Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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En Travers les Quiproquos [Terminé]

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En Travers les Quiproquos [Terminé] - Mer 31 Juil 2013 - 17:55

La bonne odeur de barbe à papa venait enchanter les narines de la demoiselle. De la musique s’écoulait de toutes part, charmant ses oreilles. Une musique bien attirante, si attractive, si joviale, digne des plus grandes fêtes foraines. Le parc d’attractions avait ouvert ses portes depuis peu et un flot ininterrompu de visiteurs ne cessait de déambuler entre ses chemins. Les chaussures battaient la terre, la frénésie des enfants accompagnaient les sifflements des manèges à sensations. Les yeux des grands comme des petits se perdaient au milieu de ces éclats de lumières, mille néons de couleurs différentes leur en mettaient plein la rue. Tous n’avaient que l’embarras du choix pour porter leur dévolu sur l’attraction de leur choix. Le nombre était grand, restait à se décoder.

Enora faisait partie de cette foule, ses yeux d’enfant s’égaraient près des stands de nourritures. La douce odeur des crêpes et des gaufres la mettaient en appétit. `cela vint s’ajouter l’arôme du sucre, ingrédient de prédilection pour les barbes à papa. Une petit friandise pour la route ? Ce ne serait pas raisonnable.
La soirée tombait, apportant avec elle son élan de fraîcheur. Enora resserra sa veste sur ses épaules. IL restait du temps avant la fermeture. Très peu mais suffisamment pour s’amuser et tester ce qu’elle n’avait pu faire. Voyons voir. Le train-fantôme : fait. Le train de la mine : fait. Les bûches canadiennes :  faites. Le grand huit : fait et refait jusqu’à en avoir mal au cœur. Le bateau pirate : fait, en ayant une grande pensée pour Alexïs qu’elle aurait bien vu au guichet de l’attraction avec son unique œil, son corsaire préféré.

La liste se réduisait peu à peu, elle énonçait chacune des attractions mais paraissait en avoir fait le tour. Oh non pas déjà ! Elle s’avança vers un stand, acheta une pomme d’amour et se rassit sur un banc, dépliant le plan du parc. Il y avait bien quelque chose qu’elle n’avait pas dû faire. Mais quoi ?
Elle croqua dans sa pomme d’amour, le caramel sucré se mélangeant à merveille avec l’onctuosité de la pomme rouge à souhait. Elle avait cet air de grand enfant ainsi prostrée. S’amuser, voilà quel avait été le mot d’ordre de la journée. Profiter de ses vacances. Bientôt, le rythme scolaire reprendra le dessus et au revoir plaisirs et loisirs ! Deux mots rimant, si proches, ce n’était pas un hasard. Mais inutile de penser à l’après, autant profiter du présent. Son visage était toujours penché vers cette fichue brochure. Rien. Les noms défilaient sous ses iris, des attractions qu’elle avait déjà fait maintes fois.

Une ombre se profila devant elle, masquant le papier. La demoiselle leva les yeux pour apercevoir un homme blond, faisant une bonne tête de plus qu’elle, l’air hagard et un peu paumé. Mais qui ne le serait pas dans un tel lieu ? Ses vêtements étaient peu communs pour un Russe. Un ensemble noir agrémenté de touches rouges, ici et là, le rendant visible au premier coup d’œil. Mais s’il n’y avait que ça, encore aurait-il pu passer inaperçu. Sa chemise était blanche, le col entouré de rouge. Une cape noire volait au vent derrière lui. Etait-ce carnaval ? Non, ces festivités étaient passées. Un bouclier était tenu en main, une épée pendait à sa garde. Sans doute était-ce un agent du parc, c’était l’explication la plus logique pour avoir un homme déguisé de la sorte !
Enora se leva, se mettant en face du blond, dont les cheveux paraissaient presque blancs.

- Dîtes monsieur, elle est où l’attraction que vous tenez ? J’ai cherché sur la brochure mais y a nul part quelque chose en lien avec votre déguisement !

Elle pensait avoir affaire à un chevalier ou du moins quelque chose qui s’en rapprochait. Il n’était pas en armure mais qui aurait pu supporter un tel poids sous une chaleur aussi éreintante ? Les yeux de l’étudiante brillaient à l’idée d’assister à un univers entremêlé de chevalier et de fantastique. Le médiéval n’était pas une grande passion mais elle avait toujours beaucoup admiré la période du Moyen-Âge. Elle espérait juste ne pas trop importuner cet homme. Après tout, peut-être était-il en pause ? pire, peut-être son attraction était-elle fermée, d’où sa présence dans le parc, loin de son lieu de travail.


Dernière édition par Enora Vilkas le Mar 10 Sep 2013 - 18:04, édité 1 fois
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Jeu 1 Aoû 2013 - 2:06


Le changement d’époque, la curiosité … Oui, changer d’époque comme il le faisait impliquait une curiosité maladive du chevalier qui considérait finalement comme maléfique la plupart des choses, et en tête de la liste, et bien on trouve les véhicules motorisés …

Enfin voila la petite histoire, quelques rumeurs circulait sur la présence d’une fête foraine en ville chez les humains, bien qu’il ne connaisse pas ce terme, et pour ne pas répéter certaines erreur passés par le manque de renseignement il attrapa quelques informations éparses pour savoir quelles diableries l’attendaient encore si il y allait, ou plutôt en y allant, sa curiosité l’avait déjà convaincu à y aller.
Il s’avéra que une fois encore ce fut une chose similaire à une autre de son passé, oui, une sorte de spectacle en plein air avec diverses distraction et la possibilité d’acheter quelques victuailles.


*La chose n’a pas l’air si terrible, je devrais pouvoir survivre cette fois.*

Le voila en route pour la fameuse fête foraine dans le monde des humains, le chemin pour y arrivé était assez bien indiqué en ville, il était content sur ce point. D’ailleurs il avait ressortit d’ancien vêtement, un peu plus sombre que d’habitude pour éviter de trop se faire remarqué, il ‘avait pas encore oublier ses récents soucis chez les humains.
Enfin si seulement certaines choses pouvaient ne pas le surprendre … lorsqu’il entra sur la place de la fête, il s’imaginait des spectacle d’ours, des troubadours, pas une musique trop forte sortant de boite aussi noir que son manteau, de l’hurlement de personnes qui donnaient l’impression de se faire torturer, ce qui étrangement lui rappela soudainement son tour en moto et le fit pâlir. Il secoua un peu la tête et continua à observer de lui, toute cette lumière, on pourrait se croire en pleine journée alors qu’il faisait nuit, la lune était levée d’ailleurs.
Il s’avança encore un peu hésitant, un peu perturber par ce nouveau décor et perdu, littéralement déboussolé par tout ce monde, ces lumières aveuglantes et ce vacarme ambiant. Il y avait d’étrange jeux, enfin … il était tous étrange, il s’était une fois de plus trompé, mais il n’allait pas essayer comme avant, oh non, il comptait partir, c’était plus prudent, seul il pourrait attaquer certaines choses qu’il ne faut pas, non en fait il attaquerait … la supposition ne sert à rien.

Il ne fallait pas être devint pour comprendre qu’il n’était pas vraiment à l’aise, pourtant une chose lui permit de se sortir de son stress grandissant, une femme vint se placer devant alors qu’il avait doucement dans une direction dont il ne savait pas ou elle allait le conduire. Elle semblait bien plus convaincus que lui par ce lieux, il fallait admettre qu’une humaine le soit plus qu’un chevalier semblait être l’évidence même, tout ce qui se trouvait ici devait lui paraître normal, mais le blond voyait plus une station de torture à l’air libre …


- Dîtes monsieur, elle est où l’attraction que vous tenez ? J’ai cherché sur la brochure mais y a nul part quelque chose en lien avec votre déguisement !

Il analysa un instant les paroles, elle le prenait pour un gérants de tout ce … ce …. De ses monstruosité ? Mais ce n’était pas le pire, levant un sourcil au mot déguisement le chevalier se sentit soudainement outré, il n’était pas déguisé … Mais en fait cela pouvait aussi justifier le regard des passants … Il avait encore mal choisit ses vêtements c’est cela ? Il continua de la fixer, elle paraissait drôlement innocente avec sa remarque … On ne discernait aucun moquerie dans son regard illuminé de mille couleur pour la lumière ambiante.

