Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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A l'ombre des abricotiers

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A l'ombre des abricotiers - Sam 28 Sep 2013 - 17:09
C'était une belle et chaude journée. Le soleil brillait, les nuages duveteux ne couvrait pas trop le magnifique ciel azur. Qu'est-ce que cet endroit était reposant. Tellement à l'antipode de ce qui se trouvait sur Terre. Eden était arrivé dans cet endroit féerique dans des circonstances pour le moins étranges. Il était mort. Ni plus, ni moins. Un terrible accident de voiture, une douleur infernale et le voilà au beau milieu d'un temple. 
Au début, il avait cru au "Paradis", celui que sa famille désignait autrefois comme le refuge de tous les êtres dévoués au "Seigneur". Il n'y avait jamais cru. C'était dans les glorieuses fifties. Plus de soixante plus tard après le grand pas,  il se retrouvait au beau milieu d'un temple. Il avait été choisi par 'Deus' pour incarner l'Amour. Vous parlez d'un choc. C'était désormais sa vie. Il y avait eu un "avant la mort", il y aurait désormais un "après". Cependant, ses deux vies n'étaient comparables en rien. La première ressemblait à une brûlure, un déchirement, un élancement. La deuxième paraissait être comme une douceur, une caresse et paradoxalement, elle était plus réelle. C'était comme si on lui 'avait enlevé un filtre opaque de devant les yeux. Il voyait, touchait, sentait des choses bien plus précisément que tout ce que ma première et misérable vie ne lui aurait jamais permis. Mais malgré cela, M. entait toujours mon esprit. Il devait aller de l'avant.
Il passait les trois quarts de son temps à étudier. Malgré ses cinquante ans de retard, il était hors de question qu'on le remarque. Histoire, littérature, économie, cinéma, mode : tout y passerait à un moment ou à l'autre de la journée. Mais ce n'est pas tout : il doit aussi s'entraîner, lui, Dieu de l'Amour, à améliorer ses capacités physiques, intellectuelles mais aussi, magiques. Oui, la magie faisait elle aussi partie de sa seconde vie. "Sorcellerie !", "Tours foireux" aurait-il crié quelques décennies plutôt à la lecture de telles absurdités. Aujourd'hui, c'était mon quotidien. Il réalisait peu à peu que son apparence séduisait autrui, et ceux, sans même s'en rendre compte. Cela pourrait être comparé à ma première existence mais... c'était incomparable. Il semblerait qu'il incarnât la représentation idéalisée de la beauté de la personne qui posait son regard sur lui. Imaginons qu'un homme passe par là. Il aime les femmes rondes, aux décolletés profonds, aux yeux vert-noisette et aux boucles blondes. Et bien, cet exemple de femmes-là, ce sera son aspect à ses yeux. Mais.. Tout aussi bizarre que cela pût être, cette capacité lui octrayait certains privilèges, non négligeables. L'ennui était que ce charme était toujours "actif". Il n'était pas naturel pour Eden de ne pas l'activer. Il avait passé les premiers mois à essayer de l'interrompre mais jamais plus que quelques heures.
Tout cela pour dire qu'il  se trouvait adossé à l'un des abricotiers du parc, L'Écume des jours de Boris Vian en mains tandis qu'une certaine Madonna faisait l'étalage de sa virginité perdue. De légères brises se lèvent de temps en temps, effleurant ma peau comme ma mère le faisait autrefois. Un instant merveilleux.
Soudain, il sentit une présence. Avant même de lever les yeux, il perdit le contrôle du charme, laissant involontairement mon charme reprendre le dessus. Il lança, dépourvu  :
"Eh, qui t'es toi ?"


Dernière édition par Eden Grace le Dim 29 Sep 2013 - 18:04, édité 3 fois
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Re: A l'ombre des abricotiers - Sam 28 Sep 2013 - 23:09
Je crois que ça fais maintenant 3 jours que je suis dans cette académie, j'avais vraiment du mal à cet endroit. Je m'étais habitué aux bateaux que je lavais avec ma serpillière, aux passants de première et deuxième classe qui m'ignorait, ou encore aux repas fade. Bizarrement tout ça me manque un peu, j'ai l'impression maintenant d'être dans un monde trop parfait, pas de travail, un paysage magnifique et tranquille, même trop tranquille à mon goût... 
 
D'après ce qu'on m'a informé je suis revenu à la vie environ 100 ans plus tard, ça veut dire que la population de la terre a avancé sans moi, mais ça veut aussi dire que presque toutes les personnes que j'ai connu sont sans doute mort... Mais en plus beaucoup de chose se sont passé comme des guerres mondiales quelques années après ma mort. Qui aurait pu croire ça ? En tout cas pas moi. Beaucoup de choses ont été facilités mais aussi de grands exploit comme marcher sur la Lune. J'ai loupé tant de chose, je ne sais pas je vais réussir à rattraper tout mon temps perdu mais je fais tout ce que je peux. Mais en plus des nouvelles machines ont été créées comme le "téléphone portable"  que m'a montré un élève.
 
Mais ce n'est pas tout, je suis aussi un "apprenti-dieu" avec un domaine divin qui serait "le sommeil". Mais bon je ne sais comment utiliser mon pouvoir. Et puis à quoi sert mon pouvoir ?! A endormir les gens ? Pourquoi les endormir ? Le sommeil me rappelle surtout mon manque de sommeil dans les bateaux ou les médecins avec leurs tests "d’anesthésie" ou encore ces 100 ans que j'ai loupé pendant un "long sommeil". Et même pourquoi suis-je, moi, un demi-dieu ? Je suis sûr que d'autres ont plus de mérites que moi.
 
