Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira.

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Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Sam 3 Aoû 2013 - 21:02
Cette chaleur est tout bonnement insupportable... comment peut-il faire encore plus de 30°C alors que les douze coups de minuit sont passés depuis belle lurette ? Pas d'air conditionné, ce serait trop beau... alors, il ne reste plus qu'à espérer que l'air qui entre par la fenêtre se refroidisse au fur et à mesure que la nuit avance. Au quatrième étage, c'est déjà plus plausible qu'au rez-de-chaussée. Certains auront assurément moins de chance !
Maya est à sa fenêtre en train d'observer les étoiles et de se rafraîchir au gré du vent. Fatiguée par sa première année d'étude en mécanismes divins, elle parvient difficilement à garder les yeux ouverts. Elle pense déjà aux vacances qu'on lui permettra de prendre – elle l'espère en tout cas – et à la détente qu'une pause pourra lui procurer : plages, piscines, montagnes, sentiers, salles de jeu, boutiques diverses et variées... bref, s'amuser et se divertir sans avoir à apprendre ou à batailler. Si cela devait arriver, elle irait sûrement toute seule dans le monde des humains en rencontrer deux ou trois, histoire de renouer quelques liens avec l'espèce dont elle est l'aboutissant. Encore faudra-t-il ne pas trop se faire remarquer...

À jamais pris au piège des pouvoirs divins.
Une heure du matin et l'animatrice radio doit se lever à 5 heures. Est-ce encore la peine de dormir pour quatre malheureuses heures ? C'est un coup à rater l'alarme du réveil aussi forte et brusque soit-elle. Mais rester éveillée, ce serait pour faire quoi ? S'ennuyer, toute seule dans sa chambre, parce qu'il n'y a pas âme qui vive à ses côtés ? Elle pourrait jouer aux cartes, terminer Angry Birds sur son téléphone portable, regarder les dernières vidéos du club des films & séries animées... encore faudrait-il que son présent intellect soit capable de couvrir ces activités. Ce n'est définitivement pas le cas. Elle baille. Elle agrippe sa chemise de nuit et la secoue pour créer un courant d'air. L'eau de sa transpiration permet de réduire la température de sa peau plus rapidement... mais ce n'est pas suffisant. Elle se sert donc un verre d'eau qu'elle avale d'une traite. C'est froid, ça fait mal à la gorge... et ça ne rafraîchit pas non plus. Si seulement elle était déesse de la glace, ce serait utile...
Son cerveau quasi-atrophié laisse miraculeusement échapper une idée : et pourquoi pas dessiner un bloc de glace et le faire apparaître, ici ? Et ensuite, enlacer la glace et se frotter à elle pour retrouver une température acceptable ? Se laissant séduire par son imagination, la jeune femme se lève, récupère son pinceau et commence à gribouiller dans l'air. Et puis, la question : de la glace... mais comment est-ce que ça se dessine, ça ? C'est difforme, à moitié transparent... exactement comme du verre en toute logique. Et voilà comment on brise un moral en moins de deux : il est impossible de dessiner une température. De la buée pour signifier une condensation de vapeur d'eau sur la surface froide d'un glaçon géant ? Allez dessiner de la buée sans faire perdre le côté transparent parce que sinon, vous vous retrouverez avec un bloc de matériau brut. À tous les coups, Maya n'obtiendra pas ce qu'elle désire le plus au monde, mais finira avec un gros truc immonde qui ne servira à rien d'autre que prendre de la place et mettre de la saleté partout dans la chambre. Peine perdue.

- Naa... nanana... affreux. Zut. Pouffiasse de connasse de bonne à rien, tu devrais savoir faire ça... J'ai chaud... je vous en supplie, faites que ça s'arrête. Je rêve d'un bon -15 degrés...

C'est ce qu'on appelle supplier la nature. Ou devenir complètement barjot. À -15°C, elle supplierait le ciel d'un peu plus de chaleur... le syndrome du « jamais content ». La jeune femme soupire et fait disparaître son œuvre incomplète, totalement décontenancée. Elle balance son pinceau sur sa table de chevet et va s'effondrer sur son lit, morte de fatigue. Elle ne prend pas la peine de quoi que ce soit, elle veut simplement dormir. Sombrer dans les bras de Morphée. Prendre le train pour le pays des rêves. Ce n'est quand même pas compliqué...
Maya se retourne sur le dos, dans la diagonale du lit, et observe le plafond. Un fin courant d'air vient caresser son visage. Elle ferme les yeux pour l'apprécier et en profiter. La brise reste soutenue, signe que la chance a enfin tourné. Une bonne odeur d'herbe humide commence à envahir la pièce. Maya relâche tous ses muscles, toutes ses tensions, puis sourit naturellement. Elle entend un bruit qui raisonne comme du tonnerre au loin. C'est le temps idéal, sa météo préférée...

- Dodo... bonne nuit, où que tu sois.

La jeune femme relève légèrement sa chemise pour profiter de l'air sur ses jambes nues, puis ramène ses mains sur son ventre.
Elle remercie le Dieu de la pluie.
Aucun doute, elle est déjà en train de rêver.
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Dim 4 Aoû 2013 - 16:00
Mère Lune se serait t'elle transformer en soleil de nuit ? Peut être me fait elle juste subir une punition pour mes dernières sorties. Il est vrai que je n'ai pas été très chaleureux avec ceux que j'aime ces derniers temps, voire avec tout le monde... Bah, que voulez vous, trop de chose se sont passés ces semaines jours n'ont pas aidés

...

Avant hier, 15h25, fin de cours. Comme toujours, j'en profitais pour partir du coté de mon cher pommier dans le jardin aux abricots, lui comme moi sommes différents des autres , nous avons des façons de faire, de penser différentes, et quoi qu'il arrive, on ne peut fuir sa propre nature. Je ne l'ai que trop bien compris, il est inutile d'aller à l'encontre de son destin, il faut l'accepter, et j'ai trouvé mes réponses lors d'une de ses rondes nocturnes. J'ai fini par choisir d'agir. Mais comment ? Par où commencer ? avec quel moyen ? Comment être sur que je fais le bon choix ? Aide moi... 

"Ne t'inquiète pas, demain tout ira mieux, tu verras...

Ah oui ? Alors pourquoi ai je choisis cette voie si demain était si beau ? Tu étais bien toi avec tes histoires, mais t'es pas là à me les expliquer, moi qui croyait que je te retrouverais ici, la blague. Dieu n'existe pas. Deus elle même n'existe pas. Je n'ai qu'une déesse, et elle s'appelle...

- Tiamat ?

- Quoi ?

- J'ai fais mon choix. Je veux raser tout. Je veux... Je veux que les ténèbres renaissent de leurs cendres. Que tout redeviennent au commencement, comme dans les livres religieux "Au commencement était les ténèbres..." Je veux vivre dans ce monde, peux importe ce que j'aurais à mettre en jeu. De toute façon, hormis toi, je n'ai plus rien.

Finalement, c'est  arrivé, j'ai fini par succomber à l'appel des ténèbres. Mes ambitions enfin clairement définis, mon destin traçait, comme je l'ai toujours su,je serais le sauveur de ce monde. Et ça, rien ne l'empêchera. Pas même toi, Roi noir, je m'assurerais que tu sois le dernier à pouvoir y arriver, comme tu l'avais dis, nous sommes tous un peu maudit, je crois que la malédiction de chacun est nous même.

- Tu sembles pas si convaincu que ça... Ca à plutôt l'air d'une voie prise par défaut...

- Qu'est ce que tu racontes ? N'importe quoi, tu sais aussi bien que moi je suis fais pour rejoindre ce monde, j'y ai toujours été prédestiné... Et tu le savais, avoue.

- ... Comme la voie de la lumière, il faut l'accepter sois même pour la suivre. Ne te méprend, nous ne sommes là pour le mal, je n'aurais pas été une déesse sinon, je serais une démone. Mais ça, la lumière ne l'accepte pas, ne la jamais accepté, c'est une tyrannie plus qu'autre chose. Voilà pourquoi je hais ton ami Atios. D'ailleurs...

- Quoi ? Tu veux que je coupe les ponts avec lui ? 

- Non, au contraire, renforce les, amène les à devenir terriblement fort... Mais de haine. Qu'importe ce qu'il peut dire, cela se sent qu'il emmagasine... Force le à la faire exploser. La seule façon de nous vaincre.. De nous arrêter, nous les ténèbres, c'est de n'avoir aucun sentiment négatif, de rancoeur envers nous. Tu comprends ?

