Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa]

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Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Dim 1 Sep 2013 - 16:14
Tu t’ennuies beaucoup là, en cette après-midi trop chaude. Au diable les cours, ils sont futiles pour toi. A quoi bon, tu n’écoutes que très peu et tu préfères regarder par la fenêtre. Est-ce que tu vas réussir ton année au moins ? Travailler de nuit et sans rien faire d’autre, c’est surement ce que tu vas faire au bout d’un moment. C’est bien toi ça, de tout repousser au lendemain. Ça te retombera dessus un jour, ou pas, qui peut le savoir ? Pas moi en tout cas.
 
Ainsi, tu pars dans tes habituelles balades. Enfin, balade, plutôt errance. Tu n’as jamais la moindre idée où tu vas aller, ni quand tu vas rentrer. A vrai dire, tu t’en fiches un peu. Tu as tellement l’habitude d’errer en esquivant la ronde des surveillants que l’heure est la dernière chose qui t’inquiète. Aujourd’hui, tu te lèves tard, tu t’habilles en prenant ton temps. Sans savoir ce que tu vas faire, tu enfiles un kimono assez simple violet aux broderies en rose de couleur noire. La coupe est large, les manches descendent jusqu’au bout de tes doigts, le bas tombe admirablement bien pour frôler seulement le sol. Une ceinture noire pour terminer le tout, et te voilà prête pour l’errance habituelle.
 
Dois-tu prendre ton calepin ? Pour communiquer c’est mieux Ealia. Mais tu n’as pas d’ami, à qui pourrais-tu parler ? C’est vrai, mais les rencontres au hasard existe, et c’est comme ça qu’on se fait des ami d’ailleurs, met toi ça dans la tête jeune apprentie. Tu le prends pour finir et le glisses dans ta ceinture. Que dois-tu prendre d’autre ? La nourriture pour Heleth, la chouette. Oui, on ne sait jamais après tout. Tu la caches dans ton kimono, contre ton ventre. Une arme ? Ou plutôt, ce qui te sert d’armes, à savoir, des lames de rasoirs avec lesquelles tu t’amuses à jouer aux fléchettes. Non, pas besoin, il ne peut rien t’arriver de mal, c’est logique, il n’y a jamais de créature maléfique dans l’académie. Ou en tout cas tu n’es pas au courant.
 
Ealia tu es prête pour sortir. De rapide coup d’œil de repérage, et tu files comme un fantôme à travers les brèches du parcours des surveillants. Tu es rapidement dehors, le soleil brille, il fait trop chaud pour toi. Alors, à la fontaine pour plonger ses pieds dedans ? Non, c’est trop risqué jeune apprentie, tu serais trop à découvert. Autant continuer de marcher, en espérant trouver un coin pas trop mal pour te reposer et… Ne rien faire, tu ne sais faire que ça après tout. Regarder dans le vide ou le paysage, silencieuse. Réfléchir ? Non, Ealia, tu n’as rien sur quoi réfléchir, à part essayer en vain de discuter avec Aleana. T’as l’habitude maintenant, c’est ta vie et ton quotidien.
 
Tes pas te mènent là où ils se sentiront le mieux. Un coup à gauche, un coup tout droit. Tu esquives sans même t’en rendre compte les adultes qui seraient étonnés de voir une jeune apprentie qui a l’air d’une petite fille se balader avec un air vide, comme une poupée mécanique. Tiens tiens, il est vrai que cela te représente bien, une poupée mécanique, au teint porcelaine, sans expression sur le visage, ne sachant que se mouvoir et reste silencieuse. On aurait presque envie de le garder, ce surnom.
 
Enfin bref, tu te balades, tu erres, sans but précis, sans regarder où tu vas, sans remarquer que tu passes les grilles qui marquent la limite de l’Académie. Tu ne l’as pas remarqué, non, évidement. Tu es comme déconnectée, alors de grandes grilles menaçantes, ça ne te parlent pas une seconde. Tu es tellement imprudente Ealia quand tu t’y mets ! Tes pas te guident dans des terres inconnues. Au paysage qui te fascinent grandement. Et tu te demandes comment tu n’avais pas encore vu cette partie de l’académie. C’est normal après tout, tu n’y es même plus, tête en l’air.
 
Il fait chaud n’est-ce pas ? Tu commences à avoir soif et mal aux pieds. Tu dois avoir marché une bonne heure, et tu es complètement perdue quand tu reprends tes esprits. Tu viens de comprendre que tu étais un peu hors des limites, et c’est interdit, oui. Tu regardes autour de toi, mais il n’y a rien que tu connais. C’est une forêt clairsemée, et tu te trouves juste au pied d’une cascade relativement haute dont l’eau claire se déverse dans un petit bassin avant de partir s’écouler un peu plus doucement dans une rivière relativement large. Le soleil fait scintiller l’eau dans un millier de paillettes. C’est tellement beau, tu en aurais aussi des paillettes dans les yeux, si tu pouvais montrer une quelconque émotion, petite poupée mécanique. Les arbres offrent un peu d’ombre sur le rivage, près du bassin. De la bruine mouille quelque peu ton visage, mais ça te rafraîchit.
 

Que faire maintenant ? Demander ton chemin ? Il n’y a personne ici, vraiment personne. Tu entends quelques bruissements dans les feuilles mais ce ne doit être que de petits animaux incapables de parler. Comme Heleth. D’ailleurs, où est-elle cette chouette ? Elle t’a suivi tout du long, mais elle semble être partie plus loin. Peut-être chercher de l’aide ? Trouver une personne vivante et l’amener à toi ? C’est possible, il est pas bête cet oiseau. Enfin, c’est surtout pour que tu lui donnes des cupcakes comme récompense. Parlant cupcakes, heureusement que tu as pensé à en prendre ! Qu’aurais-tu fait sans ? Pas grand-chose, c’est vital les cupcakes, pour une jeune poupée mécanique comme toi. Tu sors une besace de l’intérieur de ton kimono et l’ouvre, il y a une boite. Un boite Tuppeware comme l’appellent les autres. C’est vraiment une boite très pratique ! Tu l’ouvres et regardes la dizaine de cupcakes rose, blancs et noirs. Tu as de quoi passer le temps. Après tout, tu pouvais toujours retrouver ton chemin après ta pause goûter non ? Bien sur Ealia, tu fais ce que tu veux après tout. Tu espères aussi qu’Heleth trouve quelqu’un pour te guider. Tu poses la boite par terre devant toi et mord goulûment dans le premier petit gâteau que tu attrapes. Et puis, c’est bien connu; quand on est perdu, faut pas bouger !
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Lun 2 Sep 2013 - 14:14

L'académie... blindée d'apprentis dieux et de dieux tout court... enfin au moins deux... et rien, absolument rien ne s'y passait, si ce n'est les petits soucis des élèves. Pourtant Isanagi avait été très clair lors de sa trahison : il exterminerait les humains et ceux qui les protégeraient. L'école était donc en danger. Pourtant rien n'y avait changé. Tout était aussi simple et facile à contourner qu'avant. Il n'y avait même pas de contrôle particulier pour vérifier si des traîtres s'étaient infiltrés ou pas... du coup, à moins de crier haut et fort qu'on était un renégat, personne ne pouvait le savoir. Sauf ceux bénéficiant d'un pouvoir bien précis, comme le sien. Et comme elle avait elle-même une certaine protection face à ce type de compétences... au final, personne ne savait que Léa Dolce avait rejoint les renégats. Ce qui lui permettait d'agir comme elle le voulait n'importe où.

Il faut dire que, bien avant de prendre sa décision, elle était déjà loin d'être la meilleure élève. Son pouvoir incontrôlé au départ l'en empêchait, et par la suite l'incompétence profonde des professeurs, ajoutée à l'inutilité flagrante de leurs cours, avait suffi à la faire sécher pratiquement toute la formation. La seule chose qui l'intéressait était le combat, et même là les enseignants démontraient d'une incapacité monstrueuse à apprendre aux autres cet art indispensable. Alors... rien d'étonnant à ce qu'elle ignore totalement cette éducation inutile.

Mais la Deus Académie possédait forcément de la puissance. Il y avait l'essence de Deus là-dedans, son grimoire, du moins ce qu'il en restait après qu'Isanagi soit passé par là avec son copain verdâtre. Donc quelque chose de potentiellement intéressant pour augmenter sa propre force. Cela dit, la jeune fille ignorait où pouvait bien se trouver ce truc, et n'était pas assez stupide pour enquêter sans prendre de précautions. Pour l'heure, la discrétion était pratique, on ne la soupçonnait pas, il serait dommage que cela change. Le jour où elle serait une déesse accomplie, là ce serait autre chose. Mais pour l'heure...

Le monde se résumait à la force. Elle ne pouvait agir si elle était trop faible. Il lui fallait donc s'entraîner, s'améliorer, jusqu'à pouvoir tenir tête à plusieurs apprentis dieux, voire même dieux. Elle doutait que les directeurs la laisseraient fouiner tranquillement, encore moins ne protégeraient pas le fameux bouquin. Encore que... Colombe s'était révélée si inutile... quant à l'autre, on ne le voyait jamais et on n'avait aucun signe de vie de sa part. Une potiche... Ne parlons même pas de Shindô, disparu depuis longtemps, allez savoir où il était passé celui-là. Du coup... il n'y avait peut-être aucune réelle défense autour du livre. Mais mieux valait considérer que c'était faux. Elle préférait se préparer au maximum pour affronter le pire et au final n'avoir aucun obstacle devant elle que l'inverse.