Cependant, en ce troisième jour je n'avais pas prévu de rester à réfléchir sur tout ça. Un élève de l'académie m'a informé  que dans le parc de l'académie ont trouve des abricots hallucinogènes, ceci m'a rappelé lorsque mon père qui avait cuisiné des champignons  hallucinogène pour nos voisins, on avait vraiment bien rigolé lorsque on vu danser nos voisins défiler nu dans la rue, mais on a tout de même moins rit lorsque on a vu un des voisin qui s'est amusé à sauter sur les toits des maisons, mais il ne lui a rien arrivé et heureusement pour nous. Avec ce souvenir en tête j'avais idée de faire la même chose, il me suffit de prendre ces abricots et tout le monde deviendra fou. Oui je sais, c'est cruel mais bon, ça  va me faire passer le temps. Alors je suis parti dans ce parc pour trouver ces fameux abricotiers hallucinogènes. Cet endroit est étonnamment reposant, on dirait un peu le jardin d'Adam et Eve, des fruits qui ont l'air délicieux mais qu'il ne faudrait pas manger pour éviter les conséquences... Je commençai à cueillir un abricot et me mit à le sentir, ça a la parfaite odeur d'un abricot, j'espère seulement que on ne m'a pas menti. J'avais envie de goûter pour savoir mais bon, si c'est vraiment hallucinogène, je ne sais pas comment je vais finir. Il me faudrait quelqu'un pour vérifier, mais qui voudrait essayer ?
 
Puis c'est à ce moment que j'ai entendu un :
 
"Eh, qui t'es toi ?"
 
 
Je sursautai et regarda la femme. Une fille aux longs cheveux bruns,  les yeux marrons et une peau qui semble douce rien en la regardant. Je lui disais timidement :
 
 
Euh... Je m'appelle Palut, et vous qu'est que vous faîtes dans cette endroit ? "
 
 
On dirai bien que je l’ai mis mal à l’aise, je crois que je la dérange, mais elle étais tellement belle que je voulais rester pour lui parler. Je tenta d’engager la conversation lui demandant :
 
 

Pourquoi, es-tu si mal à l'aise, je te dérange peut-être ? "
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 0:29
Le détail étrange qu'il remarquait avec son "charme", c'est que, tel un schizophrène, il se sentait enfiler un costume différent à chaque fois qu'on le regardât. Ce costume n'avait pas besoin d'être tagué pour exprimer clairement "Regarde-ça, je vais t'en mettre plein la vue". C'était un sentiment étrange qui lui retournait l'estomac, l''approvisionnait en des quantités phénoménales d'adrénaline. Il adorait ça.
En levant les yeux de L'Écume des jours, le fameux passage où Alise assassine son âme sœur Chick,  il remarquait un jeune homme  âge d'un peu plus d'une quinzaine d'année. Les cheveux châtains, de petits yeux marrons, ce dernier le fit penser à.. un petit garçon. Enfin, un petit garçon d'un bon mètre quatre-vingt quand même. Son regard hésitant se posa sur Eden. Là, le charme opéra. Il sentit ses traits s'affiner, sa silhouette s'amincir, ses cheveux s'allonger... En bref, il se sentit totalement différent. A la tête que le garçon faisait, il voyait que la vue de son corps n'était pas déplaisante. Une partie de lui, assise dans un coin, rouge écarlate se tapait la tête contre un mur en marmonnant  "Mais qu'est-ce que tu fais là ? Franchement, tu es méconnaissable". Mais l'autre, celle qui dominait de part sa taille et son importance, s'écriait fièrement "Eh oui, c'est toi qu'il regarde. C'est ton heure de gloire, babe." Le résultat ressemblait de près comme de loin à de l'hésitation. Il essayait du mieux qu'il put d'inspirer de grandes quantités d'air, en vain. 
Euh... Je m'appelle Palut, et vous qu'est que vous faîtes dans cet endroit ? "
Apparemment, il était aussi perturbé que lui. Probablement pas pour les mêmes raisons. Cette idée le faisait rire intérieurement. Derechef, il aimait ça. Il ferma d'un geste sec son livre, le pose à côté de moi. Il enleva également les écouteurs de mes oreilles d'un geste lent et long qu'il ne se connaissait pas. Du bout des doigts, il remit une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et réalisa à quel point cet acte était bizarre. Les jambes croisées sur le côté, il lui répondit :
"Eden, fait-il en lui adressant un sourire, comme tu peux le voir je lisais en écoutant de la musique." 
Il trouvait sa question saugrenue. C'est vrai, il le voyait bien non ? La manière dont-il le vouvoyait, si maladroite, ne manquait pas de le faire sourire à nouveau. Il le voyait hésiter : il avance, il recule, il n'avait pas l'air de savoir quoi choisir. Puis, presque imperceptiblement, il fit un pas un avant. Son choix était fait. D'un geste de tête, Eden l'invita à s'approcher. IL aimerait dire qu'il agissait de manière réfléchie, calculée mais il mentirait. "Je est un autre" aurait dit Arthur Rimbaud.
Pourquoi, es-tu si mal à l'aise, je te dérange peut-être ? "
Joli, le passage du tutoiement au vouvoiement."Petit maladroit" ne pouvait-il s'empêcher de penser. Sa maladresse était vraiment touchante. L'éphèbe regarde le jeunot dans les yeux, il le sent perturbé par son regard. "Moi mal à l'aise ? Il ne s'est pas vu !" ne put s'empêcher de penser Eden. Il se retint et envoya :
"Tu ne me déranges pas voyons. Et.. Tu te trompes. Je ne suis pas mal à l'aise, moi."
D'un signe de tête sans équivoque, il l'invita à s'asseoir.
"Qu'est-ce que tu fais là ? Rares sont ceux qui passent dans le parc dans ces heures là. Ils ne savent pas ce qu'ils perdent. La vue est magnifique ici. Il règne dans ces lieux une quiétude reposante. Elle m'inspire, me comble d'une sensation de bien être. Être icic'est être entre les douces mains de la Nature elle-même. Rien de ce que tu n'as pu voir "Avant" n'est comparable."
Instinctivement, il posait encore les yeux sur lui.
"Tu le sens, n'est-ce pas ?"
Il caressait instinctivement ses cheveux longs, jouait avec, tout en ne le perdant pas de ses prunelles marrons. L'air était doux, la pelouse pas trop humide. Une pensée lui traversait tout naturellement l'esprit en le regardant.
"Tu es nouveau toi, n'est-ce pas ? Je ne t'avais jamais vu avant. J'ai pourtant une... Bonne mémoire. Sacré lieu, n'est-ce pas ? Au sens propre, comme au figuré."