- Je … non … Je ne tient aucune attraction … J’estimais ne pas m’être déguisé en venant ici … Vous trouvez que je le suis ?

Il la regarda, peut être qu’elle accepterait de l’aider ? Elle semblait amical, alors peut être qu’il pourrait demander un petit peu de soutien ?

- Je dois admettre que vous semblez bien mieux à l’aise que moi ici, tout ceci ne vous dérange pas ?

Avouât-il en désignant du doigt les diverses manèges, ampoules, enceintes à musique. Oui, tout le dérangeait, et alors ?




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Jeu 1 Aoû 2013 - 18:28

D’accord, elle avait affaire à un cinglé. Analyse un poil rapide peut-être. Juste un homme un peu paumé qui n’avait pas conscience qu’il ne passait guère inaperçu avec un tel accoutrement. S’il souhaitait être discret, c’était raté. Enora observa son torse. Non, pas de badge comme aux autres tenanciers. Elle s’était sans doute trompée. L’air ahuri de l’homme faisait sourire la douce et calme Enora. Peut-être avait-il reçu un choc quelconque et avait-il oublié la raison de ces vêtements ? Il fallait vraiment être fou pour croire que les passants du XXIème siècle arboraient de telles coutures.
Le pire fut la suite. Il lui demandait si l’endroit ne la rendait pas folle. Là, elle éclata de rire. Non pas un rire moqueur, plutôt gentil et taquin. Ce blondinet était un sacré numéro, il fallait l’avouer !

- Vous allez quand même pas me faire croire que ces fringues sont vos habits de tous les jours ! Bon, d’accord, j’y connais pas grand chose en matière de mode mais… Pas possible que la nouvelle mode à Moscou soit de s’habiller comme… ça !

Elle désigna d’un geste l’habit ample du freluquet. Non, elle n’y connaissait rien niveau vestimentaire. Mais inutile de la prendre pour une pigeonne. Elle-même était vêtue d’une charmante robe blanche décorée de motifs de roses noires. Un nœud blanc venait compléter sa parure, se tenant au niveau de sa poitrine. Une bien belle toilette que la sienne. Elle ne pouvait certes pas rivaliser avec les grandes coutures de ces stylistes du monde entier mais elle se contentait de ce qu’elle avait.

Mais trêve de conseilles vestimentaires. Non, « tout ceci » ne la dérangeait pas. Pauvre homme. Totalement perdu et désemparé. À croire qu’il ignorait jusqu’à la définition du mot « fête foraine ». Pourquoi aller dans un tel lieu si ce malheureux ne supportait pas le bruit ? Un drôle de guignol que celui-ci. Vraiment étrange.

- Tout ça, comme vous dîtes, c’est le principe-même d’une fête foraine. Des lumières de mille couleurs différentes un peu partout, de la musique pour mettre de l’ambiance, des stands de nourriture pour se rassasier si jamais on a un petit creux et les manèges. Que serait une fête foraine sans manèges ?

Il est vrai que le pseudo-chevalier n’était pas à son aise dans cet endroit. Si au moins il ne se baladait pas avec un bouclier et une épée, peut-être serait-ce plus facile pour lui de déambuler entre les attractions sans être lui-même un phénomène de foire. La Russe avait le sentiment d’avoir affaire à un grand enfant, un corps d’adulte mais une mentalité de gosse. Non pas pour les caprices quelconques mais pour la raison simple qu’il fallait tout apprendre à cet homme, tout lui inculquer. Il semblait tout ignorer de ce monde. De son monde. À moins d’être un ermite et de vivre comme tel, reclus et isolé de la société, tout le monde avait déjà entendu parlé des parcs d’attractions. Mais comme l’a si bien écrit Aristote, il fallait être soit un fou, soit un dieu pour supporter un tel mode de vie. Le simple fait que le blondinet se mélange à la foule était la preuve qu’il n’était pas un ermite. Qui plus est, rares étaient les personnes n’y ayant jamais mis les pieds et vu l’âge avancé de son interlocuteur, Enora avait du mal à croire que c’était la première fois qu’il arpentait ce terrain de jeux et de divertissements.  

- Faut pas voir le mal partout ! C’est cool la fête foraine ! Vous avez déjà testé une attraction au moins ? Ou vous vous êtes juste contenté d’observer et de critiquer sans même essayer avant ? s’amusa la demoiselle, croisant les bras, et pourquoi vous êtes là si le bruit vous rend fou ? Pour admirer le paysage ?

Admirer le paysage dans un parc d’attractions, même situé à Saint-Pétersbourg s’avérait une tache ardue. Peut-être la grande roue pouvait-elle servir de la sorte. Et encore. Elle avait entendu que les nacelles, aussi hautes montaient-elles, ne donnaient qu’une large vue d’ensemble du parc. Rien d’autre. Pour le tourisme, ce n’était pas le meilleur endroit pour faire connaissance avec les joyaux de la Russie.

Son attention se porta à nouveau sur les objets de l’homme. Un bouclier et une épée. On aurait pu croire des vrais. Mais l’étudiante en médecine n’y connaissait pas grand chose en matière d’armes, sans doute existait-il énormément de composants et de matériaux permettant un tel réalisme.

- Et vous devriez laisser tout votre barda quelque part, ce serait plus pratique pour vous, commença-t-elle en montrant du doigt l’épée et le bouclier, au moins les gens arrêteront de vous défigurer et de vous prendre pour un cinglé.

À ses dires, une femme passa, poussant son landau, ne manquant pas de lorgner les armes du grand blond. En plus de ses vêtements peu communs, l’homme en avait rajouté une couche avec ses armes dignes des plus grands films de chevalerie. Les hommes, il faut tout leur apprendre !
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Ven 2 Aoû 2013 - 23:20


Tandis qu’elle désignait ses vêtements du doigt Alexander saisit un peu sa cape et la fit s’agiter. Pour lui ce genre de manière de s’habiller était simple, il portait des vêtements de la sorte tout les jours, ils n’avaient rien de choquant à ses yeux, mais apparemment l’humaine ne partageait pas sont point de vue. Mais le plus intriguant fut cette histoire de nouvelle mode.

- Pourtant … je me suis toujours vêtu de la sorte.

Oui, elle affirmait même que tout cela était normal ? Si il n’était pas conscient de sa position il lui demanderait bien de quel monde elle venait … Mais bon elle était plus dans son monde que lui il ne fallait pas en douter. Et il n’en doutait pas.
Enfin elle semblait particulièrement bavarde, oui, probablement qu’elle allait pouvoir l’aider et le renseigner.
Quand au fait de voire le mal partout … Ok, mais ca c’était peut être car à ses yeux tout était devenu maléfique ? Déjà le fait des pouvoirs il avait eut du mal, les monstres passait mieux que certains instruments, et il frissonna rien qu’en repensant à la moto, non de Deus ! Par contre elle touchait un point sensible avec sa présence … pourtant la réponse était simple, la curiosité !


- Je vois le mal par réflexe … je n’ai pas l’habitude de ce genre de choses. Mais je suis venu malgré mon appréhension car je désire un peu mieux connaître tout ceci, même si cela me terrifierais presque lorsque j’entends le peuple en hurler …

C’est vrai il n’était pas ici pour admirer les choses, mais pour comprendre, découvrir d’avantage de choses, et surtout, pour réussir à surmonter l’envie de tout attaquer, détruire, et brûler …
Il se tourna pour regarder encore une fois la fête foraine, toute cette lumière clignotante, cette musique insistante accompagner de cette sorte de bruit de tambour constant, et ces hurlements … Pourquoi le gens ressortait de ce genre d’endroit en riant alors qu’ils hurlaient dans cet instrument de torture ? La torture était devenu une distraction ? Non … Le chevalier voulait bien croire qu’il y avait eu des changements, qu’il fallait qu’il s’adapte, mais de là à ce que souffrir devienne un amusement …
Pourtant par réflexe il porta ses mains sur ses armes, lorsqu’elle lui annonça de s’en séparer.


- Impensable ! Je ne puis me séparer de ce qui fait ce que je suis !

Ignorant complètement la jeune qui le toisait avec son enfant il retira de son fourreau son épée et le tendit vers la demoiselle comme pour mieux la lui montrer.

- Cette épée, c’est ma foi, mes croyances, mes pensées, mon passé, elle est tout pour moi, je ne peut m’en séparer, vous comprenez ? Bien, vous pouvez peut être m’aider à découvrir tout ce qu’il y a ici je suppose ?




