Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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The teacher is high. [PV Rain]

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The teacher is high. [PV Rain] - Jeu 15 Aoû 2013 - 16:18
Que voilà un beau verger, jamais de ma vie je n'avais vu autant d'abricots. Un lieu en somme idéal pour une bonne promenade en cet après midi ensoleillé. Surtout que j'en avais gros sur la patate, comment dire cela ? Le lendemain, je commençais enfin les cours. J'étais ici depuis deux petites semaines et mon temps d'adaptation était terminé. J'allais devoir attaquer les choses sérieuses, prendre le taureau par les cornes, me remonter les manches, etc. Autant vous dire que ce jour là, même si mon premier cours était à 8 heures le lendemain, je n'avais toujours pas la moindre foutue idée du comment j'allais donner un cours. Je n'avais eu que deux expériences en la matière, à l'armée et dans la police.

L'armée tout d'abord, pendant quelques années j'avais été lieutenant instructeur à la US Marine Corps Recruiting proche de Chicago. C'était des jeunes entre 18 et 22 ans qui nous rejoignaient pour devenir des soldats. J'étais à peine plus vieux qu'eux, 28 ans à l'époque, après avoir barouder un peu partout dans les coins dangereux de ce monde. Ces gamins là étaient des têtes brûlées, ils croyaient devenir des héros à la seconde même où on leur mettait un flingue entre les mains. Croyez moi, il a fallu en corriger plus d'un autant physiquement que mentalement. Je me souviens à ce titre d'un jeune, la vingtaine, ancien joueur de football, un dénommé Patrick Ashbee. C'était peu avant la fin de ma carrière dans l'armée. Il m'avait craché au visage un jour où je lui avais dit que son arme était mal montée. Il était l'archétype même du gamin à qui on avait dit toute sa vie qu'il était beau, grand et fort. Le genre débile dans les études mais qui avait décroché ses diplômes grâce à sa carrière dans le football. Bien entendu avec moi il n'allait pas rester le cul dans le confit toute sa vie.

Ce jour là il avait écopé d'une punition assez importante, mais ça ne l'avait pas empêché de récidiver une nouvelle fois un mois plus tard. Pour prouver sa soi-disant supériorité à ses compagnons, il avait mis une sacrée branlée à Lionel Decoy, une jeune recrue, pendant un match de boxe. Lionel est rentré chez lui après, et pour ce que j'en sais à passer un bon moment à manger avec une paille avant de se faire poser un dentier. C'était plus que je ne pouvais en supporter. Le jour de leur examen de combat au corps à corps, je l'ai choisi personnellement pour le tester. Devant le jury, et devant tous ses fameux potes, je lui ai mis la pire dérouillée de sa vie. Patrick Ashbee est parti à l'infirmerie avec de multiples contusions, un bras cassé et trois côtes dans le sac. Après ça j’avais délivré un speech, un truc du genre "Ça lui servira de leçon, il n'avait pas à faire de mal à Lionel comme ça, les Marines doivent se serrer les coudes !".

Tout ça pour dire que je ne pouvais pas traiter les élèves d'ici de la même manière. Peut-être mon expérience dans la police pouvait être plus utile. J'y ai passé beaucoup de temps à former de jeunes hommes qui envisageaient la possibilité de devenir, tout comme moi, des profiler. Mais bon, ici je n'allais pas remplir le cerveau des étudiants avec de la psychologie criminelle. Non, il fallait que j'étende mes domaines d'études, et pour ça j'allais replonger dans mes années d'apprentissage de la psychologie en générale. J'avais encore de bons souvenirs de cette matière, mais je savais que j'aurais besoin de revoir quelques petites choses. La bibliothèque du coin allait certainement m'y aider grandement. Je songeais aussi à m'intéresser à la sociologie, parler de la psychologie des sociétés à des potentiels futurs dieux serait certainement très utile.

