Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell]

Invité
avatar
Invité
La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Jeu 12 Sep 2013 - 15:13
Humaine

Moi qui pensais que l’après-midi allait être calme, que je pourrais me reposer tranquillement dans mon appartement, que je pourrais prendre un bain et peindre le visage d’une inconnue, j’avais eu tout faux. Quel calvaire de ne croire qu’en ce qui est réel en dépit de tous ceux qui veulent me faire croire le contraire et d’être aussi gentille et si fragile que moi ! Comment ai-je pu me retrouver aux côtés d’un garçon des plus effrayants ? Je ne cesse de lui jeter des coups d’œil anxieux en serrant le pan de ma robe noire sous lequel se trouve ma seule arme : un couteau –suisse.

Sérieusement, je devrais être plus prudente et moins apeurée. Pourquoi donc je n’arrive pas à me souvenir comment j’ai pu finir dans une rue à m’abaisser à cet homme dont j’ai oublié le prénom complet ? Il a des cheveux aussi noir que les plumes d’un corbeau –c’est lui qui aurait dû s’appeler Raven, et moi Colombe-, les yeux aussi sombres que cette chevelure magnifique, et sa peau pâle fait ressortir le tout. Sans parler de sa carrure et de sa taille, que je peine à dépasser. Heureusement que j’ai des talons, je pourrais ainsi me défendre s’il arrive quoi que ce soit. Ça me donne tout de même l’air d’être une enfant prise en otage par quelqu’un  d’inconnu, bien que lui, Max je crois, ne l’est pas réellement à mes yeux.

-M-Max ? Je bégaie un peu en essayant de ne pas montrer mes tremblements. Je crois… Enfin,  ce n’est pas vraiment je crois mais… J’ai un mauvais pressentiment.

Mes yeux bleus le fixent, et je ne me retiens pas de lui demander où nous allons.

J’ai l’air d’une idiote, non seulement à bafouiller les mots mais aussi à faire comme si j’étais kidnappée alors que j’ai accepté sans broncher de le suivre jusque-là. Il pourrait croire que je l’accuse de me traîner dans des endroits répugnants, et qui pourtant ont leur charme, comme maintenant, dans les rues où d’énormes usines désaffectées se pointent de part et d'autre. On se croirait dans un film d’horreur : pratiquement aucun  rayon du soleil ne nous atteint, les gens qui partent ont l’air d’âmes battues et affamées, déjà morts et qui disparaissent à des coins de rue sans avoir peur de se perdre dans ce labyrinthe. Et comme si ça ne suffisait pas, ils nous épient rapidement –je répète au passage à voix basse, et pour me rassurer, que la magie n’existe pas, que nous sommes dans un endroit tout à fait normal et qu’il ne nous arrivera rien...

Je sursaute et m’arrête soudainement. Je craque sous le poids de tout ce qui pour moi est un énorme cauchemar et je m’écroule genoux en premiers sur le sol. Tête baissée vers celui-ci, poings serrés. Et puis une larme s’écrase lamentablement sur le pavé gris en un « ploc » tellement poétique qu’on aurait pu croire à une goutte de pluie. Je suis une idiote, une abrutie, peureuse. Il m’effraie Max, sa présence est loin d’être rassurante et je suis en train de baisser ma garde. On ne se connait pas plus que ça au final. Je ne me souviens jamais des balades que l’on peut faire ensemble mais celle-ci, sera-t-elle différente ? Je lâche, je me laisse partir et vagabonder. Comme l’impression qu’on me menotte soudainement et qu’on me traîne tel un pantin derrière lui. Mais c’est moi qui me manipule toute seule, c’est moi qui décide des gestes que je dois faire. Je suis la marionnette coincée au bout de ses cordes, celle qui est incapable de faire quelque chose. Est-ce le poids de mon travail qui m’aplatit ainsi les épaules ? Est-ce l…

« BOOOOOOOM. »

Je sursaute et range mes sanglots pour plus tard. On aurait dit une explosion, je lève mes yeux humides vers l’ombre de Max. Mes jambes me relèvent automatiquement et je m’affole en regardant partout autour de nous. Mais qu’est-ce donc ? On aurait cru à…

Une explosion.


Dernière édition par Raven Cornen le Dim 10 Nov 2013 - 9:31, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Jeu 12 Sep 2013 - 19:22
Ce coin de la ville était réellement malfamé et en mauvais état, comme il l'avait espéré. Maxwell était accompagné aujourd'hui par une humaine paraissant particulièrement frêle et insignifiante à côté de la stature très mastoc de l’apprenti-dieu. Au moins il n'avait pas son sceau en fer blanc sur la tête aujourd'hui, il ne pouvait se permettre de porter une telle chose en publique en dehors des missions confiées par l'Académie. Son visage tuméfié à nu l’embarrassait un peu, mais il n'avait pas vraiment le choix. Pour éviter de suffoquer, il transportait un inhalateur comme ceux qu'utilisaient les asthmatiques de ce monde pulvérisant une solution saline et riche en eau dans ses poumons. Une bouffée toutes les 3 heures pour rester à 100% et tout allait pour le mieux. Il traînait pas mal dans le monde des humains ces derniers temps et avait pu s'habituer à cela avec le temps, même si l'air de leur dimension le dégouttait un peu. La nourriture et l'alcool par contre, ça c'était du bon. Il avait enfin pu toucher à une bouteille de Craig, son péché mignon qu'il siphonnait en cachette depuis l'âge de 8 ans. C'était sans doute dans l'espoir d'en trouver ne serait-ce qu'un verre qu'il avait suivit ce groupe d'étudiant dans leur barathon chaotique quelques mois auparavant. Ce fut durant cette aventure qu'il avait rencontré la demoiselle qu'il avait traîné ici bas, un peu de force il devait avouer. En effet, après avoir lâché ses pochetrons de compagnons sans visages mais aux estomacs à la contenance étendue qu'ils vidèrent à plusieurs reprise durant ladite soirée, Maxwell s'installa dans un bar tranquille ne payant pas trop de mine. Il ne supportait plus cette pisse qu'étaient les chopes de bières que s'enflaient ces inconnus vulgaires mais plus que tolérables à petite dose. Enfin il put demander un bouteille du saint liquide que quémandait son gosier, et c'est là qu'il la rencontra.

