Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Examen] Quand tout s'effondre.

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[Examen] Quand tout s'effondre. - Mar 23 Juil 2013 - 17:30
Une inauguration qui part en vrille


Ah les parcs d'attractions... Combien avait-elle pu en faire avec ses parents et son frère quand elle était enfant? Et quel enfant n'a jamais rêvé d'y mettre les pieds? De la maison hantée aux montagnes russes, rien ne l'avait effrayé. Bon si, les mascottes géantes ça la faisait flipper mais fallait les voir avec leurs grosses mains qui essayaient de l'attraper! Bref, aujourd'hui ce n'était pas pour se rappeler ses souvenirs d'enfance qu'elle était allée au parc.
Une fois de plus, moto oblige pour le transport. Vu la mission qui lui avait été confiée, une fuite rapide serait sans doute nécessaire et l'avantage des motos, c'était qu'ils pouvaient se garer près de l'entrée. Avant de partir, tout avait été vérifié et rien n'avait été oublié, maintenant, il fallait jouer finement.

Première phase: se faire passer pour un employé du parc. Pour cela, une petite falsification de papiers et c'était dans la poche. Ensuite, il fallait trouver où étaient les locaux de surveillance. Là encore, nulle difficulté, il suffisait de se faire passer pour une nouvelle employée. Une fois arrivée dans les dits locaux, Sibylle prétendit y venir pour vérifier les branchements des systèmes de sécurité en vue de l'inauguration qui allait bientôt se produire. Avec les papiers, on ne se douta pas qu'elle pouvait être une intruse, tant mieux. Feignant utiliser un logiciel, elle brancha une clé usb sur un des ordinateurs et l'y laissa en repartant, précisant qu'elle servait à enregistrer des données pour vérifier que tout allait bien sur le réseau au cas où quelqu'un voudrait l'enlever.

Seconde phase: l'approche de la roue. Les gens commençaient déjà à se rassembler pour assister à l'inauguration mais, toujours dans son rôle d'agent du parc, la demoiselle réussit une fois de plus à s'introduire en "backstage". Cette fois-ci, la tâche était plus complexe. Pour accomplir la mission, il lui fallait grimper sur la grande roue pour y déposer des charges explosives. Ces dernières avaient été cachées facilement par le coffre dimensionnel, seulement, c'était la première fois qu'elle manipulait ces engins.
Mais pas le temps de s'attarder, elle entreprit l'ascension de la roue par l'échelle de service, comme n'importe quel employé le ferait. Et déjà en bas les gens se réunissaient devant l'estrade spécialement prévue pour l'inauguration. Même le maire de la ville devait venir et c'est pendant son discours que la roue devait exploser. Quel beau feu d'artifice ça ferait! D'ailleurs le soleil commençait à se coucher, il fallait faire vite. Une charge de placée, une autre, et encore une, toutes reliées à une télécommande qui allait toutes les déclencher en même temps.
Le vent se faisait plus fort en hauteur, mais il fallait reconnaître que la vue du parc illuminé était magnifique. De son poste d'observation -car elle n'avait pas prévu de redescendre-, elle distinguait les familles, les enfants impatients d'être les premiers à essayer cette grande roue supposée être la plus grande de la région. Tant de gens regroupés au même endroit... tant de futurs hurlements paniqués. Le discours du maire était prévu pour 18h30.
Elle regarda l'heure: 18h26.

Désormais, il n'était plus question de se faire passer pour un agent de maintenance, la renégate prenait le relais. Grâce à ses capacités surdéveloppées, elle parvint à grimper au sommet de la roue et resta debout sur une des nacelles. Le discours du maire commença. Et blabla, et blabla... ce fut ensuite le tour du propriétaire du parc de prononcer ses mots.
S'aidant de son portable, la jeune femme activa le virus qu'elle avait introduit grâce à sa clé USB et mit un micro à son oreille avant de lancer le programme qui diffusa une musique. Oh bien sûr, il y avait déjà la musique du parc, mais celle ci changea au début du feu d'artifice pour laisser place au morceau choisi par la demoiselle. Un morceau que certains reconnaitront d'après un certain film.

http://www.youtube.com/watch?v=6oRx-IOUzKg

Du haut de sa nacelle, Sibylle regardait tout ce petit monde en bas. Leurs yeux étaient rivés sur le feu d'artifice qui se déroulait derrière la grande roue. Personne n'avait spécialement prêté attention à la musique. Il faut dire qu'elle était tellement bien accordée avec les explosions qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter. Patiente, elle attendit le même moment que dans le film pour déclencher les charges explosives. De là où elle était, nul doute que la chute serait vertigineuse mais on a pas tout les jours l'occasion de voir les explosions d'en haut.
Les hauts parleurs hurlaient la musique de Tchaïkovsky jusqu'au moment où le pouce de la renégate appuya sur le bouton.