- Oui... Mais comment veux tu que je fasse ? J'ai déjà tout essayer pour qu'il me lâche, mais il reste, il a tout fais pour qu'on soit ami et maintenant...


- Détruis ce qui lui est le plus cher. Je crois qu'il a une copine, non ? Maya Tensho. Elimine la.


- Quoi ? Tu déconnes ?! Je... Je refuse ! Elle, elle n'a rien à voir dans nos histoires, je ne veux que personne d'autre que ceux que j'haït ne périssent...


- Tu parlais de revenir à l'époque des ténèbres, non ? Il n'y aura aucun être humain, des innocents, il n'y en aura plus aucun, donc bon...

- ...

- Je ne dis pas que c'est bien, mais c'est nécessaire. Fais le, et je te promet que tu obtiendras tout ce que tu désires... 

Voilà ce qui conditionna cette soirée, cette ultime soirée à Deus, demain tout ira sans doute pas mieux, mais au moins je serais libéré de mes chaines humaines. Me relavant de mon perchoir, tel un faucon près à partir à la chasse. Sauf que le faucon lui, quand il part, il sait déjà où se trouve sa proie et comme l'attraper, moi, je n'ai ni l'endroit, même si j'en ai bien une idée, ni la façon d'appréhender la chose. Dois je y aller avec un air dur, telle un bourreau prêt à exécuter sa proie, sans sentiment, sans remord, ne vivant qu'au dépend de la mort des autres ? Ou alors avec un air triste, montrant toute la culpabilité que cet acte me donnait ? Mais ne chercherait elle pas à me faire changer d'avis ? Dans tout les cas, si ce n'est pas le cas, je trouverais ça bien étrange... Mais cela me faciliterait la tâche ! Descendant donc de mon cher pommier, lui disant au revoir pour la dernière fois, je pris la route  des chambres d'élèves, elle s'y trouverait sans doute, vu l'heure. Par contre, en marchant, une question me trotta : "Comment savoir si c'est vraiment elle ?" C'est vrai qu'Atios ne m'en a parlait qu'une ou deux fois, mais me l'a jamais décrite, présenté, donc je n'ai absolument rien qui m'assurera que c'est elle ? Et voilà, un bon gros soupire pris le pas sur mes pensées, j'en avais déjà marre de cette corvée. Et la chaleur n'était pas. Soudain, un énorme fracas se fit entendre au loin, la lumière m'éblouissais sur le coup, allez, le temps s'y met aussi ? Putain de journée, même si je suis un grand fan des orages, je l'ai préfère quand je suis au chaud, à voir les autres paniquait pour quelques millions de volts qui tombe à des kilomètres d'eux. 

Finalement, je réussis à arriver aux dortoirs avant que la pluie ne fit son apparition. Enfin une bonne nouvelle aujourd'hui. Passant par la petite fenêtre par laquelle j'étais sorti, puisque je doute que les surveillants ne me laissent rerentrer tranquillement, maintenant recherchons la chambre. Normalement, elle est de notre coté, juste après la mienne... M'y arrêtant et prenant une profonde respiration avant de toquer, je réfléchissais bien à tout ce que j'avais à dire, et ce que je répondrais à toute ses questions. En priant qu'elle n'en est pas...

- C'est bien ici la chambre d'Atios ? Il y a quelqu'un ? 

La pluie faisait un bruit terrible, tombant à n'en plus finir. Je ne sais pas qui a bien pu prier pour l'obtenir, mais demain, voir dans la nuit, il risque de voir un superbe arc-en ciel...

 
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Dim 4 Aoû 2013 - 21:24
Bruits dans le couloir. Damnation... Maya était pourtant si bien dans son sommeil. Elle était parvenue à s'assoupir dans cette position très confortable, bercée par le vent et la pluie, malheureusement pas assez pour tomber dans des rêves plus profonds. Réveillée par de simples bruits de pas maintenant ? Il ne manquait plus que ça.

On toque à la porte. La dormeuse ouvre les yeux pour vérifier l'heure sur son réveil. 1h48. 1h48 ? Mais quel espèce d'abruti peut venir la déranger à cette heure-ci ? Non, en tout cas, elle n'a aucune envie de se lever pour aller ouvrir, qui que ce soit. Ils n'auront qu'à repasser le lendemain s'ils ont réellement quelque chose à demander. Il n'existe rien d'assez urgent pour oser déranger le repos bien mérité d'une apprentie déesse, qui plus est si travailleuse et dévouée à ses études.
La jeune femme referme donc les yeux et cherche à nouveau le sommeil, priant pour qu'on lui fiche la paix.

Une voix appelle.
Notre paresseuse olympique rouvre les yeux. Nope, c'est mort, on ne la laissera pas tranquille. Elle revérifie l'heure de son réveil, mais l'affichage n'a pas bougé d'un poil. Difficilement, elle se redresse sur son lit et se frotte les yeux, puis elle soupire. Au moins, c'était la voix d'un homme, pas d'une groupie... ce sera déjà plus intéressant niveau contenu. Une seule chose, par pitié, faites que ce soit rapide et bref qu'elle puisse retourner au lit le plus rapidement possible !
Enfin, elle se lève et commence à se diriger vers l'entrée de sa propre partie de chambre. Elle titube légèrement, aussi à l'aise que si elle avait 20g d'alcool dans le sang. Pas simple... espérons que l'homme aie la patience d'attendre qu'elle vienne lui ouvrir. Elle sort de son espace réservé et se retrouve dans la partie commune de la chambre. Plus que quelques mètres... et la voilà devant la porte, qu'elle ouvre sans hésiter.

Elle s'affiche alors à lui toute débraillée, bretelles de sa chemise de nuit en vrac à demi ôtées, cernes sous les yeux et un air endormi très prononcé. Par chance, n'ayant pas eu le temps de dormir suffisamment, ses cheveux sont encore bien coiffés... si seulement elle en avait quelque chose à foutre de son apparence, surtout à ce moment-là. Que cet homme comprenne qu'il dérange, cela suffira amplement à la demoiselle.
La lumière du couloir l'aveugle et elle doit s'en protéger avec son bras quelques instants avant de voir quoi que ce soit. La douleur dans les yeux se transforme en mal de tête. Décidément, elle n'est pas vernie. En attendant que sa vision revienne partiellement, elle entame sa réponse aussi poliment que possible. Aussi endormi que possible également... il ne faut pas abuser non plus.

- Oui, c'est ici... Enfin, c'était ici. On n'a pas revu Atios depuis des mois, depuis... hum... « les événements ». Pourquoi... ? Vous vouliez le voir... ?

Au moins, elle a retenu la question et est parvenue à répondre sans trop chercher ses mots. Elle peut maintenant dévisager l'homme... tout du moins, tenter de lever la tête assez haut pour le voir. Quel grand dadais ! A-t-on idée de pousser aussi haut... ? Plus c'est haut, plus c'est dans le même angle que les lumières et plus ça fait mal aux yeux... pourquoi est-ce qu'ils ne pensent pas à ça avant de grandir ? Ces hommes...
Non... là, c'est de la mauvaise foi et de la mauvaise humeur. Elle ne va tout de même pas s'afficher comme ça devant les yeux d'un inconnu qui n'a fait que poser poliment une question ! Il n'empêche que la demoiselle va rerentrer partiellement dans la chambre pour retrouver un peu d'obscurité, sans quoi elle ne verra rien de toute la conversation. Et ne pas regarder dans les yeux, ce n'est pas poli...

- Je peux prendre un message si vous voulez. Elle baille en mettant sa main devant sa bouche. Pardon. Entre nous, je crois qu'il serait plus simple de le retrouver en cherchant autre part. Il y a vraiment très peu de chance qu'il revienne. On pourrait presque renommer cette chambre maintenant...

Désormais, elle peut distinguer les traits et contours son visage et confirmer ses songes : c'est un parfait inconnu. Jamais vu où que ce soit. Sans doute un nouveau qui vient demander son chemin. À moins que ce ne soit... justement un nouveau pensionnaire de la chambre d'Atios ? Ce serait logique... sa question, son allure, tout ça... on n'arrive pas forcément en journée dans la Deus Academia. Un arrivant de nuit n'a pas d'autre choix que de réveiller les pensionnaires pour savoir s'il est effectivement au bon endroit. Ne pas le procéder ainsi pourrait réserver de mauvaises surprises...
Bon dieu, ce qu'elle se sent idiote.

- Oh, excusez-moi... fait-elle, confusément endormie. C'est également votre chambre maintenant, c'est ça ? C'est le nom qu'on vous a donné ? Alors, oui, vous êtes au bon endroit, c'est bien la chambre d'Atios. Enfin... il faudrait rechanger le nom...

