Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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On ne réussit pas à tout les coups

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On ne réussit pas à tout les coups - Mer 7 Aoû 2013 - 20:44
On ne réussit pas à tout les coups
« Abrutis »


Encore une? A croire qu'ils n'ont que toi dans la Guilde. Bordel t'as vu le temps qu'on a? Laisse toi glisser dans la piscine plutôt que rouler jusque perpette pour faire sauter un bâtiment.
Je ne serais pas seule non plus et j'ai les moyens en armes, c'est pour ça qu'on m'appelle.
Ouai, ouai... sont juste pas foutus de bouger leur cul de leur chaise alors ils t'appellent, bonne poire que tu es.

Ce qu'il était chiant lorsqu'il était de mauvaise humeur. Le soleil étant encore haut aujourd'hui, tout ce que voulait Sören c'était se la couler douce dans la piscine. C'est vrai qu'elle était tentante mais pas possible, on l'avait appelée. Une mission, encore une, mais cette fois ci, ce n'était pas à elle directement de l'accomplir, il fallait avant tout qu'elle amène le matériel et le fasse fonctionner.
Chargeant la voiture, la voilà partie pour la capitale avec plusieurs heures de route à se taper. Tant de kilomètres pour ne même pas être aux premières loges, que de temps perdu pourrait-on dire. Seulement, on avait pas la chance de voir un bâtiment historique voler en éclat tout les jours.

Noah n'avait pas apprécié son départ non plus, mais pas pour les même raisons. Sibylle commençait à percevoir la vraie raison de sa présence aussi il lui faudrait se montrer prudente. Les allusions qu'il faisait, les excuses pour la garder à la villa, les interruptions lorsqu'elle était seule avec d'autres membres de la Guilde... il tentait de la changer, c'était devenu une certitude. Pauvre frère, elle ne changerait pas, oh non. Maintenant qu'elle avait retrouvé son vrai chez soi, impossible qu'on la refoute dans cette académie avec une chambre pour tout "logement"... On pouvait même lui réserver un palace, ça ne la ferait pas bouger pour autant.

Sur la route en tout cas, son frère ne serait pas là pour la déranger. Que pouvait-il faire de toute manière? Oserait-il jusqu'à employer la force pour la ramener? Non, il ne pouvait pas. Et puis, de par son statut de renégate, on l'enfermerait dans un coin jusqu'à ce qu'elle crache les informations qu'elle a plutôt que la laisser tranquillement vagabonder et ça, il devait s'en douter. La mort ne pouvait pas l'avoir changé, pas au point de risquer la vie de sa soeur, elle en était convaincue.
Son portable sonna, sms.


"Rdv 15h sur le parvis"


Noté. Tant mieux, elle aurait le temps de manger un truc sur la route au moins. Sören lui demeurait silencieux, trop occupé à méditer sur sa mauvaise humeur. Aaah, si ça ne tenait qu'à elle, elle aurait mis pied au plancher pour aller plus vite mais il suffirait qu'elle se fasse arrêter pour mettre la mission en l'air. Rhaaa, peut-être que l'autre avait raison au fond, on était mieux à bronzer autour de la piscine qu'être là. Et voilà qu'un orage éclatait, saloperie de temps... Espérons qu'il ne pleuve pas sur place.

14h45
ENFIN ARRIVEE. Bon sang ce que cette ville était un enfer en terme de circulation... Mais elle était à l'heure, c'était déjà ça. Et il y avait le soleil! Bref, sortant du parking souterrain et le moteur de la voiture refroidissait, la demoiselle se rendit sur le lieu du rendez vous. Le contact sur place devait l'aborder normalement. Se faisant passer pour une touriste, Sibylle se mit à prendre des photos au hasard pour passer le temps. Après tout, il s'agissait des derniers instants du musée le plus connu de France: le Louvre.


On m'avait bien dit que vous étiez ponctuelle. Sympa la grande roue la dernière fois.

La renégate se retourna. Un autre homme, habillé simplement, la trentaine mais cheveux déjà grisonnants, s'était approché d'elle. Il lui tendit la main et après les formalités d'usage, lui expliquant comment les choses allaient se passer.
En fait, Sib n'aurait quasi rien à faire. Elle apportait les charges, expliquaient leur fonctionnement et les déclencheraient une fois le moment venu. En revanche, c'était eux -ils étaient trois- qui les placeraient grâce à un de leur contact faisant partie de la sécurité du musée. En attendant, ils lui payaient l'entrée au musée. Sympa, pour elle qui n'y avait jamais mis les pieds... Bien sûr, en plus de la balade culturelle, elle devrait signaler tout changement de comportement au niveau de la sécurité qui pourrait indiquer qu'ils étaient repérés.

