Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Chapitre II : Existence futile et désespérante.

 
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Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 23 Aoû 2013 - 3:23
Chapitre II

On a tous besoin de quelqu’un qui a pour nous, que de l’amour pur et véritable. Ce soir, pendant que je regarde les lumières de cette ville, dites « Ville de l’Amour » avec un grand « A », je me demande… Combien de femme se font frapper en ce moment ? Combien d’orphelin cherche l’espoir encore et encore ? Combien de de braquage a-t-il pu y avoir ? Combien… D’atrocités a pu arriver dans ce monde si bas et pourtant réputé si haut et si beau… Je regarde la ville en haut de cette magnifique tour Eiffel… Les lumières de la ville rendaient celle-ci tellement vivante, tellement magique. Je souriais bien que la journée n’avait pas été si belle que ça…

Ce matin même j’avais retrouvé cette Sibylle, cette jeune femme qui était si important aux yeux de mon père apparemment. J’avais tout fait pour la rencontrer, j’avais vaincu mon meilleur ami, défié le regard et les paroles de cette mère qui prenait tellement soin de moi… J’avais même laissé derrière moi l’amour de ma vie, je pouvais enfin avoir l’espoir de contrôler Ika et faire le bien… Seulement, ça ne s’est pas tellement passé comme prévu. Oui, je l’avais rencontré, oui, elle m’a reconnu mais accepté… ? J’en doute.

Regarde moi, je ne peux pas t'apporter d'aide dans mon état, même si je le voulais.

Au son de sa voix, j’écarquillais les yeux, ne sachant plus vraiment quoi dire. Elle était si proche de moi, y avait pas de doute, elle était ma mère… Mais elle ne pouvait m’aider, ou elle ne voulait pas m’aider… Je ne savais pas vraiment, après tout, je ne la connaissais pas… Je la regardais, l’air apeuré je me reculai, je ne savais pas tellement quoi dire, ni faire… Qu’est-ce qu’on doit faire dans cette situation , Laisser aller les choses et se dire que finalement c’est pas grave, c’est juste une grosse erreur mais ça passera avec le temps.

Pourquoi devais-tu prendre l'avion? Nous prenions régulièrement des nouvelles, tu as toujours été en France, mais pas assez loin pour devoir prendre un vol jusqu'ici.

Je ne regardais pas mon Oncle, déçu et brisé de la réponse de ma mère… J’avais limite d’autres larmes qui montaient, pas de joie, de tristesse… J’étais seul, orphelin humain et orphelin apprentis-dieux. Je me reculais quand je regardais Sibylle tomber de sa chaise, mon Oncle se propulsa directement vers elle me bousculant… Je regardais cette femme qui se prêtait le titre de « mère » pour ma propre personne perdre connaissance. Je me tenais le ventre à présent, des crampes m’envahissait, c’était une réaction totalement humain, j’étais en état de choc et en stress… Je devais dégager. J’attrapais donc ma veste noire et je courais vers la sortie sans un mot, mon Oncle trop occupé à aider ma mère. Je courrais sous le ciel couvert et assez gris. Je m’étais ma veste et ma capuche mise faisant en sorte de dissimuler mon visage rouge de honte, de haine et de larmes.

Je passais devant la grille pour y grimper quand un chien s’approcha. Il se coucha à mes pieds… Je sentais cette sensation bizarre… Mes souvenirs me revenaient… Je jouais avec ce vieux toutou à l’époque jeune et très en forme… Il semblait déprimer… Je lui caressais la tête en lui donnant un petit bisou sur la tête avant de sauter grâce à mes ailes de l’autre côté de la grille. Je lui faisais un clin d’œil avant de filer comme une flèche en dehors du domaine.


Theme
Et j’en suis arrivé là, à réfléchir pendant toute la soirée à me demander ce que je faisais là, ce que je faisais en vie dans cette seconde chance que Deus me donnait. J’avais trahit les miens ? A la Deus Academia ? J’avais trahis Deus ? J’avais trahis ma chère Sibylle et mon Oncle Noah ? J’avais trahis l’amour de Kate ? J’avais trahis tout ça ? Qu’étais-je devenu ? Un gamin pleurnichard ne trouvant pas un but à sa vie ? Au fond, j’étais sans doute une merde, un mec inutile avec un pouvoir qui sert juste à faire souffrir le monde… Au fond, j’étais peut être destiné à mourir… Je regardais ma main à la base lumineuse grâce à la sagesse et aux soins que nous donnaient Deus, on ne pouvait pas mourir à part en étant désintégré… Je regardais cette main, elle devenait normale, limite humaine… Je sentais une aura noire m’envahir… Ca y est, Deus aussi me considérait comme un parasite, comme un dépressif qui ne veut pas entendre raison…

Je regardais le sol plus bas, c’était sans doute le bon moment pour se laisser aller, mourir ? Je me levais, le pied sur la pointe de ce gigantesque symbole français. Je prenais ma respiration une dernière fois pour finalement sauter me laissant tomber dans le vide la tête la première vers le sol histoire de ne pas me manquer. Je tombais laissant mes cheveux voler dans tous les sens de toute façon on s’en fou. C’est la fin de ma seconde vie, je préfère rejeter le pouvoir d’un renégat, assassiner des innocents et de combattre la Deus Academia. Je combats donc le mal par le mal… Je provoque ma mort pour ne pas provoquer la mort. Je tombe jusqu’au moment où… Mes ailes fient parachute pour me déposer seule à terre. En face de moi, Ika tapait dans ses mains en applaudissant ma connerie.

« Alors là, bravo. Désolé petit gars mais j’ai prévu autre chose pour ta mort… Un combat final avec moi ! Un combat ou seul l’un de nous en ressortira complet… »

Je dégainais le katana qui m’était fournis avec son pouvoir pour le pointer vers lui.

« VIENS ! Je t’attends ! Je n’ai pas peur de mourir ! »

Il ria un court instant avant de me regarder sérieusement.

« Tu n’es pas encore prêt. Tu as juste peur de souffrir… Donc. Je te ferrais souffrir avec elle. »

Devant moi, il fit apparaitre Kate, sa version ténébreuse, comme lui bien entendu. Elle semblait inquiète jusqu’au moment où elle se fit crever l’œil par le doigt d’Ika. Je serais les dents pour me jeter sur lui ! Mais… Ce n’était qu’une illusion… Je tombais à terre criant de rage.

« Laisse-moi mourir !!! »

Je tombais à quatre pattes, essoufflé, devenu fou… Je remontais ma tête pour regarder devant moi, une boutique d’arme de collection… Je plissais les yeux en regardant les accessoires et une promo « spécial super-héros » sur une affiche sur la vitrine. Je me relevais pour enfin rentrer dans cette boutique faisant disparaitre mon arme. Une vielle dame ne prit même pas la peine de me regarder en me disant d’une voix grave…

« Bonsoir jeune homme »
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Dim 25 Aoû 2013 - 18:56
Paris. Le ville la plus touristique du monde. Peut-être que si vous vivez en France et près de cette ville, ce serait banale de voir tous les jours le Musée du Louvre, la Tour Eiffel, Notre-Dame de Paris, l’Arc de Triomphe, les Champs Élysées…. Je n’étais jamais allé dans cette magnifique ville, auparavant. Seule ma mère y était allée. Je crois que ma tante Meg’ y était allée aussi, durant sa jeunesse. C’était elle qui avait payé le voyage. Elle n’était pas venue car elle avait des affaires à régler. Ma soeur, Karin, m’avait accompagné durant ce voyage, qui était plutôt précipité. Ma tante nous avait offert ces vacances dès le matin, durant le petit déjeuner, un Dimanche. Les vacances scolaires approchèrent à grand pas donc elle nous proposa de prendre du repos afin de décompresser car elle trouvait qu’on travaillait trop. Lorsque je préparais mes valises dans ma chambre, Karin était venue me voir pour me dire qu’elle avait surprise ma tante en train de parler d’un projet avec des hommes en noir (les MIB ?) dans son bureau et que ce n’était pas bon du tout. Mais, comme c’était trop technique, ma soeur n’avait rien compris à la conversation. Cependant, ce voyage était vraiment bizarre vu le timming et ce “projet”. On aurait dit que ma tante cherchait à nous éloigner de la maison en nous envoyant à Paris, surtout qu’elle ne faisait pas partie du périple. En gros, c’était des vacances pour deux. Enfin, pour trois vu qu’un garde de corps nous accompagnait. Qu’est ce qu’on risquait à Paris ? Là-bas, le port d’arme était interdit par rapport en Amérique. A part un incident de voiture ou de se faire voler son porte monnaie, ce genre de protection n’avait pas lieu d’être, surtout qu’on était pas vraiment connu en France. “Privilège des riches non célèbres”. Surtout que le garde du corps là, il n’était pas très bavard. Enfin bref. Nous avions pris l’avion en premières places. J’avais emporté avec moi mon téléphone, des vêtements, mon skate, mes rollers, mes consoles de jeu portable, mon ordinateur portable... Et aussi, le katana que ma mère m’avait offert. Je l’avais rangé dans un sac de sport long et rouge. Il m’était tellement précieux que je voulais même près de moi en France. C’était le seul souvenir de ma mère que je possédais. Je ne voulais pas m’en séparer.

