Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 The Last Thing I Remember... [PV Trish]

 
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The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Dim 4 Aoû 2013 - 18:13
Ceci dura une éternité, je me sentais perdu, complètement paumé sur le bitume du Golden Gate Bridge. Il faisait froid ce jour-là et être allongé sur le sol n'aidait en rien à me réchauffer. De toutes façons, pourquoi tenter de se réchauffer à ce moment-là, j'étais froid comme un rayon de surgelés au supermarché. Pour vous dire, même le sang qui coulait de façon abondante de mes plaies ne me réchauffait pas. C'est à peine si je respirais, faut dire que l'un des coups de couteaux avait certainement percé l'un de mes poumons. J'étais plutôt dans la merde, et même si j'entendais les sirènes des ambulances au loin je savais que ça ne changerais rien. Mes yeux étaient encore ouverts, le peu de sensation que j'avais dans le corps me faisaient sentir que j'avais les paupières ouvertes. Mais je n'y voyais plus grand chose, seulement une espèce de brouillard gris blanc qui s'épaississait. Bref, pour faire un topo rapide, j'étais simplement en train de crever.
 
Au moins j'avais une sacrée consolation, cet enfoiré d'Aaron Travis était bel et bien mort quelques mètres à côtés de moi. Ce salaud, tueur en série en puissance, je le poursuivais depuis des années, et enfin je lui avais mis la main dessus. Et après un combat dantesque j'avais réussi à lui perforer la cage thoracique avec une tige de fer. Autant vous dire que le gus avait agonisé quelques instants avant de passer l'arme à gauche. J'étais fier comme un pou, encore une enquête menée à terme, peut-être ma 120eme dans ces eaux là je ne savais plus vraiment. Trop dommage par contre, j'étais en train de mourir aussi. Travis, pas vraiment heureux de me voir arrivé sur lui m'a donné deux sales coups de couteaux avant que l'on ne commence à se battre. Croyez moi j'ai bien cru que j'allais rester sur le tail, bien mort, bon pour être enfermé dans du sapin après le premier coup. Allez savoir où j'ai trouvé la force, mais j'ai encaissé le deuxième coup et l'ai désarmé.
 
Après ça, plus mort que vif et n'ayant rien à perdre je me suis jeté sur lui, on s'est bastonné un bon moment pendant que je me vidais de mon sang. Je crois que quelques part, c'est ça qui m'a fait gagner. Aussi fou soit Travis dans sa tête, je crois qu'il a pris peur de moi tandis qu'on se battait. Il devait se dire "Putain comment ce foutu flic arrive à tenir debout après avoir perdu autant de sang". Faut dire qu'au bout d'un moment je tenais plus du porc égorgé que du profiler que j'étais. Mais finalement j'ai réussi à lui péter un bras, dans un accès ultime de rage il s'est jeté sur moi pour m'étrangler. En tâtonnant j'ai trouvé cette fameuse tige de fer et je l'ai planté sauvagement. Il a titubé quelques instants et il est tombé. Je me suis traîné jusqu'à lui et je lui ai brisé la nuque pour être sûr. Pour finir je me suis relevé, mais voilà que je m'effondrais quelques mètres plus loin.
 
J'étais donc mourant, et pas qu'un peu. Il devait me rester moins de deux litres de sang dans le corps, certes j'étais incapable de bouger, mais j'arrivais encore à cogiter. J'étais un des flics les plus connus du pays, respectable et respecté. Issu d'une longue famille aux traditions vieillottes et militaires. J'avais un regret, mon père, ce salaud. Toute mon enfance il avait voulu faire de moi un soldat, mais j'étais plus tourné vers les arts et les lettres. Pour lui j'étais une honte, "la petite fiotte" de la famille comme il m’appelait. J'avais beau détesté ce connard, on cherche toujours à rendre ses parents fiers, même inconsciemment. C'est certainement pour ça qu'une fois qu'il a cassé sa pipe je me suis enrôlé dans l'armée pour devenir soldat. Après l'armée, la police de Chicago, et me voilà devenu le meilleur profiler du pays, le Sherlock Holmes de notre époque. J'aurais aimé que mon père me voit devenir l'homme que je suis, toujours féru d'arts, de lettres, de sciences humaines, mais un homme, un soldat, un flic. J'aurais aimé voir la fierté dans ses yeux. Putain de merde, je meurs à mon tour et jamais lui et moi n'aurons eu le plaisir de vraiment causer. Ce putain de salaud, je l'aime...
 
Le noir.
La désolation.
La peur.
Les sens s'éteignent.
Le souffle s’arrête.
Le cœur faiblit.
Je meurs.
 
Je me réveille. Un sursaut de vie peut-être ? Je suis toujours allongé sur cet immonde par terre froid. Mais j'ai moins froid. Je ne sens plus le sang couler, qu'est-ce que c'est que ce bordel. Le paradis peut-être, bientôt je vais voir une grande lumière et des petits angelots vont venir jouer de la trompette pour annoncer mon arrivée. Moi qui n'ai jamais été un grand religieux voilà que des minus à trompette uniquement vêtu de pagne en feuille de vigne vont me jouer un coup de clairon pour me souhaiter la bienvenue.
 
Mais putain de merde non, je ne suis pas mort. Je respire, je sens mon cœur battre à un rythme régulier, mon sang ne coule plus. Je me sens en pleine forme, aucune douleur, et pourtant je viens de me battre. Mais tu parles, j'ai l'impression de me réveiller comme après la meilleure nuit de sommeil de ma vie...le mal de dos en moins pour cause de matelas pourri. Allez, j'ouvre un œil pour voir.
 
- Mais putain...
 
Je me relève aussitôt et je sors mon 1911 dans ma veste que je pointe aussitôt devant moi. Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? L'instant d'avant je meurs lentement sur le Golden Gate Bridge, l'instant d'après je me retrouve ici. C'est où ici ? On dirait une sorte d'église, mais je n'y vois pas de croix, ou de signes religieux quelconques. Plus comme un temple, avec des images divines et tout le toutim. Et plus encore, où est mon sang ? Je veux dire, aux dernières nouvelles j'avais perdu tellement de sang que ma chemise blanche en était souillée à mort. Je portais toujours la fameuse chemise, mais impeccable, comme si je venais de la laver, de la repasser, et même de la recoudre ! Je ne vois même pas les trous d'entrée des coups de couteaux. Je pose un instant mon arme et regarde mon corps, il y a là deux cicatrices, les blessures des coups. Mais je viens juste de me faire poignarder, y'a dix minutes même pas. Et là, pof, c'est comme si ça faisait déjà un an.
 
Et si ça faisait genre un an, genre résurrection étrange, ou enlevé par des aliens alors que je succombais. Non, il faut que je me ressaisisse, ça ne peut pas être ça. Quoi que va savoir, les circonstances sont tellement étranges que si on m'annonçait que je sors d'un coma de mille ans que je serais à peine surpris. Je reprends mon arme et réajuste ma veste grise, il est temps d'agir. J'avance entre les rangs de banc, me tournant à droite et à gauche, pointant mon arme en cas d'attaque. Mais il n'y a personne. J'avance donc vers la seule porte que je vois, une large porte, comme dans une église. Peut-être que je suis vraiment au paradis, et que c'est l'entrée. Si ça se trouve passer cette porte signifiera que je suis vraiment mort.
 
D'une main j'ouvre simplement le gros loquet de la porte, doucement, sans précipitation. Si ça se trouve les flammes de l'enfer se déchaînent juste derrière. Si je dois aller en enfer, autant éviter de s'y jeter la tête la première. Et si jamais je suis au paradis, en étant discret je m'éviterais peut-être le concert de cuivres d'angelots presque à poil. Je me recule et envoie un grand coup de pied dans la porte. Une fois ouverte, je me protège les yeux, complètement ébloui. Mon entrée est ratée, dans cette position je peux me faire buter en un instant. Je me recolle derrière la porte dans le temple, m'habituant à la lumière. Puis j'avance de nouveau, prêt à sortir.
 
Je n'ai pas lâché mon Sig Sauer, mais presque. Je faisais face à une sorte de jardin, avec une allée, un chemin un peu plus loin. Il y avait là des arbres, des oiseaux, des fleurs, des gens qui se promenaient, la plupart assez jeunes d'ailleurs. Si tous ces jeunes gens étaient des angelots au moins ils n'étaient pas presque nus. C'était beau à voir, mais ce n'était pas vraiment le paradis. Pas de gros nuages blancs confortables en mode coussin, ni de trucs brillants ou dorés. On aurait dit un parc bien foutu.
 
Je rangeais mon arme, j'avais le sentiment que je n'étais pas en danger ici. Et pourtant je ne me sentais pas bien, comme un bourdonnement dans ma tête. J'entendais des gens parler, des oiseaux gazouiller, toutes sortes de bruits. Je n'étais pas bête, c'était tout le petit monde autour de moi qui faisait ce bruit. Mais là c'était insupportable, j'entendais les conversations de tout le monde, comme si j'étais à côté d'eux, et tous en même temps. Et je ne vous parle pas des odeurs, j'étais tout simplement assailli d'odeurs multiples. Des fleurs, des arbres, de la poudre dans mon flingue, de ma propre sueur et j'en passe. Mais qu'est-ce qui m'arrivait ?  J'avais toujours été doué pour être sensible à beaucoup de choses auxquelles les autres ne faisaient pas attention, ça avait fait de moi un excellent profiler, mais à ce point-là. C'était une torture.
 

