Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Tu veux être mon amie ?

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Tu veux être mon amie ? - Dim 4 Aoû 2013 - 19:18
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« Sun & Abygaïl  »




Sun déglutit difficilement avant d'ouvrir les yeux. Elle mit plusieurs secondes avant de s'habituer à la clarté du soleil, elle qui venait d'être plongée pendant un long moment dans l’obscurité après avoir agonisé pendant plusieurs minutes, empalée sur des pics. Elle n'avait plus mal, elle ne se sentait plus aussi mal que la fois où elle était tombée du muret. Elle n'avait toujours pas compris ce qu'il s'était passé... Elle se souvient juste d'avoir glissé, d'avoir eu mal, d'avoir crié, d'entendre Boulette aboyer et d'avoir fermé les yeux. Et là, ses yeux étaient bien ouverts, toujours aussi bleu et fixaient l'horizon, sans vraiment comprendre et sans non plus se poser de questions, elle était vide, elle paraissait morte, une coquille, un peau morte.

Mais bon, rien n'est plus normal que de vivre, puis de mourir, non ? Mais normalement, on meurt aux environs de 80 ans, si on a pas de problèmes grave de santé par exemple, pas à dix ans... De toute façon, même si elle a souffert elle n'a pas compris ce qui c'était passé, c'était déjà ça. Mais le plus dur serait sûrement de lui expliquer, non ? Lui expliquer qu'elle ne verrai plus jamais son père, ni Aby, ni sa belle-mère... Elle se frotta l'oeil avec le poing, commençant à reprendre peu à peu ses esprits : où était-elle ?

« Papa... ?»



A partir d'ici, tu peux écouter cette musique, que j'adore. Surtout à partir d'une minute. Et ça colle bien à la situation, je trouve.


Bien sûr, elle n'eut comme réponse que la brise. Elle scruta les alentours avant de se saisir d'une feuille qui était posée devant elle et de la lire à haute voix, pas qu'elle ne sache pas lire tout bas, bien au contraire, mais simplement pour mieux comprendre. Elle lut son nom, puis son prénom, puis qu'elle était déesse du dessin. Elle sourit faiblement, certes, elle dessinait bien mais pas comme une déesse. Elle se sentait flattée et gênée, qui avait bien pu écrire ça ? Devant elle se dressait une porte, grande ouverte donnant sur un magnifique jardin. Si elle n'avait pas eu peur, elle y serait sûrement allé. Elle était déjà allé de nombreuses fois à l'hôpital et elle savait très bien que ça ne ressemblait pas à ça.

Les lumières des hôpitaux sont froides et donnent l'impression que toute la pièce est blanche, la lumière est également très forte et fait mal aux yeux, elle a toujours cru que c'était pour habituer les gens à aller vers la lumière une fois qu'ils sont morts, pour qu'ils ne soient pas déboussolés une fois là-haut. Etait-elle aussi dans la lumière... ? Elle baissa les yeux vers le sol et joint les mains derrière son dos. Elle lança d'une petite voix timide :

« M-Maman ?!»



Une nouvelle bourrasque de vent fit virevolter ses cheveux, attachés en queue de cheval, queue qu'elle resserra sur sa tête. Son regard se perdit dans ce jardin, là, devant elle, un jardin d'Eden, un paradis sur Terre. Elle ne se serait jamais douté être morte, tout semblait si réel ! Si elle se pinçait, elle le sentait, elle pouvait tout bouger et n'éprouvait aucune douleur. Elle bougea la tête dans tous les sens, dans l'espoir de croiser quelqu'un. Peut-être avait-elle été dans le coma quelques jours à cause de sa chute et on l'a mise dans cet endroit parcequ'elle avait besoin de repos ?

« Papa ! S'il te plaît, viens me chercher ! Je suis réveillée maintenant... S'il te plaît...»



Sa voix s'était brisée à la fin de sa phrase, comme si elle avait été bloquée. Elle voulait que son père revienne, si c'était une blague, ce n'était pas drôle, mais alors vraiment pas ! Une larme roula sur sa joue, puis deux, puis trois. Son menton tremblait légèrement, elle était perdue, elle n'aimait pas être seule, elle n'avait jamais aimé ça. Et elle ne se souvenait de rien, elle voulait comprendre, mais elle avait beau se concentrer, à part tomber et avoir mal, rien, rien de rien.

« Papa... Où tu es ?»