Quoiqu'il en soit ce genre de pensées me tournait dans la tête tandis que je promenais en ce lieu. Le jardin des abricots, un nom plus que charmant et qui lui seyait à merveille. Bon certes, cela me filait un affreux mal de crânes. A cause de mon hypersensibilité j'avais le nez rempli d'odeurs diverses et variées. Cela allait de l'odeur de l'herbe encore légèrement humide, en passant par l'odeur du bois, pour finir par celle des fameux fruits. Et encore ce n'était qu'un résumé autrement j'aurais pus passer deux bonnes heures à vous conter les odeurs m'arrivant sauvagement dans les narines. Et encore vous avez de la chance, je ne vous parle pas du ballet de couleurs qui me faisaient littéralement exploser les yeux. L'endroit était charmant certes, mais je ne comptais y rester trop longtemps sinon j'allais haïr pour toujours la couleur orangée de ces abricots.

Pourtant je devais être masochiste, j'attrapais l'un de ces abricots et le portait à ma bouche et en mordait une bouchée. Je ne vous dis pas l'explosion de saveur et de sensations. Je sentais la peau légèrement duveteuse, la sensation du fruit qui s'écrasait sous ma dent, le coté sucré et acides du fruit dans ses moindres facettes. Bien entendu, ça rajouta dans mon esprit une tonne d'informations que je ne pouvais pas gérer, me collant une migraine monumentale. Tout ça pour quoi, que le fruit n'était pas si bon que ça. Mais pour le principe je le mangeais jusqu'au bout. Le tout avant de m'asseoir sur un petit banc tout proche et de me masser les tempes. Une autre chose s'ajouta, même si c'était extrêmement discret, depuis quelques minutes j'entendais quelqu'un s'approcher. Et vu la barre en travers de la tronche que je me tapais, chacun de ses pas sonnaient comme des coups de gong dans mes oreilles...
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Re: The teacher is high. [PV Rain] - Ven 16 Aoû 2013 - 10:32
C'était ainsi que fonctionnait son nouveau boulot, à peine ses plaies refermées qu'elle s'y remettait. Au fond, sa nouvelle vie n'avait pas tellement changé de la précédente. Dormir, partir en mission, rédiger des rapports, encore dormir, et éventuellement, de temps en temps, se nourrir. La différence résidait essentiellement au fait que tout cela était les conséquences de ses propres choix. Désormais elle avait une conscience, une volonté propre, et même si on ne pouvait changer ce que l'on était du jour au lendemain, elle avait à présent un objectif, voire même plusieurs. Avoir un rêve... Être seulement capable de rêver, que désirer de plus pour une arme vivante ?

Assise à une des tables de la terrasse qu'offrait la cafétéria, Rain observait d'un œil sceptique la pâtisserie qu'elle tenait en main. Pourtant, dans le livre qu'elle tenait de l'autre, ce cookie avait l'air plus grand, et plus coloré. Est-ce qu'elle allait être capable de reproduire cela ou le résultat sera-t-il plus proche de la pauvre réplique logée entre ses doigts ? Depuis qu'on l'avait assignée en aide-cuisinière, elle, professeur de combat n'ayant jamais touché à une casserole de sa vie, une idée avait germé dans sa tête. Son fils de cœur, Ritsu Kay, raffolait de ces pâtisseries nommées cookies. À défaut d'aimer les sucreries et de pouvoir en manger à tous les coups pour lui faire plaisir, il lui était venu à l'esprit de lui en cuisiner. Oui, la folle idée que voilà. Elle avait déjà pu démontrer ses talents en matière de cuisine en massacrant des pommes de terre et en intoxicant la moitié des invités au banquet du Solstice avec sa salade, mais malgré ces échecs, elle voulait tenter. Il fallait bien faire un cadeau à ce gosse, elle en donnait si peu. En même temps, elle n'avait jamais eu beaucoup à donner.