Raven Cornen, tel était son nom. Simple serveuse en apparence, elle attira l'attention ainsi que la curiosité de Maxwell assez rapidement. Primo elle attirait pas mal les regards avec une telle teinture, cette gente dame n'étant clairement pas une albinos avec un tel teint et des yeux de cette couleur. Et autant vous dire une chose, voir le contenu de ces mirettes ne fut pas une tâche des plus aisée. Elle semblait vouloir à tout prix éviter tout contact visuel avec qui que ce soit, du sexe masculin tout du moins. Ce qui n'était qu'un simple surplus de curiosité devint un véritable jeu à ses yeux, une malice enfantine l'envahissant. Il mettait mal à l'aise le commun des mortels, il s'agissait là d'un état de fait, et il était curieux de voir les effets qu'il pourrait provoqué chez cette petite chose amusante. Il passa donc sa soirée à essayer de faire en sorte qu'elle le fixe au moins une fois droit dans les yeux, chose qu'il réussit à faire avec un peu d'acharnement et de doigté. Raven brisa immédiatement le contact, alors que Maxwell ne lâcha un petit ricanement rauque causant l'apparition d'un large sourire espiègle sur son visage. Il revint quelques jours plus tard, commandant exactement les même consommations que la fois précédente. Toujours seul à sa table, le reste des clients fuyaient le jeune homme comme la peste, même le propriétaire semblait l'avoir à l’œil et se méfier de lui. Et que dire de Raven? Certes les petites gamineries du cétacé étaient bien inoffensives, mais la pauvre devait être particulièrement troublée par cette étrange créature. Il se demandait quel effet sa cicatrice pouvait avoir sur elle, il se demandait pourquoi elle réagissait comme un animal paniqué se trouvant dos au mur et surtout comment elle faisait pour être serveuse avec un caractère si handicapant dans ce milieu. L'homme continua à fréquenter le lieu, devenant un habitué assez rapidement et continuant inlassablement de jouer avec Raven, tentant de trouver ses limites et d'enfin la faire réagir autrement que par la fuite ou des répliques rêches mais relativement peu blessantes. On aurait dit qu'il désirait s'en manger une. Plus que de la curiosité, il s'agissait là d'un des passe-temps qu'il savait cruel mais dont il avait du mal à se passer. Il était étonné de ne pas avoir honte un seul instant de son comportement.

Un jour, elle renversa sans le faire exprès les consommations de Maxwell sur ce dernier et ceci malgré son professionnalisme qui forçait le respect. Il utilisa cette occasion pour amener leur petit jeu sur un tout nouveau niveau, la forçant à passer du temps avec lui en dehors de ses heures de travail en compensation des frais pour remplacer son ensemble ruiné. Autant dire que vu le prix de ces vêtements, il allait pouvoir profiter quelques temps de ce prétexte pour l'emmener dans des endroits de son cru. Il commença molo en l'emmenant en publique pour faire les boutiques, sauf que les rôles étaient inversés dans le cas présent. Hautin, dépensier, et volontairement agaçant il lui fit porter ses achats, certains d'entre eux ne survécurent pas à la journée. Puis il l'emmena dans des endroits plus sombres, à la mauvaise réputation mais assez inoffensif sur le fond, à l'exception de ce "gambling den" clandestin où Maxwell failli perdre un doigt lors d'un pari. Jouant la carte de la surenchère, il faisait en sorte de faire preuve d'inventivité lors de ses sorties avec Raven qu'il voyait à présent à la fois au bar mais aussi en dehors. Une étrange relation se tissa entre eux, peu claire et dure à décrire reposant sur une malsaine dualité entre malice et curiosité. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle pensait de lui, tout ce qu'il désirait c'était continuer à expérimenter et découvrir de nouvelles réactions ou facettes de cette personnes faisant en sorte au passage que personne d'autre ne daigne faire de même, quitte à en venir aux mains.

La sortie du jour était donc au niveau de ce quartier crade et bien glauque, ces usines pour la plupart désaffectées servant de camp de base pour de nombreux gangs ou groupes mafieux. Peu de personnes osaient traîner dans le coin, et quand on croisait quelqu'un il s'agissait rarement d'un être respectable ou bien équilibré mentalement. Clodos, toxicos, échappés d'asiles, ils en avaient croisés quelques un déjà sur le chemin et ce n'était pas prêt de se terminer. Plus ils s'enfonceraient, plus les freeks se multiplieraient. De quoi peut-être enfin la faire sortir de ses gonds, peut-être de quoi enfin la faire réagir. Bien entendu au moindre réel accroc il s'occuperait de la protéger, mais il voulait que l'impression de danger soit la plus parfaite et intense possible. Maxwell ignora son avertissement et continua son chemin à ses côtés, ayant quelques petites choses en réserve au cas où cette aventure ne soit pas suffisante. Après tout il avait rendez-vous avec un homme se prétendant collectionneur et détenant divers objets appartenant à sa famille du temps où il était vivant. Il resta silencieux un temps devant les demandes de Raven, ne répondant qu'au bout de la dixième fois où elle avait élevé timidement sa voix pour savoir quel était le but de cette épopée.

"J'ai quelque chose de précieux à récupérer." Tels furent ses mots

L'ambiance était de plus en plus lourde et épaisse, de vielles effluves de produits chimiques ainsi que de carcasses brûlées commençaient à emplir l'air. Il cru voir des traces de sang au détour d'une des rues l'espace d'un instant. Des bruits étranges faisaient vibrer les tympans de Maxwell, lui intimant de faire attention et d'écouter Raven, chose qu'il ne pouvait se permettre ayant choisi cette destination. Il devait assumer ses choix, se montrer fort et rester ferme. Il devait rester le seul phare reliant Raven à la réalité. Il voulait la remuer, pas la briser. Peine perdue. Sans doute avait elle perçu la peur et le doute qui avaient envahi l'homme l'espace d'un instant, car à présent voici qu'elle était à terre, pleurant avec difficulté. La seule et unique larme qui coula de ses yeux fut lourde de sens, résonnant comme un sourd coup de marteau frappant Maxwell en plein cœur. Il était allé trop loin, pour la première fois depuis qu'il la connaissait Maxwell sentait qu'il était allé trop loin. Pour la première fois il se sentait coupable et un brin misérable. Il eu du mal à la fixer, à simplement la regarder, mais il se força soupirant nerveusement alors qu'il ne s'apprêtait à s'excuser et à poser une main à la fois protectrice et amicale sur la tête de cette personne faisant partie de ses rares amis. Le bruit d'une explosion le stoppa dans son geste. Elle était tout sauf distante. Une seconde détonation, plus violente, s'en suivit. Le sol trembla, et les fenêtres du bâtiment adjacent volèrent en éclat alors qu'une masse noire n'était expulsée du second étage. Instinctivement, Maxwell prit Raven dans ses bras usant de son corps pour la protéger des projections de verre et de métal alors que la forme étrange ne s'écrasa à quelques mètres d'eux. Un léger nuage de poussière fut soulevé par l'impact, dévoilant peu à peu ce qui venait de les rejoindre. Il s'agissait d'un drôle d'appareillage rattaché à une table et où résidaient encore quelques bocaux en plastique portant des formules chimiques complexes. On pouvait entendre des cris distants, ainsi que de nombreux bruits de pas se rapprochant. Plusieurs formes humaines et armées sortirent du bâtiment.