Par contre, il va vite se rendre compte qu'il ne peut pas en placer une, surtout s'il la laisse démarrer. Là, encore, elle est toujours endormie et a tendance à se répéter, n'étant pas encore maîtresse de son esprit... mais s'il veut suivre la conversation, il va devoir se montrer vif. Dans le cas contraire, il va se faire manger tout cru. La réflexion et les conclusions hâtives étant le fort de Maya, il risque sa vie, ici et maintenant.
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Dim 4 Aoû 2013 - 22:57

  Effectivement, je m'étais pas trompé, c'était bien cette chambre, par contre, entre le temps du "toc toc" et l'ouverture, un bon moment s'est passé, il faut être patient c'est ça ? C'est pas vraiment mon style,c'est si nécessaire pour ce que j'obtiens... mais au moins, j'ai eu ce que je veux. Une jeune, et encore heureux qu'elle le soit, fille ouvra la porte, elle semblait si petite de là haut, cela se voyait qu'elle venait de s'endormir, pas encore eu le temps de tomber dans un vrai sommeil, mais assez pour somnoler et avoir une tronche de derrière les fagots au réveil forcé. La fenêtre était ouverte, elle avait chaud ? Peut être était ce elle qui avait invoquer la pluie... Elle ne serait pas déçu du voyage. Elle ne semblait pas avoir peur de moi, au contraire,  si elle ne me vouvoyait pas, j'aurais presque pu croire qu'elle me parlait comme si elle me connaissait bien, et honnêtement, si je n'avais pas une bonne raison d'être ici, j'aurais encore moins parler que si c'était vraiment pour venir vivre dans cet chambre. Depuis les événements ? ...Ah oui, la genèse de cette guerre stupide. Elle l'aura donc fait fuir ? Non, j'en doute fortement, je dirais plutôt qu'il en a fait une affaire personnelle, le connaissant il sait pris pour le sauveur du monde libre. Atios...

- Ah ? Zut, c'est dommage... J'aurais aimé lui parler si possible effectivement... Pas grave. Et vous êtes...? 

Et oui, il y avait plus d'un lit dans cette chambre, j'ai rien qui me prouve que cette fille est celle que je cherche, alors trouvons des preuves. Me permettant d'entrer après elle qui était rerentrer, sans doute à cause de la fraîcheur ? Non, elle avait la fenêtre ouverte. La lumière peut être, alors là, je suis dis oui, c'est vachement chiant la lumière pour dormir, même si je compte bien te faire fermer les yeux définitivement, Maya Tensho... Si c'est bien toi. Cela devait être sans doute le cas, vu qu'il n'y a que toi.

Arf, il n'est donc plus dans le coin du tout ? Je pense savoir où le dénicher, mais par contre si il ne revient jamais ici comme elle le dit... Pourquoi je suis toujours là ? Je pourrais partir comme ça, sans rien dire, mais je reste, pire je me trouve presque des raisons de rester, j'ai l'impression de m'autoconvaincre que je dois le faire, bordel que c'est chiant. Bordel, sors d'ici Shaad !

- Non, désolé, je suis juste à coté, j'ai déjà ma chambre, j'étais avec les soeurs Locksley avant qu'elle ne disparaissent d'un coup...

..Le simple fait de repenser à elle me rendait furieux envers Deus, pire, la haine monter à vue d'oeil. Je n'ai jamais vraiment digérer cette disparition, encore moins la raison, c'est simple : Elle n'existe pas.

 - Un message ? Oui, je veux bien. Dis lui... Dis lui que ce n'est pas personnel, ce n'est que du business. Enfin, je veux dire, le poids d'une conviction. 

Dégainant lentement mon épée je pris un visage beaucoup moins haineux qu'il n'était il y a quelques secondes, elle n'avait pas à subir le courroux de ma haine envers Deus, et rétorquant en même temps. 

- Je suis désolé, mais Atios va devoir te trouver une remplaçante après cette nuit, pas que cela m'enchante, mais personne ne semble irremplaçable de nos jours. J'espère que tu as eu une vie heureuse, et je ferais en sorte que Tiamat t'ouvre les portes du paradis, le vrai.

Voilà, l'instant fatidique. Je pense que cela va finir de la réveiller, et je pense comme ça pouvoir ne pas mourir sous les conclusions hâtives de mademoiselle, ne lui laissant pas le temps de parler. Pas que discuter me soit chiant, enfin si, mais je n'ai pas vraiment l'envie de parler futilement de nos jours, alors vaut mieux avoir quelques choses à rétorquer qui vaille la peine de mon attention, sinon ça ne fait que m'énerver, c'est pas compliquer de le faire, mais quand même, j'attends quelques chose de bien de la part d'une discution nocturne...

- Une dernière volonté mademoiselle ? Je préviens, le "Je ne veux pas être tuer" ne marchera pas, je hais cette blague.

Une blague ? Vraiment ? Elle était vraiment pas drôle, la mort n'est pas drôle, alors s'il te plait, dis un truc sensé ou intéressant, la dernière volonté de sa première victime est très importante pour un gourou ditacteur...
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Lun 5 Aoû 2013 - 18:38
Rapide, désordonné, hésitant... mais que lui veut cet homme ? Maya ne comprend rien. Menacée par une épée et dos au mur, il faut qu'elle fasse un point très rapidement. La pression provoque une accélération de son rythme cardiaque et une montée d'adrénaline qui réveille un à un ses muscles et articulations fatigués. Elle regarde à présent cet homme avec une mine inquiète : il n'est pas là pour se présenter et lui souhaiter amicalement une bonne nuit... quoique dans son langage, ça ne doit pas beaucoup différer. Le résultat, c'est le sommeil, plus ou moins éternel. La question, c'est « pourquoi ? ».
Un message pour Atios... une remplaçante pour Atios... du business... une dernière volonté... Mais pourquoi ? Qu'a-t-elle fait de mal pour se retrouver dans une telle situation ? C'est insensé. Ce discours ressemble à ce qu'elle entendait sans cesse par le passé, la convoitise des femmes envers une relation aujourd'hui définitivement enterrée. Mais lui, est-il également empreint de jalousie ? Qu'il aille retrouver Atios si ça l'amuse, l'ex-roi est désormais libre de choisir ses relations et ses penchants sexuels... Et ce n'est pas parce qu'elle l'a eu pour elle toute seule pendant une courte période qu'elle doit le payer de sa vie !

Si seulement cet individu pouvait avoir la même logique qu'elle...

- Je vous en prie...

Toujours immobile, dos au mur, Maya est perdue. Il l'effraie. Elle n'a pas d'arme sur elle ni à portée, et elle doute qu'il la laisse sagement aller en récupérer une. Que ferait madame Rain Sinclaire, l'enseignante, modèle de Maya depuis peu, dans une situation similaire ? Bah... elle ne tomberait jamais dans ce genre de piège. Il faut... ou plutôt il fallait être plus maligne que ça, c'est trop tard maintenant. Dire que si Maya était restée couchée, cet homme serait reparti pensant la chambre vide. Dire que si elle s'était un tant soit peu méfiée, elle aurait agrippé une barre de fer et aurait pu se protéger et batailler... au moins un minimum. Contre un morceau pareil, la force physique aurait probablement fait défaut, mais là n'est pas la question. Maintenant quoi ? Elle va se faire perforer le cœur et les poumons et ce sera fini ? Terminée cette vie de malheurs, alors qu'elle retrouvait petit à petit une saveur agréable ? Quelle déception... désespoir...
Maya tombe à genoux et baisse la tête.

- Je vous en supplie... fait-elle d'une voix désemparée. Je n'ai rien fait... je n'ai pas revu Atios depuis des mois, il ne daigne même plus m'envoyer des messages pour me confirmer qu'il est encore en vie. Je ne sais plus rien de lui...

Tout comme elle ne sait rien de cet homme qui lui fait face. Atios n'a jamais parlé d'un dangereux fou qu'il fréquentait. Non... en vérité, Atios n'a jamais parlé de quoi que ce soit tout court. Il était très discret, au point qu'aujourd'hui, Maya se demande combien de temps elle a réellement passé à ses côtés. En durée pure, ce doit être l'équivalent d'une semaine, heures de sommeil communes comprises. Et ils n'ont jamais parlé d'autres choses qu'eux deux, aussi égoïstes pouvaient-ils être en ce temps-là. Ridicule... ce n'est pas assez pour se faire assassiner, qu'importe la raison.
Vite. Trouver un subterfuge, tenter de convaincre. D'autant que le lascar se fait de plus en plus menaçant...