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Dim 4 Aoû 2013 - 15:12

C’est officiel, elle avait affaire à un cinglé. Il avait dû s’échapper de l’hôpital psychiatrique du coin. Ou alors ses goûts en matière de mode étaient vraiment déplorables. Autant lui laisser le bénéfice du doute et lui attribuer la seconde option. Enora commençait à éprouver une légère méfiance vis-à-vis de cet homme quelque peu hurluberlu. Commencer par le débarrasser de tout son barda. Plus facile à dire qu’à faire. Le blondinet parodique Descartes, c’est du moins ce que supposa la Russe. Trop de philosophie en une année fait voir le cogito partout, même là où il n’est pas. Le pseudo-chevalier lui tendit son épée, Enora la prit entre ses mains. Juste pour voir quelle allure elle aurait avec une telle lame. Elle arrivait à peine à la porter.

- C’est qu’elle est lourde votre ferraille ! Drôlement bien imitée ! On dirait presque une vraie !

De quoi froisser plus d’un chevalier, n’est-ce pas ? Pardonnons à Enora, pauvre ignorante de ce monde tel qu’il est réellement. Mais laissons de coté armures, casques et boucliers pour reporter notre attention sur ce parc d’attractions. Il fallait vraiment être un fou pour ne pas connaître un tel lieu. Fou aussi pour porter une épée aussi lourde. Le fait que cette réplique pusse être une vraie n’effleura même pas l’esprit d’Enora. Pourquoi se balader avec une arme aussi voyante en plein jour, au cœur de la ville ? À moins d’être stupide. Toujours cet argument qui revenait. Malheureusement, qui se méfierait d’un homme exhibant une lame ? C’est tellement flagrant, si peu discret que personne n’oserait mettre en doute la parole d’un tel individu.

La brune reporta son attention sur sa brochure. Au final, elle avait tout fait. Mais ce n’était plus elle-même qu’elle cherchait à épater et à distraire mais ce blondinet ignorant. Ses yeux parcouraient les noms, en quête d’une distraction satisfaisante. Finalement, elle jeta son dévolu sur une distraction des environs. À force d’arpenter ces allées, ses petits pieds commençaient à en pâtir. Inutile de trop marcher, donc.

- Un train fantôme, ça vous dit ? le questionna-t-elle, oh et puis zut, c’est votre première fois dans un parc d’attractions alors c’est non négociable !

Voilà déjà Enora qui entraînait l’inconnu dans la main, fendant la foule pour se frayer un chemin tant bien que mal. Un jour, il faudrait qu’elle arrête d’être aussi impulsive. Pauvre malheureux qui n’avait pas eu son mot à dire. À se demander qui était vraiment le fou de ce duo.
Dire qu’elle ignorait jusqu’à son nom. Peut-être aurait-il été plus sage de se présenter avant de l’embarquer avec elle dans cette folle aventure ? Mais il faut croire que la demoiselle en oubliait la politesse dans ce lieu de joie et de bonheur, où les rêves pouvaient se réaliser. Elle retournait en enfance. Elle comptait bien faire subir le même sort à l’homme.

Ils arrivèrent devant une bâtisse sombre, glauque à souhait. Des cris se mélangeaient à des rires. La queue n’était pas bien longue, ils seraient vite à l’intérieur. Des personnes ressortaient, commentant ce manège, discutant de leurs impressions et témoignant des coups d’effroi qu’ils avaient eu lors de leur virée dans la baraque. Enora, elle, ne se laisserait pas surprendre. La Russe avait déjà testé le train fantôme tantôt.

- Et si jamais un spectre ou un zombie nous approche de trop près, vous pourrez toujours l’occire à coup d’épée, plaisanta-t-elle, et me protéger avec votre bouclier.

Détendre l’atmosphère en plaisantant encore sur l’accoutrement peu commun de l’inconnu. Il n’avait guère l’air rassuré au milieu de cette foule et de ces bruits. À croire que ce monde-ci lui était inconnu. À croire qu’il venait d’une autre époque.
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Mer 7 Aoû 2013 - 19:04


Il y a des choses à de pas dire ç un chevalier, et lui confier que son arme était une simple réplique en ferraille en faisait partie. Plus elle avançait dans sa phrase, plus les yeux du chevalier s’ouvraient. Ferraille … Imité … Presque une vraie … Il reprit un peu brutalement son épée et la rangea vexé dans son fourreau et dévisagea la demoiselle. Elle aurait été un homme … Il y aurait eu un échange de coups pour sur ! Mais là elle était une femme, alors hors de question de frapper sans aucune sommation, sommation qu’il allait faire tout de même maintenant.

- Mon équipement est parfaitement authentique, je suis parfaitement capable de vous fendre en deux et de vous occire si vous vous permettez de critiquer à nouveau mon matériel !

Parenthèse terminée sur son matériel, elle changea très rapidement de discours, elle était surprenante … Oui, elle lui posa une question, mais la réponse ne semblait guère être sa préoccupation première, elle ne laissa absolument pas au blond le temps de lui répondre, ou même de réfléchir à la proposition ! Elle lui saisit la main et l’entraîna à travers la foule, dieux que c’est désordonné … Et puis finalement il se stoppèrent rapidement devant un étrange manoir, mais miniature … Alors voila le train fantôme ? Il était intrigué, mais inquiet, des cris et des rires sortaient de la bâtisse, alors …
Dans la file d’attente la remarque de la jeune femme le fit sourire et il répondit joyeusement.


- En tant que chevalier, il est de mon devoir de protéger les demoiselles du danger ! Alors, je vous défendrais bien évidemment !

Après à peine six minutes d’attentes dans la file, les voila au bout, attendant l’arrivé du prochain, wagon ? Oui, lorsque ce dernier arriva Alexander était toujours perplexe, et si la brune ne l’avait pas un peu bousculer, il ne se serait probablement pas assit dedans, le pire fut lorsque l’homme voulut descendre une barre sur le chevalier, elle fut bloqué par le bouclier et il ne put la conduire jusque sur leurs genoux. D’ailleurs pourquoi ils n’étaient que deux dans le wagon ? Et pourquoi l’homme insistait pour qu’il ne porte pas son bouclier ? Enfin après réflexion, Alexander retira son bouclier et le déposa au fond du wagon, permettant à l’homme de descendre la barre, qui au final ne servait qu’à gêner légèrement les mouvements, ne le bloquant même pas à l’intérieur … Il regarda la jeune femme ?

- Tout ceci est vraiment nécessaire ?

Et là, dans un claquement sec, voila que leur moyen de transport commença à s’enfoncer dans les sombres allées, traversant une porte glauque qui se referma derrière eux. Le chevalier se demandait bien ce qui l’attendait de cette maison qui ne laissait vraiment rien paraître de bon … Et seulement quelques secondes après leur entrée, un squelette tomba juste devant le wagonnet qui se stoppa, par réflexe le chevalier se redressa comme il put et donna un grand coup de poing dans le corps sans chaire. Et ce dernier vola en plusieurs morceaux autour d’eux.

- Il y a un nécromancien dans la bâtisse ! Pourquoi personne ne le chasse de cette place ?




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Sam 24 Aoû 2013 - 16:31

L’humour, il ne connaissait pas ? Il avait l’air de croire dur comme fer que son épée était une vraie. Il faudrait qu’Enora songe à raccompagner ce fou à l’hospice dans la soirée. La raison aurait dû lui conseiller de se tenir éloigné de ce malade mais non, elle, en brave adolescente, préférait côtoyer ce trublion. Ses paroles étaient pleines de convictions qu’il était le seul à croire. Viendrait un jour où il redescendrait sur terre et où il ne pourrait plus parader en tenue de chevalier errant. Mais pour le moment, autant le laisser rêver encore un peu. Si son jeu lui plaisait, elle n’allait pas lui interdire de jouer un tel personnage médiéval et pourvu d’anachronismes.

Ils firent la queue pour l’attraction, leur tour vint bien vite. Si seulement elle s’était attendue à un tel spectacle, elle ne serait pas montée en compagnie du blond. Elle espérait qu’il s’amuse, qu’il se décoince un peu, c’était tout le contraire. Il était crispé sur son siège et venait d’exploser un faux squelette et évoquait désormais un nécromancien. Pauvre Enora.