Nous étions installés dans un hôtel à cinq étoile. Le Burgundy. C’était au pied des Champs Elysées. Que ce soit la villa ou cet immense endroit, je ne me sentais pas à l’aise. Ce n’était pas mon élément. En plus, je devais être accompagné d’une baby sitter 24h/24 et 7 jours sur 7 pour n’importe quel lieu. J’avais voulu aller dans des Night Club, mais non. Je n’avais pas le droit d’être loin de ma soeur pour faciliter le boulot de notre garde du corps. Il s’appelait Bill. Bill comment ? Je ne savais pas. Il portait sur lui un flingue. J’avais laissé le mien à San Diego car je savais que ça serait un crime d’en avoir en France. Et quand Karin voulait faire du shopping, j’étais obligé d’aller avec elle pour que Bill me surveillait aussi. Déjà que je montrais un air blasé rien qu’à l’idée, donc imaginez la suite. Bref, ce n’était pas des vacances, c’était une prison. Je ne pouvais aller nul part, ni rester seul ! Je ne savais pas encore pendant combien de temps j’allais supporter tout ça. Je ne pouvais pas aller dans les endroits que je voulais visiter. En fait, je n’étais même pas détendu, j’avais encore plus les nerfs.

Après je n’avais pas de quoi me plaindre. On me nourrissait à ma faim et j’avais des repas de luxe, que beaucoup donnerait même la peau de leur mère pour être à ma place. Sauf que moi, je n’avais pas demandé cette vie. Je n’étais pas heureux. J’avais toujours cette sensation qu’il me manquait quelque chose. Ma mère ? Non, j’avais déjà fait mon deuil. Il m’arrivait de penser à elle, mais je m’étais habitué à son absence durant ceux deux dernières années. Elle faisait toujours partie de moi et elle nous avait quitté trop tôt. Cependant, je ne me morfondais pas, j’avais déjà assez coulé de larme pour elle. Même si ce n’était pas suffisant, je savais que ma mère voulait que je continuais ma vie. Sauf que tout serait différent sans elle. Durant ma jeunesse, je n’avais aucun mal à vivre dans le luxe car ma mère me faisait oublié qu’on était riche. Elle ne se comportait pas comme ma tante. En fait, elle faisait ce qu’elle voulait, en se fichant de l’argent et de la célébrité.  Elle voulait tout faire pour nous rendre heureux et elle savait que la richesse ne suffisait pas à ça. Elle savait qu’elle devait être là pour nous. Et il avait fallut qu’un connard la fit disparaître en un coup de feu. Et je ne voulais plus revivre ça.

Une semaine après mon arrivé à Paris, j’avais décidé de filer en douce. J’avais fais croire à mon garde du corps que j’étais au toilette, à six heures du mat’. Au fait, j’avais juste ouvert la porte de la salle de bain, allumé la lumière et fermé. Ensuite, avec discrétion, je suis descendu par la fenêtre en me tenant sur les barreaux. J’avais du mal à descendre, mais au moins, je m’étais échappé. Enfin, je me sentais libre ! Sauf que j’étais dehors en pyjama. J’avais pris de l’argent, heureusement. Et il caillait en plus. J’avais remarqué qu’il y avait beaucoup d'embouteillage, que le ciel était toujours gris et que les rues étaient tout le temps mouillés. En fait, Paris était irrespirable comme ville. Bref, comme c’était la capitale et que c’était grande, Bill aura du mal à me retrouver. J’en profitais donc pour aller dans la boutique de vêtement la plus proche afin de me couvrir.


Costume:
 

Me voilà en costard cravate bleu avec un chapeau de même couleur et une chemise noir. J’aimais bien les chapeaux. Mais, à San Diego, je ne pouvais pas en mettre à cause de la chaleur et je n’étais pas très casquette. Et puis, Bill et Karin ne se douteront pas de me trouver dans ce costume donc ils ne me décriront pas ainsi et même s’ils me voyaient ils ne me reconnaitreraient pas de loin. J’étais intelligent, vous ne trouvez pas ? Bref. J’allais ensuite dans une boulangerie pour m’acheter de la génoise au chocolat. Je n’avais pas mangé de petit déjeuner. Il était tôt et je voyais déjà des voitures. Les gens partaient déjà travailler à cette heure-ci, même pendant les vacances ? Il y avait un grand écart entre San Diego et Paris. Nous, on avait l’impression d’être tout le temps en vacance avec le soleil, la plage…. La vie à Paris ne devait pas être difficile. Bon, j’avais une journée pour profiter !

Le soir venu…..

Fioou ! Quelle journée ! On trouvait des choses qu’on ne pouvait trouver nul part ailleurs ! J’avais pris différent photo souvenir, acheter des accessoires comme des bagues, bracelets ou collier ! Et de nouveaux jeux en plus ! J’avais pris Guild Wars et Secret World…. J’espérais que Karin n’allait pas y toucher ! Je me sentais en vie ! J’avais même découverts un magasin intéressant : la Fnac ! On y trouvait de tout là-bas ! Des appareils numériques, des jeux, des DvD, Blueray et même des manga ! J’ai acheté des tonnes de tome ! J’avais même acheté de nouveaux logiciels qui pouvait me servir. Heureusement que j’étais riche ! Autant en profiter ! J’avais entendu dire qu’il y avait un magasin d’arme de collection où il y avait une promo spécial “super héro” ! J’y accouru vite fais, tenant mes deux sacs plastiques dans les mains. Ce qui était compliqué dans Paris, c’était les métros. Comment les parisiens faisaient pour retenir tout ça ? Bref, j’étais dans la boutique et j’étais tombé sur le costume de Batman, mon superhéros préféré ! OH ! Wolverine ! Une minute…. Un costume de Green Lantern ! C’était le paradis ! Soudain, je vis un garçon avec des cheveux en pétard et… un costume noir ? Il était étrange. Il semblait triste, brisé, perdu. Il me rappelait quelqu’un. La vieille qui occupait la boutique ne prit même pas la peine de le regarder. Enfin, ce n’était pas mon problème, je regardais les produits. ??!!!! NON ! UN SABRE LASER !!!! Non, ne t’excite pas. Je sentis mon coeur battre la chamade. Que devrais-je prendre ? Spiderman ! Non, je venais de New York donc ça serait trop cliché. Tant de choix…… Je tournais vers la vendeuse :


Excusez-moi, madame. Avez-vous d’autre produit en stock ? Et combien de temps cette promo sur les Super Héro dure ?

Je parlais en français. Grâce à l’école où j’étais allé étant petit, j’avais des notions de la langue française. Du moins, je pouvais demander avec un bon langage des informations. J’attendais qu’elle me répondait, mais elle ne fit rien. Elle était sourde ou quoi ? Ce fut ma patience qui prit un coup. Sauf que j’avais appris à me contrôler. Je m’approchais de la caisse en me mettant bien devant la dame.

Excusez moi, mais me comprenez-vous ?

Même si je parlais bien la langue, mon accent montrait que j’étais un étranger. Je sentais encore l’américain qui était en moi. Et ce côté allait perdre patience, je le sentais. Puis, je vis que la vieille était bizarre. Elle avait les yeux fermées depuis tout à l’heure. En me rapprochant, je vis qu’elle…. dormait……………………………..

……………………………………………….


OI ! RÉVEILLE TOI ! T’ES CENSÉE NE PAS DORMIR A LA CAISSE, TEME !!! SINON DEMANDE A QUELQU’UN D’AUTRE DE TE REMPLACER, KONO BA-CHAN !

Instinctivement, j’avais pris le col de la vieille pour la secouer violemment et j’avais parlé en japonais, donc elle n’allait rien comprendre à ce que je disais. Oui, quand je m’énervais, il m’arrivait de parler la langue d’origine de ma défunte mère. Juste après, une fille brune habillée comme une prostituée courut vers moi et me poussa vers le côté. Elle me parlait dans une langue étrange, ressemblant au français.

Wesh tu t’crois où là ? Respecte les vieilles, sale bâtard va ! Dégage-là !

“Wesh” ? Batard ? Elle voulait dire “Bastard” ? Elle m’insultait là ? On ne se connaissait même pas ! Mais, c’est quoi ce pays ? En plus, l’accent était bizarre. Elle employait des mots ressemblant à la langue française, mais…. Je n’y comprenais rien. Ils étaient fous, ces français. Lorsque je me relevais, la fille se mit devant moi et me poussa à nouveau, mais moins fort. Je voyais dans ce regard qu’elle était énervée contre moi.

Wesh qu’est-ce qu’tu va m’faire là ? Azy, tu casses les cou*lles sérieux là !

