Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack]

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L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Ven 9 Aoû 2013 - 20:35







Saylla tira la langue, autant pour signifier sa désapprobation que pour tenter vexer son surveillant. Malheureusement, c’était peine perdue, ce dernier ne lui adressait même pas un regard. Dans un soupir, elle s’effondra sur son siège, et leva les yeux au ciel. Depuis QUAND pouvait-on la punir ? Depuis QUAND n’était-elle qu’une enfant que l’on pouvait gronder ? Agacée, elle croisa les bras. Non, elle ne participerait pas de son plein grès à cette mascarade. Non, on ne pouvait pas ainsi priver de liberté une conteuse du Moyen Âge. Merde. De toute façon, elle n’avait même pas choisit d’être ici, après tout. S’ils n’étaient pas contents d’elle, ils pouvaient la renvoyer. Elle, elle ne leur avait rien demandé. Après un grognement étouffée, la jeune demoiselle alla jusqu’à poser ses hautes bottes en cuir sur la table, signifiant ainsi clairement son mécontentement. À l’autre bout de la pièce, le surveillant daigna enfin lever un œil de son bouquin, et lui lança un regard méprisant tout en haussant un sourcil.

« Un problème mademoiselle ? »
« Si je franchis cette porte en hurlant comme une damnée –et, surtout, croyez-moi en capable, pensez-vous que cela serait suffisant pour qu’on oublie toute cette histoire ? »

La remarque fit relever quelque tête éparse dans la salle d’études, espérant peut-être assisté à un peu de distraction. Malheureusement, le surveillent, la cinquantaine bien tapée, ne semblait pas surpris outre-mesure par cette réplique.

 « Je ne doute pas une instant de vos capacité, mademoiselle. Mais quand on n’est pas capable de fumer du cannabis discrètement, on assume. »
 « Mais qu’est-ce que je pouvais en savoir que c’était interdit ? »
 « Tout le monde le sait, sauf vous visiblement. Ce n’est pas parce que vous venez d’une époque d’attardés que vous pouvez vous comportez comme telle ici. »

Un éclair de fureur passa dans les yeux de Saylla. Comme si elle avait été foudroyée par un éclair, la demoiselle bondit sur ces jambes tout en serrant les poings. Le surveillant sourit, satisfait d’avoir fait mouche. Il prit toutefois un air excessivement blasé, soulignant le désintérêt total qu’il lui accordait. Reposant les yeux sur son ouvrage, il tourna paisiblement une page, tout en reprenant la parole.

« Je ne vous ai pas autorisé à vous lever mademoiselle, rasseyez-vous. De toute façon, vos chefs d’accusations ne s’arrêtent pas là : usurpation d’identité, destruction de matérielle appartenant à autrui, délit de fuite sans compter la dizaine d’infractions commises selon le règlement interne de l’école. »
 « Mais il n’y a pas eu meurtre quand même ! »
 « Pour moi si. Vous m’avez traité de, je cite, « Bulot hydrocéphale », « Mollusque mono-neuronal » et de « balais à chiottes ». Si cela ne tenait qu’à moi, se serait la peine de mort. »
« Pardonnez-moi si vous venez d’un pays arriérés. Ici, on ne tue pas par simple manque d’humour. »

Son protagoniste lâcha son livre, avant de croiser les bras et d’accorder, enfin, toute son attention à l’élève. Touché ! Bien fait. Saylla nota au passage que la liste des curieux s’agrandissait, tous écoutant attentivement l’échange. Ils espéraient sans doute qu’elle se fasse renvoyer, ou toute autre action mettant un peu d’animation dans cette classe morbide. Mais elle s’en foutait royalement. Non, elle ne se montrerait pas coopérative. Même pour tut l’or du monde.

 « Asseyez-vous, premier rappel. Si maintenant le règlement interne de l’école ne vous sied guère, mademoiselle, libre à vous d’aller porter vos recommandations à la direction, mais APRÈS vos heures de colle. »

Fulminant, la demoiselle se rassit. Elle était à cours d’inspiration, mais pas de motivation. Elle allait lui faire bouffer ces lunettes, à ce guignol décérébré. Son lourd regard se posa sur son assemblée, espérant bien un brin d’encouragement, voir une aide providentielle. Mais rien de rien, elle était seule fasse au monstre. Brusquement, une idée lui traversa l’esprit. Elle se jeta sur son sac, et sortit avec grand fracas ses affaires scolaires. Son bourreau se racla la gorge, faisant mine de n’avoir rien entendu. Elle s’empara ensuite du parchemin posé sur sa table et se mit à sourire jusque derrière les oreilles. Alors comme ça, elle venait d’une époque d’attardés hein ? Bah tiens, puisqu’il le disait…