- Nan mais ça va pas bien dans votre tête ! s’écria-t-elle, ça c’est le décor, c’est pas un vrai squelette invoqué par un nécromachin !

Long soupir. S’il n’y avait pas la barre de protection sur le siège, qui sait où irait gambader ce jeune fou. Sans doute déambulerait-il sur les rails, se promenant à sa guise entre les machineries, explosant le décor à l’aide de son épée ou de ses poings. Enora plaça son visage entre ses mains, dépitée. Des débris de squelette salissaient leur wagon, la demoiselle attrapa un os entre ses doigts et le porta à la hauteur d’Alexander.

- Vous voyez ? Tout est faux ! C’est pareil dans le reste de cette maison. On croit qu’il y a des monstres, des fantômes, des bêtes féroces… Mais en fait, c’est juste un trucage. Comme pour ce squelette. Alors par pitié, la prochaine vous que vous voyez quelque chose de fantastique dans cette attraction… évitez d’en faire de la bouillie !

Elle allait finir folle avant la fin de la journée, c’était sûr. Heureusement que le parc n’allait pas tarder à fermer. Enfin, il restait encore suffisamment de temps pour que la folie d’Alexander la contamine à son tour. Si jamais elle venait à se prendre pour une belle et jolie princesse en détresse en quête de son prince, il ne faudrait pas s’étonner. À qui la faute, hein ?

Le wagon continuait sa route, sa vitesse était suffisamment lente pour permettre au duo d’admirer l’intérieur de la maison. Des cercueils avaient été reproduits et des cadavres en sortaient prestement, reprenant vie comme par magie avant de retomber dans leur profond sommeil, dans l’attente d’un futur wagonnet.
Un hurlement de loup retentit au loin. La maison vibrait sous le hurlement. La demoiselle jeta un coup d’œil à celui assit juste à côté d’elle. Il n’allait tout de même pas faire une connerie, hein ? Elle avait l’impression d’être une mère devant surveiller son enfant dans l’éventualité d’une nouvelle bêtise ou plutôt ici catastrophe. Ils risquaient d’avoir des problèmes si Alexander s’obstinait à vouloir la protéger de toutes ces illusions destinées à faire rire et à effrayer. Mais le seul qui l’angoissait pour le moment était le preux chevalier. Rien d’autre.

- Vous allez pas encore faire n’importe quoi, hein ?

La barre les maintenant solidement, difficile de la soulever mais qui sait de quoi un fou peut être capable ? Enora ne le quittait pas des yeux. La fin de journée risquait d’être longue. Très longue. Dire qu’elle était venue pour se détendre de prime, la voilà embarquée en compagnie d’un inconnu ne sachant se contenir devant le monde moderne !
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Lun 26 Aoû 2013 - 20:27


Un squelette de moins, si seulement il n’était pas bloqué dans ce chariot qui avançait sans cheval pour le tracter, Alexander serait probablement parti à la chasse au mage noire dans la bâtisse, sauf que voila, il ne pouvait pas. Pourtant en utilisant ses capacités, ce chariot deviendrait des confettis, mais pas devant une humaine premièrement, et deuxièmement il n’y pensait pas … Alors Alexander s’agitait un peu sur son siége, comme espérant que soudainement la barre se débloque et le laisse sortir. Mais dans sa tête il n’allait pas rester longtemps bloqué dans une demeure ou vit une liche, qui a bousculer un peu la demoiselle, il comptait bien s’extraire du véhicule ! Mais dans l’immédiat cela était condamner à rester dans ses pensées, ne pas devenir des actes.

- Nan mais ça va pas bien dans votre tête ! ça c’est le décor, c’est pas un vrai squelette invoqué par un nécromachin !

Du décor ? Pas un vrai ? Mais elle lui chantait quoi encore cette fois ? Elle semblait d’un coup plus … dépité, nettement moins joyeuse qu’au début … Il avait visiblement fait quelque chose de mal, et elle le lui faisait savoir en agitant un os devant lui, l’os montrait une certaines souplesse non normal, et choqua le chevalier.

- Vous voyez ? Tout est faux ! C’est pareil dans le reste de cette maison. On croit qu’il y a des monstres, des fantômes, des bêtes féroces… Mais en fait, c’est juste un trucage. Comme pour ce squelette. Alors par pitié, la prochaine vous que vous voyez quelque chose de fantastique dans cette attraction… évitez d’en faire de la bouillie !

La demande de la demoiselle était étrange, elle demandait à un chevalier … de ne pas tuer les monstres ? Mais, vu qu’elle semblait y tenir, si tout était faux, il était en sécurité hein ? Il se rassit correctement en hochant rapidement la tête, le wagon poursuivit son avancée allant toujours plus dans l’obscurité, le noir était complet, et pourtant on y distinguait de nombreux yeux rouges, et le bruit du métal … qui se faisait manger ? Son regard se dirigea vers la brune, c’était normal aussi ? Il avait le sentiment que non, mais elle était bien la seule qui pouvait le savoir, stressé, Alexander s’agrippa fermement à la barre, prêt à l’arracher si le besoin se faisait ressentir.

- Ce bruit est normal lui aussi ? Ca fait partie de toute cette machination ? Pourquoi les gens s’amusent des monstres à cette époque ! Ce manoir est une hérésie ! C’est simplement de la folie d’entrer ici !

folie des hommes de cette époque ou pas, il compris rapidement qu’il y avait un soucis, quand tout à coup le wagonnet s’immobilisa net, laissant le chevalier heurter la barre avec son ventre. Puis voila qu’une lumière rouge se mit à clignoter à quelques mètres d’eux. Grâce à elle il arrivait a apercevoir à intervalle régulier ce qu’il y avait autour de lui, et il aperçut un décor très … lugubre. Ainsi qu’une petite créature au milieu du rail, qui avait perdu quelques parties d’ailleurs. Si c’était faux, alors le chevalier allait devoir respecter leur réalisme, car là il était bluffé depuis le tout début ! Il se tourna vers sa partenaire pour l’épreuve qu’il traversait en ce moment, comme si il espérait qu’elle lui dise la suite, ou peut être qu’elle le félicite de ne pas avoir bougé cette fois-ci.
Il n’avait même pas frappé dans la boule de poil qui avait sauté par-dessus leur wagon, vous vous rendez compte de l’effort qu’il venait de faire ? Ca méritait au moins une félicitation ca !





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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Jeu 29 Aoû 2013 - 19:36

Enora laissa l’homme râler dans son coin. Toujours quelque chose à redire, celui-là ! Mais inutile de contrarier un fou. Autant le laisser s’énerver seul si cela l’amusait. Enora, elle, était bien décidée à s’amuser encore un peu dans ce manège. Ce n’était pas si effrayant que ça, quand on y réfléchissait bien, hormis pour les enfants. Les lumières jouaient avec les âmes sensibles, projetant des ombres de toutes sortes dans lesquelles les wagonnets étaient happés pour disparaître avant qu’un projecteur ne vienne les éblouir. De fausses chauve-souris étaient accrochées, voletant dans les airs, maintenues à l’aide d’un fil. Enora tendit la main pour en saisir une et la rata. Dommage. Une chauve-souris en papier mâché provenant d’un parc d’attractions, cela aurait fait un beau souvenir pour la maison.

Cronch, cronch, cronch. Ce bruit n’était pas normal. Le même bruit auquel Alexander avait fait allusion quelques minutes plus tôt. Tout à l’heure, ou du moins plus tôt dans la journée, lorsque la demoiselle avait inauguré ce manège, elle ne se rappelait pas avoir entendu quelque chose d’aussi intriguant. Et le bruit continuait, déformé, plus bruyant encore. Cronch, cronch, cronch. Pour les onomatopées, il faudrait repasser. Il y a encore du boulot.
Une boule de poils se propulsa sur leur wagon.

- Sans doute une peluche oubliée par un môme mais… elle est trop mignonne ! s’émerveilla la russe.

L’étudiante tendit les mains pour se saisir de la peluche mais cette dernière pivota pour laisser les bras saisir du vide. Formidable. Un nouveau jouet mécanique capable d’éviter les paluches des êtres vivants. Pas drôle. Elle était en extase sur ce jouet et aurait bien aimé le ramener chez elle. Il était dans un sale état. Des coutures lui saturaient le visage, des traces de fils, un œil en bouton pendait mollement. Enora, elle, aurait pu s’occuper de lui. Encore fallait-il que cette peluche vivante en forme de lapin daigne se laisser câliner.
La bestiole ne quittait pas de son unique œil valide ce duo improbable. Son regard retomba sur la barre en fer les protégeant. Un bon repas que celui-ci.