C'était un murmure, un murmure tremblant. Elle entendit des bruits de pas ! Quelqu'un, mais pas son père. C'était une femme, c'était certain, un homme ne se déplace pas aussi légèrement, son père lui avait toujours fait des gros pas, comme si il devait marcher le plus fort possible sur le sol. Sun se souvint qu'il adorait faire ça pour embêter les voisins car leur perruche ne faisait que crier très tôt le matin. Elle sourit légèrement à cette pensée et attendit doucement que cette personne se montre, dans les yeux, une lueur d'espoir brillait, faites que ce soir sa belle-mère, s'il vous plaît, faites qu'on vienne enfin la chercher...


« B-Bonjour...»



Lança-t-elle doucement, à nouveau dans un presque murmure. Elle rougissait un peu et ses yeux étaient légèrement gonflés. Ses mains se tordaient dans tous les sens dans son dos et elle fixait un peu le sol, n'osant pas vraiment regarder la personne devant elle dans les yeux. Avait-elle fait une bêtise ?
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Re: Tu veux être mon amie ? - Dim 4 Aoû 2013 - 20:14
Une matinée qui commençait normalement. Finalement, c'était sans doute le plus rare pour la jeune indienne. Il se passait tellement de choses en ce moment qu'elle avait fini par se préparer à se faire harceler dès la sortie de sa chambre et ce pour le restant de ses jours. Sa nomination au Conseil des Elèves était pour beaucoup dans cette histoire mais bon, elle n'allait pas se plaindre non plus. Elle ne l'avait pas spécialement cherché mais elle était quand même contente de réaliser qu'elle pouvait se rendre utile, même pour des choses simples et anodines. Ce n'était pas toujours très reposant mais cela lui permettait aussi de ne pas trop penser à des sujets qui eux seraient beaucoup moins drôles.

Kirara sur les talons, elle quitta sa chambre sans se faire intercepter une seule fois et parvint même jusqu'à la cafétéria sans que l'on vienne lui poser des tonnes de questions. peut-être que les gens avaient enfin fini de se focaliser sur elle. En tout cas, elle 'allait pas se plaindre de se calme soudain. Au contraire, elle l’appréciait à sa juste valeur. Du coup, elle prit un petit déjeuner un peu plus copieux qu'à l'accoutumé et surtout, ce dernier dura un moment. Du coin de la salle où elle se trouvait, elle observait le ballet incessant des élèves, repentis et professeurs qui se préparaient à entamer une nouvelle journée. Tous semblaient de bonne humeur, sans doute le beau temps qui jouait sur leur moral. Elle aussi allait bien. Dans l'ensemble.

Sa dernière expédition sur Terre lui laissait encore pas mal de questions en suspens. Et pour le coup, malgré ses recherches, elle ne trouvait pas vraiment de réponses qui la satisfassent pleinement. Peut-être devrait-elle essayer d'aller voir directement un professeur qualifié, voir pourquoi pas la Directrice de l'Académie? Mais voilà, avant, elle voulait s'assurer de ne pas s'enflammer pour rien. Elle avait besoin de plus détail, d'avoir des certitudes et pas seulement des impressions. Alors, elle commencerait ce matin par se rendre à la bibliothèque. Son éternel refuge depuis son arrivée ici.

En sortant de la cafétéria, elle salua les serveuses et les cuisiniers avant de se diriger vers la Bibliothèque. Dehors, elle ralentit le pas, laissant les animaux alentours capter sa présence et se rapprocher d'elle, l'envelopper des leurs émotions calmes sereines, douces et apaisantes. Kirara à ses pieds s'amusait à courir avec un écureuil, des moineaux voletaient partout autour d'elle tandis qu'elle respirait à pleins poumons, son visage esquissant l'ébauche d'un sourire. Rien que pour ces instants, elle ne regrettait pas d'être morte.

Mais en passant à proximité du Temple, Kirara s'approcha de la porte et commença à la gratter. Curieux comme réaction. Avait-elle senti quelque chose? Elle entrouvrit la porte doucement, sans la faire grincer, et s'avança à pas lents entre les allées. Elle ne mit pas longtemps à découvrir la présence d'une personne. Sans doute un nouvel arrivant.

« B-Bonjour...»

Pour le coup, la jeune amérindienne marqua une pause. Qu'elle âge avait cette enfant? 10 ans, à tout cassé. Peut-être moins. Comme ce petit garçon dans la montagne. Il lui fallut une seconde pour déglutir et effacer cette image de sa mémoire. Non, elle ne devait pas penser à ça maintenant. Revenant à la fillette, elle nota cette façon qu'elle avait de garder le regard baissé et comment ses doigts se tordaient en tous sens. Elle devait être apeurée, ça n'avait rien d'étonnant. Alors, la jeune précolombienne s'accroupit devant la fillette, son visage à peu près à hauteur du sien et elle sourit très légèrement, autant qu'elle le pouvait.