Pour l'heure, la renégate rôdait dans les alentours de l'académie, ne se souciant guère de l'interdiction d'y être. Elle voulait réfléchir tout en tâtant les protections dont le lieu s'entourait. Il lui semblait qu'à une époque pas si lointaine, on disait que celles-ci s'affaiblissaient et que de plus en plus de monstres s'en approchaient. Cela pourrait-il lui servir ? Briser ces barrières protectrices serait une très bonne diversion pour se faufiler dans l'académie en douce et occuper tout ce petit monde. Encore fallait-il trouver la source et la détruire. Un plan en entraînait un autre... mais la finalité restait la même.

La jeune fille n'avait pas envie d'entrer dans l'enceinte pour le moment. Elle préféra s'en éloigner pour explorer les alentours, son domaine divinatoire scannant les environs afin de prévenir toute attaque potentielle. Il faut croire qu'elle avait réellement évolué, car aucun animal ne vint l'embêter. Peut-être sentaient-ils qu'elle possédait une certaine puissance désormais ? L'idée était presque amusante, puisqu'elle s'était toujours considérée comme le boulet inutile du groupe. Mais vu ce qu'avait pensé et dit ce garçon, Matsui quelque chose, ça ne semblait plus vraiment être le cas. Curieusement, cela lui faisait ressentir un petit quelque chose qu'elle n'arrivait pas à bien définir. Était-ce bien ou pas ? Allez savoir.

Un bruit d'eau lui parvint alors qu'elle réfléchissait, et des pensées suivirent bien vite. Il y avait quelqu'un dans le coin. Prudence. Sans faire de bruit, Léa s'approcha en restant sous le couvert des arbres, espionnant sans se gêner ce qu'elle entendait. Elle commençait à être habituée aux psychopathes, schizophrènes et autres malades mentaux, sans compter ceux qui possédaient des démons et autres dans leurs têtes, alors ça ne l'étonna guère de constater qu'une fois de plus elle tombait sur quelqu'un de fou. A croire qu'on ne pouvait que l'être une fois revenu à la vie. Cela dit... tous les timbrés de ce genre rejoignaient la Guilde Noire. Isanagi, le pire d'entre tous, Kym, pas mal dans son genre, Jhoken bien sûr, et tant d'autres... Modrus y aurait été sûrement bien également, s'il existait toujours.

Alors peut-être que cette schizophrène-ci pouvait l'aider à espionner l'académie. Qui sait. Pour l'heure, cette fille semblait tout simplement perdue et attendait qu'une... chouette... pourquoi pas, revienne avec de l'aide. Vu les lieux, le piaf risquait plus de se faire bouffer par un chat sauvage géant qu'autre chose. D'ailleurs Léa capta des pensées de prédateurs dans les environs, pas assez proches pour l'inquiéter, mais potentiellement menaçants, surtout pour l'autre apprentie. Qui n'avait pas l'air de comprendre réellement sa situation.

Léa sortit du couvert des arbres pour s'avancer tranquillement vers la cascade. Avec la luminosité, sa longue chevelure bleutée défaite faisait écho à l'eau ruisselante, ondulant presque de la même façon sous une brise légère. Son regard doré était aussi neutre que d'habitude, aucune émotion particulière ne s'y lovait. Ses yeux se contentaient de remplir leur office : observer et rapporter les informations visuelles à son cerveau.

- Tu ferais mieux de ne pas rester là. Il y a des créatures dangereuses par ici.

Sa voix obéissait à la même règle que son regard : simple, neutre, remplissant son rôle de communication à la perfection. Est-ce qu'elle s'intéressait à l'autre fille ? Disait-elle ça parce qu'elle se souciait un peu de sa sécurité ? Ou n'était-ce qu'une simple remarque en passant et elle s'en fichait totalement ? Impossible à dire. Certaines personnes sont des livres ouverts. Léa était tout le contraire.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Mar 3 Sep 2013 - 10:41
"Tu ferais mieux de ne pas rester là. Il y a des créatures dangereuses par ici."

Ealia, on te parle. Hey, jeune apprentie, quelqu'un t'a parlé. Réagis un peu, sors de tes pensées errantes sur ta dernière, première et seule rencontre, le Lord. Une jeune femme te parle. Sa voix trop monocorde et neutre n'a pas du t'interpeler. Pourtant faut bien que tu répondes là! Secoue toi, lentement, faut que ton esprit revienne et que tu arrêtes de macher comme si c'était la seule fonction qu'on t'a donnée. Hé ho!

Tu émerges enfin. Tu avales ta dernière bouchée délicieuse de cupcake et tourne la tête. Tu rencontres une autre poupée mécanique. Froide, neutre, monotone. Ses yeux dorés sont aussi bizarres que tes pupilles écarlates. Tes yeux se posent sur elle. Enfin une personne qui arrive! Tu pensais que ça n'arriverais pas. Tu aurais bien souris, mais bon... Tu la fixes juste, comme si tu t'en foutais vraiment. D'ailleurs, pourquoi te dit-elle ça? C'est la question que tu devrais te poser au lieu de te demander pourquoi ses yeux ont la même couleur que l'eau derrière toi! Tu ne sais pas te méfier petite apprentie, ça te perdra toujours ça. Faudra pas s'étonner quand tu tomberas dans plein de problème parce que tu parles à des gens à qui tu ne devrais pas parler. Mais ici, elle n'a pas l'air méchante ni mal intentionnée. Elle ne fait que t'avertir que c'est dangereux. Dangereux? Tu ne vois pas ce qui pourrait être dangereux, il ne semble avoir que de gentils écureuils et quelques oiseaux divers. Dans ta vision des choses bien sûr. Faut pas déconner.

Et puis, tu es morte non? Qu'est-ce qui pourrait être plus grave que la mort? Rien bien sur! Evidement, on ne pouvait ne pas retrouver ton corps et ainsi ne pas te ressuciter, mais ça tu n'y penses pas une seule seconde, ce n'est pas ton  genre d'être pessimiste, pour ces choses là bien sur, sinon tu l'es très souvent. On ne va pas énumérer toutes les choses pour lesquels tu te morfonds, mais la liste serait longue.

Bon bon bon, si tu te mettais à répondre maintenant? Tu la regardes fixement sans rien dire-d'ailleurs tu ne sais pas dire grand chose-, comme si tu ne l'avais pas entendue. Comme si tu étais éteinte ou à court de piles. Tu secoues la tête. Tu dois lui demander de l'aide! C'est surement une élève, elle doit se balader comme toi, mais elle, elle semble connaitre l'endroit pour savoir qu'il y a du danger, même si tu n'y crois pas vraiment. Tu glisses tes doigts dans ton vêtements et en sors ton calepin. Vois comme tu as bien fait de le prendre! Remercie ta petite voix intérieure. Tu baisses enfin les yeux et écris lentement, d'une écriture soignée. Tu n'as rien d'autre à faire? Ton aide qui est apparue par hasard peut s'en aller d'une minute à l'autre si tu ne vas pas plus vite. Mais non, toi tu as confiance, tu te dis que l'autre poupée mécanique est une bonne personne, qu'elle va t'aider sans aucun problème et que tout se passera bien. Bien sûr. Un jour on t'apprendra comment vraiment réfléchir.

Voilà, tu finis ton message, c'est bien. Assez court, et pourtant il t'a pris un temps conséquent. N'importe quoi. Tu lui montres le calepin , ta tête penche un peu sur le côté, comme d'habitude, et tu ne sais pas vraiment pourquoi. Parce que tu lui as posé une question et que tu veux accentuer la demande? C'est une bien étrange façon de demander quelque chose. En plus ta bouche est entrouverte, tu vas finir par baver Ealia.

«Je suis perdue... Je ne savais pas que c'était dangereux, mais je ne sais pas par où je suis venue. Est-ce que vous connaissez bien l'endroit? Vous pourriez peut-être m'aider»

Et si elle dit non? La question te traverse l'esprit. Tu te dis que tant pis, tu vas devoir attendre quelqu'un d'autre. Mais si plus personne ne revenait? Alors tu partirais toute seule à la recherche de quelque chose que tu connais et ainsi rentrer. Il n'y a pas de bête sauvage voyons! C'est ce que tu te répètes. Il reste peut-être une solution, tu pourrais la suivre Ealia. Elle aussi finirait bien par rentrer à l'Académie. Elle t'y conduirait sans s'en rendre compte. Mais on ne peut pas dire que tu sois très discrète pour suivre les gens, surtout avec ton kimono qui se détache bien dans tout le vert des arbres. Mais de toute manière, tu n'y as même pas pensé une seule seconde! Par contre, Aleana qui observe du coin de ton esprit, elle, y a pensé, et c'est d'ailleurs la seule chose à laquelle elle pense. Pourquoi donc dialoguer? Autant la suivre sans rien dire, et puis que pourrait-elle faire pour t'en empêcher? Rien, tu suis juste le même chemin qu'elle, tu ne la suis pas forcément. Pas besoin d'être discrète, Aleana si dit juste que tu peux marcher à ses côtés.

