Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Une illusion qui conduit à la décadence [Solo - Quête]

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Une illusion qui conduit à la décadence [Solo - Quête] - Mar 1 Oct 2013 - 2:20
Spoiler:
 

Je ne voulais pas...

Comme si, guidée par une lune glaciale, une nuit sans sommeil arrive
Quand cela arrive j'imagine différentes morts des temps passés


J'ai réussi à repousser leur attaque. Ils ont cru qu'envoyer un seul tueur serait suffisant pour m'abattre. Les idiots! Ils ont du avoir vent de mon état de faiblesse par je ne sais quel moyen et ont pensé que je serais donc une cible plus accommodante. C'était sans compter les anti-douleurs et toutes les armes cachées à disposition. S'ils voulaient réussir, ils auraient du s'y prendre plusieurs semaines à l'avance, quand je n'avais pas assez de force pour me lever. A moins qu'ils n'aient appris mon état que récemment ou qu'ils n'aient pas osé agir à cause de la présente de mon frère. Il a toujours intimidé les autres après tout, plus que moi. Cela expliquerait l'attaque alors qu'il n'était pas là.

J'ai peur de mourir, pourquoi suis-je en vie?


Le salon est méconnaissable, surtout le canapé. Je me demande quelle couleur il avait au départ. Maintenant, il est tellement recouvert de sang qu'il en est poisseux. Il fait nuit, je n'ose allumer la lumière pour voir la réelle étendue de l'horreur. Et puis, un assassin ne mérite pas que je m'occupe de son corps. Il n'avait qu'à mieux choisir sa cible, il l'a appris à ses dépends. Mais bizarrement, je ne me souviens plus de ce que je faisais au moment où il est arrivé et a attenté à ma vie. Les chiens n'ont pas non plus aboyé.

Même si demain, tout devait disparaître soudainement
Tout continuerait à fonctionner comme si rien ne s'était passé


Les chiens n'osent pas entrer dans le salon. Ils me regardent, oreilles dressées, regardent la masse inerte sur le sol sans oser approcher. Parfois ils pleurent mais j'ai beau les appeler, aucune réaction. L'odeur du sang les dérangerait? Ils étaient entraînés à l'attaque pourtant et y étaient habitués. Je les avais déjà vu mordre à sang, une leçon exemplaire pour les mauvais associés de Père. Pourquoi n'ont-ils pas attaqué cet homme? Ils auraient du, ils m'ont toujours défendu depuis qu'ils étaient à la maison, pourquoi n'ont-ils rien fait là? Je me lave les mains, elles sont couvertes de sang. Ma chemise également en est recouverte, ça me colle à la peau. Quelque chose brille au sol non loin, je me souviens, j'ai pris un couteau pour me défendre, il en a pris plusieurs coups.

J'ai peur de ce monde... pourquoi suis-je ici?


Il me faut quelque chose pour me détendre. Ma main droite s'est mise à trembler, pas étonnant après ces semaines de sevrage à cause des médicaments. Le bar est vide, je suis allée en chercher au garage. Enfin... je voulais car la porte est fermée. Je n'ai aucun souvenir de l'avoir fermée.
Et qu'importe combien je force, j'ai même tenté un coup de pied, rien n'a fonctionné. Tant pis, je patienterai dans la cuisine. Attendre quoi d'ailleurs? Je n'en sais rien, aucune idée. Pourtant, je me prend à observer cette masse sombre au sol, qui se refroidit peu à peu. Ma main tremble un peu plus. Les chiens se sont allongés, sans s'être rapprochés, chouinant toujours.


Suis-je triste parce que je vis?
Suis-je triste parce que je meurs?


Mon regard ne peut se détourner de la silhouette au sol. L'odeur de la mort commence à envahir le salon. Ma main tremble de plus en plus. Pourquoi est-ce que je ne bouge plus? Je n'arrive pas à détourner le regard de cet homme. Pourquoi les chiens pleurent-ils? Pourquoi je me sens si angoissée? J'ai peur... peur de quelque chose, mais j'ignore de quoi il s'agit. Je me suis juste défendue face à un agresseur, ce n'était pas non plus la première fois que je tuais, aucune raison donc d'être angoissée... n'est ce pas? Un frisson parcourut mon échine. J'ai peur...