La roue se mit soudainement à trembler. La puissance des explosions avait tordu le métal qui la soutenait et déjà son poids l'amenait à tomber. Dans le brouhaha du feu d'artifice, le bruit des détonations était passé inaperçu quasi mais nul n'avait loupé le bouquet du feu qu'elles avaient produit. De son perchoir, la jeune femme eut un coup de chaud mais ça valait le coup! Le métal crissait, se tordait de plus en plus et tout ça se mélait aux hurlements paniqués de la foule qui tentait de fuir la zone où s'effondrerait la structure métallique. Mais le poids de l'attraction fit vite lâcher les pieds qui la maintenaient droite qui dés lors, n'avait plus rien pour retenir sa chute.
Sibylle attendit le dernier moment pour sauter de sa nacelle et atterir sans trop de dommage sur la terre ferme.
Malheureusement, tous n'avaient pas eu le loisir de fuir à temps... Les hauts parleurs ne diffusaient plus de musique, quelques bâtiments adjacents avaient été détruits et d'autres même prenaient feu à cause des courts circuits. Si les morts ne devaient plus ressembler à grand chose sous le poids de la roue effondrée, d'autres hurlaient, en sang. Hommes, femmes, enfants et.. oh Mr le maire qui était à terre par là bas.


Alors monsieur, le spectacle vous plait? Belle pub n'est ce pas? Oh pas pour vous bien sûr, ni pour votre parc mais mon patron va adorer, enfin j'espère.
Les mains en l'air et on se relève lentement, les mains bien en évidence.

Oooh, ce contact froid sur sa nuque, certainement une arme tenue probablement par un des gardes du corps du maire. Ce dernier se contentait de la regarder, les yeux écarquillés, sa main gauche en sang tremblante, le pauvre était encore sous le choc. Tout l'inverse de la renégate qui se relevait lentement, suivant les instructions de l'homme qui la tenait en joug.

Les autorités arrivent, où sont vos complices?

Sourire aux lèvres, la jeune femme se retourna lentement vers son interlocuteur en sueur, totalement dépassé par les évènements.

Mes complices? Oh mais j'ai agi seule... Il y a moins de risques comme ça... Mais j'imagine que vous vous demandez aussi comment j'ai réussi mon coup? Regardez, je n'ai rien. Rien à ma ceinture, rien sous ma veste, rien dans les manches et pourtant voyez ces armes que je pointe vers vous.

Bien entendu, son coffre dimensionnel n'avait pas juste servi à dissimuler les explosifs mais aussi à cacher ses armes pour écarter de son chemin tout ceux qui tenteraient de l'éliminer. Le malheureux garde du corps voulait tirer, il y pensait, ça se lisait sur son visage mais il était aussi resté pantois devant la jeune femme sortant de nulle part ses armes. Car tout ce qu'on pouvait voir de la demoiselle était son jean, ses bottes, son débardeur blanc et sa veste en cuir. Avec les mains en l'air, l'homme avait bien constaté qu'elle n'avait rien caché en dessous et pourtant, il se retrouvait désormais avec deux armes pointées sur lui.
Profitant de sa béatitude, elle se mit brusquement sur le côté, bloqua le bras qui tenait l'arme et le brisa de sorte à faire ressortir les os de sa chaire. Accroupi, elle lui asséna un violent coup de genou au visage qui suffit à lui faire perdre connaissance.


A nous deux maintenant monsieur.

Rangeant une des deux armes, Sibylle alla récupérer le maire qui n'avait pas osé bouger tellement il était sous le choc. Les gens autour continuait à fuir, chercher leur famille, aider les blessés, personne n'avait vraiment fait attention à ce qui venait de se passer. Une fois sur ses pieds, elle tira le maire pour qu'il avance. Etant donné que les autorités étaient en route, il lui servirait d'otage mais avant tout de témoin. Il pourrait ainsi transmettre à tous ce dont étaient capables les renégats, ces apprentis dieux qui avaient juré de les détruire.
Mais déjà les secours étaient là. Des CRS, mais c'est qu'ils sortaient l'artillerie lourde! Cagoulés, armés de leurs semi automatiques, les six hommes se mirent en demi cercle devant elle, armes chargées.


Lâchez votre arme et expliquez vos revendications.

C'était si gentiment demandé... D'ailleurs, elle avait même tout prévu pour. Le micro à son oreille servait à quoi d'après vous? Relié au réseau du parc, il était destiné à transmettre ses paroles dés qu'elle l'activerait.
Ayant décidé d'être généreuse, elle lâcha son arme qui tomba à terre et le poussa vers les CRS. Par contre le maire restait bel et bien avec elle. Le micro était activé.


Les hommes ne sont que des esclaves, esclaves de votre faiblesse. Regardez! Quelques explosions, du feu, et c'est la panique... Tout ça à cause d'une malheureuse jeune femme qui avait quelques explosifs. Vous vous prenez pour des héros, seulement vous finirez tous par devenir de simples cadavres, muets à jamais. Vous êtes persuadés d'être "supérieurs", "civilisés" quand une simple liasse de billet suffit à vous faire trahir père et mère. L'appât du gain, c'est tout ce qui vous motive et vous ne méritez pas ce monde à cause de ça. Nous renégats, sommes là pour purifier ces terres de la mauvaise herbe que vous êtes, et pour cela, nous devons donc vous éradiquer car nous sommes les puissants, et vous êtes les esclaves.