Avant la promenade, il fallait se décharger. Pour cela, les trois complices avaient prévu une camionnette non loin, supposée vérifier la qualité de l'air, etc... Bref, une couverture qui leur permettait de rester devant un tel lieu connu sans être inquiétés par les autorités. A l'intérieur, le déballage commença: engins explosifs encore, détonateurs, de quoi rester en contact, portables neufs, tout avait été prévu. Une fois que les hommes eurent tout compris, ils se séparèrent et Sibylle eut le temps de faire son tour, comme promis.

Evidemment, elle commença sa visite par la pièce maîtresse du musée: la Joconde. Dommage que tel bijou ne parte en fumée mais c'était ainsi. Ce musée était le symbole de la culture humaine, de ce que cette race avait accompli depuis son apparition, du génie dont elle pouvait faire preuve. Et pourtant, malgré le nombre immense d'oeuvres d'art ici, elles ne représentaient qu'une poignée d'hommes ou de femmes qui avaient eu l'intelligence de surpasser leurs semblables. Ces mêmes semblables qui payaient aujourd'hui pour constater que d'autres, même des siècles en arrière, étaient et sont toujours, malgré le temps écoulé, supérieurs à eux.
En faisant sauter ce monument, c'est donc tout un symbole qui s'effondrerait, et pas uniquement cantonné à un seul pays. Le Louvre était connu dans le monde entier, tout comme le Smithsonian mais actuellement elle était en France alors elle se contenterait de cette pièce.

De temps à autre, la jeune femme recevait un sms indiquant l'avancée de la pose du matériel. De son côté, rien à signaler. Elle aurait juste aimé que les gamins en sortie scolaire se la bouclent un peu mais bon... Ils se tairaient bientôt à jamais, ça la consolait un peu. Aaah, un peu plus et elle regretterait de n'être pas venu avant. Il y avait de superbes oeuvres, il fallait le reconnaître... Peut-être pourrait-elle en dérober quelques unes dans la panique générale? A méditer... Son coffre dimensionnel pourrait aisément en cacher quelques unes. Et puis, sur le marché noir ça vaudrait une petite fortune mais que prendre? Elle verrait suivant les endroits où elle passerait.

Le temps passa...s'écoula lentement. Ok le musée était immense mais de là à ce que ça prenne plusieurs heures pour tout installer? Pourtant tout était calme, rien n'indiquait qu'ils avaient été repérés. Sa main descendit vers son nombril où se trouvait son piercing indiquant un danger alentour mais rien, le calme plat. Il faut dire aussi que sa portée n'était pas énorme... Un autre sms:


Deux restantes.


Super, ils avançaient en fin de compte. Se mêlant à un groupe, la renégate suivit les explications d'un guide anglais. Au moins cette mission aura eu l'avantage de la cultiver un peu, en plus du coup de pub qu'ils feraient à la Guilde.
Aaah! La partie dédiée à l'Egypte. Sans doute celle qui l'intéressait le plus. Destination: temple, momies et le livre des Morts. Au moins les Egyptiens savaient s'assurer une mort sympa. Pas comme ce qu'elle avait eu à se retrouver dans une académie... Quoique, après réflexion, se faire retirer les organes ainsi que le cerveau par le nez ne lui aurait pas vraiment plu, même si elle était morte à ce moment. En tout cas, elle prit le temps de lire les explications et lorgna les bijoux qui étaient présentés. L'or jaune ne l'avait jamais spécialement attiré seulement... les bijoux étaient quand même pas mal. Heureusement que Rain n'était pas là. Allez lui faire comprendre ensuite que le vol était mal quand Sib allait elle-même ramener des pièces de collection du musée!
Quoiqu'en fait, qu'elle vole ne la dérangeait pas plus que ça du moment que ça n'était pas SES affaires qu'elle volait. Mais ça avait du mal à rentrer malheureusement. Qu'importe, l'heure tournait et il fallait tout faire sauter avant que le musée ferme, histoire qu'il y ait le plus de victimes possible. Et puis un élément lui revint en mémoire: les nocturnes. Deux jours par semaines, le musée restait ouvert jusque 21h45 et ils étaient précisément un de ces jours là, une aubaine. Encore un sms:


La fête a commencé.