- Attendez... ! s'écrie-t-elle en mettant ses bras en opposition pour ne pas qu'il la frappe. Un instant... Ma dernière volonté... ce serait de le revoir, et de lui...

D'un bond, elle s'est relevée et a commencé à courir vers la fenêtre. « Ne termine pas ta phrase et tu peux être certaine que l'agresseur sera surpris »... enseignement de vie humaine. Dans sa course, elle récupère une arme qui était posée sur une commode, puis s'élance par la fenêtre. La pluie battante entre en contact avec sa peau tandis qu'elle se retourne dans les airs et braque un pistolet automatique sur Shaad. Très concentrée et déterminée, elle vise son agresseur du mieux possible puis elle presse la détente avant d'entamer sa chute libre. C'est son premier coup de feu de toute sa vie... et bien évidemment, n'ayant pas anticipé la force de recul, l'arme lui échappe des mains et va se perdre dans l'ombre de la nuit.
Dans sa chute, la demoiselle parvient à se retourner sur le ventre et à se stabiliser avant de matérialiser ses ailes et redresser sa trajectoire. Elle freine et tente de remonter... mais bute finalement sur le sol et roule dans l'herbe sur une dizaine de mètres. La voilà dehors sous une pluie torrentielle, un orage approchant... et pourtant beaucoup plus en sécurité que là-haut dans les dortoirs. Elle rouvre les yeux et se relève difficilement. Maintenant qu'elle est là, elle espère que l'autre ne détruira pas la chambre et lui fichera la paix. Mais pour ça, il aurait sûrement mieux valu qu'elle ne lui tire pas dessus... S'il lui restait une quelconque once de « sympathie » envers elle, il ne doit plus rester que de la haine. Comment se débrouillera-t-elle, bon dieu ?

Tout ça pour une relation qui... en a-t-elle valu le coup... ?
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Lun 5 Aoû 2013 - 20:45
Dans la vie, on fait des choix, tout le monde devrait les assumer, c'est simple non ? Pourquoi se compliquer la vie ? Avoir une relation avec un roi ne peut qu'avoir de gros effets sur son destin. Tout comme l'avoir comme ami, mais il suffit d'assumer, ce qui ne semble pas être le cas de mademoiselle. C'est ce genre de comportement qui m'ont rendu aussi antipathique, le refus, le dénis des choses, penser que tout n'est rien. C'est comme écraser un insecte, qui te permet de le faire ? Toi même parce que tu ne peux pas accepter le droit de vivre de cet insecte; ce sera la même chose entre moi et les humains. Malheureusement, ce n'était pas encore le cas, et la peur de mon interlocutrice me rendait... Vulnérable ? 

Malheureusement, tout est destin, rien n'est jamais écrit certes, mais tout est dicté par la loi de l'effet papillon. 

- ... 

Ce silence n'avait rien de menaçant, même si dans son cas, je l'aurais pris tout comme, il était plutôt comme une réflexion que je me faisait à la fin de sa seconde prise de parole. Finalement au fond, elle était comme moi, elle aurait aimé une réponse, une raison de croire à la suite de son aventure. Voir quelqu'un disparaitre du jour au lendemain, je l'ai déjà vécu deux fois, je ne sais trop bien ce que ça fais, un sale goût d'inachevé, c'est dégueulasse l'égoïsme de certains. Petit ma volonté s'atténuait, peut être bien que cela ne servirait à rien de la tuer, si Atios la délaissait, autant tout faire pour qu'il la revoit... Cela l'énerverait en tout point, et j'aiderais cette fille... 

- Je... 

Soudain, elle prit ses jambes à son cou et sauta par la fenêtre, finalement elle a l'instinct de survie plus développé, malheureusement elle ne savait plus que je ne voulais la tuer, c'est ballot la vie, on se fait chier pour rien des fois. Surtout qu'elle semblait pas vraiment athlétique, donc je crains pour ses petites gambettes... Woahh ! Un pistolet ?! Elle veut me tuer ? Non mais ça se fait pas de vouloir tuer les gens comme ça ! J'ai évité la balle de peu... puis j'entendis un énorme bruit, comme un truc tombant sur le sol. Elle avait beau en avoir les traits physiques pour une humaine, ce n'était donc pas un chat niveau réception... Prenant dans notre petit jeu de saute mouton, mais moi ayant tout mon temps, je n'eu pas les effets secondaires néfastes d'un chute de cette hauteur et la retrouva à terre, allongé au sol... comme si elle s'était résigné. Me rapprochant toujours plus d'elle jusqu'à arriver au niveau de son ventre, la contemplant de haut en bas, rangeant mon épée dans son fourreau. 

- Alors tu te résignes à mourir ? Pathétique, je comprend pourquoi Atios est partit. Laissant un petit silence s'installer de quelques secondes, bien que la pluie ne soit pas de mon avis. Et de lui quoi ? Lui dire un truc ? Lui faire un truc ? Si tu veux vraiment avoir une chance de le revoir un jour, tu vas devoir me "suivre", me rejoindre, rester ici tranquillement ne te fera jamais le revoir. Et tu le sais hein ? Alors suis moi, du moins, jusqu'à qu'on le retrouve. Je te promet de le faire venir à toi.

Pourquoi un tel retournement de situation ? Ca personne n'a vraiment besoin de savoir ,et le coeur à ses raison que la raison ignore, juste qu'avoir cette fille avec moi m'aiderait à le retrouver sans doute, et aussi connaître l'endroit où se trouve la fameuse guilde noire qui fait trembler la Deux Académia... Beaucoup d'intérêt dans tout ça, et je ne suis pas cruel, je lui offrirais sa dernière volonté, What's the problem ?
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Mar 6 Aoû 2013 - 19:29
Il lui donne la leçon. Elle semble avoir provoqué quelque chose en lui, une petite réaction compatissante. En le voyant et en l'observant, même pendant des jours, Maya n'aurait jamais imaginé cela possible. Un préjugé physique qu'elle regrette dorénavant... encore que. Rien ne prouve que ce qu'il dit est vrai. Le « suivre »... quelle bonne idée pour l'éloigner de l'académie et de la possible aide que l'apprentie déesse pourrait y trouver ! Et quand bien même il assisterait Maya pour retrouver Atios, rien ne prouve qu'il la laisserait en vie par la suite. Il pourrait la tuer juste sous les yeux de l'ex-Roi, pour son business comme il l'a si bien avoué.

Désormais assise, Maya recule à distance de sécurité. L'homme a rangé son épée, mais la confiance n'est pas encore à l'ordre du jour... même si Shaad ne montre plus la moindre animosité. Il lui pose des questions, lui promet monts et merveilles... ce à quoi la demoiselle ne sait pas quoi répondre. Elle reste muette, regard tourné vers le bas. A-t-elle envie de partir en croisade ? Est-ce qu'une personne comme Atios en vaut le coup ? Il l'a quittée du jour au lendemain pour une raison stupide qu'elle n'a jamais accepté, il serait capable de recommencer des centaines de fois sans la moindre hésitation... et à chaque fois, c'est elle qui finira par trinquer. Dans l'histoire, qui a eu la plus grosse peine de cœur ? Est-ce qu'Atios a déprimé pendant des mois ? Sûrement pas. Il a tout intériorisé, s'est convaincu que sa compagne était une mauvaise chose pour lui et il est passé à autre chose. Il s'est laissé bercer encore quelques temps par son travail, puis il a tout abandonné en partant Dieu sait où. Son poste dans le conseil lui a même été retiré, lui qui devait pourtant être promu président grâce ses efforts exemplaires.

Maya pause sa tête sur ses genoux et ramène ses jambes contre elle.
Atios en vaudrait le coup... si seulement il était atteignable. Mais force est de constater qu'il n'est pas un homme de couple. C'est un solitaire sans cœur, impossible à persuader, qui s'enfuira à la moindre occasion. Il est instable, n'a pas de but... et comme il le disait lui-même, Maya mérite mieux que ça.

- J'admets... j'ai dit que je voulais le revoir... Mais je n'ai jamais dit que je voulais le retrouver. Pourquoi est-ce que ce serait à moi d'aller vers lui ? Atios est parti, c'est lui qui a tout laissé tomber. Je n'ai pas l'intention de le chercher comme une petite chienne pendant des mois pour, au final, me prendre un vent. Je préfère attendre... et aller me faire foutre s'il ne revient jamais. Ce serait bien de ma faute de toute façon...