Assis sur les marches de cette église, temple ou je ne sais quoi, je tentais vainement de faire le calme dans mon esprit, si bien que je n'entendis pas une personne s'approcher de moi.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Lun 5 Aoû 2013 - 0:33

Trish n'avait pas dormit de la nuit. Tourner encore et encore en rond dans son lit ne l'aidait pas vraiment. Quelque chose qui la préoccupait ? Assez. De toute façon l'idée de refaire ce cauchemar en prison ne lui donnait vraiment l'envie. Revoir ces murs sales, ces petites pièces, ces criminelles. Non, ça ne lui convenait pas. Elle avait eu sa dose en était vivante, elle ne s'était pas coupée les veines pour rien. Mourir, c'était lâche oui elle le savait et pourtant passer le restant de sa vie punie dans des petites pièces ne lui convenait pas. Bah oui, ils profitaient de sa claustrophobie pour la punir, c'était des vrais monstres. Ils jubilaient devant ses pleurs. Vraiment, des vrais monstres qu'elle haïssait. Se venger ? Pourquoi faire ? Ça serait trop difficile de les retrouver puis ça reviendrait à détruire une prison, pas sur qu'elle s'en sorte vivante. Cauchemar, Enfer, injustice : voilà son quotidien de ses deux dernières années. Spectre sur son lit dormait profondément, il avait l'air si tranquille. Il n'aimait pas être réveillée alors elle prit une bonne douche froide. Qu'est-ce que ça faisait du bien ! Elle resta sous l'eau longtemps, fermant les yeux. Puis elle sortit, serviette autour du corps. Puis elle se changea, s'habillant assez léger avec un short et un débardeur trop grand avec un bandana sur la tète -comme d'habitude, il faisait encore chaud et elle n'avait pas envie de cuire sous cette chaleur. Et oui, 20 ans et pourtant un look d'adolescente. Bon après son rituel dans la salle de bain, elle sortit à la cafétéria. Comme toujours s'était bondé, comme si les gens crevaient tous de faim. Vraiment, elle n'aimait pas y aller, sauf qu'elle n'avait plus de réserve. Surtout que le gout de la nourriture n'était pas si top que ça, de la nourriture de cantine en somme. Pas très bon, elle ne mangea pas et sortit du pain en poche.
Elle rentra à nouveau dans sa chambre et s'occupa de ses plantes.

Réfléchir oui, mais trouver aucune réponse était frustrant. Vraiment, elle se posait des questions sur sa vie d'avant. Faudrait qu'elle essaye de les voir pour poser ses questions. Pourquoi une haine si grande à l'encontre d'une adolescente qui n'avait rien demandé -bah oui, on ne choisit pas sa famille quoi ! La main dans la terre -ou l'engrais, comme vous voulez- elle soupira. Non, elle ne comprendrait jamais les humains. En plus d’être bêtes, ils s’entre-tuaient entre eux, comme si la guerre apportait quelque chose de bon. Trish avait heureusement pas vu la guerre de ses propres yeux, mais ouvrit la télé et voir tous les jours les mêmes horreurs ne l'aidait pas à améliorer sa vision du monde. Et vivre à Deus empirait les choses -surtout qu'elle avait de mauvaises fréquentations. Macky par exemple, cet homme a une réputation de violeur/tueur et pourtant il était ami avec la brune et dealait avec elle -d'ailleurs elle était dans ce type d'affaire à cause de lui. Et ne parlons pas des autres, son cercle d'amis n'était pas encore très grand.

Elle eut enfin finit de s'occuper de sa dernière planta : arrosage, coupage des mauvaises herbes et un peu d'amour et le tour était joué. Parce que oui, c'était devenu son quotidien de s'occuper de ses plantes et elle commençait à les apprécier de plus en plus. Alors une fois tout ce petit monde content, elle sortit de la chambre après s’être lavée les mains et fit attention à la porte pour ne pas réveiller son animal de compagnie. Maintenant, ou aller ? Bonne question. Elle chercha un lieu calme, sans personne ou peu. La place de l'horloge ? Trop de monde, les gens dormait sous les arbres, d'autres restaient au bord de la fontaine qui n'était pas loin. D'ailleurs les pousser pour qu'ils tombent n'était pas une mauvaise idée, mais elle ne pouvait pas perdre son temps avec des minables.

Elle laissa ses pas la guider. Et elle arriva au temple. Encore du monde, mais beaucoup moins qu'à la place de l'horloge ou qu'au parc aux abricots. Tant mieux ! Là au moins elle pourrait faire le point sur tout ce qu'elle avait vécu de sa naissance à ... bah sa renaissance -c'est bizarre dit comme ça non ? Toutefois c'était un peu vrai. Elle naissait une fois, vivait mille aventures et mourrait pour revivre une bonne fois pour toute. Pourquoi ? Bonne question. Deus était bien bête de faire revivre des gens. Bah oui, dans le lot t'avait des drogués, des bandits, des criminelles et même des violeurs. Bon ok il n'y avait pas que ça, il y a bien des intellos et des gens bien éduqués, tout de même, autant rendre les gens immortel dés le début non ? Rhaa trop de questions !

Elle soupira, heureusement c'était pas peuplé. Elle observa ce lieu. Ce lieu dans lequel elle s'était réveillée, mais dans lequel elle ne s'était pas attardée. En fait c'était grand, très grand. Ça lui donnait limite le tournis - bah oui, mademoiselle n'était pas géante hein. Pourtant c'était beau. Bien entretenu, le temple n'avait aucune fissure ou autre chose de ce genre. Il était niquel. Au fond cet endroit lui plaisait, peu de gens et un beau paysage, que demander de plus ? Elle s'approcha donc des escaliers, un homme était assit là-bas. Oh, un nouveau ? Elle s'approcha lentement, elle ne voulait pas non plus lui faire peur -pas qu'elle ressemblait à un monstre hein, juste que si elle s'approchait brusquement elle risquait de lui faire peur, il pourrait ensuite s'imaginer des choses. Puis elle crut le reconnaître -du moins de dos. Alors le sourire aux lèvres elle s'approcha et lui mit une énorme claque derrière la tête de l'homme assit. Autant dire qu'elle n'avait pas retenu sa force et qu'elle avait même utiliser un peu son pouvoir commun pour y mettre plus de force. Et BIM ! Dans ta tête !

- Alors vieille branche, on y est aussi passé à ce que j'vois !

Il était tombé des escaliers, ah non elle n'y était pas allé de main morte, il l'avait forcément sentit ce coup-là. Elle était contente de retrouver son ami, Matthew. Bon ok c'est vrai qu'il était plus grand qu'elle de quelques années, mais il n'y avait jamais accordé de l'importance. Ah la la, qu'est-ce qu'elle pouvait l'apprécier ce mec. Toujours là quand y'en a besoin et même quand t'en a pas besoin, toujours le mot pour rire en plus d’être charismatique, il en faisait tomber des filles ! Pourtant Trish ne s'intéressait pas à lui de cette manière et faut avouer que c'est ça qui a fait que cet homme aimait Trish comme une amie. Jusqu'à ce qu'elle voit son visage. Ah non, ce n'était pas lui. Dommage. Bon dommage pour elle vu qu'elle ne le verrai pas et tant mieux pour lui, au moins il vivait toujours. Elle lâcha un simple "oups" et descendit les marches des escaliers. Elle était quand même assez gênée. Bah oui, elle avait tapé un inconnu.

- Désolée, j'vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Rien de cassé ?

Facile de s'excuser après l'avoir tapé, il risquait de lui en vouloir un bon moment vu le coup qu'il avait reçu. Franchement elle n'aurait pas voulu être à sa place -au moins il n'avait pas reçu de plante sur la tête alors autant de pas se plaindre non ? Rhaa Trish t'as merder bordel ! Fallait maintenant qu'elle se rachète vis à vis de l'inconnu. Facile à dire quand on ne sait pas quoi faire à un inconnu ! Elle aurait du y aller plus doucement, la gêne se lisait sur son visage, d'ailleurs elle gardait quand même un périmètre de sécurité. Elle ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam, elle ne pouvait pas prévoir ce qu'il allait lui faire. Et s'il essayait de la buter ? Arf, qu'il essayer, elle n'hésiterai pas à le buter -ou le hanter toute sa vie, ça doit être possible non ? Toutefois elle savait que des excuses n'allaient surement pas suffire, facile de s'excuser quand on a faillit causer un accident volontairement hein ? 'Fin volontairement, c'était pas non plus son but de le blesser, elle voulait juste qu'il la remarque puis elle pensait à quelqu'un d'autre en le frappant, c'était pas entièrement sa faute, si ? Bah tant pis, elle allait assumer jusqu'au bout de l'avoir frapper, toujours réfléchir avant d'agir, conseil qui venait du père de la repentie, conseil qu'elle avait rarement appliqué d'ailleurs, faudrait qu'elle essaye tient, au moins une fois.  

- J'me suis trompée, j'aurais su je ne vous aurais pas tapé.

Pour dire la vérité elle ne l'aurait même pas approcher, pourquoi aller causer à des inconnus ? Non pas qu'elle était insociable hein -au contraire, de son vivant elle connaissait tout le monde- juste qu'elle se voyait mal aborder quelqu'un qui avait la possibilité d'avoir l'age de son paternel. Raison pour laquelle elle le vouvoyait d'ailleurs. Heureusement pour elle, Trish n'était pas une élève, sinon elle aurait eu des heures de colle. Enfin quelque chose de bien de la part de Deus !

Wala, si un truc gêne (ou si ça t'inspire pas) ma boboxe privé est open ~
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Lun 5 Aoû 2013 - 2:27
Putain mais qu'est-ce que c'était ce bordel ? Assit sur les marches de ce foutu temple, mon flingue rangé sous ma veste j'étais à deux doigts de me prendre la tête à deux mains tellement le bourdonnement des sensations étaient insupportable. J'avais l'impression de tout sentir, voir et entendre. Ou que je pose mes yeux je voyais des milliers de choses à la fois. Prenons un arbre, je voyais l'arbre en soit comme n'importe qui peut le voir, mais je voyais aussi les feuilles, chaque feuilles, comme si mon cerveau décomposait les branches une par une et m'imposait les images de chaque feuille. Pire encore que ça, c'est comme si je pouvais voir les détails de chacune de ses feuilles. C'était comme si mes yeux étaient devenus des milliers de caméras à la fois doublés de loupes, et tout ça analysez par mon seul cerveau. A chaque endroit où je posais mon regard c'était la même chose.