Je sentais dans mon fort intérieur que si elle continuais de parler comme ça, j’allais passer à l’action. J’avais décidé de ne plus me battre dans la rue après avoir reçu mon diplôme. En fait, la France, c’était pas le beau pays que tout le monde rêvait d’y aller en Amérique. C’était un pays de malade mental, oui ! Une vieille qui dort en plein travaille et une fille qui te pousse en parlant une langue incompréhensible. Mon dieu, qu’avais-je fais pour être dans ce genre de situation……
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Jeu 29 Aoû 2013 - 12:30

Quand un esprit humain rencontre des choses étranges et en général inexplicable, il peut réagir de différentes façons. Chez certaines personnes, ça va être un simple déni complet : il ne s'est rien passé voyons, d'ailleurs j'étais même pas là, je faisais autre chose ailleurs, on en parle plus. Chez d'autres, il peut s'agir d'un remaniement des souvenirs : mais non, il n'y a pas eu un combat, c'était un accident, le type est tombé et avec la luminosité on aurait cru qu'il lançait des éclairs. Pour quelques personnes, c'est tout simplement la folie qui prend le pas sur le reste, incapables d'accepter la chose. Quelques-uns se transforment en scientifiques avides d'en savoir plus. D'autres sentent leur âme d'enfant dévorant des bouquins de fantasy revenir à grand pas. Zack lui prend des vacances.

Après tout, ça faisait un moment qu'il ne s'était pas esquivé de San Francisco, et il bossait comme un petit fou, alors il y avait bien droit. En prime, c'était la bonne période, les gamins étaient aussi tous rentrés chez eux pour deux semaines de flemmardise intense. Alors pour une fois, il avait décidé qu'il bougerait un peu, au lieu de rester dans son appartement solitaire du centre-ville. Profitant de l'occasion, il choisit de sacrifier son petit salaire de professeur pour aller en Europe faire un coucou à sa famille, toujours basée en angleterre. Une façon de retrouver un cocon familier et rassurant, qui permettait d'oublier la plupart des autres choses. C'est sa petite soeur, fana de Paris, qui lui conseilla d'en profiter pour y faire un petit tour. Ou plus exactement elle le menaça des pires tortures s'il osait repartir aux states sans avoir au moins vu la "plus belle ville du monde". Ok, ok, de toute façon il ne pouvait rien lui refuser.

Voici donc qu'après une belle journée passée à glandouiller, l'humain... continuait d'errer tranquillement dans les rues de la fameuse capitale française. Mains dans les poches de son jean bleu nuit, il observait les alentours. Ca changeait beaucoup de l’Amérique mine de rien, c'était amusant. Il y faisait relativement bon, du coup il avait pu garder son pull noir sans manches, au col légèrement roulé. Côté langue, il avait appris quelques bases de français pendant ses études, mais il manquait cruellement de vocabulaire, alors il évitait autant que possible de parler. Quant à la compréhension, ça pouvait passer, tant que ça restait basique et très simple. Lui qui était un grand bavard, on ne l'aurait pas vraiment reconnu dans ce pays ! Cela dit, ça ne l'empêchait pas de faire de grands sourires aux gens, qui le prenaient pour un type bizarre. Ce qu'il était sûrement.

Cela dit, par rapport à ce qu'il avait vu avant de venir ici... il n'était pas certain d'être le plus étrange. Zack ne fuyait pas, non, il se détendait l'esprit pour qu'il soit en meilleur forme à son retour. Une sorte de pause intellectuelle, si l'on pouvait dire, après laquelle il pourrait mieux se pencher sur la question et revenir sur le commissariat. Mais pour l'heure, il n'avait pas envie de se compliquer la vie, alors il avait tout classé dans un coin de sa tête et y reviendrait après ses vacances. C'était sa technique à lui pour gérer des choses bizarres.

Ah cette fameuse tour Eiffel... elle n'était pas si grande que ça, pourquoi on en faisait tout un plat ? D'accord, elle était jolie, mais il y avait bien plus haut à San Francisco. Sans doute que son symbole était plus grand que son apparence. Il n'y avait pas grand monde dans le coin, pour ne pas dire personne en fait, mais il lui sembla distinguer quelque chose sur la pointe du monument. Un pigeon sans doute. D'ailleurs la forme sauta dans le vide et il lui sembla apercevoir des ailes. Ca devait être ça. L'humain n'était pas assez près pour voir clairement l'animal, et pourquoi y ferait-il attention ? Il regarda ailleurs, sur le bord de l'immense place. Que pouvait-il bien faire... chercher un bon restaurant peut-être ? Mais ça coûtait horriblement cher dans le coin, même un touriste stupide comme lui pouvait le voir.

Des cris lui parvinrent et Zack retourna la tête vers la fameuse tour. Il n'entendait pas ce qui se disait mais apparemment c'était relativement important. Le pigeon parlait ? C'en était peut-être pas un finalement... un extraterrestre avec des ailes alors ? Il lui sembla voir une silhouette sombre supplémentaire à côté, puis une autre l'espace d'un instant. Oula... minute, il était en vacances et très loin de chez lui, ne lui dites pas que les trucs bizarres l'avaient suivi jusqu'ici ! Bon il ne ressentait rien de particulier en dehors de ses émotions bien à lui, c'était déjà ça. Mais il était clair qu'il se passait un truc étrange avec le pigeon là-bas, qui semblait en mauvais état.

Choses étranges ou pas, le professeur restait lui-même, un chevalier servant dans l'âme, et puis c'était peut-être une jolie pigeonne plutôt qu'un pigeon. Alors il s'approcha juste assez pour entendre une voix de garder hurler quelque chose à proposer de mourir. Heu... what ? Zack était encore trop loin pour pouvoir agir ou parler, et l'autre s'éloigna alors qu'il approchait pour entrer dans une boutique d'armes. Dans l'esprit de l'humain, ça donna quelque chose comme "Il a parlé de mourir, il entre dans un truc plein d'armes pratiques pour se suicider ou tuer quelqu'un, warning, warning, ça puuuuuuuuuue !". Il se hâta donc de se diriger vers cette boutique et d'y entrer à son tour.

Apparemment c'était calme là-dedans, il n'y avait pas beaucoup de clients et...

- Oh my fucking God ! Sorry, heu pardon.

Il y avait une magnifique collection de batarangs, un petit bijou qui ferait très bien dans sa chambre, sur la commode, et... hum non, il était pas là pour ça. Où était le pigeon... ah ça devait être ce gamin tout en noir à l'allure dépressive. Zack s'approcha de lui en lui faisant un gentil sourire pas trop stupide.

- Hey ! Ca va pas ?

Évidement l'humain avait un accent américain à couper un couteau, mais ça restait compréhensible. Cela dit, alors qu'il se concentrait autant que possible pour comprendre le français que l'autre n'allait sûrement pas tarder à lui servir, un boucan du diable retentit juste à côté et dévia son attention. Un autre jeune - pas étonnant en même temps vu le lieu - agressait une petite vieille en parlant dans une langue inconnue au bataillon de Zack. Un truc asiatique, ça il en était sûr, mais il n'en savait pas plus. Une fille intervint avant lui-même dans un langage totalement incompréhensible. Il semblait y avoir un zeste de français, mais c'était très difficile à confirmer. Sûrement un patois du coin. Cela dit, la fille montrait clairement des formes intéressantes dans sa tenue peu correcte. Hum passons.

Il aurait du mal à se concentrer sur le français du pigeon suicidaire ou meurtrier - il ne savait pas encore exactement dans quelle catégorie le classer - avec tout ce boucan à côté, alors un problème à la fois. S'approchant, il posa une main sur l'épaule de la jeune fille et lui servit son beau sourire un peu charmeur mais pas trop, juste ce qu'il faut pour mettre en confiance sans paraître trop playboy.

- Hey, calmez-vous. Je ne sais pas ce qui se passe, mais...

Comment on dit déjà... fichue langue compliquée !

- ... heu... mais it doesn't matter, no ? Arrangez votre problème tranquillement.

Pfff qu'est-ce que c'était chiant cette barrière de langue. Il avait un mal fou à exprimer ses idées. Comment être pris au sérieux dans ce cas hein ? Aider l'autre gamin risquait d'être compliqué dans ces circonstances. Certes, il ferait mieux de s'occuper de ses vacances au lieu de se mêler de choses qui ne le regardaient pas et pouvaient potentiellement très mal tourner pour lui, mais... ça faisait belle lurette qu'il avait arrêté d'agir dans son intérêt, au grand dam de certaines personnes.
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 30 Aoû 2013 - 0:46
Acte deux

Je m’appuyais sur un mur du magasin… Je sentais mon cœur se remplir de quelque chose, je le sentais battre anormalement… Quelque chose ou quelqu’un ici me faisait cet effet… Je regardais la vielle dame endormie, ça m’étonnerais que mon cœur s’emballe pour elle. Je fronçais les sourcils observant la porte qui menait sans doute à l’arrière-boutique… J’entendais des bruits, des chuchotements, quelqu’un qui m’appelait, une voix d’homme… Je me rapprochais doucement puis je sentis une main sur mon épaule. Je tournais la tête, un garçon semblant un peu plus âgé me souriait pour me demander si ça allait.

- Hey ! Ca va pas ?