Maintenant, l'important n'était pas ce que l'on avait à offrir mais ce que l'on était prêt à offrir. Et en choisissant cette voie dangereuse qu'était celle d'un agent infiltré, elle avait bien choisi d'offrir tout ce qu'elle avait. Dignité, parce qu'il lui avait fallu se salir les mains pour se faire accepter au sein de l'organisation avec un minimum de crédit. Fierté, parce qu'elle avait dû obéir à des ordres donnés par ses ennemis. En somme, les deux choses qu'elle s'était persuadée d'avoir alors qu'elle n'était, en soi, qu'une arme vivante. Mais sa renaissance lui avait offert bien plus qu'une deuxième vie. Tôt ou tard, elle le savait, viendrait le temps pour elle de rendre ce dû.

Beaucoup de dieux en devenir autour d'elle croyait dur comme fer qu'ils étaient désormais immortels, mais il y avait tellement de choses, tellement de choses qui étaient pires que la mort. Et en ces cas-là, ils regretteraient d'être aussi résistants à celle-ci. Lorsque l'on connaissait les avenirs bien sombres que nous promettait le destin, soit on décidait de déprimer et de semer la mauvaise humeur autour de nous, que ce soit de manière active ou passive, soit on décidait de profiter des jours présents afin de ne rien regretter au moment venu. Pour sa part, Rain appartenait plutôt à la dernière catégorie, même si, entre les problèmes de santé liés à son domaine divin, sa grande quantité de travail et la découverte de certains secrets difficiles à avaler, elle avait du mal à profiter pleinement de ses journées.

Ce matin-là, elle avait décidé de flâner à la cafétéria parce que pour une fois, elle avait la matinée pour elle, alors autant en profiter. Alors trêve de réflexions inutiles, et au travail ! Enfin... à la cuisine. Avant cela, elle se devait de retenir le goût qu'un cookie était censé procurer, histoire d'avoir un repère pour savoir si ce qui sortira du four sera comestible. La jeune femme prit donc une bouchée de la pâtisserie. Erk, décidément, elle détestait les sucreries. Non, sérieusement, comment Ritsu pouvait aimer ça ? Ce qu'il appelait chocolat collait, tout comme la pâte en fait, et ce goût sucré provoquait la nausée. Bon, à partir de là, il serait difficile pour elle de savoir ce qui serait réussi ou non...

Il lui faudrait un testeur le moment venu.

...

Vers midi, la rosée matinale n'était plus qu'un lointain souvenir, quand bien même l'herbe n'était pas encore totalement déchargée de son humidité. Rain s'extirpa de la cuisine à pas de loup. Eh oui, la cuisine. Encore entière cela dit ! Un miracle. Enfin, vu de l'extérieur, elle était intacte, mais attendez qu'un cuisinier se pointe. Heureusement que ce n'était pas la cuisine de la cafétéria, beaucoup trop fréquentée pour qu'on la laisse manquer de provoquer la fin du monde. Sa bêtise ne restera toutefois pas longtemps inaperçue, il n'était pas rares que l'on fasse appel à des petites cuisines en renfort lorsque les couverts manquaient par exemple. Enfin, toujours est-il que jusqu'à présent, l'enseignante ne s'était pas encore fait prendre, et tant mieux, car si cela venait à se faire, elle n'aurait pas beaucoup d'arguments pour se défendre. Et pour cause, de la farine de la tête aux pieds, ça n'aiderait certainement pas à prouver que la cuisine s'était saccagée toute seule.

Elle marcha sur une centaine de mètres sans rencontrer personne, avec comme idée de choper le premier venu et de lui proposer de goûter les cookies faits maison contenus dans le récipient en acier inox qu'elle tenait en mains. Seulement voilà, lorsqu'un groupe d'élèves se pointa, Rain ne sut comment les aborder pour ce faire et essuya plusieurs regards insistants auxquels elle ne prêta pas attention. Plusieurs occasions de ce genre se présentèrent sans qu'elle ne parvienne à se décider. Qu'est-ce qui lui arrivait tout à coup ? D'habitude c'était l'assurance qui la caractérisait et là, elle avait juste envie d'aller se planquer sous une couette. Pourtant ils devraient être corrects ces cookies, aussi dégueulasses que les originaux...