"- Bonjour. Je parie que tu viens juste d'arriver n'est-ce pas? Tu n'as pas à avoir peur, tout va bien. Je ne te ferais pas de mal, c'est promis. Tu veux bien me regarder?"

Kirara était revenue se coller contre sa maitresse, curieuse devant cette nouvelle arrivante. Se rappelant des réactions des enfants de sa tribu lorsque ces derniers se retrouvaient face à un animal, leurs sourires et leur joie, elle caressa la nekomata et l'incita à avancer devant la fillette.

"- Elle, c'est Kirara. C'est une nekomata, une espèce de chat un peu magique. Elle est très gentille, tu peux la caresser si tu veux. Moi, c'est Abygaïl. Et toi, comment tu t'appelles?"


Le démon-chat s'était approché de la petite fille en miaulant doucement, tendant d'elle-même sa tête vers sa main avec un regard digne de ce personnage que les Humains appelaient le Chat Potté. Enfin, il restait à espérer que la fillette n'aurait pas peur des animaux car dans ce cas, sa tentative de la mettre à l'aise risquait d'avoir l'effet inverse de celui escompté.

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Re: Tu veux être mon amie ? - Dim 4 Aoû 2013 - 22:35
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« Sun & Abygaïl  »




Une jolie brune était devant elle, plutôt grande, élégante. Sun afficha une moue triste et déçue à la fois, elle qui voulait voir les jolies boucles blonde de sa belle-mère. Mais bon, au moins c'était une jolie femme qui venait à sa rencontre. Sun gardait la tête baissée et ses mains continuaient de se tordre dans son dos. Elle était incapable de la regarder complètement dans les yeux, elle ne faisait jeter que de rapides coups d'oeil en sa direction. Elle était gênée, alors qu'en temps normal elle aurait sûrement demandé à la jeune femme de jouer avec elle ou de lui rendre un service, sourire aux lèvres. Mais non, là on découvrait une autre Sun, une Sun timide, un peu perdue... La jeune femme marqua une courte pause avant de lui parler.

La brune se baissa à son niveau en s’accroupissant à son niveau, de façon à ce que son visage soit en face du sien. Elle était vraiment très jolie, elle était une vraie femme. Elle prit une grande inspiration et planta ses yeux droit dans ceux de la brune en essuyant une larme avec son poing, comme elle le lui avait si gentiment demandé.

« Pourquoi vous seriez méchante ? J'ai fait quelque chose de mal ?»



Sun avait posé cette question d'une voix douce et posée, un petit regard interloqué mêlé à un peu de crainte également, elle était toujours aussi perdue malgré cette présence rassurante. Sun n'avait toujours pas remarqué la petite bestiole aux pieds de la brune, elle était trop concentrée à ne pas détourner son regard sans pour autant la gêner. Quand l'indienne caressa cet espèce de chat, elle le remarqua enfin. Il était mignon comme tout. Un nekomaka ? Un chat magique ? C'est comme ça qu'on rassure les enfants dans les hôpitaux maintenant, en leur faisant caresser un animal et en leur disant qu'il est magique ? Elle sourit un peu et caressa doucement cette petite peluche nommé Kirara.

Abygaïl était un joli prénom, mais une larme roula à nouveau sur sa joue. Abygaïl, Aby... Elle ferma les yeux et se remémora ses petites bouclettes blondes, volant au gré du vent, et son merveilleux sourire un peu édenté. Elle secoua la tête pour chasser cette image, à l'entendre penser, on croirait qu'elle ne la reverrait jamais alors qu'elle la reverrait sûrement très vite. Kirara était vraiment adorable et on aurait presque dit qu'il était autre chose qu'un chat. Il lui rappelait un peu le chat Potté avec cette bouille d'ange et ces grands-yeux. Elle le caressa sous le menton en souriant un peu et passa sa main sur son flanc avant de lui toucher la truffe et de toucher son propre nez. Sun adorait faire ça, toucher la truffe ou le bec d'un animal et ensuite toucher son propre nez, c'était un peu un rituel et son chien avait toujours adoré ça.

« Je...euh, je m'appelle Sun, et j'ai dix ans ! certes elle ne lui avait pas donné son âge mais Sun avait l'habitude de le préciser. Où je suis ? A l'hôpital ? Mais vous savez, si vous êtes une infirmière vous pouvez dire au docteur que je peux sortir, hein ! Je vais beaucoup mieux, je n'ai plus mal comme tout à l'heure et je n'ai aucunes blessures ! Et vous n'avez pas besoin de me dire que c'est un chat-démon, je suis petite, mais pas bête, je sais très bien que ça n'existe pas !»