Ce gars-là par exemple, je le voyais comme si je le croisais dans la rue, puis je voyais ses yeux, sa bouche, ses oreilles, tout comme dans un gros plan, le bouton sur son menton, la mousse à raser séchée derrière son oreille droite, son ongle du majeur droit plus long et sale que les autres, tout. Je fermais les yeux pour calmer cet enfer, avec la furieuse envie de me coller directement une balle dans la tête pour calmer ça. Tiens d'ailleurs, et si je me collais une balle dans la tronche ? Non, je n’allais pas en arriver là, certainement pas. Allez, il est temps de se calmer. Je posais mais mains sur le sol et respirais lentement. Oui, c'est ça, calme, tranquille. J'ouvrais les yeux, les images étaient toujours là mais plus douces, moins saccadées, les bourdonnements continuaient mais moins forts, moins omniprésents. Encore un peu de concentration et ce florilège de sensations se calma. Je m'explique tout de suite, les sensations étaient toujours là, juste que j'avais cédé à la panique.

Maintenant calme, je peux passer aux choses importantes. Premièrement, depuis quand est-ce que mon ouïe était aussi développée ?  Non mais sans rire, maintenant que j'étais concentré j'arrivais à entendre distinctement un élève chuchoter à son ami du mal sur un professeur à environ dix mètres de moi. Putain je l'entendais aussi bien que s’il était en train de murmurer à mon oreille. Et je ne vous parle pas de l'odorat, j'étais assailli de toutes sortes d'odeurs. Avec un odorat pareil, je pouvais mettre de côté ma carrière de flic et confectionner les meilleurs parfums du monde...je toucherais certainement une meilleure retraite. Ou critique de restaurant peut-être, je ne mangeais rien actuellement, mais ma bouche était pleine de goûts et de saveurs, captés par l'air. Pour la vue, je ne vais pas vous faire le topo de l'arbre de nouveau, mais j'avais de quoi rendre un aigle carrément honteux de ses capacités visuelles en comparaison aux miennes. Le toucher pour finir, certainement le sens le moins désagréable. Non mais sans déconner, c'est comme si ma peau sentais ma propre peau...pire que ça, j'avais l'impression de sentir mes propres entrailles bouger à l'intérieur de moi. Rien que de me concentrer le dessus, ça me filait la gerbe.

J'en étais là de mes pensées et constatations concernant mes soudaines et nouvelles capacités sensorielles lorsqu'on me frappa dans le dos. Vous savez, ce genre de grande claque qu'on met dans le dos d'un pote. Sauf que vous vous rappelez ce que je viens de dire à propos de mon sens du toucher exacerbé. La claque me fit un mal de chien, pas genre le petit mal quand on vous met une claque normale et qu'après vous avez une belle marque rouge dans le dos. Non, ça aurait été trop beau. J'avais l'impression qu'on venait de me passer le dos au fer rouge. En plus par surprise, absolument pas préparé. Qui était le malade psychopathe qui venait de faire ça. Je m'effondrais bêtement au sol, mes mains crispées sur mon dos, le frottant pour faire passer la douleur qui ne s'estompa pas assez vite à mon goût. Je me retournais, pensant voir une sorte de bodybuilder dans les deux mètres pour 120 kilos pour constater que j'avais eu à faire à une gamine.

Toujours au sol, ma vue se posa bien malgré moi sur elle. Ses cheveux, ses yeux, sa bouche, ses cils, sourcils, vêtements, tout ! En une seconde j'avais décrypté tout son physique dans les moindres détails. J'eux pendant quelques instants la tête pleine de visions avant de me ressaisir avant de secouer vivement la tête pour remettre u semblant d'ordre dans ma caboche. Je me levais face à elle et reprenais mon souffle. Je devais avoir l'air particulièrement étrange mais je m'en tamponnais sévère. Dans un tréfonds de ma tête, tandis que la douleur me déchirais le dos je l'avais entendu dire quelque chose du genre "Désolé, je me suis trompé.". Et pour toute réponse je
lui lançais particulièrement violemment.

- Mais t'es malade ma pauvre fille, va falloir penser sévèrement à te diriger chez un psy pour méga siphonnés !

Je manquais complètement de tact mais je n’en avais rien à foutre. Je m'asseyais lourdement à côté d'elle. Cette brusque colère avait calmé les sensations, mais j'avais encore sacrément mal au dos. Tandis que je le massais, je lui sortais, d'une voix bien plus calme quoi qu'un peu tendue.

- En tout cas sacrée poigne, surprenante même !

Je réalisais soudain. Cette gamine était venue me voir sans même me connaitre. Bon apparemment elle s'était trompée de client, mais quoi qu'il en soit, là à côté de moi elle ne semblait pas vraiment surprise de me voir. Pourquoi le serait-elle après tout ? C'était comme croiser quelqu'un dans la rue. Un peu comme les autres gus qui marchaient un peu partout autour de nous. Il fallait en profiter, je ne savais toujours pas où je me trouvais. Je la prenais soudainement par les épaules, je devais avoir l'air un peu dément, mais encore une fois, je m'en tapais comme de l'an 40. 

- Dit moi, on est où là ? San Francisco, Chicago, New York...tu as un téléphone, j'ai besoin de contacter mes supérieurs !
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Lun 5 Aoû 2013 - 20:18

Matthew. Il était grand, beau, charismatique. La trentaine et pourtant aucun descendant encore. Homme d'affaire, travaillant dans la justice -avocat pour être précis. Changeant de copine comme de chemises, il avait la cote et enchaînait les relations à sens uniques -les pauvres filles. Toutefois il était heureux ainsi, il gagnait bien sa vie et ne ressentait pas l'envie d'avoir une famille. Un ami très proche de Trish. Il lui racontait sa vie, parfois elle passait la nuit avec -sans prévenir son père, qui accepterait que sa fille dorme chez un homme qui a votre age ? Elle l'aimait bien, amicalement parlant hein. Elle n'était pas l'unes de ses admiratrices. D'ailleurs ça lui arrivait souvent de recevoir des appels ou des lettres inconnus. Elle pensait encore lui parfois en serrant sa couette contre elle. Faudrait qu'elle aille le voir tient.

- Mais t'es malade ma pauvre fille, va falloir penser sévèrement à te diriger chez un psy pour méga siphonnés !

Wow, pas sympa. Quoi que normal, elle y avait mit de la force quand même. Sauf que cette réplique ne lui plaisait pas, du tout et pour dire la vérité elle se retenait de le gifler, serrant simplement les poings pour ne pas faire de choses qu'elle pourrait regretter. Pauv' con ! L'erreur est humaine non ? Alors pourquoi t'en fais tout un plat hein ? Pleure pas, t'as pas eu de commotion cerebrale alors fais pas ta lopette nom de Deus ! Elle pesta et s'assit sur les marches de l'escalier. Elle était venue pour avoir la paix et non se faire insulter de siphonnée par un inconnu. Elle soupira, vraiment c'était bien chiant que ça ne soit pas son ami. Elle était déçue.

- En tout cas sacrée poigne, surprenante même !

Aucun commentaire. S'il savait qu'elle avait utiliser son contrôle des limites il ne dirait pas ça. Elle leva un simple sourcil, elle devait répondre quoi à ça ? Oh merci c'est gentil l'inconnu ! Ah non, ca ne lui ressemblait pas, pas du tout ! Puis sans vraiment s'y attendre, il attrapa la jeune fille par les épaules. Elle ne s'y attendait pas, vraiment pas. Il avait l'air paumé, pauvre chou. Toutefois elle ne pu s’empêcher de montrer son étonnement. Non pas qu'elle était contre les contacts physiques hein, juste qu'il était assez ... brusque ?

- Dit moi, on est où là ? San Francisco, Chicago, New York...tu as un téléphone, j'ai besoin de contacter mes supérieurs !

Il se croyait où en fait ? Fallait qu'elle lui explique en plus ? Rhaf, c'était la première fois qu'elle allait le faire et faut avouer qu'elle appréhendait sa réaction. Normal après tout, ce n'était pas facile d'apprendre que l'on est mort. Mort puis vivant pour devenir des dieux, ça sonnait comme une blague, pourtant c'était la vérité.

- Hmm ... Pas sur que ça soit à moi de vous dire cela, m'enfin. Vous êtes morts en fait. Et là vous êtes à la Deus Academia, un lieu où il y a des apprentis-dieux. Et là nous sommes au Temple, le lieu où tout le monde ressuscite. Je sais, difficile à croire même si c'est la vérité.

Fallait qu'il digère ça maintenant, vas y monsieur ! Elle était quand même contente de voir qu'elle était tombée sur un américain, comme elle. Toutefois elle gardait sa joie pour elle, ne montrant aucun signe pouvant la trahir. Bah oui, toi t'es mort et la personne qui t'annonce ça est contente, tu le prends comment ? Franchement Trish le prendrait mal alors bon. Trish n'avait eu pour elle aucun mal à accepter sa mort. Elle savait qu'on ne survivait pas -ou du moins qu'elle avait peu de chance de survie- en se coupant les veines et si elle était vivante elle serait à l’hôpital et non à un temple. M'enfin, Trish avait aussi eut le temps de digérer la nouvelle, de se dire que c'était quelque chose de vrai, que ce n'était pas un rêve ou une illusion voir une hallucination à cause de la grande perte de sang. Non, elle était morte, point barre.