Le parc aux abricots se présenta devant elle. Dans sa tête, c'était presque évident. Elle devait sûrement y trouver plus d'apprentis-dieux potentiellement intéressés par un cookie, parce que posés tranquilles sur un banc, à bavarder, les mettrait sans doute de meilleure humeur et peut-être, qui sait, leur donnerait faim. Seulement, au fur et à mesure que la jeune femme avançait parmi les allées, sa boîte sous le bras, elle commençait à se demander ce qu'elle foutait là. Les personnes passaient mais elle faisait comme si elle ne les avait pas vu, comme d'habitude, en fait. N'était-elle pas censée leur proposer de goûter à des pâtisseries ? Sérieusement... Et ça sortait les crocs pour un rien, et ça se faisait une réputation de terreur parmi les élèves... Au fond, c'était à peine capable de causer aux gens.

Avec un grand soupir, l'enseignante se laissa tomber sur un banc avec autant de grâce qu'un éléphant drogué à l'abricot hallucinogène. Elle mit un certain moment avant de remarquer la présence de l'homme juste à côté. Elle le scanna du regard, rapidement afin de ne pas paraître insistante, détourna les yeux, avant de finalement revenir dessus. Les mots lui brûlaient les lèvres mais plus elle y pensait et plus elle sentait qu'ils n'allaient pas pouvoir être prononcés. Mais pourquoi tout ce drame ? Qu'est-ce qui se passait dans sa tête à la fin ?

Alors voilà ce qu'elle fit : elle joua la carte de la muette, comme tout handicapé des relations qui se mérite. Posant le récipient sur le banc, elle ôta le couvercle, libérant ainsi une nuée d'odeur très peu à son goût. Ça puait le beurre et le sucre. Pouah. Ravalant sa grimace, elle tendit le tout à la personne qui se trouvait à devoir malheureusement servir de cobaye. Paix à son âme...



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Re: The teacher is high. [PV Rain] - Dim 18 Aoû 2013 - 14:02
Assis sur mon banc, mon mal de crâne ne m'avait pas quitté et je faisais un effort de concentration considérable pour calmer mon hypersensibilité. En somme, j'étais assis, les coudes sur les cuisses me tenant la tête entre les mains tout en me massant les tempes. J'avais les yeux fermés évidemment, si je les avais ouverts j'aurais eu vue directe sur le sol, pouvant ainsi détailler chaque brin d'herbe dans leur détail ainsi que de la faune minuscule s'y promenant. Je dois avouer que je bougonnais sévère, mais la concentration était payante, je sentais toutes ces choses se calmer dans ma tête, se mettre en ordre. Ce n'est d'ailleurs qu'une fois calmé que je me risquais à ouvrir de nouveau les yeux.

A ma grande satisfaction mon opération avait réussi. Je contrôlais mon "pouvoir" de mieux en mieux, la force de l'habitude certainement. Les images, les sons et diverses sensations arrivaient encore aussi vite mais j'arrivais disons à gérer leur flot, de façon à ce qu'elles n'explosent pas dans ma tête façon feu d'artifice incontrôlable. Ce n'était toujours pas agréable à vivre, mais je me sentais de nouveau capable de penser normalement. Je me souvenais alors des pas que j'avais entendus un instant plus tôt. Je me tournais pour en voir la provenance, et je ne fus pas déçu.

Il s'agissait d'une femme marchant vers moi, faisant son chemin à travers les quelques élèves se promenant dans le parc. Elle était encore à une bonne dizaine de mètres et pourtant chacun de ses pas touchant l'herbe sonnait dans mes oreilles comme si on écrasait des corn-flakes à coups de marteaux. Ma vue ne fit qu'un tour, détaillant chaque partie de son corps. Elle était grande mais on devinait un physique athlétique sous ses vêtements, des yeux gris, des cheveux sombres. A dire vrai l'ensemble de sa personne était assez sombre, pas les vêtements seulement, elle dégageait quelque chose de sombre. Je vis sa cicatrice sur la joue et même un tatouage sur sa clavicule gauche l'espace d'une seconde. Ce tatouage était apparu un très court instant, le temps que l'écharpe rouge qu'elle portait sur elle se décale très légèrement à cause d'un mouvement d'épaule pour se remettre aussitôt en place. Un étrange tatouage brillant, comme de l'argent.