Elle a l'air aussi peu bavarde que toi en fait. Voire un peu plus, vu qu'elle a l'air de savoir parler correctement et sans aucun problème. Ok, sa voix est comme la tienne, sauf qu'elle porte un peu plus loin, à priori. Tu as une toute petite voix faible et un peu mélodieuse, enfin, c'est ce qu'on dit. En attendant, ben, tu attends. Faut bien que tu lui laisses voir tout le temps le message. Il te semble que tu as écris assez grand pour qu'elle puisse le voir de là-bas, mais bon, c'est pas sur. Donc autant le garder en vue si elle veut s'approcher. Tu as l'air d'une poupée de vitrine qui annonce des soldes sur son petit panneau. C'est amusant en fait. Bon ok, pas vraiment, mais on est amusé pour un rien ici.

La chouette revient, il semble qu'elle revienne bredouille, bredouille de quoi déjà?  Tu ne le sais même pas jeune apprentie. En tout cas, elle est là et elle se pose non loin, méfiante quand à la présence non identifiée de quelqu'un. En voilà une qui comprend ce qu'il faut faire devant les  inconnus et pas leur demander leur aide! Ainsi donc, ta seule compagne plante ses griffes dans un arbre non loin, elle observe, silencieuse. Prête à bondir. Pour chercher de l'aide, pour fuir ou pour attaquer? Bonne question. La seule personne qu'Heleth est jamais attaqué, c'est Aleana. Et par conséquent, toi, d'un côté. Ça aussi c'est drôle. Tout est si drôle avec toi Ealia. Mais toi ça ne te fait pas vraiment rire. Rooh, tu n'es qu'une rabat-joie.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Jeu 5 Sep 2013 - 19:54

La fille n'avait guère l'air plus loquace qu'elle-même. Tant mieux, au moins elle ne devrait pas partir dans du bavardage incessant et inutile. Elle ne semblait pas non plus se rendre compte du danger des lieux... c'est beau la naïveté. Un peu mortel, surtout dans le coin, mais beau quand même. Enfin ça ne la regardait pas. Après tout, si elle s'imaginait n'être entourée que de gentils écureuils tout mignons... elle finirait par comprendre que ce n'était pas forcément le cas quand un loup géant assoiffé de sang lui tomberait dessus.

L'apprentie déesse était patiente, à condition que ça en vaille la peine. L'élève en face ne semblait pas disposée à lui répondre, alors elle n'avait aucune raison de rester ici. Faisant volte-face, elle allait repartir quand elle entendit l'autre griffonner sur un calepin. Elle ne pouvait pas parler... ? Une nouvelle muette ? C'est bien, c'était reposant. Elle se rappelait de Ion, la gamine qui ne voulait pas ouvrir la bouche à cause de son pouvoir. Ca aurait pu être une bonne amie, mais elle avait disparu, elle aussi. Comme tous les gens qu'elle connaissait, à croire qu'elle portait malheur aux autres. Raison de plus pour ne jamais créer de liens avec quelqu'un, au moins on était tranquille et nullement dévié de son but.

Léa lut sans problème les mots tracés bien assez gros pour être visible de loin. Cette fille était effectivement perdue. Bon elle le savait déjà, mais disons que c'était une confirmation. Tout comme le fait qu'elle était naïve. Connaissait-elle l'existence des renégats ou même de créatures hostiles ? Sans doute que non... ou alors elle était stupide au point de faire confiance à n'importe qui, ce qui semblait plus proche de la réalité. Enfin... la jeune fille on n'allait pas s'en plaindre, ça arrangeait ses affaires. Elle ne savait pas vraiment quel avantage elle pourrait tirer de cette tête en l'air, mais ça pouvait servir plus tard. Elle trouverait bien. Encore que... ça dépendrait de son autre personnalité/démon/entité.

- Je connais un chemin de retour en tout cas.

Cela dit, l'idée que l'autre la suive dans le cas où elle ne l'aiderait pas ne lui plaisait guère. Dès qu'on touchait de près ou de loin à sa liberté, Léa grognait. Enfin façon de parler. Cette autre personne dans la tête de la gamine semblait bien plus pragmatique et moins embarrassée par la politesse. C'était presque amusant en fait, elle pensait un peu comme la renégate, qui, dans la même situation, ne se serait pas embêtée à demander de l'aide. Elle aurait juste posé une question pour que l'autre pense au chemin de retour et cela aurait probablement suffi. Mais bon elle avait des moyens que l'élève ne possédait pas à priori. Ce qui ne voulait pas dire pour autant qu'elle n'avait pas un pouvoir intéressant.

La chouette à laquelle pensait l'autre revint sans rien de particulier, si ce n'est de la méfiance. L'animal était plus malin que sa maîtresse, du moins une partie. Léa la garda à l’œil, prête à agir si la bestiole avait la moindre pensée hostile envers elle. Un oiseau normal ne mériterait pas autant d'attention, mais rien n'était banal ici, qui sait de quoi ce piaf pouvait être capable. Maintenant... la jeune fille ne comptait pas rentrer à l'académie pour le moment. Elle voulait explorer les alentours, tester un peu les barrières qui l'entouraient, voire peut-être trouver une source les alimentant, ou un passage y menant, sait-on jamais. Elle doutait d'y parvenir, mais espérait qu'elle apprendrait quelque chose en essayant. Sinon, ma foi... ça lui aurait fait un petit interlude calme entre deux missions.

Que faire de la schizo par contre... Elle pouvait lui indiquer le chemin simplement, voire même lui montrer par la pensée où il fallait passer. C'était facile. L'escorter ? Non, il ne fallait pas trop pousser non plus. Ou jouer sur ce qu'elle apprenait d'elle pour essayer d'en faire une alliée potable ? Dans cette optique, elle préférerait de loin que ce soit la personnalité intelligente qui agisse. Mais ce n'était peut-être pas possible... elle ne connaissait pas de loi régissant les différentes personnes en une. Et elle ne savait même pas si c'était de la véritable schizophrénie ou s'il y avait une autre entité dans le même corps, comme Kym et son démon.

- Tu devrais écouter ta copine et te méfier davantage des gens. Certains n'hésiteront pas à t'attaquer.

Ce n'était qu'une phrase anodine mais elle pouvait en révéler beaucoup. Dire qu'à une époque, son domaine divinatoire était une plaie... mais maintenant, il était plus que pratique quand il s'agissait d'espionner quelqu'un de l'intérieur. Elle prenait aussi des risques mais... ça lui semblait minime. Après tout, cette fille était seule, avec une chouette, et n'était clairement pas très puissante. Si jamais elle venait à être une menace, ma foi elle devrait se débrouiller. Léa n'était pas une assassin dans l'âme, non, elle ne prendrait aucun plaisir à tuer quelqu'un. Mais si cela s'avérait être l'unique solution, elle n'hésiterait pas une seule seconde.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Ven 20 Sep 2013 - 19:22
- Je connais un chemin de retour en tout cas.

Problème résolu Ealia, elle va t'aider, elle va te prendre le main en souriant, et une pluie d'étoiles scintillantes va tomber sur vous et elle va te conduire en sautillant légèrement en se perdant dans un rire mielleux. Redescend sur tête Ealia, ça, c'est un rêve de princesse rose bonbon qui pue la friandise. Remarque pour y avoir pensé, tu dois vachement espérer. Cesse de penser ça, écoute plutôt Aleana qui te dit problème résolu, mais qui pense plutôt à sa propre idée, qu'elle trouve toujours aussi meilleure que la tienne soit dit en passant. Après oui, il est vrai que tes idées digne d'une princesse Barbie ne sont pas d'un très haut niveau. Mais la je deviens vraiment méchante en fait, donc je vais rester tranquille et continuer, au lieu de te rabaisser. D'ailleurs ce n'est pas ce que je veux, tu es gentille Ealia, tu cherches pas d'emmerdes, mais tu réfléchis trop peu pour arriver à ne jamais y mettre les pieds.

Qu'en penses-tu d'autre sinon? Pas grand-chose, tu attends juste qu'elle fasse quelque chose, un truc pour te dire implicitement  que tu peux la suivre. Mais ça ne vient pas, d'ailleurs, avec la tête comme un glacier qu'elle fait, elle a pas l'air du genre à vouloir aider les petites filles. Les petites filles qui décidément ne font pas leur âge. Limite si le caractère borné de l'autre ne fait pas plus révolte d'adolescente de 17 ans que toi. Mais passons. T'attends, tu dirais bien quelque chose, mais tu ne dis rien, parce que tu ne peux pas, et ça ne vaut pas la peine de l'écrire. C'est ça l'avantage avec le carnet, tu ne peux pas dire d'idioties qui sortent toutes seules parfois, comme ça arrive aux gens qui peuvent parler. Tu sais mesurer tes paroles, même si pour la plupart, elles sont encore assez naïves. Voilà pourquoi je t'ai enlevé la parole, pour éviter que tu ne t'égares de la bonne voie.

- Tu devrais écouter ta copine et te méfier davantage des gens. Certains n'hésiteront pas à t'attaquer.