Elle avait finit sa phrase sur un sourire, un sourire plutôt vrai, un sourire dans la peur et la crainte pour prouver à Abygaïl qu'elle avait un minimum de confiance en elle. N'empêche, c'était bien la première fois qu'elle voyait une infirmière sans son costume, enfin, sans sa tenue. Elle continua de caresser le petit chat tout en continuant de regarder Abygaïl, toujours en souriant. Elle déglutit avant de déposer un petit baiser sur la truffe de Kirara qui émit un petit miaulement avant d'émettre un petit rire typiquement enfantin. Sun joua encore quelques secondes avec Kirara avant de replonger ses yeux dans ceux d'Abygaïl et de lui demander quelque chose qui l'avait démangé depuis le début.

« Est-ce que vous savez si des gens sont venus me rendre visite ? Un grand monsieur brun aux yeux vert ? Ou une femme blonde avec une enfant nommée Aby, qui a elle aussi des boucles blondes ? C'est très important pour moi. Je veux rentrer chez moi ! »



Et c'était vrai, certes, la compagnie d'Abygaïl était plutôt agréable mais elle voulait plus que tout rentrer à la maison et câliner Boulette. Papa la punirait sûrement mais elle s'en fichait, elle voulait bien être privée de tout tant qu'elle pouvait encore se lover dans ses bras et regarder la télé, la tête sur son ventre. Elle lança un regard implorant à Abygaïl et on pouvait lire de la détresse dans ses yeux. Elle s'humecta les lèvres avant de parler à nouveau :

« Même si Papa me gronde parce que je suis monté sur le muret, je m'en fiche, appelez-le, qu'importe l'heure. »



Elle finit par un petit "s'il vous plaît " qui se fit emporter par le vent, loin, très loin, même pas sûr que la jeune Indienne l'ait entendu tellement c'était un murmure, elle avait presque parlé pour elle-même. Elle avait l'impression de se plaindre, mais n'était-ce pas le cas. Et de toute façon, n'était-ce pas normal de se plaindre quand on est perdu et qu'on ne sait même pas où on est, ni qui est la personne avec laquelle vous parlez ?
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Re: Tu veux être mon amie ? - Lun 5 Aoû 2013 - 19:08
« Je...euh, je m'appelle Sun, et j'ai dix ans ! Où je suis ? A l'hôpital ? Mais vous savez, si vous êtes une infirmière vous pouvez dire au docteur que je peux sortir, hein ! Je vais beaucoup mieux, je n'ai plus mal comme tout à l'heure et je n'ai aucunes blessures ! Et vous n'avez pas besoin de me dire que c'est un chat-démon, je suis petite, mais pas bête, je sais très bien que ça n'existe pas !»

Dix ans. Une véritable enfant, encore à peine éveillée. Et pourtant, la voilà qui se retrouvait aussi, au milieu d'un paysage magnifique mais peuplé uniquement de morts au final. Cette simple pensée lui arracha une légère grimace. Un pincement au cœur pour cette pauvre petite fille. Elle se croyait à l'hôpital, elle la désignait comme infirmière avant de réclamer à sortir, pour reprendre sa vie là où elle l'avait laissée. Mais comment lui annoncer qu'elle ne pourrait pas la reprendre? Pour le coup, la jeune indienne se maudit d'avoir poussé les portes du Temple. Sun n'y était pour rien mais voilà, le destin avait décidé que ce serait à elle de lui apprendre cette odieuse vérité. Un châtiment dont elle se serait bien passé à vrai dire mais laissé l'enfant seule dans cet état n'était même pas envisageable. Elle n'avait aucune solution, elle devrait lui dire la vérité. Mais comment?

Sa remarque sur Kirara la fit sourire. La présence de l'animal la rassurait, c'était déjà une bonne chose mais elle ne rendrait pas la vérité moins douloureuse pour autant. Alors comme ça, elle ne croyait pas à la magie, hein? Elle risquait d'être drôlement surprise alors. Un léger sourire sur le coin des lèvres, la jeune indienne  ne pouvait s'empêcher de trouver la fillette touchante. Candide, naïve mais qui se voulait forte. Elle prenait même la décision pour le médecin, la preuve en était là. La petite fille s'amusa encore un peu avec la nekomata avant de revenir poser son regard dans celui de l'apprentie déesse.