Je tournais la tête vers la caisse du magasin en entendant du grabuge. Je plissais les yeux puis fronçant les sourcils, je regardais l’autre garçon s’approcher pour observer une scène. Une sorte de fille venant des quartiers et des cités défendait la petite vielle du comptoir qui venait de se remettre de ses émotions. Je tombais à genoux, complètement désemparé. Je me sentais vraiment lourd. Un mal de crâne prit d’assaut mon esprit pour me broyer le cerveau. Je me tenais la tête pendant que les trois autres prenaient le temps de calmer le jeu… Ika voulait sortir, je m’étais tout le monde en danger. Il fallait que je parte du bâtiment mais au moment où j’allais pour me relever, une sorte de petit monstre venu des ténèbres apparu devant moi. Avec une voix effrayante il s’adressa a moi à voix basse.

« Le maître est enfin arrivé… Ritsu… Nous allons t’aider à vaincre l’Ika »

Je fermais les yeux l’espace d’une seconde et le temps s’arrêta. Je me relevais donc regardant autour de moi pour voir l’espèce de monstre pointer du doigt une affiche du nouveau Batman sorti au cinéma. Je devais voir ce qu’il y avait derrière. Je sentais que je devais aller par là… Je me sentais toujours aussi mal mais il était temps pour moi de me montrer enfin et être un super-héros.

Wesh qu’est-ce qu’tu va m’faire là ? Azy, tu casses les cou*lles sérieux là !

Je marchais dans le rayon, le magasin était devenu silencieux, seul le bruit de mes pas prenaient le dessus sur ce silence oppressant. Je posais les yeux sur le garçon de toute à l’heure et la jeune fille aux allures osés. Je marchais vers en la retournant puis en la regardant dans les yeux, je lui disais ceci.

« Chère mademoiselle. Si vous saviez combien de temps j’en ai vu des gens comme vous. Alors si j’étais toi, je ne me mêlerais pas de ça. Si jamais tu faisais mal à ce gamin il pourrait porter plainte. Je m’occupe donc de ça… Et pas de violence. C’est les vacances. »

Ma dernière phrase fut suivie d’un petit sourire amical. Je la repoussais délicatement sur le côté en m’avançant tranquillement vers le jeune homme. Je l’attrapais par les vêtements en le soulevant de toutes mes forces.

« Quand à toi fils de bourge, soit je présenterais mes excuses directement à la vielle dame, soit je te donne le plus gros coup de poing que j’ai jamais réalisé. »

D’une voix calme toujours j’employais mes mots avec soins. Je le plaquais, tête contre le comptoir en regardant la vielle dame. D’un coup elle écarquillait les yeux. Pas que pour la violence effectuée, mais elle semblait me reconnaitre, elle me regardait comme un fantôme.

« Parle gamin. Tu voulais dire quoi à la gentille dame ? »

Je sentais en moi, ce sentiment malsain, je culpabilisais… Je faisais du mal à un humain en utilisant les pouvoirs d’Ika… Je passais donc pour un Renégat ? Trop tard de toute manière. Je devais finir ce que j’avais commencé. Je retenais fermement la tête du gosse en le tenant par les cheveux. Je devenais mauvais… Ika gagnait du terrain et je devais simplement me faire aider… Même si je devais faire des sacrifices. Le temps se faisait long et je perdais patience. J’invoquais mon épée dans ma main droite en la posant assez violemment devant les yeux du garçon.

« Je perds patience ! »

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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 30 Aoû 2013 - 13:59
Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'impression que quelque chose s'emparait de moi. Comme si j'étais une autre personne. Je regardais la fille qui me parlait mal et j'avais cette sensation de vouloir la tuer juste par envie. Non, excusez-moi, c'est normal. Une inconnue vous provoquant après avoir commis une faute, qui ne voudrais pas avoir des envies de meurtre ? Bon bah, pour qu'elle me lâchait, je me tournais vers la vielle pour m'apprêter à m'excuser, tandis qu'un autre essayer de calmer la bombe atomique. La pauvre, j'avais dû faire peur à la caissière, surtout que j'avais parlé dans une longue étrangère. Après un soupire, je commençai à dire en français:

Madame, je m'exc-

Mais une autre personne était là. C'était l'ado qui était devant la porte, celui qui avait l'air d'aller mal. Il semblait calme, mais je voyais dans ses yeux toute sa colère. Il attrapait par mes vêtements que je venais d'acheter et me porta dans les airs, faisant envolé mon chapeau qui tomba derrière lui. Je n'avais jamais vu une telle force en vrai, surtout venant d'un gamin comme lui. Était-il humain ? Je le regardais, ne montrant aucune peur. Il était vrai que j'étais effrayé à l'intérieur, mais comme disait ma mère, il était normal d'être terrifié dans un moment pareil. Il n'avait aucun honte à montrer sa peur. Mais, dans cette situation, il ne fallait pas penser à ce qu'on avait peur de l'inconnu. Mon père disait qu'il fallait montrer que je n'étais pas impressionné afin de prendre le contrôle de la situation. Ma main tremblait, mais je la serrais pour me retenir. Mes yeux étaient rivés sur le garçon et je le regardais en fronçant les sourcils. Ma bouche fermée, je serrais mes dents à l'intérieur.

« Quand à toi fils de bourge, soit je présenterais mes excuses directement à la vielle dame, soit je te donne le plus gros coup de poing que j’ai jamais réalisé. »

Fils de Bourge ? Cela me rendait hors de moi. Il ne me connaissait pas et il osait de me traiter fils de bourge ? J'étais peut-être riche, mais il ne savait rien de ma vie. J'écarquillais mes yeux, lui montrant ma colère. Il voulait jouer les héros, mais c'était complétement con ce qu'il faisait. Là, je serrais les poings pour contenir toute ma violence. La peur transformée en haine. Je n'aimais pas qu'on me nommait ainsi. Cela sonnait comme si j'étais un pur égoïste qui ne pensait qu'à lui et rien d'autre. J'avais commis une faute. Sauf que je n'allais pas me laisser faire. Je lui crachais dessus, sauf que c'était une erreur. Il me plaqua au comptoir, tenant mes cheveux. Je souffrais, mais je me retenais de crier. C'était la première fois que quelqu'un me faisait autant mal. Il avait une force surhumaine ou quoi ? La fille criait et avait fuit. Je crois qu'elle avait dit le mot "police". Elle voulait chercher les flics ? Je ne les aimais pas. Pas à cause de ce qui s'était passé avec mon père, mais parce que j'étais un rebelle et que j'avais déjà eu des problèmes avec eux, à Baltimore.

« Parle gamin. Tu voulais dire quoi à la gentille dame ? »

....Gamin ? GAMIN ? Il n'avait même pas mon âge et il osait m'appeler gamin ? C'était la goutte d'eau qui débordait le vase. Il pouvait me tuer, m'arracher les membres, me décapiter, me torturer ou autre, je ne ferais pas ce qu'il me dirait. Juste pour l'énerver comme il m'énervait. Les gens qui voulait se la péter à cause de leur force, je détestais ça. Je ne disais rien jusqu'à ce qu'il fit apparaitre une arme devant moi. Un katana. On aurait dit un vrai et j'avais un mauvais pressentiment. Je voulais bien soupirer mais bon. Je pris beaucoup de difficulté pour tourner la tête afin que je le vois bien dans les yeux.

Perd patience alors, tu ne m'as même pas laissé le temps de m'en placer une. J'étais sur le point de m'excuser avant que tu interviennes. Pour une personne qui a dit pas de violence car je peux porter plainte..... Si tu veux te la péter avec ta force, vas-y. S'en prendre au plus faible que toi montre que tu es un abruti. Tu n'es pas mieux que cette demoiselle, gamin.

Peut-être qu'il allait encore me faire du mal, mais je m'en fichais. J'avais l'habitude de me faire taper dessus par des gens de la rue, à Baltimore. Même à New York, les gens voyaient que j'étais riche et les voleurs voulaient me tabasser pour prendre mon porte-feuille. Heureusement que ma mère m'avait appris à me défendre sinon je ne saurais pas ce que j'allais devenir. Je savais qu'il y avait un point sensible et que si je le touchais, il allait me lâcher. Sauf que je m'étais juré de ne plus me battre. Quand je regardais son arme, je voyais le katana que ma mère m'avait offert. Le trésor de sa famille. Je savais comment l'utiliser. Bon, je n'allais pas en vouloir à l'autre gamin de m'avoir attaquer, il ne pensait pas à mal. Je ne voulais pas non plus mêler l'autre "beau gosse". Alors que je voulais me tourner, je ne masquais pas ma surprise de voir une ombre d'un colosse derrière le jeune homme.

ATTENTION DERRIÈRE !

Mais trop tard. Un coup de poing venu de derrière le "propulsa" vers le côté. Il avait dit qu'il était un champion de boxe et que donc il avait du plomb à la place des mains. Mais, il avait quand même une force phénoménale. Ce qui me libéra de son emprise, mais avec des mèches de cheveux en moins. Enfin, ce n'était pas important. Je reconnaissais ce gros gabarit. Bill, mon garde de corps. Et merde, comme il a fait pour me retrouver ? Il allait empirer la situation. Il avait sorti son flingue contre le jeune homme. Il était malade ce garde du corps ! Et d'où il sortait cette force ? Ce n'était pas seulement un champion de boxe là, cela dépassait l'entendement humain ! Même si j'étais énervé contre l'autre gamin, ce n'était pas une raison d'aller loin. Je m'interposai alors entre mon garde du corps et le garçon aux yeux bleus. Je ne savais pas pourquoi, mais mon instinct me disais de le protéger.