Tu comprends pas tout de suite. Ben non, au début, tu te dis qu'elle parle d'Heleth, mais impossible, Heleth ne parle pas, donc non. Et puis toi tu ne l'entends pas non plus, donc ça n'a pas de sens. Tu penches la tête sur le côté, un peu trop même, on dirait que t'as pas d'articulations. Les dieux je vous jure, ils se pensent capables de tout faire, même d'avoir l'air de pas avoir de colonne vertébrale. Enfin, c'est pas comme si toi, tu aimais te vanter sur ton statut d'apprentie déesse. Pour toi, c'est juste une autre chance, même si tu préférerais parler et vivre comme toutes les autres personnes que tu croisais. Enfin, le glacier devant toi, qui apparemment se veut être méchante avec toi, n'a pas l'air d'une personne très normale. C'est pas une poupée mécanique, c'est une droïde de surveillance... rebelle. Oui, ça lui correspond bien. Pour toi c'est sans le rebelle, parce qu'il n'y a pas de méchants ici, non, bien sur Ealia, aucun méchant. Tu te demandes pourquoi elle dit ça alors? Et tu ne vois toujours pas de qui elle parlait, copine? Tu as des copines? Je ne crois pas ! Tu as un ami, un ami aussi bizarre que toi, sauf que lui il a pas de visage et qu'il est assez bizarre en fin de compte, vu que toi tu n'as pas ressenti ce que nous avons ressenti quand tu avais mis ce fichu bracelet qui permettait de voir les émotions des autres personnes. Non, tu n'avais rien compris, ignorante que tu es. D'un côté c'est ma faute, et je ne regrette rien du tout, c'est l'effet voulu.

Bon, tu ne comprends pas que c'est d'Aleana qu'elle parle, ben moi j'ai compris, parce que j'ai accès à vos deux esprits. Toi tu as entendue l'Autre, et le droïde rebelle aussi. Ça ne m'étonne pas, moi. Les pouvoirs des dieux sont assez infinis, pas étonnant qu'on trouve un pouvoir qui permette de lire dans l'esprit, un pouvoir commun en fait, si on me demandait de donner un super pouvoir, "lire dans la tête des gens" serait une des premières choses que je dirais. Enfin bref, toi t'as pas compris, et toi tu penses plutôt à autre chose. Tu penses toujours à autre chose. Là, tu te dis que ta vie n'a pas de valeur, car tu es déjà morte et que tu peux ressusciter. Pas faux dans un sens, mais il faudrait rapporter un morceau de ton corps à l'infirmerie pour le faire, or ici, ça devrait être dur. Mais tu ne le sais pas ça évidement! Tu es trop inexpérimentée, même si ça fait déjà un certain temps que tu es ici. Ça t'apprendra à ne pas sociabiliser et n'avoir qu'une chouette comme amie.

«Je ne vois pas pourquoi on attaquerait une simple personne comme moi, je ne possède rien d’intéressant, ça ne rapporterait rien à personne; ma mort. Donc je suis en sécurité. Tu veux bien m'aider alors? Tu dis connaitre le chemin.»

D'où tu sors ça? J'aurais du mieux regarder. Aleana ricane dans ta tête, tu l'ignores promptement, comme à ton habitude. Tu parles à quelqu'un c'est vrai, pas le temps de discuter avec l'autre, c'est pas poli. Tu as volontairement omis la partie "copine", vu que tu ne sais pas de quoi elle parle. Aleana a un peu compris, mais elle se tait, enfin, elle se marre. Elle pense que tu devrais bouger ton joli fessier pour la suivre sans rien lui demander. Hey, Ealia n'a pas un joli fessier, je vous défends de regarder. Pas touche à l'être pur.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Lun 30 Sep 2013 - 11:59

Il y a des choses qui font peur dans la vie. Ca peut être un serial killer en liberté, une araignée sous la douche, ou le kidnapping de son gamin. Parfois, ça peut aussi être une image... celle que cette fille avait en tête pouvait être assez proche du top 10 des trucs les plus horribles au monde. Main dans la main, avec des paillettes... heureusement qu'il n'y a pas le son dans les pensées.

Finalement, Léa ne semblait pas avoir grand chose à craindre de cette fille. Elle ne comprenait pas à quoi elle faisait référence... ni ce que cela pouvait signifier, encore moins que ça dévoilait un de ses pouvoirs. Deus choisissait vraiment tout et n'importe quoi comme petit soldat. Enfin ce n'était probablement pas de la faute de cette apprentie. On ne lui avait sûrement pas demandé son avis, comme pour tout le monde. Et à voir sa mentalité, ce n'était pas plus un cadeau pour elle que pour la renégate. Bénédiction, seconde chance... mouais. La pauvre ne comprenait pas le danger de rester planté ici. Sans doute ne savait-elle rien d'Isanagi et de sa troupe, sans compter les créatures qui rôdaient dans le coin.

- Tu es un morceau de chair fraîche. Cela suffit pour motiver l'attaque de n'importe quel prédateur.

Sans compter d'éventuels apprentis-dieux malsains, psychopathes et sadiques qui pourraient passer dans le coin et avoir envie de s'amuser. Ou des renégats. Ou n'importe quel truc inconnu et menaçant. Enfin, elle n'allait pas se fatiguer à énumérer toutes les possibilités. Si la première suffisait à faire prendre conscience à la gamine du danger des lieux, ce serait déjà bien. Elle n'aurait qu'à découvrir les autres.

Pour l'heure, cette fille ne semblait posséder rien de vraiment intéressant. Et sa façon de penser était agaçante, trop "Nounours et arc-en-ciel". A moins que son démon, sa deuxième personnalité, allez savoir comment ça s'appelait, ne prenne le contrôle et rende la situation intéressante, Léa ne voyait pas pourquoi elle continuerait à perdre son temps ici. Elle leva un bras pour pointer une direction.

- L'académie est par là, tu vas tout droit et tu tomberas dessus.

La jeune fille ne comptait pas faire mieux. C'était déjà bien qu'elle donne le bon chemin, vu que ça ne lui apportait strictement rien. Puis, la situation ne l'intéressant absolument plus, elle fit volte-face, prête à repartir tranquillement et retourner à son inspection. Si quelqu'un de la Guilde était intéressée par cette fille, il n'aurait qu'à s'en occuper. Après tout, le recrutement n'était pas sa mission, et elle n'avait pas envie de perdre son temps avec une bisounours en folie. Si encore l'autre était celle qui menait la barque, elle ne dit pas. Mais là... non. Il y a des limites à ce qu'on peut supporter en terme d'étoiles qui brillent.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Ven 4 Oct 2013 - 23:05
- Tu es un morceau de chair fraîche. Cela suffit pour motiver l'attaque de n'importe quel prédateur.
 
La voix d’Aleana résonne dans ta tête pour te dire d’écouter les grandes personnes. En fait, elle commence, elle, à comprendre que il pourrait éventuellement peut-être t’arriver quelque chose de terrible et peut-être qu’on mangerait ton corps jusqu’à la dernière pointe d’os et que ton âme se retrouverait consumée. D’ailleurs, l’Autre commence à se fâcher. Tu es entêtée aujourd’hui Ealia. Tu n’as pas envie de te laisser abattre par les idées sombres qui émanent de l’Envoyée en toi. Tu as pris l’habitude de ne plus l’écouter, parce qu’elle dit des choses qui ne te plaisent pas. Elle a essayé d’écarter le Lord de toi en disant des choses étranges. Elle crie sur tout le monde, et provoque, et elle se prend des claques. Mais c’est ton corps Ealia oui, donc après c’est toi qui subit les côtes cassées et les coups bleus qu’elle laisse derrière elle. Mais la pauvre n’en peut rien, elle est instable, elle est complètement incohérente !
 
Bref, tu la repousses, et ça commence à l’énerver. Elle veut te protéger, elle sait que tu te perdras encore, parce que les barrières mentales qui permettent de t’empêcher de parler et de montrer la moindre émotion te rendent un peu absente, surtout quand tu n’as rien à faire. Tu te mets en veille, comme les poupées électroniques. Elle veut le contrôle l’Autre, mais tu ne comptes pas lui donner. Tu veux garder ton corps.
 
- L'académie est par là, tu vas tout droit et tu tomberas dessus.
 
Tes yeux à la couleur irréelle se tournent vers la direction que désigne le bras tendu froidement. Et voilà que ton problème est résolu. Tout droit, ça n’a rien de compliqué, rien du tout. Et pourtant, même toi tu le sais, que dès que tu seras en « veille », la notion de tout droit devient très vague, et c’est le cas de le dire ! Tu te lèves. Tu vas y aller n’est-ce pas ? Tu vas essayer d’y aller ? Sachant qu’il y a beaucoup de bêtes qui rôdent, et que c’est déjà un miracle pour que tu ne te sois pas déjà faites happée par une gigantesque mâchoire ?
 
Je peux te dire d’ores et déjà qu’il y a une personne qui n’appréciera pas. C’est la personne qui gueule dans ta tête pour que tu demandes escorte ou pour la laisser prendre les devants, sachant qu’elle, Aleana, elle sait se défendre, et sait utiliser votre pouvoir et vos armes pour tuer un monstre. Oui, elle sait faire ça, et toi, tu sais à peine lancer droit. C’est encore une différence entre l’Autre et toi. Mais elle s’entraine, tu le sais. Pour te protéger aussi, mais ça, tu ne le sais pas, ben non, tu ne pourrais pas envisager une seule seconde qu’elle fasse tout ça pour te protéger. Du moins, c’est ce qu’elle pense faire en t’imposant des blocages en tout genre, pour te « préserver ».
 
Allez, écoute un peu ton Autre pour une fois, elle ne dit pas que des choses stupides et dénuées de sens,  quand elle est en toi, elle est stable, et réfléchit, elle a conscience du danger. C’est pour ça que tu devrais l’écouter plus. Mais non, tu ne le fais pas ! Tu es inconsciente ! Tu as encore une phase totalement déconnectée, c’est ce que te crache Aleana depuis un temps déjà. Ce sont les blocages ça, ça détraque ton cerveau. Tu devrais laisser Aleana te guider, tu arriverais saine et sauve dans ta chambre.
 