Elle ne savait pas vraiment il allait le prendre. Mal ? Bien ? Elle en doutait. Pourquoi il réagirait bien alors qu'une fille qui l'a tapé vient lui annoncer qu'il était mort ? Il aurait du mal. Trish s'approcha et prit la feuille blanche qui dépassait de sa poche. Jack Somerset. Professeur de psychologie. Domaine divin : la perception. Juste ces infos donnaient l'envie à Trish d'aller voir ailleurs, elle en avait marre de rencontrer des professeurs ! Enfin, c'était que le seconde, mais c'était déjà trop pour la repentie allergique à l'école. Puis elle lui tendit la feuille, comme si de rien n'était.

- Professeur de psychologie ...

Elle soupira. Bah oui, elle détestait les professeurs. Enfin, elle détestait le poste en lui-même et non les personnes qui exerçait ce travail -surtout que là Deus l'imposait en choisissant lui-même la matière, égoïste !

- Au fait, j'suis Trish Ross, repentie.

Repentie quoi ? On s'en fous ! De toute façon elle ne jardine pas pour l'académie, laissant les mauvaises herbes prendre le dessus, elle avait déjà cramé un parc alors bon, son taf elle s'en tapait quoi. Elle jardinait pour elle, pour lui, pour eux. Pour le commerce de drogue en somme -ce Macky profitait des feuilles hallucinogènes pour les rouler dans des clopes. Et non elle n'en fumait pas, déjà que quand elle avait essayé elle cru étouffer. Son poste de repentie lui convenait : personne pour la punir de ne pas aller en cours, personne pour lui donner des heures de colles pour un mauvais comportement et aucune TIG à faire suite à des devoirs non rendus, le pied. Elle faisait sa petite vie dans son coin, sans rien demander à personne, bien sur Deus faisait mumuse de son coté en la mettant dans des affaires pas possible.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Mar 6 Aoû 2013 - 17:06
Et pourquoi qu'elle me regardait avec cet air blasé. Non mais sans déconner j'avais l'impression d'être un fou au milieu de gens saints d'esprits. En même temps je m'étais vu mourir et voilà que je me réveillais dans un endroit complètement inconnu. Il y avait de quoi devenir carrément ramolli du bulbe. Cette jeune femme devrait même se montrer presque heureuse que dans un excès de folie je ne lui colle pas une bastos là tout de suite entre les deux yeux. Non, après tout ce n'était pas vraiment mon genre. Quoiqu'il en soit après m'avoir regardée sans réponses pendant un temps qui sembla une éternité elle avoua finalement.

Bien entendu j'assimilais les infos les unes après les autres sans vraiment chercher à les comprendre, juste je les saisissais. J'étais mort, okay. J'étais à la Deus Academia, okay. Un lieu avec des apprentis Dieu, okay. Dans le temple de la susdite Académie, okay. Je venais de ressusciter, okay. Bon, je dois vous avouer qu'à cet instant je devais vraiment avoir l'air d'un demeuré. J'eus même en réalité encéphalogramme carrément plat l'espace de quelques secondes. Quoiqu'il en soit elle me chipa une feuille plongée dans une des mes poches que je n'avais pas remarqué jusque là. Pour vous dire à quel point j'étais déboussolé, je n'avais même pas remarqué qu'un objet non identifié avait rejoint la poche de mon humble veston. Elle dit quelque chose du genre "Professeur de psychologie" et je lui chipais son papier, enfin mon papier, après tout il avait créché dans mon veston et commençait ma lecture la tête toujours aussi fiévreuse.

C'était bien mon nom, mon prénom, un petit paragraphe concernant ma mort, ma résurrection, cette fameuse Académie, mon boulot ici. Je me frottais le visage, entendant, comme si elle était loin, ma chère rencontre se présenter sous le nom de Trish Ross. J'étais trop plongé dans les méandres de ma réflexion pour lui répondre. J'étais mort donc, étrangement ça ne me faisait ni chaud ni froid. A dire vrai c'était peut-être même la chose la plus normale qui me soit arrivée après mon combat sur le Golden Gate Bridge. Et j'avais ressuscité ! Alléluia ! La c'était déjà plus corsé, plus corsé encore que le café froid qu'on buvait le matin au bureau de police. J'avais toujours fait preuve de scepticisme par rapport aux religions, pensant qu'après la mort on servait de buffet aux gentils vers et autres bactéries. Mais apparemment non. En soit c'était déjà une énorme claque dans la gueule, tellement que j'en avais oublié mon mal de dos. Et j'étais revenu d'entre les morts ici, dans ce lieu nommé la Deus Academia, un endroit où l'on formait de futurs dieux, et j'étais professeur ici...de psychologie.

Jusque là tout était plutôt clair, dingue à s'en tamponner le faciès contre un mur, mais plutôt clair. Je n’avais pas la moitié des réponses aux questions que je me posais et pourtant je me sentais déjà mieux. Ne serait-ce que pour le simple fait de savoir qu'en effet, j'étais bel et bien mort. Au moins je savais que je n'étais pas dans une autre ville et j'évitais le complot extraterrestre. Plus encore, cette Deus Academia vu que c'est ainsi que ça se nommait, n'était pas le genre avec angelots et feuilles de vignes. En somme je m'évitais un mauvais délire E.T et une farce de porno pédophile musicale. A dire vrai, à toute première vue comme ça, le coin semblait même très sympathique, un peu comme sur terre. J'avais encore plein de doutes, de questions, d'interrogations, mais cela pouvait attendre. Aussi abracadabrant que cela puisse paraitre, j'étais une sorte de professeur presque-en-vie-quasi-mort. Avec un sourire je plongeais ma main dans mon veston pour y trouver mon paquet de cigarettes.

Qu'on s'entende tout de suite, je n'étais pas ce que l'on pourrait appeler un fumeur. J'étais plutôt le petit clopeur du dimanche, qui sort une ou deux cigarettes quand il boit un verre, va en fumer une le dimanche midi après le café, et parfois se permet d'en fumer presque un paquet au cours d'une soirée. C'était de l’occasionnel, plus que de la véritable dépendance. Mais je gardais toujours un paquet sur moi, question d'habitude, voir de manie débile. Je me l'allumais tranquillement et après avoir inspiré une grande bouffée que je recrachais de toute la force de mes poumons, j'annonçais tranquillement à l'inconnue, enfin Trish vu qu'elle s'était présentée.

- Je suis mort, et ben putain, ce n’est pas une surprise. Par contre le coup de l'académie, des dieux, des professeurs et tout, je dois avouer que ça donne carrément le tremblante de l'encéphale, pour ne pas dire que y'a de quoi rendre dingue.

J'avisais de nouveau ma première connaissance du coin. Elle semblait bougonne et perdue dans ses pensées, le genre au vécu pas facile. J'avais l’œil pour ça, j'étais profiler après tout. En y repensant d'ailleurs, ici j'étais prof, professeur. D'accord j'étais un fin psychologue dans une grande variété de domaines, mais niveau enseignement. Certes j'avais été instructeur à l'armée, mais ça revenait surtout à gueuler comme un putois sur des caboches de jeunots mal dégrossis pensant qu'ils allaient devenir des super héros. Alors que là, je devais être, enfin je supposais, que le boulot de professeur devait plus ressembler à celui dans une université. Genre comme les profs que j'y avais eus. Je repense à mon prof de psychologie, le genre bedonnant et au look frisant le grotesque, mais carrément calé dans son sujet et au final très intéressant. Même si niveau intérêt, il y avait un prof qui m'avait encore plus marqué et lui il enseignait...

Non mais qu'est-ce que j'étais en train de faire, je divaguais depuis combien de temps déjà, j'avais fumé la moitié de ma clope. Un coup d’œil sur le côté, miracle, cette chère Trish était là, toujours pas l'air contente, doublé d'un air impatient. Je vous le jure en cet instant, je n'avais pas envie que la demoiselle me recolle un coup dans le dos pour cause d'énervement excessif en raison de mon absence de réponse. Je m'empressais donc de lui répondre.

- Trish donc, moi c'est Jack, enfin bon tu le sais déjà vu que tu as lu un papier m'appartenant comme une grosse impolie, mais on s'en fout pas vrai !

Comment je pouvais lui en vouloir, après tout elle venait de me rendre service. Je ponctuais donc ma phrase d'un sacré sourire. Si je ne me retenais pas je l'aurais de nouveau prise dans mes bras, voir offert une clope. Mais je ne le fis pas, le câlin parce qu'elle ne semblait pas d'humeur, puis à ces yeux je devais être simplement un "putain d'étranger". La clope non plus, déjà peut-être qu’elle ne fumait pas, et en plus je n’arrivais pas trop à situer son âge, elle semblait entre deux époques, ado et adulte...je n’allais pas tenter le diable et filer un bâton de nicotine à une fille trop jeune. Oh et puis merde avec les réflexions.

- Mort donc, et prof de surcroit. Je vais mettre un temps à m'y faire. Merci Trish.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Jeu 8 Aoû 2013 - 0:05
Professeur. Elle venait d’accueillir un professeur. De psychologie en plus, matière qu'elle ne connaissait pas. Elle n'avait jamais eu ce genre de cours de son vivant. Elle était plus branchée maths, matière commerciale, économie et droit, des choses bien différentes de la psychologie. Ça revenait au même qu'un cours de philosophie ? -cours qu'elle séchait tout le temps. Psychologie. L'analyse de la personne, de son caractère, de ses manières et de ses tics. L'étude du pourquoi dans le cerveau, parlant des manques de confiance, parlant des défauts pouvant briser une relation -amicale ou amoureuse. L'étude de la personne en soi. Quelque chose d'intéressant qui n'avait pourtant jusqu'à maintenant pas attiré Trish. En commerce la seule chose que l'on étudie chez quelqu'un ce sont ses habitudes de consommation en plus de son panier moyen dans les magasins. Rien de bien psychologique si on ne parle pas de l'analyse d'un prix dans le cerveau du consommateur. Deux univers différents et pourtant intéressants. Oh oui, faudrait peut-être qu'elle étudie ce genre de chose ? Rhaa non, t'es plus une élève Trish, tu es une repentie alors les études c'est dans les oubliettes, on est clair ?!