Non loin, un couple de squelettes automatisés dansaient dans les bras, valsant sur un air sombre. Des vêtements leur recouvraient le corps. Le wagon les effleura et l’animal sauta sur les machineries, dévorant chacun de leurs vêtements, ne laissant que les entrailles des robots qui continuaient de danser sans se soucier de leur nudité mécanique. La bestiole retourna vers le wagon qu’il avait déjà abordé en un bond, faisant les yeux doux au duo, une étoffe dépassant de sa bouche.  
L’animal restait sur la barre de protection, nouveau perchoir, bien en évidence. Il lorgnait le ruban noir de la robe d’Enora. Mais assez spéculé, il était temps de passer à l’action ! Il se jeta sur le vêtement et croqua une boucle.

- Hey ! Bas les pattes, le jouet !

Enora attrapa le monstre dans ses mains, qui ne cessait de s’agiter. Il était doux au toucher mais semblait extrêmement vorace. Voyant que le vêtement de la demoiselle lui était refusé, il glissa de ses doigts et retourna sur la barre qu’il dévora. Le wagon n’allait pas très vite, le duo ne risquait pas d’être éjecté  à la manière d’une attraction à sensations fortes. Toujours est-il que voir cette barre de métal disparaître sous leurs prunelles ébahies n’était pas très rassurant. Le wagon continuait sa route, ne se souciant guère de savoir si le dispositif de sécurité avait été croqué ou non, laissant le duo examiner une tête de sanglier accrochée au mur qui leur faisait face.

- Vous savez ce qu’est cette… peluche grignoteuse de textile ?

Une bien bonne question. Enora n’avait aucune envie de finir nue à la fin de l’attraction. Pour le moment, la bestiole s’était rassasiée grâce au métal du wagon. Mais terminer le périple à pied n’était pas non plus une idée très réjouissante. Quel lourd dilemme.
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Jeu 29 Aoû 2013 - 22:59


Le mâchonnement continuait encore et encore, Alexander ait enfin reconnus la chose qui faisait tout ce bruit, et ce n’était malheureusement pas une attraction, mais quelque chose qu’il pouvait reconnaître entre mille. Cette créature lui en avait fait voire dans la salle des professeurs, cette bestiole qui mange tout, oh oui, un gnappeur !
Et le chevalier était donc assit sur … sur un met de choix pour la créature … Bon sang … Il n’aurait jamais dut la suivre dans ce bâtiment … Ou en fait peut être qu’il l’avait été afin de pouvoir la protéger ?


- Sans doute une peluche oubliée par un môme mais… elle est trop mignonne !

Ce monstre n’avait que l’allure de la peluche, son appétit sans fin l’approchait plus d’un trou noir que d’un ourson en peluche ! Mais voila, bien sur cette jeune femme ne pouvait pas les connaître, normalement ces créatures sont follement froussarde, elles ne s’approchent jamais et s’enfuient tout el temps, même si elles mangeaient tout ce qu’elles croisaient sur leurs chemins, tant que c’est non organique.
Pourtant le chevalier fixa bêtement la créature lorsqu’elle se posa juste en face d’Enora, depuis quand cette créature hésitait si peu ? Quelque chose clochait là … ça n’allait pas, et à cause de cette barre … ses armes étaient impossible à saisir !
Elle était là juste à coté à fixer la jeune femme, impossible… elle allait …


- Hey ! Bas les pattes, le jouet !

Elle allait manger la robe … Sérieusement ? Ca mange vraiment tout, mais là, ça deviendrait presque gênant … Heureusement que la brune ait le réflexe de saisir l’animal qui finit pourtant par fuir, embarquant la barre d’acier comme amuse gueule. Le chevalier se sentait tout d’un coup libre, retiré d’un poids, Il se redressa aussitôt et s’arma, parcourant la salle à la recherche de la créature.
Et voila la question tant redoutée par le chevalier.


- Vous savez ce qu’est cette… peluche grignoteuse de textile ?

Il la regarda, il devait conserver le secret de Deus certes, mais il était aussi un chevalier et avait fait vœux d’honnêteté … Alors … que faire … Protéger un truc aussi abstrait que n’importe qu’elle dieu humain ? Ou suivre ses principes ancestrales ? Le choix était simple en fait … Du coup prudemment il se tourna vers elle, regardant toujours autour de lui, et il lui répondit.

- Des gnappeurs, ça dévore tout ce qui n’est pas organique, comme ta robe, ou encore le wagon, je …

La créatures avait dévoré une partie des rails, faisant chuter leur wagon les contenant encore sur le coté, Alexander l’avait déséquilibré en étant debout dedans … Mais il se releva rapidement, comme si il était en plein combat, en fait il l’était, il avait un revanche à prendre sur un probable cousin de cette peluche comme la demoiselle le nommait. La dernière fois il lui avait échappé, mais cette fois, ce ne sera pas son cas.

- Nous pourrions dire que je les chasse en quelques sorte, cette infamie n’a pas de raison d’être en ce monde.

Il commença à s’enfoncer dans la pénombre, direction le dernier chemin suivit par l’animal, il était assez facile à pister, il suffisait de suivre les morceaux de décors manquant … Néanmoins une chose importante comme tout bon chevalier, la protection de la demoiselle, même si contre un gnappeur, il n’y avait pas trop de risque.

- Ne bouge pas de là je vais m’en occuper.

Vous savez, au bout de quelques mètres il revus tout ses petits yeux rouge qu’il avait remarquer un peu plus tôt, mais quand une lumière montre ce que c’est … Même un chevalier avait le droit de douter de lui … Non, ce n’était pas un simple décor, mais une mare humaine de gnappeur qui explosa en gémissant devant lui.
Frappant de toute ses forces dans toutes les directions avec tout ce qu’il pouvait il avait fait apparaître son armure par réflexe et utilisait même cette dernière comme arme, chaque partie de son corps n’avait pas à faire d’effort pour frapper un à un chaque peluche avale tout. Cependant elles étaient bien trop nombreuses, il ne pouvait toute les contenir, et tandis qu’il perdait morceau après morceau il jeta un bref coup d’œil derrière lui, incapable d’aller la protéger, pourvus qu’elle y arrive d’elle-même …
Le combat se poursuivit quoi … deux minutes à tout casser, mais c’était bien suffisant pour que ses créatures dévorent presque intégralement son armure. Puis il y eut un bruit étrange émit par un gnappeur, indescriptible, il était empalé sur son épée, et cela venait de provoquer la fuite de tous comme si soudainement ils avaient perdu … leur leader ?
Il soupira quelques morceaux d’armure encore sur lui, une épaulière, deux gantelets, une jambière intégrale, et un sabot en métal sur l’autre jambe.
Il repartit pour rejoindre la dame d’un pas pressé, il craignait qu’il ne lui soit arrivé malheur, même si ces créatures ne pouvaient pas faire vraiment mal à quelqu’un directement, on ne sait jamais !


- Mademoiselle ? Tout va bien ?




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Ven 30 Aoû 2013 - 10:48

Un gnappeur. Drôle de nom pour une peluche adorable. Ce qui était moins adorable était le fait qu’elle se soit rassasiée grâce à la robe d’Enora. Heureusement qu’elle avait empêché la mignonne petite créature de se nourrir davantage, la demoiselle n’avait aucune envie de se retrouver en sous-vêtements devant ce cinglé qui racontait n’importe quoi. Oui, son opinion à propos du chevalier errant n’avait toujours pas changé. Il était bien trop étrange à son goût. Il s’effrayait d’un rien et était capable de lui sortir un glossaire imaginaire de créatures dont elle n’avait jamais entendu parler. Si une telle bête existait bel et bien dans la nature, sans doute Greenpeace en aurait-t-ils rabattu les oreilles des pauvres citoyens ! Toujours est-il qu’elle ne pouvait renier ce qu’elle avait vu de ses propres yeux : une peluche accro au textile. À moins que la folie ne soit contagieuse et qu’elle n’en fasse les frais en ce moment-même.

