Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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You remember me ?

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You remember me ? - Dim 15 Sep 2013 - 21:37

▬ Dis, tu m'as bien dit que t'avais vu une étrangère dans le coin ?

▬ Pour sûr que je l'ai vu ! Une fille bien petite avec des cheveux d'une couleur pas banale. Elle avait l'air perdu mais rien qu'à voir sa façon de nous regarder j'hésite toujours à aller l'aider.

▬ Une idée de où est-ce qu'elle pourrait être ? Parce que à part ce village au pied de la montagne, je vois pas où elle aurait pu aller.

▬ Qui sait, dans la forêt ? Qu'elle fasse attention aux ours qui traînent...

Les deux hommes à l'âge bien avancé se séparer pour reprendre leurs habitudes journalières, laissant la table sur laquelle ils s'étaient installés, pour discuter, désormais vide, avec uniquement deux tasses de thé. Néanmoins, une personne était toujours présente, assit à cette table. Une personne d'une assez grande taille, entièrement habillé de noir, portant une sorte de heaume comme on en avait jamais vu depuis le moyen-âge. Invisible aux yeux de tous, il avait discrètement écouté la conversation des vieilles personnes, afin d'en apprendre un peu plus sur ce qu'il recherchait. Posant quelques pièces sur la table en guise de pourboire - même s'il ne s'était pas servi dans le café - il se levait de son siège en faisant en sorte que personne ne le remarque, ne souhaitant pas vraiment que des gens croient voir des chaises se mouvoir toute seule. Oui, cette personne plutôt grande et habillée étrangement était bel et bien invisible aux yeux d'êtres humains. Il finissait par marcher dans les rues du petit village paisible, observant autour de lui, curieux, jusqu'à ce qu'il voit des enfants rire alors qu'ils dessinaient sur du papier avec des crayons. Intrigué, l'étrange personne s'avançait, penchant la tête pour voir ce que pouvait bien dessiner les petits écoliers. Il pouvait voir plusieurs ratures sur des icônes ratées, des esquisses ressemblant aux super-héros de nos jours, ainsi qu'un dessin un petit peu plus travaillé, représentant une fille aux cheveux détachés.

▬ Hey ! C'est quand que tu me laisses l'utiliser ?

▬ De quoi tu parles ?

▬ Tu sais bien ! Le super crayon que t'as donné la fille hier !

Une fille ? La même dont les vieux hommes parlaient tout à l'heure ? Il avait enfin une piste solide, après pas mal de jours de recherches... Finissant par sauter sur un des nombreux toits, il finit par jeter un coup d'oeil aux alentours, cherchant à se repérer. Si elle cherchait refuge dans le coin, elle ne pouvait guère aller loin... Si elle était toujours une sorte de sujet d'actualité dans ce petit village, son passage ne devait dater que d'une journée ou deux. Elle ne devait pas être bien loin, il devait donc accélérer le pas. Bondissant du toit, il flottait à une dizaine de mètres de hauteur, volant à une vitesse convenable en direction de la forêt dense. Quelques dizaines de minutes plus tard, les pieds posés sur une branche d'arbre, il observait les alentours, à la recherche d'éventuels indices sur la personne recherchée. Il remarquait alors de légères traces de pas, se laissant tomber pour atterrir sur ses pieds et analyser de plus près les indices. Au vu de la profondeur des traces de semelles, cela devait être une personne plutôt mince, pas très grande... Il se redressait avant d'entendre un soudain cri un peu plus loin, l'incitant à presser le pas en bondissant, sautant d'arbres en arbres pour aller plus vite. Plus il s'approchait, et plus il voyait une forme dépassant les deux mètres de hauteur pousser un puissant grondement sur une jeune fille acculée contre un arbre. L'homme, invisible aux yeux des humains, mais pas à ceux des animaux, apparaissait brusquement entre une sorte d'ours de la montagne au pelage sombre et la demoiselle en détresse. Tournant le dos à cette dernière, l'homme fixait l'animal, la bête grognant contre ce soudain obstacle face à lui.

Restant sur ses positions, l'homme habillé de noir et au heaume sur la tête. On pouvait à travers ce dernier ses yeux presque menaçants, assassins. Il voyait même l'iris de son oeil droit virait soudainement au rouge écarlate qui, accouplait au regard revolver, faisait baisser les oreilles de l'ours et le faire fuir de ses quatre pattes. Il avait compris qu'il n'avait pas à faire avec un simple humain. L'animal désormais écarté, l'homme tournait lentement les talons vers la jeune femme aux cheveux argentés. De son oeil écarlate, luisant presque à travers son heaume, il l'observait en détail, avant de souffler un peu.

▬ Bonjour Maya, cela faisait longtemps.

Le heaume disparaissait petit à petit en se transformant en poussière, au même prix que la tenue vestimentaire de l'homme mystérieux qui, à la totale disparation du heaume, laissait apparaître une tête toute aussi blanche que celle de Maya. Des yeux de nouveaux aussi bleus que l'azur du ciel, une tenue digne de son rang au sein de l'académie, l'homme se présentait à la demoiselle en penchant le haut de son corps vers l'avant, son bras dessinant un arc-de-cercle devant lui avant de poser sa main sur son coeur.

▬ Je m'appelle Weiss, Weiss Alexander. Te souviens-tu de moi ?
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Re: You remember me ? - Lun 16 Sep 2013 - 23:21
Ce serait facile de faire semblant d'être une autre. Se laisser faire par un animal et devoir être « sauvée » par qui que ce soit, c'est un peu humiliant pour une apprentie déesse forte de caractère comme Maya. Elle pourrait avoir envie de le cacher, de dissimuler les faits ou de supplier son « sauveur » de ne pas raconter ce qui vient de se passer. Mais la confiance et l'estime que lui accordent les autres ainsi que son amour propre sont tellement ébranlés que tout ça ne la touche pas vraiment. Elle ne sera plus ridiculisée dorénavant... c'est l'avantage de vivre recluse, loin des chahuts et loin des moqueries. Alors, ce... super héros vêtu de noir pourra la « sauver » autant de fois qu'il le voudra. Il pourra filmer et raconter ses exploits autour de lui... qu'est-ce que ça pourrait changer finalement ?
C'est juste un petit pincement au cœur désormais.

Maya porte des branches d'arbre sèches entre ses bras. Un début de stock en prévision pour l'automne... pour se chauffer et sécher ses affaires, sans aucun doute. Elle a prévu de s'installer dans cette région, accueillante et tranquille. Les températures ont déjà énormément baissé et les nuages noirs guettent à l'horizon, mais la saison s'annonce tout à fait charmante. Noire, pluvieuse, triste, mourante... on croirait décrire l'intérieur de Maya. Elles doivent être en symbiose, toutes les deux. Pour les quelques habitants qui vivent dans les parages, la demoiselle n'est qu'une étrangère à qui personne ne posera de question... et c'est évidemment ce que recherche la fugitive.

C'est finalement un beau terrain de jeu. Les rumeurs restent bloquées par les montagnes, tout est très isolé : c'est parfait pour commencer. Commencer quoi ? Une vie entourée d'humains pardi ! Réapprendre à les connaître, comprendre ce qu'ils valent et ce qu'ils attendent des dieux... enfin, ça, ce sera l'objectif d'une seconde étape, lorsque Maya aura osé leur révéler ses origines. Pourquoi ferait-elle ça ? Ce serait se venter d'être supérieure, ce qui, d'après son expérience personnelle, est très loin d'être le cas. Tout cela reste dans le domaine de l'hypothétique, le temps se chargera de trouver les réponses à ce type de questions, Mata ne s'en fait pas.
En attendant, rester une femme faible, une humaine classique qui n'est pas rassurée à la vue d'un ours... c'est peut-être comme ça qu'il faut agir. Et pourquoi pas ? Il est si facile de se débarrasser d'un pinceau et tous les pouvoirs qui vont avec. Ce n'est pas comme si le talent était en elle... sans l'objet qui permet de l'exprimer, Maya est une humaine. Ah... et ces ailes, il suffit de ne pas les déployer. C'est si simple d'être faible après tout.


Maya lève la tête pour regarder le géant dans les yeux. À première vue, elle n'a pas idée de qui il est... mais difficile de croire qu'un super héros justicier vive dans un endroit si reculé. Dès qu'il retire son masque, son identité lui saute aux yeux.

- Bonjour monsieur Weiss !

C'est comme ça qu'elle l'appelait, la dernière fois qu'ils se sont croisés ; c'est ainsi qu'elle l'appellera aujourd'hui. Ce n'est pas un ennemi, loin de là... il reste celui qu'il était, celui avec lequel elle s'est entraînée, un soir d'hiver, au hasard d'une rencontre dans un gymnase. Ce soir là, il y avait également Akared, un équipier avec lequel Maya s'était bien entendue. À eux deux, ils étaient parvenu à assener quelques coups à celui qui allait également grimper les échelons et devenir membre du conseil !
Non... pas « également », plus de comparaison.
La tentation est grande...
Soit... il était simplement fort. Autant que les autres membres du conseil de cette époque.

- Vous allez bien ? fait-elle, feintant le ravissement. Quel hasard que de vous retrouver ici. Vous êtes en mission pour l'académie dans les environs, c'est ça ? Un renégat ? Il ne faudrait pas que je vous dérange plus longtemps alors, ça ferait tâche sur votre CV.

Elle n'est pas mole, pas dépressive... au contraire, elle parait pleine d'assurance. En forme. Presque souriante, d'humeur à plaisanter. Elle n'est pas très différente de ce qu'à connu le Weiss de l'époque, 8 mois plus tôt. Ses cheveux ont poussés, sa tenue est quelque peu différente... mais que pourrait-il avoir noté d'autre sur son interlocutrice ?
Ah... si, peut-être une chose : malpolie. Quand elle parle ici, elle est tout à fait sincère... mais ses paroles sont le poison qu'elle ne peut maîtriser. Elle fait très arrogante et semble dire exactement l'inverse de ce qu'elle pense.

