divine qui parle directement à son inconscient.




À son réveil, du raffut. Des grêlons viennent se fracasser contre le toit de l'infirmerie.
Maya se frotte les yeux et redresse un peu pour voir ce qui se passe. Suki, alitée sur un matelas de l'infirmerie, l'observe. Depuis combien de temps ? Longtemps... puisqu'elle n'aurait de toute façon pas été capable de la réveiller. Ou alors, le hasard fait qu'elles se sont réveillées en même temps, peu importe. Le temps ne correspond plus à grand-chose dans ce monde.
L'adulte, réchauffée, se débarrasse de sa couverture et se penche sur sa camarade, un sourire aux lèvres. Elle ouvre la bouche... mais pas un mot ne sort. Elle retrouve alors sa grise mine. « Merci » et « De rien »... voilà les phrases qu'elle redoute. Sachant qu'elle n'a pas envie de les entendre, elle sait qu'il lui suffit de la fermer. Tant qu'aucune conversation ne sera engagée et qu'aucune question ne sera posée, Suki restera muette comme une tombe. C'est parfaitement malhonnête d'agir de la sorte... mais Maya en connaît un rayon sur ce genre de pratique. Elle n'est pas ce qu'on pourrait appeler une « bonne personne ». Elle n'a pas été capable de prendre soin de sa camarade et a laissé une gosse mourir dans ses bras par pur égoïsme... Où est-ce que cela la place dans l'échelle des plus grandes salopes de tous les temps ?

- Est-ce que tu es autiste, Suki ?
- Mesdemoiselles, vous êtes réveillées ?

Un médecin arrive près d'elles, le même que tout à l'heure. Celui qui joue le rôle du sympa.
Maya le regarde... sans vraiment comprendre pourquoi on l'interrompt dans sa discussion avec Suki. Qui est-il pour venir les déranger ? Oui, elles sont réveillées... inutile de poser une question dont la réponse est si évidente. Mais puisqu'il est là... autant qu'il serve à quelque chose.

- D'après vous, est-elle autiste ?
- Bonne question, à laquelle je n'ai pas forcément de réponse.
- Pourquoi ? fait Maya, déjà blasée.
- Parce qu'une personne peut feindre ces symptômes. D'après nous, il est possible qu'elle suive des règles de gestion d'elle-même pour catalyser certaines ressources en elle. Son intelligence est supérieure à la moyenne et pour faire face aux autres et à leur éventuelle jalousie, elle s'oblige certaines choses... comme ne pas engager la conversation par exemple. Ou a tout donner, quitte à dépasser les limites.
- Suki, c'est vrai ?
- Non.
- Ou alors, ce sont des automatismes pour se protéger. Elle a peur du monde entier, peur qui se caractérise par un trouble psychique qui l'a perturbée à vie pendant sa période humaine.
- Suki, c'est ça ?
- Non.
- Ou alors, c'est de l'autisme pur et dur...
- Suki ?
- ...

Pour en arriver là, il y a un trouble, pas de doute.
Quelque chose que personne n'est capable de comprendre, pas même Suki. Est-elle à même de mettre un nom sur son mal ou n'est-ce pas important ? Ce n'est pas comme si elle souhaitait faire son intéressante, avoir une maladie qui la rendrait plus spéciale que les autres. Elle préférerait sûrement être normale... pouvoir discuter avec n'importe qui de n'importe quoi. Non... elle est forcée de rester confinée aux sujets des autres. Comme le dit ce médecin... il est possible que ce soit dû à une trop médiocre estime d'elle-même. Elle n'aurait rien à raconter et serait bloquée dans les « conversations des autres »...

- écoute Suki... je suis désolée que tu sois morte par ma faute...
- C'est rien.
- ...
- ... et je ne me donnerais pas de seconde chance. continue-t-elle sans écouter ce qu'on lui répond. J'en ai trop abusé. C'est trop facile de ne pas prendre garde une fois et prétexter une maladresse pour tout reprendre comme si rien ne s'était passé. Ce serait profiter de ta grande générosité... et je refuse. Je préfère t'abandonner à d'autres qui prendront 100 fois plus soin de toi.
- Je... je refuse. fait Suki, reprenant l'expression de Maya.
[color=ForestGreen]- Dommage. À ce jeu-là, c'est moi la plus têtue. Par chance, tu as des médecins autour de toi qui peuvent faire passer la réalité pour un rêve...
- … vous avez deviné ? soupire le médecin, impuissant.
- … sert-en pour oublier tout ce qui s'est passé à mon propos. Je te donne la chance qu'on ne m'a jamais accordée... et que je n'ai jamais voulu entrevoir.
- Je refuse. s'entête l'adolescente.
- Tu n'as pas le choix.