"Bordel! Quel est le con qui s'est trompé dans le dosage?! Va falloir qu'on clean tout dans l'heure, merde!" Beugla l'un des hommes

"Ouais, ouais, on verra ça plus tard pour l'instant on a plus urgent à faire." Répliqua un second

"Euh dites, c'est moi ou....?" Demanda un troisième en pointant du doigts Raven et Maxwell

"Ah et merde!" Rajouta le premier, fixant avec insistance nos protagonistes d'un regard noir jugeant si oui ou non il allait tirer

"Prépares toi à courir" Chuchota nerveusement Maxwell en prenant Raven fermement par la main
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Sam 14 Sep 2013 - 13:22

Le souffle court je n’ai pas le temps de vraiment réaliser ce qui venait de se passer. Une chose est sûre, je m’étais rapprochée de mon compagnon de voyage –à moins que ce soit lui qui se soit rapproché- et une deuxième explosion avait coupé court à mes pensées. Puis j’avais fermé les yeux, criant alors que des bouts de verres fusaient des fenêtres voisines, désormais détruites. Pourtant je n’avais reçu aucun éclat… Et quand j’ai rouvert mes pupilles bleues j’ai compris. J’ai compris que Max m’avait protégé de tout ça, avait fait rempart de son corps en me prenant dans ses bras. J’ai d’ailleurs dû devenir blanche en découvrant ceci, détestant ce contact qui pourrait être agréable, si je n’avais pas une dent contre les hommes. Cette étreinte de protection devait se faire rassurante, sauf que j’avais peur et étrangement, pour lui.

Maintenant je me suis écartée de lui, par pure précaution et j’observais lentement les débris qui nous encerclaient. Les explosions avaient donc eu lieu plus près que je ne le pensais, et j’avais failli en devenir sourde. Je soupire, exaspérée et en même temps totalement terrifiée. Et si les autres bâtiments sautaient aussi, comme un  yaourt qui s’écrase du troisième étage sur un sol propre ? Sauf que si nous faisons demi-tour, nous aurons besoin de beaucoup de temps pour sortir de là. Et je ne connais pas le chemin, j’imagine que Max le sait, lui. C’est si dangereux, s’il voulait récupérer son objet si précieux il pouvait y aller tout seul ! Rah, j’ai envie de le claquer, sauf que je n’ai pas le temps pour ça. Derechef, sa voix cogne dans ma tête alors que ce n’était au départ qu’un petit chuchotement :

« Prépares toi à courir »

Quoi ?! Courir ? J’imagine qu’il est trop tard, j’ai la tête qui tourne, et lorsque sa main se referme sur la mienne je m’y agrippe lamentablement. Pourquoi je fais ça ? Ah oui, y’a des voix grasses non loin de là, et des doigts qui nous montrent . Sauf que la seule chose qui me préoccupe c’est la main de Max. Humide, comme s’il avait trempé ses mains dans l’eau, ou qu’il suait. Ah moins que ce ne soit… Du sang ! Bon Dieu, et s’il s’était blessée la main ?!

Je n’ai pas le temps de réfléchir, je dois m’élancer à sa suite en faisant claquer mes talons sur le sol. Quel horreur ce paysage qui devient flou tellement mes yeux s’embrument. Je pleure silencieusement, ne le lâchant pas. Mes chaussures me ralentissent, et je décide tant bien que mal de ne plus tenir sa main. Je tombe sur le sol, m’écorche les jambes et me rattrapant avec les mains. Je m’essuie les joues du revers de ma main, me remets sur mes jambes et abandonne mes superbes escarpins derrière moi, tentant de le rattraper. Sauf que j’ai l’impression qu’on a attrapé mes pieds. Horrible erreur de me retourner, je les vois se rapprocher. Sans hésiter je tourne dans une ruelle du labyrinthe, traînant Max par le bras avant qu’il ne m’abandonne dans ce coin. Et je cours, je laisse mes pieds s'abîmer sur les cailloux, saigner sur les débris qui sont ici. J’avance, je ne le regarde plus, je ne me soucie plus de lui.

En voyant un énorme mur de béton en face de moi mes yeux s’écarquillent, et je ralentis. Quelle abrutie je suis ! Je me mets à frapper le mur en hurlant, puis me retourne pour venir dans les bras de Max. Je le secoue quelque peu et lui met  une patate sur la joue –en outre, un coup avec eu de force.

-Tout ça c’est de ta faute ! T’es qu’un abruti ! Et puis t’aurais pu mourir à cause de ces bouts de verre t’en es conscient ?!

Je le fixe, avant de me rendre compte que je lui ai un peu plus enfoncé un débris dans sa joue en le frappant. Je redeviens la gentille petite fille désorientée, et je place ma main devant ma bouche, effrayée. Je suis en train de péter un câble et de le blesser plus que ça. Je ne faisais pas attention à lui ces dernières minutes, puis d’un coup mon attention ne se repose que sur lui. Je découpe un bout du bas de ma robe avec mon couteau suisse que je remets soigneusement à sa place ensuite, puis, en tremblant, vient lui  enlever délicatement ce qui risquait de l’infecter si je ne faisais rien. Je suis l’abrutie, lui ne l’est pas. Il m’a protégé et voilà comment je le remercie ? Je m’essuie encore les joues puis vient lui essuyer doucement la joue avec le tissu en m’excusant péniblement. Ce cauchemar est loin d’être terminé.
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Sam 14 Sep 2013 - 17:30
Une seule chose habitait l'esprit de Maxwell à cet instant: Sa survie ainsi que celle de Raven. Il sentait le danger instinctivement, il savait ce qui les attendait s'ils restaient ici. Une seule solution pour ne pas se faire mettre un nouveau trou de balle à la fonctionnalité biologique inexistante en plus d'être létal. Les éclats de verre l'avaient grandement épargné, ses oreilles sifflaient pas mal mais il était encore pleinement opérationnel. Il sentait la peur de Raven, il la savait à bout et terrorisée mais elle allait devoir se montrer forte encore quelques instants, le temps de se sortir de ce mauvais pas. Ne pouvant dissimuler quelques tremblements liés à l'action combinée de la peur ainsi que de l'excitation, Maxwell s'élança aux côtés de Raven dans les boyaux infernaux que composaient les ruelles chaotiques du quartier. Le groupe armé, vulgaire et bruyant, était parti à leur poursuite. Les deux jeunes gens partaient avec de nombreux handicaps comparés à leurs poursuivants. Entre la panique, le manque de moyen de contre-attaquer, l'infériorité numérique et le fait qu'ils ignoraient tout de la zone autant dire que les pauvres ne partaient pas gagnant. Avec un peu de chance ils arriveraient à les perdre au détour d'un des nombreux croisements qu'ils rencontreraient, mais Maxwell en doutait fortement.

Soudain, Raven lâche la main de notre "héro" qui la sentit se mettre à terre. Grommelant fortement, il s'apprêtait à lui intimer de façon rustre, violente et impatiente de se relever, du moins jusqu'à ce que son regard ne rentre en contact avec le visage couvert de larme de la demoiselle. L'espace d'un instant, il se retrouva ainsi bloqué et hébété. De quel droit avait il ne serait-ce pensé la sermonner alors que la situation actuelle avait été causé par sa propre connerie? Elle faisait de son mieux, la pauvre avait déjà du mal à gérer une situation normale en compagnie d'éléments masculin alors imaginez l'effet qu'une situation aussi dangereuse pouvait avoir sur elle. Il resta donc là, à l'attendre tout en guettant leurs poursuivants. Ceci ne fut pas des plus utile ou efficace car il suffit d'un instant à l'un de ces brigands, fraîchement apparu au bout d'une allée dans le champ de vision de Maxwell, pour commencer à appeler ses collègue et tirer quelques pruneaux sur les fuyards. Une balle le touche en plein dans l'épaule gauche, le poussant à hurler de douleur alors qu'il ne perdit rapidement toute sensation dans le bras relié à cette partie de son corps.