Elle ne comprenait vraiment rien au discours du blond. Ce dernier avait réussi à faire incliner leur wagon suite à son poids. Terminer le trajet à l’aide de l’attraction serait difficile. À moins d’aimer les risques. L’homme sortit du wagonnet, interdisant à Enora de bouger. Il aurait mieux fait de se taire, celui-là. Etrangement, l’interdiction, que cela soit chez les jeunes adultes ou les enfants, donnait aussitôt l’envie d’effectuer son contraire et donc, de l’enfreindre.
Enora s’extirpa du manège à son tour. Après tout, la barre de sécurité n’était plus là pour leur enjoindre de rester tranquillement les fesses sur cette banquette. Et puis, pour une fois qu’il se passait quelque chose d’intéressant et d’intriguant, elle n’allait pas cracher dessus.

Elle marcha dans les pas d’Alexander, qui était bien plus loin qu’elle. Une paire de rubis luirent dans l’obscurité. Les mêmes prunelles que la peluche à croquer de tout à l’heure. L’animal miroita lui-aussi le ruban noir accroché à la robe de l’étudiante. Déjà que la moitié avait été dévorée, autant égaliser, non ? La bestiole s’accrocha au nœud, le coupant d’un coup de crocs avant de retomber sur ses pattes, sur le sol glacial. Le pied d’Enora atterrit dans le postérieur de la bestiole, l’envoyant valser bien plus loin.

- Ça, c’est pour t’en être pris à ma robe, calinours !

Gnappeur, ou quel que soit son nom réel, neutralisé. Elle était vraiment douée pour se débarrasser de ces vilaines bestioles. Si jamais elle venait à foirer ses études de médicine, peut-être devrait-elle songer à se spécialiser dans la dératisation de gnappeurs ? Mais trêve de rêveries. Alexander la rejoignait déjà, lui demandant si elle allait bien. Elle était peut-être une humaine mais ce n’est pas une peluche qui allait venir à bout de la brune. Elle n’était pas en mousse, il en fallait plus pour qu’elle trépasse.

- Oui, oui, fit-elle pensive, observant les morceaux d’armure qu’Alexander portait encore, vous vous prenez tellement pour un chevalier que vous avez revêtu un semblant d’armure ? Là, ça devient carrément flippant…

À force, elle allait bien finir par s’habituer au gène de la folie d’Alexander. Elle avait beau se répéter que ce n’était pas la faute du blond s’il était ainsi, que pour lui, les fous en question étaient les autres ; rien n’y faisait. Si ce n’était pas malheureux d’avoir ainsi perdu sa raison et de se prendre pour un preux chevalier ! Mais elle n’y pouvait rien. Elle ne pouvait qu’être spectatrice de sa déchéance déjà bien entamée. Et l’accompagner du mieux qu’elle pouvait pour éviter qu’il ne se perde dans les méandres de son aliénation. L’espoir était toujours permis. Un jour, peut-être, finirait-il par redevenir lui-même et arrêterait-il de combattre le crime aux quatre coins d’un parc d’attractions. Mais en attendant, il fallait qu’elle l’ait à l’œil le temps nécessaire. Elle avait la responsabilité d’un dérangé. Si ce n’était pas grandiose, ça !

- Et sinon, pourquoi vous dîtes que cette bestiole n’avait pas de raison d’être dans « ce monde » ? Y a un autre monde parallèle au notre, peut-être ? Vous êtes sûr que vous avez pas trop regardé Doctor Who pour finir par confondre la réalité et la fiction ?

S’il pouvait éviter de se prendre pour un Dalek sous peu, ce serait bien. La demoiselle n’avait aucune envie de l’entendre geindre « Exterminate, exterminate ! » en boucle tout en la pourchassant. Oui, vive les références d’Enora et de sa narratrice. Parfois, ça fait peur.
Autant ne pas chercher à en savoir davantage sur Alexander ou ce qu’elle découvrirait sur lui finirait par l’effrayer pour de bon. Oui, autant rester dans l’ignorance. Pas étonnant que les imbéciles puissent toucher au bonheur. Eux au moins, ne savent pas. La connaissance est effroyable, capable de terrasser plus d’un Homme. Mais cela, certains l’oublient parfois.

Enora commença à marcher à côté du blond se détournant des rails. Un wagon passa près d’eux, les personnes assises à l’intérieur ne cessaient de fixer le duo, se demandant pourquoi des gens visitaient le manoir hanté à pied. À moins qu’ils ne fassent partie du personnel du parc, ce qui était plausible.

- On n’est plus très loin de la sortie, si ma mémoire est bonne, à peine cinq minutes de marche et cette virée dans le manoir hanté ne sera plus qu’un mauvais souvenir.  

Mauvais souvenir. En compagnie d’un cinglé. Charmant. L’image du gnappeur ne quittait pas l’esprit d’Enora. Elle ignorait si cet homme avait dit vrai mais elle aurait bien aimé en ramener un chez elle. Dans quel magasin ce jouet pouvait-il donc se trouver ? Si elle posait une telle question à l’homme, il lui ferait sans doute les gros yeux. Déjà que son attitude donnait le change, faisant croire qu’elle avait accepté l’idée que des créatures vivaient dans le monde, inutile de se ridiculiser. Même si, à vrai dire, le seul qui était ridicule dans cette histoire, était bel et bien Alexander.

La prochaine fois qu’elle reviendrait ici en compagnie d’Alexïs, elle ouvrirait l’œil pour guetter ces peluches mutantes. Si elle en avait croisé une par hasard, peut-être en reverrait-elle d’autres en les cherchant ? Qui plus est, si ces bêtes ne dévoraient que ce qui était non-organique, ils ne craindraient rien. Si ce n’est de finir nus comme des vers.
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Mar 3 Sep 2013 - 19:17


Bon, il prenait note, ce lieu était infesté de gnappeur, il devra le signaler à son retour à l’académie pour que d’autre s’en occupe, car lui … ce lieu commence à franchement l’agacer …
Lorsqu’il la rejoignit enfin pour estimer les dégâts et sa sécurité, il fut surprit de voire qu’il manquait quelques morceaux à la robe de la jeune fille, révélant par endroit certaines parties de son corps, mais rien de terrible, aux yeux du chevalier, pas sur qu’il en soit de même pour la brune.


- Oui, oui, vous vous prenez tellement pour un chevalier que vous avez revêtu un semblant d’armure ? Là, ça devient carrément flippant…

Etrange ton on aurait dit qu’elle … Mais attendez, en fait elle était convaincu qu’il était un fou c’est ça ? Là par contre c’était terriblement vexant !
Mais en fait il changea rapidement de priorité lorsqu’elle parla de son armure ! Son armure ! Sa belle, rutilante et étincelante armure de plaque ! Il n’en restait quasiment plus rien ! Autant vous dire que le chevalier avait une belle tête de surprise sur le coup, forcément, ça fait mal de se dire que l’on vient de se faire manger son armure sur soi !
Bon du coup autant faire disparaître le reste, pour ce qu’il reste sur lui de toute façons … On rengaine l’épée, et dans un tout petit halo lumineux les parties encore matériel disparaissent.


- Il n’y a pas raison d’avoir peur d’une armure ! C’est le symbole de la chevalerie, une marque de dévotion à sa cause.

Et c’était un peu le dire, un chevalier sans armure … Ca avait tout de suite moins de prestance, moins de fierté, et du coup, Alexander en avait perdu un peu en se la faisant dévorer … Mais, il fallait bien qu’elle se fasse endommager de temps en temps. Puis vint la suite de la discussion, pas plus rassurante pour el chevalier, il en comprit que la moitié …

- Et sinon, pourquoi vous dîtes que cette bestiole n’avait pas de raison d’être dans « ce monde » ? Y a un autre monde parallèle au notre, peut-être ? Vous êtes sûr que vous avez pas trop regardé Doctor Who pour finir par confondre la réalité et la fiction ?