« Est-ce que vous savez si des gens sont venus me rendre visite ? Un grand monsieur brun aux yeux vert ? Ou une femme blonde avec une enfant nommée Aby, qui a elle aussi des boucles blondes ? C'est très important pour moi. Je veux rentrer chez moi ! »

L'élève amérindienne entrouvrit les lèvres mais sur le coup, rien ne sortit. Elle aurait voulu lui raconter une belle histoire pour l'amener à comprendre seule. Si elle le pouvait, elle l'aurait même ramené à la vie, quitte à y laisser la sienne. Personne ne méritait de mourir si jeune, peu importe la raison. Là, elle se sentait complètement démunie, rien ne l'avait jamais préparée à cela. Alors, elle allait devoir improviser et trouver une réponse qui ne soit pas trop brusque pour la petite fille. Rien que d'y penser, elle en avait mal dans la poitrine et son regard se voilait de tristesse.

« Même si Papa me gronde parce que je suis monté sur le muret, je m'en fiche, appelez-le, qu'importe l'heure. »
Un muret. La cause devait donc être une chute. Un nouveau soupir lui échappa tandis que le regard plein de détresse de l'enfant se posait sur elle. Kirara était revenue dans les jambes de la jeune déesse des animaux, sentant son désarroi et la soutenant de son mieux. Oui, elle aurait bien besoin de ça pour ce qu'elle s'apprêtait à faire.

"- Sun, c'est bien ça? Tu sais, ici, c'est un endroit un peu spécial. Ton papa ne peut pas venir te rendre visite, ni personne d'autre que tu connais d'ailleurs. Pourtant, je suis sure qu'ils rêveraient tous de te revoir. Tu vois cette feuille dans ta main? C'est comme une clef. Tu as ouvert une porte que tu es la seule à pouvoir franchir maintenant. Ta famille, tes amis... Ils ne peuvent pas te suivre ici."

Deus, comment pouvais-tu infliger ça à tes enfants, les laisser mourir si jeune et l'obliger à lui apprendre cette atroce vérité? Non, elle n'allait pas y arriver, c'était au-dessus de ses forces. Pourtant, elle le devait. Comme elle pouvait haïr cette situation. A cet instant, elle aurait donné n'importe quoi pour se trouver n'importe où mais ailleurs. Pourtant, le regard perdu de l'enfant, l'encourageait à continuer. Elle ne pouvait la laisser ainsi. Que la mort peut se montrer cruelle, lus encore que la vie.

"- Chez toi, c'est ici maintenant. La porte s'est refermée et tu ne plus faire marche arrière. Je suis désolée, je voudrais pouvoir faire quelque chose pour toi mais je n'en ai pas les pouvoirs. Moi aussi, je suis une apprentie-déesse, même si cela fait plus longtemps que je suis ici."

Une grande inspiration. Elle devait arriver à le dire clairement. Mais le mot était si dur en lui-même, elle ne méritait pas ça. Mais ne rien lui dire ne rendrait la découverte finale que plus douloureuse encore. Cette fois, ce fut la jeune précolombienne qui baissa le regard, pour ne pas que la fillette y lise toute la douleur qu'elle ressentait à devoir annoncer cela. Elle vint saisir la main de Sun, délicatement, avant de la caresser du bout du pouce, comme pour la rassurer, avant de se lancer.

"- Tu sais, pour entrer ici, il faut remplir une condition très spéciale. Je suis sure que tu aimes trop ton père et les gens dont tu parlais pour souhaiter leur mort n'est-ce pas? Alors rassure-toi, ils vont très bien. Seulement, toi, tu es arrivée ici. Tu n'as pas survécu."

Maintenant, elle se prépara à toutes sortes de réaction. Qu'elle veuille s'en prendre à elle, à cause de douleur, qu'elle pleure, qu'elle s'enfuit, qu'elle hurle, qu'elle s'effondre.... Quoi qu'il arrive, elle resterait là, avec elle. Elle venait de perdre bien assez pour en plus la laissée abandonnée à son chagrin. Car elle en aurait, c'était une certitude.
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Re: Tu veux être mon amie ? - Lun 5 Aoû 2013 - 21:26
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« Sun & Abygaïl  »




 Sun défit sa queue de cheval, laissant tomber ses cheveux bleu mi-longs sur ses épaules, ce qui était un signe évident de stress et de fatigue chez elle. Quand Abygaïl lui dit qu'elle était dans un endroit où personne ne pouvait aller, elle se dit que c'était une blague et s'apprêtait à la réprimander sur le fait que ce n'était pas drôle, mais elle se ravisa. Pourquoi lui mentirait-elle ? Une infirmière n'est pas censé faire du mal aux patients, et elle n'est pas censé mentir tout court. Et si elle disait vrai ? Mais alors, où était-elle ? Sun ferma les paupières et se souvint du conte d'Alice au Pays des Merveilles,  Alice, une jeune fille suivit un lapin blanc et disparut dans un trou. C'est tout ce qu'elle avait retenu mais elle savait bien que personne ne pouvait rejoindre Alice là où elle était, personne. Elle était seule dans un autre monde, un autre Univers. Mais bon, si la demoiselle avait suivi un lapin, elle s'en serait souvenue, et, de toute façon, Sun n'avait jamais cru en la magie. Elle trouvait les enfants qui y croyaient dur comme fer naïf et franchement, le coup de la femme sciée en deux, elle trouvait ça nul et très mal fait.