Désorienté, haletant, chancelant, il manqua de peu de s'écrouler à même le sol sous le coup de la douleur. Il tenta d'avancer et trébucha, l'un de ses genoux touchant le sol. Son esprit, clair il y a quelques instants de cela, fut complètement chamboulé. Il avait beau hurler intérieurement, il réussissait à contenir ses râles rageur dans sa gorge. En contrepartie son corps refusait à présent de bouger. Il se voyait déjà mourir, encore. Soudain, on le prit par le bras droit, ce qui fut suffisant pour que son corps ne se mette à suivre ce nouveau fil conducteur, cette promesse de survie. Comme s'il était bloqué sur un rail, il se mit à suivre cette force de tractation aveuglément, sa vision temporairement brouillée ne lui permettant pas de distinguer autre chose que des formes floues et imprécises. Il reprit lentement ses sens, et ils s'arrêtèrent soudain. Un mur se tenait devant lui, la source de sa survie pleurant et hurlant abondement tout en frappant cet obstacle insurmontable. Raven, elle venait probablement sans le savoir de les sauver tous les deux. Il voulait dire quelque chose, la remercier, faire en sorte que quoi que ce soit ne sorte de sa gorge pour exprimer à quel point il était redevable, mais il n'en avait pas le droit. Il allait devoir faire parler ses actions en les sortant de cette merde par tous les moyens, sortir Raven de ces emmerde devenant une priorité absolue dans la situation actuelle. Elle vint alors à lui, se réfugiant dans ses bras. Il hésita à refermer son étreinte pour la rassurer mais se résigna. Raven se mit à le secouer ce qui provoqua une réaction dans le cerveau du jeune homme le poussant à chercher dès à présent une échappatoire. Encore dans ses pensées, Maxwell n'eut pas le temps de voir arriver ce poing en direction de son visage. En temps normal, quelque chose avec aussi peu de force n'aurait pas eu beaucoup d'effet sur lui en temps normal, mais vu l'état dans lequel il était il ne fut pas étonnant de le voir se retrouver cul à terre et complètement sonné de surcroît.

"Tout ça c’est de ta faute ! T’es qu’un abruti ! Et puis t’aurais pu mourir à cause de ces bouts de verre t’en es conscient ?!" Se mit elle alors à hurler tout en le fixant

"Désolé" Répondit il faiblement tout en baissant la tête

Il aurait tué pour avoir sa rapière à l'heure actuelle, dépité il prit une bouffée de son inhalateur ne remarquant pas que sa joue saignait, ni que Raven s'activait à découper sa robe pour créer un tissu apte à éponger le sang perlant sur son visage. C'était donc un bout de verre qui avait fait les dégâts ici? Yaouch! Une fois le corps étranger retiré, elle commença donc à passer le tissu sur le visage de Maxwell auprès de la blessure. Elle aussi était assez mal en point, il ne s'agissait essentiellement que d'égratignures mais le fait que ses pieds laissaient de petites traces rouges à chaque pas n'était pas bon signe. Il soupira, prenant entre ses doigts la main si proche de son visage et l'écartant délicatement. Puis, la fixant droit dans les yeux, il se mit à sourire faisant en sorte d'être le plus rassurant possible que ce soit dans son expression faciale, ou dans sa voix.

"Je nous ais traîne dans cette histoire, je nous en sortirais même si ce doit être la dernière chose que j'accomplirais dans cette vie."

Maxwell se leva, prenant appui sur le mur le plus proche de lui, reportant son attention sur un élément du décor qui avait pas attiré son attention depuis un moment déjà: Une porte. Elle semblait verrouillée par un un appareillage électronique se présentant sous la forme d'un clavier numérique basique ancré dans le mur. Sans le code, leurs chances de l'ouvrir étaient quasiment inexistantes mais Maxwell voulu tout de même tenter quelque chose. Il avança en direction du clavier, l'observant sous toutes les coutures puis apposant à plat sur sa surface la main valide qu'il lui restait. Il ferma les yeux, et se mit à prier. De l'eau de mer se mit à couler à travers son bras, s'infiltrant sans problème dans l'engin crépitant commençant à émettre quelques faibles étincelles. Un court circuit plus tard, de la fumée fut émise et une odeur tenace de bakélite fondu envahi l'air alors qu'un léger *Click*ne retenti en direction de la porte. Maxwell actionna la poignée et ouvrit la porte, menant droit à l’intérieur d'un de ces bâtiments abandonnés dévorés progressivement par rouilles et termites. Il fit signe à Raven de le suivre, leurs poursuivants se rapprochant à vue d’œil en suivant la route sanglante laissée derrière eux par la blessure du Cétacé. En plus du sang, une étrange boue coulait à partir de la lourde veste de l'homme pulsant au même rythme que ses battements de cœur. Ainsi ils entrèrent dans le bâtiment.

L'intérieur était sombre, doté de nombreux tuyaux partant dans toutes les directions possibles et imaginables le tout sans apparente logique. Maxwell se mit à regarder à droite et à gauche à la recherche d'une éventuelle arme pour se défendre, chose qu'il trouva sur le mur sous la forme d'un cylindre creux partant de travers par rapport au reste de ses frères et sœurs. Prenant appui sur le mur à l'aide de son pied et empoignant avec sa main droite le tuyau, il tira de toute ses forces et retira l'arme improvisée contondante sans grande difficulté. Il fit un swing dans le vide pour évaluer l'utilité de cet engin, pas terrible mais ça ferait l'affaire pour l'instant. L'un des hommes était proche, d'ici quelques instants il passerait la porte. Rapidement Maxwell se plaqua derrière cette dernière pour se dissimuler de la vue du malfrat et obtenir l'initiative sur le prochain échange. Il priait pour que Raven ait eu le temps de se dissimuler et pour qu'elle ne regarde pas ce qui allait suivre, de peur de la choquer plus que nécessaire, il priait pour que la pénombre soit suffisante et dissimule ses actions. L'homme entra, amenant avec lui un fin rayon de lumière à travers l'ouverture de la porte. Il regarda un coup à droite, puis à gauche, sa seule échappatoire se refermant lentement derrière lui rétablissant ainsi les ténèbres environnantes. Maxwell retint son souffle, leva le bras et abattit son gourdin sur la tête de l'homme émettant un bruit sourd et creux alors que la cible ne tituba. Désorienté, l'homme pointa son arme un  peu n'importe comment dans l'espoir de toucher son assaillant avec les quelques tirs qu'il effectua. Peine perdue. 3 autres coups de tuyau suivirent, puis plus rien durant quelques instant. On entendit alors une grosse masse s'écraser contre le sol, provoquant un bruit gluant peu ragoutant avant de cesser.

"Un de moins" Dit alors Maxwell, prenant l'arme à feu qu'il plaça entre ses dents et allant rejoindre Raven.

Ils trouvèrent refuge derrière quelques barils vide, le cétacé à bout de force s'adossant contre ces choses rouillées et délaissée le temps de reprendre son souffle. Haletant et suant, la douleur s'était intensifiée à la suite de cet échange. Il n'aurait pas dû autant forcer, il en payait le prix mais au moins ils avaient à présent de quoi se défendre. Il tendit le pistolet à Raven, espérant qu'elle aurait la force de l'utiliser pour se protéger si cela s'avérait nécessaire.