Lui, par contre, semble plus... distingué. Pas d'une mauvaise façon, ce serait plutôt un compliment. C'est comme s'il s'était amélioré sur tous les points, à tel point qu'il deviendrait difficile de tous les énumérer. Le principal serait peut-être... le charisme. Elle l'avait bien observé ce jour-là, elle l'observe bien aujourd'hui : il n'y a pas photo. Les dieux sont destinés à devenir ce qu'ils doivent devenir, chacun est à sa place.

- Alors, bon courage et bonne journée.

Elle le salue d'une petite révérence, puis reprend sa marche.
Et voilà, ce n'était pas plus compliqué que ça.
Bon... en l'état, si, puisque cet homme n'est pas là par hasard. Il faudrait être idiot pour croire à une rencontre fortuite. Mais qu'est-ce qu'il pourrait bien lui vouloir ? Il y aurait eu un soucis à l'académie pendant son absence ? Bah... il ne serait pas déplacé pour ça, pas personnellement. Quand on sait tout ce qu'il y a à faire pour les académiciens, s'il fallait en plus s'occuper des fugueuses... certains seraient presque obligés de dormir directement sur leur lieu de travail !

Le plus inquiétant, c'est qu'ils ne se connaissent pas vraiment. Weiss et Maya... Ils n'ont partagé qu'un combat... qu'un entraînement. A-t-il été obligé de venir la retrouver ? Ce serait elle la mission ? Quoi qu'il puisse en dire, ce sera faux : il n'oserait pas avouer que Maya l'emmerde et lui fait perdre son précieux temps. Ce n'est pas comme ça qu'on aborde une fuyarde. Mais après tout... Maya est prête à obéir. S'il tente de la ramener de force, il aura son entière coopération. Ensuite, ils auront tout le temps de ne pas discuter de l'intérêt de la chose.

Elle tourne la tête vers lui et lui adresse un bref regard sans interrompre sa marche...
… à quoi pense-t-il ?
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Re: You remember me ? - Dim 22 Sep 2013 - 23:17

Maya Tensho, la fille du dieu le plus dangereux du moment... Et pourtant, elle semblait n'avoir rien en commun avec le déchu. Une jeune femme de taille moyenne, aux cheveux d'un blanc semblable à la neige d'hiver, des yeux plutôt clairs également. Elle était peut-être un ange qui sait, comme l'avait avancé Akared à l'époque. Plusieurs mois ont passés depuis leur dernière rencontre, entre Maya et Weiss, plus de huit pour être plus exact. Ils s'étaient rencontrés à l'occasion où la tête blanche s'apprêtait à apprendre à quelqu'un à se défendre face aux autres, même si ce dernier ne semblait pas réellement emballé pour. La jeune Tensho se proposait pour participer et apprendre, elle aussi. Résumé leur petite séance ? On pouvait dire que les deux jeunes s'en étaient plutôt bien sortis, même si le garçon était repartis dans un sale état, et que la demoiselle en souhaitait plus.

Ce n'est qu'après cet événement que Weiss devint un membre du Conseil, au service de Deus pour la protection de ce dernier et de ses biens, donc : de l'académie et de ses résidents. Il ne pensait pas revoir Maya dans un tel lieu, aussi tardivement, à ce moment bien précis... Il avait toujours souhaité discuter avec elle de plusieurs choses, que ce soit pour parler de l'académie ou de n'importe quoi d'autre. A travers son regard, il pouvait facilement lire que tout ne se passait pas en bien chez elle, et qu'un côté protecteur et bienveillant à son égard se réveillait chez lui, petit à petit. Peut-être parce qu'elle ressemblait à sa petite soeur, Yonah. Couleur de cheveux, taille, silhouette... Cette ressemblance ne faisait que le pousser à venir accompagner la jeune femme dans sa situation, de l'aider. Elle le reconnu bien vite lorsqu'il retirait son heaume, révélant des mèches de cheveux de la même nature que les siens. Elle répondit donc aussitôt à son salut, avec le sourire. Weiss était plutôt content qu'elle ne l'ait pas oublié, c'est toujours mieux quand les gens se souviennent de vous. En tout cas lui il se souvenait bien d'elle, une fille au caractère bien fort et déterminé, énergétique lorsqu'il le faut.

Il se rappelait surtout du fait qu'elle avait un étrange complexe qu'il a pu remarquer lors de leur première rencontre : celui de poser des questions et d'y répondre selon des suppositions à la seconde d'après, ne marquant même pas de temps d'arrêt. A moins que cela soit commun à toutes les demoiselles ? Bah... Ce n'est pas un défaut en soi, il appréciait de la voir aussi énergétique, bien qu'il ne prenait pas forcément au premier degré ce qu'elle disait au sujet du fait qu'elle ferait mieux de déguerpir... Le fait qu'elle puisse se dévaloriser en paraissant si naturelle dérangeait un petit peu le jeune homme, qui pouvait uniquement affichait une mine plus attristée que son sourire précédent. Elle avait beau être légèrement différente d'apparence, il ne pouvait en dire plus de la psychologie de cette dernière, n'ayant pas réellement eu beaucoup d'occasions de l'appréhender. C'était à peine leur deuxième rencontre, qui était vraisemblablement destinée à prendre fin beaucoup plus rapidement que la première, alors que Maya tirait sa révérence en s'écartant du membre du Conseil.

Il l'observait, un instant, se demandant au début pourquoi réagissait-elle ainsi, souhaitant savoir pourquoi ? Il la voyait qui tournait son regard vers lui, alors qu'elle marchait plus lentement. C'est à ce moment-là que Weiss plongeait délicatement sa main à l'intérieur de sa veste noire, avant de sortir une lettre et de la montrer en évidence à la demoiselle. Il était certain qu'elle la reconnaîtrait, puisque c'était une missive qu'elle avait écrite pour les directeurs de l'académie, annonçant à la fois son départ, et certaines accusations envers un membre important de la hiérarchie de Deus Académia. Ses sourcils se fronçaient légèrement, son regard passant de la compassion à un peu plus de sérieux.

▬ Je ne souhaitais rencontrer qu'une seule personne : toi.

S'arrêterait-elle à une telle révélation ou bien allait-elle l'ignorait ? En tout cas, il ne comptait pas repartir sans avoir discuter un tant soi peu avec elle, ayant envie de converser à propos de nombreux sujets, qu'ils soient d'actualités, ou bien ressasser ce qu'il s'est déjà passé. Cependant, le contenu de cette lettre n'avait été lu que par lui et sa collègue Rain, puisque c'est au Conseil qu'il incombe de surveiller le courrier envoyé aux directeurs. Et il retenait bien les graves accusations qu'elle portait à une certaine personne plutôt proche de Weiss, par ordre professionnel, puisqu'il s'agissait d'une personne issue du même recrutement que lui...

▬ Je suis uniquement là pour discuter, je ne suis pas ton ennemi...
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Re: You remember me ? - Lun 23 Sep 2013 - 21:52
Dès qu'elle aperçoit la lettre, Maya laisse tomber tout le bois qu'elle tenait entre ses mains. Quelqu'un a lu la lettre et ne l'a pas jetée... en soit, c'est perturbant. La déesse reste bloquée sur le morceau de papier pendant de longues secondes, la bouche entrouverte. Quand elle entend que Weiss n'est là que pour elle, que pour discuter... elle relève les yeux vers son visage et déglutit.

Il lui demande de passer d'une lettre impersonnelle à un témoignage oral : c'est tout ce qu'il faut pour lui donner envie de se rétracter. Elle n'a pas envie d'en parler, ce n'était pas clair ? C'était une lettre, pas une accusation orale à scandale, faite après avoir défoncé la porte de la direction pour jouer de visibilité. Elle a décrit ce qu'elle avait sur le cœur en essayant d'organiser le tout dans un format cohérent et compréhensible... elle voulait partager son malheur avec un inconnu, quelqu'un qu'elle ne rencontrerait jamais. C'était un mot, une complainte, seuls les faits devaient compter. Se retrouver un jour face à cette personne... c'était inconcevable, ça ne faisait pas partie du plan. Mais au fond, la jeune femme pensait... elle était certaine qu'on ne la prendrait pas au sérieux et que la seule destination envisageable pour la lettre était une poubelle déjà chargée en balivernes de tout genre.
Ce n'est pas tout à fait vrai... Nombreuses hypothèses faisaient état d'une personne ouvrant et lissant le message, puis étudiant l'accusation et poussant jusqu'à l'organisation d'une entrevue avec la prétendue victime pour qu'elle s'explique. C'est l'une des raisons pour laquelle Maya aurait dû être introuvable : elle n'a jamais eu aucune preuve de ce qu'elle avance. Elle n'a fait qu'écrire un texte, à charge du lecteur d'y voir un fait historique ou une science fiction habile. Que pourrait-elle ajouter... ? Devant Weiss... elle pourrait jouer d'émotivité et faire passer des sentiments à travers sa voix ou des larmes, mais ce n'était vraiment pas le but escompté. À quoi bon ? Si la lettre n'a pas suffi, c'est qu'il n'y a aucune charge à retenir. Dans ces conditions, discuter ne sert à rien d'autre que... discuter.

Bon Dieu... quelqu'un a lu la lettre, a cherché à en savoir plus et a retrouvé Maya...
... une véritable preuve d'intérêt qui perturbe l'apprentie déesse.

Weiss la regarde avec un air sérieux.
Preuve d'intérêt en bien ou en mal, telle est la question. Il n'est pas là en ennemi... mais il n'est pas là en ami, c'est évident. Il a bien choisi ses mots et ses tournures. Il donne même l'impression d'éclipser la fin de sa phrase pour ne pas en dire trop. « Pas ton ennemi, mais... »... « mais ça pourrait changer en fonction de ta réponse, blablabla. » Et puis, non ennemi ne signifie pas « non hostile », voilà pourquoi Maya n'est pas rassurée par ses propos, au contraire même. C'est parce qu'il use de la négation pour être évasif et qu'elle ne peut pas deviner ce qu'il a derrière la tête... et qu'elle pense au pire.
En fait... il aurait sans doute mieux fait de ne rien dire : elle ne l'aurait alors pas considéré comme étant... justement hostile.