Qu'est ce que tu fais, gamin ? me demanda Bill.

Je te retourne la question. Pourquoi tu sors ton flingue ?

Quelle question, mon devoir est de te protéger. Il est normal de tuer ceux qui veulent te faire du mal.

Mais ce n'est pas trop exagéré là ? m'exclamai-je. Comment tu as fais pour me retrouver d'ailleurs ? Où est Karin ?

Dis celui qui s'est enfuis en cachette. C'était exactement pour empêcher ce genre de situation que je t'ai dis de ne pas quitter l’hôtel seul. Karin est dans la voiture. Et puis, ce n'était pas difficile de te retrouver, Aaron.

Aaron ? Mon nom est Sora, tu sais ?

Dans cette nouvelle vie, tu es Sora. Mais, ton âme reste celui d'Aaron, l'ange déchu. Et ce gamin qui a voulu te tuer est un apprenti dieu d'une académie.

Je ne comprend pas ce que tu dis. Tu délires mon vieux, vas prendre des médocs !

C'est la stricte vérité. Ce gamin que tu protège est un de mes ennemis. Un ennemi de la Guilde Noire.

Ça suffit ! Si tu veux qu'on rentre, d'accord, mais ne fais pas de mal ni au gamin, ni à la caissière, ni au...au garçon là.

Il m'inquiétais sérieusement là. Aaron, cette histoire d'apprenti dieu, on ne me l'avait jamais fais celle-là. Il en avait, de l'imagination. Il s'était drogué ou bu avant de venir ou quoi ? Pourquoi il me racontait ça ? Guilde Noire ? Alors que je m'apprêtais à sortir du magasin, Bill ne sortait pas. Il avait les yeux rivés vers le gamin. Ne m'avait-il pas écouter ou quoi ? Je sens que cette histoire allait mal finir. Je regardais l'autre jeune homme qui semblait être plus âgé que moi et être un compatriote. Il parlait l'anglais avec l'accent américain, sans doute un touriste en vacance lui aussi. J'avais peur qu'il soit blessé.


[Pas d'inquiétude, il y aura des explications à la suite]
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 30 Aoû 2013 - 17:17

La situation, relativement anodine, semblait dégénérer très vite. Pourtant à la base il s'agissait juste d'une boutique, d'un gamin un peu mal poli et d'une gamine qui se sentait l'âme d'une justicière spécialisée dans la défense du troisième âge. Peut-être que ça se serait bien passé si le premier garçon était resté calme. Mais non, il fallait bien qu'il se passe un truc bizarre. A croire que Zack les attirait depuis quelques temps... il vit le rouquin - ou le brun, difficile à définir précisément - tomber à genoux, l'air encore plus paumé qu'avant. Et un petit machin sombre apparaître devant lui. Ok... là c'était sûr, la zone était elle aussi sous le contrôle des extraterrestres ! Peut-être qu'ils l'avaient suivi... hum non, l'humain n'était pas assez paranoïaque pour se faire des films aussi gros. Il devait juste avoir la poisse, à croire qu'il avait épuisé sa dose de chance pour être tranquille jusqu'à maintenant.

Cela dit, ça ne l'aidait pas spécialement à savoir quoi faire, et la barrière de la langue n'était pas des plus pratiques. Enfin il semblait qu'il n'était pas spécialement au centre l'attention, car le rouquin se releva et préféra s'occuper de l'autre garçon et de la fille. Laquelle sembla capter qu'il valait mieux filer quand un début de bagarre fut lancé. Sage décision, sans doute. Zack fronça les sourcils, d'habitude il réagissait plus vite que ça, mais là son cerveau avait une période de latence pour comprendre ce qui se disait. Et encore, la moitié des mots avait le plus grand mal à trouver un équivalent anglais. Fils de... "bourgeuh" ? C'était quoi ça ? Sûrement une insulte, vu que le "fils" en question cracha en guise de réponse. La réaction ne se fit pas attendre, ouch, ça devait faire mal de se manger le comptoir comme ça.

Quel besoin d'utiliser tant de violence, franchement ? En plus il avait prétendu ne pas vouloir en user... enfin de la part d'un psychopathe et/ou suicidaire, il valait mieux ne rien attendre de logique. Extraterrestre ou pas. D'ailleurs, sortant un katana de nulle part - purée Zack voulait savoir faire pareil, c'est troooop la classe ! - il avait plus l'air décidé à décapiter le pauvre garçon qu'autre chose.

- Hem...

L'humain s'approcha du rouquin sur le côté pour lui reposer une main sur l'épaule, histoire d'attirer son attention, tout en cherchant ses mots en français à peu près correct.

- Hey, ça va, pas besoin d'être aussi... shit, c'est quoi le mot... violent je crois... pour si peu.

Ah pourquoi il avait choisi de venir en France ? Finalement il aurait mieux fait de rester à San Francisco ou au moins à Londres. Là il pouvait communiquer correctement et aurait bien mieux réussi à calmer tout ce petit monde. Peut-être qu'il aurait pu détendre un peu l'atmosphère avec une blague vaseuse. Ou faire comprendre au "fils de bourgeuh" - il faudrait vraiment qu'il trouve la définition du mot - qu'il ferait mieux de la jouer tête basse, au moins le temps de s'éloigner de la lame tranchante qui le menaçait. Mais non bien sûr, le jeunot sembla au contraire provoquer son assaillant. Zack comprit un peu mieux ses paroles, l'accent américain qu'il avait aider bien. Il n'était pas vraiment en tort, l'autre avait agi trop vite et trop fort. Mais bon c'était pas une raison pour qu'il se la joue lui aussi, surtout s'il n'était pas en mesure de tenir.

- C'est pas un peu fini ces childishness ? Soyez un peu adulte...

Zack tira un peu sur l'épaule du rouquin dans le but de l'éloigner un peu de l'autre, ce qui lui permit de voir arriver une armoire à glace géante juste derrière le gamin. Il eut à peine le temps de hausser un sourcil avant que la brute ne balance une magnifique droite à sa cible. Ouch... ça aussi ça devait bien faire mal, et il s'y connaissait en coups ! Étant à côté, l'humain rattrapa le pauvre garçon au katana afin de l'empêcher de s'étaler par terre et le maintint par les bras le temps qu'il se remette debout. L'armoire à glace quant à elle sortit un flingue, rien que ça, et semblait déterminée à en faire usage.

- Okeeeeey... relax ?

Non parce que bon, autant une petite bagarre, même avec un extraterrestre suicidaire/psychopathe, ça pouvait passer, autant si on sortait des armes à feu là c'était plus du jeu. Heureusement - ou pas, c'était pas sûr ça - le garçon à l'accent américain se plaça devant eux pour empêcher la brute de tirer. Apparemment ils se connaissaient, et ô joie, ô bonheur, ils parlaient en anglais ! Ya pas à dire, ça faisait un bien fou de comprendre tout ce qui se disait. Enfin... comprendre était un bien grand mot. Aaron, âme d'un ange déchu, apprenti-dieu, guilde noire... c'était pas si limpide que ça. De quoi il causait au juste le gros balèze ? D'ailleurs le gamin n'avait pas l'air de mieux comprendre que lui.

Par contre, le professeur captait parfaitement bien dans les regards et les mouvements que l'armoire à glace n'avait pas du tout envie de quitter tranquillement les lieux, et préférait faire sa fête au rouquin malgré les paroles de son protégé. Hum... bah de toute façon, quoi qu'il fasse il allait sûrement finir dans un sale état, alors autant tout tenter et il verrait bien. Il sera toujours temps plus tard de réfléchir à toute cette histoire bizarre. Ce fut à son tour de se placer entre le gorille et le rouquin, tranquillement, limite en sifflotant, et il fit un gros sourire au type armée.

- Je comprends pas tout, mais il me semble que nous sommes dans un pays où le meurtre est interdit. Alors si vous pouviez... hum... ranger tout ça hein... rho fuck, tu peux pas dire à ton gorille qu'au lieu de raconter des trucs bizarres il ferait mieux d'arrêter de pointer son flingue sur n'importe qui ? Je sais que c'est un peu excessif de menacer de couper la tête de quelqu'un pour une histoire de politesse mais bon ça l'est tout autant de vouloir lui tirer dessus. Et j'aimerais bien rentrer chez moi en un seul morceau ce soir.

Bien sûr Zack restait bien dans la ligne de mire de l'armoire à glace. Après tout, c'était lui l'adulte dans le tas, et il restait un professeur avec des principes : aider les gamins avant tout. Extraterrestres, suicidaires, psychopathes, ou autre, n'importe. Heureusement qu'Abygaïl n'était pas là... qu'est-ce qu'il prendrait sinon.


