Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Quête du mois] De la balnéothéraquoi ?

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[Quête du mois] De la balnéothéraquoi ? - Sam 20 Juil 2013 - 23:26



Ah c’est l’été, il fait beau, il fait chaud, il fait trop chaud pour Alexander … Le pauvre chevalier n’a jamais été habitué à la chaleur dans sa région natale, alors en ce moment même il suffoque dans sa chambre, il est même incapable de faire du sport tant la chaleur l’agresse ! L’eau, il ne cesse d’en boire, et peste contre l’académie et son brûlant soleil, il n’y a même pas de vent ! Mais son esprit assaillit par la chaleur réfléchit, cherchant le moyen le plus efficace pour se rafraîchir et se sentir mieux. Le moyen le plus efficace était de prendre un bain, un bain dans … il n’y avait pas de lac ou de grandes étendues d’eau fraîche dans cette dimensions, il était condamné à aller dans le monde des humains ou bien à prendre une douche froide, le chevalier soupira, dans cette situation il préférerait peut être être mort en fin de compte …

Mais ce fut là qu’un message salvateur allait sauver le professeur désespéré par sa situation, quelqu’un toqua à la porte de sa chambre, allongé par terre tel une chaussette lancée au hasard il cria d’entrer, mais personne n’entra. Le blond se redressa, donc et se dirigea vers la porte par contrainte pour l’ouvrir, cependant il n’y avait personne. Déjà qu’il n’était pas d’humeur, voilà qu’un petit malin lui offrait une blague de mauvais goût !
Pourtant, lorsque la porte se ferma, le courant d’air déplaça une lettre qui avait été glissée sous la porte, intrigué le chevalier la ramassa et s’étala sur sa literie avant de la lire.


- Epuisé par la chaleur ? Courbaturé par vos exercices ? Rejoignez-nous à la station balnéaire « L’océan Turquoise » ! Pour sa grande réouverture le complexe a envoyé au hasard de nombreuses invitations, et si vous lisez ceci c’est que vous êtes sélectionné ! Nous vous offrons donc avec plaisir un séjour complet chez nous d’une semaine, tout est compris dedans, vous n’aurez qu’à venir vous reposer et passer un séjour rafraîchissant et relaxant en bordure d’une magnifique plage de sable fin ! N’oubliez pas de présenter ce bon à l’entrée !

C’était dur à croire, mais le mot rafraîchissant hypnotisait complètement le professeur en sueur. Que quelque chose du monde des humains parvienne ici ne le choquait absolument pas, oui, il ne réfléchissait plus dans son état actuel … Il était temps de se rafraîchir ! Il prépara rapidement un sac dans lequel il bourra en vrac quelques habits étrangement similaire, il fit simplement un petit détour par la salle des professeurs pour indiquer qu’il serait absent une semaine, il prenait … des vacances pour la première fois de sa vie !

C’est après quelques minutes de voyage dans le bateau dimensionnel, puis quelques heures de marche qu’il arriva devant le somptueux bâtiment, isolé dans sa petite crique en bord de mer. Le paysage était idyllique. Et l’intérieur ne le déçus pas plus que l’extérieur, il était maintenant convaincu que ce séjour allait être des plus reposant. Et continuait de contempler le hall d’entée, spacieux et sobre.



Le professeur découvrant ce que représentent des vacances se dirigea donc rapidement vers l’accueil où se trouvait la seule personne de l’immense pièce. Oui, un si grand bâtiment vide aurait dû l’inquiéter, mais son esprit n’était toujours pas à cela, occupé plutôt par des pensées plus centré sur le rafraîchissement et le repos.
Il arriva donc tranquillement devant l’homme derrière le bureau tandis qu’une conversation s’engageait. L’homme semblait avoir tout juste un peu plus de la quarantaine, à en juger par les premiers cheveux blancs qui décoraient sa chevelure soigneusement coiffée. Il était habillé en tailleur moderne, rappelant pourtant les rafraîchissements grâce à sa couleur bleu marin.


- Bonjour monsieur, votre réouverture se passe mal ? Il n’y a guère de personnes ici.

- Bonjour ! Non, ne vous en faites pas, pour notre offre récente nous gardons nos locaux pour les heureux élus, je suppose que vous en êtes un ?