"Tu en auras plus besoin que moi." Lui chuchota-t-il tout en restant à l'affut
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Dim 15 Sep 2013 - 12:55

Je grogne de mécontentement lorsqu’il prend ma main pour la retirer de sa joue. Alors comme ça il veut vraiment crever ? Sa plaie va s’infecter, on a rien pour l’en empêcher, pas même un peu d’eau qui pourrait tout changer. Ouais, de l’eau, se serait tellement cool. Ma gorge est sèche, j’ai le cœur qui bat à mille à l’heure et ma respiration s’accélère lamentablement. Le pire c’est quand il me sourit et me regarde droit dans les yeux. Je serre les dents et mes doigts se referment un peu plus sur le tissu. Je viens juste de me rendre compte que nous sommes à terre –je ne l’ai pas remarqué avant, j’étais trop hors de moi. Je me mords la lèvre, je le fixe, je l’écoute. J’ai envie de lui dire que ça ne sert à rien qu’il laisse sa vie juste pour que je sorte d’ici, que je préfère que ce soit moi qui meurs et pas lui. Je suis trop gentille, oui, et puis ? J’ai franchement peur pour lui, surtout dans l’état dans lequel il est. Aucun mot ne sort de ma bouche, aucun son, juste un silence époustouflant et mes yeux se baissent tandis qu’il me lâche pour se relever. Je ne me retourne pas, je le laisse vaquer à ses occupations alors que je suis encore assise par terre à fixer mes pieds blessés. Je secoue la tête, exaspérée.

Peter. C’est à toi que je pense en ce moment. Te souviens-tu de moi, penses-tu à moi ? Moi oui, tout le temps. J’aurais voulu être à tes côtés en ce moment. Tu es le seul homme –enfant à l’époque- qui ne me ferait pas peur, qui pourrait me prendre dans tes bras pour me rassurer. Tu me manques, atrocement. Même si on s’est quittés, je crois que je t’aime encore, cette flamme au fond de moi refuse de s’éteindre, refuse de te détester. Ah si tu pouvais me dire ce que je dois faire, ah si tu pouvais être là… Je me souviens de ce jour sous la cabane, et pourtant je ne devrais pas. Je pleure, dos à un presque-inconnu, m’inquiétant pour lui. Mais pourquoi ? Il n’a rien à voir avec toi Peter. Absolument rien, c’est tout le contraire. Il fait peur. Il a beau me protéger de ces mafieux, il a beau faire des efforts et vouloir laisser la vie pour réparer le fait qu’il m’a emmené là, j’ai peur, de lui. Que faire ? Oui je vais continuer d’avancer tête haute, mais je me permets de faire une pause, de penser à toi Peter. Tout s’est terminé il y a un an. C’est dur, on ne s’était même pas engueulés une seule fois, on s’en foutait des autres, on ne se préoccupait que de nous. Pus-je encore me permettre de pleurer ? Puis-je penser qu’un jour on se remettra ensemble ? J’m’en fiche que tu n’entendes pas ce que je pense, on avait pas fini de vivre, on avait encore trop de choses à se dire.

Je faiblis. Mentalement du moins. Je m’ordonne de me relever, mais mes pieds sont douloureux, mon  cœur souffrant. Ce dernier regard m’a marqué au fer rouge, et je ne l’oublierai pas, je le cacherai au plus profond de moi, là où le néant s’est créé…

-Max

Ma voix est toute petite, mais j’avais besoin de parler pour sortir de mes pensées morbides et désastreuses. Je me tourne vers lui, sa silhouette se tournant vers moi pour me faire signe de le suivre. J’avale ma salive, prends une grande respiration et m’avance assez vite jusqu’à lui, avant de pénétrer dans le bâtiment par la porte qui sentait un peu le brûlé. Je suis pétrifiée, je tremble de tous mes membres tandis qu’il part de son côté. Je ne le suis pas, je vais me ranger dans un  coin pour me calmer, et je ferme les yeux, adossée au mur. Ce n’est pas fini, je le comprends lorsque j’entends la bande d’hommes puissants approcher. Ils se dispersent et l’un d’eux entre dans la pièce où nous nous trouvons. Je tremble encore plus, commence à sangloter malgré le fait que je me recroqueville sur moi-même. Les ténèbres m’enveloppent, je ne vois plus rien. Puis j’entends le claquement de la porte. Je serre le tissu ensanglanté dans ma main pour me détendre, mais cela ne marche guère. J’entends des bruits qui me répugnent, puis l’odeur du sang me monte au nez. Je veux me précipiter pour vérifier si Max est toujours en vie. Mais je ne vois rien, il fait toujours aussi noir. Je soupire, sentant de nouveau les larmes jaillirent de mes yeux en silence. Pourquoi ai-je si peur ?

-Aah !

Je sursaute lorsqu’on m’attrape pour me cacher derrière des barils. Le pan déchiré de ma robe n’est plus dans ma main, il a dû tomber. Je veux faire demi-tour et aller le chercher, mais j’y renonce en remarquant qu’il est à côté de moi, Max. J’esquisse un rapide sourire, rassuré de le savoir en vie. Sauf que je ne souris que peu de temps, fixant effrayée le revolver qu’il me tend.

« Tu en auras plus besoin que moi. »

Je secoue la tête, le crâne douloureux. Il fait encore noir ici, et je déteste ça. Je vois seulement quelques traits de son visage. Je sens ses yeux sur moi un instant, puis me reconcentre sur l’arme. J’hésite à la prendre, je me remets à divaguer. Ce qu’il ne faut donc surtout pas faire en ce moment, puisque mon pouls s’accélère encore. Je me contente de fermer les yeux, paumes sur le sol. Le béton froid est sale et granuleux, mais peu importe. Je ne veux pas prendre le pistolet. Je ne sais pas m’en servir, à quoi bon ? Je soupire, je pense, je me laisse réfléchir sur la vacuité de ce monde, mais seulement quelques minutes. Quelques minutes de silence, de froid entre moi et mon allié. Un instant de paix pour mettre tous nos sens en alerte afin de ne pas nous faire avoir sur ce qu’il peut se passer si on tourne la tête au mauvais moment. Personnellement je n’écoute rien d’autre que le souffle irrégulier de Max, ce qui me rend à la fois triste et peureuse, telle une enfant, de nouveau. J’aimerais le prendre dans mes bras, lui dire que tout va bien, dans l’espoir que cela ne se passe qu’une seule fois dans notre vie. Certes, je ne pourrais plus jamais le voir de la même façon, mais ce n’est pas pour ça que je vais me rapprocher de lui. Je serais toujours aussi distante qu’avec les autres hommes.

-D’accord… je souffle en saisissant finalement l’arme à feu.

