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Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Bad Trip ou réalité? [quête]

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Bad Trip ou réalité? [quête] - Jeu 8 Aoû 2013 - 19:18
Nuit blanche.

 
Ou l’art de résumer en deux mots la nuit que je viens de passer. Oui oui. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Ce n’est pas la première fois. Mais ce coup-ci, ce n’est pas juste parce que je n’ai pas réussis à dormir. Enfin pas que. C’est surtout que je me suis senti mal toute la nuit. Je n’aurais peut-être pas du  abuser sur le whisky hier soir. Il faut dire qu’en même temps, dès que l’on me provoque sur un jeu d’alcool, j’ai tendance à accepter… Entre les je n’ai jamais, et les biskits, les games et autres âneries ayant pour but de nous faire engloutir le plus d’alcool possible… Eh bien j’ai tout bonnement finis mal. Ajoutez à cela la peur que Macky, le barman, ne me voie et vous aurez  une petite idée de la soirée que j’ai passée. C’est donc en titubant que je suis rentré à ma chambre, et c’est avec mon amie Yvette la cuvette que j’ai sympathisé. J’ai passé toute la nuit avec elle, et je lui ai même fait la conversation. Bon juste qu’elle, elle n’est pas très bavarde. C’est dommage, elle a vraiment tout pour plaire. Enfin je crois. Héhé. Enfin… Au petit matin, ça allait quand même un peu mieux. Carrément mieux même. Et je n’ai même pas eu besoin de vomir. J’ai faillis, c’est sûr, mais je n’ai pas vomis. C’est déjà pas mal. Et puis bon, en fait, j’ai beau dire ce que je veux, je suis encore un peu barbouillé. Faut que j’arrête de faire mon fier. 
 
Bref… après une douche, un brossage de dents fissa, et un habillage rapide aussi, je suis allé prendre un petit déjeuner. C’est rare, hein, mais je l’ai fait. Et j’ai demandé un supplément paracétamol. Contre le mal de crâne. En fait, je suis d’abord allé demander le paracétamol à l’infirmerie. On m’en a offert un joli petit stock, d’ailleurs. Et ensuite je suis allé chercher un café pour prendre ma gélule. Et après direction boulot. Alors j’y suis allé.
 
Arrivé au bâtiment des classes, c’était juste pas possible. Trop de bruit, trop de rire, trop d’odeur, trop de... trop de gens. Et moi trop d’alcool ingurgité la veille.  Trop de mal au crâne. Et les collègues ont dû s’en rendre vite compte. Du coup, qui c’est qu’on a envoyé à la forêt pour aller chercher les apprentis qui sèchent ? C’est bibi… Et me voilà donc partout direction la forêt à la recherche des fugueurs. Ouais… Bon, juste que je n’avais pas prévu que la forêt, ben… c’est dans le monde des humains. Si si je vous jure.
 
Voilà la raison de ma présence ici, entouré d’arbre. Je me croirais presque dans frère des ours, vous savez la scène avec les deux élans qui jouent à « je vois ». Ouais ben ouais. Je vois quelque chose de grand. Un arbre. Je vois quelque chose de vert. Un arbre. Je vois quelque chose avec des feuilles. Un arbre. Wow qu’est-ce que je suis fort à ce jeu… Je vois… un arbre. Un arbre, un arbre, et encore un autre blblbl d’arbre !
 
Ce que je ne vois pas ? Le sanglier qui me fonce dessus. Par contre je finis par l’entendre, alors je prends mes jambes à mon cou. Puis la branche, juste au niveau de mon visage. Et de plein fouet en plus. Si bien que j’en tombe sur les fesses, totalement sonné. Tellement sonné que je m’en suis complètement évanoui.
 