Faudra-t-il que l’Autre prenne ton corps de force ? Tu t’éloignes d’un pas toujours aussi fantomatique, vers l’endroit indiqué par la droïde. Là, c’est la fin. C’est la fin car dans la fougère d’à côté, il y a un méchant truc qui ne te veut pas un câlin lui. Enfin, ce n’est pas comme si tu voulais des câlins, ça te met mal à l’aise. Mais bon, moi je me comprends. Quel est ce truc ? J’en sais rien, je ne le vois pas, mais il est là, parce que je le ressens, et ne me demande pas le pourquoi du comment.
 
Et devine qui l’a vu aussi ? Oui, l’Envoyée. Et ça ne l’enchante pas, alors là, pas du tout. Elle s’énerve encore plus. Elle n’a plus le choix, elle sait que la droïde ne fera strictement rien pour toi, alors elle, elle va le faire. Elle va t’attaquer elle-même, elle n’a plus le choix. Aleana veut juste te protéger ! Pourquoi ne l’écoutes-tu pas ? Pourquoi l’ignorer ainsi ? Car tu es encore trop déconnectée en ce moment pour arriver à te concentrer sur sa voix qui vrille tes tympans ? Ben voyons. L’Envoyée n’hésite plus maintenant, elle est énervée, elle t’en veut, comme souvent d’ailleurs.
 
Ainsi commence l’attaque. Tu te figes, Aleana a commencé. Elle dirige une partie de ton esprit Ealia, et elle l’utilise sans broncher. L’Envoyée envoie des fragments de souvenir dans ton crâne. Des images d’horreur, de flammes et de cris emplissent ta tête. Tu te voûtes. Tu flanches. Tu souffres. Ta garde se meure, ton esprit faiblit. Tu ne sais pas supporter ces images, tu sais que tu n’y arriveras jamais.
 
La nuit de ta mort.
 
Ces souvenirs auquel tu n’as jamais eu accès entièrement, et dont Aleana se sert pour t’avoir, pour avoir ton corps, et te laisser glisser dans les limbes, emportée par des souvenirs horribles et sanglants.
 
Tes yeux se ferment. Et ses yeux s’ouvrent. Des yeux d’une couleur rappelant les joyaux, l’émeraude. La voilà. Aleana est là, et elle veut te sauver. Voilà la seule chose qui reste dans son esprit rendu instable par le transfert. Te protéger. Ton corps se redresse, elle se redresse. Tu es passive maintenant Ealia, tu ne peux plus que regarder, dans le coin de l’esprit d’Aleana. Celle-ci empoigne une bourse, mais son contenu est différent de rats pour chouette. Il contient des lames de rasoirs, de longues lames de rasoirs. Elle en attrape deux et d’un geste sec, elle les envoie droit dans les fougères. Un couinement résonne. Elle l’a eu la bête qui voulait te tuer. Un rire léger emplit la petite clairière.
 

Un sourire trop large fend son visage. Un sourire heureux, mais dérangé, trop large ; fou. Aleana est là, et elle va en profiter.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Lun 30 Déc 2013 - 12:30
La direction était simple, tout comme le conseil : droit devant, rien de plus. Mais apparemment ça risquait d'être compliqué pour la fille et son homologue psychopathe n'appréciait pas. On aurait dit une dispute de couple... Lassée par ce spectacle mental inintéressant, Léa mit l'élève en sourdine, l'excluant de son pouvoir. Comme ça, elle pouvait continuer à capter les pensées environnantes sans être polluée par celles de l'apprentie déesse. C'était pratique. D'ailleurs elle détecta des images animales proches. Il y avait une bestiole dans le coin, et avec des idées pas très rassurantes. De plus, la créature était loin d'être stupide et se focalisait sur la schizophrène, sentant bien qu'il y avait là une proie plus facile à attraper. Mouais. C'était pas les soucis de la renégate, chacun ses ennuis. Elle n'allait pas jouer à l'héroïne non plus, faut pas déconner. Que l'autre se débrouille, elle l'avait prévenue après tout.

Cela dit, il semblerait que quelque chose de potentiellement intéressant ait décidé de pointer le bout de son nez. En tournant la tête, la jeune fille remarqua que l'autre s'était immobilisée et n'avait guère l'air dans son assiette. Un combat mental entre les deux personnalités, entités, allez savoir quoi ? Peut-être. Un clignement léger, et le regard avait changé. Amusant. Pratique aussi si ça traduisait un échange de contrôleur. Léa ne bronchait pas, elle observait pour voir ce que cela allait donner. Cette version-là était clairement plus débrouillarde, mais pas forcément moins timbrée. Les lames de rasoirs, c'est sympathique, mais croyait-elle vraiment pouvoir tuer une bestiole dans un endroit pareil ?

L'animal des fourrés couina effectivement, blessé par les lames qui s'étaient plantées dans sa chair, au niveau de l'épaule droite. Mais ça n'allait certainement pas lui ôter la vie, oh non. Les créatures ont des proportions impressionnantes dans ces terres, et une résistance adaptée. Passée la première douleur et la surprise de voir sa proie si fragile se rebiffer, l'animal poussa un cri aigu avant de surgir des fourrés. C'était un lyncheur, un de ces chiens sauvages imposants pas très malins mais redoutables en meute. Et bien sûr il venait d'appeler les copains à la rescousse, ils n'allaient donc pas tarder à ramener leur fraise. Autant seuls ils ne sont pas bien difficiles à gérer, autant en bande là c'était autre chose...

Et l'autre qui riait comme une demeurée. Non, décidément, ça n'était pas pour Léa les contacts sociaux. Elle plairait peut-être à un type comme Yuri ou une fille comme Kym, qui étaient assez psychopathes et timbrés pour apprécier, mais c'était pas son truc à elle.

- Bravo. T'as plus qu'à te farcir toute la meute quand elle va débarquer.

La renégate n'avait pas l'intention d'attendre gentiment que le reste des lyncheurs débarquent et risquent de la prendre pour cible en plus de l'autre. Étendant son domaine divinatoire aussi loin qu'elle le pouvait, elle sonda les alentours dans le but d'éviter de croiser les créatures et de pouvoir ainsi filer en toute tranquillité. Mais hélas elles n'étaient pas loin et arrivaient très vite pour leur repas. Impossible de s'échapper sans en croiser une. Tsss. Enfin, peu importait, Léa savait se débrouiller dans ce genre de situation maintenant. Elle avisa l'arbre le plus proche, un géant digne des jungles terriennes, et y grimpa rapidement sans difficulté. L'escalade, ça la connaissait depuis longtemps, et elle n'avait même pas besoin d'utiliser son contrôle des limites pour arriver à ses fins. Une fois là-haut, elle se stabilisa sur une branche massive et jeta un coup d'oeil en bas pour voir comment l'autre allait s'en sortir. Des fois qu'elle se montre un peu maligne en plus de folle.


Spoiler:
 
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Dim 12 Jan 2014 - 16:54
Qu’y a-t-il de pire que de ne pas réfléchir ? Attaquer une bête inconnue, sans raison, sans songer aux conséquences de ses actes, c’est bien stupide. L’appât du sang est décidément quelque chose qui coutera la vie à Aleana un de ces jours. Mais peut-on lui en vouloir ? Ce n’est pas sa faute. Elle est conditionnée pour ça, combattre les menaces contre Ealia, aussi bien extérieure qu’intérieure. Alors là, un chien, un gros canidé pas content, c’est bien une menace. Malheureusement, avec vos pouvoirs actuels, il y a peu de chances qu’elle s’en sorte. Et d’ailleurs, elle s’en est rendu compte, quand il a commencé à crier. Pour faire quoi hein ? C’est surement pas pour dire qu’il abandonner, non. Ni pour dire à ses amis de ne pas approcher. Ce serait stupide, il n’est qu’à peine blessé. Il pourrait sans peine lui sauter dessus et la déchiqueter après l’avoir poussée à bout. Néanmoins la bête n’a pas l’air intelligente, donc tout va bien, pour l’instant.

- Bravo. T'as plus qu'à te farcir toute la meute quand elle va débarquer.

Ça ne durera surement pas. Elle le sait, et en voyant l’autre se cacher dans un arbre, bien en hauteur, elle en est certaine. Il faut faire quelque chose. Aleana ne peut rien faire seule. Son pouvoir ne peut pas l’aider, du moins, elle ne pense pas. Alors que faire ? Tu te le demandes, elle se le demande, l’autre jeune femme glaçon doit se le demander aussi. Celle-ci a surtout l’air d’attendre, histoire de vérifier si ton corps va se faire réduire en miettes, ou non. Il fallait réfléchir, trouver un moyen de ne pas les affronter, tout simplement. Ou pas. Ça n’a rien de simple. Ton pauvre corps est petit, ne court pas vite, n’est pas musclé, et c’est tout. Tenir contre seulement deux de ces petites bestioles ne sera déjà pas une mince affaire, alors il ne faudrait surtout pas qu’il y en aille plus. Aleana doit se rendre à l’évidence, la fuite est encore la meilleure des solutions, même si elle ne veut pas perdre contre des simples chiens stupides. Mais que faire d’autre, hein ? Rien, à part se battre, ou simplement trouver un moyen pour que l’autre veuille bien prendre part au combat. Mais, au vu de sa froideur, tu en doutes fort. De plus, si elle a pris la peine de se percher là au-dessus, c’est qu’elle tient à vous regarder vous démerder. Ça va mal finir, très surement. Aleana ne renoncera pas, c’est certain. Tant pis pour ton corps, tu ne vas pas vraiment pouvoir intervenir.