Malgré tout, Sun ne pouvait pas croire qu'elle ne les reverrait Jamais . Elle poussa un long soupir avant de déglutir difficilement, elle hésitait entre fondre en larme et éclater de rire, elle était complètement paumée et ne savait pas comment réagir.

"- Chez toi, c'est ici maintenant. La porte s'est refermée et tu ne plus faire marche arrière. Je suis désolée, je voudrais pouvoir faire quelque chose pour toi mais je n'en ai pas les pouvoirs. Moi aussi, je suis une apprentie-déesse, même si cela fait plus longtemps que je suis ici."

C'était trop travaillé pour être faux. Et la lueur dans les yeux d'Abygaïl ne mentaient pas. Mais tous ces signes de vérité, Sun ne les voyait pas, comment à dix ans, alors qu'on est entrain d'apprendre la vie on pourrait détecter quand quelqu'un ment ou quant il dit la vérité ? Les yeux bleu de Sun se firent suppliant quand Abygaïl lui annonça que maintenant, ici était sa nouvelle maison. La fillette tourna sur elle-même pour regarder les environs, mais elle était comme aveugle, complètement dépassée par les événements. La flamme de joie de vivre qui brûlait en continu dans ses yeux s'était éteinte pour laisser une flamme triste et morose.

"- Tu sais, pour entrer ici, il faut remplir une condition très spéciale. Je suis sure que tu aimes trop ton père et les gens dont tu parlais pour souhaiter leur mort n'est-ce pas? Alors rassure-toi, ils vont très bien. Seulement, toi, tu es arrivée ici. Tu n'as pas survécu."

Sun avait toujours aimé lire, tout le temps. Dés qu'elle avait appris, elle s'était jeté sur des Bande dessinée, ou des petits romans. Quand elle était dans un livre, personne ne pouvait l'en sortir, c'est à peine si elle entendait ce qu'on lui disait tellement elle était absorbée par les écrits. Sur le coup, elle ne se souvint pas de ce que " survécût "voulait dire, mais un souvenir lui revint en mémoire, un souvenir troublant. Car pendant longtemps, ce souvenir avait hanté ses nuits. Le médecin annonçait à son père que sa mère n'avait pas survécu. Son père s'effondrant en larme par terre et elle, petite Sun, perdue dans ton ce capharnaüm. Survivre, ça veut dire être vivant. Quelqu'un qui n'a pas survécu, c'est quelqu'un de mort.

Ses yeux se perdirent dans le vide, vous savez, apparemment, quand on est vraiment effrayé, on ne peux plus bouger, on se fige complètement, on est incapable d'esquisser le moindre mouvement, incapable de crier. C'est ce qui s'est passé pour Sun quand elle eut enfin comprit qu'elle n'avait pas réussi à survivre à la chute du muret. Elle se figea et ses mains se mirent à trembler. Ses yeux étaient toujours plantés dans ceux d'Abygaïl mais il n'y avait plus aucune lueur en eux, ils étaient vides, comme, mort. Au bout de quelques minutes, elle secoua la tête et regarda à nouveau Aby. Elle pleurait à chaude larme et de grosses gouttes roulaient sur ses joues. Elle se fichait bien d'être morte et le fait que ses proches aillent bien la rassurait, mais le fait de ne plus les revoir la déchirait complètement.

« Je peux aller dans tes bras ?»



Réussit-t-elle à articuler entre deux sanglots. Et, sans attendre la réponse de l'Indienne, elle se jeta dans ses bras, pleurant de plus belle, de grosses larmes qui réchauffaient son visage continuaient de couler de ses yeux, roulant sur ses joues et finissant leur course sur le sol. Elle était incapable d'articuler un mot et incapable d'arrêter de pleurer, c'était trop dur. Elle entoura le cou d'Aby avec ses petits bras et la serra, mais pas trop fort avant d'enfouir sa tête un peu plus haut que sa poitrine. Les larmes étaient toujours là, mais le fait de sentir la chaleur d'une femme à ses côtés la rassurait. Aby ressemblait un peu à sa maman et sa belle-mère ne lui faisait jamais de câlins. Pour la première fois depuis des lustres, une femme lui faisait un câlin, même sans le vouloir. Sun ferma doucement les yeux, commençant à se calmer, mais toujours incapable de dire quoi que ce soit.