Touché, ils semblaient avoir vraiment tout prévus ici, enfin ce n’était pas plus mal, le chevalier se rendit bien compte que c’était sa première fois dans ce genre d’endroit. Alors il préférait largement qu’il y ait peu de personnes sur place, il se sentirait plus tranquille. Il tendit alors la fameuse invitation.

- Je vous admets que c’est la première fois que je viens dans ce genre d’endroit, je compte sur vous pour tout m’expliquer.

Après un grand sourire son interlocuteur sorti quelques papiers, la clé de sa chambre, la numéro treize, et un petit plan du complexe. Il s’en suivit un discours de longue haleine fait par le secrétaire, expliquant au chevalier chaque activité et le lieu où la faire. Il finit par lui indiquer où se trouvait sa chambre, pointant le lieu sur la carte qu’il remit au blond.

- Voilà monsieur, je vous souhaite un agréable séjour dans notre centre.

- Je vous remercie, je vais de ce pas m’installer, au revoir.

Et le voilà donc en route pour sa chambre traversant les allées conduisant un peu partout dans le complexe. Tout était désert, il ne croisa même pas le personnel de l’établissement, et plutôt que de trouver louche le fait d’être seul, le chevalier ne pensait qu’au fait que le calme allait régner et qu’il allait se reposer. La porte de sa chambré arborait un immense ‘’13’’ écrit en lettre doré, il ne pouvait donc la rater, sans bruit sa clé tourna, ouvrant la porte de sa chambre, simplement décorée et meublée, après tout il n’était pas ici pour dormir d’après ce que lui avait laissé sous-entendre le réceptionniste. Il ne restait jamais longtemps dans sa chambre.


- Sympathique chambré !

Bon avec les affaires qu’il avait emportées avec lui, il ne lui fallut pas vraiment longtemps pour s’installer. Mais voilà, il savait à peu près tout ce qu’il était possible de faire ici et faire un choix … Il ne savait pas, il ne connaissait rien dans toutes les activités proposées …
Il se dirigea faire la petite fenêtre de la chambre, le soleil allait bientôt se coucher, la pénombre gagnait doucement en intensité, il ne pourrait pas faire grand-chose aujourd’hui, peut être était-il préférable d’attendre demain pour commencer ses découvertes.
Mais avant ceci il y avait une chose qu’il pouvait faire, qu’il avait fait de son vivant dans des occasions particulières. Le chevalier traversa tout le complexe pour retourner sur la plage, et marchant sur le sable encore chaud de ses bottes il s’arrêta et contempla le coucher de soleil à l’horizon. Un brin de nostalgie s’empara de lui en repensant que le dernier coucher de soleil qu’il avait observé datait tellement, et pour cause, ce fut au cours de la campagne de conquête du littoral prussien qu’il l’avait observé pour la dernière fois, pour lui c’était il y a une dizaine d’années, mais en années purs cela datait de plus de huit cents années ! Rien qu’à cette pensée il soupira, le monde avait tellement changé, et lui était ici, en plein milieu de cette ère, avec ses principes ancestraux …

Il resta sur cette plage jusqu’à ce qu’enfin le soleil disparaisse complètement du ciel, laissant place à un ciel étoilé, éclairé par un timide croissant de lune se dissimulant derrière chaque nuage qu’il arrivait à croiser. Il ne servait à rien de rester plus longtemps sur cette plage, une dure journée l’attendait demain, il fallait qu’il retourne dans sa chambre et se repose. Alors, empruntant exactement le même chemin il retourna dans sa chambre, et s’allongeant sur le matelas, ferma les yeux, et s’endormit en songeant sur les épreuves qu’il allait traverser le lendemain.