« D…DE…DEV…OIR…DE P…F…FRAN…FRANSSSSAAAAAÏÏÏSSS »
« Mademoiselle, j’ai une grave question pour vous. La gauche ou la droite ? De joue je veux dire. »
« Dans mon époque d’attardés monsieur, on a oublié de m’apprendre à lire, je m’en excuse. »

Deux ou trois élèves pouffèrent de rire. Deux à un. Elle vit sur la tête de son adversaire un instant de surprise, vite dissimulé sous un regard noir et assassin. La réplique s’apprêté à tomber avant que le porte ne s’ouvre. Sauvé par le gong. Saylla rayonnait de bonheur.

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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Ven 9 Aoû 2013 - 23:29
Non mais pour qui elle se prenait cette espèce de, de...de gros tas de saindoux tremblotant ! Alors comme ça on avait plus le droit de se promener tranquillement dans les couloirs ? Et puis quoi encore, c'était bien un établissement public aussi, ouvert aux défunts. Enfin bref, rageant je continuais ma promenade. Si vous tenez vraiment à connaitre toute l'histoire, la voici.

Ce matin là je continuais simplement ma visite des lieux, me focalisant particulièrement sur le bâtiment des classes. Bientôt j'allais y passer le plus clair de mon temps à former des futurs Dieux. Mieux valait que je connaisse les lieux, les moyens mis à la disposition des professeurs, etc. Trop dommage, au détour d'un couloir, au lieu d'entendre le "tap tap" classique de mes pieds touchant le sol j'entends un "floc floc". Je regarde par terre, c'était plein de flotte. Pas genre la petite flaque, pas genre la fuite d'eau. Non, on se serait cru en plein déluge, un peu plus et Noé débarquait pour sauver un mâle et une femelle de chaque individu de cette académie. Certains diront que j'exagère et ils n'auront pas tort, j'avais seulement de l'eau jusqu'en haut des semelles. Mais c'est à ce moment là, tandis que je pataugeais pour sortir de la piscine que le malheur frappa.

Le malheur, une dame hors catégorie dans plusieurs compétitions. D'une part son poids, qu'on s'entende, je n'avais jamais eu le moindre souci avec les gens obèses. Je suis toujours parti du principe que ce n'était pas de leur faute, que la nature n'avait pas été sympatoche avec eux. Mais elle m'avait tellement énervé que toute sa personne allait prendre, autant le physique que le reste. Elle arriva dégoulinante de partout, à se demander comment elle arrivait encore à bouger. Son semblant de moustache s'agitait frénétiquement sur sa lèvre supérieure tandis que son léger duvet de menton se secouait gravement. Je vous assure que ma première réaction ressemblait à ça.

- Oh madame, vous tombez bien, je ne sais pas d'où ça vient, mais si de l'eau continue à arriver comme ça on troquera bientôt les jeans pour les maillots de bains.

Je me souviens même avoir rigolé à ma propre annonce pas si marrante que ça au final, avant de recevoir de la part de l'immonde un coup de manche à balai sur le crane. J'explique pour ceux qui ne me connaissent pas que j'ai un pouvoir de perception qui se la joue free-lance. En somme tout mes sens sont exacerbés, dont celui du toucher. Ce coup là m'aurait fait mal pour sûr, mais là, c'est comme si elle m'avait fendu le crâne avec une hache. Et pendant que je me tenais la tête à deux mains avec de grosses larmes aux coins des yeux elle se mit à gueuler comme un veau (dont elle se rapprochait de par l'intellect).

- C'est vous qui avez anéanti les toilettes c'est bien ça hein, mais vous vous prenez pour qui, et ça s'appelle un "adulte" ! Je vous en foutrais moi de l'adulte, si ça ne tenais qu'à moi je vous collerais aux fers pour le restant de votre éternité ici. Je m'éreinte à nettoyer cette Académie et le premier quidam venu me salope mon travail. Je vais aller me plaindre en haut lieu monsieur, et qui que vous soyez croyez moi la sanction tombera et je serais la première à vous regarder vous faire prendre ! Vous êtes une honte, un déchet ! Je suis outré de voir que des gens comme vous revienne à la vie, vous auriez mieux fait d'errer sans fin dans les ténèbres et souffrir...