- Heum... je... bafouille-t-elle en plaçant ses mains derrière sa tête et en baissant le regard sur le sol. Vous... vous devez avoir faim... je peux vous préparer un peu de soupe avec du pain si vous voulez... J'ai une petite hutte contre la montagne à une centaine de mètres d'ici... C'est pas l'endroit le plus accueillant qui soit... mais... enfin...

C'est une connerie, mais au moins, ça permettra de gagner du temps et un peu de courage en même temps. Et puis, ça montre qu'elle n'a pas peur... pas trop. Enfin... il n'y aurait aucune raison. Weiss est un guerrier, un membre du conseil, pas un écervelé qui défonce tout ce qu'il voit sans raison. Maya ne représente plus une menace pour l'académie. Venir la retrouver n'est plus qu'une perte de temps, un divertissement ou antidivertissement que peu de gens s'octroieront à l'avenir. Mais pourquoi pas. Après tout, elle n'est pas ennemie de l'académie... juste éloignée, physiquement et mentalement.

- ... après un voyage pareil... j'espère que vous n'avez pas perdu trop de temps... je ne voudrais pas paraître malpolie... vous voulez peut-être vous reposer un peu... ?

Niveau assurance et confiance en soi, on repassera plus tard. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler « être à l'aise ».
Elle doit faire quelque chose. Elle ne plus rester debout, aussi statique. Elle se penche donc en avant pour ramasser ses morceaux de bois, sans plus jamais jeter de coup d'œil vers son supérieur. C'est la honte qui la tracasse maintenant. Son cœur s'est mis à accélérer sous le coup du stress. Dingue comme son corps flanche parce que son esprit le lui a dicté. Elle qui pouvait monologuer des heures durant... elle se retrouve à bafouiller des morceaux de phrases sans liens les uns avec les autres. Dans son fort intérieur, elle se supplie de se calmer... mais elle a beau trouver tous les arguments qu'elle voudra, son corps ne veut rien entendre.
À chaque fois... à chaque fois qu'elle pense avoir fait le plus dur pour se débarrasser de ses problèmes, ils reviennent au galop.
Et Weiss aimerait entendre ça, vraiment ?
Mais ce n'est pas drôle pourtant... ça n'a rien d'une distraction, c'est juste... écœurant... étouffant... Qu'est-ce qui l'anime et le pousse à venir la voir ? Faudra bien qu'elle lui pose la question... un peu plus tard sans doute, quand elle aura bien cogité.
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Re: You remember me ? - Sam 28 Sep 2013 - 21:51

Une fois la lettre révélée, de nombreux scénarios étaient à mêmes de se produire, aux yeux de Maya. C'était normal, ce bout de papier représentait les plus sincères sentiments de la jeune apprentie-déesse qui, en vivant cette seconde vie à l'académie, n'eut que des sensations poussées à l'extrême. Que ce soit de l'amour, ou de la joie. De la tristesse, ou de la douleur. Cette lettre contenait tout ce qu'il y avait à savoir, et ça, Weiss l'avait bien compris. Il n'était pas aveugle au point d'ignorer une telle lettre, qui au final n'était que le réceptacle des pensées de la jeune fille. Le membre du Conseil savait bien que la lettre ne lui était pas destinée, ni à quelqu'un en particulier d'ailleurs. Elle avait bien précisé que les mots étaient pour un directeur, mais on pouvait facilement deviner que le lecteur n'était pas important. Néanmoins, le jeune homme ne s'était pas contenté de passer à autre chose après lecture de ceci, intrigué par les quelques révélations qu'apportait Maya et, dans un sens, se sentait fautif. En tout cas, Maya stoppait ses pas en laissant tomber de nombreuses brindilles secs. Le regard qu'elle portait à la lettre en disait long, pour qu'ensuite elle croise le regard de Weiss.

Était-elle effrayée par ses paroles ? Était-elle convaincue qu'il pensait l'inverse de ce qu'il disait ? Il ne portait pas d'armes alors qu'il était sur Terre, qui était grossièrement le repère des renégats, rebelles de l'académie. Enfin, il était normal qu'il paraisse si hostile, après tout elle ne le connaissait pas réellement... Juste en temps que professeur d'une heure dans une journée et c'était tout. Peut-être avait-il changé aux yeux de l'apprentie-déesse que ce soit sa façon de s'habiller, sa posture ou le regard qu'il pouvait porter. A ses yeux, il pouvait presque être un parfait inconnu. Il rangeait alors la lettre à l'intérieur de sa veste, écoutant les quelques morceaux de phrases de la jeune fille, qui semblait un peu prise par surprise. Semblant stressée par la présence de Weiss qui était en face d'elle, à présent qu'il lui avait montré la lettre, sa vitesse légendaire pour parler disparaissait soudainement. Il ne voulait pas attirer son attention d'une telle façon mais au vu de la manière dont la discussion tournait...

Elle lui proposait de la suivre jusqu'à sa hutte, pour qu'il puisse éventuellement se reposer, manger un petit repas etc... Cherchait-elle un prétexte pour gagner du temps ? C'était plausible, qui sait comment réagirait une personne lorsqu'elle rencontre quelqu'un qui a lu ses sentiments secrets. Si c'était Weiss, il se sentirait franchement gêné et contraint de suivre cette personne, pauvre Maya, elle qui doit désespérément penser cela en ce moment... Il s'approchait lentement dans sa direction alors qu'elle ramassait les bouts de bois secs, qu'elle utilisera probablement pour un feu, et s'abaissait pour commencer à l'aider, ramassant ceux qui restaient.

▬ Tu sais Maya, quand je t'ai demandé si tu te souvenais de moi, je ne parlais pas de mon nom ou de ce que j'étais devenu depuis notre petite session d'entraînement.

Il ramassait la dernière branche morte avant de se redresser et sourire, tel un enfant, à la demoiselle qui étrangement ressemblait de plus en plus à la petite sœur de Weiss vivant sur Terre.

▬ Même si je n'y parais pas, ais-je cessé d'être l'ange gardien d'il y a quelques mois encore ?

Plaisantait-il, reprenant presque le terme qu'avait utilisé Akared pour désigner les deux élèves à la crinière argentée, des « anges ». Peut-être s'accordait-il mieux avec Maya, une personne avec des ailes aux plumages blancs, un visage angélique pourrait-on dire. C'est qu'à côté, Weiss était bien un ange à la tête quelque peu rebelle et émancipé. Il avait peur d'avoir effrayé Maya en ce début de conversation avec cette lettre, essayant alors de racheter son manque de tact.
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Re: You remember me ? - Dim 29 Sep 2013 - 23:24
Elle ne relève pas. Maya reste stoïque. Désormais, elle s'est fermée. Elle prendra tout au premier degré et ne rira plus de ce genre de plaisanterie... au moins jusqu'au moment où son stress se sera évaporé. Ça peut prendre une dizaine de minutes comme une semaine entière, rien n'est moins sûr.

- Ange gardien...

L'apprentie s'est redressée et observe son tas de branche, qu'elle tient entre ses bras. Elle serre les dents et se mordille les lèvres. « Gardien »... c'est ce mot qui la dérange. Puisqu'il reparle de leur session d'entraînement, il ravive en Maya le souvenir de ce qui l'a poussée à apprendre l'art du combat : elle souhaitait se protéger seule. Ne plus avoir à compter sur les autres, ne plus prendre de leur temps inutilement et ne plus abuser de leur sympathie... parce qu'au final, protéger quelqu'un n'est jamais bon. On l'aide, puis petit à petit, on finit par lui en vouloir. D'un côté, c'est ce qui a pu se passer avec une autre personne déjà. Et dans le monde des dieux, c'est insultant d'être rabaissée et de se sentir inférieure aux autres... ça n'a plus rien de mignon. Même si c'est la stricte vérité.

Oh... mais l'apprentie pourrait également être gardée telle une enfant qu'on ne laisserait jamais seule, pour l'empêcher de faire des sottises... Alors dans ce cas oui, Maya devrait nécessairement être mise sous surveillance, surtout maintenant. Comme tout enfant, elle répondrait qu'elle n'en a pas besoin et qu'elle peut se débrouiller toute seule. À l'attention de son gardien d'en décider... parce qu'alors, il n'aurait ni la plus docile, ni la plus facile, ni la plus coopérative de toutes les enfants à charge.

Maya tourne la tête sur le côté... puis retourne sur son tas de branche et secoue la tête de gauche à droite sans quitter des yeux les bâtons qu'elle porte et en faisant voltiger ses mèches de cheveux dans tous les sens.

- Oui... non. Je ne sais pas... Ange gardien... fait-elle, pensive.

… ça n'existe pas. Quand bien même Maya avait des ailes et la volonté de protéger des humains, la description même d'un Ange gardien, elle n'y est pas parvenue. C'est comme tout, la volonté ne suffit pas, encore faut-il avoir... quelque chose, quoi que ce soit... mais pas « rien ». Weiss, l'ange gardien... c'est beaucoup plus plausible, en effet. Qu'en sait-elle, de ce qu'il a pu faire après l'entraînement et jusqu'à aujourd'hui ? Elle n'en a aucune idée... elle n'y a même jamais pensé. Elle a juste appris qu'il était devenu membre du conseil mais à part ça... c'est le néant. Elle n'a pas fait de recherche, pas cherché à le revoir. Le comble de l'impolitesse. Qui sait ce que Lui a fait pour elle sans qu'elle le sache...
Hypnotisée par son tas de bois, Maya est plongée dans ses pensées et reste tout à fait immobile.

- Vous savez ce qui m'est arrivé la semaine dernière ?