Conneries. On ne parle que d'une rencontre et Maya se voit déjà se remettre en couple avec lui. Est-ce qu'il n'y a que ça qui l'intéresse dans la vie, sérieusement ? Le couple ? L'amour ? Qu'est-ce qui ne va pas chez elle ? Maya tourne la tête sur le côté et serre les dents. Elle s'en veut énormément pour cet instant d'égarement. Son évolution psychologique depuis la rupture n'est pas aussi bonne qu'elle le croyait.

- Je... ne suis pas égoïste au point de vouloir lui parler alors qu'il préfère qu'on le laisse tranquille. Je veux qu'il vienne de lui-même...

Décidément, elle enchaîne les bourdes. Elle se voile la face. Les bonnes mœurs voudraient qu'elle soit une petite adulte adorable, sans défaut, obéissante, polie, aimante et dévouée... bref, qu'elle laisse son ex tranquille parce qu'il le lui a demandé. Mais dans la vraie vie... pourquoi se priverait-elle d'aller l'emmerder ? Même simplement par jeu, que ça lui plaise ou non... De toute manière, jamais il n'irait jusqu'à la frapper, n'est-ce pas ? Toute la question est là : que ferait Atios si Maya se manifestait en lui tournant autour ? Non, certainement pas pour le reprendre en tant que petit ami, juste pour lui faire entendre raison. Pour le faire revenir dans « le droit chemin », même si prétendre connaître ce chemin parait légèrement présomptueux. Alors... que ferait-il, hein ? L'écouterait-il ? N'en ferait-il qu'à sa tête ?
C'est un peu la peur qui empêche d'agir et qui préfère prôner l'idée du laisser faire.

Entre temps, Maya s'est relevée. Elle fixe toujours le sol, indécise. Et puis finalement, elle hoche la tête.

- Je veux le revoir... Je veux pouvoir lui dire... qu'il doit retourner auprès des siens. Qu'on efface tout entre nous et qu'on ne soit plus des obstacles l'un pour l'autre. Je veux pouvoir ...

... en terminer avec cette histoire qui dure depuis trop longtemps. Pouvoir passer à autre chose, penser à autre chose, avoir des relations avec d'autres gens sans incessamment s'imaginer être en train de le tromper. Et tout cela doit pouvoir passer par...

- ... lui mettre une bonne baffe dans sa gueule. fait-elle en souriant finalement et en passant ses bras devant ses yeux pour effacer ces... trop nombreuses gouttes de pluie qui ruissellent sur ses joues.
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Mar 13 Aoû 2013 - 17:49
Et bah, serais je un bon démagogue ? Moi ? Non impossible. Je doute que ce soit moi qui ait réussi à la convaincre, m'enfin, qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, non ? Moi j'en sais rien, je n'ai jamais bu, et je ne boirais jamais, donc c'est clairement pas moi qui vais savoir si c'est vrai. Enfin bref ! Je vais nous perdre dans mes histoires, le fait est qu'elle est compris où je voulais en venir. Qu'il ne faut jamais se laisser aller.

- Bon... Faut croire que tu as compris ce que je voulais dire, par contre, pas besoin de reculer comme ça en souriant. D'ailleurs je te préviens, les faux sourires, il est hors de question que...

Pas le temps de finir ma phrase qu'elle se remit en position du foetus triste, elle avait beau sourire, cela se voyait comme le noir sur fond blanc qu'elle était en colère. Malheureusement, c'est pas en pleurer que l'on s'en sort, souffrir n'a jamais rendu beau, mais il peut rendre sa liberté à notre âme dés lors qu'on accepte les sacrifices mémorielles qu'elle entraîne. Me rapprochant d'elle avec un air assez sévère mais tout en tenant ma main, comme un espoir pour avancer, une issue de secours, certes pas celle que tu aurais voulu, mais la seule qui te veux...

- Arrête de pleurer, ça n'arrangera rien, je sais qu'au fond tu es en colère, mais ça ne sert à rien de la refouler, tôt ou tard, elle sortira, donc laisse la sortir maintenant, ça te fera un bien fou, je t'assure, enfin... Tant que tu me flingues pas, je pense que tout se passera bien...

Facile à dire, moi je m'en fous, j'ai plus rien à perdre, donc je joue avec toute les cartes qui me viennent en main, mais le plus important, c'est ce qu'on en fait, copyright Patrick Bruel, et là, elle avait de quoi pouvoir bien joué, son père, Atios... mais bon, cela semble pas être son style, mais si elle me suit, il le faudra bien...

- Alors ? Tu fais ton choix ? Tu as une seconde chance, ne la rates pas...

Une seconde chance, dans la forme, c'est clairement ça, mais dans le fond, c'est beaucoup plus sadique, même si c'est pas vraiment voulu...

Soit elle choisit de m'accompagner, et dans ce cas là, elle a une chance de retrouver Atios et elle aura sa chance de lui dire ce qu'elle a sur le coeur et lui foutre sa baffe dans la gueule, mais le contrepartie serait qu'elle puisse retrouver une personne à qui elle avait renoncer... Soit elle choisit de rester, et continuer sa vie tranquille,  à croire à la chimère d'un retour du passé, mais entre nous, et je hais ça, soyons réaliste, il n'y a aucune chance que cela arrive. Depuis quand les miracle arrive t'il ? A t-on réussi à arrêter Isanagi ? Deus a t'elle lever le moindre pour nous aider ? Rien, que dalle, pas même une once de soluce offerte, pour ma part, cela ne m'a pas étonné, n'étant pas un adepte fondamentaliste de la belle, je m'en contre fous, mais par contre, la bête, ma chère Tiamat, elle, m'a aidé à tuer ce fichu dragon, voilà pourquoi je me refuse d'attendre le destin que Deus m'offre encore plus longtemps, j'ai choisi ma voie depuis longtemps, si je peux m'entourer de gens comprenant ce point de vue, tant mieux, sinon... 

- Je compte à terme rejoindre la guilde noire à terme, pour ne rien te cacher, bien que cela m'écoeure plus qu'autre chose. Mais  ne te méprend pas, il est totalement hors de question que je suive les ordres de ton père, je jouerais avec MES règles. Je doute que cela te donne vraiment une bonne image de moi, mais je t'assure que cela sera fait pour offrir quelques choses de bien mieux que ce que t'offre la guilde noire ou Deus...

Voyons voir si je suis vraiment un bon orateur, à défaut de me convaincre que je suis un bon démagogue...
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Mer 14 Aoû 2013 - 20:09
- ...

Un autre qui souhaite partir pour la Guilde Noire. Un autre de son entourage direct qui fuit l'académie. À quel groupe appartient-il ? Les gens qui ne peuvent plus supporter les cours et qui veulent des vacances perpétuelles ? Ceux qui préfèrent Isanagi aux autres directeurs ? Les déséquilibrés qui n'ont que la violence et la mort à la bouche, et qui profitent de la Guilde Noire pour déverser leur haine sur le monde ? Malheureusement, il est difficile d'imaginer le ranger dans les deux premiers groupes... et c'est peut-être pour cette raison qu'il connaît Atios. On a toujours envie de converser avec ces gens instables pour tenter de les raisonner... et il n'est pas exclu que l'ex-vice-président du conseil des élèves se soit mêlé de ses affaires.
De toute façon, elle ne va pas essayer de l'arrêter, elle sait parfaitement que les gens ont leurs propres raisons. Ils ont le droit de faire ce qu'ils font, c'est leur choix. Maintenant... si tel est leur destin, ils trouveront Maya leur barrant le chemin. Parce que, comme les dieux séparés en deux instances opposées, les humains ne peuvent pas tous être rangé dans le même bateau. Certains doivent être protégés, d'autres... la question reste ouverte.

- Je ne pleure pas... Et je ne me laisserais pas aller... pas une nouvelle fois.

Référence au jour où Atios l'a quittée. Elle a explosé beaucoup d'objets fragiles en les lançant contre les murs, elle a pleuré toute la nuit et a fait disparaître la bague qu'elle avait pourtant mis des heures à confectionner pour lui. Dans les jours qui ont suivi, son état mental s'est détérioré et un sale type en a profité pour la manipuler. Elle l'a finalement planté... son premier meurtre. Puis, elle a bu et fumé à outrance, la pire soirée de son existence. Peut-on avoir ne serait-ce que l'envie de rechuter après de tels souvenirs... ? Oh que non : cette première fois doit rester la dernière fois. Plus de laisser aller, c'est terminé. Enfin... tant que sa volonté pourra la retenir, elle restera heureuse et joyeuse même contre nature.
Maya constate cependant qu'il lui reste une blessure indélébile gravée sur le cœur. Ce n'est pas simplement une question d'envie de le revoir ou non... c'est une question de santé psychologique. Est-elle prête à remettre son « bon état » en jeu ? Ce ne serait pas pour une relation, non... ce serait pour entendre dire ce qu'elle veut absolument entendre et rien d'autre. « Je t'aime toujours... mais restons amis ». Ou tels des membres d'une même famille, comme elle l'avait suggéré tout au départ. La petite sœur... si seulement c'était resté ainsi. Quelle idiotie que d'avoir dépassé la frontière interdite...