Dernière édition par Eden Grace le Dim 29 Sep 2013 - 13:02, édité 2 fois
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 12:56
On se croit dans un roman d'amour, un joli parc avec seulement une joli fille assis sur un banc en train de lire son livre tranquillement, et un garçon qui arrive en passant dans le parc et croise son regard magnifique. J'ai jamais été très sensible aux filles avant mais je ne sais pas pourquoi mais avec elle j'ai un peu plus de mal, est-ce que c'est parce que j'ai changé depuis ma mort ou est-ce parce que cette fille concorde parfaitement à la fille de mes rêves ? Elle y ressemble tellement que j'ai l’impression de rêver. J'étais un peu perdu, je n'étais pas venu pour voir une fille moi mais les imprévus existe aussi dans ce monde. Cette fille porte aussi un nom mystérieux, Eden, un nom que je n'avais jamais entendu et Dieu sait que pourtant j'en ai vu des noms bizarres ! Alors que j'étais en train de réfléchir, elle commença :
 
"Tu ne me déranges pas voyons. Et... Tu te trompes. Je ne suis pas mal à l'aise, moi." 
 
 
Elle est en train de me mentir, c'est sûr. Elle devait être concentré sois sur son livre ou sa situation dans l'académie. Ici c'est sûrement le meilleur endroit pour réfléchir. J'ai du lui empêcher de réfléchir tout comme elle a foutu en l'air mon plan. Impossible de réfléchir calmement, j'ai peur de dire de bêtise. Puis en plus elle me faisait signe de m'asseoir, mais je n'avais pas le courage. J’inspirai alors un grand coup et m'approcha du banc en disant :
 
Et bien, je croyais être tout seul. Mais maintenant que nous avons commencé cette conversation, je propose qu'on la continue "
 
Je me suis alors assis sur le banc en regardant émerveillé par son beau visage que je vois maintenant de plus près. Il ressemble comme dans mes rêves, la peau de son visage qui semble vraiment douce. Je crois m'être perdu dans son regard, je suis comme émerveillé par elle.
 
"Qu'est-ce que tu fais là ? Rares sont ceux qui passent dans le parc dans ces heures là. Ils ne savent pas ce qu'ils perdent. La vue est magnifique ici. Il règne dans ces lieux une quiétude reposante. Elle m'inspire, me comble d'une sensation de bien être. Être ici, c'est être entre les douces mains de la Nature elle-même. Rien de ce que tu n'as pu voir "Avant" n'est comparable."  
 
Puis elle posa les yeux sur moi, je tournai ma tête et regarda les abricotiers. Et je ne pusse pas répondre à sa réponse, j'étais stressé lorsque elle a tenté de me regarder.
 
 
"Tu le sens, n'est-ce pas ?"
Je remarque aussi, que c'est la quatrième fois qu'elle me tutoie. Je crois j'ai jamais autant entendu de tutoiement d'une femme, j'ai toujours l’habitude que les femmes me vouvoient. Surtout quand on vient à peine de rencontre une personne. Est-ce que dans le futur, les gens deviennent de moins en moins poli ? Mais si c'est vraiment comme ça, il va falloir que je m'adapte au plus vite. Puis je répondais calmement :
 
 
"  Je passe, comme beaucoup de gens, venu réfléchir un petit coup. La nature est toujours un bon endroit pour une bonne réfection. Cette endroit semble tout fait unique tout comme d'autres endroits sur Terre... Surtout que dans l'académie, je ne me sens pas chez moi. Il y a tout pleins de machines dont je n'arrive pas à comprendre, alors que c'est pourtant fais par des humains. Mais que je n'arrive pas à comprendre leurs fonctionnements. "
 
 
Pourquoi je lui dis tout ça ? Je n’en sais rien, mais j'ai été maladroit de tout lui dire...
 
"Tu es nouveau toi, n'est-ce pas ? Je ne t'avais jamais vu avant. J'ai pourtant une... Bonne mémoire. Sacré lieu, n'est-ce pas ? Au sens propre, comme au figuré." 
 
 
Je suis bien un nouveau, et pourtant je suis si vieux... Pour ce lieu, je suis sûr que c'est pas un jardin normal "
 
 
 
J'étais en train de repenser à ces fameux abricots.
 
 
Et toi, ça fais longtemps ? Tu connais bien l'académie ? Tu peux m'expliquer comment marche certaines machines ? "
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 13:55
"  Je passe, comme beaucoup de gens, venu réfléchir un petit coup. La nature est toujours un bon endroit pour une bonne réfection. Cette endroit semble tout fait unique tout comme d'autres endroits sur Terre... Surtout que dans l'académie, je ne me sens pas chez moi. Il y a tout pleins de machines dont je n'arrive pas à comprendre, alors que c'est pourtant fais par des humains. Mais que je n'arrive pas à comprendre leurs fonctionnements. "
Son air songeur et sa moue adorable, il était un véritable petit angelot. Eden adorait le rendre mal à l'aise. Cependant, elle cessa là toute provocation. Elle se redressa, leva la tête vers la charpente céleste et soupira. Tout avait l'air à la fois si réel et imaginaire. "D'ailleurs, qui peut dire que ce que nous vivons est réel ? Qu'est-ce qui me garantie que je ne suis pas dans un rêve ?" pensa t-elle. Peu importe, il n'était pas temps d'émettre des théories métaphysiques. Un rapide coup d'œil vers le garçon devant elle finit de la ramener de ses songes si fantasques.
Je suis bien un nouveau, et pourtant je suis si vieux... Pour ce lieu, je suis sûr que c'est pas un jardin normal "
 