Elle le vit sortir une cigarette. Oh monsieur fumait donc ? Malheureusement pour elle, Trish avait un mauvais souvenir avec ce genre de chose. La dernière fois que son ami avait tenté de l'initier, elle avait faillit étouffer à cause de la fumé, elle avait eu les larmes aux yeux et la gorge qui lui brûlait. Et cet homme fumait cette merde. Et bah, comme quoi se crever les poumons ça devait être à la mode. Quoi qu'elle n'était pas mieux vu qu'elle produisait de la drogue pour l'autre, dans le fond elle était aussi pourrie que les gens qui en consommait. Elle ne fit aucun commentaire, chacun fait ce qu'il veut de ses poumons n'est-ce pas ? Du moins c'est ce que pensait notre chère Trish.

- Je suis mort, et ben putain, ce n’est pas une surprise. Par contre le coup de l'académie, des dieux, des professeurs et tout, je dois avouer que ça donne carrément le tremblante de l'encéphale, pour ne pas dire que y'a de quoi rendre dingue.

Logique ? Pas vraiment. Habituellement les personnes qui apprennent qu'elles sont mortes pleurent. Oui elles pleurent toutes les larmes de leur corps, comme si mourir c'était la fin du monde. Mourir et revivre. C'est comme ça que l'on atterrissait à la Deus académia. Normalement les gens n'y croient pas au début, ils vous observe comme si vous étiez la faucheuse. Vous cri dessus comme si c'était votre faute alors que la seule chose que vous avez fait c'est de les accueillir. Mais cette homme non. Lui prenait cela plutôt bien, comme s'il savait que c'était sa fin et ça ne l'étonnait même pas de revivre. Tant mieux, au moins il ne lui sautait pas dessus uniquement parce qu'elle lui avait annoncé ce genre de chose.

- Tant mieux si vous le prenez ainsi, au moins vous me sautez pas à la gorge.

Et elle savait de quoi elle parlait. Même si c'était la première fois qu'elle accueillait quelqu'un et que jusqu'à maintenant personne ne lui avait sauté dessus uniquement parce qu'elle annonçait la mauvaise nouvelle. Parce que madame c'était fait agressée dés le premier jour par un gamin qui ne savait même pas se battre. Ah non en plus personne ne l'avait accueillis elle, mademoiselle s'était débrouillée toute seule, comme une grande. Hé oui, tout le monde n'a pas cette chance de se faire accueillir par quelqu'un de sympa. Enfin sympa, c'est vite dit non ? Tout le monde est sympa avec un ignare n'est-ce pas ? En tout cas si Trish aurait su que ce n'était pas son ami, elle l'aurait sans doute laisser pourrir sur les escaliers du temple en fessant demi-tour ou en l'ignorant, au choix. Bah oui, chacun sa vie non ?

- Trish donc, moi c'est Jack, enfin bon tu le sais déjà vu que tu as lu un papier m'appartenant comme une grosse impolie, mais on s'en fout pas vrai !

La remarque fit sourire Trish, c'est vrai qu'elle n'avait pas été super poli, mais elle s'en fichait un peu. Bah oui, la jeune fille voulait en savoir un peu plus sur la personnalité intéressante de cet homme qu'elle venait de rencontrer. Oh oui qu'elle le trouvait intéressant -pas attirée, ne pas confondre. C'était le premier homme qu'elle voyait qui avait de l'air de s'en ficher d'être mort alors qu'à chaque fois qu'elle venait au temple elle voyait des hommes verser des larmes uniquement parce que la faucheuse était passée faire son boulot. D'ailleurs Trish n'aurait pas aimé être la faucheuse, m'enfin ça encore c'est une autre histoire n'est-ce pas ? D'ailleurs il lui sourait aussi, dans le fond ils commençaient à bien s'entendre tous les deux, ça pourrait donner quelque chose de sympa à la fin non ? L'homme remercia Trish. Merci mais pourquoi ? Elle lui avait simplement dit qu'il était mort. Trish avait toujours son sourire aux lèvres. Hé oui, cet homme avait légèrement changé le quotidien lassant de la repentie.

- Bah de rien, même si la seule chose que j'ai fais c'est de vous mettre un coup et de  vous avoir avouer que vous étiez mort. Au fait, comment un homme comme vous a-t-il pu mourir ?

Un peu trop curieuse peut-être ? Rho, puis s'il ne voulait pas en parler il pouvait se taire, elle ne le forcerait pas. Mais en apprendre plus sur l'homme que l'on avait tapé quelques instants plus tôt pouvait être intéressant non ? Puis elle n'avait rien à faire de sa journée alors autant en profiter un peu. Oh oui qu'elle en avait du temps à perdre donc autant l'utiliser pendant qu'elle le peut encore, n'est-ce pas ? Sinon s'il avait des questions il pouvait aussi lui demander, elle pouvait essayer de lui répondre. Elle posa son coude sur un genoux et plaça son menton au creux de sa main. Et la voilà prête à écouter une jolie histoire qui finit mal !
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Jeu 8 Aoû 2013 - 19:05
Ainsi détendu je l'entendis me dire qu'elle était soulagée, en quelque sorte, que je ne lui sois pas sauté à la gorge. En même temps pourquoi aurais-je fait cela, par colère, par dépit d'être mort ? Et puis quoi encore, ou alors c'est que j'aurais viré sacré con en l'espace de quelques minutes. Je peux m'imaginer que dans les mêmes circonstances que moi, un quidam qui meurt par exemple dans son sommeil, sans s'en rendre compte en quelque sorte, avait de quoi virer au rouge en arrivant ici. Ce type là apprendrait qu'il était mort, alors qu'il s'était couché comme tous les soirs sans trouble apparents, il y avait de quoi devenir dingue. Mais moi c'était même, une logique simple que je sois mort. Je ne m'étais pas vue et senti agoniser sur ce pont pendant vingt bonnes minutes pour rien.

Quoiqu'il en soit ma nouvelle connaissance fit une drôle de tête en voyant ma cigarette. Ce n'est pas comme si elle s'était violemment renfrognée. Non elle avait simplement eu un mouvement de la bouche, un très léger froncement de sourcils, suffisant pour savoir qu'au fond d'elle elle réfutait complètement mon geste. Certes j'aurais put lui dire que je n'étais qu'un fumeur occasionnel, mais je pense que la demoiselle s'en battait comme de l'an 40. Quoiqu'il en soit elle semblait, petit à petit de meilleure humeur. Elle ironisa même sur le rôle qu'elle avait tenu dans cet endroit troublant. Certes elle m'avait défoncé le dos, à y repenser d'ailleurs la douleur me lançait encore. Certes elle venait de m'annoncer que je venais de passer de l'état vivant à l'état carrément défunt. Mais elle m'avait ôté au passage pas mal de soucis.

Je savais où j'en étais, je n'avais pas le sol qui se dérobait sous mes pieds, et c'était déjà très agréable. Quoiqu'il en soit elle me demanda comment j'étais mort. Voilà qu'on faisait connaissance. Ce n'était pas plus mal après tout, c'est vrai c'est toujours utile de se faire quelques accointances quand on débarque au milieu de nulle part. Par contre elle avait dit "un homme comme vous". Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là, que je n’avais pas le physique du gars qui crève dans la fleur de l'âge ? Et elle alors, elle semblait aussi bien trop jeune pour passer l'arme à gauche. Ou peut-être que je faisais très classe comme gars, le genre qui meurt pas, un peu comme les héros dans les films. Mais non la je fantasmais tout seul, je devais simplement sembler trop jeune. Ou alors peut-être trop adulte et prudent. Qu’est-ce que j’en savais, je n’étais pas devenu devin ! Enfin bref, je fumais un petit peu avant de lui répondre.

- Oh tu sais, je suis...ou plutôt j'étais donc, flic à Chicago, et sur une grosse affaire j'ai réussi à coincer un salopard sur le Golden Gate Bridge pendant une course poursuite. On s'est battus lui et moi, et il m'a filé deux bons coups de couteaux fatals.

C'était la plus stricte vérité, et je ne voyais même pas pourquoi j'aurais éludé les détails quant à ma mort. Si d'autres personnes arrivaient ici tout comme moi pour devenir ces soi disant "Apprentis-Dieux" alors tout comme moi cet endroit devait être remplis d'ex-vivants. Je supposai que parler de la façon de mourir de tout un chacun devait être assez commun dans le coin, surtout avec le recul. Et puis c'était facile d'en parler. J'étais convaincu d'être mort, mais je me sentais plus vivant que jamais, comment parler de sa mort avec difficultés dans ces cas là. Surtout que je ne laissais personne derrière moi, pas de femme, ni d'enfants. Ma mère, mes frères, mes amis risquaient d'être tristes, mais comme le reste, ils feraient leur deuil. J'en étais là de mes pensées lorsque je tournais vers Trish avec un sourire amusé.

- Bien sûr j'ai transpercé ce type avec une barre de fer, un bon coup dans le thorax, il est mort bien avant moi. Au moins en crevant j'aurais anéanti une belle ordure.

Je me tournais vers elle, mais je ne lui demandais pas comment elle était morte. Quelque chose me disait que ce n'était pas le moment. Après tout c'était moi le nouveau, à moi de subir le traitement d‘"inauguration" pas elle. J'écrasais mon mégot sous mon pied et me levais soudainement. Je plongeais une main dans ma poche et relisais le papier. J'avais encore du mal à croire à tout ce joli bazar, mais j'allais devoir m'y faire. Tandis que je laissais mes yeux se balader autour de moi, j'eus une pensée nostalgique. J'étais quand même mort, et ce qui se dressait devant moi était, apparemment, mon avenir. D'une voix plus faible, un peu déprimée mais gardant quand même sa force je demandais à Trish.