Mon instinct de psychologue ne fit qu'un tour, j'avais des milliers de détails physiques sur elle, suffisant pour faire un topo. Sa démarche, sa posture, son regard, tout affirmait qu'elle était une femme d'une certaine trempe, un fort caractère à ne pas déranger. Elle avait dans ses yeux la lueur du combat aussi, je ne saurais m'expliquer sur ce point. A l'armée j'avais parfois rencontré des personnes avec le même genre de regard, des yeux déterminés, le genre qui n'hésitait pas à se salir les mains, à se battre. C'était une ancienne militaire peut-être, ou alors une civile qui ne s'était jamais fait marcher sur les pieds. Pour finir elle portait à la main une boite au contenu inconnu et cela en revanche semblait la mettre dans un drôle d'état de confusion et de timidité. Je m'explique, à chaque personne qu'elle croisait, même si le mouvement était quasi imperceptible, elle bougeait légèrement la boite et ses lèvres s'entrouvraient très légèrement, avant de finalement rebaisser les bras, et d'avancer. Qu'est-ce qu'elle voulait, un renseignement, de l'argent ?

Quoiqu'il en soit elle vint s'asseoir lourdement à coté de moi. Et lourdement c'était pour être sympathique, sans déconner elle se laissa tomber sur ce pauvre banc comme un ouragan passant sur les Philippines. Moi je ne l'avais toujours pas lâché du regard mais elle semblait absente, je sentais un peu de dépit, comme si elle était perdue, ou avais échoué à accomplir quelque chose...voir les deux. Elle se mit cependant à me regarder à son tour, elle ne me scruta pas de façon scientifique, plutôt comme quelqu'un qui se rendait compte qu'elle avait un voisin. Peut-être parce que nos regards se croisèrent un instant, elle détourna ses yeux. Puis elle revint vers moi, ses yeux avaient une lueur nouvelle, décidée et sûrs d'eux. Mais plongèrent presque aussitôt dans le doute, comme si elle se posait des questions. Si elle continuait comme ça à hésiter, j'allais moi même prendre la parole.

La suite fut des plus étranges. L'inconnue posa sa fameuse boite entre nous deux et l'ouvrit sans même me regarder. Bien entendu mon regard ne fit qu'un tour, des cookies, c'était bon les cookies. Je vis en revanche sur son visage une moue certaine, à croire qu'elle n'aimait pas les gâteaux. Pourquoi elle en avait avec elle alors ? Puis d'un geste, elle les tendit vers moi. A ce stade là j'étais un peu perdu dans mes réflexions, surtout que les odeurs des cookies vinrent s'ajouter aux sensations que je ressentais déjà. Que me voulait-elle avec ces cookies ? A l'heure actuelle elle me les tendait comme une cruche espérant que j'en fasse quelque chose. Croyez moi, même si elle ne semblait pas le moins du monde gênée par son attitude plus qu'étrange, je vis sur ses joues deux petits points rouges, couleur de honte amusante sur un visage aussi sérieux.

Je cogitais à cent à l'heure tandis qu'elle me tendait ses gâteaux. Son attitude avec les passants, ses demandes non formulées, la boite, les cookies. Elle voulait certainement en offrir aux gens qu'elle croisait pour une obscure raison. Putain mais dans ce cas là ce n'était pas difficile de dire "Bonjour, vous aimeriez manger quelques délicieux cookies ?". Franchement j'avais vu chaque année des gamins genre scouts venir frapper à ma porte plusieurs fois pour me vendre leur gâteaux et autres bonbons ou sucreries. Mais là j'avais affaire à une adulte, mais qui apparemment ne tournait pas franchement rond niveau relation sociale. Quoiqu'il en soit, elle était triste à briser le cœur à voir comme ça. Une femme semblant pourtant si sûre d'elle et sérieuse se laissant aller à une timidité honteuse pour de simples demandes. Je n'allais pas la laisser dans cet état.