Fin de transmission au micro. Le chef de brigade semblait avoir perdu ses mots. Que répondre après ça de toute manière? Peut-être que si elle l'avait dit un après midi de grand soleil sur une place publique, il lui aurait ri au nez mais force était de reconnaître que là, au milieu des flammes, du sang et des morts, il ne pouvait que prendre ce petit discours au sérieux.

Mais je vous rassure. Esclaves, hommes d'église, prostituées, avocats, rois, ouvriers, paysans, écoliers, assassins, violeurs, pompiers, vous serez tous à égalité face à la mort. Aucun de vous n'a sa place dans le monde que nous construisons... Mais laissez moi vous présentez mon compagnon, Sören.

Chose qui faisait toujours son petit effet, l'apparition de Sören. Visible par tous, il sortit de nulle part à côté de Sibylle et salua les CRS. Amateur de massacre lui aussi, il était impatient d'en découdre avec ces hommes. Dommage qu'il ne soit pas palpable encore...
Il allait faire diversion et fondre sur eux pour permettre à la demoiselle de reprendre son arme et tous les executer quand le CRS à leur gauche se tourna brusquement et se mit à tirer sur une masse. La masse en question était un de ces monstres qu'on rencontrait normalement dans les terres inexplorées et non au milieu d'un parc d'attractions. Le bruit des explosions avait du l'attirer, tout comme l'odeur du sang car la bête venait déjà de fourrer son nez dans le corps du tireur mangeant tout ce qu'elle trouvait.

Oubliant la renégate provisoirement, les hommes tentèrent d'abattre la créature qui tua d'un coup de patte le second CRS proche d'elle. C'était l'ouverture nécessaire pour sa fuite! Tandis qu'elle jetait le maire contre un mur non loin, Sören fondit sur les CRS éloignés de la bête. Ces imbéciles se mirent à tirer sur lui mais les balles lui passèrent au travers. Cela laissa juste le temps à Sib de reprendre son arme et ressortir l'autre rangée dans son coffre.
Elle abattit un premier homme d'une balle dans la gorge avant de s'en servir comme bouclier quand son collègue voulut tirer sur elle. Pas de bol, il venait de vider son chargeur inutilement. Il fut le quatrième à mourir, ne laissant que deux de ses collègues.
Ces derniers avaient réussi à blesser la bulette mais celle-ci, alors qu'un des hommes se retournait pour connaitre l'origine des coups de feu, lui asséna un coup de patte dans le dos, le blessant gravement. "Empruntant" le couteau du CRS qui lui avait servi de bouclier, elle égorgea le blessé avant qu'il ne prenne son arme avant de planter la lame dans l'aine du dernier CRS, laissant l'occasion à la bulette de le tuer à son tour. Seulement, seule debout, la prochaine cible de la bestiole était notre chère renégate blonde avec du sang frais plein les mains.
La bête lui sauta dessus, la plaquant au sol. Seulement, Sibylle avait toujours la lame et en profita pour enfoncer celle ci à travers la machoire inférieure de la créature. Claquant furieusement des dents, et recouvrant Sib de sang par la même occasion, elle tentait de se débarrasser de ce corps étranger dans sa gueule. Malheureusement, avec son autre main, sa "proie" lui avait déjà mit plusieurs balles dans le corps, au niveau du coeur. Sentant la bulette sur le point de s'effondrer, la jeune femme roula vite sur le côté pour ne pas finir étouffée en dessous.


Et ba, bien joué. Du sang, du sang, du sang, y en a partout HAHAHAHA Quelle soirée!

Tant mieux s'il était content. Désormais, il fallait repartir avant que d'autres n'arrivent. Recouverte de sang, elle passait plus facilement pour une victime et, se mélant aux gens paniqués, elle sortit sans trop de problèmes. Seulement, au moment où elle redémarrait sa moto, des hommes de la sécurité la reconnurent et prévinrent les policiers chargés d'évacuer les blessés. Sans avoir le temps de passer la deuxième, ils s'étaient déjà mis à lui tirer dessus et touchèrent la moto. Heureusement, la puissance du moteur l'emmena rapidement hors de portée de leurs tirs.

Haha, cette soirée-ci, pour sûr qu'ils s'en souviendraient. Et même si elle n'était pas douée en discours, Sibylle espérait qu'ils l'avaient appréciés quand même car tous dans le parc avaient pu en profiter. Une autre action au crédit de la Guilde qui devenait de plus en plus célèbres pour ces macabres actions. Heureuse que son plan ait marché, la jeune femme, bien que blessée au bras par une balle qui l'avait effleuré, était satisfaite de sa soirée et espérait bien pouvoir accomplir d'autres missions de ce genre.


©Didi Farl pour Never-Utopia

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Re: [Examen] Quand tout s'effondre. - Jeu 1 Aoû 2013 - 23:07
Bien, j'ai aimé ta mission et c'était à peu près comme je le voyais dans ma tête, bien joué à toi ! Tu réussies haut-la-main ton examen ~
[Examen] Quand tout s'effondre.
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