Ah le signal! Outre qu'il signalait que les charges étaient installées, il voulait aussi dire que tout le système de sécurité était HS, fini les caméras de surveillance. Désormais, tout irait très vite, et elle ne perdrait pas de temps. Allez, que le spectacle commence.

Un coup de pied lui suffit à briser la vitrine en face d'elle protégeant les bijoux qu'elle convoitait. De suite, d'autres visiteurs s'enfuirent, crièrent au voleur et les agents de sécurité débarquèrent de suite. Mais déjà les bijoux étaient planqués dans son coffre, pas de bol messieurs. Allant vers le premier, elle lui colla un coup de coude dans le nez et brisa le bras d'un deuxième. Ils donnèrent l'alerte bien sûr, mais rien ne fonctionnait excepté leurs radios. Cela suffit bien évidemment à en rameuter d'autres. Hmpf... les pauvres, comme si ça allait l'arrêter. Plus que les agents de sécurité, ce qui l'inquiétait était les soldats présents sur tout les lieux touristiques pour garantir la sécurité. Leurs armes à eux feraient mal mais, une fois mêlée à la foule paniquée, qui irait penser que Sib était une terroriste?

Envoyant un buste sur un garde, la demoiselle en profita pour courir et rejoindre les visiteurs. Toutefois, les choses commencèrent à dégénérer. L'alarme incendie se déclencha, chose impossible vu que les autres étaient censés avoir tout déconnecté. Bande d'incapables! Tout le monde dans le musée s'empressa donc de sortir alors que la nuit tombait dehors. La pose des bombes avait donc pris tant de temps? Là n'était pas la question, ils avaient échoués!
Le personnel du musée tentait de faire sortir les gens calmement.... Autant ordonner à une cascade d'arrêter de tomber. Tout le monde se bousculait et ça ne s'arrangea pas quand la renégate décida de tenter le tout pour le tout et appuya sur le détonateur. L'explosion eut bien lieu mais deux... deux explosions sur tout le lot! Ces abrutis ne devaient pas avoir fait les raccords correctement. Ca avait bien marché pour la roue non? Alors pourquoi pas là?

Cela suffit néanmoins à faire paniquer tout le monde comme il faut. Le ciel se noircissait déjà à cause de la fumée et les flammes léchaient les bâtiments. On la bouscula, on la traîna même quasi dehors. Après tout ça n'était qu'une victime aux yeux de tout le monde. Mais sans doute la seule victime qui avait un sourire aux lèvres en voyant ce qui se passait, même si ça n'avait pas sauté comme prévu.
Tout le monde sortait par où il pouvait, certains avaient même tenté de briser des fenêtres. Sibylle finit par respirer le grand air elle aussi, et fut entourée par les autorités déjà présentes. Enfin... au départ, ils étaient juste là pour les aider. Elle en profita donc pour se dérober, se mettre à l'écart pour rejoindre ensuite sa voiture. Mais ça, c'était seulement si les deux autres imbéciles ne l'avaient pas rechoppée. Au fait, ils n'étaient pas trois au départ?


Connasse! Tu devais attendre avant de tout faire péter. Mike a explosé en même temps que tes p*tains de décharges! C'est comme ça que tu travailles pour la Guilde?

Tout en parlant, ils la menacaient avec leurs armes de poing. Quels imbéciles finis... Elle sortit les siennes.

Et vous étiez censés tout brancher correctement. TOUT le musée aurait du sauter mais y a fallu qu'on me colle avec des simples d'esprits qui sont pas foutus d'appuyer sur un bouton! Fallait rester chez maman si vous avez peur d'avoir bobo!
Lâchez vos armes!

Oh, ce refrain là elle le connaissait. Derrière les deux hommes qui lui faisaient face, des soldats les mettaient en joug. Elle allait ordonner à Sören de s'en occuper mais les deux imbéciles lui servant de complice voulurent ouvrir le feu. Ils tentèrent oui, mais ne furent pas assez rapides... Une pluie de balles s'abattit sur eux et Sib leur échappa en en prenant un comme bouclier humain. Seulement l'autre, pas tout à fait mort encore, se mit à tirer sur tout et n'importe quoi, voulant faire le plus de dégâts possibles. Il fut abattut mais son chargeur était déjà vide.