Elle va lui dévoiler un mal... S'ouvrirait-elle finalement déjà ?
Sûrement pas... c'est une fatalité qui n'a presque aucune importance tant elle s'est fermée... et pourtant, c'est une anecdote qui devrait être 100 fois plus importante que le mal qui la ronge réellement. L'ordre des priorités chamboulé...

- La semaine dernière, j'étais déjà partie. commence-t-elle, calmement et beaucoup plus à l'aise dans son élocution. J'étais en vacances à la plage avec des humains... un endroit tout à fait calme et charmant. Tout allait bien et tout le monde s'amusait, cela augurait une fin d'été revigorante. Mais, je fais partie de cette histoire. Résultat : tout a été détruits et tous les humains ont été tués, sans exception... C'était pas de chance...

Ce n'est vraiment rien par rapport à tout ce qu'elle pourrait lui raconter... et si ça le rend déjà mal à l'aise, il en aura pour son argent... ou pour son temps, son moral, peu importe ce qu'il souhaite perdre.

- Pardon... je ne voulais pas dire ça... Je ne peux pas m'empêcher... Je suis désolée...

Une nouvelle fois, elle se met à avancer sans l'attendre, à courir presque. Elle veut s'enfuir... mais elle s'arrête après une dizaine de mètres, sans se retourner.
Pendant une minute, elle pensait lui demander de ne pas parler de choses malheureuse pendant au moins une soirée... mais c'est elle qui voit le malheur partout. Weiss adorerait sûrement qu'elle lui avoue des choses amusantes, elle aussi. Elle adorerait avoir des choses amusantes à raconter. Une blague, ou n'importe quoi pourvu que ce soit rassurant. Elle n'a aucune chose drôle en tête. Elle aura beau chercher autant qu'elle le voudra, Maya n'a jamais rien trouvé de drôle dans cette seconde vie...

Finalement, elle se retourne et lui sourit joyeusement.
Elle est heureuse d'avoir de la compagnie...
… mais c'est le pire sourire qui soit.
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Re: You remember me ? - Ven 4 Oct 2013 - 1:47

La tête blanche pouvait bien remarquer à quel point Maya méditait sur les mots du garçon, « Ange gardien » répétait-elle machinalement et de façon pensive, étant presque capable d'oublier la présence de Weiss durant ces quelques instants de silence. A quoi pouvait-elle bien penser ? C'était l'un des nouveaux mystères du jeune homme, se redressant en portant sur ses bras de nombreuses branches sèches, destinées à être utilisées pour un feu. Soulevant la tête, il pouvait voir le ciel se recouvrir peu à peu, les nuages ne menaçant pas avec de la pluie mais au vu de leur vitesse de déplacement, c'était plutôt une indication sur le vent. En cette période, il était normal qu'il fasse un peu plus froid qu'auparavant, des averses pouvant faire leur apparition sans aucun soucis. Néanmoins, il n'épiloguait pas plus sur ces pensées-là alors que la demoiselle semblait toujours coincée sur ce qu'avait dit Weiss un peu plus tôt. Ce n'était pas vraiment son but de la perturbée autant... Elle ne savait pas, disait-elle, reprenant encore une fois les mots du garçon, avant de retourner à ses mystérieuses pensées.

Au final, est-ce que parler de ça aura-t-il eu l'effet escompté ? Probablement pas, il avait presque comme l'impression de faire face à un mur, un mur qui n'était pas entièrement contre sa présence, mais qui restait un mur. Un mur plutôt énergétique au vu du fait qu'elle secouait sa tête de droite à gauche, semblant chercher une réponse de façon désespérée, dépassée par ce qu'il se passait. C'est à ce moment-là qu'elle abordait un autre sujet, lui demandant s'il savait ce qu'il s'était passé la semaine dernière. Question plutôt rhétorique car, avant même qu'il n'ai le temps de rassembler les informations dans sa tête, elle révélait ce qu'il s'était passé, sur une fameuse plage. Alors qu'elle lui avouait tout ceci, il ne détournait pas les yeux, gardant les pieds comme fixés au sol. Elle lui parlait de personnes heureuses, de plage... Puis de morts. Il fermait les yeux un instant, prenant alors une inspiration assez longue avant d'expirer, soupirant discrètement. Ce n'était jamais agréable d'entendre ce genre de passage, dans une vie, surtout que Weiss n'était pas totalement inconnu à cette affaire...

Le massacre sur la plage dans un pays chaud dans le monde, datant de sept jours jusqu'à aujourd'hui. Des morts et encore des morts, toujours des morts... Le membre du Conseil n'a jamais cessé d'en entendre parler, il fut même forcé de se rendre sur les récents lieux où les renégats passèrent, afin d'effacer toutes traces du au fait que cela pu être causé par un être supérieur à l'homme. Il dû déplacer des corps de jeunes personnes, encore plus jeunes que lui... Cette peine qui ressortait dans son coeur faisait ressortir une colère presque noire... Si noire que, alors qu'il rouvrait les yeux sous les excuses de Maya, on pouvait lire une profonde tristesse ressortir de cette colère qui, au final, faisait bien pâle figure face à cette peine qu'il laissait ressortir à travers ces deux joyaux azurs. Cependant, ces émotions n'étaient pas destinées à être partagées avec la jeune femme, non pas qu'il souhaitait ne pas en parler, mais plutôt qu'il ne souhaitait pas paraître si émotif au vu de ce qu'il a décidé d'être, au vu de ce qu'il souhaite être...

Ce n'est alors qu'à cet instant, lorsque Maya tournait les talons pour reprendre sa marche, que Weiss se réveillait en reprenant un air plus surpris, ayant été absent pendant une semi-seconde, remarquant son interlocutrice se retourner pour le sourire, mais un sourire qui ne faisait qu'accroître cette peine... Il n'était pas aveugle, il était un grand frère depuis plus de seize ans à présent, et il savait bien qu'un sourire pouvait bien cacher des choses. Il faisait un pas en avant, s'apprêtant à la rattraper avec le bois entre ses mains, avant de ne sentir quelque chose lui tomber sur la tête. Cela ne lui faisait pas mal, mais il le sentit bien, voyant l'objet tomber à ses pieds, haussant les sourcils avant de se baisser légèrement pour voir ce qu'il en était. Une noix ? Il eut à peine le temps de comprendre que des mouvements suspects faisaient bouger le buisson à côté, Weiss redevenant alors sérieux d'un seul coup. Qui pouvait être là ?...

▬ ... Squicky !

▬ ... Squicky ? Wow !

Soudain, plusieurs dizaines de petites ombres sautèrent sur Weiss sans lui laisser de chance de se défendre, le faisant tomber sur ses fesses alors qu'il lâchait le bois qui était destiné à servir les flammes. Il se débattait dans cette marre faite de poils et de fourrures brunes avant de retirer son long manteau sombre et de capturer toutes les ombres dedans, faisant un sac entier remplis de ces boules de poils sauvages, animés par le désir de prendre cette noix qui était à ses pieds. Weiss était essoufflé d'autant plus qu'il était surpris, saisissant l'une de ces petites bêtes qui tenta de s'enfuir et qui au final, alors qu'il la regardait de plus près, lui mordilla le nez. La tête blanche mettait sa main sur son nez rougissant de douleur alors qu'il fixait ce maudit écureuil qu'il pouvait reconnaître entre mille d'entre eux.

▬ Squicky ! Ca va pas la tête ?! Ca fait mal !

▬ Squ-squicky !

▬ Aïe ! Mords pas ma main !

La vingtaine des gai compagnons de l'écureuil emprisonné dans le manteau de Weiss devenu sac après avoir fait un noeud rapide et ferme, il se disputait presque avec l'animal en le tenant dans sa main, le petit Squicky ne cherchant même pas à s'échapper et à défier la tête blanche en lui griffant la main et en répondant, dans son langage. Weiss soupirait un bon coup, cet animal était présent lors d'une de ses missions où la petite bête avait volé une potion destinée à évitait le bronzage en été, et c'était à la tête blanche de le retrouver... Au final, la boule de poil devint l'assistant du scientifique inventeur de la potion et Weiss n'eut droit qu'à des blessures, en grande partie dû à Squicky. Il n'osait même pas imaginer la réaction de Maya face à un tel spectacle...
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Re: You remember me ? - Mer 9 Oct 2013 - 23:17
Maya a, elle aussi, refait tomber tout le bois qu'elle tenait entre ses bras. Décidément... ces branches n'arriveront jamais jusqu'à la hutte, il serait peut-être temps d'abandonner... Non. Ce n'est qu'un petit contretemps, une petite armée de bêtes poilues qui attaque Weiss par surprise. D'ailleurs, surprise, la déesse l'est tout autant que son congénère ! Elle l'exprime en entrouvrant la bouche et en posant sa main gauche devant celle-ci, ainsi qu'en écarquillant les yeux.
Il est clair qu'elle ne va pas intervenir, la situation perdrait de son charme. En évaluant le danger, elle conclue que ces bestioles n'ont pas le pouvoir de faire du mal à Weiss... au pire, elles l'embêteront un peu. Elle va le laisser se démener pour se dégager, en le regardant et en enregistrant la scène dans sa mémoire sans en perdre une miette. Attitude méprisable, pas vrai ? Elle n'en est pas non plus au point de se moquer de lui ouvertement... mais intérieurement, c'est une autre histoire. Elle jubile. Il est membre du conseil, d'une puissance incroyable et d'une bonté à tomber (notamment parce qu'il semble compatissant, elle a cru le remarquer dans son regard un peu plus tôt)... et le voilà qui se fait malmener par de si petites créatures. Il en perd toute contenance. Comment résister à l'envie de se moquer... ? Reste qu'elle ne le connaît pas assez bien et qu'elle ne sait pas si elle a le droit d'en rire... alors, il lui faut rester neutre. Il pourrait mal le prendre et elle ne souhaite pas prendre le risque.
Manque de confiance.

- Squicky ?