Je vous épargne tous le discours parce qu'elle beugla ainsi pendant cinq bonnes minutes. Le temps suffisant pour moi de me remettre de mon fulgurant mal de crane et de sentir une petite bosse se former sous mes doigts tandis que je me massais le crâne. Pour ce que j'en avais compris il avait été question de "m'enfiler son balai" quelque part et aussi un mystère à propos d'un "professeur irresponsable qui lui menait la vie dure autrefois". Enfin bref rien qui me concernait. Je tâtais mon flingue sous ma veste avec une délicieuse de lui faire un trou dans le ventre, mais je me suis retenu. Cela s'est terminé que je me suis éclipsé en la regardant comme si je me foutais complètement de tout ce qu'elle venait de me dire. Et vous savez ce qu'elle fit, elle me jeta le fameux balai dessus ainsi qu'un seau au contenu suspect tandis que je m'échappais en courant.

Enfin bref après un petit moment je m'étais calmé, je regrettais déjà d'avoir pensé des choses aussi horribles concernant cette femme. Enfin, pour ce qu'elle était sympathique, elle méritait de ressembler à un bouledogue. Calmé, mais pas complètement, à dire vrai j'ouvrais chaque porte que je trouvais avec force et fracas pour examiner rapidement les salles de classe alentours. C'était un peu une sorte de défouloir, même si c'était dangereux, que se passerait-il si je tombais sur une classe pleine de bambins en pleine étude ? D'ailleurs à ce propos...J'arrivais devant une énième porte, et comme pour me défouler de ce qui me restait de colère, j'entrais avec fracas, claquant la porte contre le mur en hurlant.

- Femme de ménage ou pas, j'entre !

Bon, manque de bol sur cette dernière pioche. J'entrais sur une salle, genre salle d'études surveillée. Pas une classe, il y avait trop de places libres et le gus à lunettes qui me regardait n'avait pas le genre professeur. Quoiqu'il en soit je faisais face à une petite vingtaine d'élèves les yeux exorbités, mais le plus marrant était certainement ce...surveillant. Il semblait tout bonnement sous le choc, ses lunettes grossissant ses yeux lui donnaient un air de poisson hors de l'eau. Il n'empêche que j'avais fait éruption dans un lieu où je n'avais rien à faire. La situation normale aurait été que j'entre tranquillement, que je me présente à cet homme et qu'il me parle de ce qui se passait dans le coin. Oui ça, ça aurait été normal. Mais rentrer en furie tout en pestant sur les femmes de ménage sortait clairement de l'ordinaire. Rien ne bougea pendant quelques secondes alors que mes yeux avaient déjà fait mille fois le tour de la pièce. Mon esprit génial improvisa alors un truc génial !

- Vous, venez avec moi, le directeur veut vous parler !

J'avais pris un air autoritaire mais pas dans le genre méchant, un peu comme quand j'éduquais les gamins à l'armée, en plus soft. Quoiqu'il en soit j'avais pointé la première personne venue, une jeune femme au premier rang assise non loin du surveillant. D'ailleurs dans le lot, elle était étrangement la seule à sembler irradier de bonheur là où tous les autres m'observer avec des visages des têtes de merlans fris.
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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Dim 11 Aoû 2013 - 13:21







La tête de la demoiselle pivota lentement sur son axe. Le geste était calculé, mesuré. Tout en tournant son crâne, un sourire absolument divin se forma  sur ces lèvres. Lorsqu’elle rencontra le regard du surveillant, la jouissance était à son comble. Une méchante veine saillait au-dessus de l’œil gauche de ce dernier, pulsant nerveusement. Il tentant bien de sourire à son tour, mais cela ressemblait plus à une mauvaise grimace effectuée par T-rex édenté. Saylla savoura chaque seconde de cet instant, se voyant comme dans une belle histoire décrite au ralentit. Ou dans un passage mémorable que chaque lecteur relit deux ou trois fois avant de poursuivre. Elle se leva posément, rassembla ses affaires, et longea le bureau de son gardien en sortant. Au passage, elle ne put s’empêcher de lui tirer la langue une deuxième fois. S’en fut trop. Le surveillant se gonfla comme un ballon prêt à exploser, sentit le rouge lui monter au visage, et finit enfin par ouvrir la bouche.

« Mademoiselle, je n’en ai pas finis avec vous. Monsieur, » il se retourna vers le nouveau venu, « Qui que vous soyez, je vous recommanderais la plus grande prudence avec cette effrontée, où elle vous mordra au visage. Profitez de votre visite chez le directeur pour lui quémander une punition exemplaire concernant cette jeune personne. »

À l’écoute de cette tirade, Saylla reposa son attention sur lui et lui fit un clin d’œil, espérant bien l’agacer encore un peu plus. Elle poussa le vis jusqu’à lui lancer une dernière réplique :

« Ne soyez pas mauvais perdant ! »

Et elle se glissa derrière le nouveau venu sans demander son reste. Franchissant la porte, elle se mit hors de vue de son protagoniste, et attendit sagement que le professeur sorte à son tour. Une fois chose faite, la conteuse lui fit une profonde révérence, baissant respectueusement la tête.