Même si mes papilles gustatives avaient déjà franchement morflées à cause de l’abricot pas top j'allais le faire ! Mon visage s'étira en un franc sourire, dévoilant mes dents parfaites et je plongeais une main dans la boîte, prenant un bon gros cookie. Déjà sous la main, il était bien dur et consistant, le genre qui devait bien croquer sous la dent, j'aimais ça. Je le portais à ma bouche et mordit un coup. Il ne se décomposa pas en milliers de petites miettes, gardant une certaine consistance même sous la dent. Il y avait là du sucre en suffisance, du chocolat, un brin de nougatine, le tout correctement lié. C’était un réel plaisir, ça m'en faisait l'abricot dégueulasse. Je mangeais le cookie en entier tout en le regardant d'un air encourageant, je ponctuais même ma dégustation de petit "Mmmmh" caverneux venant du fond de ma gorge témoignant de mon plaisir à manger sa pâtisserie. En moins d'une minute j'avais mangé le gâteau entier et la regardait avec le même sourire.

- Même si vu ton attitude tu ne semblas toi même pas apprécier les cookies, je dois avouer que, si c'est toi qui les a cuisiner, c'est un excellent résultat.

Avec ça, j'espérais franchement de tout mon coeur qu'elle allait se décoincer. Que cette timidité s'en aille au plus vite qu'on puisse causer un peu. Il me fallait la remercier pour le gâteau et faire bien entendu simplement connaissance. Je n'avais pas l'intention de laisser ma bienfaitrice gustative du jour s'en aller comme ça.
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Re: The teacher is high. [PV Rain] - Jeu 29 Aoû 2013 - 16:43
Les cookies bronzaient paisiblement au soleil, attendant patiemment que les deux protagonistes entre lesquels ils se trouvaient se décidaient à faire quelque chose d'eux. Leur créatrice allait-elle changer d'avis au dernier moment d'avis et les renvoyer aux ténèbres en rabattant le couvercle sur eux ? Ou bien celui à qui elle les tendait allait choisir première une victime ? Que de suspense. Finalement, au bout de quelque regard suspicieux, l'homme cessa de se questionner sur le comportement des plus étranges de son vis-à-vis et se servit dans le bac de cookies. Ceux-ci virent avec horreur l'un de leurs frères filer droit vers la bouche du prédateur. Puis croc, le bruit qui sonna tel un glas à leurs oreilles inexistantes. Pourvu que celui qu'il avait mangé était dégueulasse, comme ça ils n'auront pas à tous y passer ! Au vu du son qu'émit le goûteur malheureusement, il semblerait que ce sera le cas. Vite, maîtresse, protégez-nous !

Suite à cette petite déviation de la part de la narratrice, il est temps de revenir sur la propriétaire des cookies en question. Celle-ci s'acharnait à fixer un point gris sur le sol jusque là, sans doute une plume de moineau, ou bien une boule de poussières tout simplement, qu'importe. Elle le fixa jusqu'à ce que le verdict de son cobaye tomba. Ce fut à ce moment seulement qu'elle daigna lui adresser un regard. Trop perturbée par son histoire de cookies, elle en avait oublié ses habitudes, qui était de scanner chacune des personnes qu'elle croisait du regard avant de l'analyser en détail dans sa tête. Là en l'occurrence, Rain avait affaire à un collègue, ça elle le savait. Depuis qu'elle était entrée au sein du Conseil, l'un de ses boulots les plus pesants étaient de lire tous ces dossiers de nouveaux arrivants qui passaient dans le monde de Deus. Et comme elle était en charge du corps professoral, il était naturel qu'elle connaisse chacune des nouvelles têtes.

Jack Somerset. Professeur de psychologie. Ancien profiler de Chicago. Eh bien, il semblait à première vue à la hauteur de sa réputation. En même temps, cela ne devait pas être difficile pour comprendre qu'elle n'aimait pas les cookies mais au moins, c'était rassurant de constater qu'il l'avait remarqué. Avec lui, à la limite, elle ne passerait pas pour une inexpressive, il devait être capable de capter ses micro expressions, avec son pouvoir. Rain n'eut néanmoins pas le temps de répliquer quoi que ce soit, une bande d'élèves s'avançaient vers eux. De toute évidence, ils avaient assisté à la scène et, à présent, ils venaient d'avoir la confirmation qu'il n'y avait aucun explosif dans le récipient que tenait la professeur.