Doctor coup ? C’était qui lui encore ? Ce n’est pas possible, jamais il n’arriverait à se mettre à la page ! Et cette histoire de fiction … quelqu’un lui en avait déjà parlé … Tout comme el principes des deux mondes, sauf que le blond était incapable de savoir si ils étaient parallèles où, il avait juste comprit qu’il n’y avait qu’un bateau qui les reliait. Il la regarda un instant perplexe, intrigué par ce nouveau vocabulaire, puis leva les yeux aux ciel et soupira, il demanderais un peu plus tard, car dans l’immédiat, il ne savait même plus quoi répondre …

- On n’est plus très loin de la sortie, si ma mémoire est bonne, à peine cinq minutes de marche et cette virée dans le manoir hanté ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Seulement cinq minutes ? Au final ça allait, et puis, il pourrait surveiller d’autres de ses créatures comme ça ! Il n’en avait eu qu’une dans le groupe … Mais elle avait un tantinet raison sur le mauvais souvenir … Il valait mieux sortir d’ici, et rapidement ! Car plus d’armure sur Alexander … alors ce serait ses longs vêtements blanc immaculés qui seraient la victime de ces petits êtres vorace.
Il tendit le bras à la jeune fille, souriant, au final malgré qu’elle le prenne pour un fou, il agissait agréablement avec lui, alors il pourrait bien faire un effort de son coté aussi ! Non ? Bon, de son vivant ça ne ce serait pas passé si bien en traitant de fou un chevalier …


- C’est avec grand plaisir que je sortirais d’ici en votre compagnie mademoiselle ! Sur le chemin … vous pourriez m’expliquer ses histoires de doctore coup, depuis quand un honorable médecin frappe t-il ses patients ?

Alala, pauvre chevalier qui ne faisait qu’apprendre encore et encore, il allait bientôt faire une indigestion d’informations à ce rythme ! C’était déjà un miracle qu’il n’a pas encore perdu la raison … D’ailleurs sa raison, c’était quoi ? Voila la question la plus importante …
Et Enora qui était en train de revivre avec Alexander les visiteurs … Visiteurs sauce Deus bien sur, mais le chevalier n’avait pas encore coursé de voiture de al poste, mais ça ne saurait finir par tarder à ce rythme …
Et ce fut l’éclair de lucidité parmi ce flot d’information soudaine, il ne connaissait pas son nom !


- Je ne vous ai pas encore demandé votre nom ! Aurais-je l’honneur que vous me le donniez ?

Lui demanda t-il en se baissant légèrement, faisant le baise main, réflexe du chevalier qui par moment continuait de le contraindre à certaines actions dépassées depuis longtemps, mais que voulez vous … on ne se refait pas … Chevalier un jour, chevalier toujours. Par contre il fallait survivre aux changements d’époques …




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Jeu 5 Sep 2013 - 17:49

Avoir peur d’une armure ? Non. Avoir peur d’un aliéné ? Oui. Cela pouvait se comprendre. Mais il fallait faire avec. Enora leva les yeux au ciel, haussant les épaules. Ce soir, elle rentrerait avec l’impression d’avoir fait une bonne action : celle d’avoir aiguillé un fou parmi le monde de la raison.
Voilà que le blondinet déformait de l’anglais. Il fallait soit être un dieu, soit un fou pour n’avoir jamais entendu parler de cette série britannique. Oui, se réapproprier les paroles d’Aristote au profit de Doctor Who, quoi de plus normal ? Mais ce n’était nul le moment d’enrichir sa culture cinématographique. Qu’il se penche donc sur un ordinateur ou une télévision pour pallier un tel manque ! Enora n’avait pas que ça à faire que d’instruire les plus cinglés en matière de science-fiction. Commencer par lui apprendre les us et coutumes du monde moderne aurait été préférable en premier lieu.

- On verra ça plus tard, au pire, c’est pas si important que ça, soupira-t-elle avant de constater que l’homme lui prenait sa main entre les siennes, déposant un léger baiser sur sa peau, vous faîtes quoi, là ?

Elle retira prestement sa paume. Elle n’avait pas l’habitude de tant d’attentions. Qu’on lui fasse la bise, elle pouvait comprendre. Mais qu’on lui fasse un baise-main alors qu’ils n’avaient toujours pas échangé leurs noms, ah ça non ! Elle était vraiment tombée sur un cas. Mais se plaindre des manières et autres minauderies du blondinet ne changerait rien au fait qu’elle l’avait sur les bras pour le moment. Elle le guida jusqu’à la sortie, marchant au bas des rails pour éviter d’être fauchés par un wagonnet. Les curieux épiaient le duo intriguant, ne comprenant pas pourquoi ces deux-là étaient pieds. Nouvelle manière de visiter le train fantôme ?

L’homme ne lui avait rien dit de plus concernant les adorables peluches auxquels ils avaient fait face. À croire qu’il avait déjà oublié cet incident. Il faudrait que la demoiselle songe à s’arrêter au prochain magasin de jouets en rentrant, peut-être un commerçant serait-il capable de la renseigner concernant ces merveilles technologiques ? Ce serait marrant d’en avoir un chez elle. Enfin, cela risquait de lui coûter cher en vêtement si la fonction première et principale de ce jouet était de se comporter à l’égal des mites. En plus mignon, bien sûr.

- Refaites plus jamais ça ! pesta-t-elle, et sinon je m’appelle Enora Vilkas. Et vous, monsieur le chevalier ?

Elle s’attendait à tout de sa part. Devait-elle se préparer à une nouvelle blague à laquelle il serait le seul à croire ? Qui sait ? Peut-être allait-il user d’un patronyme connu dans la littérature ? Don Quichotte ? Cela lui correspondrait bien ! Monsieur le chevalier blond, pourfendeur des peluches et tyran des manoirs hantés ! À moins que ses références ne soient tout autre ? La table ronde, par exemple. Oui, l’étudiante s’attendait à tout. Mais surtout à n’importe quoi.

La lumière vint enfin les éclairer. Les voilà tous deux sortis de cet enfer. Le gérant de l’attraction posa un œil suspicieux sur le duo. Où était passé le wagon ? Vite, Enora fit signe au garçon de la suivre avant que les questions ne manquent à leur tomber dessus à la manière d’une hécatombe. Elle commençait à être crevée et ne se sentait pas de taille à engager une lourde conversation avec un homme censé ayant pour seul objectif celui de savoir où était passé son défunt wagon. Il le retrouverait bien assez vite, une fois l’attraction fermée au public. En mauvais état.

Ils sortirent du manoir sans demander leur reste. Le jour faiblissait peu à peu. Enora jeta un coup d’œil à sa montre. L’heure tournait. D’ici peu, le parc fermerait ses portes et les manèges avec. Mais ils avaient bien le temps pour un dernier tour. La musique venait enchanter les oreilles de la Russe, les odeurs se mélangeaient à ces sons attrayants. Quelle prochaine expérience inoubliable pour le blondinet ? Quelque chose où tout danger serait écarté. Son regard se porta au loin. Un carrousel tournait encore, accueillant en son sein nombre d’enfants. Ils avaient passé l’âge pour une telle attraction mais peu importait. Il n’y avait aucune limite. Elle montra du doigt le manège.

- Un truc plus tranquille, ça vous irait ? Un simple tour sur un poney, sans aucune magie noire, aucun squelette. Rien de rien ! Juste des équidés !

Les figures de bois ressemblaient davantage à des chevaux qu’à des poneys mais la nuance était faible. Et à une telle distance, on pouvait pardonner aisément cette sottise. Chacune avançait à un rythme lent, secoué par les éclats de rire des enfants. La seule magie qui aurait pu intriguer le jeune homme était celle permettant à ces chevaux de bois de se mouvoir alors qu’ils ne touchaient pas le sol de par leurs sabots, maintenus en l’air par une barre en bois, élevant ou redescendant la monture.
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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Ven 6 Sep 2013 - 19:00

- Refaites plus jamais ça ! pesta-t-elle, et sinon je m’appelle Enora Vilkas. Et vous, monsieur le chevalier ?

Bon … c’était réglé … Visiblement elle n’appréciait pas non plus … Pourquoi cela déplait autant à cette époque ? De son vivant les femmes en étaient flattées … C’était à y perdre la tête cette histoire … Enfin bon, il se releva et soupira d’exaspération, mais bon, il commençait à s’y faire … Encore un peu et il pourrait faire semblant de n’avoir rien n’entendu ? Il pouvait toujours espérer mais ce serait difficile malgré tout !

- Alexander Urmanis, chevalier de l’ordre Teutonique, qui ne comprends toujours pas pourquoi le baise main est si déplaisant aujourd’hui … Vous sauriez probablement me le dire ?