L'air ne rentrait que difficilement dans ses poumons, ses mains n'arrivaient plus à maintenir ses armes. Les deux hommes étaient à nouveau à terre et les soldats les regardaient enfin... plus pour longtemps. Ses yeux virent Sören les abattre à leur tour mais... mais le sol, le sol la percuta. Ses yeux ne voyaient plus comme avant, ils voyaient le sol, des corps allongés et des chaussures de quelqu'un qui s'agitait et toussait. Même ses oreilles commençaient à ne plus rien entendre.
Une main la saisit et la mit sur le dos. Ils se regardèrent. Sören... Sören saignait. Tout son torse se recouvrait de sang, du sang s'écoulait même de sa bouche.
Respirer, il fallait qu'elle respire, de l'air, encore un peu mais ça devenait si difficile. Pourtant, son esprit parvint à deviner que ce n'était pas Sören qui était blessé, mais elle. Ses forces avaient commencé à l'abandonner dés la première salve, une balle l'avait atteint à l'abdomen. Seulement, lorsque son "complice" tira à son tour, c'est elle qu'il toucha en plus des autres.
Il, Sören, commencait à disparaître, signe que ses forces l'abandonnaient pour de bon. Mais avant, il s'agita autour d'elle, cherchant quelque chose. Elle tourna la tête dont les cheveux baignaient dans son sang et le vit cacher ses armes dans le coffre. Pourquoi? Plus de forces pour réfléchir...


**********

Le lendemain aux informations, on parla de cet attentat, précisant que les terroristes avaient été abattus mais que cela avait coûté la vie à plusieurs soldats et autres victimes innocentes lorsqu'un des deux s'était mis à tirer dans la foule. De célèbres oeuvres avaient disparu dans les flammes, une perte irremplaçable, ... Le nombre de mort en était à 23. Si seulement l'alarme incendie ne s'était pas déclenchée, le bilan aurait été plus lourd. Quel merveilleux voyage à Paris n'est ce pas?

Sibylle? Un bilan loin d'être positif également. Officiellement, elle fut morte pendant près de 6min. Son coeur s'était en effet arrêté alors qu'on la transportait à l'hôpital mais ils parvinrent à le relancer. "Ils", les humains, ceux qu'elle voulait tuer lui sauvaient la vie, quelle ironie. Mais même une fois son coeur relancé, la partie était loin d'être gagnée. 6 balles avaient trouvé refuge dans son corps, tous ou presque au niveau de la cage thoracique. La première balle dans l'abdomen ne toucha aucun organe vital mais fit des dégâts importants tout de même. La deuxième toucha un poumon, la troisième se logea dans une côte, la quatrième le foie, la cinquième dans l'épaule gauche et la sixième dans son rein droit. Trois organes vitaux touchés sur six balles, il ne l'avait pas loupée. Toutefois, elle s'accrocha et les chirurgiens finirent par la tirer d'affaire même si elle restait en observation.

Aux informations toujours, on parla de trois terroristes, et non quatre. En voyant Sibylle en sang, Sören avait décidé de jouer leurs dernières forces en dissimulant ses armes. Ainsi, elle passerait pour une simple victime de la fusillade et serait soignée en priorité. Des policiers passèrent bel et bien lui poser des questions, mais il s'agissait juste d'un recueil de témoignages. Elle se servit de ses blessures et du choc psychologique comme prétexte pour dire ne se rappeler de rien, et ils la laissèrent.

Une fois estimée assez viable pour voyager, Noah vint la chercher à l'hôpital et la ramena chez eux. A vrai dire, elle avait surtout signé une décharge pour sortir d'ici au plus vite. "Les hôpitaux empestent la mort", elle n'aimait pas y aller. Autant dire que le trajet du retour fut très long. Pas seulement à cause de la tonne de médicaments qu'il lui fallait prendre pour ne pas souffrir, mais aussi à cause du mutisme du conducteur. Mais elle le savait. Il rêvait de dire "Je te l'avais dit, arrête tout ça et reviens avec moi". C'était la première fois qu'il la voyait blessée. Cependant il l'avait déjà vue morte, là ça n'était pas pire au moins, si? En tout cas, la voilà partie pour des jours et des jours de convalescence. "Mieux vaut être seul que mal accompagné", elle s'en souviendra à l'avenir.


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Re: On ne réussit pas à tout les coups - Sam 10 Aoû 2013 - 18:12

Détruire le Louvre, c'pas mal comme idée -enfin quand on tombe pas sur des boulets. J'trouve que Sibylle s'en sort bien grâce à Sören si on compte pas les blessures, surtout après ce qu'elle a volé.  

Sib' : Récompense : 350 xps + 200xps

Xps attribués : Yep
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