En un clin d'œil, Weiss a capturé une dizaine de rongeurs et est aux prises avec l'un d'entre eux, le seul encore en semi-liberté. Apparemment, il le désigne par un nom... signe qu'il semble l'avoir déjà rencontré. Il connaîtrait un écureuil vivant sur Terre et précisément dans cette forêt ? Et qui serait là précisément au même moment que lui ? Il faut avouer que la chance est parfois très joueuse... mais dans le monde divin, la chance peut être beaucoup plus malléable qu'on ne le pense.
Surtout, le fait que Maya soit ici avec eux est... peut-être suspect.

- Mais pourquoi tu les captures ? Tu veux les manger ? Je ne pensais pas que tu avais si faim !

Il sait qu'elle plaisante et il sait pourquoi elle n'est pas sérieuse. Les questions n'étaient pas posées sur un air de reproche... Maya donne plus l'impression d'être curieuse. C'est le ton enfantin. Spontanément, elle lui signale qu'il lui reste tout de même un peu d'humour, même si ça ne ressemble pas à la blague transcendante qui va bouleverser le monde, faire dérailler les trains et chavirer les navires...
La jeune femme s'est agenouillée à côté de Weiss et observe l'homme et la bête ensemble. Elle prendrait bien une mignonne petite photo souvenir... mais elle n'a pas l'appareil nécessaire. Tant pis, une autre fois. Le rongeur tente de griffer son présumé maître et dès que Maya approche sa main, elle la retire aussitôt qu'elle voit le petit animal lui jeter un regard... disons peu amical et peu enclin à se laisser tripoter gentiment. Remarquant la noix sur le sol, la déesse la ramasse et, du bout des doigts, tente de la donner à l'écureuil. La petite chose agite ses pattes avant en l'air pour essayer de l'attraper. La confiance n'étant ni d'un côté, ni de l'autre... lorsque Squicky touche l'objet de ses convoitises, celui-ci glisse des doigts de Maya et vient s'écraser sur la figure de la petite chose qui se met à couiner...

- Oh zut... excuse-moi...

Elle ramasse la noix retombée sur le sol et essaye de la refourguer une nouvelle fois à sa victime... mais celle-ci n'est soudainement plus si docile. Comprendre qu'elle griffe et mord tout ce qu'elle voit frénétiquement. C'est Weiss le grand bénéficiaire de cette étourderie, il ne manquera pas de remercier sa camarade.

- Il est à toi ? C'est ton compagnon ? Squicky, c'est ça ? C'est un mâle ou une femelle ?

Question qui tue.
La déesse n'en oublie pas que cette rencontre hasardeuse... n'a sans doute rien d'un hasard. Elle n'attend pas d'explication, préférant imaginer que Weiss tente de lui faire oublier ses soucis, au moins un quart de minute. C'est... honorable de sa part.
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Re: You remember me ? - Dim 20 Oct 2013 - 12:33

Weiss, actuellement dompteur de défis de père en fils, fils de créateur de confiserie, venait de se trouver un challenge : maîtriser ce maudit écureuil qui n'en faisait qu'à sa tête et à sa noix. Le serrant entre ses doigts afin d'éviter qu'il ne s'échappe et ne cause des catastrophes aux alentours, il regardait la petite bête sur un ton assez agacé, comme un parent qui devait toujours surveiller son enfant alors que c'était une bombe nucléaire qui pouvait exploser à n'importe quel moment. En tout cas, quel genre de spectacle il avait bien pu offrir à Maya... Pour être franc, qu'elle en soit la seule témoin ou qu'elle ait filmé tout ça, ce n'était plus si important que ça. Il assumait alors qu'elle l'interpellait en lui demandant pourquoi est-ce qu'il les capturait. Souhaitait-il les manger, demanda-t-elle. Squicky et Weiss se regardèrent alors, la tête blanche haussant les sourcils avant de rire brusquement, ses traits prenant un air de jeunesse avec autant de rire tandis qu'il faisait signe à la jeune fille.

▬ Viens le caresser Maya, il est inoffensif.

Alors qu'elle s'approchait, le membre du Conseil s'asseyait en tailleur en voyant le petit animal se débattre volontairement pour essayer de l’embêter, même si ce n'est pas avec si peu d'effort et de petites griffures qui allaient faire céder Weiss, ce dernier affichant un sourire moqueur envers l'écureuil. Maya posait ses genoux près d'eux, regardant de plus près les deux énergumènes qu'ils étaient, à tout le temps s'embêter l'un l'autre, alors qu'elle tentait de caresser Squicky. Elle retirait sa main sous le regard peu docile de ce dernier, incitant la demoiselle a saisir le lingot d'or pour les rongeurs de son espèce : une noix. Brillante idée de la part de Maya, qui approchait l'objet du rongeur, ce dernier ne pouvant s'empêcher de tendre précipitamment ses pattes vers la noix. Peut-être trop en faite. Le fait est que la noix glissa des doigts de la jeune demoiselle, tombant alors sur la petite tête du monstre qui se vengea sur la main de Weiss, qui pour tout avouer ne sentait qu'à moitié ces petites douleurs. Lorsque Maya retentait l'opération, la tête blanche fit une pichenette sur la tête de l'écureuil en soupirant.

▬ Arrête de t'agiter, sinon elle ne te la donnera jamais cette noix.

Il cessait de bouger de façon frénétique, avant de baisser la tête et de tendre ses pattes calmement, docilement. Fier, Weiss en profitait pour caresser la portion de poil sur la tête de l'animal, avant de redresser son regard sur la jeune fille le questionnant sur la relation possible entre eux d'eux. Surpris au début, le membre du Conseil souriait avant de regarder l'animal.

▬ Je pense que c'est mâle, à moins que..., il riait alors que la petite bête le grondait du regard, Squicky vient de la même dimension que l'académie. Un jour, un scientifique m'a envoyé à sa poursuite car il avait volé une toute nouvelle invention, alors qu'en réalité ce n'était qu'une tactique pour attirer mon attention sur des monstres qui prévoyaient de pénétrer l'enceinte de l'académie.

Il prenait une brève pause, regardant Maya en souriant, montrant l'écureuil.

▬ Au final, le vrai héros de cette histoire c'est lui car il a sauvé des élèves. Depuis, il est devenu l'assistant du scientifique. Quant à savoir qu'est-ce qu'il fait là, c'est un vrai mystère...

Il se redressait en passant sa main sur la poussière s'étant installé sur ses habits, tirant sur le nœud du petit sac improvisé pour libérer tous les rongeurs, qui prirent leurs pattes à leur cou pour détaler dans les bois. Weiss tendait sa main vers Maya alors que Squicky se posait sur son épaule.

▬ Alors Maya, quand vas-tu me présenter ta petite hutte ? Tu vas attraper froid en restant assise par terre.
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Re: You remember me ? - Mar 22 Oct 2013 - 22:31
Libérées, toutes les petites bestioles s'échappent de tous les côtés. Par chance, aucune n'a l'idée de grimper sur Maya... par conséquent, aucune n'aura à subir de séance d'insurmontables tortures de tripotage intensif.
La demoiselle agrippe la main tendue de Weiss et le gentleman la tire pour l'aider à se relever. Par contre, elle ne le lâche pas tout de suite. Elle tend sa main libre une ultime fois vers l'écureuil pour lui administrer une grattouille... mais le rongeur s'échappe vers l'autre épaule de Weiss en mordant frénétiquement dans sa noix, péniblement acquise. Bon bah tant pis pour elle.

- Il est mignon à se cacher comme ça, on dirait...

... « moi ». C'est un peu la même chose : Maya s'échappe quand on tente de lui faire des grattouilles. Des grattouilles d'un tout autre niveau bien évidemment, composé d'épées pointues ou de mots tranchants... et quand elle tente de se défendre, elle doit être aussi efficace qu'un Squicky.

...

Est-ce qu'un Squicky doit essayer de se renforcer pour devenir aussi puissant qu'un dieu ou est-ce qu'il doit arpenter un autre chemin ? Ce petit rongeur à l'air de simplement vivre sa vie et de s'attacher à d'autres personnes... il est libre. Il a l'air content de se nourrir d'un simple fruit. Peut-être qu'il faut tout bonnement se contenter de ce que l'on a, plutôt que de vouloir toujours plus. Réflexion de perdante pour une perdante... adaptée à la situation dirait-on. Ah... et Maya n'a rien d'une héroïne, contrairement à ce petit animal. Avec sa lettre de dénonciation, elle se place plutôt comme étant l'élément perturbateur, la jalouse insatisfaite.

- Un petit héros, hein ? Peut-être qu'il est ici pour nous sauver la mise ? À priori, c'est assez isolé par ici, mais je ne connais pas encore ce qui se cache dans les environs. Heureusement, en cas de pépin, Squicky sera là pour nous aider ! C'est rassurant.

Quelque part entre la plaisanterie et le sérieux.
Maya ramasse l'une de ses branches... et la tâte entre ses doigts. Prise d'un doute, elle fait glisser son pouce sur le bout de son index, puis de son majeur. Humide. Si la branche est humide, elle ne brûlera pas. La jeune femme s'accroupit et regarde les autres branches, toutes dans le même état. Elle hausse les épaules en reposant ce matériel devenu inutilisable. Les joies d'un après-midi d'automne en forêt. La demoiselle agrippe cette fois le poignet de Weiss et commence à marcher et à l'entraîner vers une direction. En peu de temps, elle a déjà cartographié les lieux dans sa tête et est capable de se diriger sans trop de problèmes. La cabane doit se trouver à un 200 mètres au maximum... soit l'histoire de quelques minutes.

- J'ai déjà du bois chez moi, j'en ramasserais la prochaine fois... chantonne-t-elle avant de se taire deux secondes. Dis Weiss, toi qui as déjà vaincu de nombreux monstres et qui est adulé par les académiciens, qu'est-ce que ça fait ? Sentiment plutôt positif ou plutôt négatif ? À moins que ce ne soit aucun sentiment du tout, ce qui serait encore plus honorable. Je crois d'ailleurs que c'est ça qu'il faudrait faire pour être tranquille. Tout ça pour dire que...