Voila ils étaient enfin présentés, maintenant il pouvait marcher tranquillement dans le manoir pour sortir, enfin, le chevalier cherchait avec acharnement des traces des gnappeurs, mais plus rien, satanée créatures … Une petite marche a pie de quelques minutes, ou le chevalier remarqua que les piéges ne se déclanchaient qu’à l’approche du wagon, eux en marchant n’avait rien, drôle de façons de s’amuser que de se faire peur …
Et voila retour à cet abus de lumière, ces excès de bruits, et cette foule en extase devant chaque zone révélant une torture différente …
Voila qu’elle se dépêchait de s’éloigner, invitant le blond à la suivre rapidement à son tour, il ne comprenait absolument pas pourquoi, peut être qu’elle avait peur de rencontrer de nouveau des gnappeurs ? Après tout quand on voit l’état dans lequel un seul à réussit à mettre la robe, on pouvait se l’expliquer, d’ailleurs, vu que c’était un magnifique dos nu et nombril à l’air, elle avait gagné un petit air provocateur en plus, mais le chevalier n’y prêtait pas attention, pas comme certains qu’il voyait autour d’eux.


- Un truc plus tranquille, ça vous irait ? Un simple tour sur un poney, sans aucune magie noire, aucun squelette. Rien de rien ! Juste des équidés !

Des chevaux ? Ici ? Mais non, il avait Arés maintenant, et ce dernier était sûrement le meilleur qu’il pouvait souhaiter. Il la fixa droit dans les yeux, un petit rictus de sourire sur son visage.
Il regarda de loin l’attraction dont elle parlait, et autant vous dire que tourner en rond autour d’un plot sous un chapiteau dans un truc en forme d’équidé ne le tentant affreusement pas, perdant son début de sourire.
Il saisit la main d’Enora et la tira un peu plus à l’écart pour être sur de se faire entendre par la jeune femme, le bruit ambiant avait soudainement un peu augmenter, et là il ne voulait pas rester d’avantage dedans.


- Je préfére encore me contenter de mon étalon que j’ai laissé dans le parc un peu plus loin, et puis … c’est trop bruyant ici, je …

Il s’arrêta d’un coup en fixant un stand de barbe à papa, cette dame … il créait des nuages avec une poudre ? Et en plus ces nuages se mangeaient ? Il pointa du doigt la stand, affreusement curieux et attiré par se phénomène, goûter un nuage … cela semblait si irréaliste, il fallait qu’il essaye impérativement !

- Mais … On peut manger des nuages maintenant? Ca a qu’elle goût ? C’est bon ?

Le chevalier avait des étoiles dans les yeux à cause d’une sucrerie c’était impensable ! Mais pour lui le plus impensable était de pouvoir toucher et manger d’un met semblant être si raffiné, il fouilla dans sa poche, et en sortir un gallon d’or, le tendant à Enora.

- Vous pensez que ce sera suffisant ? Ça coûte peut être d'avantage d’or ? Ce doit être un met particulièrement raffiné !




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Re: En Travers les Quiproquos [Terminé] - Ven 6 Sep 2013 - 20:29

Enora ne comprenait rien au charabia du dénommé Alexander. Il se prenait vraiment pour un chevalier au point qu’il inventait un ordre quelconque qui n’évoquait rien à la demoiselle. Hormis les templiers, elle n’était pas très branchée médiéval. Si la culture de science-fiction du blond était à refaire, celle d’histoire d’Enora l’était tout autant. Mais qui a dit que les étudiants en médecine connaissaient quelque chose aux dates ? Seul le bistouri, les formules mathématiques et le sang sont leurs préoccupations premières. Peut-être est-ce réducteur de considérer les Scientifiques ainsi. Mais du point de vue d’une Littéraire, ce n’est en rien exagéré. Heureusement que la douce et charmante Enora sait s’évader de ce monde médical pour aller trouver du réconfort auprès des livres ou même dans un parc d’attractions.

Expliquer à cet homme que le baisemain était démodé et peu commun. Tâche ardue. La Russe se creusa la tête pour trouver les mots nécessaires à son argumentation à venir. Il avait l’air d’une toute autre époque. Il se complaisait dans son rôle de pourfendeur de dragons. Peut-être ce nom était-il celui d’un conte pour enfants connu ? Il était une fois, un fou et une jeune fille ayant pour seul malheur celui de faire sa rencontre. Cliché.

- C’est juste que… ça ne se fait pas ! Enfin, plus. Quand on croise une femme, on lui fait la bise à la limite. Mais pas de baisemain. C’est démodé. Vieillot.

Formidable que d’apprendre à un jeune homme que ses habitudes étaient celle d’un vieux ! Et encore, c’était une insulte aux grabataires. Les retraités, malgré leur grand âge, ne font plus de baisemain. Ou alors, seulement lorsque ces derniers sont romantiques et souhaitent charmer une dame. Mais en aucun cas une inconnue.
Enora se dirigerait vers le carrousel alors que sa main fut saisie par celle d’Alexander, prétendant qu’il préférait de loin son cheval à ceux de bois. Il recommençait. Un étalon ! Et puis quoi encore ? Pourquoi pas un carrosse ? Mais il est vrai que le cheval était le dernier attribut qu’il lui manquait pour jouer parfaitement son rôle. L’épée, le bouclier, l’armure et le destrier. Tous les symboles du chevalier étaient réunis en une même personne.

L’homme resta émerveillé devant un stand de barbe à papa, des étoiles dans les yeux. Quoi encore ? Son discours était toujours aussi incongru. Il comparait cette sucrerie à des nuages roses. Jolie comparaison. Mais il était loin d’être dans le vrai. Il extirpa une drôle de pièce de sa besace, souhaitant régler son achat avec. La vendeuse commençait déjà à faire les gros yeux. Enora rattrapa le coup, sortant son porte-monnaie pour payer la sucrerie. Incorrigible, celui-là.

- Deux barbes à papa, s’il vous plait.

Autant qu’elle se fasse plaisir par la même occasion, regarder les autres manger, très peu pour elle. La vendeuse s’activa, formant sous leurs yeux les mets demandés, tendant un bâtonnet empli de cheveux d’ange rosés au chevalier.
La demoiselle arracha un bout de sa gourmandise, laissant le sucre déferler sur ses papilles tout en guidant le chevalier en direction de la sortie. Mieux valait qu’il ait un guide pour sortir de cet enfer. Il risquait bien de refaire toute une scène dans le cas contraire.

- Ce sont pas des nuages mais des barbes à papa. C’est à base de sucre et c’est très bon. Goûtez, lui intima-t-elle, on en trouve dans toutes les fêtes foraines. Comme ici. Et ça s’achète avec de l’argent. Du vrai. Pas avec vos drôles de pièces de monnaie sorties tout droit d’un Monopoly !

Oulàh, assez de références du monde moderne. Si monsieur ignorait ce qu’était Doctor Who, quelles étaient ses chances de connaître le jeu mythique du Monopoly ? Pour plus tard, les pourcentages et autres statistiques.
Le duo s’éloignait peu à peu du parc d’attraction fermant ses portes. Les retardataires se pressaient sur le parking, alors que ces deux-là marchaient tranquillement, sans se hâter, dégustant simplement leur goûter tardif.

Enora n’avait pas oublié que cet homme lui avait parlé d’un cheval. Le sien. Elle était curieuse de voir si c’était vrai. À moins qu’il n’ait poussé sa folie à l’extrême, parodiant le personnage de Don Quichotte ? Tout cela n’est peut-être issu que de sa tête, de son imagination, cultivé par ses lectures infinies.

- Dîtes-moi, vous m’aviez parlé d’un étalon… Où est-il ?

L’étalon était peut-être le mot qu’utilisait Alexander pour désigner sa voiture ? Après tout, quoi de plus normal pour un moyen de locomotion terrestre possédant des chevaux comme machinerie ? Elle verrait sous peu si l’homme l’avait menée en bateau depuis le début ou s’il croyait tant à son rêve devenu réalité qu’il avait investi dans un équidé. Difficile pour elle d’oublier cette journée en compagnie d’un aliéné. Elle en aurait des choses à raconter à Alexïs ce soir ! Elle n’aurait pas perdu ses vacances à rien faire. Elle aurait fait la connaissance d’un pseudo-chevalier. Quelle meilleure façon pour s’occuper ?
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En Travers les Quiproquos [Terminé]
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