"Si vieux ? tilta Eden, Non, il ne devait guère avoir plus qu'une quinzaine d'années." Elle se rappela alors la particularité de ce lieu et de ses habitants. Tous revenaient du monde sombre et glacial de la Mort. Pourtant, ils étaient tous là, dans ce présent. Il ne pouvait que trop se sentir compréhensif à l'égard de ce fameux Palut. "Quel étrange prénom, au passage" ne put-elle se retenir de penser. Sa deuxième phrase concernait le jardin. Il trouvait qu'il était anormal. Elle n'en avait pas l'impression. C'est vrai, c'était un simple parc avec des abricotiers, des bancs, des marres aux canards ainsi que quelques équipements sportifs. Elle ne voyait pas vraiment en quoi ce "jardin", comme il l'appelait, tenait du surnaturel. Soudain, elle se souvint de ses premiers jours ici. De cette impression qu'elle vivait dans un monde imaginaire au beau milieu d'un conte. A vrai dire, tout ici, de la pelouse au ciel en passant par nous-mêmes était anormal. Nous étions mort. Nous avions perdu la Vie et pourtant nous étions toujours là, à respirer l'air de la Deus Académie. Bien sûr, ce n'était pas comparable à la vie sur Terre mais c'était tout de même un très grand privilège doublé avec une lourde responsabilité : l'administration de domaine divin. Quoi qu'il en soit, Eden rêvait de retourner sur Terre désormais. Mais il faudrait attendre quelques temps pour cela.
"Vieux, tu veux dire... Par rapport à cette ère ? En effet, nous sommes dans la première moitié du XXIème siècle. Le deuxième millénaire. A t'entendre parler, je suppose que tu ne viens pas de cette époque, n'est-ce pas ? Si tu ne veux pas en parler, je comprendrais." 
Elle s'arrêta quelques secondes, lui sourit tendrement puis ajouta :

"Je "viens" (jolie formulation pour une morte, n'est-ce pas ?) des années cinquante. 1950. Les Etats Unis."

Eden hésita quelques secondes. Devait-elle ajouter quelque chose ? Elle lui sourit encore une fois, inclinant légèrement la tête sur le côté.
Et toi, ça fais longtemps ? Tu connais bien l'académie ? Tu peux m'expliquer comment marche certaines machines ?
Je suis là depuis un peu plus que trois mois. J'ai pu me familiariser avec les lieux, c'est vrai mais... Je pense que tu trouveras bien meilleure guide."

C'était la deuxième fois qu'il lui venait l'idée étrange de parler de machines. Eden elle-même avait été effrayée par les innovations technologiques de ses dernières années. Le téléphone portable et l'ordinateur avait fini de lui coller une frousse monstre. Elle en était arrivé à une conclusion : si elle ne voulait plus avoir peur, elle devrait apprendre et connaître. L'inconnu fait peur. C'est une vérité éternelle. Elle s'approche sensiblement de lui sans vraiment s'en rendre compte. 
"J'essayerai de t'aider à te "remettre à jour". Bien des choses ont changé depuis... Ta disparition, je suppose. N'aie crainte, nous sommes tous là pour t'aider. Je suppose que c'est la politique de l'école, mh ?"
Derechef, un sourire illumina le visage d'Eden. Elle se sentait comme Circée face à Ulysse, à quelques détails près non négligeables. Une idée lui traversa l'esprit. Elle la formula directement à l'oral :
"Tiens, regarde, fit-elle en montrant son MP3. Ceci est une machine qui permet d'écouter de la musique. Elle a aussi changé avec le temps, tu veux essayer ?"

Sans même lui demander quoique ce soit, Eden lui déposa un écouteur dans l'oreille. Elle le rassura d'un regard confiant. 

"N'aie crainte, c'est toujours étrange au début mais... Tu finiras par apprécier."
"Ou détester" finit-elle par penser. Elle appuya sur Play une fois l'écouteur dans sa propre oreille. Like A Virgin rejoua ses premières notes.
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 17:02
Alors que j'étais en train de lui parler, elle se leva avec ses beaux cheveux longs pendant que j'étais en train de parler et commença :
 
"Vieux, tu veux dire... Par rapport à cette ère ? En effet, nous sommes dans la première moitié du XXIème siècle. Le deuxième millénaire. A t'entendre parler, je suppose que tu ne viens pas de cette époque, n'est-ce pas ? Si tu ne veux pas en parler, je comprendrai." 
 
Je n'ai peut-être pas été clair en disant ça mais on dirait quel avait à peu près compris ce que je voulais dire.
 
Eh bien je suis des années 1900, j'ai raté un siècle entier. Assez pour raté des choses comme les guerres mondiales... Mais tout les gens que j'ai connu sont s'en doute morts... "
 
J'étais en tain de penser à plusieurs personnes que je parlai, pleine de vie, le sourire aux lèvres qui sont sans doute mort pour X raisons.
 
"Je "viens" des années cinquante. 1950. Les Etats Unis."
 
1950 ? Tu es donc plus jeune que moi."
 
Maintenant que j'y pense elle peut être parfaitement de ma famille, après tout une de mes cousines habite là-bas. Dans ce monde il n'y a on dirait plus vraiment de notion du temps. Si je l'aurai vu dans la vraie vie, je serai vieux d’une cinquantaine d'année mais ce n'est pas le cas. J’apprécie donc une fille plus jeune que moi, c'est assez bizarre, n'est-ce pas ?   
 
- Je suis là depuis un peu plus que trois mois. J'ai pu me familiariser avec les lieux, c'est vrai mais... Je pense que tu trouveras bien meilleure guide." 
 
"  Pourquoi ne pas tenter de s'adapter ensemble, on comprendra mieux les machines avec 2 cerveaux en fusions ! "
 
Je suis sûr qu'on comprendra mieux ces engins à deux, l'union fait la force mais aussi l'intelligence ! Et puis j'avais plus envie d'apprendre avec quelqu'un qui connait mais que j'apprécie plutôt qu'une qui connait tout mais que je déteste...
 
"J'essayerai de t'aider à te "remettre à jour". Bien des choses ont changé depuis... Ta disparition, je suppose. N'aie crainte, nous sommes tous là pour t'aider. Je suppose que c'est la politique de l'école, mh ?"
 
Je pris alors ses mains et lui dit :
 
Merci pour tout j'ai espoir en toi ! "
 
Je pense que grâce à ça  je pourrai la connaître plus, maintenant que ça a commencé je veux continuer à la voir un peu plus. Cette fille me rappelle tout mes rêves que j'avais à l'époque, et que je n'ai jamais pût faire.  Je fis un sourire peut-être assez timide mais tout de même déterminer à faire le maximum.
 
"Tiens, regarde."
 
Elle me montra un drôle petit objet qui ressemble au "téléphone portable" qu’on m'a montré
 
"Ceci est une machine qui permet d'écouter de la musique. Elle a aussi changé avec le temps, tu veux essayer ?"
 