La nuit ne fut pourtant pas reposante du tout, porte grinçante, bois qui craque, bruit de pas qui marchent ou qui courent dans les couloirs, des hurlements, et même une étrange musique. Et à chaque fois que le chevalier ouvrait sa porte pour observer dans le couloir, il n’y avait absolument rien ! Il se passait d’étranges phénomènes dans cette station, il n’y a pas de fumée sans feu, et donc de bruit sans acteur. Demain il allait devoir enquêter un peu, car il n’aimait guère ce genre de méthode. Enfin bon, la nuit horrible presque sans sommeil profond de passée, le chevalier se leva encore plus fatigué que la veille, un début de cerne sous les yeux, mais surtout avec une haine contre celui qui fut l’auteur de tout ce bruit qui détruisit sa nuit.
Après un rapide coup d’œil sur les différents prospectus son regard fut attiré par une activité avec une remarque alléchante dans sa situation : « Bon pour le réveil et décontractant »


- *Commençons donc l’enquête dans le … bain de boue ?*

Fallait-il croire littéralement l’intitulé ou pas ? Peut être que le mot boue faisait référence à un produit dont il ignorait l’existence ? Et pour cela il n’y avait qu’une solution, faire une tentative et juger de cela par lui-même. En suivant le plan il arriva dans une salle dont l’odeur n’était pas sans lui rappeler le produit du même nom … Et quand enfin, après avoir enfilé une étrange guenille qui lui avait été donnée par un employé la veille pour participer aux différentes activités, il arriva nez à nez avec une baignoire remplit de boue … Il ne savait plus vraiment ce qui devait le choquer le plus, ce pantalon qui ne tombait pas plus bas que les genoux confectionner dans un étrange tissu alors qu’il devait ne rien porter d’autre, ou le fait qu’il ne doive se laver dans cette infâme mixture qui ornait tous les champs en période de pluie … Et bien sûr, personne pour le conseiller … Où se trouvait donc les employés lorsqu’il avait besoin de ces derniers ?

Non il ne pouvait décidément pas … Il se retira pour rejoindre la plage et ses transat, bien plus accueillant que la boue, vous ne trouvez pas ? Voilà, le chevalier devait se reposer, il alla donc tranquillement s’asseoir sur le sable chaud, il n’avait pas prit la peine de changer de tenue, il s’en moquait au fond, car il n’y avait personne.



Ne rien faire, écouter les remous des vagues, les oiseaux chanter, combien de fois c’était-il dit qu’il fallait qu’il s’accorde du repos sans pourtant ne jamais se l’accorder ? Mais voilà, cette fois c’était chose faites, son premier vrai repos … Mais une chose lui rappelait que ce repos n’allait pas être permanent. Assis sur le sable, il se trouvait en plein soleil, et rapidement la chaleur suffocante ambiante commença à lui refaire des misères, il était des pays froids, ces pays brûlant en été, ce n’était pas ce à quoi son corps fut habitué … L’océan bleuté devant lui était là, prêt a le rafraîchir, il ne se trouvait qu’à  quelques enjambés et il serait débarrassé de ce sentiment d’oppression que les rayons du soleil lui offrait dans leur générosité sans égale …
Le temps à attendre avant le moment de la baignade ne fut guère long, quatre ou cinq minutes au plus, et voilà que le chevalier s’était jeté dans l’eau, jouissant des bienfaits du rafraîchissement de l’eau. De plus, cette mer était bien moins agitée que celle de sa région, et plus chaude sans l’être trop, ce fut assez difficile à croire que le littoral puisse être si accueillant.
Il se baladait dans l’eau, heureux de trouver de la fraîcheur, tandis que soudain il marcha sur quelque chose qui l’intrigua, quelque chose d’assez visqueux, qui se déroba de sous son pied. La texture lui fit penser à un poisson, un peu écailleux, mais malgré que l’eau ne soit pas trop trouble, il ne voyait rien, se devait déjà être parti depuis longtemps.


- Qu’est-ce que ….