Alors que Shaad a avancé vers elle, elle est cette fois restée statique. Sans le cacher, elle grimace, les yeux fermés, malheureuse. Il ne fallait pas relancer le sujet, il ne fallait pas rouvrir les débats... mais ce n'est pas sa faute. Ce n'est pas leur faute à tous les deux. Alors, une fois encore, Maya passe son bras sur ses yeux pour essuyer les gouttes de pluie. Elle se force ensuite à reprendre une mine plus détendue, même si ce n'est pas évident.

- Je veux savoir... elle renifle et passe sa main sous son nez ... on parle de moi, c'est très bien... mais vous, qu'est-ce que vous avez à y gagner ? J'aime croire qu'il est possible de faire ça uniquement pour ressentir le bonheur... d'un couple... mais, sans vouloir vous offenser, j'imagine que vous avez un intéressement derrière tout ça. Je veux savoir ce que c'est avant de continuer. fait-elle en insistant.

L'orage gronde et se rapproche encore. Il deviendrait presque risqué de partir ou voler par ce temps...
Maya s'est rapprochée de Shaad et a relevé la tête pour observer le visage géant. Ses yeux sont légèrement rougis, il doit s'en apercevoir... mais peu importe.

- Si c'est honnête... je vous suis, qu'importe le camp que vous choisirez. Ce n'est pas à une Tensho de faire des remarques sur un choix de vie... et par ailleurs, je m'excuse de ce qu'a pu faire mon père, que ce soit envers vous ou envers les autres. Et je suis désolée de vous avoir tiré dessus... elle baisse les yeux sur son torse et ce cœur qu'elle visait. Faites ce que vous pensez être le mieux pour vous.

Peut-être que ce discours est trop gentil... peut-être qu'il fait faux... mais Shaad a raison : la déesse ne va tout de même pas rater une seconde chance ! Cette chance et cette petite flamme qu'il ravive en elle alors qu'elle était quasiment passée à autre chose... il ne faudrait pas que cela se transforme un faux espoir. Et de toute façon, où qu'il soit, Atios a besoin d'aide. Il ne faut pas qu'il reste enfermé sur lui-même plus longtemps. Il a abandonné ses fonctions dans le conseil, il a quitté l'académie et ne donne plus aucun signe de vie... c'est un devoir que de le ramener désormais. Qu'elle soit Maya ou une déesse quelconque à ses yeux, elle va le ramener... ou l'encourager dans sa nouvelle démarche, mais pas rester passive. Qu'elle se fasse insulter ou frapper n'y changera rien... elle l'obligera à reprendre contact avec la vie active. Arrivera ensuite ce qui devra arriver : il ne lui pardonnera pas si ça lui fait plaisir, mais au moins, il sera là pour les autres académiciens ou les autres dieux. Elle assumera sa responsabilité s'il le faut. Qu'est-ce que le malheur si elle peut le revoir et pouvoir lui sourire à chaque fois qu'elle le croisera dans le futur ?
Alors... quelles que soient les conditions de Shaad, Maya répondra... « Oui ».
Pour le bien d'un Dieu complètement perdu... ou même pour le bien de trois de ces dieux en fin de compte.

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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Jeu 22 Aoû 2013 - 17:12
 

"L'amitié, les liens forts entre homme et femme n'existe pas, il devienne amour au bout d'un moment, puis finisse par destruction, si jamais l'amour s'estompe, c'est inéluctable, c'est la punition du Kharma pour avoir franchi la ligne interdite." 

C'était une des règles de la religion de mon grand père, dont il est l'un des plus influents hommes. Personnellement, même si je n'avais pas vraiment de dieu à cette époque, cette loi m'a toujours semblé vrai. ça n'existe pas les liens forts entre les deux sexes n'étant que destruction ou amour, pour ça que je n'ai jamais voulu créer de lien fort avec les filles. Il n'y en a que une dont je me suis vraiment rapproché, et elle a finalement disparue, donc à quoi bon en créer..? Enfin, ce n'est que de l'histoire ancienne, nous sommes dans le présent, le passé n'y existe pas. 

- Tu ne pleures pas ? Alors pourquoi tu mets tes mains devant le visage ? Je ne t'ai jamais interdit de pleurer, même si je trouve ça stupide vu les raisons, donc si tu te mets déjà à mentir... Tu ne vaut pas mieux que lui. Puis laissant une pause avant de reprendre. Désolé... Mais je refuse de mentir ou dissimuler la vérité. Concernant ta question... Ce que j'y ai a gagné ? Hmmm... Et bien il est vrai que j'ai des intérêts la dedans, mais ils ne sont plus aussi important depuis que je connais votre situation, ou plutôt la tienne.Fis je en souriant furtivement. 

Effectivement, peu de chose ont changés en peu de temps, mais suffisamment pour me changer les priorités d'objectifs : Le premier, éliminer la Guilde noire, reste l'ultime but, le deuxième but débarrasser ce détritus de dieu qu'est Deus de son piédestal, ça c'est surtout le job de Tiamat, et enfin, aider cette fille à s'apaiser le coeur, car je sais que trop bien ce que ça fait de ne pas pouvoir passer à autre chose réellement, ne pas croire à une stupide possibilité de retour, passer à autre chose, pour redevenir soi même

- Concernant ton père, il ne m'a rien fait, il m'a juste fais ouvrir les yeux, les faibles ont pas le droit d'avoir des principes, ou plutôt que... Si tu en as, ai la force de les protéger. Répondis je d'un air déterminé... "Tu connais Fiora Locksley ?"

Je lui demandai d'une voix absolument tout banale, ne laissant aucune possibilité de trouver une trace de déception ou d'inachevé dans la voix, bien qu'un nouveau sourire triste ne put s'empêcher de faire son apparition. Tsss, quelle plaie, pouvait pas rester caché celui là ! Enfin bref, me reprenant assez vite, je pris un     air un peu plus strict. 

- Je n'ai pas vraiment objectif clair et net. Tu as du le voir aujourd'hui non ? J'agis selon ce que le destin me propose pour agir, mais pour le moment, mon objectif est de rejoindre la Guilde Noire, pour avoir une vision des raclures qui l'a peuples, tu me suis ou pas ? Ah oui, quelque chose d'encore plus important que tout ça... Arrête de me vouvoyer ! Je suis ni ton boss, ni ton père ! 

Je serais totalement intransigeant sur ça, je suis ni un dieu, ni rien de plus que toi, absolument rien.

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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Ven 23 Aoû 2013 - 19:39
Ne pas mentir... si seulement. Oui, si seulement cela apportait quelque chose. Il n'y a que trois attitudes possibles : dire la vérité, mentir ou éclipser l'information. La dernière fois qu'elle a eu un choix à faire, Maya a commencé par éclipser l'information, puis a été forcé de révéler la vérité. Résultat : échec retentissant. Alors, qu'est-ce qu'il y a de pire dans le fait de mentir... ?

- Oui, je ne vaux rien... quoi que je fasse, c'est voué à l'échec, je l'avais remarqué. Mais qu'est-ce que ça peut vous faire un mensonge pareil ? Ça n'a rien de déterminant et ça ne regarde que moi. À moins que vous ne vouliez que je vous raconte absolument tout ce qui m'arrive dans les moindres détails pour le bien-fondé d'une « relation de confiance »... Et dans ce cas, vous seriez vous-même obligé de répondre à cette question : quelle est votre relation avec Fiora et qu'est-ce que vous lui voulez ?

Maya devine. On ne pose pas une question si simplement, si naïvement, si innocemment en plein milieu d'un discours... Cet homme veut parler de Fiora, pour une raison x ou y. C'est la raison qui le pousse à agir et à entreprendre son périple. Il souhaite simplement savoir si son interlocutrice connaît cette personne avant de continuer. Soit... Maya l'aide en lui posant la bonne question, celle qu'il attend sûrement. Et sur les bases de ses propres principes, il sera obligé d'y répondre. Question de bon sens.