Comme la radio ?! C'est comme le téléphone qui devient un téléphone portable ? "
 
Comment ces objets marchent sans fils, ils n'ont pas besoins d’électricités ? J'avais encore beaucoup à apprendre. Puis c'est alors qu'elle approcha ses mains de mon visage, je rougissais et je restai aussi statique qu'une pierre. Elle me mit dans les deux petits engins relier par un fil.
 
"N'aie crainte, c'est toujours étrange au début mais... Tu finiras par apprécier."
 
J'étais comme stresser, j'avais peur que ça m'explose les tympans. Puis d'un coup j'entendis une fille chanter, la musique n’était pas mauvaise mais je n'arrivai pas à me concentrer. J'avais une sensation bizarre. Je suis passé en quelque temps de la vieille radio qui marche une fois sur deux, avec un son exécrable. A une musique qu'on entend parfaitement bien. J'étais comme stupéfait mais j'avais aussi peur car e n'est qu'une partie des choses que je ne connais pas... J’enlevai les objets quelle m'avait mis dans les oreilles car je me sentais mal à l'aise puis je changeai de sujet :
 
Ici tout les élèves a un domaine divin, quel est le tiens ? "
 
Maintenant que j'y pense, je ne lui ai pas demandé à propos de son pouvoir, j'étais assez intrigué ce que cette fille a comme pouvoir.
Puis je me levai à mon tour, mais c'est alors que mon talisman tomba de ma poche, je le ramassai et le remis au plus vite dans ma poche. Puis je sortis de ma poche la feuille qui contient mon pouvoir, et la lui tendit.
 
 
Tiens, je n'ai pas encore trouvé comment me servir de mon pouvoir et toi ? "
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 18:34
Eden passait un bon moment en la compagnie de Palut. Ils écoutaient de la musique, faisaient connaissance avec le monde qui les entourait mais également avec  l’un l’autre. Difficile de croire qu’ils ne se parlaient que depuis une vingtaine de minutes. Lui insistait pour que je lui fasse faire un tour de l’Académie. Sa candeur et sa maladresse plaisait à Eden. Il avait l’air perdu, déboussolé au milieu d’un monde qu’il n’appréhendait pas encore. Avec un siècle de retard, il était encore plus dépassé qu’elle à son arrivée. Tellement de chose à apprendre, à comprendre. La technologie, ou les « machines » comme il les appelait avec tant de douceur, lui étaient imperméable. Main dans la main, il me demandait de l’aide. Vingt minutes. Seulement vingt minutes qu’ils échangeaient. Pour une fois, Eden pensa à lui. Durant ces trois mois, elle avait enchaîné de nombreuses histoires qui s’étaient toutes terminées dans un genre mélodramatique. Elle ne pouvait s’imaginer profiter de la visite accompagnée pour faire bien plus qu’un simple tour entre amis. C’était impensable et surtout immoral. Mais en même temps, quelque chose de nouveau en lui en mourrait d’envie. Eden, autrefois décadente, l’était aujourd’hui bien plus encore. Cette même chose ne rechignerait pas à profiter elle aussi de l’innocence et de la faiblesse de ce nouveau apprenti-Dieu. C’était vrai, il venait d’arriver : il était vulnérable.  Le changement, la découverte de tant de chose insoupçonnée, l’acceptation de la Mort, elle-même. Tout cela fragilisait n’importe qui. Elle songea qu’elle aurait bien aimé avoir quelqu’un sur qui compter, elle aussi.
 
La dualité régnait en elle. Même si cela faisait trois mois qu’elle découvrait de nouvelles parcelles d’elle-même jusque-là absente de sa personnalité, elle était bien loin d’appréhender de telles pulsions qui se battaient en elle. Déesse de l’Amour, oui, c’était vrai, mais pas seulement l’Amour mièvre et romantique. C’était beaucoup plus complexe et moins glorieux. Ce jeune homme devait avoir quoi, seize ans ? Il n’était pas prêt. Même s’il avait eu seize ans en 1900, c’était tout de même trop jeune. En même temps, il la voyait probablement comme une jeune fille de son âge. De nombreuses questions éthiques et morales traversèrent l’esprit d’Eden. Une conclusion en émergea : « Laissons le destin, mais aussi et surtout l’Amour décider. » Cette phrase sonnait parfaitement bien dans sa tête même si elle se doutait que peu de personnes penseraient de la même manière.
 
Tout cela tandis que Madonna chantait. Palut avait l’air mal à l’aise. Ce premier contact avec les MP3 était un coup double : la technologie plus la musique. C’était compréhensible. Une fois la chanson terminée, il lui demanda :
 
Ici tous les élèves a un domaine divin, quel est le tiens ? "
 
Elle ne répondit pas à cette question, posant scrutant de ses yeux chocolat sur les siens. De nombreux auteurs disaient que les yeux étaient les fenêtres de l’âme, Eden voulait bien vérifier. Le jeune homme avait l’air hésitant. Il réfléchissait. En voyant qu’elle ne répondit pas, il reposa une autre question :
 
Tiens, je n'ai pas encore trouvé comment me servir de mon pouvoir et toi ? "
 
Il lui tendit un objet étrange, qu’elle soupesa, fit tourner dans sa main puis inspecta poliment. Elle voulait répondre à sa question, mais Eden ne pouvait pas lui dire. Si elle lui disait la nature de ses capacités, Palut comprendrait alors tout ce qui se passait. Le charme n’en serait qu’amoindri. Ce que la majeur partie d’elle-même ne souhaitait pas. Alors, elle s’approcha de lui lentement, se pencha jusqu’à ce que ses lèvres soient à quelques centimètres de son oreille.
 
« Surprise. » dit-elle d’une voix suave.
 
Si elle pouvait le laisser lambiner quelques heures, ce serait parfait. Elle reprit sa place et mine de rien, lui envoya derechef un sourire radieux. Elle se tenait là, presque immobile, le regard perdu dans le sien.
 
« Je suis certaine que tu le découvriras bien, ton pouvoir. Sois juste patient, ça viendra. Fais-moi confiance. »
 
Cette dernière phrase avait été prononcée bizarrement, presque enjouée. Elle le titillait. D’un geste rapide, elle lui enleva l’écouteur de son oreille, éteignit le MP3 et le dépose sur son livre refermé. Elle ferma les yeux en levant la tête. Tout était presque parfait.
 