Il et elle arrivent dans une petite clairière. En face d'eux, une petite cascade d'environ 5 mètres de haut, formant une marre peu profonde et la source d'une rivière. Ces sont les pluies de la montagne adjacente qui se déversent ici jour après jour : tout est favorable pour y vivre, sauf peut-être le bruit incessant de l'eau qui s'écoule depuis les hauteurs dans cette marre alors agitée.
Plusieurs mètres sur la droite, une maisonnette de pierre comme incrustée dans les rochers se fond dans le décor. Couleur de la roche, du bois et du lierre, elle parait si petite qu'elle ne semble comporter qu'une pièce ou deux au maximum. Une fenêtre sur la façade, donnant vue sur la cascade, et une porte sur l'autre côté, c'est tout ce qu'il faut pour la qualifier de « maisonnette agréable ».

- ... je n'en suis pas là et je t'interdis de critiquer la maison que j'ai dessinée ! fait-elle en faisant mine de le puncher dans son épaule. Si, critiquer tu as le droit. Par contre, pas de faux compliments... ni de vrais d'ailleurs. Je déteste les compliments...

Parce que cette tête de linotte s'imagine peut-être qu'il va complimenter ?
Il n'y aurait pas de quoi... enfin... ce n'est qu'une maison, pas un acte héroïque qui change le monde.
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Re: You remember me ? - Jeu 7 Nov 2013 - 5:03

Maya ne mit pas longtemps avant de saisir la main du membre du Conseil, ce dernier s'assurant de la redressait délicatement sur ses pieds en tirant doucement, de sorte à ne pas la brusquer ou autre. Elle ne le lâchait pas, profitant pour tendre son autre main afin de tenter une nouvelle fois sa chance, tenter de caresser la boule de poil installée sur l'épaule de la tête blanche. Cependant, Squicky n'était pas d'avis à se laisser caresser, changeant rapidement d'épaule pour esquiver la caresse de la demoiselle. Pauvre d'elle, l'animal aurait pu être plus sympathique pour le coup. Maya ne fut pas réellement triste en tout cas, qualifiant la petite bête de mignonne, commençant à le comparer à quelque chose, sans préciser quoi. Elle n'avait pas terminé sa phrase qu'elle se plongeait dans ses pensées, laissant Weiss dans l'ignorance et dans le silence, tandis qu'il observait le ciel qui n'était pas vraiment menaçant pour le coup, ne prévenant aucunement si la pluie risquait d'arriver, laissant le soleil s'exprimer. C'était plutôt rare pour une journée en automne, mais toujours agréable à vivre. Elle faisait soudainement une remarque sur les propos du garçon, à propos de l'écureuil, en plaisantant à moitié sur le fait qu'en cas de pépin il serait là pour les sauver. Il souriait à cela, appréciant qu'elle positive ainsi en n'affichant plus du tout la même expression qu'à leur rencontre, qui était pour le moins forcée et peu commode.

Weiss voyait Maya saisir une des branches tombées une énième fois à même le sol. L'inspectant quelques secondes, passant ses doigts dessus, elle en conclue qu'elles seraient inutiles, probablement à cause du fait qu'elles étaient humides, et donc qu'elles ne serviront pas à alimenter un feu. Se grattant la joue, le membre du Conseil se demandait un instant si ce n'était pas parce qu'ils n'ont pas arrêté de les faire tomber sur ce sol humide, mais il n'eut le temps d'y réfléchir qu'elle prenait en main son poignet pour l'amener à la suivre jusqu'à cette fameuse cabane. Alors qu'ils marchaient dans une direction qu'était inconnue à Weiss, Maya le questionnait sur le sentiment qu'il pouvait avoir au sein de l'académie, ce qui lui faisait hausser un sourcil, surpris par la soudaine question. Il se grattait le menton en réfléchissant, avant de bouffé de rire un instant et de répondre.

▬ Je ne pense pas être « adulé » par les autres élèves parce que je fais partie du Conseil, au contraire je pense être considéré comme une sorte d'élève énervant car je suis là pour surveiller les autres. Là où l'autorité des repentis et des professeurs est limitée, celle du Conseil à le pouvoir d'imposer des sanctions plus ou moins importantes, telle une police. De plus, je ne peux pas réellement être vu comme un de leur camarade car, bien que nous soyons tous des apprentis-dieux, je fais partie d'un groupe qui, sous un certain angle, peut se révéler être supérieur...

Il pensait réellement ce qu'il disait, se massant l'arrière de la nuque en soupirant légèrement.

▬ Peu importe que je fasse partie d'une élite ou autre, je dois mal attirer les regards vis-à-vis des autres... Mais ce n'est pas important, puisque ce n'est pas grave si les élèves me détestent, car la seule chose que je désire c'est arriver à les protéger du mal qui les entourent.

Un sourire se dessinait sur ses lèvres, alors qu'il continuait de suivre Maya jusqu'à finir par déboucher sur une clairière, composée de fines herbes vertes ainsi qu'une magnifique cascade d'environ cinq ou six mètres hauteur. Si le soleil rayonnait comme en été, un arc-en-ciel pourrait être visible sur cette cascade. Une petite habitation se dégageait du décor, basique. Il la regardait avant de recevoir un léger coup sur l'épaule de la part de la jeune demoiselle, qui lui interdisait de complimenter mais qu'il pouvait critiquer, paradoxalement. Il tournait les yeux sur l'ensemble de la clairière, laissant le bruit de l'eau chutant le long de la cascade bercer ses oreilles, l'air frais emplir ses poumons... Il souriait plus agréablement, s'avançant pour faire quelques pas par-ci par là avant de se tourner vers Maya.

▬ Donc tu as ta propre maison... Je me demande ce que cela fait d'avoir une maison où rentrer... Qu'est-ce que ça fait, Maya ?

Pendant un instant, il oubliait totalement la raison de cette rencontre, oubliant même qu'il était un apprenti-dieu, un membre du Conseil... Jusqu'à ce que tous ces détails lui reviennent en tête et qu'il pose une main sur son front, soufflant un léger rire avant de regarder sa main.

▬ Pardon de t'avoir demandé quelque chose comme ça. Tu sais, je pense que tu te fais de fausses idées sur moi... Je ne suis pas vraiment quelqu'un qui pourrait être apprécié parce qu'il est membre d'un groupe d'élite, comme je te l'ai expliqué, ou bien que je puisse nager dans le grand bonheur. Je suis Weiss Alexander, un jeune homme que la mort a pris bien trop tôt, et qui m'a transformé en apprenti-dieu. Rien de plus, rien de moins.

Exagération ou bien réalité ? Il ne faisait qu'exprimer sa position par rapport à tout ça, l'académie, les renégats etc... Au final, ils étaient tous des humains que la mort arracha à la vie pour les ramener à l'académie, et donc les transformer, les former en dieux...
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Re: You remember me ? - Jeu 7 Nov 2013 - 19:03
- Et moi, j'étais Maya Tensho, une adolescente que la mort a pris plus tôt encore et qui l'a transformée en apprentie déesse... bien moins convaincante de compétence que beaucoup d'autres, pas vrai ?

Il n'y a pas de quoi rire, mais pour remonter le moral des autres, c'est peut-être elle la plus forte. Paradoxe du faible mal-aimé qui peut se dévaluer assez pour qu'un autre se sente fort et adulé. L'approche de Weiss, type « ressemblance entre nos vies », ne fonctionnera pas exactement comme il le souhaiterait... en revanche, s'il a également des problèmes de confiance et qu'il demande réconfort à une source externe à l'académie pour ne pas dégrader son image, son souhait sera rapidement exaucé.
Ce n'est peut-être pas « nager dans le bonheur » comme il l'affirme, et Maya sera d'accord sur ce point, mais simplement pouvoir vivre avec son mal.

- Tu es quand même l'icône, un de ceux qui ont été tout particulièrement choisi par les directeurs de l'académie pour représenter l'ordre et incarner la réussite. C'est une preuve de confiance, une sorte de consécration, je ne sais pas. Par la même occasion, tu deviens le modèle, celui dont... allez... parce que tu n'as pas tort et moi non plus, disons que 50% de gens veulent te ressembler. fait-elle, pensive. Je sais, tu vas me dire qu'ils sont jaloux, tout ça. Je l'étais un peu aussi quand j'avais envoyé et développé ma propre candidature et qu'elle avait été rejetée... je l'avoue. Mais quand même : c'est toi. Tu es fort, tu protèges l'académie, tu résous des quêtes difficiles, tu sauves des vies... « la seule chose que tu désires », tu peux être sûr qu'en retour, ta cote de popularité augmente.

Chez d'autres, c'est ainsi que cela a fonctionné. Petit flash arrière de quelques semaines, quand un membre du conseil lui a sauvé la vie d'une Bulette affamée... Une enseignante du nom de Rain Sinclaire. Il suffisait de si peu pour déclencher une sorte d'admiration indescriptible que Maya ressentirait désormais à tout jamais pour sa sauveteuse. Retour encore plus éloigné dans le temps, quand Aedan "Aod" Klyde avait tenté de la rassurer et d'enquêter quant à une éventuelle manipulation mentale. Plus proche, quand Weiss avait lui-même donné quelques cours de combat à deux apprentis incapables de se défendre. Jusque là, les membres du conseil avait toujours été bons et serviables...
... et dès que la jeune femme a jugé que l'un d'eux avait dérapé, elle n'a pas hésité à le signaler pour que ce groupe d'individus reste droit et juste, celui qu'on peut aduler et qu'elle-même apprécie énormément... à juste titre.

Bien sûr, tout n'est pas si rose, si détaché, si impersonnel...
... la rancœur est sans doute trop forte pour que tout soit si simple.

Weiss doit comprendre comment fonctionne Maya maintenant. Elle lui répond avec passion, semble être de tout cœur avec lui... ce qu'évidemment lui ne peut pas reproduire avec elle, dû à son appartenance à un groupe supérieur comme il l'évoque si bien. Il a son rang à tenir. La jeune femme est joyeusement curieuse de ce qu'il pourrait bien avoir à lui répondre ensuite.