HRP | Je te propose que dans le prochain post, tu prenne Sun par la main et qu'on parte, que tu l'emmène dans un autre endroit. Et quand tu auras un emploi du temps plus posé on fera la suite. Si tu veux, bien sûr ! Donc, avant-dernier post pour moi!
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Re: Tu veux être mon amie ? - Lun 5 Aoû 2013 - 22:19
Leurs regards se croisaient et au fur et à mesure de son explication, elle pouvait bien voir que l'enfant, faute d'apprécier ses paroles et de les accepter, finissait tout du moins par en réaliser l'abjecte vérité. Ses cheveux bien attachés furent décoiffés par ses soins, en des gestes nerveux et inquiets. Il était clair qu'elle la croyait, sans doute parce que la jeune précolombienne était aussi son seul point de repère en ses lieux nouveaux. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle acceptait de croire ses mots. Elle cherchait à se raccrocher à quelque chose. A moins qu'elle ne guette le mot ou l'expression trahissant la mauvaise blague qu'elle serait en train de lui faire? Elle ne pouvait pas lui en vouloir de réagir ainsi même si elle aurait préféré que son expression ne change pas.

Elle qui faisait encore si vivante il y avait quelques minutes à peine, avec ses questionnements d'enfant et son sourire lumineux, sans oublier son regard curieux et rieur, tout semblait avoir été balayé soudainement, ne laissant que des souvenirs de ses images éphémères dans les prunelles de la précolombienne. A présent, ne restait sur son visage poupin que de la tristesse et une profonde douleur. Cela de réaliser tout ce qu'elle venait de perdre en quelques instants. Quand on dit que les mots peuvent être blessants, elle en avait la preuve. Jamais elle n'avait eu l'impression de faire aussi mal à quelqu'un, sa propre poitrine en devenait douloureuse. Mais elle ne pouvait pas se laisser aller.

Après les dernières phrases de l'apprentie déesse des animaux, il y eut un long silence. Lourd et pesant. Presque palpable. Rien, la fillette semblait tout bonnement incapable de réagir. Les évènements la dépassait clairement et elle ne savait plus ni quoi faire ni quoi penser. Son regard était devenu vide à présent, terne et fixé sur un point hors de l'atteinte de la jeune amérindienne. Ce lieu où sa conscience s'était enfuie le temps de digérer tout ça, elle ne pouvait pas l'y suivre. Alors elle attendit. Que la petite fille revienne et se manifeste. C'était tout ce qu'elle pouvait faire pour le moment, espérer qu'elle revienne. Et pas totalement détruite.

La première réaction de Sun fut de se mettre à trembler. Son regard revint se planter dans celui de l'indienne avant que les larmes ne se mettent à couler à torrent. Grosses et lourdes, au moins autant que son chagrin. Et elle était là, à regarder cette enfant pleurer, sans oser faire le moindre geste dans sa direction. C’était sa peine, elle n'avait pas le droit d'intervenir.

« Je peux aller dans tes bras ?»

Une seconde de surprise qui laissa le temps à la fillette de se jeter littéralement entre les bras de la jeune précolombienne. Sur le coup, elle hésita sur la conduite à tenir, un peu interloquée. Mais après tout, c’était aussi ce que l'enfant réclamait. Si elle avait besoin de ce genre de contact pour aller mieux, elle ne voyait aucune raison de le lui refuser. De toute façon, elle n'aurait pas eu le cœur de la repousser. Elle semblait si petite, si fragile simplement blottie contre et pleurant toutes les larmes de son corps. Lentement, la jeune amérindienne referma ses bras dans le dos de la petite fille et passa ses doigts sur son dos et sa chevelure, pour l'aider à évacuer. Pas besoin de mots, le silence suffisait.

Au bout d'un moment indéterminé, ayant renoncé à s'inquiéter du temps qui passait pour seulement permettre à l'enfant de se calmer, elle sentit la petite espacer ses pleurs et respirer plus doucement. Elle finissait par ce se calmer, enfin. Elle avait craint que son chagrin ne cesse jamais. Lentement, laissant ses mains en contact avec la jeune fille en passant sur ses bras, la jeune femme s'écarta légèrement, afin de pouvoir la regarder à nouveau. Avec un léger sourire d'encouragement, elle passa son index sur la joue humide, effaçant les dernières trainées aqueuses sur la peau enfantine.