- Elle était miss Deus en même temps que... Atios. commence Maya en posant une main sur son menton et en baissant les yeux pour réfléchir consciencieusement et se souvenir. Ils formaient le soit disant « couple parfait », les dieux les plus distingués du milieu de l'année. On les voyait ensemble sur des affiches pour de nombreuses soirées ou celle de la Saint-Valentin, je crois. À part ça... j'ai dû la croiser une fois, mais on n'a pas eu le temps de discuter ensemble. Je lui avais donné rendez-vous qu'elle avait accepté volontiers, mais depuis... les événements... je n'ai plus eu de nouvelles. De là à la connaître... enfin, j'imagine que je l'aurais tutoyée, parce qu'au moins, je connaissais son nom.

En général, Maya tutoie les gens naturellement parce qu'elle se sent proche et en confiance avec quasiment n'importe qui. Mais depuis qu'elle est ici, elle a appris à faire attention... et honnêtement, personne ne pourrait considérer ce type comme étant totalement net. Il a l'air d'y bosser, de se rendre un peu moins inabordable, mais il lui reste du chemin à parcourir. Ses reproches, ses petits sourires en coin de bouche, tout cela contribue à le transformer en ce qu'il n'est peut-être pas : une personne aux mauvaises intentions. S'il était si honnête et si franc, il s'afficherait tout sourire ou tout triste, lui aussi... mais non : comme Maya, il essaye de cacher ses émotions. Formidable, ce point commun entre eux... si seulement ce n'était pas si négatif.

Trempés, les vêtements de Maya lui collent à la peau. Maintenant, elle a froid... L'orage a fait chuter la température d'une dizaine de degrés et les gouttes sont glaciales. Une chance qu'elles ne le soient pas davantage, ou cela pourrait provoquer une belle petite pagaille. Pourquoi discutent-ils sous ce torrent de pluie ? Tous deux ont l'air si absorbés l'un par l'autre qu'ils ne font plus attention à leur environnement immédiat. On oublie tout et on se concentre sur l'autre, sur l'instant présent. Qui sait... tout cela décidera peut-être d'un futur plus lumineux pour chacun d'eux ?

- Par contre, une précision : je suis blacklistée pour les membres de la Guilde Noire. Je sais qu'il y a énormément de pourritures là-bas... comme ce Jhoken. Je crois que mon père aurait besoin d'aide en interne pour se débarrasser de ce genre de fous furieux, mais... je... j'ai déjà refusé de le rejoindre, je ne crois pas pouvoir l'approcher à nouveau désormais... désolée.

Est-ce qu'on refuse pareille proposition de la part de son père ? Et pourquoi diable ne fait-elle pas partie des renégats, même pour les détruire de l'intérieur plutôt que de les aider ? Sans doute parce qu'elle est trop honnête, contrairement à ce que pourrait prétendre imaginer Shaad. Impossible de mentir pour un sujet si important... En réalité, impossible de mentir si cela pourrait porter atteinte à l'intégrité, elle ne se le pardonnerait pas. Elle ne veut pas qu'on soit furieux après elle, elle ne veut pas être détestée ou haïe après avoir énoncé un mensonge manipulateur... Parce qu'il y a deux types de mensonges : ceux pour lesquels on refuse de voir la réalité en face et ceux pour lesquels on souhaite jouer avec les sentiments des autres.
Enfanter ou ne pas enfanter...
Pleurer ou ne pas pleurer...
... là n'est pas la question. L'interrogation serait plutôt : « est-ce indispensable pour l'autre que de le savoir ? »

- Quoique... si nous parvenons à trouver et aider Atios... je vous accorderais ce que vous voulez avec plaisir. Je vous le jure sur ma vie, ce serait avec plaisir.

Elle parait sincère... mais allez savoir si elle dit la vérité ou si elle ment.
À voir le mensonge partout, comment peut-on seulement accorder de la confiance ?
Alors, larmes ou pas larmes, accepte ce mensonge qu'elle t'envoie... ils ne sont pas faits pour te piéger, mais pour se protéger elle-même. Et qu'est-ce que ça peut te faire qu'elle pleure ou non... ? On ne joue pas comme ça avec les sentiments des gens... en tout cas, pas dès la première rencontre. C'est bien la raison qui pousse la jeune femme à ne pas aborder le sujet plus longtemps...
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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Dim 8 Sep 2013 - 21:47
 

 Tsss, cette fille veut jouer à l'échange équivalent, donc faisons comme elle souhaite, la galanterie finalement, je connais... M'enfin, je doute que ce soit vraiment le mieux pour elle, elle m'a "répondu" à ma question sur la fille aux cheveux bleus, ok, mais après ? étais-je vraiment obliger de répondre à sa question ? Non. Juste faire ce qu'elle me demandait, qu'elle serait la différence ? Je ne fais que répondre à ce qu'elle me demande. Ou est le mal ...?

- Ah ok... Fis je avant de lâcher un léger soupire, avant de reprendre, plus motivé "Très bien."

Pourquoi en dire plus ? Elle en me demande rien en retour, donc pourquoi faire ? Elle me devait rien, et je ne lui devais rien, c'était ça non ? Je suis dur, c'est vrai, mais d'un autre coté, elle ne peut que comprendre si elle est vraiment honnête, comme elle le dit, un être comme moi, elle devait se douter qu'il a son orgueil, comme tout le monde, sauf que j'ai préféré le mettre parmi mes priorités, au delà de tout, même des "liens". Oui, les liens qu'on crée avec les gens, comme, de toute façon ils finissent par disparaitre, alors pourquoi en prendre soin ? Le seul que je garde, c'est celui avec Tiamat. Alors oui, le fait qu'elle soit constamment avec moi, ça aide beaucoup, mais même, c'est pas tout les jours qu'une déesse vous prend comme missionnaire pour sa mission divine, il y a bien une raison, et je l'ai enfin comprise. Au fond, nous sommes tous pareils, des rêves, des ambitions, un moyen de fuir la réalité, peut importe comment, pourvu que nos douleurs et nos déceptions cessent, certains choisissent la drogue, d'autres l'art, et d'autres encore, moins, la poursuite d'une chimère, et c'est mon cas. Peu importe ce qu'elle coutera, elle existera... 

- Bah, pas grave, j'irais quoiqu'il arrive, de toute façon, je me suis décidé, j'irais moi, j'ai des choses à y faire...

Reculant un peu, finalement, le mensonge, ça du bon. Comme quoi il y en a un troisième type : Ceux qui le font pour protéger leurs arrières. Ne pas le prendre mal, mais qui croire si la personne elle même avoue ne pas dire la vérité ?  De l'égoïsme de ma part ? Totalement, et je l'assume, rien ni personne n'a d'haute estime chez moi, et cela risque bien de continuer. Pourquoi changer ? On fini toujours déçu des gens, des choses, des coups du sorts, du destin, des doutes qu'ont émet, des remises en questions... La seule que je retiens de tout ça, c'est le fais de ne jamais aider quelqu'un, ça se retournera contre soit, quoiqu'il arrive. Alors bon, je ne ferais pas la morale, je ne suis pas le mieux placer, et j'ai horreur de ça, chacun sa voie, la mienne ne sera pas glorieuse...

- Le trouver ok, mais l'aider ? Hors de question. J'ai aucune raison de le faire, je hais la guilde noire, mais je hais mille fois plus Deus, je suis un adepte de la vendetta plutôt que du pardon. J'ai promis de te le retrouver, ce qui se passera ensuite... 

La nuit commençait à être noire, et au vu de mes habits, je ne suis pas loin d'être impossible à voir. La forêt est bien pour "fuir" surtout pour quelqu'un comme moi, laissant un simple point noir disparaître dans les ténèbres... Maintenant, j'avais fais ce que je pouvais pour elle. Si elle préfère une façon d'être déçue, dommage pour elle, je ne suis pas l'être miséricordieux.

- Et il y a bien intérêt...




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Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Lun 9 Sep 2013 - 21:27
- M... mais...