Échange de regard entre le médecin et Maya.
Sans même changer d'expression, Suki se met à verser des larmes. Si elle continuait dans cette voie de la tristesse et du regret, elle se transformerait petit à petit en nouvelle Maya Tensho... ce que la principale intéressée ne souhaite pas. Personne ne doit vivre ce qu'elle a vécu, sous aucun prétexte. Mieux vaut oublier. Suki agrippe la robe de Maya pour l'empêcher de partir. Elle aura beau lutter, personne ne changera d'avis. Facilement, Maya se défait de la prise en saisissant son petit doigt et en le tirant vers l'arrière, obligeant l'adolescente à lâcher.
La petite adolescente écarte ses couvertures, se lève et enlace son amie en pleurant silencieusement sur son épaule.
Maya va pour la repousser mais... elle connaît quelqu'un qui a agi de cette façon. Elle sait quel coup dur c'est pour le moral. Mieux vaut laisser pleurer dans les bras pour déjà aider dans la transition vers l'acceptation. Le deuil. Voilà pourquoi elle lui sourit et lui frotte tendrement le dos. La cruauté, c'est de ne pas parler. Éviter d'en savoir trop sur les sentiments de l'une envers l'autre... même si leur nature est évidente. Ne pas se l'entendre dire, c'est ne pas en souffrir.

- Tu seras sage, hein ? Tu restes du côté des gentils quoi qu'il arrive ! Et si un jour, tu ne sais plus quel est le côté des gentils... reste du côté de tes amis.
- Maya...

Le dieu guérisseur, sentant le moment propice, s'approche d'elles et pose sa main sur le front de Suki pour l'hypnotiser et l'endormir. Au réveil, elle aura oublié... ou non. Mais elle aura accepté et pourra vivre avec des gens qui mériteront son amitié.
Ensemble, ils rallongent l'adolescente dans son lit... et Maya quitte les lieux sans un mot.

Tout n'est pas terminé pour autant. La jeune femme est furieuse. Furieuse d'avoir agi de la sorte, furieuse d'avoir dû procéder ainsi. C'était le choix qu'il fallait faire, mais pourquoi fallait-il le faire ? Elle n'a retenu aucune leçon. Pire que tout ça, elle s'est mise à la place de la personne qui l'a jadis déçue et a été à deux doigts de reproduire le même schéma. Elle s'est entichée d'une nouvelle personne... et tout aussi dure est la rupture. Comment vivent les autres ? Comment parviennent-ils à vivre sans jamais décevoir leur entourage ? Maya est responsable de la mort de Suki... Si elles avaient été humaines, le point de non retour aurait été atteint. Cette stupide femme aurait été emprisonnée à vie pour ça. Une chance qu'elles soient déesses... pour Suki en tout cas. Parce que pour sa comparse, ce statut est de plus en plus insoutenable.
La jeune femme rentre dans des toilettes et claque la porte derrière elle. Ce sont les mêmes que la dernière fois... le jour où tout a commencé. C'est à cet endroit qu'elle s'était également fait agresser, quelques temps plus tard, alors que tout était déjà terminé. Jenny, Atios, Agglow... Désormais, ces souvenirs sont lointains, mais ils contribuent à la ramener ici, aujourd'hui et maintenant.

Pour démarrer une nouvelle histoire ?

Elle se regarde dans le miroir et serre les poings.
Ce visage niais lui est insupportable.
Il porte le poids de toutes ses conneries, de tout ce passé exécrable.
Ce reflet la nargue, moqueur.

- Je te hais...

Ce n'est pas pour rien qu'elle a explosé tout à l'heure. Si elle est effectivement responsable de toutes les mésaventures qui arrivent dans le monde, alors il faut les faire cesser immédiatement. Ils n'en sont tous qu'à vouloir repousser l'échéance, mais il n'y a pas d'autre alternative. Tout le monde le sait... mais la vérité ne sort pas de la bouche des dieux.

- JE TE HAIS ! crie-t-elle avant de fracasser le miroir de ses poings.

Les morceaux voltigent dans tous les sens, alors que ses phalanges se mettent à saigner. Maya baisse les yeux et remarque ce gros morceau de glace brisée. Elle le récupère et applique le bord le plus pointu et tranchant sur sa poitrine. Une respiration profonde ou deux... et elle enfonce sans hésiter le plus profondément possible.
C'est comme un chatouillement.
Elle retire la lame de son corps et la lâche. La moitié de ses organes internes touchés, elle crache, tousse du sang et s'effondre dans une marre de ce liquide rougeâtre. La porte s'ouvre. Maya a le temps de voir un médecin profondément perturbé par ce qu'il voit.

Elle lui sourit.
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Invité
Re: Ce rêve qui lève mon ultime défense... - Sam 26 Oct 2013 - 21:32
Eh bien, il y a de quoi faire avec tout. Entre les révisions de physiques, des lois sur les molécules et tout le reste avec pour fond le voyage 'initiatique' de Maya, bien que le terme ne soit pas le plus approprié, aucun risque de rester sur sa faim. Franchement, bravo parce que ne pas s’éparpiller et garder en même temps la tensions dramatique tout en ménageant des passages plus doux, c'est loin d'être évident.

Maya : 550 xps

Xps attribués : Yep
Ce rêve qui lève mon ultime défense...
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