- En tout cas, tu as mes louanges. Ça fera toujours au moins « une »... !

Non, elle ne va pas faire une bataille d'eau.
Non, elle ne va pas faire une bataille d'eau.
Non, elle ne va pas faire une bataille d'eau.
... calme. Zen. Ce n'est pas le moment. C'est facile de détourner l'attention, elle le fera quand l'instant sera plus grave et qu'elle sera incapable de justifier quelque chose d'important. Pour l'heure, elle va reprendre sa marche en direction de la maisonnette et ouvrir la porte. D'un signe et d'une courbette exagérée digne des Ladies d'autrefois, elle l'intime à entrer. Dès qu'il approche suffisamment d'elle, la demoiselle se colle à son bras gauche et passe un bras derrière son dos pour poser sa main sur son épaule droite. Il est grand, mais pas assez pour l'empêcher de l'embêter. Bien évidemment, Squicky ne se laisse pas berner et esquive... ça aurait été trop facile.

- Mais sache que comme toi... j'ai plutôt un idéal de réussite qui consiste à construire pour les autres. Alors, une maison faite par moi pour moi toute seule...

... ellipse mensongère. Elle est tout de même bien, toute seule loin du tumulte provoqué par les dieux. Cette maison n'est peut-être pas parfaite, obscure, sans électricité, sans réseau... et curieusement sans eau... mais Weiss a raison de penser ce qu'il pense : Maya en a dessiné les moindres contours, tout cela est donc censé représenter son idéal. Contrairement à ce qu'on pouvait voir de l'extérieur, cette maison s'enfonce dans la falaise à peu près d'autant qu'elle en ressort. Une sorte de maison-grotte. Au fond, dans l'obscurité rocheuse, le membre du conseil ne pourra pas voir le lit et l'armoire. En revanche, du côté éclairé par la lumière qui traverse les larges fenêtres, on trouve les braises d'un feu dans la cheminée, une pile de branches et de bûches ainsi qu'une table sur laquelle on pourra trouver toute sorte de fruits et légumes.
Un idéal, ça ?
Peut-être... Cet endroit n'a visuellement rien de compliqué. Tout est simple, fonctionnel et à sa place prédéfinie. Manger, dormir : tout ce qui ne peut aboutir à un échec. En l'occurrence, c'est le lieu le plus fonctionnel que Maya ait été capable de créer à l'aide de ses petits doigts. Une petite réussite qu'elle seule était capable de juger en tant que telle jusqu'ici...
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Re: You remember me ? - Dim 8 Déc 2013 - 19:48
Un bref rire, suivi d'un sourire non moqueur mais plutôt... Amical. Weiss écoutait avec attention ce que Maya avait à dire sur lui, étant honoré qu'une personne comme elle lui fasse autant de louanges, bien qu'elle avait tendance à se comparer avec lui sur certains points. Elle était présente au recrutement du Conseil des élèves, celui auquel lui avait été pris, ainsi que la personne qui était sujet de tant d'accusations dans la lettre qu'avait la tête blanche dans sa veste. Elle souhaitait tellement aidée lors de ce recrutement, ayant compris le rôle que pouvait impliquer le fait d'être membre d'un tel groupe. L'actuel Président de ce groupe, celui qui se tenait face à Maya en ce moment même, avait été déçu de la décision de son prédécesseur ainsi que les anciens membres du Conseil vis-à-vis de l'apprentie déesse, elle qui remplissait pratiquement tous les critères pour rentrer dans le mouvement, sa candidature fut refusée à cause de la relation qu'elle entretenait en parallèle avec Atios, quel dommage... Si c'était elle qui avait été prise à sa place, peut-être que les choses seraient bien différentes aujourd'hui, et qu'elle aurait eu bien moins de soucis à vivre...

▬ Maya, si je te dis tout cela ce n'est pas pour me rabaisser ou rabaisser la confiance qu'ont les directeurs en moi, lors de mon élection. C'est pour te faire comprendre que, avec moi, tu ne devrais pas voir plus loin que ce que tu as déjà devant toi.

Il posait une main sur sa tête, la caressant amicalement en lui souriant un peu plus.

▬ Je suis ton ami, celui sur qui tu peux compter en cas de soucis, non pas parce que je fais partie d'un groupe qui a juré protection aux innocents, mais parce que je te considère comme mon amie.

La boule de poil terminait de grignoter sa noix pour hocher positivement le haut de son corps et donc affirmer les dires de la tête blanche. Cette dernière retirant rapidement sa main avant de se gratter la joue, détournant le regard.

▬ Et puis je suis un grand frère dans l'âme, donc tu n'as pas le choix et tu dois accepter mon aide en cas de pépins.

C'est alors qu'elle reprit la marche pour ouvrir la porte de la maisonnette afin d'inviter Weiss à rentrer, prenant la peine de faire une légère courbette digne des femmes éduquées et droites. En y repensant, elle aurait pu faire une très bonne Hôtesse dans le club des Hôtes, dommage qu'il ait été trop occupé à relancer les activités du Conseil pour poursuivre celles de ce club. Néanmoins, certains réflexes restèrent, l'ordonnant de faire une courbette du même niveau qu'elle afin de répondre à l'invitation, s'avançant pour ensuite la laisser poser ses mains contre lui et donc poursuivre la visite des lieux. Weiss repérait tout de même sa brève tentative de caresser la petite bête une nouvelle fois, sans succès, dommage pour elle. Il fut surpris de voir à quel point cette maisonnette s'enfoncer contre la paroi de la montagne, pratique pour avoir plus de place que prévu. Il observait attentivement les détails qui fourmillaient dans la maison de Maya, regardant à droite à gauche tant qu'il le pouvait encore, avant de se tourner vers elle pour de nouveau parler.

▬ Je trouve que cette maison est un très bon début, si tu as pour but de construire un foyer, tu es bien partie ! Mais Maya... As-tu réellement coupés les ponts avec les apprentis-dieux et la Deus Académia ?

Une question qui pouvait s'avérer inattendue. Après avoir un petit moment parlé à son sujet, il était temps de déterminer la véritable position de Maya vis-à-vis de ce qu'elle souhaite faire et être. Il ne la forcera pas à revenir à l'académie, car il a assez confiance en elle pour la laisser vivre paisiblement sur Terre si c'est ce qu'elle souhaite. Néanmoins, il n'avait pas tellement envie de la laisser seule à ses besoins, sans amis sur ces terres...

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Re: You remember me ? - Mar 10 Déc 2013 - 20:04
Il a posé une main sur sa tête pour lui caresser les cheveux... elle aime. Le côté tactile instinctif, naturellement câlin... tous les êtres vivants aiment même si certains ne veulent jamais le reconnaître. D'un autre côté, elle a baissé les yeux et s'est mis à rêvasser en écoutant son conseiller confident. Accepter son aide ? Mais de quelle « aide » parle-t-il ? Et pourquoi lui propose-t-il ce genre de marché alors qu'elle est partie ? Pourquoi pas avant ? Le temps lui a sûrement manqué, comme à tous les autres. Il faut aussi avouer que toute cette histoire est arrivée de manière un peu brutale... les gens ne l'avaient sûrement pas vu venir, même s'ils faisaient attention à l'apprentie d'un coin de l'œil. Il aura suffi d'une petite rencontre intense en émotions pour que Maya parte en sucette... ou comprenne tout et chamboule l'avenir, selon les points de vue. Mais le fait est que Weiss a retrouvé Maya dans l'immensité de la Terre... acte qui sublime ses remarques et leur donne de la saveur. Ce n'est pas qu'un beau parleur, il y donne de la matière et de la manière.

Les deux jeunes gens entrent... et Maya laisse Weiss observer les lieux, toute inquiète excitée. Boum boum... Elle ne sait pas trop quelle remarque il va sortir, ni ce qu'il va faire... et elle n'a même pas envie d'essayer de deviner, elle veut être surprise. Elle n'ose même pas le regarder dans les yeux, de peur de lui obliger à dire des choses gentilles pour la combler. Et quand il ouvre la bouche... ce qu'elle retient, malheureusement pour lui, c'est la remarque « si tu as pour but de construire un foyer ». Ça ne ressemble pas à un foyer... ça ne ressemble peut-être même à rien. C'est un début de ce que cela devrait être, voilà ce qu'il explique. La pression retombe.
Puis, la question pour retrouver définitivement la réalité, retourner dans le vif du sujet. C'est dans l'ordre des choses. Cela suit exactement le fil conducteur de la pensée du membre du conseil... et Maya va s'y engouffrer poliment puisque c'est ce qu'il désire le plus savoir en cet instant.

- Je l'ignore...

Elle le lâche, retire ses chaussures et ses chaussettes, ferme la porte de son foyer, puis elle s'éloigne de lui.

- D'un côté, j'adorerais répondre « oui » pour être débarrassée d'un poids et n'avoir plus rien à voir avec... certains d'entre nous. Mon père et les renégats notamment... puisqu'au contraire de beaucoup d'entre nous, il m'est difficile de me dire mentalement que peut-être, là où ils sont, mes parents sont fiers de ce que je fais. C'est un bon moteur pour avancer, je t'assure ! dit-elle en se retournant et en regardant Weiss, soudainement pleine d'entrain. Maintenant... je ne dis pas non plus « non », puisque précisément contre mes principes familiaux, je dois arrêter Isanagi et ses alliés... ce qui me lie à la mission de l'académie.