Est-ce que je vis pour tuer?
Est-ce que je vis pour être tuée?


J'ai froid... comme si le chauffage s'était soudainement coupé, sauf qu'il n'y a pas de chauffage. Mais il ne faisait pas froid non plus avant. Il faisait bon, chaud, une simple chemise suffisait. Je le fixe toujours, j'ai du mal à écrire. Pourquoi est-ce que j'écris tout? Toujours aucune réponse, mon propre esprit m'échappe mais ça me parait nécessaire.
J'ai tenté de trouver quelque chose à boire, mais rien, pas même une bière. L'angoisse est toujours là, elle ne me quitte pas et s'amplifie même. Le sang sur ma chemise a séché, la voilà marron, j'empeste la mort. Des mèches tombent devant mes yeux. Le blond a cédé sa place pour le brun. Le couteau gît toujours à terre. Seule une partie de la lame brille, le reste est recouvert de ce liquide rouge qui a totalement quitté le corps à terre.
Un corps, à nouveau, un nouveau corps gisant à la villa. Il n'y en avait plus eu depuis Père et ses associés. C'est le corps de mon tueur, je le sais, cette angoisse, cette peur sont insensées, je le sais. Mais j'ai de plus en plus froid.


Est-ce que je souris parce que je vis?
Est-ce que je souris parce que je meurs?


Il faut que j'allume la lumière. On me le commande. Qui? Quoi? Aucune réponse, toujours, c'est toujours pareil, pas de réponses. Mais je dois le faire. Pourtant je reste là, avec mes mains tremblantes, mon coeur qui s'accélère... immobile... une statue pétrifiée. J'ai la solution, j'ai la réponse sur le bout de la langue mais mes lèvres remuent sans laisser un seul son sortir. Je dois allumer la lumière.

M'a t-on abandonnée pour tuer?
M'a t-on abandonnée pour être tuée?


La lumière... je l'ai... Du sang, du sang... partout. Tout le salon... il... le corps... cette satanée lumière, le verre brisé au sol. Et le SANG! Tout en est recouvert. La lumière a donné à la scène toute cette couleur rouge. J'ai trébuché. Mes mains... rouges... je les avais lavées... et le corps... Froid, glacial alors que le mien bout, à la limite des convulsions. Je saigne, je suis blessée. Mes pieds nus ont des éclats de verre plantés dans ma peau. Pourtant je ne ressens rien. Le sang... le mien, ou le sien? Qu'est ce que j'ai fait?

Histoire noire, rêves de morts, poèmes sur la perte
Quand bien même l'histoire naîtrai à nouveau lors d'un été radieux,
Les rêves d'être étreint par Thanatos ne cessent jamais, même maintenant


J'ai retrouvé... aux quatre coins du salon... de ma chambre, nos chambres... Mon esprit... mon esprit m'a abandonné...

Son visage, impossible à voir, marre de sang. Qu'importe que je frotte, ça ne part pas. Ce liquide poisseux me recouvre, me salit, marque ma faute. Ils me regardent... là bas, allongés... sans s'être approchés... Ils savaient, ils ont vu...

Ma folie... Je suis prisonnière de ma folie....

Bouteilles vides... plaquettes vides... médicaments introuvables... Je n'ai plus mal, je n'ai jamais eu mal. Perte de mémoire... Qu'est ce que je faisais avant qu'il arrive? Corps troué... 6 balles... Tant de douleur, impossible de fuir... Sa présence, ma faiblesse, ma lucidité...


Mélange interdit, un manque... Vin blanc... Anti-douleurs... interdit... J'ai craqué... Des semaines sans. Mon erreur. Fatale, mortelle, une aberration. Il est là... allongé, froid... le couteau par terre. Mon esprit... mon esprit revient. C'est une erreur, trop tard. Un cauchemar... un enfer.


Il me regarde... regarde... regarde... m'observe...
M'observe... encore... il m'observe...