« Messire, soyez certain de ma sincère gratitude envers vous pour m’avoir tiré d’un si mauvais pas. Je ne puis déterminer combien de temps encore j’aurais pu résister à le mordre. Messire… ? »

L’évènement de la salle d’étude étant clos, la demoiselle s’intéressa de plus près à son sauveur. Elle ne l’avait jamais vu, ou du moins son visage ne lui paru pas connu. Un professeur ? Un surveillant ? Un élève membre du conseil de classe peut-être ? Certes, il paraissait relativement âgé pour un étudiant, mais elle en avait vu d’autre dans sa courte vie d’apprentie-dieu. Alors pourquoi pas. Intriguée, la demoiselle haussa un sourcil, et dissimula mal sa curiosité. Plutôt grand, bien battit, l’air chic et classe.  Elle avait toujours du mal à déchiffrer ces tenues du XXIème siècle, mais elle avait compris que le morceau de tissu noué serré autour du cou, la chemise et les chaussures bien brillantes étaient un signe d’élégance.

Mais ce qui la titillait au plus haut point, c’était la raison de leur rencontre. Le…directeur hein ? Qu’est-ce que ce vieux loup pouvait bien lui vouloir ? Qu’avait-elle encore fait ? Son escapade dans le bureau du surveillant était-elle parvenue jusqu’à ses oreilles ? Désirait-il faire d’elle un exemple ? Plusieurs questions lui traversèrent l’esprit, mais l’une d’entre elle clignotait en rouge. Sur l’instant, elle n’avait rien dis, bien contente de pouvoir s’évader de son pénitencier. Mais maintenant qu’elle était dehors, ce petit détail la chipotait, et lui brulait la langue. Prenant son temps, elle médita posément sur la formulation, puis se jeta à l’eau.


« Messire…Pardonnez ma grande curiosité avant que nous partions mais…Comment saviez-vous que c’était moi que vous cherchiez ? Car, sans chercher nullement à vous offenser, je n’ai pas souvenir que nous ayons un jour été présenté.

Avait-il une photo d’elle ? Un quelconque don de divination ? À moins…qu’il ne se soit trompé sur son identité? Qu’il avait cru voir en elle quelqu’un qu’elle n’était pas ? Il y aurait alors simplement erreur sur la personne. Quoiqu’il en soit, quelles que soient les raisons réelles qui l’aient poussé à la pointer du doigt, il était son sauveur. Elle préférait encore affronter le directeur, que retourner dans cette maudite salle d’étude. Ce surveillant était un rancunier, un vrai requin qu’elle se garderait bien de croiser à nouveau.

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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Mar 13 Aoû 2013 - 0:45
Mon petit stratagème avait marché, je n'en revenais pas ! La demoiselle que j'avais choisi complètement au hasard...bon d'accord, pas complètement au pif, j'avais choisi celle au premier rang, commença à ranger ses affaires. Je remarquais que le surveillant semblait l'avoir mauvaise et que la fille en question lui tira la langue. Mais où est-ce que je venais de tomber ? Quoiqu'il en soit le prof pion se tourna vers moi et me dit de me méfier d'elle, et surtout de réclamer un châtiment sévère. Il m'avait pris pour qui ? Un inquisiteur du Moyen Âge ? Quoiqu'il en soit la fille se leva et vint avec moi. La situation trop étrange, je fermais la porte en adressant un simple signe de tête au surveillant.

Mon objectif était réussi, j'avais fait en sorte de ne pas passer pour un demeuré complet en étant entré en trombe dans la salle. Je me tournais pensant voir la jeune fille m'attendre genre adossée contre un mur, le regard légèrement méprisant du style "qu'est-ce que vous me voulez ?". Mais pas du tout, pour continuer dans la série des dingues à l'école, la demoiselle me fit une révérence vieillotte et trop insistante à mon goût. Heureusement que personne n'était dans le couloir en cet instant, j'aurais eu honte. Quoiqu'il en soit une fois qu'elle se releva elle me remercia de l'avoir sorti de cette salle et me demanda mon prénom. Je dois avouer que je restais face à elle un petit moment à la regarder étrangement. Depuis quand les jeunes donnaient du "Messire" aux adultes ? Quoiqu'il en soit en homme bien élevé je répondis simplement.

- Somerset, Jack.