Ta chouette n’a pas l’air trop contente. Elle s’agite beaucoup. Forcément, elle n’aime pas l’Envoyée. Elle ne veut pas la voir dans ton petit corps, c’est trop pour elle. Elle veut attaquer, mais l’oiseau ne peut, non. C’est trop dangereux dans l’état actuel des choses. Il faut bien faire quelque chose. Mais quoi ? Elle n’a pas l’air de savoir. Elle ne veut pas savoir, elle n’a pas assez de présence d’esprit pour réfléchir si longtemps. Sa « pensée » revient à : Yeux verts, méchante, attaquer.

Vous êtes tous les trois dans une impasse monstre. Devant la bête qui attend patiemment que les autres se ramènent. Aleana est restée immobile à fixer son adversaire un peu blessé. Il faudrait qu’elle réagisse un peu, quand même. Mais elle ne fait rien. C’est le mouvement frénétique des fougères au loin qui la ramène parmi les vivants, ou les morts. D’ailleurs, qu’est-ce qui lui fait peur ? Elle vient de s’en rendre compte. Elle ne peut pas mourir, elle peut bien se faire déchiqueter, mais l’Envoyée sait très bien qu’il suffit d’un simple doigt pour redonner la vie et un corps tout neuf à son propriétaire. Et pour cela, il y a Heleth, qui peut bien exécuter les ordres désormais. La chouette pourrait très bien rapporté un morceau d’elle à l’infirmerie, la responsable finirait bien par comprendre pourquoi un oiseau avec un doigt s’est posé devant la fenêtre. Au pire, pourquoi ne pas gagner du temps, courir, écrire un petit mot puis le donner au piaf qu’Aleana n’aime pas, et se couper un doigt en dernier recours ? Ça peut tenir la route, pour une folle comme l’Envoyée. Toi tu tiens à ton corps, n’est-ce pas ? Et puis, toute manière, tu n’as plus grand-chose à dire, dans l’état actuel.

Ainsi, Aleana cherche quelque chose pour écrire. Heureusement que tu portes toujours n’importe quoi avec toi, enfin, surtout ton calepin et un stylo. Tout ça appartient au Lord que tu aimerais revoir quand même, il est bien plus sympa que la droïde, déjà, et lui, t’aurait aidé. Il aurait même aidé Aleana. Mais ce n’est pas le cas, il n’est pas là. L’Envoyée écrit rapidement le contexte sur une feuille arrachée du calepin et le plie en plusieurs morceaux. Elle ne lâche presque pas le chien du regard, celui-ci s’agite, grogne, renifle. Les autres ne sont pas loin. Il va falloir se battre, bien qu’elle n’en ait pas vraiment envie, l’occupante de ton corps. Et puis, elle ne sait pas se battre non plus.

Les fourrées de première ligne s’agitent, des aboiements frénétiques se font entendre. Ils sont trop, tu le sens, et l’autre aussi le sent. Elle recule d’un pas, sort quatre lames qu’elle brandit telles des griffes, comme dans le film que vous avez vu il n’y a pas longtemps, sur le monsieur avec des griffes en adamantium, quelque chose dans le genre. C’est peut-être une tactique qui marche, qui sait. Si ça marche dans des combats chorégraphiés, ça peut marcher réellement ! C’est beau de rêver, n’est-ce pas Ealia ? L’autre n’est pas dupe, elle ne va pas durer longtemps. C’est ce qu’elle se dit quand elle voit surgir des plantes une douzaine de bêtes, tous crocs dehors. Pas de bol.

-Tu ne m’aideras pas j’imagine, le droïde ? C’est vrai que les bains de sang sont beaucoup plus amusant, j’imagine. Mais j’peux proposer un pacte !

Qu’elle n’est même pas sûre de tenir. C’est normal après tout. Elle ne sait même pas si elle va accepter, ni ce qu’elle va lui demander. Donc, autant ne pas trop y croire. Le cours de ses pensées est interrompu soudainement par l’attaque d’une des bêtes qui doit tâter le terrain. Elle réagit, mais un peu tard, le temps de lui asséner un coup de rasoirs sur le museau, il a déjà eu le temps d’attraper sa manche et de la déchirer. On peut dire que la largeur de tes vêtements te sauve , là. Elle peut répliquer et envoyer loin le chien d’un coup de poing fragile dont la puissance a été rehaussée par les rasoirs. Mais, au vu de la réplique, les autres attaquent. De tous les côtés, de tous les angles. Aleana fait ce qu’elle peut, elle recule d’abord, toujours plus, jusqu’à arriver contre un tronc. Elle reste contre, espérant que cela allait l’aider. Mais il n’en est rien. Une seule griffure ne parvient pas à les terrasser, aussitôt elle le repousse, aussitôt ils reviennent à la charge. Les dents claquent, le sang commence à couler. Sur tes avants-bras, sur ta joue, tes flancs. L’Envoyée est déjà fatiguée, mais elle continue. Entre deux mouvements pour repousser les bêtes, elle s’écrie :

-Aie la décence de me répondre, imbécile !

Ce n’est peut-être pas la meilleure de façon de s’adresser à une personne dont on a besoin de l’aide. Mais ça c’est la nature d’Aleana. Et elle est trop débordée, fatiguée, douloureuse, pour vraiment réfléchir à la politesse. Et puis zut, si elle voulait l’aider, qu’elle le fasse, qu’elle n’attende pas, n’est-ce pas, Ealia ?
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Dim 19 Jan 2014 - 13:13
La psychopathe n'avait pas l'air si sanguinaire que ça. Elle restait plantée là, à attendre, perdue dans quelques pensées peu intéressantes. Remarque elle se rendait compte de la stupidité de son acte, c'était déjà pas mal. Maintenant elle avait intérêt à se dépêcher de réagir, faute de quoi elle n'aurait bientôt plus l'occasion de le faire. Heureusement pour elle, les lyncheurs sont stupides, et celui qu'elle avait blessé se contentait d'attendre les copains au lieu de commencer l'attaque tout seul. D'ailleurs ceux-ci arrivaient, faisant bruisser la végétation sans chercher à être discrets. Ils étaient nombreux, puissants, alors à quoi bon ?

Qu'est-ce qu'elle fabriquait... oh elle pensait à un moyen de survivre même en mourant. C'était presque amusant comme situation. C'est vrai qu'à partir du moment où l'infirmerie avait un bout de soi, on pouvait revenir encore à la vie. Etait-ce réellement un cadeau, ça... c'était autre chose. En tout cas, elle n'avait pas une mauvaise réflexion la psychopathe. Question de survie, elle avait une bonne idée. Enfin la meilleure aurait été de ne pas attaquer sans réfléchir, mais bon on ne peut pas être parfait, même en étant un dieu. Ou du moins un dieu en devenir.

Le problème, c'est que le temps passé à écrire n'était pas figé et que les lyncheurs débarquèrent bien vite. Il y en avait une bonne douzaine qui surgissaient des fourrés, encerclant leur proie avec une impatience palpable. C'est qu'ils avaient faim ces bestiaux ! L'autre sortit à nouveau des lames tranchantes. Si elle savait bien s'en servir, ça pouvait être intéressant, mais quelque chose disait à Léa que ça ne serait pas aussi efficace. Peut-être les pensées peu optimistes qu'elle captait de l'autre fille, allez savoir.

La renégate haussa un sourcil à son interpellation. Droïde, elle ? Où cette fille avait vu de la mécanique ? Bizarre, vraiment. Enfin peu importait. Apparemment elle s'imaginait que voir un bain de sang était amusant. Peut-être pour elle, mais pour Léa ça n'avait absolument rien de particulier. Ce n'était pas spécialement drôle, à peine intéressant pour voir comment l'autre se débrouillait, c'est tout. Elle ne comptait pas se mouiller, encore moins risquer sa vie, ou du moins sa santé, pour une inconnue timbrée qui se divisait en une bisounours inconsciente de la vie et une psychopathe tout aussi irresponsable. Cela dit, elle lui proposait un pacte. Ok, mais lequel ? Ses pensées disaient clairement qu'elle n'était même pas certaine de pouvoir le tenir. Alors pourquoi l'aider ?

L'autre n'eut pas vraiment le temps de détailler sa proposition. Les lyncheurs voulaient voir ce que leur proie avait dans le ventre, dans tous les sens du terme, alors l'un d'eux attaqua. Il n'eut droit qu'à une manche et un coup de rasoir sur la tête, mais cela sembla suffire aux autres pour déterminer la force de leur repas : pas assez grande pour les déranger. Ils n'étaient pas vraiment organisé, se contentant de sauter, griffer et mordre, mais c'était suffisant pour leurs plans. L'élève avait beau sauver son dos en restant contre un arbre, ça n'allait pas l'aider bien longtemps. La fatigue allait vite affaiblir ses réflexes déjà pas terribles terribles. Et hurler en traitant Léa d'imbécile ne risquait pas non plus d'arranger les choses.

Laisser quelqu'un mourir déchiqueté par des lyncheurs ne la dérangeait pas spécialement. Ca faisait longtemps qu'elle ne ressentait plus rien pour les autres, ou vraiment pas grand chose. D'un autre côté, peut-être que cette psychopathe pouvait être relativement utile. Si elle l'aidait, elle lui serait redevable. Est-ce qu'elle serait assez fidèle pour garder en tête cette dette ? C'était un risque à prendre. Remarque, la renégate ne risquait pas tant que ça. Ces chiens n'étaient pas une grande menace pour elle. Après tout, elle avait affronté bien pire et plus dangereux. C'était du bas niveau maintenant.