- Comment est la vie ici ?
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Lun 12 Aoû 2013 - 1:16


Suite à la question de la repentie, le professeur tira sur son poison doux nommé "cigarette", méditant sans aucun doute sur la question. Question assez intime en soi, chacun sa mort et son vécu après tout n'est-ce pas ? Et puis souvent les nouveaux ont du mal avec ce genre de question, pensant avant tout à leur famille et leurs amis, leurs proches malheureux et -aux yeux des morts- la tristesse du monde. Aaah la tristesse, sentiment qui vous envahit dés que vous apprennez votre mort. "Pourquoi moi et pas un autre ?", pensé égoïste qui a tendance à suivre. Pourtant cet homme n'avait rien avoir à tout cela. De plus elle le voyait mal mourir comme elle -donc se trancher les veines. La réponse arriva enfin.
Un flic ... elle avait accueillit un flic ... ? En plus de son allergie pour les professeurs, elle était aussi allergique aux policiers. Bah oui, c'est à cause d'eux que la tante de Trish avait passé deux ans derrière les barreaux. Chicago en plus. Bon c'était pas le même coin, mais ça restait l'Amérique quoi ! Toutefois un flic ... C'était la seule information qui traînait dans son esprit. Elle aurait su, elle aurait tapé plus fort ou l'aurait rejetté directement. Mais il avait l'air spécial. Le genre de flic sérieux en somme, pas comme ceux qui s'étaient occupés de la famille de Trish. Flic, ce mot lui fit perdre son sourire quelques instants, puis non. Il ne devait pas être comme les autres. Puis elle le retrouva en voyant son air amusé. Il y avait une "bonne" ambiance disons, alors autant ne pas tout gâcher.

-Bien sûr j'ai transpercé ce type avec une barre de fer, un bon coup dans le thorax, il est mort bien avant moi. Au moins en crevant j'aurais anéanti une belle ordure.

Elle le félicita. Brave Jack, il est mort pour tuer un assassin. Avec de l'humour en plus ! Aller qu'on rigole comme des grosses baleines ! Du moins c'est comme ça qu'elle voyait la chose. Elle se sentait de plus en plus mal à l'aise à ses côtés et même si la politesse oblige à répondre à une question quand on vous en pose, Trish ne répondrait sans doute pas à celle de Jack concernant son passé, du moins pas maintenant. Elle ne lui faisait pas confiance. Puis qu'est-ce que ça lui apporterait ? De la haine dans le regard de ce flic vis à vis de sa personne ? Elle lui avait déjà dis être une repentie, c'était déjà beaucoup vu que son statut consistait à se repentir de ses pêchés. Il ne retourna pas a question cependant. Elle se demandait bien pourquoi, vraiment louche ce mec. Toutefois elle appréciait. Il avait sans aucun doute comprit qu'elle n'allait pas lui en parler, sauf s'il ne s'y intéressait pas ? Tant mieux dans ce cas. L'homme se leva, fouillant dans ses poches pour prendre la feuille qu'elle lui avait piqué quelques instants plus tôt. Puis il parla à propos de la vie à l'académie, du moins il lui demandait comment s'était. Elle s'étira, mais resta assise sur les marches de l'escalier du temple, fixant l'homme en face d'elle.

- La vie ici, hein ? Donc ici c'est comme Alice aux pays des merveilles. Vous découvrez des choses comme des yétis ou des créatures que vous n'as jamais imaginé. Ou Harry Potter, ah ouais c'pas mal ! M'enfin, une vie assez agitée, vous découvrivrez tous les jours de nouvelles choses, rien d'ennuyant si le quotidien ne prend pas le dessus.

La vie de Trish ? Elle avait connu beaucoup d'aventures, se faisant attaquer par un yéti ou par des peluches canibales, sa journée avait toujours un petit quelque chose de plus que les autres. Toujours des nouveaux lieux à découvrir, toujours vivre des sensations différentes et rencontrer des monstres présents dans les comptes de Grimm. Trish aimait bien même si ne pas se faire bouffer le bras par l'une de ces minables peluches n'aurait pas été de refus.
Trish restait encore assise sur ses marches. Pourquoi avoir comparé sa seconde vie à un conte pour enfant ? Bonne question. Peut-être parce qu'elle aurait bien aimé connaître ce monde avec ce lapin blanc qui court partout et ses amis géants avec des pouvoirs spéciaux ? Ou pour lui donner une vague idée ? Peut-être pour qu'il s'imagine des choses ? En tout cas il devait être assez intélligent pour comprendre que c'était une simple façon de lui expliquer que ce monde était bien différent du monde des humains. Ou simplement elle qui était puérile. Qui sait ?

- Perso je ne m'ennuie pas, il m'arrive tous les jours quelque chose ! Tout le temps des nouveaux paysages, tout le temps des nouvelles découvertes sur les êtres de ce monde, de quoi s'occuper quoi.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Mar 13 Aoû 2013 - 17:01
J'en avais un peu gros sur la patate, j'étais mort quand même. Et j'allais passer mon éternité ici, ce n'était pas rien. Et pour y faire quoi, je ne savais pas vraiment encore. Tout ce que j'avais à faire, c'était faire face, m'attendre à tout. La dénommée Trish elle semblait songeuse après ma question, à dire vrai elle l'était depuis que je lui avais avoué que je t'étais flic. C'est bien simple j'avais la vue troublée de centaines de petits tics qui montraient qu'elle ne se sentait pas vraiment à l'aise depuis que je lui avoué ceci. Il fallait croire sans aucun doute que la demoiselle avait eu des démêlés avec la justice. Lesquels ? Je n’en avais rien à foutre, j'étais mort !

Finalement elle me répondit rapport à ma question sur la vie en ce lieu. Elle eut une façon assez délirante et amusante d'en parler, ce qui me redonna le sourire. Il fut question d'Alice aux Pays des Merveilles et d'Harry Potter. Bien entendu elle utilisa ces deux exemples fictionnels pour expliquer que les choses ici étaient bien différentes que sur terre. Bien entendu je ne m'attendais pas à rencontrer de Chapelier Fou, ou de géant à grosse barbe, quoique...Au point où j'en étais, je ne doutais plus de rien. Après un court instant elle ajouta qu'en gros elle n'avait pas le temps de s'ennuyer, trouvant toujours quelque chose à faire, quelque chose à découvrir. La perspective de ne pas me faire chier sévère au paradis me rassura.

Que faire maintenant ? Il me semblait bien que je ne tirerais pas d'elle beaucoup plus d'informations que ça. Et à dire vrai, je n'avais pas vraiment envie de poser bien plus de questions. Le constat était la mort, et le paysage sous les yeux, le lieu que j'allais fréquenter. Je laissais pour le moment le coté le délire apprenti-dieux, pouvoir, professeur etc, pour me concentrer sur la découverte de cet endroit. Si les gens ici étaient aussi sympathiques, ou du moins accueillants que Trish, j'obtiendrais vite des réponses à mes questions. Quoiqu'il en soi mon sourire se redessina sur mes lèvres. Il était temps ! Je n'étais pas le genre à faire la gueule, et comme le disait Hector Barbosa "La mort est une journée qui vaut la peine d'être vécue !".

- Merci pour tout Trish, je n'ai pas encore tout compris loin de là et je m'attends à des surprises. Mais pour un début, c'est un bon début.

Je prenais donc une grande inspiration en étirant longuement mes bras. L'air était bon ici, meilleur qu'à Chicago en tout cas. Et puis au final je me sentais en pleine forme, comme au lendemain d'une très bonne nuit de sommeil. Mes poumons étaient gonflés à bloc, comme si je n'avais jamais fumé. Aucun muscle ne me faisait mal, ni la moindre articulation. Seul un mal de crâne naissant à cause des milliers d'images que m'envoyaient mes sens exacerbés...c'était une plaie. Mais hormis ce petit détail, j'étais tout simplement un nouvel homme. Je me tapais une franche marrade d'ailleurs à cette pensée, je rigolais intérieurement bien sûr, pas envie de passer pour un demeuré. J'étais mort, et pourtant je ne m'étais jamais senti plus vivant.

- Je me sens étrangement bien tu sais, je crois que je pourrais soulever des montagnes ! La mort dans le cas présent, n'est pas si horrible que ça, c'est même agréable. Surtout si tu me dis qu'on ne s'ennuie pas...ce dont j'ai horreur.

Puis soudainement, je me tournais vers elle, prenant un air grave. Je m'approchais dangereusement en baissant la tête petit à petit et lui posais les mains sur les épaules. Relevant mon visage près du sien, le regard sombre je lui annonçais.

- Par contre, j'ai une fringale monstrueuse, il y a quelques minutes je pensais que les morts n'auraient pas faim, je me suis trompé, t'es certaine qu'on est mort ?

Je me mis à rire à ma propre blague. On était morts pour sûr, mais il fallait croire que...Je ne sais pas, peut-être n'étions nous pas vraiment mort. A dire vrai, nous devions être des sortes de privilégiés, ni vraiment morts, ni vraiment vivants, ici pour accomplir quelque chose d'important au delà des limites naturellement humaine. Putain, voilà que je me mettais à avoir des pensées fantastiques, à croire que je croyais vraiment en ce délire des apprentis dieux. Je lâchais cette chère Trish avant qu'elle ne me colle un autre ramponneau dans la tronche, et soit dit en passant mon dos me faisait encore souffrir, et je lui demandais.