Spoiler:
 


Dernière édition par Zack Maxwell le Lun 2 Sep 2013 - 14:28, édité 1 fois
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 30 Aoû 2013 - 23:53
Acte trois

Perd patience alors, tu ne m'as même pas laissé le temps de m'en placer une. J'étais sur le point de m'excuser avant que tu interviennes. Pour une personne qui a dit pas de violence car je peux porter plainte..... Si tu veux te la péter avec ta force, vas-y. S'en prendre au plus faible que toi montre que tu es un abruti. Tu n'es pas mieux que cette demoiselle, gamin.

Je le regardais avec une certaine rage au fond. Mes yeux devinrent assez jaune dorés pour être menaçant. J’entendais la gamine de toute à l’heure appeler la police dans la rue mais je laissais mes yeux rivés dans les siens. Je sentais en lui une certaine ressemblance avec moi, avait-il un pouvoir lui aussi ? Ou peut-être un démon ? Je sentais Ika s’agiter au fond de moi, ce n’était pas que parce qu’il était à deux doigts de m’envelopper dans sa rage… Il ressentait quelque chose lui aussi… Je soupirais en fermant les yeux, je sentais une présence… Et alors il me cria dessus.

ATTENTION DERRIÈRE !

Je me prenais un coup pour m’écraser contre un mur, rentrant dedans en le cassant quelque peu... Je me tenais contre le mur sonné en sentant le garçon qui me prit par le bras pour me retenir de tomber. Je le regardais encore sonné et… A vrai dire ça m’avait aidé. Okay, le type était grand, il semblait assez fort et tout mais… Il était bien trop fort pour un humain. J’ouvrais un œil pour le regarder… C’était un type en costard, il semblait assez imposant. Mon katana disparu dans un éclat blanc alors qu’il était resté sur le comptoir. La vielle dame activa un bouton faisant ouvrir une porte. Juste derrière le poster de Batman. Elle laissa la porte entre-ouverte…

Dans cette nouvelle vie, tu es Sora. Mais, ton âme reste celui d'Aaron, l'ange déchu. Et ce gamin qui a voulu te tuer est un apprenti dieu d'une académie.

Je regardais devant moi en entendant cette phrase… Apprenti-dieu ? Ahah… Qu’elle blague. Et Aaron ? C’était son vrai nom ? Qu’importe… Je me redressais avec l’aide du second garçon. Je regardais le canon pointé sur moi. Je donnais donc un petit sourire en m’apprêtant à attaquer pour répliquer à son assaut de lâche. Avant même de pouvoir courir vers le crâne d’œuf, ce garçon aux cheveux d’encre de chine s’interposa juste devant moi déballant un discours.

- Je comprends pas tout, mais il me semble que nous sommes dans un pays où le meurtre est interdit. Alors si vous pouviez... hum... ranger tout ça hein... rho fuck, tu peux pas dire à ton gorille qu'au lieu de raconter des trucs bizarres en français il ferait mieux d'arrêter de pointer son flingue sur n'importe qui ? Je sais que c'est un peu excessif de menacer de couper la tête de quelqu'un pour une histoire de politesse mais bon ça l'est tout autant de vouloir lui tirer dessus. Et j'aimerais bien rentrer chez moi en un seul morceau ce soir.

Je fronçais les sourcils à la vue de cet imbécile… Imbécile mais courageux. Je fermais les yeux en souriant avant de le décaler sur la droite vers la porte.

« Ne t’embêtes pas l’ami. En face on a un Renégat. Le plus lâche de tous apparemment. » (anglais)

Il grogna un instant avant de se mettre en joue.

« Tu n’es que plus pitoyable derrière ton arme. Tu m’attaques par derrière… ou c’est peut être car tu as les boules… Tu sais que tu as un pouvoir à la con et tu n’oses pas te ridiculiser en l’utilisant… » (anglais)

J’attrapais sur une étagère une sorte de boomerang.

« Mais ce n’est pas grave, ne t’embêtes plus… De toute façon, tu as déjà perdu. » (anglais)

Je lui lançais le boomerang dans la tête pour le voir reculer. Je fonçais maintenant dessus à toute vitesse pour lui coller mon poing dans les dents mais au même moment, sa peau se changea en métal dur. Je reculais, ma main en avait pris un coup… Il me donna un coup de poing dans le ventre et m’envoya à travers tous le magasin pour atterrir dans la rue. Je tombais sur le dos, les éclats de verre autour de moi… Je me relevais en le regardant aller dans la rue pour se mettre en position de combat. Je soupirais en me relevant pour observer l’homme. J’enlevais les derniers éclats de verre avec le revers de ma main pour finalement le fixer.

« Bien. Ton pouvoir est sympa. J’aimerais bien te le piquer. Je t’explose, je te livre à la police et on serra quitte. » (anglais)

Battle Theme

Il fonça une nouvelle fois sur moi ! J’esquivais donc naturellement en passant au-dessus de lui donnant un coup dans le dos ! Je retombais sur mes pieds comme un chat agile pour le regarder. Il me donna quelques coups formant un combo en direction de mon torse. J’encaissais la plupart des coups en utilisant des parades qui me fatiguaient assez rapidement. Il finissait donc ses multiples coups par un uppercut pour me projeter au final avec un coup de pied dans le magasin. Je tombais à terre sur le ventre et je n’avais plus de force… Je le regardais s’approcher et je ne savais plus quoi faire…
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Sam 31 Aoû 2013 - 13:55
- Je comprends pas tout, mais il me semble que nous sommes dans un pays où le meurtre est interdit. Alors si vous pouviez... hum... ranger tout ça hein... rho fuck, tu peux pas dire à ton gorille qu'au lieu de raconter des trucs bizarres en français il ferait mieux d'arrêter de pointer son flingue sur n'importe qui ? Je sais que c'est un peu excessif de menacer de couper la tête de quelqu'un pour une histoire de politesse mais bon ça l'est tout autant de vouloir lui tirer dessus. Et j'aimerais bien rentrer chez moi en un seul morceau ce soir.

J'en étais sûr. C'était un touriste américain. Et j'étais d'accord avec lui. Bill exagérait la chose. Ce gamin m'avait juste menacer de me décapiter et mon garde du corps voulait le tuer pour ça. En fait, ce qui était bizarre, c'était ce qu'il racontait. Guilde Noire, Aaron, ange déchu..... Dans ma tête, cela me semblait n'importe quoi, mais dans mon âme.... Le nom Aaron me semblait familier. Comme si ce n'était pas la première fois qu'on m'appelait ainsi. Non, non, mon nom était Sora Anderson. J'étais le fils de Jack et Kumiko Anderson et le frère de Karin et, même si l'idée ne me plaisait pas, Arthur Anderson. Alors que j'allais répondre à mon compatriote américain, le gamin se relevait. Il parlait de Renégat. Il semblait comprendre l'histoire de Bill. Et si tout était vrai ? Non, c'était impossible. Pendant que le garçon aux cheveux châtains faisait son speach, Karin entra dans le magasin, à mon grand désespoir.

Onii-chan ! Qu'est ce qui se passe ?! s'exclamait-elle.

Karin, ne reste pas là !

Je savais que ce qui allait se passer aller devenir trop violente pour elle, qui n'a que quatorze ans. Elle était trop jeune et trop sensible pour être témoin de cette scène. Du moins, j'avais le pressentiment qu'on allait assisté à quelque chose d'anormal. Et ce fut le cas. Bill avait changé sa peau en métal et il avait envoyé baladé le gamin à l'autre bout du magasin. Mon garde du corps - je ne savais pas si je pouvais encore le nommer ainsi - alla le rejoindre pour continuer le combat.  J'allais vers l'autre jeune homme américain qui avait l'air d'être sympa. En anglais, je lui demandais :

Est-ce que ça va ? Si tu veux mon avis, on ne devrait pas tarder ici. Prenons la voiture qui se trouve en face, les flics ne vont pas tarder à arriver avec tout ça ! Viens aussi Karin et reste près de moi ! Je me retournais vers la vielle dame en parlant en français : Vous aussi, madame. Venez !

Tout de suite, je courrais avec ma sœur dehors, en espérant que l'homme du magasin nous suivis. Après, j'espérais que les clés étaient toujours dans la voiture. Je pouvais toujours prendre quelque chose pour casser les vitres afin de déverrouillé les portes pour que l'on puisse rentrer. Ensuite, la deuxième question était : qui va conduire ? Cependant, une sorte de mini-météorite tomba sur la bagnole et la détruisit. Non, je rêvais là. C'était Bill ! Il avait un frère jumeau ou quoi ? Je me mettais devant la vielle et ma sœur, comme si j'étais en position de les protéger.

Vous ne vous échapperez pas, humains !

Changement de Narration : 3e personne - Point de vue Omniprésent.

En dehors du magasin, dans une ruelle vide de la belle ville de Paris - qui n'était pas si belle que ça si on y vivait à cause des loyers coûtant chers, des problèmes de métro qui retardaient ceux qui voulaient aller travailler, les embouteillages et j'en passe - le jeune Ritsu, l'ex apprenti dieu possédé par un Dieu Égyptien, Ika, fils de Lakuza Kay, fils spirituel de Rain Sinclaire et fils adoptif de Sibylle A. Ethellan, qui était en réalité la cousine de l'amour du jeune Ritsu, Kate A. Hawkins, et donc la descendante du professeur de sport de la Deus Académia, l'apprenti dieu de la dévotion, Alexander Urmanis. Il était face à un Renégat qui se fait nommé Bill. Mais, son vrai nom était Simon. Le jeune Ritsu ne savait pas encore qu'il affrontait un simple avatar. Ce dernier prit alors son petit corps par la tête, avec un sourire sadique.