Quand vous pensez que quelque chose fuis, vous ne regardez pas à vos pieds vous non plus ? Alexander avait fait cette erreur, et juste en dessous de lui, sous l’eau, quelque chose lui tournait autour, il se sentait acculé, comme une victime, il ne faisait attention qu’à la chose qui se trouvait devant lui, visionnant difficilement cette silhouette qui ne ressemblait pourtant pas à un requin … Enfin le haut du corps, principalement la tête, mais avec des bras et des pieds palmés …. Il doutait sincèrement de son origine, une blague peut être ? Mais quand quelque chose d’autre surgit des eaux dans son dos en posant ses mains sur les épaules du chevalier,  il comprit que ce n’était plus une farce. La texture écailleuse des mains, légèrement gluante, ce ne pouvait pas n’être autre chose qu’une créature marine, et cette sensation activa les réflexes du chevalier, qui se retournant dans seul coup, donna un puissant coup de poings en pleine mâchoire du monstre, s’imprimant sur la peau le tracé des écailles. Dans un étrange hurlement, la créature fut projetée à quelques mètres et disparut sous l’eau, en coulant. Mais il en oubliait l’autre, toujours immergé, qui lui saisit les jambes et se mit à le traîner sous l’eau sur de nombreux mètres. Ce qui  le sauva fut un petit rocher qui émergeait du sable, et s’y accrochant il fut libéré de la prise et rejoint rapidement la plage.
Il regarda rapidement l’océan, toujours aussi paisible, cherchant du regard la chose qui avait pu l’attaquer, et là ce fut la surprise quand lentement un homme plus grand que la moyenne, à la peau bleuté, équipé de nageoires et arborant une immense tête de requin à la place de son visage humains sortit de l’eau couleur de sa peau. Il plongea sur lui tandis que le chevalier le repoussait comme il pouvait, à en juger par les tentatives de morsures, il en voulait à la vie d’Alexander.
Mais après quelques minutes de roulade sur le sable et d’esquive sur le sable chaud qui collait à leurs peaux à cause de l’humidité, le chevalier réussit à avoir une petite ouverture et réussit à saisir le cou de ce mutant requin avant d’entendre un craquement et l’immobilisation du requin, apparemment sa tête et son coup ne tournait pas comme celui d’un homme normal … il l’avait tué …


- Non de … C’est quoi cette chose ?

La réponse, il l’a connaissait déjà, et il ne fallait peut être pas s’étonner qu’il n’y ai personne avec ce genre de créatures dans le complexe ? Y en avait-il d’autre ici ? Impossible que ce qu’il avait entendu dans sa chambre ne provienne de monstre de la mer … Ce n’était pas logique ... Il se décida à retourner voir le réceptionniste, peut être qu’il pourrait l’éclairer ? Toujours vêtus de son simple morceau de tissus, et saupoudré d’un peu de sable il marcha jusqu’à l’accueil où l’homme se trouvait encore. Il bougeait de temps en temps ?

- Vous savez que vous avez des problèmes de visiteurs dangereux sur votre plage ?

- Allons, vous êtes sûrement resté trop longtemps au soleil, notre établissement est parfaitement sûr !

Il était en train de traiter un chevalier de menteur ? Voila qui suffisait à le blesser dans sa fierté.

- Je vous interdis de me traiter de menteur ! Il attrapa sa main et le tira pour l’emmener à la plage. Suivez moi, je vais vous prouver le contraire, j’ai tué une des bêtes et l’autre à disparut.

L’homme suivit sans dire davantage de paroles, il fut d’ailleurs suivit d’un de ses collègues qui intrigué les accompagna. Seulement si le chevalier avait prêté une plus grande attention, il aurait pu s’apercevoir de deux éléments suspects. Le premier étant que le collègue du réceptionniste avait trait pour trait la même apparence que ce dernier et que leurs visages avaient visiblement changés d’expression, la neutralité laissant place à un regard plus oppressant, agressif et menaçant. Et quand enfin il arriva sur la plage ou se trouvait encore le corps du mutant, le blond sentit soudainement une douleur dans son dos, pas le dos … quel déshonneur … Cette sensation était celle d’une lame qui s’enfonçait dans sa chaire, il n’eut pas d’autre choix que de choir à genoux sur le sable, restant pourtant droit tandis que la lame se retirait, il se retourna difficilement.

- Vous … traitrise …


- Pas du tout ! Mais vous êtes trop curieux messire Urmanis, vous ne nous donnez plus le choix, le secret doit être conservé.

En disant cela il commençait à changer d’apparence, un Doppelgangers  alors son collègue en était forcément un lui aussi, mais il prenait l’apparence d’Alexander. Que comptait-il faire ?

- Monstre … Que comptez vous faire ?

Le deux créatures se regardèrent, échangeant un simple sourire. Ils allaient tout lui raconter, après tout, ils allaient le tuer alors autant tout lui avouer.