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Re: A l'ombre des abricotiers - Dim 29 Sep 2013 - 22:26
On dirait qu'elle ne veut pas me dévoiler son pourvoir... Pour quel raison ? N'a t'elle pas confiance en moi ? Pourquoi cacher une chose si ridicule ? Est-ce un pouvoir embarrassant au point qu'elle ne veut pas me le dire ? Me laisse-t-elle un moment de suspens ?
Puis c'est alors que elle s'approcha de moi, mon regard se mis à rougir puis me souffla dans l'oreille un petit :
 
Surprise. "
 
J'ai comment à vraiment rougir comme une tomate. Je croyais que c'étais le premier baiser de ma vie (Sans compter mes parent et mes cousines). Mais je n'allai pas me laissai faire par ce petit jeu, elle essaie de me faire oublier ce que je lui ai demandai... Je me dois de la rassurer alors je lui dis :
 
Tu n'as pas avoir peur pour une sottise pareil "
 
Mais elle semble m'ignorer
 
Je suis certaine que tu le découvriras bien, ton pouvoir. Sois juste patient, ça viendra. Fais-moi confiance. "
 
Je trouve que le pouvoir divin n'a pas d'utilité particulière pour moi, A quoi bon avoir ce pouvoir ? Qu'est que je pourrai en faire... Je n'ai aucun objectif dans ce monde, je suis juste perdu. Que je sois là maintenant ou pas rien ne va particulièrement changer. Enfin bref, mais si tu ne veux pas me parler de ton pouvoir, qu'il en soit ainsi... J'espère que tu assumes ton choix car ceci est dans ton entière responsabilité "
 
J'étais un peu comme en colère qu’elle ne voulait pas me le dire. Je pris le papier que je lui avais donné avec mon visage rougis. Je me sens maintenant idiot de lui avoir dévoilé mon pouvoir, j'avais juste envie de partir. Mais bon mon esprit de Don Juan ne voulait pas en rester là... Je repris en lui disant :
 
Et est-ce que tu as eu des relations avec des personnes de l'académie ? Tu as vu des gens de ton époque ? "
 
Je réfléchissais à cette possibilité de pouvoir trouver quelqu'un dans l'académie, après tout il y a de nombreux élèves. Il se peut très bien qu’un de mes cousins soit l'un d'eux ou l'un de leurs fils ou alors des ancêtres ? 
Je crois qu’à partir de cette académie tout est possible donc il faut maintenant s'imaginer toutes les situations possibles.


HRP:
 
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Re: A l'ombre des abricotiers - Lun 30 Sep 2013 - 18:28
« Et là, et là : il devint tout rouge ! » se voyait-elle déjà raconter à ses amies. Or, elle n’en avait pas vraiment. Du moins, pas encore. Cela ne serait tarder, elle en était certain. Tout était question de temps. Le jeu en valait la chandelle. Il la valait toujours alors pourquoi pas cette fois ? Elle voulait à nouveau écouter de la musique mais s’abstient, ne souhaitant paraître distraite. Elle devait lui faire sentir qu’elle était prête à le regarder durant des heures sans pour autant le lâcher. Eden était certaine d’en être capable, après-tout : elle était la déesse de l’Amour quand même. D’un geste habitué, elle ramena des mèches de cheveux vers l’arrière, profitant de l’occasion pour afficher un petit sourire discret et mignon. Il brisa le silence contemplatif :

Je trouve que le pouvoir divin n'a pas d'utilité particulière pour moi, A quoi bon avoir ce pouvoir ? Qu'est que je pourrai en faire... Je n'ai aucun objectif dans ce monde, je suis juste perdu. Que je sois là maintenant ou pas rien ne va particulièrement changer. Enfin bref, mais si tu ne veux pas me parler de ton pouvoir, qu'il en soit ainsi... J'espère que tu assumes ton choix car ceci est dans ton entière responsabilité "

Eden ne pouvait pas ignorer sa mine pincée lorsqu’il avait appris qu’elle ne lui confierait pas de suite son secret. Il dut sûrement se sentir vexé : il avait fait confiance à une inconnue qui ne lui avait pas rendu la monnaie. Elle désirait mettre les choses au clair avec tout ne s’envenime.

« Ce n’est pas contre toi. Seulement… C’est une surprise. Je suis certaine que tu l’aimeras. »

Elle se tenait derechef à quelques centimètres de ses lèvres, nez contre nez. Ce qu’elle aimait jouer à ce jeu de séduction. Plus elle réalisait que c’était interdit, malsain et surtout mauvais, plus elle se délectait. Diantre, si elle n’était pas déjà morte, elle irait déjà directement en enfer. Elle posa une main sur le mollet de Palut, essayant de le détendre du mieux qu’elle le put. « N’aie crainte petit être » voulait-elle lui renvoyait en le regardant dans les yeux. Pendant un instant, elle hésita à profiter de la proximité pour l’embrasser mais s’y refusa. C’était trop tôt, du moins pour elle. S’il venait à le faire, alors lui rendrait. Se désengager était l’une des spécialités de cette jeune succube.

Et est-ce que tu as eu des relations avec des personnes de l'académie ? Tu as vu des gens de ton époque ? "

Des relations ? Ils ne partageaient certainement pas la même définition du mot. Elle en avait eues De nombreuses. Et des deux sortes. Des gens de son époque ? Elle n’avait pas l’habitude de poser ce genre de questions sur l’oreiller. « Dis-moi, t’es mort quand toi ? J’veux dire, t’es plutôt Moyen-Âge ou Renaissance ? Années folles ou Trente Glorieuses ? » Cette  idée la fit rire intérieurement. Elle se décida à lui répondre :

« Des relations ? Des tas. Mais rien de bien sérieux. Je ne garde pas de grands amis pour l’instant. Quant aux gens de mon époque… Je n’en ai pas la moindre idée. Ce n’est pas vraiment une chose dont les choses aiment se vanter. On parle de mort quand même. L’acceptation de dernière n’est pas très facile. Surtout lorsqu’on a l’esprit occupé par des questions métaphysiques. »

Sa réplique comportait de nombreux double-sens plus graveleux les uns que les autres mais elle était certain qu’il n’en saisirait aucun. Elle avait été prudente et savait très bien s’exprimer au millimètre près. Avant de lui laisser le temps de réfléchir, elle embraya :
 