- C'est où qu'on graille ?
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Mer 14 Aoû 2013 - 22:23

Un simple hochement d'épaule. Elle n'avait rien à répondre à son second remerciement. Peut-être ne faisait-elle aucun effort pour paraître plus sociable ? Quoi qu'on s'en fiche un peu, l'ambiance n'était pas mauvaise. Elle était calme et détendue, Trish aurait pu rester ainsi le reste de la journée avec cet homme à discuter de la vie à l'académie. Mais elle ne pensait pas qu'il serait d'accord, surtout qu'il devait sans aucun doute avoir envie de découvrir l'académie et ses alentours. C'est vrai que Trish découvrait encore quelques endroits qu'elle n'avait pas vu -en même temps elle n'était pas ici depuis si longtemps que ça hein. Quand elle découvrait quelque chose, elle était aussi contente qu'un enfant qui gagne une chasse au trésor. Sauf que dans son cas elle était toujours dans de beaux draps, attaquée par des monstres, rencontre d'une faible personne -enfin pas toujours quand même- et devait toujours trouver un moyen de s'en sortir vivante. Sauf que cette fois elle n'avait pas peur de mourir une seconde fois -déjà qu'elle n'avait pas eu peur la première.

- Je me sens étrangement bien tu sais, je crois que je pourrais soulever des montagnes ! La mort dans le cas présent, n'est pas si horrible que ça, c'est même agréable. Surtout si tu me dis qu'on ne s'ennuie pas...ce dont j'ai horreur.
- C'est comme ça quand vous revivez oui, toutefois il y a un temps ici aussi, plus vous fumerez et plus vos poumons s'encrasseront par exemple et vous connaissez la suite, pas besoin de dessin je suppose.

Elle ? Faire la morale ? Noon ! Ce n'est pas son genre, ne le prenez donc pas ainsi voyons ! Il faisait ce qu'il voulait après tout, s'il fumait ça ne la regardait pas. Mais elle n'avait pas pu s'en empêcher sur le coup, c'était sortit du cœur donc ? Elle en doutait. La suite ? C'était des soucis de santé, évidemment, on ne garde pas la pêche tout le restant de la seconde vie, dommage d'ailleurs. Puis brusquement il s'approcha, posant à nouveau ses mains sur les épaules de la repentie. Elle ne s'y attendait pas et l'observa, étonnée. Qu'est-ce qu'il lui voulait encore ? Deus, elle avait limite l'impression d’être tombée sur un tarée ! Puis il lui annonça qu'il avait faim et lui demanda même s'ils étaient réellement morts. Trish sourit puis pouffa de rire. Elle était tombée sur un clown et non un tarée, un vrai clown ! En plus il riait à sa propre blague. Vraiment, il était vraiment spécial comme mec. Il finit par lâcher Trish au bout d'un moment -peur de se prendre un coup parce qu'il était trop familier ou trop proche ? Haha, elle ne comptait pas le frapper. De toute façon faut vraiment l'énerver pour qu'elle tape -chose assez simple mine de rien, comme quoi il devait avoir raison de se retirer. Il lui demandait où il pouvait manger. C'est vrai qu'il ne connaissait pas encore ce lieu, alors elle se releva, fouillant dans ses poches. Alors qu'est-ce qu'elle avait donc ? Son portable, d'ailleurs elle avait un message mais l'ignora. Une barrette noire et une barre de céréale. Rien d'intéressant. Elle lui lança la barre pour qu'il la rattrape et descendit les marches de l'escalier de ce temple.

- Et bien il y a la cantine, mais la nourriture n'est pas top.

Elle rangea ce qu'elle venait de sortir et mit ses mains dans sa poche. Puis elle lui fit signe de la suivre pour lui montrer. Ils marchèrent un petit moment puis ils arrivèrent enfin en face de la cantine. Elle trouvait les repas plutôt fade là-dedans, certains trouvaient ça bon, chacun ses choix n'est-ce pas ? Elle lui expliqua ce qu'elle savait à propos de l'académie, les bêtes qu'elle avait pu rencontrer à certains endroits pour le prévenir quand même, comme ça il n'aura aucune mauvaise surprise. Elle était gentille sur le coup de tout lui expliquer, pour elle personne n'était là et elle devait encore s'en sortir toute seule à l'heure actuelle. Toutefois elle ne pouvait en vouloir à personne et elle ne regrettait pas son geste. Elle était bien -du moins pour l'instant- à l'académie.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Ven 16 Aoû 2013 - 15:31
Au moins elle rigola à ma plaisanterie, et je dois dire que cela faisait plaisir de voir que même dans l'au delà, les gens avaient encore le sens de l'humour. C'est que moi, qui aimais tant faire le con et dire des énormités, si je ne trouvais pas un bon public, pour sûr j'allais me faire fermement chier. Bon certes, je n'avais fait rire qu'une seule personne sur des centaines, peut-être que tous les autres allaient être des pinces à rire au teint cadavérique, mais sur le coup peu importait. La voir rire donnait l'impression que nous étions bel et bien encore en vie, ou tout du moins que nous étions encore capables de profiter des jours se profilant devant nous, et cela donnait de l'espoir.

Quoiqu'il en soit la miss m'envoya une barre de céréale, certainement pour que je la mange. Je ne m'en privais pas d'ailleurs, aussitôt je déchirais le papier et becquetait d'un coup la moitié de la barre. J'avais pour le coup relâcher toute ma concentration sur mon hypersensibilité, je ne vous raconte pas l'explosion de saveur dans la bouche. Ça allait du sucre, à la farine, au blé, aux colorants et tous autres produits susceptibles de rentrer dans la composition de cette friandise. Tandis que je mangeais ce tout petit encas, elle m'annonça qu'il y avait une cantine jusque là. Mon estomac ne fit qu'un tour, envoya un message à mon cerveau qui le transmit à ma bouche qui articula.

- Fé pvar roux ?

D'accord, j'avais oublié entre temps que j'avais la bouche pleine de la barre de céréales que j'avais becquetées entre deux bouchées. Sans conteste ce que je venais de dire était de l'ordre de l'incompréhensible, à moins que Trish n'est un décodeur de bouche pleine en action. Mais j'en doutais sérieusement donc, face à elle les mains posées sur les hanches, je finissais de mâcher mon gâteau. Bien qu'il colle un peu aux dents à cause de l'excédent de sucre je l'avalais bientôt, poussant une sorte de "Aaaah" de satisfaction. Au moins, ce temps gagné à imiter la vache en train de ruminer m'avait laissé le temps de cogiter, rustre que je suis, je n'avais même pas pensé à remercier la demoiselle pour m'avoir offert ce petit gâteau.

- Merci beaucoup pour la barre.

Puis, les yeux légèrement froncés, une main sur le ventre d'un air très théâtral je continuais ainsi.

- Mais ce n'est pas ça qui nourri son homme ! Si tu voulais bien m'indiquer la cantine se serait sympathique. Ou mieux encore, tu m'emmènes et pour te remercier je t'offres un truc.

Je vous rassure, je n'étais pas entrain de draguer pour deux sous loin de là. C'était juste, vu l'état actuel des choses, la meilleure chose que je puisse faire pour la remercier. Peut-être contre son gré elle m'avait accueilli ici, même si je n'oubliais pas qu'au début elle pensait avoir reconnu quelqu'un d'autre. Elle avait eu jusque là la gentillesse et la patience de répondre à mes quelques questions et puis quand même...c'était ma première connaissance en tant que défunt. Et puis plus encore, j'étais bien plus vieux qu'elle, elle aurait put être...ma fille ! Bon peut-être pas, mais alors une nièce peut-être, ou encore une petite sœur avec beaucoup d'années de différences. Non, je tenais simplement à la remercier tout comme je l'aurais fait avec n'importe qui.

Il n'empêche que je savais que cette fille allait compter pour moi. Comment vous dire, elle était la première vision disons "en chair et en os" que j'avais eu de mon éternité après ma mort. Une sorte de point de repère, le genre de personne que j'aurais toujours plaisir à retrouver à l'avenir car elle représente à elle seule une sorte de sentiment d'apaisement...alors que je viens de crever. Drôle de chose que le destin, un jour un flic de Chicago, respecté et connu à travers tous le pays, le lendemain, un professeur lambda dans une université aux faux airs de paradis ayant rencontré à la place de St-Pierre une jeune femme qui vous démanchait le dos en guise de bonjour. Quoiqu'il en soit, c'est à cette jeune femme que je faisais face, les mains dans mes poches de pantalon, prêt à partir, un grand sourire sur les lèvres.

- Alors, on y va ?
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Lun 19 Aoû 2013 - 21:08
Elle gardait ses mains dans ses poches et restait debout sur les marches du temple. Elle l'observa en silence manger et se mit à rire quand elle l'entendit parler la bouche pleine. Bah que mine de rien elle avait comprit la moitié -parce que oui, il lui arrivait de parler la bouche pleine aussi, quitte à cracher sur la personne en face -pour s'excuser ensuite, dégueu je sais. Puis il la remercia. Un simple sourire pour acquiescer, pas besoin de parler dans ce cas n'est-ce pas ? Il l'avait remercié tellement de fois, ça faisait beaucoup, mais elle n'allait pas s'en plaindre. Pour une fois qu'elle aidait quelqu'un. Puis elle pensa, et si elle était tombée sur une autre personne, comment tout cela serait arrivé ? J'veux dire, comment elle aurait réagit ? Si elle était tombée sur une enfant qui pleure toutes les larmes de son corps en criant qu'elle voulait sa maman, qu'est-ce qu'elle aurait pu faire dans ce cas ? Ou si elle était tombée sur un homme qui la suppliait de dire la vérité ? Aurait-elle mentit pour la satisfaction personnel de ce mec ? Bonne question. Dans le fond, un simple geste pouvait tout changer dans la vie d'une personne, n'est-ce pas ? Par exemple, si elle n'aurait pas confondue son ami avec cet l'homme et qu'elle ne l'aurait pas frappé, elle n'aurait peut-être pas pu discuter avec un homme sympathique -oui parce que petit à petit elle commençait à l'apprécier et en apprendre un peu plus sur lui ne serait pas de refus. Donc elle aurait raté sa chance de se faire un "ami" ou même plus, enfin pour l'instant elle ne savait pas ce qu'il était encore pour elle, seul le temps lui dira.