Je remarquais, même si elle ne bougeait pas, qu'elle semblait cogiter sévère. Ses yeux s'étaient légèrement plissés et bougeaient de haut en bas très discrètement. On aurait dit qu'elle analysait ma tenue, mais d'une façon normale. Vous voyez parfois, certaines personnes vous dévisagent, mais on voit dans leurs yeux qu'ils pensent "belle veste, je me prendrais bien la même", ou encore "sa chemise est pleine de pli c'est affreux". Mais elle, je voyais dans ses yeux un questionnement, j'avais l'étrange sensation qu'elle se demandait pourquoi je portais mes vêtements, voir pourquoi de tels vêtements. Mais nous n'étions pas là pour parler mode n'est-ce pas. Elle reprit bientôt la parole.

Cette fois ci la question fut tout autre. Elle réfléchit, comme si la question était déplacée. Tout ceci pour finalement me demander comment je m'y étais pris pour la trouver, ce que nous allions faire maintenant en somme. C'était une bonne question, je l'avais choisi elle comme j'aurais put jeter mon dévolu sur le boutonneux assis dans le fond de la salle. Tout ceci pour me tirer moi même d'affaire et ne pas passer pour un grand malade sur le pas de la porte. Quoiqu'il en soit, je me retrouvais avec une étudiante sur les pattes et j'allais bien devoir faire avec. La moindre des choses était encore de jouer cartes sur table.

- Pour ce qui est des présentations, je l'ai donc déjà dit, Jack Somerset, professeur de psychologie de cette Académie, mais je suis nouveau, je n'ai pas encore commencé à donner des cours. Quand au fait que je t'ai choisi...Je suppose que tu as remarqué mon entrée étrange dans la salle ? En réalité je ne venais pas te chercher, j'ai juste fait comme si on m'avait demandé de venir te chercher pour ne pas passer pour un con.

Voilà, la vérité venait d'éclater au grand jour. Maintenant elle pouvait me remercier encore une fois si elle désirait, mais sans me faire de révérence cette fois. Je l'avais sorti de cette salle, alors que si ça se trouvait elle était en train de subir une sacrée punition pour avoir commis quelque chose de très grave. Et moi je débarquais avec mes gros sabots et foutait tout en l'air. Heureusement que je n'avais pas encore vraiment pris mes marques dans le coin, autrement j'aurais eu des ennuis avec l'administration. Bref, dans tout les cas elle était toujours là, je ne savais pas trop si elle tenait à rester où à s'en aller. Peut-être même qu'elle n'avait pas compris mon explication et allait m'en demander une autre. Dans ce cas il fallait tout de suite rectifier deux choses. Avec un sourire je lui lançais.

- S'il te plait, ne me fais plus de révérence, c'est très poli, mais ça me met mal à l'aise et aussi, monsieur plutôt que messire, ce sera suffisant.

D'accord, je dois l'avouer je faisais mon chiant. Mais en même temps qu'est-ce qui lui prenait à cette jeune femme de me parler comme si on tournait un film sur la guerre de Cent-Ans. J'avais eu mon expérience avec la jeunesse à Chicago, et je peux vous dire qu'elle tenait un autre registre de langue. Les élocutions courantes du genre "Bonjour", "Merci", "Au revoir" s'étaient changées en "Dégage", "Grouille", "Ta gueule" dans la bouche de ces gamins. Quelque part, rencontré une fille comme elle était un vrai plaisir, mais c'était trop cérémonieux. D'ailleurs, comme s’appelait-elle ?

- La moindre des choses quand on se présente, c'est se présenter en retour.
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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Ven 16 Aoû 2013 - 17:02







Psychoquoi ? [Psykokwak ! Bon, ok, je sors] Qu’est-ce que c’était encore que cela pour une matière ? Depuis quand l’Homme s’intéressait-il à sa conscience et en faisait un cours entier ? Décidément, l’homme moderne avait parfois d’étranges coutumes.  Enfin, cela n’était guère pire que ses cours d’ « Arts Plastiques », de « Nécromancie » ou de « Sorcellerie ». Au point où ils en étaient, ils n’étaient plus à un cours absurde près. Saylla haussa un sourcil, classant cette information dans « à voir ».

L’autre nouvelle du jour était bien plus croustillante. « Pas passer pour un con » hein ? Bah là, dit comme ça…si, un peu. Mais bon, elle se voyait mal le lui dire explicitement. Après tout, elle lui devait une fière chandelle. Et son action impliquait pleins de choses intéressantes... À commencer par celui d’être libre pour l’après-midi. Un sourire se peignit jusque derrière ses oreilles, alors qu’elle écoutait la fin des explications de son protagoniste. L’écouter d’une oreille distraite du moins, son esprit étant déjà à mille lieux de là. Qu’allait-elle donc bien pouvoir faire ? Une multitude d’idées se mirent à fourmiller dans son esprit, jusqu’à ce qu’elle se rappelle le job de son interlocuteur. Prof. Que faire ? Méditant sur la question, elle reposa son attention sur le nouvel arrivant et attendit qu’il termine son joli baratin.