J’ouvre les yeux, tente de distinguer ses yeux, l’arête de son nez ou bien ses lèvres dans la pénombre. Mais rien, parce que je clos encore mes pupilles, tenant fermement… Sa main dans la mienne ? Oui, on dirait bien que j’ai pris sa paume étrange dans la mienne, si glacée. Et je la serre de peur qu’on me l’arrache d’un moment à l’autre. Je veux lui hurler de ne pas me lâcher, je veux crier par-dessus tous les toits que je lui interdis de laisser sa vie maintenant alors que j’ai tant besoin de lui. Je me moque de la douleur lancinante dans mes pieds écorchés et froids. Je m’en fous des spasmes qui me secouent de tout mon être, je m’en contre-fiche de ressentir un vide immense au fond de moi. Ce qui m’importe en ce moment présent, c’est notre survie.

-Ta gueule, ils doivent bien être là, regarde ils ont buté l’un des nôtres !

La voix grasse de l’homme me sort de ma torpeur, et je ne peux m’empêcher de lâcher Max pour m’accroupir avant de distinguer leurs silhouettes. Instinctivement, prise d’un hoquet insurmontable qui fit retourner les deux hommes vers moi, je prends le revolver et tire vers eux. Je les entends hurler. L’un a été touché à la jambe, l’autre visiblement raide mort.

-Putain la bitch ! hurle l'homme blessé.

J’écarquille les yeux, moi-même surprise d’avoir fait ça. Puis je grimpe par-dessus les barils pour m’approcher de l’homme. Je ne peux pas m’empêcher de hurler des jurons en le frappant de toutes mes forces. Dans ma tête, je me dis que chacun des coups n’est que mérité. Sauf que je perds mes forces, et on m’attrape. Je hurle telle une chimère enragée et me débat. Sauf que de nouveau le noir m’engloutit, et je ne vois rien, je suis désorientée. Je donne des coups au hasard, parfois dans le vide en m’insultant moi-même pour avoir été si stupide. Puis on me lâche, c’est un vide ancestral qui est là. Je crache un peu de sang, dû à la morsure à ma gencive –oui, j’ai un peu trop serré les dents-, et m’élance dans le vide, trébuchant et m’étalant de tout mon long dans cet endroit que je ne connais pas.

Dans quel merdier nous ai-je fourrés ? J'ignore tu es Max mais j'ai terriblement besoin de ton aide pour me sortir de là. Je m'excuse pour tout ce qu'il pourrait arriver, je suis désolée de me rendre aussi facilement mais je suis épuisée. Je ferme les yeux et je vais dormir. Je t'en supplie, reviens me chercher. Tout ce dont je vais me souvenir sera ton visage.

-Aide-moi. Dis-je d'une voix éraillée, à bout de forces, incapable de me relever.
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Mar 17 Sep 2013 - 23:56
Tout allait se jouer très rapidement, les forces de Maxwell commençaient à sérieusement diminuer à cause de la perte de sang provoquée par la balle plantée dans son épaule. Plus le temps passait et plus le panel d'action à sa disposition diminuait de concert avec leurs chances de survie. Sa vision se brouillait, sa tête tournait. Il n'avait que peu de chances de réussir un tir avec une arme à feu dans cet état, de plus le recul risquait de le déstabiliser et de le faire basculer en arrière. Donner l'arme à Raven était la solution la plus logique à l'heure actuelle, il priait pour qu'elle ait le courage d'appuyer sur la détente pour assurer leur survie. En un sens, il mettait sa vie entre ses mains. Elle faisait vraiment de la peine à voir la pauvre, tremblante, les joues écarlates et salées elle aussi était assez mal en point. Enlever ses talons était une bonne idée, malheureusement ses pauvres pieds avaient payé le prix fort. Le bref sourire qu'il avait entraperçu sur les lèvres lui avait réchauffé le cœur, pourquoi n'avait il pas essayé d'explorer ce côté de sa personne au lieu de vouloir la pousser à bout? Les humains étaient cruels, ça c'était pas nouveau. On pouvait même émettre sans trop de problème l'hypothèse que tout être vivant était né pour potentiellement tuer son prochain, faisant du meurtre et de la méchanceté une constante de la vie. Sans doute était-ce là l'expression du prédateur caché en lui qui trouva en elle une charmante et délicieuse proie à tourmenter, il ne pouvait de plus pas nier le plaisir non dissimulé qu'il eut à la trimbaler tout en testant ses limites. Maintenant qu'il les avait atteintes, il regrettait ses actes, espérant ne pas avoir tout foiré comme il en avait tellement l'habitude. Après tout, elle faisait partie des rares personne le supportant, elle était une amie des plus précieuses. Il s'en mordait la lèvre jusqu'au sang sous le coup de la frustration combinée à une légère noisette de colère à l'encontre de sa propre personne. Au moins il avait pu laisser s'échapper un peu de vapeur en écrasant le crane de cet humain à coup de tuyau, sans ça il aurait probablement craqué et serait partit en full Leerroy Jenkins sur l'assistance et on sait tous comment cette histoire s'est terminé. Mal pour ceux qui n'auraient pas compris.

Inquiet et soucieux, Maxwell restait à l'affût du moindre signe de vie. Il sentait bien au bruit de pas et beugleries des hommes qu'ils se rapprochaient, au moins il ne semblaient pas avoir encore découvert le corps. L'arme était entre les mains de Raven, qui avait très longuement hésité avant de l'accepter. Quoi de plus normal pour une personne n'ayant clairement jamais tenu un truc du genre entre les mains? En fait il était même assez étonné de la voir accepter ainsi, sans doute se rendait elle compte elle aussi de la gravité de la situation dans laquelle ils se trouvaient à l'heure actuelle. Dire qu'ils étaient dans la merde serait un euphémisme, il leur faudrait un putain de miracle pour ne pas y laisser des plumes. Les humains étaient bien plus dangereux et imprévisibles que n'importe quelle créature, une fois acculés ils était capables de tout. Dans le cas présent ceci s'appliquait aux deux camps, la confrontation promettant d'être sanglante et teintée de lourdes pertes. Maxwell serra fermement son arme improvisée, prêt et paré à user de cet outil pour tuer, mutiler et écraser toute résistance sur sa route. L'animal des profondeurs qui était en lui se débattait, désirant sortir pour faire mumuse avec ces carcasses bientôt sans vie. La colère des océans, ils allaient pouvoir y goûter d'ici peu. Du moins ils auraient dû, car quelque chose apaisa son esprit. Une main venait de prendre la sienne entre ses doigts, fins, doux et froids. C'était Raven, Maxwell ne la regardait pas mais il savait que c'était elle. Il pouvait sentir tout son corps trembler et se débattre tel un oisillon enfermé dans une cage à travers ce simple contact servant de lien entre eux dans ces ténèbres épaisses. Il serra faiblement son emprise sur cette main, ayant peur de la blesser ou de l'écraser sans le vouloir. Il n'avait pas besoin de grand chose pour comprendre ce à quoi elle pensait, quelque chose comme "Ne meurt pas, ne me laisse pas". Il soupira, toute animosité le quittant à vitesse grand V. Laissant son arme de côté, il posa une main rassurante et amicale sur la tête de Raven ne lâchant pas sa main un seul instant.