- Nous avons enfin l’opportunité de prendre la place d’un de vous, il nous aura fallu attendre longtemps ce moment, nous avons travaillé à prendre le contrôle de cet établissement à cet effet, mais jamais nous n’avions pas pensé qu’une simple carte attirerait un imbécile jusque ici. Alors nous allons en profiter, nous voulions vous tuer cette nuit, mais vous sembliez rester éveillez, nous n’avons pas eu d’autre choix que d’attendre notre heure, et la voilà !

Alexander serrait les dents et tenait sa blessure, il n’était pas rusé, c’était un fait qui lui avait coûté des promotions de son vivant. En revanche, il possédait une chose qu’il avait pris soit de travailler, de l’endurance et une volonté de fer, mieux, d’acier ! Alors, lâchant soudainement sa blessure il agrippa la main tenant le couteau qui venait de précédemment le bloquer et le retourna en plein dans le visage de la créature qui mourut sur le coup.

- Ne croyez pas que je me laisserais faire docilement !

Un moment terrible lui arrivait, faire face à soit même était particulièrement perturbant, il se regardait dans les yeux et cela le perturbait. Si il possédait un niveau parfaitement égal au sien à cause de la transformation, le chevalier allait perdre à cause de sa blessure, il était légèrement désavantagé. Et puis, de toutes façons, il semblerait qu’il n’allait jamais avoir le droit au repos, il serra les dents, il allait se débarrasser de tous les monstres de ce complexe, quitte à arracher chaque planche et s’en aller ! Son choix était fait, il allait faire dans la violence brute, pas besoin de réfléchir d’avantage !
Il fit apparaître son armure tandis que son adversaire en faisait de même, la transformation lui avait aussi fait assimiler ses pouvoirs et ses techniques de combats ! Un combat de chevalier en armure, le bruit du fer et de l‘acier raisonnait sur la plage, parfois les épées en s’entrechoquant formaient des gerbes d’étincelles. Et plus le combat durait plus le blond sentait qu’il perdait l’initiative. Tant pis pour l’honneur de l’affrontement loyale en face à face, ces bêtes ne l’avaient pas fait pour lui, il n’en ferait pas non plus ! D’un grand coup de botte dans le sable Alexander projeta un jet de sable en plein visage de son assaillant, et profitant de sa perte de vue il enfonça la lame entre le casque et le plastron, traversant le cou jusqu’à ce que la garde de son épée le heurte. Il avait vaincu, mais lorsque le nuage se dissipa le chevalier se faisait toujours face à lui-même, le casque tomba, il s’était tué, il se voyait mort en face de lui, il lâcha alors son épée désemparée et recula. Son adversaire tomba au sol, tandis que le professeur se fixait, il ne rêvait absolument pas, il se voyait mort, peut être dans un état plus jolie que lors de sa mort passée, mais cette image restera gravé en lui. Il se demandait soudainement de quoi il avait l’air il y a huit cents années, sous le roc qui lui fut fatale, que voyait ses écuyers ? Là, Alexander se sentait mal, il ne se voyait même pas aller retirer son épée de sa propre gorge, lui le chevalier si fier, voilà qu’il se sentait mal vis-à-vis d’un mort ? Enfin, ce mort lui ressemblait trop … Il était tirailler entre son malaise et son désir de ne pas quitter son épée pour achever la purge qu’il allait débuter.

Et enfin la transformation se leva au moment où il jeta un dernier coup d’œil à .. lui ? Il put grâce à cela retirer sans crainte son arme du corps. Mais cette image le hanterait un moment …  Il retourna dans le complexe, hurlant en traversant les couloirs.


- Sale monstres ! Où vous cachez vous ? Montrez vous si vous avez une trace d’honneur !

Il traversait les couloirs, d’un pas pressé, ouvrant brutalement chaque porte, oui, il ne visait pas la discrétion, non, le bruit visait à les faire sortir, que ce soit de rage ou de peur ! Mais il n’y avait rien, pas d’autres sons que les siens, ils n’étaient donc que quatre dans cet immense lieu ? Impossible, c’était impensable qu’il ne soit que si peu pour un coup pareil.

- Alors vous n’êtes que des ….