"- Tu sais, tu as le droit de pleurer. Ça aide parfois et il n'y a pas de honte à avoir. On à tous nos moments de faiblesses, moi aussi, je pleure encore de temps en temps mais chut, il ne faut pas le dire. Ce sera notre secret d'accord?"


Ce n'était pas le plus intelligent à dire sans doute, mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé. Sa sœur lui avait dit des mots à peu près similaires du temps où elle était vivante. Elle espérait qu'ils aideraient Sun à aller mieux, comme ils lui avaient permis à l'époque de surmonter sa peine du moment.

"- Est-ce que ça te dirais de venir manger quelque chose? Tu dois avoir faim après toutes ses émotions. En tout cas, je ne dirais pas non à un encas moi. Ils font des repas délicieux à la Cafétéria, je suis sûre que tu y trouveras ton bonheur."

Avec un léger sourire la jeune amérindienne se redressa et s'épousseta un peu, remettant sa tunique correctement en place avant de tendre la main en direction de Sun. Elle ne la forcerait pas à la suivre mais la jeune fille ne gagnerait rien à rester seule ici à se morfondre. Se changer les idées lui ferait du bien.

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Re: Tu veux être mon amie ? - Mar 6 Aoû 2013 - 2:17
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« Sun & Abygaïl  »




 Sun se rappela un conseil que le médecin de Papa lui avait donné, si un jour elle se sentait mal au point de ne plus pouvoir parler, il fallait qu'elle pense à des souvenirs neutres, ni heureux, ni tristes, juste neutres et qu'elle respire un maximum. Il fallait juste qu'elle calme sa respiration, alors elle se mit à penser à des souvenirs le plus neutres possible, pas d'Aby, pas de jolies bouclettes blondes. Rien, le vide, des statues, de l'herbe, des arbres, un peu de tout, mais rien de joyeux. Elle parvint enfin à avoir une respiration à peu près normale entre deux sanglots, et le fait qu'Aby lui caresse doucement les cheveux et le dos la rassurait. Elle se crut se souvenir que sa mère faisait la même chose lorsque Sun était un peu triste. Mais Abygaïl était différente, sa peau était plus chaude que celle de Maman, et elle était plus douce dans ses gestes, c'était très agréable.

"- Tu sais, tu as le droit de pleurer. Ça aide parfois et il n'y a pas de honte à avoir. On à tous nos moments de faiblesses, moi aussi, je pleure encore de temps en temps mais chut, il ne faut pas le dire. Ce sera notre secret d'accord?"

Sun n'avait jamais partagé de secret avec quiconque. Pas parce qu'elle ne savait pas les garder, bien au contraire, vu que la plupart du temps, elle les oublie mais simplement à cause de la couleur bizarre de ses cheveux. Très peu de personnes lui faisaient confiance, mais elle l'a toujours bien vécu. Elle fit un petit sourire timide à Abygaïl pour lui prouver sa reconnaissance et hocha un peu la tête tout en croisant les doigts pour lui promettre que jamais elle ne dira rien à personne. Elle avait beau sourire, son coeur se déchirait en mille morceau, elle cachait ses larmes du mieux qu'elle pouvait mais elles étaient toujours là, bien présente. La présence d'Abygaïl la rassurait quand même un peu, beaucoup.

"- Est-ce que ça te dirais de venir manger quelque chose? Tu dois avoir faim après toutes ses émotions. En tout cas, je ne dirais pas non à un encas moi. Ils font des repas délicieux à la Cafétéria, je suis sûre que tu y trouveras ton bonheur."

Son ventre alla plus vite que sa voix, il émit un gargouillement qui la fit plutôt rire, elle aimait bien ce bruit, pour elle, ça signifiait que son ventre marchait alors qu'il était en bonne santé et qu'il vivrait encore longtemps ! Abygaïl se redressa et s'épousseta un peu, remit sa tunique en place et, dans un doux sourire elle tendit la main vers Sun qui se sentait vraiment minuscule face à une jolie jeune femme comme l'indienne. Elle hésita un peu à lui prendre la main, si elle la prenait, est-ce qu'elle trahissait papa ? Est-ce qu'elle l'oubliait en prenant cette main ? Non, certainement pas. Elle saisit donc la main d'Abygaïl, au fond, elle était quand même un peu heureuse d'être tombé sur elle.

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Re: Tu veux être mon amie ? - Mar 6 Aoû 2013 - 5:07

C'est pas possible j'enchaîne les rps tristes. Et moi qui pensait lire un truc joyeux, le titre est mensongeur, je proteste ! è.é
M'enfin, ça reste un rp agréable à lire, j'ai hâte de lire la suite ! ~

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Tu veux être mon amie ?
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