Un lâche ? Dans une guerre, tout est permis. Mon pouvoir "à la con" t'as vaincu, je n'ose pas ressentir la honte que tu as. Tu fais pitié, gamin.

Il le jeta comme une poubelle contre le mur. Il voulait s'amuser avec Ritsu, sauf qu'il était là pour l'occuper. En effet, Simon avait pu deviner qu'il était un apprenti dieu à cause de l'envie suicidaire de celui-ci, qui avait sorti ses ailes et avait utilisé ses pouvoirs en public. En clair, l'avatar n'était qu'un appât pour attirer Ritsu ailleurs. Dommage qu'il ne l'avait par remarquer avant. L'avatar se déplaça vers le jeune ex apprenti dieu et lui plaça des coups de pied dans le ventre.

Tu n'es pas celui qui nous intéresse. Tu es faible, tout comme ces crétins servant aveuglément Deus. Tous autant qu'ils sont méritent la mort. Si Aaron nous rejoint, nos chances de victoire augmenteront ! Tu n'es rien à côté de lui, tu n'es qu'un gamin merdeux se croyant fort ! Un lâche ayant abusé de ses pouvoirs sur un jeune humain ! Tu serais un bon candidat pour la guilde noire, dommage que tu m'es énervé pour mériter la mort !

Il piétinait la tête de Ritsu, profitant de sa faiblesse. Était-il un lâche ? Peut-être, mais il était sans pitié. Ce genre de chose ne signifiait rien pour lui. Alors, qu'allait-il faire ? Ritsu s'en tira-t-il avec un miracle ? Vous saurez la suite ...


[HRP : Bill (ou plutôt Simon) est Lvl 15 avec comme DD le Corps et pouvoir commun Avatar Divin et Transformation. Vous inquiétez pas, le but est de le tuer donc faut faire preuve d'imagination pour montrer que les humains ne sont pas inutiles et tout et tout :PZack, je te laisse le choix de rejoindre Ritsu ou d'être avec Sora :)Un sacré dilemme XD Et ne croyez pas à l'histoire du "nos chances augmenteront", l'avatar à son propre caractère et il est fou ! Et Ritsu évite de contrôler les PNJ des autres la prochaine fois :P Vous pouvez voir le physique de Karin ici : image]
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Lun 2 Sep 2013 - 15:13

Apparemment tout le monde parlait anglais ici finalement. Le rouquin avec un méchant accent français qui faisait peur, certes, mais anglais quand même. Et puis il était mal placé pour critiquer, lui-même massacrant la langue de Molière. Au moins, ça allait lui simplifier la vie et peut-être l'aider à empêcher une pagaille monstrueuse. Ou pas. Celui qu'il protégeait vaguement parla de renégat... ? Le mot lui disait quelque chose... il lui semblait l'avoir entendu l'autre jour au commissariat et... non, pas penser à ça. Cet épisode ne lui plaisait guère, et était encore trop récent pour qu'il ait réussi à le digérer. Trop de morts... trop d'horreurs... pour l'heure, il avait tout refoulé dans un coin de sa tête et ne s'y pencherait qu'une fois qu'il s'en sentirait la force. Ce n'était qu'un humain parmi d'autres, et il n'était pas plus préparé à affronter la mort d'amis que ses semblables. Mais s'il y avait un lien entre la situation présente et l'autre... ça craignait. Un max.

- Heureusement que la princesse n'est pas là...

Mi-soupir mi-plaisanterie qu'il ne lança à personne en particulier. De toute façon il était probablement le seul à comprendre ce qu'il venait de dire, et ce n'était pas important. Ce qui l'était en revanche c'était la baston qui se profilait à l'horizon beaucoup trop vite à son goût. Le rouquin n'avait pas l'air de vouloir calmer la situation, au contraire, il relança la bataille. Bon sang... c'est quoi ces gamins qui veulent toujours se fighter ? Finalement, renégats, dieux ou allez savoir quoi, ça ne changeait rien : ça restait des mioches avides de combat.

Le problème, c'est qu'autant au lycée l'humain pouvait facilement gérer la situation, autant là... Il avait beau être costaud et savoir se battre un minimum à mains nues, il ne faisait clairement pas le poids à côté de ces deux-là. Il n'était pas capable de faire voler un type à travers tout un magasin pour atterrir dans la rue en embarquant la moitié de la vitrine. L'armoire à glace si. Et pas besoin d'être intelligent pour comprendre que c'était PAS normal. De même que sa... peau qui se changea en... what the fuck ? Bordel. Sans parler des mouvements du rouquin, bien trop rapides pour être possibles.

- Je vais faire une overdose d'extraterrestres...

Histoire d'en rajouter une couche, une gamine débarqua à son tour dans le magasin. Elle ressemblait beaucoup à l'autre américain, et apparemment ils se connaissaient. Sans doute une petite soeur ou une cousine. Et ça craignait qu'elle débarque, vu la situation ça risquait fort de lui retomber dessus. Ca faisait trop de monde à aider là, stooooooop, mettez tout sur pause, yen a maaaaarre ! Le "fils de bourge" s'approcha de lui pour lui proposer de s'enfuir... ? Ca, c'était bien mal le connaître, mais on ne pouvait pas en vouloir à l'autre, puisqu'ils ne s'étaient jamais vus auparavant. Zack secoua la tête.

- Ca va, et je suis tout à fait d'accord. Occupe-toi des dames, je me charge des extraterrestres !

Le tout dit d'un ton enjoué qui n'avait rien à voir avec la situation pourtant loin d'être sympathique. Que le gamin file avec la vieille et sa soeur/cousine/autre, ça ferait ça de moins à gérer. Le professeur recula un instant pour éviter de se manger le rouquin qui repassait dans le magasin, à croire qu'il aimait les vols planés celui-là, et revint à l'armoire à glace. Celui-ci était totalement concentré sur le rouquin, ce qui était presque un peu vexant. Genre Zack n'était pas une menace !

...

Bon ok, il n'était PAS une menace, c'est sûr. Mais ce n'était pas pour autant qu'il ne pouvait rien faire. La force brute ne marcherait pas, il était bien inférieur à ce type, alors il fallait ruser. Autant le professeur était du genre à foncer dans le tas et réfléchir après, autant quand il voyait que ça ne servirait à rien il pouvait faire preuve d'une bonne imagination. Et ce n'était pas le matos qui manquait dans cette boutique. Ignorant ce qui se passait dehors, pensant que l'autre gamin, la vieille et la petite seraient vite en sécurité, il chercha quoi utiliser pour aider le rouquin.

Il y avait beaucoup d'armes, la plupart de collection, et des rayons spécialisés dans les super héros, puisque c'était le thème du moment. L'humain savait un peu manier le bokun pour en donner quelques cours pendant la pause déjeuner, en option, mais ça s'arrêtait là. Il ne savait pas tirer, à part à l'arc, et il ne comptait pas faire vraiment de mal au gorille, non. Il voulait juste le mettre ko le temps que la police arrive et... et quoi au juste ? Se refasse massacrer, comme l'autre fois... ? Il avait bien vu ce que ça donnait... mais que pouvait-il faire alors ? Tuer ? Hors de question. Il n'en était pas capable de toute façon. Essayer d'appeler la princesse ? Il ignorait comment faire et n'était pas sûr que ça fonctionne... laisser le rouquin gérer ? Il le tuerait probablement, et c'était tout autant hors de question. Quel casse-tête...

Bon un problème à la fois. D'abord trouver quelque chose pour calmer l'armoire. Parmi les gadgets de Batman, le regard bleuté de Zack tomba sur un taser tout simple. Comme si la chauve-souris utilisait ça ! Quelle honte ! Enfin c'était du business, et ça pouvait faire l'affaire. Récupérant l'arme, il vérifia qu'il y avait bien de quoi l'alimenter, merci les copains flics qui lui avaient montré comment ça marchait, au cas où, et il revint au duo de choc. Le pauvre rouquin se faisait littéralement piétiner, il n'avait pas de super pouvoirs ? A moins qu'il soit en low battery, qui sait.

Peu importe. L'humain profita que le gorille était totalement occupé avec sa proie pour se faufiler derrière lui et... bzzzzzzzzz ! Lui fila un coup de taser dans le cou, là où la peau n'était pas devenue métallique - pas chercher à comprendre comment le gars faisait ça.

- J'ai dit "relax" !

Zack avait mis l'intensité de l'arme au maximum, vu ce que ce type arrivait à faire il ne devait pas risquer de le tuer avec ça. Juste le sonner, ça serait suffisant. Enfin... à condition que le gorille y soit sensible. Mais bon il n'avait pas de meilleure idée dans le peu de temps qu'on lui avait donné. Restait à voir si ça marchait ou si ça n'allait faire qu'énerver la brute. Remarque si le garde du corps reportait son attention sur lui, ça laisserait peut-être la possibilité au gamin de filer.