Un craquement, le mur à sa gauche explosa littéralement, tandis qu’un autre mutant aux bras de serpent et au visage de taureau l’enfonça. Laissant aucunement le temps à Alexander de réagir il percuta ce dernier de plein fouet, sur son flanc gauche et l’emmena traversé le mur à sa droite, le faisant rentrer dans une chambre et le propulsant contre le mur qui barrait son chemin.
Des débris volait partout, le chevalier avait le souffle coupé, et probablement quelques côtes brisée. Mais il se releva dans un gémissement, et se mit en garde pour lui faire face. Ils n’avaient absolument pas de fierté, tous l’attaquait par surprise, le dos, les pieds, la gauche, il ne restait plus que la droite et le dessus comme zone non utilisée … Observant son opposant, le chevalier réalisait qu’il lui faudrait plus une lance qu’une épée pour affronter sa prochaine charge, mais il ferait avec ce qu’il a sur lui, il posa son épée au dessus de son bouclier et garda le bouclier devant lui, espérant qu’il le charge une fois de plus.
Et ce fut chose faites, l’intelligence de cet animal laissait vraiment à désirer, pas comme ceux qui se transformaient L’épée se planta directement dans son crâne tandis que de toutes ses forces, le chevalier tentait de repousser cette masse qui lui tombait maintenant dessus à cause de l’élan. Ses bottes glissèrent sur le parquet quand ce dernier s’explosa, un bulette sortait de la terre et l’attaquait ! Le mutant fut écarté par l’immense monstre, mais le professeur lui fut écrasé entre la tête et le plafond, plus solide que les parois. Il en crachant du sang, L’armure contre les armes contondantes de ce genre marchait moins efficacement !
Il retomba au sol, à demi conscient devant la créature, seul il ne pouvait vraiment rien faire dans son état, alors il invoqua son avatar divin de combat, lui offrant les mêmes dimensions que la grosse taupe. Grâce à cela l’attention de la créature se reporta sur le plus grand danger immédiat, permettant au blond de ramper pour s’éloigner de la bataille qui s’engageait. L’avatar encaissait mieux que lui, et retenu le monstre assez de temps, pour que le professeur récupère assez pour se relever, le sang qu’il avait craché juste avant coulait encore de son casque sur le sol, et sa respiration était difficile, mais il pouvait encore bouger. L’armure disparut de sur lui, il n’en avait guère utilité, elle le gênait plus qu’autre chose à cause des déformations subites par les impacts violent reçus.
Prenant un peu d’élan il courut et sauta sur l’animal, s’agrippant il remontait doucement le corps, s’approchant du cou, une légère trace de sang filant de sa bouche. Ce chemin lui parut durer une éternité à supporter la douleur pour avancer, mais quand enfin il arriva à son objectif et qu’il plongea ses mains dans les yeux de la créature qui se dressa en hurlant, il savait la victoire enfin sienne. L’ouverture permit enfin à son avatar d’empaler le monstre, l’épée ressortit à quelques centimètres d’Alexander mais qu’importe, il avait vaincu.
Le monstre s’écrasa au sol, l’avatar disparut en position militaire, ce qui tira un sourire et une nouvelle toux à Alexander, puis enfin ce dernier se laissa choir à son tour. Il dut rester facilement une bonne heure adossé contre la carcasse à se reposer, il semblait en plus rester de monstres, il n’aurait pas put subir un assaut de plus … Ou peut être avec son amulette …
Mais finalement il recommença à bouger, trop fière pour attendre de l’aide pour se déplacer …


- Je rentre … je dois me soigner …

Le chevalier retourna difficilement à l’académie après avoir reprit ses affaires et remit des atours lui convenant davantage. Enfin, l’allé lui prit quelques dizaines de minutes, le chemin du retour se compta davantage en heures … Mais en arrivant à l’infirmerie pour se soigner, il se reprit une soufflante de l’infirmière, car il était inconscient de revenir sans aide ou soin dans son état. Il sourit, et se coucha sans ne dire mots, la prochaine fois ce ne serait pas car il comptait se reposer qu’il reviendrait ici … Et avec l’image perturbante qu’il avait en tête, il n’avait pas le courage et le cœur à aller s’entraîner dans l’immédiat, alors autant rester calme et se faire soigner ….




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