Aucun son. Son nom, je n'arrive pas à le dire. Salées, des perles salées coulent le long de mon visage. Contrairement au sien... qui ne pourra plus jamais... Je l'ai... Les effets, se dissipent enfin. Impossible... Ses yeux ne me voient plus...

Tué... je l'ai tué...

De mes mains... inconsciente... ses conseils, je ne les ai pas suivis.


Mes lèvres remuent, sans laisser un seul son s'échapper.


Ses yeux, comme les miens. Ses cheveux, comme les miens... Pardonne moi...

Pitié sauvez le.

Pardonne moi, je ne voulais pas...


Quelqu'un, que quelqu'un vienne, par pitié. Sauvez le... sauvez nous.


Il me regarde... regarde... regarde... m'observe


Non... qu'est ce que j'ai fait? Sa voix... il a voulu... il n'a pas osé se défendre... et moi j'ai... Non... Je t'en supplie... reviens, encore... Ton coeur...ton coeur ne battra plus n'est ce pas?
Personne, personne pour aider. Seule... mon erreur, je suis seule à cause de ma folie. Pourquoi? Pourquoi n'as tu pas réagis?
Un nouveau corps...  La Mort... Une fois encore... Ma famille... Mélange interdit... Tu m'as prévenu... Pas écouté... Une fois encore...

Ne me laisse pas...

Trop tard, point de non retour, trop tard... Je tremble, peux plus m'arrêter. Pourquoi tu ne reviens pas?... Ma famille... mon frère... Comment ai-je pu?
Ils n'ont pas aboyé... Ils te connaissaient... M'aider... c'était ton but... Tu savais... Bouteilles, plaquettes vides... Une fois encore, tu voulais m'aider... Je t'ai tué.

Eden...

Elysion...
Abyss


Je ne voulais pas... Je savais... me ramener, c'était ton souhait... me ramener là bas... Pas écouté. La Mort... je n'obéis qu'à la mort... mais je voulais t'épargner. Noah...

Eden... paradis perdu... à jamais... inaccessible.
Elysion... illusion d'Eden... Une ombre, un espoir.
Abyss... notre enfer... nous y plongeons. Je t'y ai précipité... De mes mains...


Démence... panique... j'y ai cédé... Pris ce qui me tombait sous la main... Tu étais là. Mauvais endroit, mauvais moment... Je t'aime... Ne me laisse pas... Tes yeux... tu me fixais, je n'ai pas réagis. Pardonne moi. Une illusion, j'ai cru en une illusion... Jamais... tu ne m'as jamais voulu de mal. Et je t'en ai tant causé. Je t'en supplie, reviens.

Illusion qui conduit à la décadence. Ma décadence... j'ai ruiné ce que tu avais et étais... Je ne suis plus elle... Jamais Sibylle n'aurait... Jamais ta soeur aurait pu te faire de mal...

Immobile... statue pétrifiée... dans un coin du salon, impossible de bouger. J'ai peur. Qu'est ce que j'ai fait? Ce sang, partout, sur moi... partout... Mon regard ne se détourne pas. Seule, je suis seule...

Quelqu'un... que quelqu'un vienne...


Ah... Même maintenant, quelque part, Thanatos... il m'observe.


©Didi Farl pour Never-Utopia

♦ Rose ou chou ? : Ma foi... Rose je pense bien.
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Re: Une illusion qui conduit à la décadence [Solo - Quête] - Jeu 10 Oct 2013 - 10:28

C'est la première fois que je te vois écrire en « je » et vu le résultat, j'ai envie de te dire... Continue à écrire comme ça ! Sentiments superbement retranscrits, on sent clairement l'oppression et la descente en enfer du personnage principal, ce qui le rend encore plus attachant malgré ce qu'il a fait. Je trouve que ça suffit pour dire que la première personne te va à ravir. T'inquiète Sibylle, une petite piqûre et tu dormiras comme une marmotte, pis quand tu te réveilleras, tu aimeras tout le monde et tu seras à Deus. /PAN/

Sibylle : 235 xps + 300 xps Bonus Quête

Xps attribués : Yep



Kit fait par mon Lié adoré ♥️

Cadeau d'anniversaire de Yanichou:
 

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