« Et toi, où en es-tu dans tes rencontres ? »
Plongée dans ses pensées, elle s’imagina comment cette situation pouvait bien se terminait. Sans aucune perversion, elle savait que l’issue serait de l’ordre du romantique. Mais elle n’aurait pas de sentiments ; elle n’en avait jamais. Elle espérait de tout cœur qu’il ne craquerait pas. Elle serait alors obligée de fuir et elle avait horreur de ça. Rares étaient les personnes qui la comprenait. Quelque part, elle se doutait qu’avec sa tête d’enfant, son éducation plus qu’old school, il ne devait pas avoir beaucoup d’expériences avec les filles. L’enjeu était encore plus grand. Elle sourit intérieurement et se remit à l’élaboration de plans plus farfelus les uns que les autres mais elle savait pertinemment que dans tous les cas elle improviserait, comme d’habitude.
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Re: A l'ombre des abricotiers - Lun 30 Sep 2013 - 21:26
" Et bien moi, ça fais peu de temps que je suis arrivé donc, je n’ai pas vu beaucoup de personne. " 


Je n’avais rencontré que quelques camarades de classe mais tous étaient des garçons jusqu’à maintenant. Je crois que c’est la première fille que je rencontre dans l’académie, mais bon , j’en ai pas rencontré beaucoup mais ça valait le coups si c’est pour rencontré une si belle fille. Mais bon le fais qu'elle n'a pas répondu à ma question m'est resté dans la gorge. Peut-être que si je lui demande autre chose , elle le voudra bien ?

" Ça te dérange si je t’appelle par ton prénom, Eden ? "

J’espère vraiment qu’elle va accepter ma demande, j'ai rarement appelé un fille par son prénom, on dirait que je réalise mes rêves de gosse là...
J'avais un sentiment de honte, je me suis désemparé pour une fille. Je devais me calmer , je saute vraiment trop d'étapes d'un coup... Je me sens un peu en malaise, j'ai jamais autant avec une femme après tout. Puis c'est une première fille que je trouve attirante, vraiment trop attirante. Ce sentiment augmentera de plus en plus, si je continue. Il faut que je me calme, j'ai tout mon temps pour la connaître.

" Bon je crois que je vais en rester là aujourd'hui... J'espère qu'on pourra se revoir la prochaine fois ! "

Puis en me levant, je remarqua un feuille blanche par terre. Je la retourna et vit des choses surprenante... J'étais tout pâle en voyant ce qu'il y avait dessus. C'étais une des mes pages de mon journal intime avant ma mort que j'avais brûlé. Mais que faisait cette feuille ici ?! Je me dois de la brûler au plus vite. Mais pourquoi une telle feuille apparaît, les autres sont aussi dans cette académie ?
Puis je me retourna vers Eden.

" Tu n'aurai pas quelque chose pour faire du feu ? "

Je sais que ça fait bizarre de demander une telle chose mais bon j'avais envie d'oublier le moi d'avant, c'est un eu une nouvelle vie tout ce qui est en arrière a disparut enfin je le croyait jusqu'à que je trouve cette feuille...
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Re: A l'ombre des abricotiers - Ven 4 Oct 2013 - 13:50
" Et bien moi, ça fais peu de temps que je suis arrivé donc, je n’ai pas vu beaucoup de personne. " 
Sa réponse la laissait perplexe. Qu’entendait-il par-là ? Etait-il content de l’avoir découverte en premier lieu (ou presque) ou était-il si esseulé que même sa présence ne suffisait pas à lui faire apprécier le goût si particulier de la Deus Academia ? Dans tous les cas, Eden était heureuse d’être une bonne compagnie. Surtout lorsque la compagnie en question n’avait pas un physique trop disgracieux. Ce qui n’était pas le cas de Palut. Elle en avait rencontré de plus beaux, c’était vrai. Mais aucun qui ne lui paraissait si enfantin et pourtant, elle qui préférait les durs comme des rocs, appréciait particulièrement sa candeur. Elle l’imaginait tout simplement s’émerveiller à chaque découverte ou au contraire les craindre, une moue effrayée adorable sur le visage. Il n’était pas doué avec les filles, cela se voyait, mais s’il le voulait elle pourrait lui apprendre comme elle l’avait fait avec de nombreux élus depuis son arrivée. Mais il ne fallait pas se méprendre : Eden estimait tous les hommes avec qui elle avait vécu quoique ce soit. Même s’ils ne lui rendaient pas toujours. « Traînée » avait été répété de très nombreuses fois. Pourquoi n’étaient-ils pas capables de comprendre que l’Amour lui-même ne peut être en possession d’une seule et même personne pour toute l’éternité ? Il en serait de même avec Palut. Elle l’aimerait comme s’il avait été le premier. Mais elle se projetait déjà trop loin, par habitude. La jeune succube ne craignait pas d’essuyer un échec : il fallait être honnête, qui pouvait résister à sa beauté parfaite ? L’orgueil était un autre vilain défaut qui pointait trop souvent le bout de son nez. Lorsqu’il faisait irruption, tout se finissait de manière assez négative. Même si elle appréciait (et non aimait) tous ces hommes, en même temps, elle ne pouvait ne pas les regarder de haut comme des petites choses fragiles. C’était paradoxal. Cependant, tout ça restait un besoin vital pour elle. La solitude était son ennemi, il la tenait un couteau sous son cou en lui murmurant de sa voix roque : « Trouve-toi quelqu’un ou crève, petite merde. » C’était exactement ça qu’elle l’imaginait du moins. Tout ceci entrainait en elle de nombreuses questions d’ordre métaphysiques et éthiques. C’était désormais ça, sa nouvelle vie. Réfléchir, réfléchir à s’en arracher les cheveux. Tout était compliqué. Et encore, elle n’évoquait pas souvent le problème de schizophrénie qui la frappait lorsque plusieurs personnes la regardaient. En quelques mots, imaginez plusieurs pellicules de photographies superposées. Tous ses actes étaient répétés mais adaptés, recadrés, changés selon la personne qui la scrutait. Les jours de classes lui causait des migraines. Enfin, jusqu’à ce qu’elle se mette à parler, à s’exprimer. Les mots étaient ses alliés. Avec eux, tout allait mieux. Elle savait convaincre mais aussi persuader les autres. Ce talent naturel l’avait tiré de bien des situations en tout genre …
Seulement quelques secondes s’étaient écoulées depuis sa réponse. Il lui pose alors une question naturelle qui lui réchauffa son cœur déjà en fusion.
" Ça te dérange si je t’appelle par ton prénom, Eden ? "
Elle répondit sans trop réfléchir, faisant confiance en sa bouche. 
« Il n’y aucun problème à ça. Appelle-moi Eden, si tu en as envie. Ou n’importe quel autre prénom, si ça te chante. » 
Sur ces mots, elle lui sourit derechef. Il était désormais debout. Elle levait les yeux vers lui, s’efforçant de le séduire de son regard d’une manière nettement moins discrète qu’auparavant. « S’il m’embrasse, je lui rends. S’il ne fait rien, je l’embrasserai la prochaine fois. » se répétait-t-elle. Tout ceci pourrait sembler être une réaction de névrosée et c’était effectivement le cas. Elle (re)vivait pour ça. Littéralement.
" Bon je crois que je vais en rester là aujourd'hui... J'espère qu'on pourra se revoir la prochaine fois ! "