Lorsque je rouvre les yeux, je sursaute de surprise. Je me dis que j’ai une sacré gueule de bois, quand même… Tout autour de moi à triplé de taille pendant mon inconscience. C’est perturbant. Les arbres, bien qu’ils fussent déjà hauts, doivent bien avoir grandis d’encore plusieurs dizaine de mètres. Le sanglier de tout à l’heure est là, à côté de moi.  Mais ce bougre aussi à grandit. Par tous les saints, il va me déchiqueter s’il est toujours en colère contre moi. Je tremble légèrement, et tente de me protéger de mes bras tandis qu’il amène son museau vers moi. Mais… ma main… ma sublime main… où est-elle passée ?! Pourquoi est-ce que c’est une patte blanche et griffue. Mais mais mais ?
 
« Squick ? »
 
Je pose mes pattes sur ma bouche. Je viens de dire Squick ? Sérieusement ? Si j’essaye de parler, il n’y aura que des petits cris stridents qui vont sortir de ma bouche ? D’ailleurs… Je suis quoi au juste ?
 
Je me hisse sur mes pattes –quatre en tout- et fait un état des lieux. Les pattes avant sont éloignées des pattes arrière, j’ai une longue queue blanche, avec la pointe noire. Une truffe, des petites dents acérées, des oreilles trop choupicraquantes… Et une fourrure affreusement douce, d’un blanc immaculé. Je fais partie de la famille des mustélidés, je dois mon nom vernaculaire au latin armenius mus, à savoir « rat d’Arménie », je suis, je suis ? Une Hermine ! En livrée d’hiver, d’ailleurs. Oui. Je suis en l’une de ces petites bestioles que l’on traquait à une époque où ce fut la mode pour son pelage, histoire de s’en faire un manteau. Je suis en l’une de ces petites bêbêtes célèbre grâce –ou plutôt à cause- des rois de France qui portait notre fourrure. C’est… C’est horrible ! Je suis une fouine !... Ah non, pardon une hermine. Mais ça revient quasiment à la même chose ! Où est passé mon corps parfait ? Ne me dites pas que l’esprit de cette hermine est piégé dans mon corps ! Sans quoi je vous jure que je pète une durite. JE soupire. Et le sanglier qui ne se détourne pas… Quoi, il n’a jamais vu une hermine ou quoi ? Il gratte le sol de son sabot… ho ho. Cela ne m’annonce rien qui vaille.

 


SAUF QUI PEUT !!!
 
Je me mets à déambuler à travers les bois à une vitesse assez inouïe. Je savais que les hermines étaient rapides, mais à ce point-là, je ne pensais pas. Si bien qu’en deux temps, trois mouvements, me voilà hors de portée de cet animal enragé qui me veut je ne sais trop quoi. Du coup, cette course poursuite m’a bien ouvert l’appétit. Je meurs de faim… Je songe alors à un hamburger, des frites, des chips, n’importe quoi. Mais alors qu’un lapin me passe devant, je me mets à sincèrement saliver. Mon corps se tend, mes pattes avant viennent rejoindre les pattes arrière. Et c’est dans un bond magistrale ou je chante I believe I can fly façon Squicky squicka que j’atterris au cou du lapin, dans lequel je plonge mes petites dents pointues.  S’en suit un débat de dingue, entre le petit panpan qui tient à sa vie, et moins qui tiens à mon estomac. Mais finalement, je gagne. Au prix de ma fourrure entièrement tachée de sang. Mais rien à faire. Je mange à ma faim, jusqu’à ce que j’entende un craquement non loin de là, et un halètement qui ne me dit rien qui vaille. Un jappement. Un grognement. Un nouveau craquement. Pas de doute, y a un loup qui s’approche, surement attiré par l’odeur du sang. Je ne veux pas être son prochain repas. Je prends alors mes pattes à mon cou et déguerpis fissa.
 
Une bonne trentaine de mètres plus loin, je m’arrête pour reprendre mon souffle. C’est fatigant la vie d’une hermine, quand même… Je lève les yeux au ciel. La nuit est en train de tomber. Je me dis que je devrais peut être me trouver un abri pour dormir… Pas à découvert, bien sûr. Trop risqué, y a trop de prédateurs autour. Et puis quelques petits cris stridents attirent mon attention.
 