Les connards vinrent s'emparer de leurs courts instants de repos, annonçant clairement leur présence aux oreilles de tous par l'usage de voix agaçantes et tranchantes. Un petit coup d’œil suffit à distinguer leur silhouette s'élevant à quelques mètres de là. Ils étaient proches, très proches. Reprenant son arme Maxwell se préparait au meilleur comme au pire, c'est alors que Raven se mit à faire du bruit bien malgré elle. Et merde, telle fut la seule et unique pensée traversant l'esprit de Maxwell alors que l'attention des deux formes ne se concentra sur eux. On venait de les repérer, le corps tout entier de la bête des profondeurs se raidit soudainement, toute cette tentions préparant sa personne à l'assaut imminent qui fut enclenché de façon assez inattendue. En effet un coup de feu retentit presque immédiatement, tiré par l'arme que tenait fébrilement Raven entre ses mains. Puis un second suivit, et un troisième, puis le reste du chargeur. L'une des menaces tombe à terre, l'autre hurle et jure en se tenant la jambe, l'allié de la tireuse quand à lui reste complètement bouche bée devant le caron que venait de faire Raven. Comme quoi la théorie se vérifiait, une fois acculé tout être vivant était capable de tuer pour assurer sa survie. Pragmatique mais nécessaire. Maxwell était réellement sous le choc. Ses yeux grands ouverts fixaient le visage de la demoiselle alors que son cerveau n'essayait de redémarrer et d'ingérer l'information, Raven elle semblait encore plus surprise que notre héros. Quoique, était ce réellement de la surprise, ou de l'horreur et du dégoût? Vu son caractère, la personne la plus marquée par cette action, vous faisant passer un point de non retour, ne devait être nulle autre qu'elle. Rien n'aurait pu préparer notre protagoniste à la suite car, avant même qu'il ne puisse l’empêcher et la retenir de quelque façon que ce soit, Raven quitta la cachette pour se jeter sur l'homme se tenant encore la jambe.

Elle était comme possédée, maudissant à la fois les assaillants mais aussi elle même durant l'échange aussi violent que bouleversant. Maxwell, paralysé devant cette facette tragique et désespérée de la demoiselle, sentait une boule se former dans sa gorge. Il avait beau essayer de lui dire de se calmer et d'arrêter, rien ne sortait. Il resta là, aussi immobile qu'impuissant, à la regarder perdre peu à peu les quelques forces habitant encore son enveloppe humaine. Puis, ce qui devait arriver arriva. Elle alla trop loin, donnant des coups dans tous les sens alors que la cible ne reprenait ses esprits, et se retrouva sans défense lorsque ce dernier la prit par l'épaule. Elle se débattit, brièvement, puis fut jetée à terre. Durant toute la scène, Maxwell reprit peu à peu le contrôle de ses sens, sentant un étrange sentiment monter en lui. L'autre connard commençait à se rapprocher, jubilant à l'idée de pouvoir se venger tout en prenant du bon temps et promettant un sort pire que la mort aux deux compagnons. Il avait clairement oublié qu'ils poursuivaient deux et non pas une personne, le peu de bon sens restant dans cette cervelle défoncée à la came s'étant envolée en même temps qu'une partie de sa chaire lorsque cette balle pénétra sa jambe. Max, lui, était à deux doigts d'exploser. Son cœur battait à cent à l'heure, ses muscles se contractaient, ses pupilles se dilataient. Il était tel un lévrier attendant dans son box le signal pour que la course ne débute enfin. Pour lui, le signal prit la forme de deux mots, prononcés par la demoiselle gisant à même le sol.

"Aide moi"

Il ne lui en fallu pas plus pour partir au quart de tour. D'une seule traite, il sortit de sa cachette arme à la main courant droit sur le mécréant sans dire le moindre mot, la colère ayant prit le contrôle de ses membres ainsi que sa voix. N'émettant que grognements et lourdes respirations gutturales, il leva sa masse improvisée et l'abattit droit sur le flingue de l'inconnu qui lâcha son arme se retrouvant ainsi à main nue contre la violente furie de Maxwell. Il envoya son bout de métal droit dans la blessure du bandit, le faisant hurler et s'écrouler tel une vieille merde alors qu'il ne commençait à pleurer sous le coup de la douleur. Il n'en avait pas finit avec cette raclure, loin de là. Ainsi, le cétacé s'installa par dessus la victime, usant de son torse comme d'un tabouret pour avoir les fesses bien à l'aise pendant qu'il lui ferait bouffer ses dents. Et oui, ce ne fut pas muni de son gourdin mais bien à main nue qu'il fit pleuvoir les mandales sur ce visage déjà très répugnant. Pruneau après pruneau, il refit le portrait du futur mort façon Picasso. Tuméfiée, pissant le sang, brisée et édentée, la face n'avait plus grand chose d'humain. De petits gargouillis prirent la place des cordes vocales de cet être vivant à l'agonie, prit de violent spasmes alors que les mains feu de Maxwell ne restèrent figées en l'air. Il n'en avait pas assez, il voulait faire encore plus souffrir cet humain. Il fit donc pénétrer don pouce dans la blessure du mourant, arrivant aisément jusqu'à la balle qu'il titillait et poussait plus en profondeur. La chose hurla, se débattant fortement alors que son torse ne semblait se déchirer pour trouver un moyen d'expulser plus d'air à travers ces voies respiratoires obstruées par de vastes bouchons de sang. Le bourreau, lui, ne souriait pas. Il ne faisait pas ça par plaisir, il n'écoutait que son instinct et appliquait la plus élémentaire des justices de ce monde. Il continua ensuite à frapper la créature qui n'avait plus grand chose d'humain, bien que celle ci rendit l'âme en cours de route, teintant sa propre peau d'une peinture chaude et dégoulinante couleur rubis. Ce ne fut que lorsque le souffle commença à lui manquer qu'il arrêta son oeuvre, se relevant enfin pour se traîner misérablement en direction de Raven. Il avait l'air d'un vulgaire pantin désarticulé dont les cordes étaient sur le point de lâcher, mais il fit en sorte de parcourir sans encombre les quelques pas le séparant de la personne qu'il devait protéger. De l'eau coula d'une de ses manches, lavant partiellement le sang d'une de ses mains alors qu'il ne s'accroupi devant elle, mettant son visage à son niveau. La main se posa sur l'une des joues de Raven, se voulant aussi douce que possible, comme si cette peau risquait de voler en éclat au moindre faux mouvement. Il apposant son propre front contre le sien fermant les yeux et essayant de réaligner sa respiration sur un rythme normal en se basant sur celui de la demoiselle. Il sourit.