- Quand on propose un pacte, on dit de quoi il est question.

L'apprentie déesse se redressa un peu sur sa branche pour en attraper une proche et la brisa net. Ca lui faisait un bâton improvisé qui suffirait amplement. Elle se laissa glisser à terre derrière un des lyncheurs et, utilisant son contrôle des limites pour augmenter sa force physique, lui donna un grand coup sur la tête. Le crâne n'éclata pas, mais ce ne fut pas loin, et les craquements qui retentirent ne laissèrent pas de doute sur l'état de l'os. Il devait avoir de sacrées fissures. Les lyncheurs détournèrent leur attention de leur proie un instant, surpris. D'où une autre débarquait ? Et celle-là avait l'air moins facile à dévorer.

Concentrée sur leurs pensées, qui se résumaient plus par des images que des mots, Léa frappa le chien suivant. Elle n'était pas experte dans le combat, mais elle se rappelait très bien du cours avec Kym, et même si ça n'avait pas été aussi complet qu'elle l'aurait voulu, elle avait retenu quelques trucs en observant les mouvements du professeur. Ajouté à son agilité naturelle et sa force augmentée par le contrôle des limites, elle n'était pas une si mauvaise adversaire. D'ailleurs, les lyncheurs le sentirent et reculèrent, incertains. Ils avaient faim, et l'odeur du sang de l'autre proie les excitaient, mais ils hésitaient à continuer l'attaque. Ca leur laissait un peu de répit. La renégate en profita pour rejoindre l'autre, collée à son arbre, tout en restant prudente, on ne sait jamais.

- Alors, c'est quoi ce pacte ?

Sa voix était toujours aussi expressive qu'un rocher. Elle attendait la réponse, gardant un oeil et ses pensées sur les lyncheurs qui couinaient, avec des airs de chiens tristes parce qu'on leur refuse leur sucre, hésitant à reprendre l'assaut ou à chercher une meilleure proie plus facile à avoir.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Dim 2 Fév 2014 - 12:09


-Quand on propose un pacte, on dit de quoi il est question.
 
Aleana a bien envie de l’envoyer paitre. Mais elle sait parfaitement d’importance qu’elle a pour sa survie. Ou plutôt la sienne. Si ça ne tenait qu’à la jeune aux yeux verts, la mort serait habituelle. Une chose commune, sans plus d’inconvénient que de devoir attendre qu’on la ressuscite. Naturellement chez toi, ce n’est pas là même chose. Tu as peur de la mort comme celle de ta propre mort dont tu ne sais même pas les circonstances exactes. Pas le temps d’y réfléchir. Il faut se concentrer sur ce qui est important. Pas le temps de se laisser aller à la philosophie. Il faut se concentrer sur le moment présent. Un bruit résonne vers le droïde. Elle a l’air de bouger. C’est un bon point. Mais également un mauvais. En effet, il va bien falloir remplir un pacte. Aleana a une dette, dès à présent. C’est bien une chose qu’elle déteste profondément. Elle ne veut pas rendre service, sauf si cela peut l’arranger également. Elle doit y réfléchir. Mais pas maintenant bon sang ! La griffe d’un lyncheur lui entaille la main et Aleana lâche ses maigres armes. Elle serre les dents, elle peste. Elle insulte plus silencieusement l’autre qui prend son temps pour arriver. Bien heureusement, elle finit par bondir de son perchoir. Elle arrive, sans vraiment se presser, armée d’une branche. Une simple branche, une chose que l’Envoyée n’aurait absolument pas pensé prendre pour repousser des canidés. Mais à quoi bon, si le droïde pense que c’est ce qu’il faut. Elle ne va pas lui dire le contraire. Elle semble plus expérimentée qu’elle. C’est indéniable. D’ailleurs, la jeune femme le prouve rapidement. Celle-ci frappe, encore et encore. Elle les repousse avec bien plus de facilité que l’autre qui se permet se souffler. Aleana pouvait entendre des os se briser entre les couinements des bêtes qui n’auraient vraiment pas dû, au final, venir ici.  Toi Ealia, ça te fait presque de la peine. Elles n’ont rien demandé, elles voulaient juste de quoi manger. Tu ne peux pas leur en vouloir. Mais bien sûr. Un jour, tu te feras dévorée, mais ce ne sera pas grave. Tu devrais grandir un peu. Ah oui, j’oubliais, tu ne peux pas, maintenant. Avec toutes les barrières, c’est impossible.
 
La bataille ne dure pas si longtemps après l’arrivée de l’autre femme, jeune femme, on ne peut pas vraiment le dire en fait. Aleana n’a pas bougé de son point presque stratégique. Elle a laissé tout faire, ou presque, à l’autre. Elle observe plutôt ses manches déchirées, réduites en lambeaux, tachés de pourpre. Bon pour la poubelle. C’est dommage, un si beau kimono. C’est vrai que le kimono est plus important que ton corps se vidant de son sang. Mais bref, passons ce détail. Ses prunelles vertes émeraude suivent la combattante la rejoindre avec un air presque embêté. Elle était bien là, seule, sans qu’un canidé ne vienne l’attaquer. Les lignes arrières, le plus sur des abris. Aleana essuie un peu de l’abondance de sang sur son visage. Son souffle est court, ses muscles douloureux, sa main pareil. D’ailleurs, il s’agit de la main où se trouve la grande cicatrice sur la paume. Le dos de la main comporte désormais la même marque. Heureusement que rien n’a touché les tendons. C’est presque joli. Et ça, c’est Aleana qui le pense, pas toi. Tu n’aimes pas vraiment le sang. Voire pas du tout. Ainsi la scène devant toi n’est pas très réjouissante. C’est ce qui te dissuade de reprendre ton corps. Tu es bien à l’intérieur, au final. Au chaud, sans douleur, à juste regarder.
 
- Alors, c'est quoi ce pacte ?
 
Et bien, Aleana l’a oublié ce pacte. Elle n’y a toujours pas pensé. Elle ne sait pas. Le droïde ne pourrait pas l’oublier elle aussi ? L’Envoyée n’a aucune envie de rendre un service quelconque. Elle ne voit pas quel avantage elle pourrait tirer de l’autre tout en la contentant. Non, rien, rien du tout. C’est embêtant. Ses yeux verts continuent de fixer les lyncheurs hésitants. Ça fait beaucoup d’hésitation dans une seule situation. Que dire que faire qu’accepter que proposer ? Trop de questions pour elle. Elle les chasse d’un revers mental de la main.  Elle appuie sur sa main blessée en espérant que le sang coule moins. Ça ne marche pas vraiment. Mais il faut bien avouer que ni toi ni elle n’avez de notions médicales. Soudain, elle se rappelle du Lord, qui lui avait fait un garrot. Aussitôt, et toujours sans répondre à l’autre, elle déchire entièrement une de ses manches fichues. Autant qu’elle serve encore à quelque chose. Aleana l’enroule autour de ton, enfin son bras et serre fort. Ce devrait suffire pour le moment. Il serait peut-être temps de lui répondre. Mais quoi ? C’est parti pour l’improvisation.
 
-Qu’est-c’que j’en sais moi ? J’t’ai dit pacte comme ça. Tu veux un truc ? Un service, ma mort ? J’peux pas faire grand-chose au final. J’ai un pouvoir pas trop utile pour l’instant.
 
Un sourire s’étire sur tes, enfin ses lèvres. Vous m’embrouillez. Aleana sait qu’elle ne peut pas accomplir beaucoup de tache. Votre pouvoir ne parvient qu’à brouiller les idées. Même si ceci peut faire des ravages sur certains. Vous pouvez aussi lancer des petites ondes de chocs. Mais ça n’a rien d’extraordinaire, ça ne fait pas spécialement mal, ça n’a pas l’air en tout cas, de ce que tu as essayé pour l’instant. Mais ça se travaille, ne t’inquiète pas. Ainsi, vu qu’Aleana ne sait pas faire grand-chose, l’autre peut laisser tomber. Et donc elle l’aurait aidé sans rien demander en retour. Ça pouvait arriver. A moins qu’elle ne demande vraiment votre mort. C’est peu probable, sinon elle ne vous aurait pas sauvées. C’est compliqué tout ça. Le droïde trouvera bien une sale corvée stupide à lui, enfin vous faire faire. Ça ne peut pas être une chose extraordinaire. Pour une fois il y avait un avantage à votre « inutilité », si je peux appeler ça comme ça. Vous savez faire plein de choses, c’est certain. Il faut juste réfléchir…
 
Heleth s’envole et vient se poser sur la tête d’Aleana. La chouette lui picote méchamment et assez violement le crâne. Le volatile essaye aussi de la griffer. Bien sur, maintenant que c’est sécurisé, elle peut faire son devoir, chasser la méchante Envoyée. C’est presque mignon, jusqu’à qu’Aleana la chasse de sa main valide, tenant toujours les lames de rasoir. Heleth s’envole plus loin. C’est un peu marrant comme scène, en fait. Moi ça me fait rire. Mais personne ne m’entend.
 
-J’ai jamais dit que j’étais utile. J’peux t’proposer protection, mais à ce niveau-là, c’serait plus que stupide et pitoyable. Haha. Qu’est-ce que tu veux. Fallait réfléchir avant.
 