- Oh des cookies ! On peut aussi ? C'est vous qui les avez faits ?

Le visage de la jeune femme se ferma brusquement, et la boîte à cookies suivit. Le gamin qui était en tête, Sebastian, était un abonné aux heures de colle, pour n'avoir suivi que deux heures de cours depuis son arrivée ici, il y a trente-six jours. Une en sport, une autre en philosophie pour pouvoir dormir sans être trempé par la pluie qu'il y avait ce jour-là. Il avait cumulé tellement de bêtises que Rain avait fini par devoir se charger de lui personnellement. Autant dire qu'il s'en souviendrait jusqu'à la fin de l'éternité. Leurs regards s'étaient à peine croisés que le jeune homme s'était reculé d'un pas, ses camarades pas plus rassurés. Le talent inné des cookies : obnubiler les proies si bien qu'ils en zappaient toute menace à proximité.

- Ah euh… j'avais pas vu que… bref, bonne journée.

Et ils détalèrent aussi vite qu'ils étaient venus. L'enseignante ne leur accorda pas d'attention supplémentaire, préférant se concentrer sur son voisin.

- En effet, je n'aime pas ces pâtisseries, et avoir l'avis de quelqu'un les appréciant m'a été d'une grande utilité. Je vous dois désormais un service, monsieur Somerset.

Moui, euh, dit comme ça c'était limite effrayant. Ce n'était qu'une pauvre dégustation de cookies, mais pour Rain c'était beaucoup de chose. Rien ne l'obligeait à risquer sa vie, même s'il n'en avait certainement pas eu conscience. Il n'avait pas l'air de la connaître, en même temps si elle s'était faite une certaine réputation au sein de l'académie, ce n'était pas pour autant que tout le monde était au courant de son existence, surtout les nouveaux venus. Et puis vu qu'elle jouait autant que possible la carte de la discrétion, cette renommée avait de suite moins d'ampleur que celle de certains autres professeurs.

Bon, maintenant, ce n'était pas tout ça mais elle avait prononcé le nom de famille de son interlocuteur, ce qui signifiait qu'elle le connaissait un minimum et sans doute que ce n'était pas courant pour un fraichement débarqué. Hum, maintenant, le mieux à faire serait sans doute de se présenter à son tour. Seulement, ce n'était pas dans la nature méfiante de Rain. Livrer son identité sans qu'on le lui ai demandée, engager un semblant de discussion, elle n'était capable de rien de tout cela à son arrivée ici. Depuis le temps, bien des choses avaient changé et entre autres pour les besoins de son rôle d'agent infiltré, elle avait dû travailler bien des manières. Parmi les points qu'elle avait dû travailler, cette aversion naturelle pour le contact physique dont elle devait passer outre. Sa main se tendit alors vers son interlocuteur avec une certaine franchise, comme si elle cherchait à éviter l'hésitation.

- Rain, Sinclaire. Ancien professeur de combat rapproché, je suis chargée du corps professoral au Conseil. Si vous avez des questions, un souci à rapporter ou un cas intraitable à gérer, vous savez maintenant à qui vous adresser.

Vu comment elle s'était annoncée, le côté direct et rentre-dedans, il y avait de quoi effrayer certains. Enfin, normalement, ce dénommé Jack Somerset ne faisait pas partie de ces personnes ayant vu peu de choses étranges de leur vie. Surtout s'il avait fait l'armée. Il y en avait des cas soc', là-dedans, même si Rain était encore un cas à part.



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Re: The teacher is high. [PV Rain] - Sam 19 Avr 2014 - 21:18
Bon bah, pas grand chose à dire. Un rp qui débute et qui se finit déjà suite au départ d'un des membres. Dommage, ça promettait d'être intéressant.

Rain : 170 xps

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