Il allait partir. Elle se leva elle aussi puis se tint à quelques centimètres de lui. Elle ne lui répondit pas, priant pour que son regard soit plus éloquent que n’importe quel mot sur Terre et dans cette Académie. Sans prêter attention à elle puisque que ça, il ramassa un papier, afficha un mine penaude puis, posa une question :
Tu n'aurai pas quelque chose pour faire du feu ? " 
Avant même qu'elle eut le temps de lui répondre, Eden vit qu'il réalisait l'absurdité de son interrogation. Pour toute réponse, elle s'approcha de lui significativement. S'il voulait l'embrasser, c'était maintenant. Elle déposa ses prunelles marrons sur lui. Elle pouvait entendre son cœur battre, sa respiration se briser.
  
 
 
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Re: A l'ombre des abricotiers - Sam 12 Oct 2013 - 16:34
" Attends ! Attends Eden ! C'est ! C'est trop rapide là ! Je ne peux pas ! "
 
Je reculai de trois pas et me retournai la tête toute rouge. Et je dis :
 
" Apprenons à nous connaître, nous avons tout le temps devant-nous ! "

Après tout, cette nouvelle vie est prévus d’être longue, on peut facilement vivre ici jusqu’à ses 100 ans. Et puis elle m'intimide encore beaucoup. Peut-être qu'elle a déjà connu l'amour mais moi je ne m'y suis jamais vraiment connu.Et puis la situation étais trop parfaite, comme si j'étais dans un rêve.Mes pensés n'arrête pas de se répéter. J'avais le cœur qui battait la chamade et je tremblai de tout le corps. Mais ça me faisait un peu mal de refuser une chose pareil mais j'ai jamais embrasser quelqu'un de ma vie, je devais faire quelque chose que j'ai souvent fait. Alors je me retourna, m'approcha d'elle et la serra fort dans les bras. Un sentiment de nostalgie venait de passer dans mon esprit, combien de temps ça fait que je n'avais pas serré quelqu'un dans mes bras ? Peut-être plus d'un an, je me souviens plus exactement. J'apprécie la peau douce de cette fille ainsi que ses cheveux longs que je sentait dans la main, ou encore le doux parfum qu lui ressortait. Je ne pensai plus à rien, mon stress avais disparu j'étais en train de pensé à ce grand plaisir. J'en ai même oublié cette feuille...


[HRP : Désoler pour le temps que j'ai pris... ]
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Re: A l'ombre des abricotiers - Sam 12 Oct 2013 - 22:11
"Il s'est dégagé ? Je rêve ou il s'est dégagé ?!" Tels étaient les premières pensées après que Palut lui ait refusé son baiser. C'était inenvisageables. Rares étaient ceux qui avaient su lui refuser. Et c'était bien mieux ainsi. Oui elle était indignée, c'était normal. Il avait bafoué son honneur sa fierté. Il l'a dominée. Quelques secondes, certes, mais c'était déjà beaucoup trop. En même temps... Il montait dans son estime. Qu'il soit un vierge effarouché ou un homme malin, c'était pas si mal. Le baiser n'était que reporté. Elle l'aurait. Elle l'aurait, à coup sûr.
Rouge écarlate, il la fixait. Elle lui sourit, comme à son habitude. Cette fois, elle sentait qu'elle y avait mis un peu trop de provocation. Mais tant pis. La compétition allait devenir maladive. Ce n'était plus un jeu mais une véritable traque. Son honneur était en jeu. Qu'il est de l'expérience ou non avec les filles, il en aurait une étincelante avec elle. Eden était prête à le mener à bout, à la confronter à ses désirs... Elle lui apprendrait, à ce gamin. Parce qu'au fond, c'est ce qu'il était à ses yeux. Puis, elle se ressaisit. Jetant un coup d’œil par dessus son épaule, elle alla chercher le papier par terre, non sans y jeter un œil. La succube se posta face à lui. Il parla, elle n'en fit rien. Elle lui tendit le papier qu'il attrapa lentement. Faisant un pas en avant, elle feinta l'embrasser avant de lui susurrer avec tout le charme dont elle disposait :
"Nous apprendrons à nous connaître dans les jours qui viennent. Je peux t'assurer que tu seras celui qui m'embrassera la prochaine fois."
Avant de faire demi-tour, elle lui fit un baiser sur la joue, lui jeta un dernier regard persuasif et se dirigea d'un pas décidé vers le pensionnat.
"Nous nous reverrons."
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Re: A l'ombre des abricotiers - Sam 12 Oct 2013 - 23:17

Eh bien, voilà une rencontre qui promet une suite. En tout cas, j'ai hâte de connaitre la suite de cette histoire. En plus, les différences de vos personnages rendent l'intrigue encore plus sympa. Palut, fait attention à tes conjugaisons, il y a pas mal de fautes qui pourraient être éviter. Et bravo à tous les deux.

Eden :  590 xps
Palut :  470 xps

Xps attribués : Yep
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A l'ombre des abricotiers
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