Impuissante, l'apprentie tend un bras vers l'avant comme pour lui sommer de ne pas partir... Elle fait quelques pas vers lui pour essayer de le suivre, mais il est déjà trop tard. Disparu dans l'ombre sans répondre à une seule question. Parti pour la Guilde Noire, parti pour toujours. Ça ne rappelle rien, un départ si soudain ? Ils ne sont pas amis pour rien... amis ou meilleurs rivaux, peu importe la manière dont ils l'ont défini. Atios et ce type se ressemblent comme deux gouttes d'eau : tous deux solitaires, tous deux ténébreux, tous deux énigmatiques et introvertis. On pourrait même pousser plus loin la comparaison en inspectant leur vie amoureuse, puisqu'il est désormais évident qu'ils ont tous les deux été déçus. Mais à moins que Maya et Fiora n'aient été toutes les deux minables et piètres amantes, ce sont eux, la cause du problème.
S'ils savaient qu'ils faisaient le mal autour d'eux, pourquoi est-ce qu'ils se sont approchés d'elles ? Pourquoi ? S'ils savaient que cela se terminerait ainsi, pourquoi ont-ils pris ces risques au lieu de laisser les deux femmes tranquilles ? Il suffisait d'un « non » et tout le monde était content... mais non. Ils ont vu des femmes s'émoustiller pour eux et ont profité. Syndrome du beau gosse qui promet monts et merveilles, mais déjà parti le lendemain matin après avoir fait son affaire. Manipulateurs à double facette, sympathique en public, monstrueux en privé.
Qu'ils aillent au diable, tous les deux.

- C'est ça ! Et dès que vous le retrouvez, entretuez-vous, ça nous fera des vacances ! Pauvres idiots ! crie-t-elle, espérant être entendue.

... minute. Atios était comme ça, mais ce type qui vient de s'enfuir... rien ne prouve qu'il soit arrivé la même chose de son côté. C'était peut-être une réaction un peu sèche, spontanée... mais tirée par les cheveux.
Le vacarme du tonnerre sort Maya de ses pensées. La foudre vient de s'abattre sur la tour de l'horloge... signe que l'orage est juste au-dessus de l'académie. La jeune femme court vers les buissons avoisinants pour retrouver son arme à feu, perdue lors de sa précédente chute. Des grêlons commencent à tomber... alors, elle abandonne et se précipite dans le bâtiment des dortoirs. De toute façon, cette arme était une mauvaise idée : trop violente et au caractère trop définitif. Et ça ne sert à rien de vouloir ressembler à Rain Sinclaire. Alors, la demoiselle remonte les escaliers et retrouve son couloir, sa porte... et ce minuscule trou, juste en face de sa chambre. Oui... ce n'était pas très bien visé, il faudra reboucher ça avec un bon coup de pinceau. Bref, elle rentre dans sa portion de chambre, claque la porte et file directement dans la salle de bain. C'est toute habillée toute trempée qu'elle rentre dans la douche, s'assoit les genoux serrés contre elle et tourne le robinet d'eau chaude. Elle va rester ici longtemps, à essayer de se réchauffer et de comprendre... Rien n'est plus agréable et relaxant qu'une douche brûlante... même si ce n'est pas bon pour les cheveux.

Atios était une ordure. Du moins, il le serait devenu. Facette de gentil pour le public et démon dans le privé. Il a profité d'une de ses fans, tel un gourou manipulant une femme faible et fragile, enivrée par ses sentiments. C'est un manipulateur.
Maya était une ordure. Du moins, tout au début. Facette de faible et fragile pour le public et ultra-possessive dans le privé. Elle a menti sur ses intentions et objectifs, tel une gourou manipulant un homme serviable et honnête, décidé à devenir meilleur pour faire du bien à son entourage. C'est une sorcière.

La jeune femme baisse la tête. Grâce à cet inconnu, c'est le retour des pensées lugubres. Aucun tact, aucune pensée pour les autres... c'est bien sa caractéristique dominante à ce type. Mais peut-être qu'ils sont tous comme ça, qui sait. Peut-être qu'il serait temps de prendre un virage à 180° concernant une hypothétique orientation sexuelle... non. Tout de même pas. Par contre, s'abstenir, comme doit sûrement le faire Atios désormais... ou même cet inconnu. Arrêter d'être prise pour une buse et ne plus jamais remettre tout ça sur un plateau. Cesser d'être intime avec les gens, quitte à rester fausse. En fait, tout ce qu'ils réussissent, ces deux idiots, c'est à déteindre sur les autres. Pour que le monde soit rempli d'idiots, tous boudeurs dans leur coin avec leur sale caractère qui les précède.
Elle en sourit. En fait, elle en est amusée. Elle aime les gens qui boudent dans leur coin, c'est plus fort qu'elle. Ils sont mignons et dès qu'ils s'ouvrent, ils révèlent des choses vraiment extraordinaires. C'est de la curiosité qui se transforme en affection au fur et à mesure qu'on comprend l'autre et qu'on entre dans son monde. Peut-être que cet inconnu aussi en aurait été capable, qui sait !
Oui... qui sait... qui sait... toujours cette expression. Personne ne sait en vérité, même pas eux. Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas envie d'être approché ? Pourquoi est-ce que quand Shaad vient vers Maya, il repart encore plus rapidement qu'il n'est arrivé ? Est-ce qu'elle l'a déçue ? Si oui, à quel point ? Pourquoi ne lui a-t-il rien reproché alors ? L'évidence pour lui serait une plaisanterie pour elle... voir une énigme. Parfois, Maya déteste les énigmes.

- Andouilles... idiots...

Elle se relève après avoir fermé l'arrivée d'eau, retire ses vêtements, les essore et va les pendre pour qu'ils sèchent. Elle passe sa main sur le miroir recouvert de buée pour observer son visage. Son corps s'égoutte sur le sol lentement tandis qu'elle observe ses yeux, là encore pensive. Elle frissonne. Elle se cache. On l'a trahie. On l'a délaissé. Qui est-elle pour se laisser faire de la sorte ? « Qui ne dit mot consent. »
La colère monte en elle. Elle se voit, au milieu d'une cour de Lycée, entourée d'Atios et de Shaad, souriante et heureuse, plaisantant avec eux. Elle cligne des yeux et se voit là, perdue dans sa solitude qu'on lui a infligée de force. Qu'a-t-elle fait pour se défendre ? Rien, elle était vulnérable... personne n'a essayé de l'aider. Elle cligne des yeux et retourne dans ce monde où tout le monde est heureux. Pas de violence, ça n'existe pas. Elle les regarde tous les deux et les embrasse, l'un après l'autre. Ils l'enlacent. Elle cligne des yeux et ne voit plus qu'un corps nu en face d'elle : le sien. Fade. Entaché. Enlaidi. Froid.
Elle prend une serviette et se sèche.

Il faut croire qu'elle est guérie. Tout était éclipsé dans un coin de sa tête et Shaad est responsable de son réveil. Elle voit clair désormais. Clair sur ce qui lui est arrivé, clair sur ce que lui a fait subir Atios. Torture. Il est coupable de torture psychologique. Il a souhaité sa mort en la quittant, son suicide, alors que tout était tracé. L'histoire était écrite et il l'a réécrite.

Maya sort de la salle de bain et s'habille de vêtements propres et secs pour retourner dormir. Elle ferme ses fenêtres alors que l'orage rugit de plus belle, puis elle se glisse sous ses couvertures. Il fait froid maintenant... froid comme le vide qu'elle ressent dans son cœur. Gardant les yeux ouverts, elle continue de réfléchir et se questionner. Elle s'est laissé faire tout ce temps, pensant que tout était sa faute. Il faut voir la vérité en face : on a voulu l'assassiner. Atios Kurokami n'est pas qu'un simple tortionnaire, il est également psychopathe. Pour sûr, il a aimé ce qu'il lui a infligé. Où qu'il se trouve, il doit bien se moquer d'elle. Peut-être même que pour la faire enrager davantage, il serait prêt à revenir dans les bras d'une autre, un sourire sarcastique sur les lèvres.

L'apprentie ferme les yeux.

Aider Atios ? Mais l'aider à quoi ? À s'en sortir pour ensuite faire subir la même chose à une autre femme innocente ? Qui est-il ? Que cherche-t-il à faire ? Une seule chose est sûre : s'il est toujours vivant, il recevra très prochainement la visite de cet homme, son « ami ». Et s'il revient à la surface après ça... gageons qu'une autre personne se mettra en travers de son chemin pour qu'aucune autre victime ne soit à déplorer.

Dépression se transforme en colère envers le bourreau.
Nous deux ou nous trois... je crois que cette nuit est le début d'une très mauvaise histoire.
Où iras-tu ?
M'en voudras-tu ?
Peu importe... ce que je sais, c'est que tu ne seras plus le bienvenue.
Je suis réveillée... et je te ferais regretter.
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Invité
Re: Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira. - Mar 10 Sep 2013 - 10:23
Eh bien, voilà qui augure une suite plutôt intéressante. J’attends de voir la suite parce que pour le coup, ça nous laisse un peu sur notre faim, comme tout bon suspens. Joli rp en tout cas, j'ai hâte de voir comment les choses vont évoluées.

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Nous deux, nous trois... cette nuit me détruira.
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