C'était vraiment des vacances de merde...
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 6 Sep 2013 - 16:07
Acte quatre

Le corps au sol… Je sentais les débris me torturer les abdos… Ah… Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça ? Etre plus faible que cette sous merde à perruque… J’essayais donc de me soulever mais il posa son pied sur ma tête. Du sang sortait de mes gencives pour finir sur le sol poussiéreux.

Tu n'es pas celui qui nous intéresse. Tu es faible, tout comme ces crétins servant aveuglément Deus. Tous autant qu'ils sont méritent la mort. Si Aaron nous rejoint, nos chances de victoire augmenteront ! Tu n'es rien à côté de lui, tu n'es qu'un gamin merdeux se croyant fort ! Un lâche ayant abusé de ses pouvoirs sur un jeune humain ! Tu serais un bon candidat pour la guilde noire, dommage que tu m'es énervé pour mériter la mort !

Je retenais mes cris de souffrance derrière mes dents, ne sachant plus quoi faire pour éviter la catastrophe… Là c’était plus pareil. Deus m’avait complètement abandonné… J’étais seul et justement, Ika pouvait m’aider. Je puisais mes dernières forces dans mon poing pour former une orbe de puissance encore plus grosse que la précédente… J’essayais de me dégager de toute mes forces mais en vain ! C’est alors que je l’entendis crier de toutes ses forces en relâchant son pied de ma tête en manquant de tomber en avant.

- J'ai dit "relax" !

Je me redressais en le regardant se tortiller dans tous les sens… Dans sa nuque ! Oui, là ! Il n’avait pas recouvert sans doute par manque de maitrise de son pouvoir… Je devais l’achever ! Au moins avec ma puissance… Je fonçais sur lui pour taper l’orbe contre sa nuque en l’envoyant contre le mur, le détruisant comme un château de cartes… Je tombais à genoux, essoufflé de ce combat, complètement épuisé oui… La vielle dame cachée derrière la porte du fond nous fis signe.

« Les enfants ! Suivez-moi ! Vous vous êtes suffisamment prouvé votre force ! Les policiers ne devraient pas trop trainer ! Toi, avec les ailes ! Viens ! »

Je regardais mon partenaire avec l’arme électrique d’une façon froide. Je me relevais pour me mettre exactement devant lui, très proche en lui tenant l’épaule.

« Merci. Tu m’as sauvé la vie et je t’en serais éternellement reconnaissant. Tu peux partir avec ce garçon ou avec moi. Vous pouvez tous les deux venir mais je vous le déconseille. Si vous me suivez, vous accepterez d’affronter des choses qu’on ne voit que dans des mangas, que dans des comics, que dans des films de « SF ». Vous avez le choix, ce choix en tout cas, décidera de la suite de votre vie. »

Je remettais ma veste humblement avant de suivre la vielle dame qui tenait la porte au deux autres.

« Vite les garçons ! Faites un choix où le bougre se réveillera ! »

Je me retrouvais donc dans une pièce assez petite, donnant sur un escalier. Je descendais celui-ci en entendant les sirènes de police… Je ne perdais pas de temps et je découvrais au sous-sol une gigantesque salle avec tout un tas de choses électroniques… Mais où j’étais encore tombé ?


[HRP : Bien, je pense que je vais tout d'abord m'excuser de vous avoir fait attendre pour finalement un post aussi pitoyable que possible mais c'est parce que tout simplement, je suis occupé IRL avec des trucs qui vous concerne absolument pas et dont de toute manière, vous vous en foutez surement. Donc je vous laisse un dernier post pour savoir ce qui va se passer pour vous par rapport à moi (si vous entrez dans le sous-sol pour suivre Ritsu ou pas). Sinon j'ai été plutôt déçu de mon rp et c'est à cause de moi uniquement car j'ai pas pu aller là où je voulais vraiment en venir. En tout cas, on a montré que les humains ne valaient pas rien dans ce rp. Donc merci à vous pour ce rp.~]
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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 13 Sep 2013 - 13:00

Youhou un truc qui marchait ! Zack en aurait presque fait une petite danse de la victoire, s'il en risquait pas sa peau de petit humain dans tout ce bordel. Sa décharge fit mouche, l'armoire à glace hurla et se redressa brusquement. Le professeur recula vite pour éviter de se manger un coup mal placé et laissa le soin au rouquin de l'achever. Ouch, ça devait faire mal ça... mais ça ne l'empêchait pas d'être dans un sale état. Comme quoi, les extraterrestres aussi n'étaient pas invincibles.

Zack haussa un sourcil en voyant la vieille dame qui tenait la boutique leur faire des signes. Etait-il le seul à être étonné de rencontrer ENCORE des types dotés de capacités extraordinaires dans ce bas monde... ? Certes, la princesse lui avait expliqué autant que possible, mais il avait rangé toutes ces informations dans un coin de sa tête pour les traiter plus tard, incapable à l'heure actuelle de comprendre un truc aussi énorme. Alors la vieille dame qui semblait trouver tout ça tout à fait normal... ça le dépassait le pauvre.

- Les enfants ? Hey je suis pas si petit que ça moi !

Il se devait de le préciser, non mais oh. Et puis relever les trucs inutiles comme ça l'aidait à ne pas perdre la tête. Il tourna le son regard très clair vers le rouquin, qui n'avait pas l'air aussi reconnaissant que ses paroles le laissaient supposer. Enfin vu ce qu'il semblait être, c'était sûrement normal, allez savoir. L'humain haussa les épaules en rigolant.

- Bah, c'est normal, j'allais pas laisser un robocop massacrer quelqu'un sans rien faire voyons.

Affronter des trucs qu'on ne voit que dans les films et autres trucs fantastiques ? Heu... là comme ça, non, Zack n'était pas du tout tenté par la chose. Autant c'était un gros curieux, autant maintenant il n'avait pas très envie de se retrouver encore dans un massacre. Julie... Jayce... et tous ceux du commissariat... ça lui avait amplement suffi. Et de toute façon, si défendre quelqu'un était dans sa nature, l'accompagner pour rejoindre les problèmes non. Le professeur aidait quand quelqu'un en avait besoin dans l'immédiat, quand il voyait quelqu'un dans les ennuis ou se faire agresser. Mais il ne l'accompagnait pas au devant des agresseurs. Il ne réagissait que dans l'instant présent, il ne faisait pas de plan particulier pour l'avenir.

Et puis, il était loin d'une situation normale. Il ne s'agissait pas d'un adolescent timide qui n'osait pas aborder une fille, non. Là il avait un... comment avait dit la princesse déjà ? Oh peu importe, un extraterrestre, c'est très bien comme appellation. Donc il avait un extraterrestre capable de faire il ne savait quoi, probablement d'en attirer d'autres pour se castagner. Aider quelqu'un en danger, ok. Participer à une espèce de règlement de comptes ou allez savoir quoi, non. Il n'avait pas les moyens de faire grand chose dans toute cette pagaille. Il préférait rester chez les humains et continuer à les protéger du mieux qu'il pouvait, dans un monde normal ou autant que possible.

- Ton invitation est sympa, mais je passe mon tour, j'ai pas trop le niveau j'crois ! Essaye de pas trop foncer dans les ennuis, c'est jamais très bon. Et le suicide, ça pue, promis !

Il ne pouvait guère faire mieux pour aider un tant soit peu ce gamin. Et il n'avait guère le temps de discuter plus amplement. Enfin... est-ce qu'un extraterrestre a besoin d'aide ? Allez savoir. Lui en tout cas avait surtout besoin de repos et de VRAIES vacances. Laissant le gamin suivre la vieille il ne savait où, Zack sortit de la boutique en contournant l'armoire à glace sonnée. Dehors quelques badauds commençaient à s'approcher, curieux. L'autre gamin était partie avec la fille, et quelques sirènes retentissaient dans la ville, s'approchant rapidement. N'ayant guère envie de papoter avec les flics - ses potes ça allait, ceux des autres pays nettement moins - l'américain ne perdit pas de temps et fila se planquer dans le métro, prenant une destination au hasard.

Quelles vacances... était-ce le destin qui lui envoyait toute cette pagaille ? Parce qu'il avait plus ou moins fui ce qui s'était passé au commissariat ? Allez savoir... peut-être était-il temps qu'il revienne sérieusement sur ces évènements, qu'il accepte et affronte la douleur d'avoir du des amis mourir devant lui.

Comme c'est chouette la France pour les vacances... ahah !


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Re: Chapitre II : Existence futile et désespérante. - Ven 13 Sep 2013 - 22:01

Un rp sympathique, plein d'action. Attention les yeux, les garçons se déchainent. Enfin, pour des vacances, Zack à pas tirer le gros lot. Mais le point de vue est intéressant car du coup, chacun fait son chemin, évoluant différemment. J'ai bien aimé vous lire, hésitez pas à recommencer.

Ritsu :  295 xps
Sora :  275 xps
Zack :  350 xps

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Chapitre II : Existence futile et désespérante.
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