Ce n’est surement pas la meilleure des idées la provocation. Mais c’est dans la nature d’Aleana ça. Faut pas lui en vouloir. Si elle possédait le calme et la politesse d’Ealia, elle ne le dirait pas. Tout comme le fait qu’Ealia ne penserait pas tout en bisounours si elle avait la presque maturité d’esprit d’Aleana. Les lyncheurs restent encore là. Si seulement ils pouvaient s’en aller ! Parce que là, la droïde pourrait très bien la laisser à son sort. Quoiqu’ils ont l’air assez calmé pour ne plus tenter grand-chose. Leur nombre a également diminué, ce n’est pas négligeable, même pour eux. Non, il ne faut pas s’inquiéter pour eux. C’est…certain. N’est-ce pas ? Si, bien sûr. Elle ne va pas le prendre mal, ce serait stupide et immature de sa part voyons. Oui, l’espoir fait vivre Aleana. 
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Lun 10 Fév 2014 - 12:46
Cette fille se fichait d'elle. Très bien. Elle allait apprendre que Léa ne faisait rien gratuitement. Hélas, elle semblait réellement inutile, du moins à l'heure actuelle. Mais elle pouvait peut-être servir à quelque chose plus tard, quand ses pouvoirs se seront développés. Peut-être pour la guilde. Pas que la renégat était spécialement altruiste et patriotique envers ce groupe, mais bon. Au moins elle aurait fait un truc et on ne pourrait pas lui repprocher de ne jamais agir pour les renégats.

- Dans ce cas, considère que t'as une dette envers la guilde noire. Démerde-toi avec eux pour la rembourser. Et pour rentrer.

L'apprentie déesse grimpa dans un arbre et s'éloigna en sautant de branches en branches, le plus tranquillement du monde. Que l'autre se débrouille face aux lyncheurs restants, c'était pas son problème. Ca lui apprendrait à se foutre d'elle tiens. Au pire, son piaf s'occuperait d'elle. Quant à la dette, dans un sens elle s'en fichait. Sans doute que l'autre n'avait aucune parole et ne la respecterait pas. Tant pis.



Je te laisse clôturer le RP comme tu l'entends, pour moi c'est terminé. Une fin un peu beaucoup rapide et baclée mais comme je supprime ce personnage je n'avais pas le courage de chercher à faire mieux, désolée ^^"
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Mer 12 Fév 2014 - 15:21

-Dans ce cas, considère que t'as une dette envers la guilde noire. Démerde-toi avec eux pour la rembourser. Et pour rentrer.
 
Elle a décidé simplement de vous laisser tranquille. Après tout, il n’y a pas de raison qu’elle reste, en effet. Tu soupires à l’intérieur de ton corps. Mais Aleana ne réagit pas vraiment. Elle s’en fiche, en fait. La solitude ne l’a jamais dérangée. Les gens sont des menaces pour sa cause. La discussion une attaque contre les barrières. Il n’y a rien de bon dans la communication. Même si elle semble se forcer, quelque fois, pour s’adresser à quelqu’un. Ça arrive très rarement, au final. Vu qu’elle ne contrôle que très peu ton corps. Le droïde n’avait pas grand-chose à faire, ni d’intéressant. Elle semblait se foutre tout autant de vous que de ce qu’il l’entourait. Bien. Il n’a pas besoin de pleurer sur votre sort pendant des années. Aleana regarde l’allégorie de la froideur s’en aller avec un air indifférent. Elle n’a aucune idée de ce qu’est la guilde noire. Ou alors, elle a oublié, et toi aussi. Peut-être que si vous participiez au cours, ou écoutiez les rares fois où vous êtes là, vous sauriez de quoi il en retourne. Mais l’envie n’y est pas. Ce ne doit pas être très important. Cette dette non plus. La Froideur n’allait pas la harceler jusqu’à que ce service soit rendu. Bien sûr que non. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter.
 
-Quelle bêtise c’te fille. Si elle croit deux secondes que je vais l’faire, ce service, alors qu’elle s’en fout complétement, elle s’met le doigt dans l’œil.
 
Une moue moqueuse secoue la tête ébène. Il faut rentrer maintenant. Mais comment ? Aleana cherche l’oiseau des yeux. Mais il n’est pas là. Il n’est plus dans les parages. Elle hausse les épaules. Mais ça t’inquiète. Tu penses qu’elle ne reviendra pas ? Seul l’avenir te le dira, Ealia. C’est une créature sauvage après tout. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle devienne ton oiseau de compagnie. Tu ne devrais pas être triste si elle ne revient jamais. C’est dans l’ordre des choses. Elle est libre cette chouette, tu le sais ça ? Tu ne peux pas la retenir avec toi. Elle serait peut-être partir une autre fois. Ne rejette pas la faute sur l’Envoyée, elle n’y est pas vraiment pour quelque chose. Celle-ci regarde les lyncheurs, et ses manches. Vous ne pouvez plus compter sur sa tactique d’utiliser la chouette comme sauveuse. Que faire alors ? Ça va être difficile. Fuir reviendrait à les attirer, à leur montrer que vous êtes faible et que vous avez peur. Il n’y a qu’une chose à faire, n’est-ce pas ? Ou, vous pensez à la même chose. Ou plutôt, Aleana a lu en toi pour te piquer l’idée. Mais ça revient au même, bien sûr. L’Envoyée regarde les lyncheurs dont l’humeur et la motivation commencent à changer.
 
-Putain d’bestioles…
 
Aleana recule. Elle regarde le tronc part lequel la Froideur a disparu. Ça peut marcher. Elle se colle à lui, lève le nez, analyse, évalue, soupire. C’est une entreprise assez ardue. Mais il faut que vous rentriez avant la nuit. Qui sait ce qu’il pourrait se cacher dans les fourrées ? Il est vraiment temps, mes très chères. Pas la peine d’être anxieuse comme ça, voyons Ealia. L’autre se retourne vivement, elle saute pour attraper une branche. Sa… Enfin ta condition physique est à la limite du médiocre, ainsi se hisser sur la plus basse des branches est une tâche très très dure. Heureusement, elle y parvient avant que es lyncheurs ne se décident à lui attraper un pied pour la tirer vers une mort certaine. Elle monte encore un peu. Au dernier point, le plus haut qui sait la supporter. L’équilibre est incertain, mais il faut faire avec. Son visage, ton visage est fermé. Il faut de la concentration. L’Envoyée baisse la tête, sert les dents. De grandes ailes blanches déchirent le tissu du kimono déjà ruiné. Aleana crie un coup. Elle est seule, elle peut le faire. Les nouveaux membres s’écorchent un peu sur les arbres, mais ils tiennent bon. Le moment est venu de fuir. Elle prend son élan, et saute, déployant les ailes célestes. Il faut prendre de la hauteur, mais chaque battement d’aile manque de la faire tomber. C’est encore très expérimental, comme pouvoir. Mais il devrait suffire pour vous tirer d’affaire.
 
L’Académie est en vue, de cette hauteur. Aleana plane vers elle. Une larme perle sur sa joue. Ca fait encore très mal, apparemment. Mais vous ne pouvez pas y faire grand-chose. D’un côté, elle préfère ça que de se faire dévorer vivante. On la comprend, naturellement. Les minutes passent, trop vite. Vous n’étiez pas vraiment loin, au final. Mais le temps s’est écoulé avant que vous n’atteigniez le point. Les ailes disparaissent, l’impact au sol est violent, mais pas mortel. Elle peut continuer à marcher. Alors elle marche. Encore et encore. Tout droit, sans s’arrêter. Il faut continuer, en boitant, en saignant, en rampant, en pleurant. Tu te demandes comment elle a fait pour tenir dans ton corps aussi longtemps avec toutes ces douleurs. Elle veut seulement te protéger de tout ceci, mais tu n’es pas encore capable de le comprendre. Ce n’est pas grave. Tu es en sécurité. L’objectif est l’infirmerie. Là-bas, ton corps sera remis à priori à neuf. Ca ne l’enchante pas. Mais il faut. Alors elle marche, encore et encore. Elle faiblit, mais elle continue. Rien ne l’arrachera à son but. Vous êtes bien pareil, pour ça. Ne jamais abandonner.
 
Bientôt le bâtiment promis se profile au loin. Encore quelques mètres. Un sourire triomphal se dessine sur les lèvres rougies par le sang qui n’est qu’en parti le sien, le tien. Plus jamais il ne faudra retourner hors de ces enceintes. Trop dangereux pour l’une, trop effrayant pour l’autre. Pas besoin de réfléchir beaucoup pour savoir ce que tu ressens, toi.
 
Te protéger contre tout ce qui pourrait te nuire. Telle est la devise d’Aleana qui a, pour elle, encore réussi sa mission. Mais pour combien de temps ? Je ne pourrais le dire, même moi. Cependant je sais qu’un jour, ça changera. Ne t’inquiète pas, Ealia.

Tu verras.
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Re: Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa] - Mer 12 Fév 2014 - 19:58
Eh bien, un rp plutôt mouvementé et qui se termine un peu (beaucoup) vite mais le tout se tient quand même sacrément bien. Vous avez toutes deux de bons styles d'écritures, continuez comme ça. Ah bah non, pas Léa puisqu'elle existe plus. XD /ZBAFF/

Ealia : 630 xps
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Quand on est perdu faut pas bouger [pv Léa]
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