Un nouveau prof. Pauvre petit tiens. Pour peu, elle le plaindrait. Tous ces mômes qui allait l’ennuyer, le tester, l’agacer, lui tirer les cheveux. Non mais. Sincèrement. Pauv’ gars, comme dirait les jeunes de son époque. Ironie du jour bonjour ! Cette fois, se fut un sourire carnassier qui se dessina sur les lèvres de la conteuse. Bah tiens, elle, gamine ? Pas pour dix francs ! Et puis…il fallait admettre que l’autre gugusse dans la salle d’étude l’avait bien échauffé, elle était prête à défier le grand Nat’ en personne !


« Si vous m’aviez choisi, en toute logique, c’est que vous connaissiez mon identité non ? Jamais je n’aurais pu imaginer une seule seconde qu’un honorable professeur comme vous aurait joué un tour de cochon au pauvre surveillant resté dans la pièce à coté. »

Saylla pointa du menton la porte d’où ils étaient sortit, tout en lançant un regard provocateur à son interlocuteur.

« Je me nomme Saylla et, pour une conteuse du Moyen Âge, faire une révérence est une minimum. Mais puisque vous ne voulez pas de ma politesse ni de mes « Messires », je vous prierais toutefois d’être respectueux de ma personne et de me vouvoyer. Chez moi, c’est la moindre des choses entre deux étrangers. »

Elle n’avait pas vraiment bien digéré son « la moindre des choses » et avait opté pour un retour dans les gencives. La conteuse conclut en croisant les bras, menton haut et dos droit. Un air de défit se dévoila dans ses yeux, alors qu’elle se détournait du professeure.

« Bref, si je comprends bien : vous êtes un nouveau professeur, peu au fait des coutumes locales, désireux de s’intégrer sans « passer pour un con ». Et moi, je suis une jeune étudiante théoriquement punie pour la journée, mais libérée sur votre ordre, au nom d’un directeur qui ne vous a jamais rien demandé. Dooooonc…l’ordre et nul et non recevable. Sommes-nous d’accord ?  

La jeune fille s’écarta d’un pas, s’octroyant ainsi une vue dégagée sur le couloir désert. Ses yeux inspectèrent les environs, tel un magouilleur s’apprêtant à mettre son plan en pratique.

« Nous pouvons même aller plus loin dans le développement, en soulignant que vous êtes logiquement responsable de ma personne. Après tout, si je suis libre, c’est grâce à vous. Et vous ne pouvez clamer l’aide de personne, au risque de devoir expliquer votre comportement. Et, rappelons-le, vous êtes un… nouveau prof. Bien bien bien. Tout cela me semble parfaitement parfait. »

Saylla soupira paisiblement, pleinement heureuse de la situation. Elle savoura encore quelques secondes l’instant…puis bondit ! Et glissa un doigt entre les côtes de Jack.

« Poke ! C’est toi le chat. MOUAHAHAHAHAHAHA. J’ESPÈRE QUE T’ÉTAIS UN SPORTIF DANS TON AUTRE VIE !!! »

Et la demoiselle s’élança à la conquête du couloir, tout en hurlant comme une damnée et en écartant les bras. Il était nouveau. Elle allait lui faire visiter les bâtiments. Après tout, c’était la moindre des choses. C’était pour son bien, en fait.

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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Dim 18 Aoû 2013 - 20:32
C'est qu'elle semblait taquine la demoiselle, lorsque je lui demandais de se présenter, son sourire montrant une belle partie de ses dents et la lueur dans ses yeux ne firent aucun doute. Je restais là en face d'elle, prêt à encaisser tout ce qui allait arriver, impassible, car je voyais dans ses yeux qu'elle avait l'intention de m'en faire baver. Elle insista sur le fait que je devrais connaitre son identité, bien entendu elle se moquait de moi, elle avait compris que j'étais arrivé là complètement par hasard. La jeune femme avait simplement décidé de m'en faire baver. Trop dommage pour elle, elle n'était pas tomber sur quelqu'un qui s'énervait facilement, d'autant plus que, plutôt démonstrative, j'arrivais à deviner ce qui se passait dans sa tête. J'avais un coup d'avance en quelque sorte. Mais je la laissais faire, j'étais curieux de voir comment elle allait réagir.