"C'est finit, nous sommes en sécurité à présent" Lui murmura-t-il, à bout de force
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Mer 18 Sep 2013 - 19:54

La douleur s’amenuisait peu à peu alors que tous mes sens me quittaient lentement, très lentement. Je sentais mon sang battre contre mes tempes, mon cœur tambouriner de plus en plus lentement alors que je tentais de respirer correctement. Qu’allais-je faire par la suite ? Voir un long couloir blanc qui m’entraînerait vers les profondeurs du Paradis ou de l’Enfer ? Non, je refuse. Lui, veut laisser sa vie pour moi et je n’entends pas s’il me parle, je n’arrive pas à distinguer un seul bruit. Les larmes roulent sur mes joues, j’ai envie de hurler, je veux qu’on me sorte de là ! Ne meurs pas putain ! J’ai besoin de lui pour quitter ce labyrinthe, j’ai besoin de quelqu’un pour me prouver que quitter ce monde serait une erreur. Que j’abandonne quelqu’un qui a besoin de moi. Mais nous ne nous connaissons pas, comment pourrait-il me faire redescendre sur Terre et me convaincre que je dois ne jamais lâcher la corde qui me relie au sol ? Je ferme les yeux, tente de me mettre sur le dos en pensant que c’est peut-être le dernier endroit que je verrais. Je m’agite, grogne à en gémir, et respire soudainement rapidement, avant que mon rythme cardiaque ralentisse. Arrête de faire les montagnes russes, respire doucement ! Je me hurle instinctivement afin de ne pas faiblir.

Ce n’est pas le moment. Tu es jeune, tu dois le retrouver. Mais dois-je retrouver ma conscience, dois-je retrouver Peter, ou retrouver Max en haut, et apprendre à lui faire confiance ? C’est dur de choisir quand on a la tête qui cogne, du sang qui coule de nos lèvres et les mains tremblantes à la recherche de quelque chose de chaud : un corps, un visage. Je tente d’ouvrir les yeux, de revenir à moi, bien que je tousse. Je reprends peu à peu connaissance, pourtant je suis toujours fatiguée, je veux me rendormir alors que je ressens une immense souffrance. Elle est d’autant plus présente lorsqu’on m’approche. Les contours sont flous, mais je reconnais la silhouette aussitôt qu’elle pose son front contre le mien et sa main sur ma joue. Cette couleur noire accordée du blanc de peau, et cette odeur d’eau salée, animée par la senteur âcre du sang… Sang. Là, je reviens vraiment à moi et hoquette de surprise.

-M-…

Je n’ai pas le temps de prononcer son nom, ma langue ne veut plus bouger, pétrifiée, et ma gorge me gratte tout en me brûlant.

-C'est fini, nous sommes en sécurité à présent.

Un sourire étire lentement mes lèvres, je reconnais sa voix, la voix de Maxwell. Tout me revient maintenant. Tout me revient quand son souffle caresse la peau de mon visage et apaise mon pouls, me permettant de retrouver ma respiration habituelle. Je me contente de me souvenir en fermant les yeux, posant ma main sur la sienne, pour la serrer avec le peu de forces qu’il me reste. Maxwell, client perturbant au bar. Un client qui m’a pris d’assaut pour « jouer » avec moi, me poussant à bout quelquefois. Le gérant n’osait pas le virer, parce qu’il lui faisait peur. Je devais m’en charger, je devais le faire partir par ma force féminine mais je ne l’ai pas fait. Il m’apportait plus de confiance que les autres clients, il était plus calme, un peu trop sarcastique parfois. Mais j’appréciais le fait qu’il vienne glacer l’ambiance de cet endroit qui me paraissait trop banal. Certes, j’avais peur de lui mais l’appréciait tout autant que j’appréciais la peinture, et qui sait combien c’est une de mes activités favorites. Max m’avait ensuite traîné à droite à gauche, m’arrachant à mon boulot. Mais le patron ne disait rien de peur de représailles. Il me demandait juste si j’allais bien et m’envoyait souvent faire un diagnostic chez le médecin. Maintenant ce ne sera plus nécessaire.

-Je… Max ?

Respire Raven, respire, ouvre les yeux. Malgré mes efforts pour les ouvrir, je n’y arrive pas. Mes pupilles sont mieux plongées dans le noir.

-Ne… Ne partons pas…

Mes doigts s’accrochent un peu plus à sa main, je veux me reposer, son front est trempé, tout autant que sa paume, je dois être dans un état similaire. Oiseux malheur de me retrouver si vulnérable ! Que pourrait-il me faire ? Qu’oserait-il faire ? Me torturerait-il s’il en avait l’occasion ou si on l’y forçait ? Je sens la chaleur me monter à la tête, mes dents se mettent à claquer et je me mets à sangloter. C’est la peur qui me fait ceci, et si je n’y remédie pas, je vais rapidement hurler et taper partout en pensant que mon heure va sonner. Je m’appuie contre Max, m’étant rapprochée pour atteindre ses bras, main toujours dans la main. Les larmes roulent ainsi pour nous noyer dans une flaque inutile, dans la dystopie. Bon sang, si l’utopie pouvait exister ! Mais elle est irréelle, j’aurais bel et bien un dernier souffle. Mais en attendant, je suis tétanisée, je ne veux pas partir, je ne veux pas le lâcher. Ainsi allongés l’un contre l’autre sur le sol répugnant et recouverts de sang je suis bien, parce qu’il est là et apaise mes douleurs, et bientôt l’eau jaillissait de mes yeux.

Rassure-moi, prends-moi dans tes bras, surtout ne m’abandonne pas. Garde moi avec toi, emmène-moi dans ton Monde, montre-moi que le bonheur existe, que tu seras toujours là pour me protéger, peu importe la façon dont je te verrais par la suite. Mais emmène-moi je t’en prie. Si tu pars, je t’en prie reviens-moi, attends-moi, ne m’oublie pas. Parce que moi je ne pourrais plus. Je me souviens de toutes ces fois où j’ai été un pantin pendu à ton bras. Maintenant, ce que je veux, c’est que nous devenions des assassins, mais pas n’importe lesquels, les assassins des âmes de ceux qui nous ont fait mourir à petit peu, les meurtriers des abrutis à qui nous devons faire faner la peau. Ainsi je planerais, ainsi je serais bien, à jamais je ne quitterai ce monde sans toi. Je m’en fiche de ce que tu veux faire une fois que je serais partie. Ce n’est pas grave si tu ne partages pas mes pensées. Après tout, j’ai déjà vécu ça, j’ai déjà trouvé un énorme néant au fond de moi, qui englobe mon cœur.

-Grave ton nom sur ma peau s’il le faut, je murmure en me rendant seulement compte après quelques secondes de silence que j’avais pensé à voix haute.

Je me mords la lèvre, rouvre les yeux et réalise que je suis accrochée à lui tel un paresseux à la branche de son arbre. Je desserre doucement mon étreinte, n’ose pas le regarder en face après ça. Je sais juste que je ne veux pas qu’on parte tout de suite, je réalise que je veux passer plus de temps avec lui. I need you.
Invité
avatar
Invité
Re: La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell] - Sam 11 Jan 2014 - 19:20
Rhaa, que c'est frustrant de voir ce genre de rp ne jamais se terminer. Je voulais la suite moi, c'est pas juste, je proteste. Encore, encore... Bon, je calme, d'accord. En tout cas, félicitation à vous deux, j'ai beaucoup apprécié.

Raven : 330 xps
Maxwell : 270 xps

Xps attribués : Yep
La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell]
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» La détresse n'est pas aussi forte que la peur [PV Maxwell]
» Ash' ♣ L’espoir est la seule chose plus forte que la peur...
» Songe du jour : peut-être une âme en détresse [Pv Xalina]
» Jeune Maîtresse du Savoir cherche .....
» Loria [Grande Prêtresse]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: Le Monde des Humains :: Banlieues :: Vieille usine-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page