Arrivée au niveau de sa table, elle récupère un couteau et quelques fruits et légumes, puis va s'asseoir lentement près des braises encore rougeoyantes d'un feu de cheminée. Elle dépose son instrument de cuisine sur le sol et trempe les aliments dans une bassine d'eau. Elle plonge ensuite ses mains dans la bassine pour nettoyer quelques cerises pour commencer. Pendant ce temps, le silence est plus ou moins imposé : les clapotis de l'eau jouent une musique aussi agréable que la chute d'eau à l'extérieur, très étouffée quand la porte est close.
Mentalement, Maya est loin... très loin de Weiss. Son esprit est parti vagabonder dans des souvenirs peu réjouissants. Il s'agit sans aucun doute de son passe-temps favori, une des seules activités praticables dans un endroit aussi reculé. Quand ce n'est pas ça, c'est manger, se laver, se balader ou dormir... même si dans le cas présent, ce devrait être aussi « parler ». Bientôt, elle cligne des yeux et reporte son attention sur le grand homme, en poursuivant sa phrase comme si de rien n'était.

- Oui... pardon. Donc la réponse est « non »... mais voilà : je cherche ma place. Et on m'a bien fait comprendre qu'elle n'était pas là-haut. J'aurais peut-être dû faire cuisinière ou prostituée plutôt que de m'essayer au combat... c'est le destin qui me le dit aujourd'hui. Je ne peux pas me placer en première ligne, je ne peux être qu'en soutient de quelqu'un d'autre. Mais bon... voilà... ça ne marche pas tellement non plus. Je crois bien que la meilleure chose à faire, après ce que j'ai provoqué et toutes les heures que j'ai fait perdre inutilement, c'était...

La jeune femme sort ses mains de la bassine et s'empare du couteau qu'elle approche dangereusement de ses yeux.
Maya observe les faces de ce couteau pour vérifier qu'il coupe toujours aussi bien, puis plonge sa main dans l'eau pour en sortir une pomme de terre qu'elle commence à éplucher vigoureusement, avec beaucoup de dextérité. Peut être même trop.

- ... m'éclipser, tu ne penses pas ? Attends attends ! fait-elle en levant ses mains pour lui faire signe de ne pas répondre immédiatement. Tu as raison : c'est égoïste... je crois que tout est ma faute, tout ça. Je ne sais pas si c'est légitime... je ne sais juste pas me débrouiller socialement. Pas avec d'autres dieux en tout cas. C'est fort dommage que nous n'ayons pas de cours là-dessus, à l'académie...

Elle pouffe de rire, puis reprend son calme en retournant son visage vers le mur.
Son discours a beau être plutôt fluide, elle n'y croit pas elle-même. Elle va jusqu'à détester ce qu'elle raconte. Se victimiser comme ça, oralement... intérioriser devrait être la partie intégrante de son mal. Puisqu'elle répond, c'est qu'elle n'est pas si foutue qu'elle en a l'air... et pourtant, tout cela n'est que paroles misérables. Ces sourires furtifs cachent son envie de se planter ce couteau qu'elle tient dans son avant-bras et de se regarder... « s'extérioriser » enfin grâce à son fluide sanguin. Weiss aura beau lui dire qu'ils sont amis tous les deux, elle ne l'entendra pas de cette oreille : le mot est associé à l'abandon futur qui provoque toute cette amertume. Alors effectivement, elle préfère le désigner par le titre qu'il porte, qui, lui, est davantage signe d'attention envers les autres. Le membre du conseil possède des liens avec tous les apprentis, peu importe qu'il s'imagine devoir les protéger ou qu'il s'en fasse des sujets ou des alliés efficaces dans les affrontements contre l'adversité. Dans tous les cas... jamais il ne les abandonne.

Mais... l'« ami » de tout à l'heure la touche un peu.
Peut-être est-elle un peu plus protégée que les autres... même si elle n'en a pas besoin.
Que pourrait faire l'ami pour la protéger d'elle-même ?
Comme une autre fois auparavant, elle sait que le membre du conseil plus l'ami a la bonne solution, quand elle-même patauge dans les sables mouvants.
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Re: You remember me ? - Lun 23 Déc 2013 - 13:29
Il avait bien remarqué qu'elle stressait en attendant son avis à propos de la maisonnette, même s'il pouvait voir une pointe de déception dans son regard lorsque le jugement tomba. Pourtant il était sincère, il y avait tout ce qu'il fallait pour vivre bien sainement : une cheminée pour se réchauffer en hiver, de l'eau saine à proximité - peut-être même un éventuel point de pêche pour attraper des poissons - , des fruits pouvant être récoltés facilement en quelques heures. Des meubles, des chaises, une cuisine etc. Il y avait tout pour vivre en montagne, en tout cas c'était ce qu'il pensait. Peut-être n'en savait-il pas assez sur la survie, peut-être que cette dernière le dépassait, et que Maya après avoir vécue quelques temps ici était capable de balayer toutes ses spéculations sur la récoltes et l'état des lieux. La question qu'il avait posée suite à ça semblait déconcertée la jeune fille, pas dans le sens où elle pouvait trouver cela gênant, mais plutôt comme s'il venait de la réveiller d'un songe pour la ramener à la réalité. Il avait besoin de savoir, en tant que membre du Conseil, en tant qu'ami, afin d'essayer de la guider sur un chemin qui pourrait lui être plus approprié, adapté, et donc peut-être lui éviter des souffrances inutiles.

Oui et non, tel était la position de Maya dans tout ça. Une réponse à laquelle Weiss s'était attendu, même s'il n'était pas d'avis à ce qu'elle pense devoir arrêter son propre père et ses serviteurs. Aucun enfant ne devrait se battre contre l'un de ses parents, tout comme un parent n'oserait jamais attaqué son enfant... Une image revenait soudainement en tête, forçant le jeune homme a posé sa main sur son front afin d'essayer d'atténuer cette douleur dans son crane. Ce souvenir de cet horrible cauchemar, où sa mère avait tentée de tuer sa petite soeur encore nourrisson... Il secouait rapidement la tête de droite à gauche, comme pour chasser cet épisode de sa mémoire. Il ne souhaitait pas se rappeler d'une telle chose. Il n'avait pas remarqué qu'entre-temps un silence s'était installé, Weiss se sentant bête sur le moment car peut-être que la jeune demoiselle attendait une éventuelle réponse de sa part, et qu'il avait perdu une occasion de la réconforter, de l'épauler. Ne souhaitant pas la couper, l'observant saisir une bassine d'eau pour y nettoyer quelques fruits. Elle semblait profiter de ces petites activités pour éviter de fixer du regard la tête blanche, car on peut facilement changer la tournure de ses paroles lorsqu'une personne que vous considérez comme importante vous regarde de ses grands yeux.

Cela ne l'empêchait pas d'écouter avec ses deux oreilles, dont l'attention était rivée sur Maya. Il trouvait triste qu'elle se sente aussi... Chassée, mise à l'écart à l'académie, découvrant une des nombreuses façades que peuvent avoir les élèves Là-haut. Après tout, rien n'avait obligé à Weiss de devenir ce qu'il est aujourd'hui, il aurait pu devenir exactement comme elle, rejeté par les autres, par son incompétence... Peut-être qu'au final une grande partie des malheurs de Maya venait de Weiss, car pour pratiquer au mieux ce pourquoi il était doué, il s'était engagé en tant que membre du Conseil. Il avait l'impression d'avoir volé la place de Maya, un goût aussi salé qu'amer se faisant sentir au fond de sa gorge... Elle aurait pu éviter tout ça, si elle avait été prise, mais même avec tous les pouvoirs qu'il avait actuellement, aussi autoritaire que lui proposait son poste au sein du Conseil, il ne pouvait demander à Maya de rejoindre le Conseil maintenant, pas après tout ce qu'elle avait vécue, et aussi parce que cela ne risquait pas d'être simple à expliquer aux autres membres, qui disent avoir pleinement confiance en lui...

Un soupire échappait ses lèvres, au moment où la jeune demoiselle parlait de s'éclipser. Elle le prit sûrement pour elle, puisqu'elle levait les mains dans sa direction pour l'arrêter, alors qu'elle pensait qu'il allait commencer à parler. C'était un soupir pour lui et cette situation bien que trop compliquée pour Maya. Il l'observait, calmement, bras croisés tandis que son épaule s'était posé contre le mur. Il réfléchissait un instant avant de se frotter les yeux de sa main, et de regarder les petites braises de la cheminée, plongé dans ses pensées.

▬ Maya, est-ce que tu connais Londres ?

Question détachée de l'ambiance actuelle.

▬ A Londres existe une petite fille qui est née sans mère. Elle était la victime de nombreux camarades de part sa situation, sans mère, elle était triste à chaque fois que les enfants de sa classe arrivaient avec une écharpe cousue par leur mère. Néanmoins, elle ne manqua jamais d'amour, que ce soit de la part de son père ou de son grand frère. Tous les trois étaient presque inséparables, petit à petit la tristesse de l'enfant disparaissait au fil des années...

Il inspirait doucement en levant les yeux vers le plafond, avec d'expirer calmement.

▬ ... Jusqu'au jour où son grand frère fut victime d'un accident de la route, alors qu'il était en route pour s'assurer de l'état de sa petite soeur malade à l'hôpital.

Le fait de dire tout cela donnait l'impression à Weiss que ses os allaient céder, l'image du poids lourd fonçant sur sa moto, le brisant en morceaux sur la route... Un frisson le parcourait avant qu'il ne reporte son attention sur Maya, la rassurant avec un sourire.

▬ Oui la petite fille était triste, elle pleura énormément, tous les jours, toutes les nuits, en priant un quelconque dieu pour qu'il ramène son grand frère. Peut-être que son souhait fut réalisé puisque ce garçon réapparu à la Deus Académia. Piégé d'un destin qui n'était pas le sien, mais qui fit en sorte de faire ce qu'on attendait de lui, alors que tout ce qu'il souhaitait, c'était de retourner protéger cette petite soeur...

Il pouvait bien deviner le regard interrogateur de la part de Maya, passant sa main sur sa nuque comme pour se détendre.

▬ Tu te demandes pourquoi je te raconte tout cela ? Je ne sais pas vraiment, peut-être parce que moi aussi je suis égoïste ? - disait-il avec une pointe d'humour - Maya, ça te dirait de vivre à Londres ?
You remember me ?
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