Ensuite, provocante autant dans son attitude que dans sa voix elle se présenta sous le prénom de Saylla. Elle se tirait une balle dans le pied toute seule, à sa place pour continuer le petit jeu je n'aurais pas pipé mot de mon identité pour laisser l'autre gamberger et s'énerver lentement. Autre détail qui retint mon attention, elle disait être une conteuse du Moyen Âge. Mais elle était morte des siècles entiers avant d’apparaître ici, je n'imagine pas comment elle devait être dépaysée à son arrivée. Puis un doute me frappa soudain. Moi même en crevant, j'avais eu l'impression que quelques minutes s'étaient écoulées seulement, mais si ça se trouve cela avait duré bien plus longtemps. Je suis mort en 2013, mais si ça se trouve sur Terre on était déjà en 2500 et des poussières !

Quoiqu'il en soit elle continua son manège, dieu qu'elle parlait pour tenter de me faire tourner en bourrique. Comme elle le disait j'étais un professeur pas encore en fonctions et comme elle l'affirmait, mon ordre n'était pas recevable. Je l'avais délivré de sa punition pour une excuse bidon et totalement fausse. N'empêche, elle cogitait bien, très maligne dans le genre. Elle continua sur le fait que j'étais responsable d'elle. Et je sentais poindre à ce moment là la suite. Je ne pouvais demander l'aide de personne dans la mesure où je n'étais pas dans mes droits. En somme, Saylla comptait simplement m'en faire baver. Je ne lui avais rien fait pourtant, j'imaginais que la provocation était une chose naturelle chez elle, sans compter qu'elle avait certainement du s'échauffer avec le surveillant auparavant. Je l'imaginais très bien désormais faire des conneries de façon tout à fait consciente uniquement dans le but de me mettre dans l'embarras...une petite teigne quoi.

Bon, je dois avouer que je n'avais pas prévu la suite. Elle me planta son doigt entre deux côtes et s'en alla comme une dératée, prétextant un jeu de chat improvisé dans les couloirs de l'établissement. Si on suivait sa logique il fallait admettre que je risquais des soucis. Si une autorité passait par là et la voyait faire la dingue dans le coin, elle n'aurait plus qu'à dire que je m'occupais d'elle pour me faire tapé sur les doigts. Mais bon, j'allais la rattraper, et pour ça j'avais deux solutions. La première était simple et sommaire, je sortais mon flingue et je lui tirais une balle dans une jambe. Même si elle courait je ne pouvais pas la rater. Mais ce n'était pas une bonne idée, le bruit alerterait tout le monde aux alentours et puis ce ne serait pas bien vu. Quoi de moins déontologique qu'un professeur tirant une balle dans la jambe d'une élève. Avec ça, je risquais un aller gratuit pour l'enfer. Non, finalement la deuxième solution était la meilleure, et elle était aussi simple.

Je prenais appui et me mit à courir après elle. J'avais toujours été bon sprinteur, autant dans mes études qu'a l'armée et dans la police. Mais j'avais depuis peu découvert un nouveau pouvoir en moi qui semblait simplement décupler mes capacités physiques. En m'informant un peu à ce sujet, on m'avait soufflée que je fusse un utilisateur du contrôle des limites...un pouvoir utile, même pour un jeu de chat. Je partais en sprint à sa poursuite, mais à une vitesse hors norme. J'étais si rapide que j'avais de quoi envoyer Usain Bolt à la retraite. En un rien de temps je me retrouvais juste derrière elle et lui attrapait un bras. Je m'arrêtais aussitôt, la stoppant net avec moi. Utilisant encore un peu de mon pouvoir, je la soulevais par le col et la plaquait délicatement contre un mur.

- Chère Saylla, je dois avouer que vous m'avez surpris au moment du départ mais je ne pense pas que vous réussirez à me distancer réellement.

Je regardais autour de nous, personne dans le couloir. Rassurez vous, je n'avais pas l'intention de la maltraiter. Je la reposais simplement au sol et lui remettait même ses vêtements en ordre.

- Je suis en effet, ou plutôt en quelque sorte, responsable de vous, mais vous ne trouverez pas avec moi un terrain de jeu agréable, dans le sens où je crois être encore plus turbulent que vous ne pouvez l'être. Je serais en revanche ravi de converser plus longuement avec vous, si vous êtes d'accord.
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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Sam 24 Aoû 2013 - 17:32







Saylla était-elle surprise d’avoir été si aisément rattrapée ? Un peu. Mais elle n’était pas pour autant déçue. Loin de là. Elle l’observa en train de l’empoussiérer, comme si la plaquer contre un mur avait été un crime…D’où il venait ce coco là ? Pas d’un monde de bisounours en tout cas. Un ancien mercenaire ? Un soldat ? Un dur à cuir ? Elle le jugea de haut en bas, l’imaginant relativement difficilement dans une armure. Certes, il n’était pas du genre fil de fer, mais de là à la qualifier de « baraqué », il y avait un pas.