« Squick ! »
 
« Squiiiick ? »
 
Je reconnais aisément de quel genre d’animaux ces petits cris proviennent, puisque je fais exactement les mêmes ! Ce sont mes camarades qui sortent de leurs tanières pour se nourrir et vivre un peu. Je cours jusqu’à elle pour les retrouver. Je suis accueilli à coup de petits cris et de câlins. Apparemment je fais bel et bien partie de leur famille. Et je sens comme un sentiment de bonheur, de plénitude avec elles. Tous ensembles, nous allons chasser, nous jouons à nous sauter dessus. Une femelle en chaleur se frotte contre moi et affiche une mine d’incompréhension devant ma non-réaction. Ah. Au moins il reste quelque chose d’inchangé chez moi. Je n’aime pas les membres du sexe opposé. Mais je commence à me sentir mal à l’aise lorsqu’une autre hermine mâle me grimpe dessus. Hop hop hop je ne suis pas ce genre d’hermine, moi.
 
« Squiiiiiick ! »
 
Je lui dis. Ce qui, si je le traduis, signifie « vas te faire foutre ». Bizarrement, cela ne lui a pas plus, et le voilà en train de me courir après, toutes dents dehors pour… me mettre à mort je crois bien. Wow, même les hermines ont de l’orgueil ! Je n’y aurais jamais cru ! Mais moi, j’ai pas l’intention de mourir ici. Pas en temps qu’hermine ! Je veux récupérer mon corps ! Je veux récupérer mon corps tout de suite !
 
Un poids me tombe sur le dos, une douleur vive au flanc m’arrache un cri. Le mâle est sur moi, et il n’y va pas de main morte, la brute. Je lui donne un coup de patte pour le pousser et me libérer, chose que je réussis à faire pour me remettre à courir comme une hermine dératée. Et puis je ne vois pas le vide devant moi. Je tombe, roule sur toute la longueur du ravin pour finir mon chemin contre un arbre, dans un dernier cri. L’autre hermine ne prend même pas la peine de descendre. Dans l’état ou je suis, il n’y pas besoin de se salir les pattes.
 
Tout devient flou autour de moi. Je tente le tout pour le tout, de me relever coute que coute, mais je suis trop faible. Trop sonné pour réussir. Alors je me laisse aller, je m’étends de tout mon long, et je perds à nouveau connaissance.
 
Lorsque je rouvre les yeux, je ne suis pas seul. Le chef est là, lui aussi. Il a l’air inquiet.
 
« On ne te voyait pas revenir, alors on est venu te chercher, et voilà dans quel état je te trouve… »
 
Ensanglanté, couvert de boue, de feuilles mortes, d’odeur immonde de la nature… J’essaye d’articuler quelque chose mais j’ai la gorge bien trop sèche pour cela. Je soupire. Je lève la main. Je suis redevenu normal. Holala… Je pense que l’alcool m’a encore joué un sale tour…
 
Le chef m’aide à me relever, et à rentrer. Il m’accompagne jusqu’à l’infirmerie. Je me dis que j’ai du juste vivre un bad trip post trop plein d’alcool, ajoutez à ça la fatigue... Mais la chose qui me dérange, c’est que… Je me souviens de tout, très clairement… Les sensations diverses et variées. Celle de la terre sous mes petites pattes griffues, celle du vent ébouriffant mes poiles, celle des dents de l’autre hermine se plantant dans ma chair… Et que j’ai une blessure au flanc qui pourrait être similaire à celle d’une morsure de bébête à poil blanc géante…
 
Cette histoire n’est pas claire. Pas claire du tout. Mais pour l’instant, je suis bien trop fatigué pour essayer d’y comprendre quoi que ce soit. On m’a laissé deux jours de repos. Je crois que je vais les passer au fond de mon lit, avec une poche de glace sur le front, hein…
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Re: Bad Trip ou réalité? [quête] - Sam 10 Aoû 2013 - 18:12

Franchement j'ai adoré lire, surtout la partie avec Yvette la cuvette /PAN/ J'ai bien aimé le choix de l'animal aussi, il est trop mignon *-*

Sven : Récompense : 350 xp + des souvenirs de vous en animal + 200 xps

Xps attribués : Yep
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