- Mais ce n'est pas ça qui nourri son homme ! Si tu voulais bien m'indiquer la cantine se serait sympathique. Ou mieux encore, tu m'emmènes et pour te remercier je t'offres un truc.
- Très bien, allons-y !

Et les voilà en chemin. Sur le chemin elle pointa plusieurs bâtiments du doigt pour lui expliquer leur fonction -enfin ce qu'elle en savait. Parce que oui, cette idiote se perdait encore dans l'académie, c'était trop grand pour elle et heureusement qu'elle n'était pas élève sinon elle serait souvent en retard -de quoi s'attirer des bon soucis quoi. C'est ça, elle serait une élève à problème quoi, heureusement que c'était une repentie -repentie qui ne bosse pas, mais ça c'est une autre histoire. C'était plutôt sympa de discuter avec lui et elle était de plus en plus à l'aise, oubliant que c'était un professeur ou qu'il était flic dans le passé. Tout ça c'était des choses qu'elle décida d'ignorer pour ne pas foutre en l'air ce bon moment qu'elle passait en sa compagnie. Le duo arriva enfin devant ce grand bâtiment -quoi que tout était grand ici. Ils entrèrent donc. Heureusement il n'y avait pas beaucoup de personnes, les gens avaient du finir de manger pour aller en cours, c'était presque vide et franchement ça surprenait Trish qui avait l'habitude de voir ce lieu bondé.

- Waw, c'est presque vide. Habituellement c'est remplit, la chance vous sourit aujourd'hui à ce que j'vois !

Était-ce vraiment de la chance ? Bonne question, mais la repentie n'avait pas le temps de penser à tout cela. Habituellement quand elle venait, c'était tellement remplit qu'il lui arrivait souvent de ne pas manger à cause de ça, pas le courage de se battre avec les élèves en plus pas sur qu'elle fasse le poids avec sa taille. Elle n'avait pas faim alors elle dit au professeur qu'elle partait directement s'asseoir et c'est ce qu'elle fit. Elle s'assit dans un coin et s'affala sur la table comme un adolescent qui en a marre des cours. Toutefois elle ne lâchait pas l'homme des yeux, Deus qu'il lui ressemblait trop ... Commençait-elle à s'attacher à lui à cause de ça ? Mais non, ce n'était pas son genre de juger sur le physique des gens. Elle attendit donc patiemment que son homme de la journée revienne avec son plateau de nourriture. Pour une fois elle n'était pas pressée, de toute façon elle n'avait rien à faire de sa journée, alors attendre quelques minutes n'allait pas la tuer n'est-ce pas ? C'est donc en pensant ainsi qu'elle l'attendit, sage comme une image pour une fois dans son coin. Enfin sage, en même temps qu'est-ce qu'elle pouvait faire d'autre ? Rien.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Mar 27 Aoû 2013 - 23:48
Mon sourire s'étira tout grand lorsque je vis Trish prendre la direction de la fameuse cantine ou cafétéria. J'avais faim comme jamais, ça devait creuser la mort, je n'en savais rien, c'était ma première fois après tout. Et pour ce que j'imaginais, la dernière. Sur le chemin sans que je le lui demande elle m'apporta des informations sur les bâtiments que nous croisions, ça n'allait guère au delà de "Ici c'est le bâtiment des cours." "Par là c'est plus l'administration." mais je glanais chaque renseignement avec grands plaisirs. A chaque fois qu'elle m'informait de l'utilité de tel ou tel bâtiment je lui répondais avec un "Mmmh-mmmh" encourageant, ou encore "Je vois.". Ce n'était pas de la grande conversation en somme, un peu comme un employé de bureau guidé par un supérieur qui lui montre comment ça fonctionne à son étage. J'avais moi même l'habitude de faire ça avec les jeunes recrues à Chicago, mais c'était plus genre "Ici la salle de repos avec mauvais café, ici la salle d'empreinte, ici interrogatoire salle 1, salle 2, salle 3, là c'est vers les cellules, là le bureau du patron irascible, etc.".

En y repensant j'avais tendance à très vite expédier ces visites pour les nouveaux, les laissant très vite seuls au milieu du commissariat, attendant que quelqu'un leur donne quelque chose à faire. Oui ce n'était pas sympa, mais j'ai toujours été un agent très occupé, toujours une affaire de meurtre sur les bras, un viol, un enlèvement, après tout je n'étais pas l'un des meilleurs profiler du monde pour rien. Quoiqu'il en soit j'étais heureux aujourd'hui, et particulièrement compte tenu de ma mort récente d'avoir à faire à quelqu'un d'aussi sympathique que Trish. Que l'on s'entende bien, je ne savais pas si la demoiselle était sympathique, j'attestais juste qu'elle l'était avec moi. Et malgré tout je ne pouvais m'empêcher de ressentir chez elle une attitude très, disons dédaigneuse, pas le genre à vraiment se tourner vers les autres. Mais bon, la c'est mon coté psychologue qui parlait. Elle me guidait dans mes premiers pas en ce lieu et j'en étais ravi.

Finalement nous arrivâmes enfin au réfectoire, et c'était un lieu charmant. Il y avait là une grande bâtisse avec un grand nombre de tables à l'extérieur, et je supposais qu'il devait y en avoir autant à l'intérieur. Je repérais très vite une sorte de petit comptoir pour passer commande. Avant que je ne puisse parler à Trish, je la vit s'éloigner et s'installer sur une table à l'écart. Elle ne m'abandonnait pas bien entendu. Si elle avait voulu, elle m'aurait simplement planté là en disant qu'elle avait autre chose à faire. Elle m'attendait à table tandis que j'allais me servir à manger. Je m'approchais donc du comptoir ou un joyeux serveur m’accueillit avec un brillant sourire.

Après une courte discussion où je lui expliquais que je n'avais que des dollars et que ce n'était pas la monnaie du coin, qu'il me rigola au nez et m'expliqua qu'ici on mangeait gratuitement, je passais enfin au choix. Le buffet était abondant et surtout, à mon plus grand plaisir, la bouffe était variée ! Sans déconner, pourtant natif américain, qu'est-ce que l'on mangeait mal dans ce foutu pays. Déjà, on ne peut pas dire que l'on brillait de par notre culture culinaire, nos meilleures plats étaient empruntés des Anglais, des Hispaniques, des Asiatiques ou encore des Italiens. Personnellement j'étais très amateur de cuisine latine et asiatique. J'avais passé un petit séjour en France et en Italie, je peux vous jurer que j'ai fait le tour d'une bonne trentaine de restaurant. Je me servais donc une entrée de charcuterie diverses comme ils le faisaient souvent en France, en plat, une bonne assiette de spaghettis bolognaise avec des boulettes de viande, du fromage, du pain, un fondant au chocolat et un café. Le café pour l'avoir chaud, le serveur m'expliqua que je n'aurais qu'à venir le chercher en ramenant mon plateau. Pour accompagner le tout, une carafe d'eau et une bouteille de vin, un Château Margaux bien entendu.

Je revins vers mon jeune ami, le sourire aux lèvres, les bras chargés d'un immense plateau surchargé. Je m'installais face à elle avec un grand sourire et disposait mes mets et boissons de façon à manger plus facilement. La vu la surcharge du plateau je risquais de foutre mon coude dans mes pâtes en mangeant la charcuterie, ou pire, renverser le Margaux...ce n’est pas comme si sur terre ce vin coûtait dans les 800 euros selon les cuvées. En tout cas si la bouffe et les boissons étaient aussi abondantes dans le coin, j'allais m'y plaire. Je commençais à planter fourchette et couteau dans ma charcuterie avant de m'arrêter soudainement et de regarder Trish.

- Si tu ne veux rien manger il va falloir causer, sinon je vais juste me sentir mal à bouffer devant toi.

Je prenais donc une première bouchée, goûtant au fin parfum du morceau de saucisson que je venais d'engloutir. Tiens, je voyais enfin un énorme point positif à mon "pouvoir" de perception. Si à chaque fois que je mangeais je ressentais autant de choses dans ma bouche qu'actuellement, chaque repas allait être un véritable orgasme du palais. Quoiqu'il en soit comme je venais de le dire, je n'avais pas l'intention de planter Trish là tandis qu'elle me regarderait manger la bave aux lèvres ! Je pointais mon couteau vers la cafeteria.

- La boustifaille est pas mal du tout ici, mais quelle heure il est, pas que je me sente con à manger tout seul, mais c'est bizarre non.

Oui pour tout vous avouer, j'avais un peu paumé la notion du temps pour le coup. Il était aux alentours de 22h30 lorsque j'étais mort...tout du moins il était 22h la dernière fois que je consultais l'heure. Mais quelle heure il pouvait bien être ici, 10h, 15 heures ? En tout cas soit dans la matinée, ou dans l’après-midi, vu le soleil. Encore une fois même par rapport au soleil je ne pouvais pas me repérer, dans la mesure où je ne savais pas où était l'est ou l'ouest. J'avais tellement de choses à apprendre...et un repas à engloutir.
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Re: The Last Thing I Remember... [PV Trish] - Dim 13 Oct 2013 - 21:28

J'espère sincèrement que tu seras de retour parmi nous bientôt, Jack, car j'apprécie beaucoup ton style et que j'aimerai bien continuer notre rp de notre côté :P
C'était en tout cas une sympathique rencontre, assez typique d'une arrivée mais pas redondant, en outre grâce aux caractères respectifs de vos personnages.

Jack : 590 xps
Trish : 500 xps

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