Est-ce qu’elle l’écoutait ? Certainement pas. Elle ne voyait d’ailleurs pas pourquoi elle le ferait, elle avait bien mieux à faire. Ces yeux pivotaient de gauche à droite, cherchant quelque chose, n’importe quoi, qui puisse l’inspirer. Est-ce qu’elle se foutait de Jack ? La réponse était oui, sans hésitation possible. La conteuse ne remarqua même pas lorsqu’il eu finit son discours, bien trop occupée à observer les alentours. Elle souriait toujours autant, telle une enfant chez qui le Père noël venait de passer.


« Tout ce que vous me dite est parfaitement intéressant –sisi, je vous assure. Mais bon, je…OH ! UNE SOUCOUPE VOLANTE !

La conteuse pointa son index par-dessus l’épaule du professeur. Bon, d’accord, c’était…un peu gros. Mais bon, l’objectif n’était pas non plus de faire dans la finesse. Qu’importe  qu’il prenne la peine ou non de se retourner, l’essentiel était de lui faire comprendre qu’elle le prenait pour un sot juste bon à la distraire (car oui, il n’y avait pas de soucoupe volante, pour ceux qui l’aurait cru).  Après une demi-seconde de suspens insoutenable…elle se jeta à terre et fila entre ses jambes (littéralement). Dans un gloussement à moitié étouffé, elle démarra au quart de tour et se remit à courir comme une dératée.

« Chat ! »

Ses entrainements matinaux payaient, mais il fallait tout de même qu’elle trouve quelque part où aller, où elle allait le rendre complètement fou. Dévalant à perdre haleine le couloir, elle se jeta dans la cage d’escalier qu’elle descendit telle une avalanche. Sans réfléchir ni même chercher de destination précise, Saylla fila à travers l’étage inférieur, éliminant une à une les options qui s’offraient à elle. Débouler brusquement dans une salle de classe qui risquait d’être occupée mettrait un terme définitif à son petit jeu. Il en allait de même pour les cuisines ou la bibliothèque. Humph…choix difficile. En attendant, elle pouvait toujours lui faire la conversation. Après tout, elle était là pour le faire visiter. Tout en filant ventre à terre, la conteuse se mit donc à gueuler, décrivant une à une les pièces qui se dissimulait derrière chaque porte qu’ils longeaient.

« Voici le deuxième étage messire ! Les plupart des classes de sciences dures s’y situent. Sur votre droite vous pouvez admirer la superbe classe d’Eryn, prof de chimie. Petite, gentille, mais pas méchante. Plus loin c’est la classe de Redo, prof de stratégie. Lui je l’adore, il se donne un de ses styles ! Pouvez toujours rêver de lui ressembler un jour, c’est un exemple à suivre. À gauche vous avez Leiko, Yuri…Ah ! et ça, c’est les toilettes ! Précision : elles sont mixtes ! »

Sans réfléchir davantage, la demoiselle empoignât la poignée de la porte et s’engouffra dans la pièce en claquant la porte derrière elle. Elle s’empara ensuite de la poubelle, et la coinça sous la poignée. Si ses déductions étaient exacts, et que ce mec était bien un mercenaire, elle devait avoir environ avoir dix secondes devant elle. Dans le meilleur des cas. Reprenant son souffle, la conteuse inspecta les environs. Les lieux semblaient vides, c’était déjà un bon point. Dans l’air flottait cette délicieuse odeur sucrée à laquelle elle c’était maintenant habituée. Adam avait du passer dans le coin. Un sourire s’esquissa sur son visage. Hurlant de toute ses forces pour que son protagoniste puisse l’entendre de l’autre coté de la porte, elle tint à préciser un dernier détail.

« Allez-y doucement avec la porte hein ! Tous les frais vous seront facturés, comptez sur moi pour m’en assurer ! »

Une bonne chose de faite. Dans une mine satisfaite, la jeune fille s’approcha de la dernière cabine, tout au fond…et s’y enferma.

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Re: L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack] - Sam 22 Fév 2014 - 3:15

Ce RP a été jugé trop inactif par le Staff.

De ce fait, il est clôturé sans notation.

Pensez à signaler vos absences et à prendre vos responsabilités vis-à-vis de vos rps en cours ainsi que de vos partenaires.

Merci de votre compréhension.




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L'Oréal, parce que vous le valez bien [PV Jack]
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